Archives de catégorie : Cinéma

Jusqu’à la garde : Léa Drucker, Denis Ménochet exceptionnels !

Film fort, Jusqu’à la garde offre deux rôles en or à deux comédiens de très grand talent : Léa Drucker et Denis Ménochet. Xavier Legrand nous révèle aussi un jeune talent assez incroyable : Thomas Gioria qui interprète son premier rôle à l’écran.
Voici 3 très raisons de voir ce film. 

Jusqu'a la garde

Jusqu’à la garde : cinéma instinctif 

C’est Léa Drucker qui le décrit le mieux : « Xavier a un instinct de cinéma le plus puissant que j’ai pu rencontrer. »
Le cinéaste s’est documenté longuement avant de fixer sur papier son histoire.
Denis Ménochet n’a pas lâché le script quand il l’a reçu : « je l’ai lu un soir 2 fois de suite, c’était tellement prenant !«  

La proximité avec les personnages est troublante. Si bien que l’on a de l’empathie simultanément pour cette femme et cet homme qui se déchirent la garde de leur plus jeune enfant, Julien – d’autant plus que l’on ne connaît pas les raisons exactes de leur séparation.  

On ne sort pas indemne d’un récit comme celui-là, et c’est tant mieux. Il y a eu un débat passionné après la projection, les points de vue pouvant diverger. 

Le réalisateur confie ses références : « Kramer contre Kramer pour débuter, puis La Nuit du Chasseur » Et on vous laisse deviner, en salle, le 3e film.

Denis Menochet : un roc taillé sur-mesure

L’acteur révélé au monde entier par Tarantino est rare, trop rare, au cinéma français.
Il a un physique de roc, d‘ours au regard tendre. Antoine, son personnage, intrigue, sans doute parce que nous sommes des hommes, sans doute parce qu’il est touchant aussi. 

Jusqu'a la garde

Ses rapports aux autres sont compliqués, le désarmour de ses enfants nous questionne. Il y a pourtant des « mon coeur » dans sa bouche à l’attention de son fils Julien.
« Un rôle comme ça, c’est un cadeau ! Je me suis enfermé pour l’incarner, ça a été long.« 

Léa Drucker : grave et lumineuse 

On pourrait suivre Léa Drucker les yeux fermés tant ses choix artistiques sont pertinents, aussi bien au cinéma qu’au théâtre. Jusqu'a la garde Ici, elle interprète Myriam, une femme en conflit avec son ex-mari, une mère de famille qui protège ses petits. La comédienne partage : « en lisant le scénario du court-métrage, j’ai eu l’impression de connaitre cette femme. Après les projections, des femmes venaient me voir et me confiaient leur histoire personnelle. »
Forte pour certains, effacée et angoissée pour d’autres, Myriam est mutique mais pas pour autant inactive.
Elle se débat, affronte, esquive avec ce qu’elle a de vibrations en elle.

J’ai volontairement dévoilé très peu du récit.
Ne lisez pas tout ce qui est écrit sur ce film ou disséqué. Il faut le voir sans apriori pour avoir le choix de son propre point de vue. L’expérience n’en sera que plus intense. 

Jusqu'a la garde

Jusqu’à la garde 

de Xavier Legrand

Avec Denis Ménochet, Léa Drucker, Mathilde Auneveux, Florence Janas, Thomas Gioria

Sortie le 9 février

Merci à Ciné + pour l’avant-première et la rencontre avec l’équipe du film

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Last Flag Flying : un road movie pour l’honneur

Hollywood a toujours su mettre en scène des histoires sur nos guerres modernes, révélant les désastres humains et psychologiques qu’elles entrainent.
Last Flag Flying est un film poupée russe qui fait résonner deux conflits majeurs de ce pays, à 30 ans d’intervalle.
Des acteurs sensibles, un scénario subtil et sans misérabilisme, au service d’une œuvre bouleversante.

Last Flag Flying

Last Flag Flying : la rédemption

2003, la guerre d’Irak menée par un pays bousculé par le 11 septembre bat son plein. Larry « Doc » Shepherd (Steve Carell) vient de perde son fils, un marine tué à Bagdad. Il est à la cherche d’anciens camarades Marines qui ont fait la guerre du Vietnam à ses côté. Il veut qu’ils l’accompagnent à la sépulture de son fils au cimetière militaire d’Arlington.

Last Flag Flying

Mais, depuis la fin de leur engagement, Sal Naelon (Bryan Cranston) et Richard Mueller (Laurence Fishburne) ont totalement changé de vie. Et tous deux ont évacué  leur ancienne vie de combattant. Sal est devenu patron de bar désabusé et retord. Richard a renié son passé militaire en devenant pasteur, et s’est marié.
C’est sans compter un secret resté dans la jungle vietnamienne qui lie Sal et Richard au Doc. C’est ce secret qui va permettre à Larry d’entrainer ses vieux compères dans ce road-movie.

