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Aurora en interview : « La musique est une force motrice ! »

AURORA est notre coup de cœur musical de ces deux dernières années. 
La retrouver sur scène est une bulle de bonheur. C’est une artiste chargée d’énergie positive qui donne le smile et emporte dans un univers où il fait bon vivre. Depuis notre première rencontre, AURORA a bouleversé le globe.
Pour ce deuxième tête-à-tête, l’espiègle elfe nous à dévoilé son second album Infections of a different kind, enregistré en France. Un disque plus politique et activiste que le précédent.

Aurora
Selfie exclu UsofParis

INTERVIEW / AURORA 

USofParis : Tu as sorti ton deuxième album Infections of a different kind, la première étape, pourquoi avoir divisé ce projet ?

AURORA : Parce que je veux que les gens aient du temps, pour qu’ils portent plus d’attention sur chaque chanson. Je voulais que chaque titre soit spécial.
Mon premier album est une sorte d’exploration de nos propres démons, de se battre pour guérir et de nous donner le temps de devenir meilleur. Cette nouvelle étape est une sorte de suite assez naturelle. Il s’agit de faire des choix pour soi-même. Par exemple, si vous êtes malheureux avec quelqu’un  vous devriez partir. Si quelqu’un vous traite mal, vous devriez le quitter. Vous pouvez changer la façon dont vous ressentez cela chaque jour. Vous pouvez décider comment être heureux. Je veux que les gens soient heureux.

Pourquoi ?

Parce que les gens heureux sont une ressource pour le monde. Lorsque vous êtes heureux, vous pouvez réellement faire quelque chose. Vous pouvez créer, vous pouvez aider, vous pouvez vous battre pour les personnes qui ne peuvent pas se battre pour elles-mêmes. C’est pourquoi il est si important pour moi que mes amis, mes fans et ma famille soient heureux.

Combien d’étapes as-tu prévu pour ce projet ?

C’est excitant, n’est-ce pas ? Il y en aura plus qu’une 🙂
Je sais ! Mais dans mon équipe, ils ne savent pas. Je suis dans une sorte de long voyage.

Aurora

Pourquoi avoir choisi la France pour enregistrer ce disque ?

Sur mon premier album, je peux entendre qu’il faisait en quelque sorte froid, c’était tranchant, plutôt sombre. Je suis vraiment touchée par l’endroit où je suis. Tout le monde l’est. J’écris tout le temps, j’écris en tournée. J’ai beaucoup de chansons, peut-être 200.
Je voulais aller dans un endroit différent, où personne ne puisse me joindre. Comme si j’étais sur une autre planète. Alors j’ai choisi la France, La Fabrique qui était magnifique. J’aime les gens là-bas, ils ont un chien Paula et un chat Ginger, ils se sont mariés. C’était fabuleux ! Pendant les jours d’enregistrement, ils étaient en studio avec nous, j’entends Paula et Ginger sur l’album. L’album est plus chaud, je voulais vraiment essayer d’être plus organique. J’ai enregistré des sons organiques en les faisant sonner comme s’ils venaient « d’un autre monde». J’ai vraiment exploré parce que j’en sais plus sur moi maintenant qu’avant.

Dans une interview, tu disais « Mon premier album c’est comme l’ancienne AURORA« . Dans celui-ci, est-ce vraiment la AURORA d’aujourd’hui ?

Oui ! 🙂

Qui est-elle ?

Mon point de vue est plus large, car je chante beaucoup plus que ce que je pensais. J’ai rencontré tellement de gens au Brésil, en Australie, Asie, en France… J’ai beaucoup appris.
Maintenant, j’en sais plus à propos de ce que je pense que le monde a besoin de moi. Je veux créer la musique dont les gens ont besoin, car la musique est un outil. La musique est une force motrice qui peut changer beaucoup de choses et inspirer les gens. J’espère que ma musique peut être le genre d’ami dont les gens ont besoin maintenant.
C’est la raison pour laquelle je suis devenue assez politique, je sens que maintenant nous avons besoin d’être un peu plus politique.

Pourquoi cet engagement ?

Il se passe des choses aux États-Unis, en France, au Brésil, en Norvège et dans le monde entier. Nous pouvons penser qu’ils ont le contrôle mais ils ne l’ont pas. Nous l’avons parce que nous sommes plus nombreux qu’eux. Mais ils ont davantage de pouvoir. Je ressens simplement que maintenant c’est un moment important pour être engagé. Si tout va bien ici alors tu dois aller là-bas aider, montrer ton soutien. C’est tellement triste, tellement déchirant. Je veux vraiment que les gens soient des guerriers pour ceux qui en ont besoin. Nous avons déjà fait pire dans l’Histoire et nous sommes allés très loin. Je pense qu’avec la bonne attitude, nous pouvons à nouveau avoir une grande histoire. Nous devons nous rappeler que nous pouvons et devons nous en soucier même si cela ne nous concerne pas.

Sais-tu pourquoi tu es devenue chanteuse ?

Cela change de jour en jour. Il y a tellement de choses que je ne comprends pas sur les humains. Pourquoi nous faisons tant de choses étranges ? Pourquoi sommes-nous si intelligents ? Nous sommes l’espèce la plus intelligente de la planète – c’est ce que nous disons. Mais c’est tellement bizarre ce que nous choisissons de faire avec cette intelligence, tant de choses stupides ! Horrible !
Nous faisons aussi beaucoup de bonnes choses. La plupart du temps, je me sens vraiment inspirée d’être à part. Mes mots ne veulent rien dire quand personne ne les écoute. Ce n’est pas pareil si vous criez dans la forêt, car personne ne reçoit les mots.
Nous sommes beaucoup plus qu’un artiste et des fans, nous sommes comme une communauté ! C’est très inspirant et effrayant, mais plaisant, de voir à quel point les choses peuvent vite changer pour beaucoup de monde. J’ai vraiment l’impression que mon but principal maintenant est de rappeler aux gens qu’ils sont si importants, même s’ils se sentent petits.
Parfois, je pense que je veux juste être libre et que j’aime être sur scène parce que je me sens comme une âme libre. Je peux simplement danser et je peux faire des gestes stupides et je m’en fous.

Aurora

Infections of a different kind est-elle la seule chanson de l’album que tu as écrite seule ?

Bien qu’il y ait des noms dans les crédits, parce que lorsque vous êtes dans la salle vous avez forcément votre nom comme auteur sur la chanson – c’est normal chaque présence affecte la chanson -, je fais toutes mes mélodies et les paroles moi-même pour toutes mes chansons. Parce que je suis assez égoïste et je sais ce que je veux. 🙂  Je suis très occupée, je suis en tournée tout le temps, j’écris tout le temps. Il est difficile de finir les choses toute seule parce que mon esprit est tellement partout. J’ai mille idées à la fois. C’est tellement agréable d’être avec des amis et de collaborer ensemble. Normalement je sors mes chansons, je les enregistre avec mon équipe. On construit ensemble l’univers et je les reprends avec moi et je les refais encore à ma façon. C’est beau de créer des choses avec des personnes qui peuvent m’apprendre des choses et m’aider.
C’est une chose très personnelle, c’est pourquoi j’aime écrire les paroles moi-même parce que je ne veux pas que d’autres personnes puissent savoir à propos de quoi elles sont. Je veux qu’ils aient la même expérience que n’importe qui. C’est une toute nouvelle expérience de chanter les chansons que tu écris toi-même.

Le lien est fort ! 

Je fais deux covers parfois sur scène (Life on Mars et Nature Boy). C’est très bien parce que vous pouvez aider à garder une chanson vivante. Certaines personnes peuvent ne jamais avoir entendu parler d’un titre, certaines personnes peuvent l’avoir oublier. C’est une toute autre chose quand je sais d’où vient la chanson. Chacune de mes chansons n’est pas personnelle, mais elles viennent de choses que j’ai vues ou entendues au cours de mon voyage, à qui je suis actuellement.
Infection of a different kind est la seule chanson que j’ai écrite quand j’étais complètement seule dans une pièce sombre. C’était au milieu d’une nuit, je me suis réveillée. Mais j’écris toujours toutes mes chansons moi-même, simplement parce que j’aime mes propres idées.

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Nous adorons Forgotten Love. Nous pensons que c’est si beau la façon que tu as de parler d’amour. Tu es toujours en tournée, as-tu du temps pour l’amour ?

Je suis toujours en tournée et même si je suis chez moi, je me choisis moi d’abord ! Je dois m’assurer d’avoir la bonne énergie pour mon prochain voyage, car je vais rencontrer des milliers de fans et je veux leur donner tout ce que j’ai. J’ai besoin de personnes dans ma vie qui comprennent cela maintenant. Nous sommes de petits morceaux d’un grand monde et c’est ce qui doit être.

Un son qui te rend heureuse ?

Aurora imite un oiseau.

Une chanson qui te fait pleurer ?

La plupart des chansons d’Edith Piaf.

Une chanson qui te fait danser ?

You can call me Al de Paul Simon.

Une chanson qui te fait penser à chez toi ?

L’océan (elle fait le bruit de l’océan).

Une chanson qui te fait penser à ton enfance ?

Susan de Leonard Cohen.

Une chanson qui te fait tomber amoureuse ?

La plupart des chansons d’Edith Piaf également.

Interview by Alexandre and Joan

AURORA
Infections of a different kind – Step 1

 

BONUS !!!

