Blanche Gardin à L’Européen : déflagration générale !

Blanche Gardin quitte sa péniche (La Nouvelle Seine) pour agrandir considérablement le nombre d’initiés à son humour noir-trash-cash #nofiter
À L’Européen, elle envoie des séries de décharges exceptionnelles. On ne les voit pas venir. C’est direct dans la face, uppercut et à rebours. Une vraie leçon d’humour avec Je parle toute seule.
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On croit rêver, mais est-ce vraiment un rêve ? Parce qu’on n’imaginait pas, ni n’avions réellement envie d’entendre parler de sévices sur les animaux, de suicide, de problème de digestion, de mort d’un proche ou de cordon de lunettes.
Des sujets forts et bien touchy abordés avec une exigence quasi chirurgicale.
Blanche Gardin c’est Dexter. On ne lui prête pas forcément de morale, ni de réelle sensibilité. À première vue, on pourrait lui faire confiance mais elle est capable de vous balancer un coup de scalpel dans le cou sans vous en rendre compte.
Car son humour est subtil. Bien sûr, il y a des punchlines qui décapent – que la prochaine graine de stand-upeur qui souhaite connaître le succès et aussi Gad Elmaleh version SNL aillent prendre des cours avec Blanche.
Il y a aussi les révélations après coup. L’info en plus, comme dans un JT, qui vient vous titiller le cerveau et vous faire relire toute l’histoire qu’elle vous a donnée en pâture, sous un nouvel angle.
Et souvent ça pique encore plus !

Réalité crue

Le gros problème avec Blanche c’est que tout sujet traité est quand même réaliste, même dans son traitement, son énoncé.
Et l’exigence de vérité conduit Blanche à déplier des arguments qu’il est parfois bien difficile de contester. Notre monde est à la fois tragique et un incroyable terreau pour une observatrice avisée, au regard perçant.
Ça peut grimacer jaune quand on est un être sensible ou se tordre de rire quand on a la distance adéquate.

Les apparences sont trompeuses

Toute dépressive qu’elle est, Blanche soigne pourtant son apparence.
Ce vendredi soir, alors que deux amoureuses se réchauffent au premier rang et que la beauté incendiaire nommée Audrey Fleurot est dans la salle, la comique arborait une jupe avec grosses touches rouges, rehaussée de chaussures à talons.
Blanche est peut-être une fille perdue, mais elle n’a pas le cheveux gras pour autant.
Blanche Gardin c’est la « joie du collectif », l’audace de l’impossible, la dépressive qui ne lâche pas les armes, la forcenée prête à tout pour ne pas périr seule.

Blanche Gardin – Je parle toute seule

Mise en scène : Maia Sandoz

à L’Européen
5, rue Biot
75017 PARIS

jeudi, vendredi et samedi à 21h30

Reprise du 4 mai au 24 juin 2017
Jeudi, Vendredi, Samedi à 20h30

Spectacle interdit (tout du moins non recommandé, NDLR) aux moins de 17 ans

Page Facebook officielle de Blanche Gardin

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