Tous les articles par United States Of Paris

Draw me Paris with Rich Tommaso

Quelle idée! Faire dessiner, dans un froid polaire, un artiste américain de passage  Paris! J’avoue que, des fois, j’ai de bien curieuses inspirations. Mais j’avais deux arguments de taille: tourner en lumière du jour et en profiter pour lui faire découvrir la fontaine Niki de Saint Phalle.

C’était donc le premier séjour dans la capitale pour Rich Tommaso, jeune dessinateur de bande dessinée, de retour d’un festival bien connu.
Il m’a consacré un peu de temps, juste avant une séance unique de dédicaces à Paris,  à la Librairie Super Héros.

Le lendemain de ce tournage, il prenait aussitôt son avion pour les States, sans avoir pu profiter de tous les charmes de la capitale. A-t-il eu le temps de visiter la Tour Eiffel? Le suspense est entier.

Rich a promis qu’il reviendrait dans les prochains mois pour deux semaines de visites  intensives. Avant ce retour, je vous conseille la lecture de son dernier « Peter et Miriam ». Une drôle d’évocation de l’amitié entre deux jeunes sur fond de cinéphilie aiguë.

http://richtommaso.com

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Virginie Hocq: une belge qui a du chien

Oui, bon, j’avoue: c’est un peu facile comme titre.  Je sais. Mais ça peut être une vraie source d’angoisse que de chercher le meilleur titre possible pour sa première chronique spectacle (avec quelques années d’absence). La tentation était trop grande et je pense qu’aucun journaliste de Libé ou de Télé 7 jours n’osera me le piquer. Je suis le premier. Je le garde !

J’avais donc rendez-vous hier avec une certaine Virginie Hocq. Je n’étais pas tout à fait seul avec elle. Il y avait foule devant le théâtre pour son grand retour à Paris.

En 2007, elle avait joué les prolongations pour son précédent spectacle, C’est tout moi, dans ce même Petit Montparnasse. En janvier 2011, elle le retrouve avec autant de fougue.

Cette fois, elle danse. Sacrement bien. Et plutôt deux fois qu’une.
Jouant la carte de la  fille sexy en diable, le spectateur a de quoi avoir quelques troubles quand Virginie tombe la salopette.

Les chocolats belges sont toujours de la partie. Mais cette fois-ci, ils ne sont pas partagés par le public. Un(e) seul(e) en aura les faveurs. A vous de deviner lequel ou laquelle au cours de la soirée.

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Exposition Andrée PUTMAN à l’Hôtel de ville Paris: la lumière sur le tard

A l’heure du jeunisme à gogo, il est bon de prendre un peu le large. Mais sans quitter Paris.  Les Justin Beiber (17 ans), Lady Gaga (24 ans) ou autres Alexandre Bompard (38 ans),  nous feraient presque oublier que la consécration peut arriver sur le tard. Preuve en est : la carrière tout en nuance et en progression de la designer Andrée Putman.

A 53 ans, elle pensait avoir passé l’âge, qu’il n’était plus question de faire carrière. Après avoir pourtant été successivement directrice artistique, révélatrice de talents ou encore ardent soutien d’un retour en grâce des designers des années 20 et 30, tombés dans l’oubli.

Face à ce constat, elle choisira de créer sa nouvelle agence, Ecart, car elle croit vouloir se mettre en retrait de l’euphorie créatrice.

Un très bon carnet d’adresses plus tard. Et un nouveau séjour à New York avec la commande du réaménagement de l’Hôtel Morgans : le style Putman prend une nouvelle dimension. Le damier devient sa marque de fabrique, son visage et sa blondeur ses plus belles cartes de visite. Désormais, elle ne quittera plus la lumière. Warhol et Pierre et Gilles l’immortaliseront.

L’exposition que lui consacre l’Hôtel de ville revient sur les créations les plus emblématiques (une maison à Tanger pour Barbie Dombasle et Ken BHL, un piano Pleyel, des meubles en carat, un sac Vuitton aérien) et des portraits au graphisme savamment étudié.

Avec Putman, le design est une véritable écriture contemporaine. Le créateur une égérie et une personnalité sur laquelle il est judicieux de spéculer.

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Chez ma petite Grenouille

A force d’y passer devant sans y faire attention, un nouvel article dans le supplément Sortir de Télérama cette semaine me rappelle à mon devoir: franchir au moins une fois la porte du restaurant Chez Grenouille, rue Blanche Paris 9e. Cette petite adresse me trottait dans la tête depuis quelques temps mais jamais au bon moment pour m’en rappeler à l’heure du déjeuner.

En entrant, un tableau noir invite aux premiers délices: un choix des terrines toutes plus alléchantes les unes que les autres. Ici, rien d’exotique. Que de la cuisine du terroir. Qui a dit que ce blog ne pouvait pas faire des détours du côté des valeurs sures?