AURORA : J’aime aller aux raves party, seule, sobre. Vous ne devriez jamais aller seul à une soirée rave et boire de l’alcool ! C’est un non-non. J’aime ça parce que j’écoute de la musique et que je danse jusqu’à 6 heures du matin, puis j’aime rentrer chez moi et méditer jusqu’au lendemain.

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GLASS, inattendu dénouement de la trilogie M. Night Shyamalan

Depuis la fin du film Split, on attendait qu’une chose : la rencontre entre David Dunn (Bruce Willis) et La Bête (James McAvoy). C’est ce que nous offre M. Night Shyamalan avec le début du film Glass.
Un affrontement qui prend fin un peu trop rapidement puisque la police intervient, capture les deux rivaux et les enferme dans un asile psychiatrique. C’est d’ailleurs dans ce même asile qu’est enfermé Elijah Price (Samuel L. Jackson).

C’est ici que l’action principale du film va se dérouler, puisque les trois protagonistes vont rencontrer une psy (Sarah Paulson) qui a pour mission de les soigner. Elle part du principe que les super-héros n’existent pas, qu’ils se sont persuadés de l’être et qu’ils pensent avoir des pouvoirs incroyables alors qu’il n’en est rien. Ce serait le monde qui nous entoure, les gens que l’on rencontre, ce que l’on nous dit qui nous persuade que cela existe.
Glass est donc la clef de cette trilogie créée par M. Night Shyamalan. Mais il ne faut pas oublier que le twist est un élément phare des films du réalisateur…

Glass

3 bonnes raisons d’aller voir Glass

Retrouver Bruce Willis dans le rôle de David Dunn.

20 ans après la sortie du film Incassable, nous retrouvons Bruce Willis dans le rôle de David Dunn, seul survivant lors d’une explosion de train. 
Dans Glass, David Dunn est désormais un justicier. Avec l’aide de son fils Joseph – joué par Spencer Treat Clark, le même acteur qu’à l’époque, il protège les habitants de Philadelphie qui l’ont surnommé le Surveillant. Même s’il a le statut de héros, il est controversé et activement recherché par la police. Malgré tout, il s’est donné pour mission de retrouver Kevin Wendle Crumb, qui continue de kidnapper des adolescentes pour nourrir La Bête.
Bruce Willis est toujours aussi charismatique dans ce rôle de super-héros, il parle peu mais il en impose.

Glass

Le génie de M. Night Shyamalan

On ne cache pas notre plaisir de retrouver le réalisateur américain. Incassable, Sixième Sens, The Thing, Split…, il est le maître du thriller et du twist par excellence. C’est d’ailleurs à la fin de Split qu’il nous surprend encore. M. Night Shyamalan y avait glissé un caméo. On y voyait David Dunn dans un diner en train de regarder les news ayant pour sujet La Bête. Et c’est là tout l’art de ce réalisateur ! Quel effet de surprise ! Incassable et Split sont liés.

« On a voulu avec Split faire un thriller qui fonctionne tout seul. Séparément du reste. J’ai demandé à Disney d’utiliser le personnage d’Incassable à la fin de Split et ils m’ont donné l’autorisation. Ce OK de Disney nous a permi de penser à la suite. Mais avant la sortie de Split, je n’avais pas écrit Glass, car je m’étais dit que s’il ne marchait pas ce ne serait pas la peine de donner la suite. »

Le réalisateur dévoilera également lors d’une interview que le personnage de Kevin Wendle Crumb devait apparaître dans Incassable mais que finalement il l’a retiré du scénario pour ne pas créer de déséquilibre.
De deux films complètement différents, à l’histoire et à l’intrigue qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, il crée un troisième récit réunissant ces trois personnages formant ainsi sa trilogie.

« J’aime les films imparfaits, les films incompris qui laissent le public lorsqu’il sort de la salle terminer l’histoire par lui-même. Beaucoup de films que j’aime fonctionnent comme ça et c’est comme ça que j’aime faire des films. »

Glass La performance de James McAvoy

Split a confirmé les talents d’acteur exceptionnel de James McAvoy. En effet, il y tient le rôle de Kevin Wendle Crumb, un homme possédant 24 personnalités.

« Dans Split, c’était Patricia ma personnalité préférée, dans Glass c’est peut être Hedwig. Mais j’ai aussi un petit faible pour la personnalité qui raconte tout à la 3e personne, j’ai vraiment adoré la jouer ! »

A la fois terrifiant, complexe mais aussi fascinant, ce dernier est l’un des personnages les plus captivants du film. Le jeune homme doit en effet cohabiter avec Patricia, une femme bourgeoise, Barry, un créateur de mode, Hedwig, un enfant de 9 ans… 23 personnalités formant la horde au service de la 24e qui est la Bête.

« C’était plus difficile de jouer la Bête que Patricia. Le rôle de la Bête a été plus compliqué à trouver. Ce qui est dur avec ce type de personnage, c’est de surjouer. »

Le jeu d’acteur est juste fou, une véritable performance. On est totalement fan de James McAvoy.

La fin ?

M. Night Shyamalan nous l’a annoncé lors de la conférence de presse parisienne, Glass clot la trilogie.

« J’en ai fini avec ces personnages. Il faut que je passe à autre chose maintenant. »

Mais le réalisateur aime surprendre, donc qui sait ! 🙂

By Joan

Glass

Glass

film de M. Night Shyamalan
avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Sarah Paulson… 

sortie le 16 janvier 2019

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Ornette sort Sometimes I Feel – interview d’une grande sentimentale

Ornette a commencé comme musicienne en accompagnant sur scène Micky Green, Arthur H ou encore Alain Bashung. Après son premier disque Crazy et la chanson éponyme qui est encore sur toutes les lèvres, Ornette a proposé plusieurs projets comme un album de jazz autour de Nino Ferrer et deux EP’s.
La trilogie prend fin avec la sortie de Sometimes I Feel et du très beau clip qui l’accompagne.

Rencontre avec une artiste peu conventionnelle, qui se sert d’Internet depuis bientôt 10 ans pour nous faire découvrir son univers musical.

Ornette
Selfie original pur US of Paris

INTERVIEW 

USOFPARIS : Ton premier disque est sorti en 2011, que s’est-il passé pour toi depuis ?

ORNETTE : Début 2012, il y a eu l’EP Crazy Friends. J’étais en tournée jusqu’en 2013. Comme on ne pouvait pas tout de suite enchaîner avec un album, je proposais tous les mois une chanson en téléchargement gratuit (Ornette’s 13). J’ai mon studio, j’ai toujours été très indépendante. C’est très frustrant pour les artistes, les auteurs-compositeurs, car le temps de production est très long. J’avais besoin d’un peu de légèreté, ça me permettait de proposer des choses. Internet m’amuse beaucoup, cela permet d’avoir une liberté.
 Mon label a fait faillite. Il a été racheté plusieurs fois, donc c’était compliqué d’avoir les équipes et de rencontrer les gens pour travailler sur un projet. Ça ralentit beaucoup le processus.

Internet est devenu une belle plateforme d’expression pour toi. Tu as proposé pas mal de choses, depuis la sortie de Crazy.

La période en label a été très intense, l’album a très bien marché. Le rachat du label a tout changé pour moi. Ça a ralenti pas mal de choses. Par rapport à un système normal, j’aurais dû sortir un album 1 an et demi, 2 ans après le premier. J’ai sorti des EP’s, et des titres sur le web. Comme c’était pas conventionnel, même si j’ai eu des attachés de presse, les radios ne rentrent pas un titre d’une artiste indépendante comme ça.
L’avantage de la situation c’est que chez Discograph (son ancien label), j’étais déjà une artiste digitale, donc y’a des alertes et le public a les moyens de savoir. Les gens des bureaux ne savent pas que tu existes, mais les gens de la vie, qui aiment bien un artiste, suivent sur Spotify, Facebook… et, du coup, ils ont les actu. Pour l’anecdote, mes premiers concerts en 2010 étaient tous retransmis en streaming en direct. Internet m’a toujours amusée. J’ai sorti un clip à 360 degrés l’année dernière. Ça m’amuse d’aller chercher le plus loin possible où on peut aller. Des fois, on réussit. Des fois, on ne réussit pas. Mais au moins ça avance et on essaie. Internet est un grand terrain de jeu.

Ornette

C’est pas frustrant ?

Oui et non. Oui parce que clairement pour être un peu matérielle, si je vendais plus de disques, j’aurais plus de concerts. En même temps, ce dynamisme est unique, il n’est pas acheté. Il est invisible mais il est réel. Le paradoxe c’est que le remix de Crazy est à je ne sais plus combien de millions de stream (plus de 15 millions) et je n’ai jamais eu un article de presse dessus. Y’a jamais rien eu qui a été fait. Le label ne voulait même pas le sortir. En revanche, la réponse du public a été directe. C’est une frustration mais le retour est énorme, il ne faut pas le négliger. Je préfère des vrais gens qui écoutent vraiment, qu’un coup monté par de l’argent. C’est mon côté artiste. Le jour où il n’y aura plus personne pour écouter, je serais plus triste.

Tu as sorti un album de jazz également ?

Oui, j’ai sorti un album avec le jazzman Denis Colin autour de Nino Ferrer. C’est très différent de ce que je fais d’habitude. Mais j’ai eu une carrière dans le jazz avant Ornette. A la base, je suis pianiste. Mon premier groupe c’était un piano préparé avec de la musique improvisée. D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai choisi Ornette comme nom de chanteuse, pour Ornette Coleman.

