Austra dévoile Future Politics au Trianon #livereport #LFSM

Austra a débuté sa tournée européenne en mars avec une halte prolongée en France à l’occasion du festival Les Femmes s’en mêlent #20. Tourcoing, Metz, Paris et Toulouse ont doit à la version live de l’album Future Politics.
Ce vendredi soir à la Cigale, Katie Stelmanis a eu le public qu’elle souhaitait. En fin d’interview quelques heures avant le concert, elle me disait combien elle espérait que le public français soit plus déchaîné que les Berlinois. 

Après deux lives de Sandor et Pixx, Austra fait son entrée sur une boucle instru reprenant le thème du single Utopia. Mais c’est avec We were alive que débute le concert – le premier titre du nouvel album. Katie confirme son goût pour les robes-tuniques, celle-ci sera jaune, après la rouge de la Gaîté Lyrique et la blanche de la Cigale.
Elle la soulèvera à mi-genoux à plusieurs reprises lors de ses sessions de danse. 

Future Politics en live
De fausses flammes en tissu en fond de scène pour la pointe de kitsch toujours assumée.  
Suivent trois autres nouveaux titres : Future Politics, Utopia, I’m a monster, dans l’ordre de la tracklist de l’album. Un copier-coller parfait dont les fans inconditionnels connaissent déjà les paroles par cœur au moins pour les 2 premières.  
On entend un « Vas-y poulette ! » crié par une quadra surexcitée, proche de la scène .

Katie m’avait prévenu : « le concert est un équilibre des 3 albums »
Pour elle, son public américain est plus concerné par ses nouveaux textes que les Européens, le contexte n’étant pas tout à fait le même, encore que…
Elle est arrivée la veille pour profiter d’une soirée à Paris. Elle ne joue pas la touriste pour autant. 

L’échange avec le public est très court. L’essentiel : « merci » en français dans le texte et de beaux sourires. La revendication, ses engagements sont dans ses textes ou au cœur de ses interviews plus que sur scène : son véritable terrain de jeu où elle devient une autre.
Ce soir, le maquillage joue du contraste entre rouge à lèvres qui déborde et fard à paupière bleu azur.  

La Canadienne sautille, joue de ses mains et bras comme personne. 

La salle aurait pu accueillir quelques grappes de spectateurs en plus. Il y a des garçons lookés, un barbu en bermuda avec Vans florales, c’est le Printemps ! Un couple de barbus faux jumeaux, un jeune trentenaire débridé sur son siège au balcon capable des mêmes mouvements de bras que la chanteuse, voire même plus. Il a dû en voir des concerts pour jouer ce mimétisme.
Et puis une reloue qui parle fort, ne connaît plus la direction du bar. 

Un solo aux claviers pour Katie sur Forgive me, l’attention est totale malgré l’envie de se dégourdir les mollets. Le nouveau single I love you more then you love yourself emporte dans une grosse vague d’électro démoniaque suivi de Angel in your Eye et des tubes Beat and Pulse qui fait trembler le sol du Trianon avec Lose it, un vrai hymne générationnel. La communion est totale.
Trois derniers après un très court rappel : Habitat, Painful like, Hurt me Know. Les smartphones se lèvent une dernière fois pour capter le visage de Katie en général peu éclairé. 

Retour à la lumière, la salle se vide, un jeune homme attend dans le fond une rose bien emballée dans une main. Une fille s’approche de lui, tendant les bras. La fleur ne lui est pas destinée.

AUSTRA
nouvel album Future Politics
(Domino Records)

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