Une fois éclairci le doute concernant la ravigote de pied de cochon (un peu trop vinaigrée une fois dans l’assiette et pour cause!), j’ai englouti au plus vite le foi de veau accompagné de larges pommes de terre maison. Malgré leur épaisseur, elles n’ont pas désarmé ma gourmandise. 

Depuis le début du repas, je n’attendais qu’une chose: le soufflé chocolat. Autant d’attente aurait pu se solder par une belle déception. Que nenni! J’ai fondu avec le chocolat chaud, tout en finesse et en onctuosité. Sa crème fouettée, légère en sucre, a rajouté la note de fraicheur à un dessert de folie.

Au final, il n’y a pas que la cochonaille qui ripaille Chez Grenouille, le sucré a aussi une place de choix.

Web: www.restaurant-chezgrenouille-paris.com

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Invasion d’Ecossais à Montmartre – Scottish invaders in Montmartre

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Exceptionnellement, je ne vous propose pas un portrait mais une virée à plusieurs. Face à une telle déferlante de kilts et de cornemuses venus d’Ecosse, envahissant les rues de Montmartre comme chaque année, l’improvisation était de mise.

La tentation était trop grande de  ne pas embarquer, pour l’occasion,  my very good friend Hermine. L’Ecossais pouvant être très farouche, en milieu étranger et parmi ses compatriotes, vous comprendrez qu’il me fallait  une touche féminine pour l’amadouer.
Vous pourrez ainsi comparer à loisir notre niveau d’anglais et surtout noter la qualité de notre accent.

Au programme, et dans le désordre: une main baladeuse de Michou – il est toujours aussi incorrigible- une exclu avec  le George Clooney scottish, un blaireau, des pompiers, plusieurs  mollets poilus,  une adorable Patricia et un grand restaurateur.

Bref du glamour, du suspense et de l’incongru. Qu’attendez-vous pour lancer la lecture?

Promis, retour au portrait pour la prochaine vidéo.

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Le Musée du quai Branly invite les femmes d’Orient

Les parisiennes ont enfin trouvé une concurrente à leur hauteur. Ne cherchez pas de l’autre côté de l’Atlantique. Si les américaines avaient du style ça se saurait.
Non, c’est dans l’évocation d’un Orient passé que la concurrence peut se percevoir. Jusqu’au 15 mai 2011,  les parisiennes pourront se frotter à des influences de couleurs, de parures et d’inventivité, venues de Palestine, Syrie, Jordanie ou  du désert du Sinaï.

Le trouble est évident quand on interroge nos souvenirs des défilés de Christian Lacroix et que l’on ose comparer le travail de broderie de ces tuniques venues de pays chauds avec les créations du couturier. L’ensemble semble se  connecter, s’échanger dans un autre temps qui n’est déjà plus tout à fait le nôtre.

Il fallait bien un metteur en scène, un complice. C’est donc tout naturellement que le grand couturier s’est associé à ce projet aux multiples influences : le noir de Soulages, les premières impressions du jeune voyageur qu’il était découvrant les atouts de ces femmes. Son parrainage est aussi pertinent que subtil : aucune pièce signée de sa main ne sera présentée en parallèle.

Reste un regret : ne pas voir ces habits de fête et de cérémonie en mouvement. On peine à imaginer les teintes colorées des tuniques chahutées par les rayons du soleil, le trouble de ces voiles dissimulant un visage ou encore le son de ces pièces de monnaies soulignant un coup ou un poignet.

Les costumes et parures exposées ici dépassent le symbole même de religion auxquels ils sont associés, invitant à une échappée poétique en terres sensibles.

Web: www.quaibranly.fr

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Affaire de la semaine: Kumi Solo

Les soldes ont finalement toujours du bon. Ils permettent de nouvelles expériences aussi bien en terme vestimentaire – y’a qu’à voir mes dernières bottes, au bout d’une semaine, elles sont toujours aussi improbables – ou culturel : des albums à foison ressortis, pour l’occasion, du monde parallèle où ils s’étaient égarés.

Au détour d’un rayon disques affichant des prix riquiqui, je croise le regard d’une amusante petite frimousse. Il y a comme un air de Björk à la japonaise sur la pochette de Kumi Solo.

Les Inrocks n’ayant pas chroniqué sa sortie, en 2009, je suis, bien entendu, passé totalement à côté de l’album: My love for you is a cheap pop song.

Mon retard rattrapé, je m’attache assez vite à ce brin de voix et à cette électro pop sucrée. Pour un gourmand comme moi, il n’en fallait pas plus pour céder à autant de légèreté.

L’exotisme des quelques titres en langue nipponne croisant le fer avec les textes français participe à ce joyeux cocktail boostant une journée de février un peu morose.

Vous aurez bientôt l’occasion d’en découvrir  un peu. Rendez-vous est pris avec cette japonaise installée à Paris pour une interview vérité.

Retrouvez Kumi en concert le mercredi 23 février à l’International. Entrée libre

Web: www.kumisolo.com

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Resto clandestin Miss Lunch Paris : une sacrée copine !