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Tu as commencé comme musicienne, chanteuse c’est arrivé comment ?

Mon premier concert c’était à la Flèche d’Or. Ils voulaient quelqu’un à l’ouverture des portes qui chante pour la première partie. On m’avait dit : « T’inquiète y’aura personne. » J’ai dit oui, et effectivement y’avait mon père, ma mère et 3 potes. C’était très chouette et c’est là que j’ai eu mon déclic. Je ne voulais pas être chanteuse à la base. J’ai fait le conservatoire, j’avais zéro en chant. J’étais instrumentiste et c’est tout. C’était déjà beaucoup j’ai envie de dire. Ce soir-là sur scène en chantant pendant 25 minutes dans une salle vide je suis descendue de scène en me disant « Y’a quelque chose là ! Tu pourras pas faire marche arrière. » Ça a commencé comme ça.

Tu continues de jouer avec Internet aujourd’hui, pour teaser la sortie de ton nouvel EP tu as posté sur Instagram des photos de toi en combi doré intégrale dans Paris. C’est lié au clip du titre Sometimes I Feel.

ORNETTE : Le titre est une chanson très sombre. C’est une chanson de rupture, très sentimentale. Je suis une grande sentimentale, une grande romantique. On est à l’époque Tinder donc forcément ça clash quand on est plutôt sentiments et que tout le monde est Tinder. On est dans un anachronisme. J’avais envie d’exprimer ça. Roland Barthes disait qu’on entre dans une époque où c’est plus difficile de dire je t’aime, on s’affranchit plus facilement. On parle beaucoup de sexe, mais on oublie les sentiments. C’est mon manifeste de : « Et les sentiments alors ? », c’est ma chanson d’amour. Un chanson d’amour entre un piano magique et cette créature de l’espace.

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Le clip est très beau, avec ce piano magnifique. Peux-tu m’en dire plus ?

Je voulais quelque chose de très frais. Quand on est amoureux et qu’on est dans une rupture on voit les choses comme ça. On a aucune visibilité sur ce qui arrive après, on ne voit plus rien. C’est un clip de gros plan. On rentre dans le piano, on le découvre. J’avais une référence très forte qui est celle de Christine de John Carpenter, cette voiture infernale. Le trailer de ce film est magnifique. Il y a cette voiture filmée en gros plan, de façon très très sensuelle et on découvre à la fin que c’est la voiture. La voiture est le deuxième protagoniste du film. Moi c’est mon piano !

Après ce troisième EP, un album se prépare ?

Cet été, j’ai enregistré 48 minutes de musique. Tout reste à savoir si je les sors en album, en EP’s successifs. Mais c’est vrai que ce maxi ferme une petite page.

A quoi peut-on s’attendre pour les prochains morceaux ?

Il y a pas mal d’arrangements de cordes. Il y a du français aussi. J’avais envie de français. Paradoxalement, lorsque j’écris en français je suis à l’autre bout du monde. J’ai écris ces textes en Colombie, à l’Ile Maurice. Lorsque je parle une autre langue, j’ai envie de français. On m’a souvent demandé pourquoi je ne chantais pas en français. Je viens d’une famille multilingue. On parle français dans la rue et italien à la maison, ma grand-mère parle allemand. L’anglais à Paris est une façon de rester neutre parce que sinon après c’est la guerre des parents.
Il y aura des chansons d’amour. Beaucoup d’arrangements de cordes, des cuivres. J’ai envie d’être organique d’un côté et de le mélanger à l’électronique que j’ai gardé. J’ai essayé de m’accorder des libertés de structures.

Ce personnage de créature de l’espace va-t-il perdurer ?

J’aimerais bien. Au début, c’était juste pour le clip. Et le fait de l’avoir fait vivre dans la rue m’a donné envie de faire mes concerts avec. Sans la cagoule car ce serait compliqué. Ce serait chouette. Faut tellement lâcher prise sur sa pudeur personnelle. C’est tellement too much qu’on lâche prise et c’est intéressant.

Ton duo de rêve ?

ORNETTE : Je suis tombée complètement amoureuse de Warhaus et sa chanson Love is a stranger, le chanteur de Balthazar. Mais il chante déjà avec une fille, donc je suis HYPER jalouse.
J’adore Arno. Ornette et Arno, ce serait pas mal, non ?

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Il ya quelques années, un média t’avait déjà posé la question et tu avais répondu Jay-Z

Ah oui ? Tu vois maintenant moyen quoi ! Mais c’est vrai que j’aime beaucoup les mélanges, les rencontres entre voix très rocailleuses et voix claires.

Ton dernier coup de cœur musical ?

Love is a stranger de Warhaus. 

Ton dernier coup de cœur cinématographique ?

Cold War.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

In a cold cold night de The White Stripes. 

Interview by Joan

Ornette

Ornette
EP Sometimes I Feel

(Music of the Century)

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Mariah Carey célèbre Noël à l’AccorHotels Arena Paris le 7 décembre

Si on vous dit « Noël », vous pensez certainement aux guirlandes, au sapin, aux lumières, aux cadeaux, au Père Noël, au chocolat…
Et si on vous dit « chanson de Noël » ? Il y a forcément une chanson qui vous vient tout de suite en tête !
Une chanson qui dès les premières notes, vous fait pétiller les yeux et vous transporte instantanément dans l’esprit des fêtes. C’est bien sûr le tube de Mariah Carey : All I Want For Christmas.

All I Want For Christmas est le single des fêtes le plus vendu chaque année et on comprend pourquoi ! Mariah a écrit et produit un véritable tube, indémodable, intemporel, qui nous emporte directement dans l’esprit festif de cette période magique.

En véritable ambassadrice de Noël, la diva Mariah Carey propose de célébrer Noël en avance à l’AccorHotels Arena de Paris avec son show All I Want For Christmas Tour, le vendredi 7 décembre 2018.

Mariah propose avec ce spectacle de célébrer Noël en avance avec les chansons qu’elle aime tant tout en chantant également ses plus grands classiques.

Mariah CareyPour l’occasion l’Accorhotels Arena prendra des airs de fêtes avec des sapins, des guirlandes, le Père Noël… Vous trouverez aussi un photocall qui vous permettra de prendre de jolies photos. Et pourquoi pas déguster un bon verre de vin chaud tout en écoutant Mariah Carey chanter.

Une soirée magique en perspective

A noter que les stands de restauration de la salle proposeront un menu spécial Noël.
En attendant vendredi, on va écouter en boucle l’album Merry Christmas de Mariah Carey pour se mettre dans l’ambiance et se chauffer la voix.

Mariah Carey
en concert le vendredi 7 décembre
à l’AccorHotels Arena de Paris
(Live Nation)

Des places sont encore disponibles, prenez vite les vôtres ici!

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Charlie Winston en interview : on a parlé succès-échecs, engagement & Square 1

Après The Weekend, un premier single dansant, léger et pop sorti en juin dernier, Charlie Winston nous présente son quatrième album Square 1 sorti le 28 septembre.
Un disque plus profond qui aborde des sujets d’actualité mais aussi plus personnel.  On y retrouve des sons pop, folk, mais aussi de tabla, de kora, de marimba chers à l’artiste qui nous emporte instantanément dans son univers.
Joie, légèreté, mais aussi larmes d’émotions, les sentiments sont mélangés à la première écoute et c’est ce qu’on aime lorsqu’on écoute de la musique. De la bonne musique.
Entretien passionnant avec un passionné.

Selfie exclu pour USofParis

Interview-selfie Charlie Winston

USofParis : Quel est le sujet de la chanson Here I Am ?

Charlie Winston : C’est à propos des échecs et du succès. Comment le succès n’existe pas réellement sans échec. Le problème avec la réussite c’est que t’as peur d’échouer.

C’est quelque chose que tu as vécu ?

A certains niveaux oui, mais je pense que chacun d’entre nous l’a vécu. Ce n’est pas nécessairement à propos de moi, c’est à propos du monde. La façon dont il est conçu.
On vit dans un monde où l’on va à l’école dans laquelle on nous enseigne à être au plus haut niveau, à réussir. Si tu réussis tes examens, tu réussiras ta vie, mais ce n’est pas la réalité.
C’est vrai pour certaines professions mais ce n’est pas pour la vie. La vie ce n’est pas avoir réussi chaque jour. C’est comme sur Facebook, tout le monde y montre la plus belle partie de sa vie. Ils ne montrent pas les mauvais moments. On aime donner aux autres de fausses impressions.

Tu étais un élève doué ? 

Je n’ai pas vraiment réussi à l’école, je n’ai pas eu de bonnes notes là où je devais en avoir. J’étais lent, je faisais le clown. C’était ma façon d’aller contre ce système.
J’ai choisi d’être musicien. Même si c’était facile de l’être. Les choses sont devenues complexes et j’ai eu ce monde, cette machine construite autour de moi, j’ai eu beaucoup de conversations avec des gens qui sont dans l’attente de ce que tu dois faire ensuite. Et je continue de me battre contre ces attentes.
Maintenant, encore plus que jamais dans ma vie, je vois et je comprends que c’est très important d’échouer. Cet album pourrait être un échec dans les yeux du monde, mais pour moi ce n’en est pas un.

Pourquoi ?