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Semper Fidelis : toujours fidèle

Cette histoire est baignée de combats multiples. Celui d’un père meurtri, celui de compagnons d’armes qui vivent avec une vérité cachée.
Elle offre aussi à Richard Linklater l’occasion d’égratigner la politique militaire de son pays. Tout en douceur mais avec une amertume certaine. La guerre du Vietnam fait écho à celle d’Irak.
Même but, même manipulation, même mensonge.Last Flag Flying

Malgré tout, on se surprend à être compatissant avec la froide rigueur militaire du Colonel Wilits (Yul Vazquez).
On a de l’empathie pour le soldat Washington (J. Quinton Johnson), le militaire ami du fils défunt, coincé entre l’ordre martial et la révolte des trois anciens GI’s.

Steve Carell est magnifiquement juste dans son rôle de père endeuillé. A fleur de peau, il est toujours sur le fil des émotions.
Bryan Cranston et Laurence Fishburne se révèlent être de parfaits anges gardiens ; ni totalement purs, ni totalement malveillants.
Jusqu’à la scène finale, le rôle de chacun est d’amener le « Doc » à faire les bons choix pour la dépouille de son fils.

Last Flag Flying

Sans trop de musique, ni trop de mélo, le scénario nous conduit petit à petit à un dénouement plein d’émotions.
Des émotions brutes mais douces qui permettent aux non-dits de s’estomper tout au long du film et aux personnages de chasser les fantômes du passé, pour ensemble se reconstruire.
Respectant la devise des Marines américains: Semper fidelis.

Il restera aussi de ce film le regard de Steve Carell qui reflète à merveille l’humanité de cette histoire et de ses protagonistes.
Touchant.

Last Flag Flying

Last Flag Flying
(La dernière tournée)

Sorti le 17 janvier 2018

Réalisation : Richard Linklater
Avec : Steve Carell, Bryan Cranston, Laurence Fishburne, Yul Vazquez, J. Quinton johnson, Deanna Reed-Foster et Cicely Tyson.

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#Concours : des places pour Last Flag Flying (La dernière tournée)

On vous propose de découvrir Last Flag Flying (La dernière tournée) et le trio Steve Carell, Bryan Cranston et Laurence Fishburne au cinéma.
Alors si l’affiche vous a tapé dans l’œil ou que vous aimez l’un de ces acteurs, ne manquez pas notre concours.

En 2003, Larry « Doc » Sheperd, un ancien médecin de la Navy, retrouve Sal Nealon, un gérant de bar et le révérend Richard Mueller. Tous les trois ont combattu ensemble au Vietnam mais ils ne s’étaient pas revus depuis trente ans. Larry est venu leur demander de l’accompagner aux funérailles de son fils, mort au combat en Irak et dont le corps vient d’être rapatrié aux États-Unis.
Sur la route, l’émotion se mêle aux fous-rires car les trois hommes voient leurs souvenirs remonter et ils retrouvent leur camaraderie…

L’occasion de découvrir un trio d’acteurs 100% inédit et de retrouver notre chouchou : l’excellent Bryan Cranston qui s’est illustré avec brio dans la série culte Breaking Bad.

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Last Flag Flying (La dernière tournée)

Réalisé par Richard Linklater
Avec Steve Carell, Bryan Cranston et Laurence Fishburne

Sortie en salle  le 17 janvier 2018

Plus d’infos sur la page FB officielle du film :
www.facebook.com/LastFlagFlying.LaDerniereTournee

N’hésitez pas à réagir sur Twitter ou Facebook avec #LastFlagFlying

 Last Flag Flying

CONCOURS

Des places à gagner pour Last Flag Flying (La dernière tournée) juste en dessous !

Le principe est simple : il suffit juste de remplir le formulaire avant le 21 janvier 2018.

Après tirage au sort, les gagnants recevront directement leur lot (1 place) par courrier.

Bonnes chances à tous et toutes !

Attention : Concours réservé à la France métropolitaine

Concours Ciné Last Flag Flying
Sending


Plus de jeux concours

Concours Gratuits

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La Surface de réparation : Franck Gastambide fascinant et épatant !

Rarement l’univers du foot ne s’offre au cinéma. Avec La Surface de réparation, il y fait une nouvelle incartade.
Non, ne fuyez pas de suite, car le premier film de Christophe Regin n’a pas pour thème le foot. Ce milieu est juste prétexte à dérouler une histoire de passion, d’amour et de résilience.
Avec un Franck Gastambide tout en nuances.