En fait, je préfère être honnête, je la connais très peu. Ne me demandez pas son prénom. Je ne suis pas son ami FB, je ne sais même pas si elle a un profil. Par contre, je peux vous dire dans quelle île d’Italie elle se ravitaille en câpres.

Deux lunchs dans son loft ont eu raison de l’éternelle fidélité de mes papilles. Tous les ingrédients y sont: sourire accueillant, voix espiègle, saveurs incomparables et rencontres à l’internationale.

Miss Lunch est en quelque sorte le « chatroulette » du déjeuner. En réservant pour deux, pas plus, la maîtresse de maison garde, jusqu’à l’ouverture de la porte le jour J, total mystère sur l’identité des 6 autres convives qui partageront votre table.

A loisir, vous pourrez faire la connaissance d’un couple de Texans pas si curieux que cela de la « french culture », de sœurs colombiennes au sourire ravageur, d’un architecte, d’un chanteur français bien connu ou d’un new yorkais ayant demandé, la veille du déjeuner, sa petite amie en mariage sur le Pont des Arts. So cute!

Vous l’aurez compris l’expérience est, à chaque fois, unique pour cette table d’hôtes qualifiée par certains de « resto underground » ou par les anglo-saxons de « hidden kitchen ». Le menu est renouvelé chaque saison. Les échanges de mails entre les convives à la fin du repas ne sont, par contre, pas systématiques. La sauce ne prend pas à chaque fois, malgré les qualités d’accueil de la maîtresse de ces lieux et les échanges enthousiastes autour de l’excitation suscitée à l’arrivée de chaque nouveau plat.

Mais dans tous les cas, le dépaysement est garanti. Et avec un peu de chance, vous serez, avec votre fiancé(e) les seuls français du déjeuner. Qu’attendez-vous pour tenter une nouvelle aventure ?

Site officiel : www.lunchinloft.com

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John Agee, créateur de bijoux Américain à Paris: the very first one – An American in Paris

Ma caméra a croisé la route, jeudi dernier, d’un créateur de bijoux américain, installé à Paris depuis 5 ans. Originaire du Texas, John Agee tient boutique en plein cœur de Saint Germain des Prés.

Le regard qu’il porte sur Paris, son parcours ainsi que le récit des plus belles rencontres faites en France sont un vrai régal.

Voici le concentré d’une visite complice d’un Américain à Paris. Une matinée unique passée avec un homme de cultures juste avant l’ouverture de sa boutique.

Je le remercie chaleureusement de m’avoir accordé pleine confiance pour ce premier portrait et d’avoir accepté l’exercice de la première interview filmée en Français dans le texte.

Avis à tous : le rêve le plus cher de John est qu’une de ses compatriotes l’actrice Marisa Berenson franchise la porte de sa boutique. Si l’un de vous peut arranger l’affaire ou si Henry-Jean Servat lit ses lignes, merci de me prévenir en avance pour que je puisse immortaliser cette rencontre.

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Boutique John Agee Paris
11, rue Jacob 75006 PARIS

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DANSE : Philippe Decouflé – Octopus au Théâtre de Chaillot

Vous n’avez plus quelques jours pour découvrir, à Paris, Le spectacle de danse de la saison: Octopus chorégraphié par le génial Philippe Decouflé.  Après vous devrez prendre le train pour le voir à l’automne.
C’est d’ailleurs ce que je risque de faire pour me payer une nouvelle tranche. Si on s’y met à plusieurs, on pourrait avoir un tarif de groupe !

Un conseil d’ami : tentez le harcèlement téléphonique, la liste d’attente à l’accueil ou la pancarte implorante, écrite à la main, à l’entrée du Théâtre de Chaillot.

A quoi bon déflorer ce que vous risquez de rater ? Ca pourrait se résumer à 1h30 de pure poésie, un bol d’air euphorisant dopé d’une sacrée dose de  générosité.

Une nouvelle fois, Philippe Decouflé nous réveille les sens. Des sens bien malmenés ces derniers temps par des créations improbables (les trois derniers Boris Charmatz) ou indigestes (je vous laisse deviner).
Philippe est à placer dans la catégorie chorégraphe ami. Un créateur contemporain qui ne vous veut aucun mal. Jamais il ne vous fera le coup d’une musique expérimentale appuyant sur la stridence, d’un solo qui n’en finit plus ou d’un monologue extrême et immobile. Mais il ne cèdera  pas pour autant à une complaisance molle du genou. Ca non !!

Ce nouveau spectacle est une délicieuse jubilation des sens. La partition scénique qu’il compose avec les accords musicaux de l’artiste Nosfell apparaît comme une évidence. Un nouveau couple de création est né. Vous en serez peut-être les témoins.  Mais faites vite.

Octopus de Philippe Decouflé
Du 6 au 18 décembre 2012

Théâtre de Chaillot

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