Parce que chaque album que j’ai fait, c’est comme avoir une nouvelle famille, toutes les chansons sont mes enfants. Elles ne seront peut-être pas aussi populaires que d’autres chansons comme Like a hobo mais ça ne veut pas dire que c’est un échec pour moi. Parce que l’échec ce serait de vouloir les faire et de ne pas les enregistrer.

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Here I am est peut-être ta chanson la plus personnelle ?

Oui, je pense que c’est la plus personnelle de l’album. Ça raconte une histoire au sujet de ma vie, à propos de qui je suis. Mais je pense que beaucoup de personnes peuvent se sentir proches de ce sentiment. Ne pas être très bon à l’école, ce n’est pas unique. Nous avons tous ce problème, tu peux avoir 16 ans et te sentir en échec parce que tu as de mauvaises notes mais ce n’est pas comme si nous allions tous avoir des jobs très importants. Il n’y a pas assez de jobs comme ça.

Tu devais faire un break avant de réaliser cet album, tes plans ont changé, que s’est-il passé ?

J’avais prévu un voyage avec ma famille pour partir vivre au Malawi. Quelques jours avant j’ai eu un gros problème au dos et j’ai dû annuler le jour du départ. Je n’ai pas pu marcher pendant deux mois. C’était une période assez difficile pour ma famille.
La belle chose avec l’art c’est que quand tu en as besoin il vient à toi. C’est pourquoi c’est assez dur de trouver du bon art de nos jours. Les gens sont plutôt heureux, on a probablement la meilleure économie que l’humanité n’a jamais expérimenté. On a de la chaleur quand on en a besoin grâce à l’air conditionné, de l’eau fraîche, de la nourriture dans un frigo. Tout est plutôt cool et les gens continuent de se plaindre. L’art n’est pas vraiment nécessaire comme il a pu l’être après la seconde guerre mondiale quand on a eu tous ces extraordinaires groupes dont on parle encore aujourd’hui. L’art ça vient quand tu en as besoin et j’en ai eu besoin donc c’est revenu à moi.

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En juin, on a pu écouter The Weekend, une chanson catchy, pop. Je trouve que ce n’est pas très représentatif du reste de l’album. Pourquoi avoir choisi ce morceau comme premier single ?

Charlie Winston : J’ai eu cette conversation avec quelques fans, sur Facebook notamment. Je suis complètement à l’aise avec ce que tu dis. Ce que les gens ne voient pas – et c’est naturel – quand avec ma famille on a dû traverser ce moment difficile, ça a été si lourd qu’on avait vraiment envie de légèreté.
Quand tu vois tes enfants quand tu mets de la musique et qu’ils se mettent à danser, ils apportent cette légèreté dans tout. J’adore l’idée que danser c’est en quelque sorte une façon d’oublier.
C’est comme ça que la chanson est née. Cette chanson qui est très légère et lumineuse vient de quelque chose qui était beaucoup plus sombre, mais ce n’est pas expliqué et je ne voulais pas l’expliquer dans la chanson.
 Et après ça, il y a toujours les discussions avec le label. C’était la plus catchy, la plus radio friendly, ils pensaient que c’étaient le meilleur choix. Je voulais que ce soit Feeling stop en premier single, mais ils ont poussé fort, c’était presque une bataille 🙂

Charlie Winston

Contrairement à tes précédents albums, tu as travaillé avec une équipe sur Square 1. C’était difficile de lâcher prise ?

C’était génial ! C’est très représentatif de ma vie. J’ai lâché prise sur plein de choses. Je n’ai jamais mis de mots là-dessus. J’ai lâché prise sur le fait de penser à savoir où je vais. Je n’ai aucune idée d’où je vais. Ni si ma vie va aller quelque part, ailleurs.
Je suis rentré dans le studio, j’ai dit au groupe et à l’équipe que je voulais répéter pendant deux jours, juste jouer, pas enregistrer. A chaque fois que l’on jouait les morceaux du début à la fin, que ça s’arrêtait, quelqu’un me disait : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » et je répondais « Je ne veux donner à personne la réponse »,

Un challenge ! 🙂 

C’est devenu difficile pour moi. Après deux jours sans donner de directions, j’ai dit qu’on n’enregistrerait pas pendant encore une semaine, qu’on allait improviser et voir ce qui allait sortir de tout cela. Ce n’est pas moi qui ai dit comment faire, c’est la musique qui nous a dit comment faire à chacun de nous. La musique est née d’après de la musique que j’ai designé . Après tout ça je n’ai pas eu besoin de dire quoi que ce soit, chacun savait à propos de quoi l’album était, où il allait et je pouvais aller cuisiner le lunch pour tout le monde je savais que ce serait la même organisation.
Je travaille avec de bonnes personnes, mes musiciens sont extraordinaires, mes ingénieurs sont des ingénieurs haut de gamme qui ont travaillé avec beaucoup d’artistes. Je n’avais pas besoin d’être là et de leur dire comment être meilleur, ils font tous ça depuis des années. A partir du moment où ils ont compris la vision/conception tout était cool.

Que cela signifie Square 1 ?

C’est une expression qui veut dire : revenir au début. C’est lié à l’échec et au succès comme je t’ai dit au début. Il faut avoir une bonne relation avec l’échec, parce que si tu veux apprendre le piano, à jouer au tennis, une langue ou n’importe quoi d’autre, tu dois échouer. Chaque fois que tu fais une erreur, tu t’améliores un peu plus parce que tu t’en rappelles.
Ce qui est difficile c’est d’appliquer ça dans ta vie, dans une société où on te dit qu’un échec c’est une mauvaise chose et une réussite c’est une bonne chose. Tout le monde adore me demander : « Comment le succès a été pour moi ? » Mais personne ne me pose de question sur mes échecs. Parfois, avoir du succès c’est avoir eu un énorme échec personnel. Tu travailles si dur pour arriver à ce point, tu y arrives et ensuite tu vas où ? Tu dois retourner en bas et recommencer d’une manière ou d’une autre.

C’est ce que tu as fait avec cet album ?

Oui ! Enfin non. Ce n’est pas ce que je fais avec cet album, j’essaie d’avoir une meilleure relation avec cette notion, cette idée.

Charlie Winston

Tu as plusieurs chansons à propos de sujets d’actualité, es-tu un artiste engagé ?

… Je n’aime pas vraiment le mot engagé… Je ne me qualifierai même pas de musicien. 🙂

Mais tu l’es !

Bien sûr, parce qu’on doit mettre des noms. Je me qualifie d’artiste, parce que je dois créer, je dois faire de l’art, exprimer quelque chose à travers les sens. C’est ce que je fais, je travaille les sens. Il arrive que ce soit plutôt en musique, mais je peins aussi, j’ai passé une partie de l’été à peindre.
Si tu me qualifies d’engagé c’est comme si les gens avaient l’impression que je réfléchis sérieusement à comment sauver le monde. Mais je m’en fiche ! Le monde est foutu, admettons-le, on est tous foutus. On est en train de créer notre propre cercueil en étouffant la Terre. Je suis un optimiste mais je n’ai pas d’illusions. L’Histoire nous démontre que les humains font des erreurs massives.
Mais je suis juste un gars !

Peux-tu me parler un peu de la chanson Airport, elle m’a beaucoup émue ?

Juste après mon deuxième album, j’ai acheté une maison à Londres, je jouais beaucoup au piano et j’ai commencé à écrire cette chanson, mais seulement la mélodie. Je la jouais beaucoup. Ma femme était enceinte et elle n’arrêtait pas de me dire :  « Il faut écrire cette chanson, il faut écrire cette chanson ! ». Puis j’ai complètement oublié cette mélodie.
En 2016, j’allais au studio tous les jours, j’y allais pour écrire, composer, trouver des idées et un matin j’ai dit : « Je vais écrire une chanson aujourd’hui et je ne partirais pas du studio avant qu’elle ne soit finie » et ma femme de me rappeler « Et cette chanson que tu avais l’habitude de jouer dans notre maison à Londres ? » J’ai pris un taxi, j’ai mis la radio BBC 4 et il y avait un programme à propos de la révolution libyenne. L’homme dans ce programme avait écrit un livre dans lequel il parlait du début de la révolution quand son père a dû quitter le pays. Il ne savait pas où son père était allé, il a commencé à le chercher. Le livre est à propos de son voyage et on lui a demandé de lire un extrait.
La première phrase qu’il a lu, je m’en rappelle, j’allais au studio et j’avais sa voix vraiment forte et il a dit : « My seat is bolted to the floor of the airport » et je me suis dit que c’était une si bonne phrase. Cette phrase dit tout ! Et j’ai beaucoup beaucoup été dans des aéroports, donc je connais ce sentiment.

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C’est lié à une autre expérience ? 

Oui avec les réfugiés quelques mois auparavant (voir le clip de Say Something), j’ai compris l’émotion en parlant avec eux, quand ils me montraient des photos de leurs maisons maintenant détruites. Tu ne sais pas vraiment si tu dois y retourner ou aller de l’avant. On a toujours ce moment dans les aéroports, même nous les Européens, on arrive à l’aéroport on a notre passeport, tout ce qu’il faut. Mais on n’est jamais certain de pouvoir partir car il y a des contrôles et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver.
 C’est à propos de tout ça Airport, mais aussi à propos du sentiment d’être perdu.

Ton dernier concert ?