La surface de réparation
Selfie pour USofPAris

Au Football Club de Nantes, Franck (Franck Gastambide) est la nounou des sportifs. Il surveille les entrées en boite de nuit, materne les joueurs pour leur trouver tout ce qui leur ferait plaisir.
Il protège aussi les stars du club de leurs errances pour éviter que leurs relations adutérines se retrouvent sur les réseaux sociaux.
Jusqu’à croiser Salomé (Alice Isaaz) qui vient de coucher avec le footballeur numéro 1 du club et qui va bouleverser la vie de Franck.
C’est sans compter aussi sur le retour de l’ancien joueur vedette du club Djibril Azembert (Moussa Mansaly).
Sans statut ni salaire officiel, Franck, qui vit pour son club, va voir son quotidien remis en cause par ce duo.

La surface de réparation

Dans les coulisses du foot

La Surface de réparation n’est pas un film sur le foot.
L’univers du ballon rond ne sert que de parabole pour évoquer la vie de gens qui se retrouvent briser alors qu’une carrière rêvée leur échappe un jour.
« J’avais rencontré des gens qui n’avaient pas réussi dans le milieu du foot, raconte le réalisateur Christophe Regin, mais j’aurais très bien pu écrire cette histoire dans un autre milieu professionnel. Le personnage de Franck me ramène à moi aussi.« 

Certes Franck s’est créé une place à la marge, pour vivre et survivre mais ce n’est pas un looser pour autant.

D’ailleurs, Franck Gastambide est parfait dans ce rôle de « nounou ». Perdu dans un monde qu’il a un temps désiré.  Pour quelqu’un qui dit n’avoir « jamais pris de cours, ni fait de casting« , sa performance est subtile, franche.
Mais il a pu puiser dans « les petits boulots qu’il faisait avant le cinéma. Je suis allé chercher mes ressentis« .

La surface de réparation

Pour conter cette histoire, la maîtrise visuelle et technique de Christophe Regin est parfaite. On a aimé les plans séquences du film qui sont parfois nés d’un échange entre le réalisateur et les acteurs.

Comme pour la scène pivot du film : celle du baiser être Franck et Salomé, qui, à la base, devait être découpée en plusieurs axes, mais qui sous l’impulsion des acteurs, s’est vue transformer en plan séquence. « J’en suis assez fier,  c’est une vraie performance ! » confira Franck Gastambide. Une performance juste et sensuelle.

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So Foot! 

La Surface de réparation est un film tendre et sensible, avec certains défauts des premiers films.
On tourne parfois en rond dans les situations et la psychologie des protagonistes qui prend le pas sur la narration.
On a envie de baffer les personnages pour qu’ils se reprennent et retrouvent le bon chemin de vie.
Mais ce film met en lumière des parcours uniques et rarement vu au cinéma.
Un focus sur des écorchures psychologiques singulières avec en toile de fond une certaine forme de résilience.

Un film humain en somme.

La surface de réparation

La Surface de réparation

Sortie en salle le 17 janvier 2018

Réalisation : Christophe Regin
Avec : Franck Gastambide, Hippolyte GirardotAlice Isaaz, Moussa Mansaly.
Musique : Para One

Merci à Ciné + pour cette découverte et la rencontre avec l’équipe artistique ! 

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Bienvenue à Suburbicon : la desperate family de George Clooney

Bienvenue à Suburbicon, une ville champignon dans les USA des années 60. Ici, tout est ripoliné et propre avec des pelouses tondues à ras. Chacun connaît son voisin et lui offre une apple pie. L’harmonie règne dans cette grande communauté, comme pour la famille Lodge.
Dans cette Amérique puritaine, un événement va perturber cette harmonie totalement WASP : l’arrivée d’une famille noire, les Meyers.
Et, malheureusement pour cette dernière, c’est ce soir-là qu’un incident va bouleverser la vie de la famille Lodge.

Bienvenue à Suburbicon

Bienvenue à Suburbicon : are you sure?

Ce résumé frôle, un peu, celui d’un film social.
En fait, c’est plus un conte que trace petit à petit le scénario. Mais un conte à la sauce Cohen (les deux frères sont quatre des huit mains du scénario) : alors bienvenue à la satire, parfois au comique grinçant mais surtout à l’esprit barré.

On retrouve dans Bienvenue à Suburbicon, cette patte unique qui permet à ce si joli récit propret de glisser lentement vers un univers plus torturé.
On a tout de suite pensé au film O’Brother (2000), pour l’ambiance 60’s, les clivages raciaux, une certaine folie des personnages avec toujours cet humour noir qui surgit dans les situations inattendues. Mais en plus lent dans la narration.