Massive Attack et Stanley Jordan, un grand joueur de guitare.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

La chanson la plus moderne que j’aurais aimé avoir écrite est Human de Rag’n’Bone Man. Et une ancienne chanson ce serait It Ain’t Me Babe de Bob Dylan.

Es-tu toujours en contact avec Peter Gabriel ?

C’est marrant que tu me demandes ça ! Je viens juste de lui écrire un mail pour lui dire que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas discuté. Mais je vois sa fille samedi, c’est une amie.

By Joan

Charlie Winston

Charlie Winston
nouvel album Square 1
(BMG)

sortie le 28 septembre

En concert le 5 décembre à L’Élysée Montmartre (Paris)

en tournée :
6 décembre – Reims
18 avril 2019 – Printemps de Bourges 


#CONCOURS

Nous vous offrons des exemplaires de Square 1, le nouvel album de Charlie Winston, à recevoir chez vous directement !!

Pour participer, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous.
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Yorina, une couturière devenue chanteuse : un si joli destin ! #interview

Yorina c’est un peu la Cendrillon des temps modernes. Couturière de formation, elle croise la route de sa marraine la bonne fée Dan du groupe The DO et depuis son destin a changé. De couturière à chanteuse, le destin est parfois surprenant !
Yorina n’a jamais chanté auparavant, ni joué d’instrument de musique. Pourtant, depuis cette soirée où elle a chanté devant quelques amis, sa vie a changé.

Nous l’avons rencontré à l’occasion de la sortie de son premier EP Dry your tears sorti chez Barclay/Universal Music France.

Yorina

Interview selfie / Yorina

USofParis : On t’a découverte en première partie du concert de Tamino au Point Éphémère. On avait adoré et c’est un vrai plaisir de te rencontrer.

Yorina : Oh merci ! 🙂 C’était le 3e concert de toute ma vie, c’était un peu fou. C’était génial, j’ai adoré. L’ambiance était super et j’ai beaucoup aimé Tamino aussi. Ce mec a un univers assez prenant.

C’est stressant ces premières scènes ?

L’avantage c’est que comme je n’ai aucune expérience, je ne peux pas vraiment appréhender encore. Je suis hyper contente tout le temps parce que je découvre plein de choses et que tout est nouveau. C’est génial tout ce que je vis. Je n’ai pas d’angoisse. Y’a juste le trac. Je suis hyper heureuse à chaque fois.

Sur ton EP il n’y a que 6 titres, que proposes-tu d’autre sur scène ?

En réalité, j’en ai pleins en stock. 😉 Pleins pleins pleins. Ça me donne une liberté folle, parce que je peux varier le set. Chaque set que j’ai fait était différent à chaque fois. Parce que j’ai une nouvelle chanson que je veux la tester. J’ai une liberté qui est assez cool. J’ai une problématique de luxe qui est : « Quel morceau je ne joue pas ? »

Ça a été dur de choisir les 6 morceaux de l’EP ?

Oui, c’est toujours difficile ce rapport avec les chansons comme j’évolue énormément parce que je débute. Ma voix évolue, mes envies aussi et mes mélodies… Il y a certaines chansons que je pouvais trouver vraiment géniales, il y a un an et puis maintenant je n’arrive plus trop. Comme ma voix évolue, elle ne feat plus forcément.
Les chansons de l’EP me portent pratiquement depuis le début pour la plupart. Je les adore depuis le début, je les défends à mort et elles ont évolué avec moi.

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Ce premier EP annonce-t-il un futur album ?

Pour le moment, je ne sais pas trop. Tout ce qui est stratégie tant qu’on m’en parle pas je n’y réfléchis pas trop. C’est des choses que je verrais au fur et à mesure. Pour le moment, j’ai envie de faire vivre ce disque, vivre avec lui, le partager.

Je n’ai lu que de bons retours notamment la belle chronique dans Les Inrocks

Je suis trop trop contente. Les retours sont vraiment cool. Et pareil aux concerts, je reçois tellement de bonnes ondes que je me laisse porter par ça. Je veux commencer humblement tout ça, petit à petit. Je ne vise vraiment rien, je vis au jour le jour.

Ton histoire est assez incroyable, tu n’étais pas du tout destinée à la musique. C’est arrivé par hasard. Quand tu étais petite, tu ne chantais pas ? Tu ne jouais pas d’instrument ?

Yorina : Je n’ai jamais pris de cours de chant, je ne jouais pas d’instrument. C’est vrai que c’est assez fou ! Je ne viens pas du tout de la musique. Je faisais de la couture avant. Mon frère jouait du saxo et mon grand frère de la trompette mais je n’avais pas un rapport à la musique direct.
Le rapport le plus direct que j’ai pu avoir c’est avec Dan de The DO pour qui j’ai fait des chemises de scène. Je cousais ses chemises et c’est comme ça que je suis un peu entrée dans le monde musical.
Mais ce n’était pas du tout mon truc. Je me suis retrouvée à une soirée avec lui, tout le monde a commencé à chanter, j’ai chanté…

yorina

Qu’as-tu chanté ?

Une chanson de The Beatles.
Et tout le monde s’est retourné, on m’a dit « Mais tu chantes ? »
J’ai répondu que non, je chantais sous ma douche mais je ne chante pas. Je suis couturière. Et Dan m’a dit qu’il fallait que je bosse ma voix car j’avais vraiment un truc. Il m’a donné un petit clavier et il m’a dit « Amuse-toi avec ça. Peut-être qu’un jour tu composeras ».
Il m’a appris les harmonies, les accords, il m’a fait une petite leçon de deux heures. C’est venu comme ça. J’étais dans un milieu artistique mais mon expression artistique y était beaucoup plus bridée. J’ai découvert une liberté, parce que c’était facile pour moi de composer et que c’était facile de créer des mélodies.
C’était simple, naturel et instinctif. J’ai découvert une manière de m’exprimer qui était incroyable. Il y a un truc émotionnel que je n’arrivais pas à avoir dans la mode. C’est vraiment une chance.
J’ai composé deux trois mélodies que j’ai envoyée à Dan. Comme ça à l’arrache. Je me suis dit qu’il allait se foutre de moi. En fait, il m’a poussé à continuer.

A-t-il eu besoin de te convaincre à un moment d’aller jusqu’au bout de la démarche pour en faire ton métier ?

C’était un peu bipolaire. A la fois, c’était très naturel, pour moi il y avait une logique pour qu’aujourd’hui ça entre dans ma vie et que ça devienne quelque chose de très important. A la fois, c’était tellement soudain, je n’arrivais pas à réaliser le sérieux de la chose.
J’ai commencé à composer en janvier 2015 et j’ai signé chez Barclay en août de la même année. Dans la même énergie que je finissais mes journées de couturière et que je composais ensuite, Dan finissait ses journées de boulot au studio et s’amusait ensuite avec mes maquettes. C’était un bon échange. Hyper frais. On n’a pas venu venir le tournant hyper sérieux de la chose. C’est lui qui a fait la démarche d’aller voir ses contacts. Avoir un retour c’était une curiosité énorme pour moi aussi. On avait une vingtaine de chansons.

Mais t’es passée de rien à boulimique de l’écriture. Tu as rattrapé le temps perdu ?

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans le cerveau. Il y a vraiment des moments où j’ai besoin de composer. Il y a des phases aujourd’hui où je compose tout le temps. Pour moi c’est comme quelqu’un qui a besoin de danser. Il y a quelque chose d’hyper instinctif, d’animal, que je ne bride pas du tout.

Tu chantes uniquement en anglais. Pourquoi ?

J’ai plein d’origines différentes. Mon père est sicilien, pied noir, ma mère est allemande et russe. Ma mère me parle en allemand, j’ai fait des études en lettres. Du coup, j’ai un rapport aux langues assez développé. Ma culture est très ouverte. L’anglais vient de ça et du fait que mon influence musicale est vraiment anglaise.
Je suis fan absolue de Charles Aznavour et de parties de la musique française mais j’ai vraiment été bercée dans l’anglais. L’un des artistes qui me fascine et m’influence beaucoup est Bill Withers. Il y a aussi les grands classiques comme Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Etta James

Dans la centaine de chansons que tu as écrites, il n’y en a pas une en français ?

Récemment ça m’est arrivé. J’ai fait une chanson où des paroles sont en français. C’était hyper difficile. Je pense que l’anglais, quelque part dans ce processus émotionnel d’exprimer quelque chose, me permet de filtrer. De parler en anglais, c’est moins face to face par rapport à ce que je dis.Yorina

Alors que c’est un EP très personnel, les chansons sont très intimes…

Mes lyrics sont très concrètes. Même si c’est très émotionnel ça reste très pragmatique. L’anglais m’a permis de dire les choses très simplement. En français c’était compliqué, comme c’est ma langue de base, il y avait un rapport pas assez distancé pour m’amener vers quelque chose de nouveau. Bizarrement aujourd’hui, je sens que ça nait, doucement. Ça ne veut pas dire que je vais faire un album en français mais j’ai fait plein de reprises toute seule dans mon studio en français. J’ai découvert aussi un truc dans ma voix en chantant en français.

Peut-être sur scène qui sait ?

Je voulais faire une reprise, une chanson de Maître Gims que j’adore. C’était ma première expérience en français. C’est la chanson Changer. De base, il y a plein de choses chez Maître Gims qui ne sont pas mon délire, mais il y a certaines de ses chansons où j’ai été prise.

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On a eu un gros coup de cœur pour la chanson Dry your tears. Peux-tu nous en dire plus ?

Elle est hyper significative de ce que représente cet EP, c’est pour ça que je l’ai appelée comme ça aussi. J’ai vraiment, grâce à la musique et grâce à ses chansons, pu sécher mes larmes. Vraiment. C’est pour ça qu’il y a une certaine mélancolie, ça m’a permis de vivre en harmonie mon passé, avec les choses un peu dures que j’ai pu vivre.
Je suis passé par ces larmes et c’est ce geste de les sécher avec la main, j’efface, c’est tombé ça fait partie du processus. La musique c’était un renouveau, j’ai ouvert une nouvelle porte.

La chanson Waiting clôt l’EP. Qui est cette mystérieuse personne que tu attends ?

J’ai perdu mon frère il y a 5 ans d’un cancer, assez violemment et dans cette chanson j’ai voulu exprimer cette sensation que j’ai pu avoir après sa mort. C’est une période un peu de néant où on est en roue libre totale. C’était vraiment cette sensation, que j’ai encore aujourd’hui ce qui est assez fou avec le deuil, quand on pense faire le deuil mais qu’on ne le fait jamais en fait.
Je trouve que même dans les relations amoureuses où aujourd’hui on peut être encore imprégné d’une personne passée avec qui on n’est plus depuis des années. J’avais envie d’exprimer cette sensation d’attendre, c’est très passionnant je trouve. Cette solitude qui est liée à quelqu’un. C’est assez perturbant aussi.

Ton dernier coup de cœur musical ?

J’ai une fixette avec Kanye West et j’ai beaucoup aimé Sigrid.

Ton dernier concert ?

Concrete Knives au Printemps de Bourges.

Le duo de tes rêves ?

Maître Gims 🙂

Une chanson que tu aurais aimée avoir écrite ?

Issues de Julia Michaels.

Interview by Joan

Yorina

Yorina
Dry your tears
(Barclay / Universal Music France)

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Yorina : en état de grâce au Pop-Up du Label

Il fait beau en ce lundi de juin et on se presse au Pop-Up du Label pour découvrir Yorina, la nouvelle artiste qui grimpe sur la scène parisienne.

La claque de la première partie

Ce soir, pour sa première partie, Yorina a convié Degree : jeune lauréat du prix Nouvelles Scènes Music Machines 2018 par Les Inrocks Lab (prix attribué par le passé à des artistes qu’on ne présente plus comme Eddy de Pretto ou encore Feu!Chatterton). C’est dire si on s’attend à une belle découverte !

C’est un artiste timide qui monte sur la scène pour entamer son set. Voix mélancolique et profonde, déhanché sensuel et rythmes électros, Degree nous emporte rapidement en quelques tracks bien enchaînés. Il y a du paradoxe dans la musique de Degree. Et quand il prend sa guitare, c’est en douceur qu’il se révèle avec des sonorités qui ne sont pas sans rappeler des artistes comme James Blake.

On est conquis par cette première partie qu’on ne peut que vous inviter à écouter, si ce n’est pas encore fait…

Yorina

La révélation Yorina

C’est dans des applaudissements du public qu’apparaît Yorina, en toute simplicité : pieds nus, robe à pois, longue chevelure blonde. Elle irradie de grâce dès les premiers accords de son EP Dry your tears.

La musique de Yorina, c’est un peu comme une plongée dans les 70’s, portée par une voix élégante, une orchestration simple et un song-writing mature, que vous n’auriez pu ne jamais entendre. Car oui, il y a encore trois ans, Yorina était couturière. Et c’est lors d’une soirée chez Dan Lévy (The Do) qu’elle se met à chanter. Une vraie révélation. Elle commence alors à écrire et à composer.

YorinaC’est ainsi qu’elle débarque aujourd’hui pour susurrer à notre oreille une pop flamboyante.

Let me Belive, Dry Your Tears, Wild as a horse, les titres s’enchaînent et on regrette qu’il n’y en ait pas plus.

En rappel, elle nous surprend avec une reprise Pas vraiment fini comme elle l’annonce, de Changer de Maître Gims. Choix étonnant mais qui achève de nous convaincre : en anglais ou en français, Yorina transperce notre âme avec sa voix lumineuse.

Elle ne cesse de remercier l’assistance. En effet, c’est son premier concert et il est complet. Pour nous, c’est pourtant une évidence : la lumière est faite pour elle.

Report by Sarah

Yorina

YORINA
EP Dry Your Tears

(Barclay)

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Barbara Pravi en interview : on a parlé métier, féminisme, étoiles & Pagny

Pour ne rien vous cacher, la chanson Pas grandir tourne en boucle dans notre playlist depuis que nous avons découvert Barbara Pravi.
Après sa participation à la comédie musicale Un été 44 et les premières parties de Florent Pagny, la jeune artiste a sorti son 1er EP.
C’est au lendemain de son concert au YOYO à Paris où elle assurait la première partie du Britannique Calum Scott que nous avons rencontré Barbara Pravi pour une interview pleine de bonne humeur.
Rencontre avec une personne passionnée et passionnante.

INTERVIEW-SELFIE / Barbara Pravi.

Selfie original pour UsofParis
(c’est la tête que fait Barbara Pravi quand elle envoie des selfies à ses amis 🙂 )

USofParis : Dans le clip Pas grandir, on découvre des images de toi enfant adolescente en train de chanter notamment dans ton salon. C’était un rêve d’enfant de faire ce que tu fais aujourd’hui ?

Barbara Pravi : Je crois mais je n’ai jamais pensé que je pourrais y accéder. Je rêvais d’être Céline Dion mais je me suis jamais dit que ça pourrait arriver parce que je suis quelqu’un d’assez consciente des choses et de la vie. Je ne m’étais jamais dit que c’était possible parce que, pour moi, il fallait soit être née dans ce milieu, soit avoir des connaissances, soit avoir pris des cours…
Tu ne sais jamais vraiment comment accéder au milieu de la musique, c’est très flou. C’est pas en chantant dans un bar ou alors c’est que t’as une chance de dingue et que quelqu’un te repère.

Tu as déjà chanté dans un bar ou tu t’es déjà inscrite à une émission de télé-crochet ?

Jamais jamais ! The Voice c’est une autre démarche. Je pense que je n’aurais pas du tout ma place là-dedans. En fait, je me considère vraiment plus comme auteure et comme interprète, mais interprète au sens un peu vieux du terme. Les gens qui font The Voice, je trouve que ce sont plus des techniciens de la voix. C’est des performers et moi je ne suis pas une performeuse.

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Quel a été le déclic ? Qu’est-ce qui a fait qu’aujourd’hui tu as sorti un single et que tu prépares un EP ?

C’est le droit ! J’ai fait du droit après le bac, pendant 2 ans. Je l’ai fait pour mes parents. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, j’étais un peu nulle à l’école mais pas assez nulle pour faire du droit. Je me sentais tellement mal et enfermée là-dedans que je me suis dit : « J’ai 20 ans, la seule chose que j’aime faire c’est chanter, je ne sais pas comment je vais faire, je ne sais pas comment y arriver. Je me laisse jusqu’à 25 ans. ». A l’époque je n’écrivais pas encore. Moi pour faire les choses, il faut qu’il y ait un déblocage dans mon cerveau.
Un jour, j’ai eu une amie au téléphone qui m’a dit « Barbara t’es trop débile, arrête le droit et fais de la musique ! » Au moment où elle m’ a dit ça c’était une évidence. Avant ça, je n’y avais jamais pensé ou alors mon inconscient devait y penser.

Et tu as rencontré Jules Jaconelli ?

On s’est rencontré il y a 4 ans. Il revenait des USA et il voulait bosser sur des projets. Il s’était dit qu’avec un peu de chance il se trouverait une chanteuse ou un chanteur. On s’est trouvé et on a fait tout l’album ensemble. Je l’ai rencontré dans un bar. Je buvais des coups. C’était un hasard. On avait un ami commun qui était le responsable du bar. Je travaillais juste en face.

Pourquoi autant de temps ? 4 ans c’est long…

A l’époque, je n’écrivais que pour moi. Le temps de découvrir l’univers, de me découvrir dans les textes, la manière d’écrire. Je crois qu’aujourd’hui j’ai trouvé une façon d’écrire qui me plaît, qui me correspond. Mais ça prend du temps, parce qu’au début tu testes pleins de choses. On a fait 4 ans de chansons. Je suis partie de zéro, je ne suis pas arrivée avec mes textes. J’avance lentement mais j’avais besoin de ce temps.

Sur ta story insta, tu as partagé un mail de Monoprix qui disait que cela faisait 1 an que tu avais postulé chez eux et qu’ils retiraient ton CV de leur base de données…

Oui 🙂 il y a un an, j’ai dû faire une crise, une dépression 🙂
Ça fait 3 ans que je suis signée chez Capitol, ça fait 3 ans que je suis chez un label. Mais c’est très compliqué quand tu es signé comme artiste en développement dans un label parce qu’on est beaucoup.
Il suffit que la personne qui dirige le label à ce moment-là ne croit pas en toi pour que tout le monde te mette de côté.
La personne qui m’a signé voulait faire une chanteuse, elle ne voulait pas que j’écrive. J’ai dit non et j’ai été mise de côté. Le patron a changé et a compris qui j’étais, ce que je voulais faire et depuis on travaille sur mon projet.
En vrai, j’ai dû postuler chez Monop’ y’a 3-4 ans parce que depuis 2 ans ça va très bien dans la musique 🙂

Barbara Pravi

Au Yoyo, on t’a découverte hyper à l’aise sur scène, tu as joué dans la comédie musicale Un été 44. Est-ce que cela t’as aidée ?

Alors pas du tout. C’est les premières parties de Florent Pagny je pense. Un été 44 c’était génial, c’était ma première fois sur scène. C’est très drôle mon parcours parce qu’à chaque fois que j’y repense j’ai l’impression que tout est hyper logique. Ça se fait par petites touches mais pour moi c’est absolument parfait.
J’avais jamais fait de scène 
et je crois que c’est le truc le plus difficile parce que tu es à poil, mais total ! Y’a plus aucun filtre entre ce que tu es et les gens ! Dans Un été 44,  j’étais un personnage, tout est écrit et millimétré, tu débordes pas d’un cadre.
Quand tu connais ton texte, tes pas, tu n’as plus qu’à chercher les émotions en toi qui font que lorsque tu vas chanter tu vas toucher le public. Mais le jour où je me suis retrouvé à chanter mes chansons au Réservoir, j’ai passé 45 minutes, les mains crispées sur le pied du micro. Par contre, à force de chanter mes chansons devant un public ça m’a rendue plus à l’aise.

Tu as fait les premières parties de Florent Pagny, avec notamment des Zénith et Bercy. Impressionnant ?

Bercy, franchement c’est pas le plus impressionnant. Le Yoyo, c’est plus impressionnant parce que les gens sont debout, devant toi, tu les vois tous. Pour Florent Pagny, les gens étaient assis, la distance entre la scène et public est grande. c’est tellement grand que les gens tu ne les vois pas en fait, c’est une masse de visages un peu flou. Alors qu’au Yoyo tu vois tout, les expressions, les regards, les gens qui filment.

Est-ce que Florent Pagny t’as donné des conseils ?

Non mais il m’a fait beaucoup de compliments. Il écouté beaucoup lorsque je faisais ses premières parties et surtout mes balances. Il est très drôle parce que tu ne sais jamais quand il va arriver, il tape à ta loge et il dit (elle prend une autre voix et fait les mêmes mimiques que Florent Pagny) : « C’est précis ! La voix et très très précise ! Alors là vraiment je suis bluffé. » et il part.
Il est très très sympa, très présent. Il dit bonjour à tout le monde. Y’a peut-être 55 personnes qui bossent pour lui tous les jours, il dit bonjour aux 55 personnes. Je trouve ça génial. Pour moi, ça me paraît normal, il paraît que dans ce métier ce n’est pas normal, je trouve ça fantastique. Il est très humain. J’ai eu beaucoup de chance, entre Calum et Florent, j’ai une bonne étoile.

Dans les chansons que l’on a déjà découvertes tu parles beaucoup de ton enfance, du passé, avec une certaine nostalgie. Est-ce le sentiment que tu as lorsque tu as écrit ces chansons ?

Barbara Pravi : Ce n’est pas de la nostalgie dans le sens négatif du terme, c’est de la nostalgie positive. J’ai eu beaucoup de chance, mes parents sont encore ensemble, ils sont très amoureux, ils nous ont éduqué dans l’amour. Je me rends compte que je suis quelqu’un qui a besoin de donner beaucoup d’amour parce que mes parents m’en ont donné tellement. Du coup, je suis une grosse boule d’amour. Et je suis tout le temps de bonne humeur parce que ma mère est toujours de bonne humeur. Je n’ai rien à regretter dans mon enfance. J’ai eu une très jolie insouciance, j’ai toujours pu faire ce que je voulais. J’ai toujours pu être très indépendante dans mes choix. C’est de la nostalgie positive.

Même pour Louis ? Parce que tu l’as introduite de façon un peu brutal avant de la chanter au Yoyo : « La prochaine chanson raconte l’histoire d’amour que j’ai vécu avec un con… »

🙂 Parce qu’aujourd’hui j’aimerais me dire que je ne laisserais jamais personne me foutre un plan comme ça. C’est odieux. Il n’y a pas de nostalgie. Je me rappelle très bien du moment où j’ai écrit cette chanson et c’était de la tristesse. C’est ce moment où tu as l’impression que tu ne vivras plus jamais rien d’autre et que le sentiment est dévastateur. Aujourd’hui, ça n’en est plus mais à chaque fois que je la chante j’essaie de me souvenir de ce que je ressentais à ce moment là. C’est la première fois que j’écrivais en ne pensant pas journal intime mais poème.

Il sait que tu as écrit une chanson sur lui ?

C’est très drôle, parce qu’aujourd’hui on s’entend bien, je l’ai croisé y’a pas très longtemps je lui ai filé un EP parce que j’en avais un dans mon sac. Le lendemain il m’a envoyé une vidéo qu’il y a sur Youtube d’une première partie de Florent Pagny, où justement j’introduis la chanson de la même façon, et il m’a écrit « Je ne sais pas qui c’est ce connard mais franchement la chanson est trop belle ».

Qu’est-ce qui t’influence et t’inspire pour ta musique ?

Je me suis toujours inspirée des chansons françaises un peu ancienne. Edith Piaf, par exemple, ses textes sont fantastiques. J’écoute pleins de choses. J’ai envie de faire quelque chose de très populaire. La pop américaine réussi à faire des choses très réfléchies, pas du tout grossière et en même temps très populaire. En France, on a un bagage musical qui fait qu’on ne pourra jamais faire ce qu’ils font, au même titre qu’eux ne feront jamais ce qu’on fait nous. Il y a une balance à faire entre les deux. Un espèce de truc semi-français par les textes et semi-américain dans les sonorités et c’est vraiment ce que je recherche.

Comment as-tu rencontré Calum Scott ?

C’est nos labels qui nous ont mis en relation. C’était un petit pari car ils ne peuvent pas savoir si les artistes vont s’entendre et ils ont eu tout juste. On est vraiment en passion l’un pour l’autre. Love at first sight. Il m’a envoyé des « Je t’aime » ce matin, on s’adore.

Et vous avez enregistré un duo pour ton EP ?

On a enregistré « son » duo. On a fait You are the reason, en version franglaise. J’ai écrit la partie française avec Tomislav Matosin avec qui j’ai adapté Kid aussi.

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D’ailleurs cette version de Kid d’Eddy de Pretto, tu l’as faite pour la Journée internationale des droits des femmes ?

Barbara Pravi : À la base, je l’ai faite parce que j’avais ressenti le besoin de le faire. Je l’ai faite 3 mois avant, Kid venait de sortir il y a quelques semaines. Il y avait l’affaire Weinstein avec toutes ces contradictions qu’il y avait sur les #BalanceTonPorc, #MeToo, et puis les mecs qui trouvaient ça ridicule. Certaines meufs aussi. Il y avait toute une espèce de polémique, contre polémique, anti polémique. Ça m’a semblé être une évidence de reprendre cette chanson. Dans la manière dont le texte est découpé et dans ce qu’il prône, je me suis dit que je pouvais faire la même chose pour les femmes. Et le 8 mars c’était le bon moment pour la sortir. Ça faisait longtemps que je pensais à la sortir, et surtout la sortir en image.

As-tu eu un retour d’Eddy de Pretto sur cette adaptation ?

Je sais qu’il l’a écouté et il m’envoyé un petit message sur Instagram en me félicitant.

En reprenant ce titre mais aussi Dommage de Bigflo & Oli, il y a un du féminisme derrière tout ça. Tu es féministe ?

Je pense qu’à moins que tu sois misogyne tu es féministe. Mais j’aime pas le mot. Le problème avec ça c’est que les limites sont très minces entre être super lourde et juste vouloir quelque chose de normal qui est l’égalité. Mais l’égalité c’est délicat parce que je trouve que le fait qu’un homme te tienne la porte pour te laisser passer c’est de la galanterie. Tu vois la limite ? L’égalité des salaires, le fait qu’on ait tous les mêmes chances de réussite ça c’est des vrais sujets. Dans le féminisme on colle pleins d’étiquettes et de faux sujets, pleins de faux problèmes. C’est là dedans que je suis féministe.

J’ai beaucoup lu le terme de « femme-enfant » lorsqu’on parle de toi, est-ce que tu penses que c’est un terme qui te correspond ? Parce que tu as une chanson qui a pour titre « Pas grandir », la presse t’a mise dans une case et je pense vraiment que ça ne correspond pas à ta musique.

Barbara Pravi : En fait, je me suis rendu compte avec le recul que ce titre ne me faisait pas forcément du bien. Juste le titre, le « Pas Grandir ». C’est dommage parce que la lecture profonde de ce texte est beaucoup plus impactante et beaucoup plus forte, c’est juste qu’il faut aller écouter jusqu’au deuxième couplet.
C’est toujours ce même truc, quand tu es une nana sympathique, pas très grande, souriante et qui n’est pas tout en selfie, tout en « je te toise », tu es considérée comme un enfant. Non j’ai 25 ans, je suis une femme. Un femme avec des problématiques de femme qui a été enfant.

On est donc d’accord !
Tu as un univers visuel bien marqué, que ce soit tes clips, tes photos, cette présence des fleurs. On adore. C’est toi qui a eu l’idée ?

Barbara Pravi : Je fais tout tout tout. J’écris mes clips. J’adore l’image. J’ai bossé la pochette du single et de l’EP avec Anthony Souchet (Anthony Souchet a mis en scène Un été 44, il est aussi producteur et conseiller artistique notamment de Mylène Farmer). Je regarde pleins de choses, beaucoup de films anciens, et pour la pochette j’ai été inspiré d’Audrey Hepburn qui a une photo avec des fleurs comme ça.

Tu seras sur la scène des Étoiles le 28 juin 2018, qu’est-ce qui attend le public ?

Je vais proposer les titres que je fais d’habitude mais en version groupe. Pour les premières parties, je n’avais qu’un guitariste, là nous serons 3 sur scène. Il y aura les reprises d’Eddy de Pretto et de Big Flo & Oli. Et aussi des titres inédits.

Ton dernier concert ?

Eddy de Pretto à la Cigale, c’était vachement bien ! 

Ton dernier coup de coeur musical ?

Tim Dup, c’est un gars qui s’accompagne au piano et c’est très beau, c’est presque du slam mais en même temps il chante. Il a une manière d’écrire très à vif que j’aime beaucoup.

Ton duo de rêve ?

Céline Dion ! Mais je ne sais même pas si j’aurais envie de faire un duo avec elle. J’aurais peur que ça casse le mythe.
J
acques Brel ou Nougaro… ou Edith Piaf. Putain je suis nulle je prends que des ieuv 🙂 Bigflo & Oli !

Une chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

Dommage de Bigflo & Oli.

Ton guilty pleasure ?

Franchement Lorie et Priscilla c’est la folie. J’ai réécouté en tournée sur la route, mais c’est génial. Les prods de ces chansons sont géniales. Les premiers albums après ça part un peu en couille.

Une bonne adresse à Paris ?

Le District (80 rue Montmartre Paris II), c’est ma cantine le midi et Etsi (23 rue Eugène Carrière Paris XVIII)c’est un resto grec, le soir pour diner.

Ton endroit préféré à Paris ?

La cour carrée, au coucher du soleil, au moment où les lumières s’allument dans la cour, en plus y’a toujours un mec qui joue du violoncelle, c’est magnifique.

Interview by Joan

Barbara Pravi

Barbara Pravi
EP
(Capitol Music France / Universal Music France)

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Tamino en interview : on a parlé Amir, Leonard Cohen & influences

RDV à la terrasse du Point Éphémère pour découvrir Tamino, la révélation belge de passage à Paris pour sa première date parisienne. C’est en toute timidité et humilité qu’il s’est confié à nous autour de son premier album Amir, encensé par la presse.
Il est à voir absolument sur scène : le 6 mars 2018 à la Cigale. 

INTERVIEW-SELFIE

Tamino
selfie exclu pour UsofParis

USofParis : Tamino, ton premier album Amir arrive tout juste comment te sens-tu ?

Tamino : Super ! Je suis juste très heureux.
J’ai composé et écrit ces titres quand j’avais 18-19 ans et que je vivais à Amsterdam. C’est donc beaucoup d’attente, à l’échelle de ma courte vie. Mais c’est normal, cela prend du temps. Aujourd’hui, je suis juste content.

Tu es souvent décrit comme étant un artiste dark, ténébreux. C’est comme cela que tu te vois ?

On dit ça de moi ? Ah bon ? Je ne sais pas… peut-être que ma musique est dark mais je ne me considère pas comme étant quelqu’un de sombre.

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Tu es belge et égyptien, comment cela influence ta musique ?

De manière très naturelle. Je veux dire que je n’aurais sûrement pas connu toutes les musiques arabes que je connais et que j’aime si je n’avais pas été égyptien. Et je n’aurais pas connu tous les sons occidentaux que je connais si ma mère n’avait pas d’aussi bons
goûts. Vos parents vous influencent toujours en un sens, les musiques qu’ils écoutent quand vous êtes enfants vous marquent : tout ce que j’aime, que je n’aime pas, ou qui m’inspire vient d’eux.

Qu’est-ce qui influence ton écriture ?

Tout. La vie. L’art des autres, leur écriture, leur musique…

Tamino

Qui t’inspire comme musicien ?

Il y en a beaucoup ! Mais si je ne devais en choisir qu’un, je dirais Leonard Cohen. J’ai beaucoup appris grâce à lui. Mais je n’ai pas la prétention de me comparer à lui.

Tu es entré au conservatoire à 17 ans, pourquoi si tard ?

C’est tard ? Ici, en Belgique, ce sont des études que vous faites après le bac. J’étais d’ailleurs l’un des plus jeune au conservatoire d’Amsterdam car beaucoup de gens essaient autre chose avant de réaliser qu’ils veulent faire de la musique. Moi, je l’ai su très jeune.
J’aurais d’ailleurs aimé pouvoir aller au conservatoire avant car je n’aimais pas particulièrement le lycée. Je n’avais qu’une hâte c’était de rentrer chez moi le soir pour faire de la musique.
Le conservatoire, c’était vraiment super et en même temps tout était nouveau : je vivais seul pour la première fois, dans une nouvelle ville, avec un tas de nouvelles personnes. Je pense que ce sont des choses qui influencent votre musique.

Tu as aimé Amsterdam ?

Oui, j’ai aimé y étudier, y vivre, y être avec mes amis. C’est une belle ville. Mais j’ai réalisé que ce n’était pas LA ville où je voulais vivre. Je ne l’ai pas encore trouvé mais j’adore Paris, il y a une superbe énergie !

Comment est la scène musicale belge aujourd’hui ?

Il y a beaucoup d’artistes et de styles très différents, de Stromae à Warhaus. Il y a vraiment énormément de talents, mais nous sommes aussi modestes et humbles c’est pour ça que la Belgique ne va pas conquérir le monde 🙂

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Quelle chanson écoutes-tu en boucle en ce moment ?

Catch it de Iceage, nouvelle chanson d’un groupe danois que j’adore.

Et si tu devais écouter une seule musique pour toujours ?

Pour toujours ? Je ne pas en nommer une seule ! Mais je pense à quelque chose…ce n’est pas que je pourrais écouter ça tous les jours, mais quand tu parlais de boucle tout à l’heure, ça me fait penser au compositeur William Basinski. Il a assisté à la chute du World Trade Center en 2001 et c’est là qu’il a terminé ses Desintegration Loops : c’est littéralement une boucle d’une pièce classique d’environ une heure. Ce n’est pas ma chanson ultime mais c’est vraiment quelque chose que je peux écouter facilement.

C’est ta première fois à Paris en tant que tête d’affiche. Tu te sens comment à quelques minutes de monter sur scène ?

C’est dingue ! C’est complet…c’est juste incroyable ! La dernière fois que je suis venu à Paris, je faisais la première partie de Warhaus à La Maroquinerie et c’était tellement bon. Le public ici est adorable, c’est pour ça que j’aime jouer à Paris. Je sens qu’en France, les gens
comprennent vraiment ma musique. C’est le début d’une belle histoire avec les Français.ses…

Interview by Sarah

Tamino

Tamino
Album Amir 
(Caroline International)

En concert au Café de la Danse le 19 novembre 2018
et à la Cigale le 6 mars 2019 

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Pyrit : embarquement immédiat pour Control #livereport

Ce mercredi, Thomas Kuratli alias Pyrit, nous invite à plonger dans son univers dark mélancolique peuplé d’imageries extraterrestre et temporelle. Tout le monde se presse dans la salle brute du Point Éphémère pour écouter le 2e album du multi-instrumentiste suisse-allemand. Deux ans déjà depuis la sortie du majestueux UFO qui nous avait transporté dans un ailleurs cosmique, dans un paysage lunaire, où l’homme se transformait en machine… Avec Control, on explore les méandres de cette vie après cette transformation.

21h30, embarquement pour l’univers Pyrit.
Les lumières s’éteignent, une silhouette sombre se dessine derrière les instruments, le Point Éphémère se tait. La litanie de Pyrit commence au battement d’une lumière sur scène quasi stroboscopique. Et on en prend plein les oreilles : guitare, voix, batterie, sons robotiques et métalliques venus d’ailleurs. Pyrit est un être habité par la musicalité.

Pyrit

Peu à peu, l’artiste se dévoile et ôte sa cape. Il rentre alors dans une transe gestuelle et la foule est comme hypnotisée par l’ovni auditif Control. On est dans une navette spatiale avec lui, pour un aller sans retour vers un paysage dévasté où l’on peut apercevoir un corps extra-humain émerger d’une terre noire et lever la tête vers un soleil froid.
Car oui, Pyrit fait de la musique cinématographique et on ne peut empêcher les images cosmogoniques de se bousculer. Fantasmatique album où les titres hypnotiques comme l’incroyable Wolgaslheper se mêlent à des titres mélodieux, le spatial Spit it Out et le sensuel Another story. Avant de partir à la dérive sur (le) Styx.

Le final fait trembler les murs noirs et l’artiste disparaît comme dans un souffle.
Retour sur Terre.

I don’t want to be there, I don’t want to lie chante Pyrit sur Another story… Nous, on avait décidément envie d’être là et les promesses ont été tenues.

by SarahPyrit

Pyrit
Nouvel album Control
(Bookmaker Records)

 

page FB officielle : facebook.com/pyritpyrit 

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