Bienvenue à Suburbicon

D’ailleurs, le début assez mou du récit oblige le spectateur à se laisser prendre par la main pour accrocher à l’histoire. On se demande ce qui fait de ce film de George Clooney, un bon film.
Et puis, d’un coup, il y a ce twist. Le blanc devient gris. La banlieue paisible se change en un lieu où se concentrent la haine et la folie.

Du coup, on se dit que Suburbicon, fait une référence parfaite au  Satyricon (le livre ou le film) : une société où le bonheur de façade cache des malheurs plus grands. Une société US qui doit se battre avec ses démons.

Un casting juste !

De ce côté-là pas de fausse note.
Tous les acteurs se glissent parfaitement dans ce paysage mouvant de banlieue parfaite.

Matt Damon (Gardner Lodge) passe petit à petit d’une insipidité totale à un corps qui fait suinter la noirceur de son personnage. Julianne Moore est la parfaite godiche stéréotypée, mais qui connait très bien tous les ressorts des drames qui se jouent.
Les malfrats (Glenn Fleshler et Alex Hassell) sont de parfaites caricatures des méchants iconiques du film de genre des années 60/70.

Bienvenue à Suburbicon
Et il faut aussi rendre hommage aux deux gamins de l’histoire : Nicky (Noah Jupe), pour la famille Lodge et Andy (Tony Espinosa) pour la famille Meyers. Leur jeu est juste. Mais surtout, ces deux enfants semblent être les seuls à avoir la tête sur les épaules. Les seuls à ne pas être touchés par la folie des adultes. Ce sont eux qui bouclent le cycle de la narration de ce conte que George Clooney a voulu réaliser.

Bienvenue à Suburbicon n’est pas forcément le meilleur film de George Clooney, mais une réelle parenthèse qui offre une histoire tout de même bien différente de la production actuelle.

Pour conclure, on a hésité à mettre la bande-annonce, mais elle dévoile tellement de l’intrigue que vous perdriez toute la saveur de la découverte du film en salle.
Libre à vous de la visionne ou pas.

Bienvenue à Suburbicon

Bienvenue à Suburbicon

Sortie le 6 décembre 2017

Réalisation : George Clooney
Scénario : Joel et Ethan Cohen, George Clooney et Grant Heslov
Avec : Matt Damon, Julianne Moore, Noah Jupe, Glenn Fleshler, Alex Hassell, Gary Basaraba, Oscar Isaac, Karma Westbrook, Tony Espinosa et Leith Burke
Musique : Alexandre Desplat

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Le Musée des Merveilles : épopée poétique et bouleversante !

Le réalisateur Todd Haynes signe un film délicat, à la hauteur de deux enfants portés, à des époques distinctes, par une quête folle, celle d’un père pour l’un et d’une actrice de cinéma pour l’autre.
Le Musée des Merveilles touche au cœur par la force d’interprétation de ses deux jeunes comédiens principaux.

Le musée des merveilles

New York 1927 vs New York 1977 

La reconstitution non pas d’un mais de deux New York est tout simplement bluffante.
Le noir et blanc de la fin des années 30 dialogue avec les couleurs 70’s tout au long du récit.
Les décors, accessoires, costumes sont incroyables. On est autant subjugués, enchantés, que les deux jeunes protagonistes découvrant la ville de la côte Est.
Il ne manque plus que les odeurs pour nous envoyer définitivement dans un autre espace-temps. 

Le musée des merveilles

Deux révélations : Oakes et Millicent

Ben et Rose sont interprétés par deux jeunes acteurs de talent comme Hollywood sait si bien les caster, respectivement : Oakes Fegley et Millicent Simmonds.
Ben perd l’audition suite à un accident, alors que Rose est sourde et muette de naissance.
Sur le papier, le contexte pourrait être éprouvant mais la force de caractère des deux protagonistes dépassent leur handicap. Leur quête les active d’une curiosité et d’un courage sans égal. 

Le musée des merveilles

Julian Moore muette 

Il n’y a pas de mauvaise esprit de ma part. Je ne me suis jamais plaint de la voix de la comédienne, au demeurant très agréable. 
Dans ce film, Julianne Moore offre une nouvelle facette de son jeu. Elle est privée de voix, ce qui ne l’empêche pas d’être rayonnante et une nouvelle fois incroyable.
Performance d’actrice ! 

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Le musée des merveilles

Le Musée des Merveilles 

(Wonderstruck)

film de Todd Haynes
Scénario : Brian Selznick, d’après son roman
Avec : Oakes Fegley, Julianne Moore, Michelle Williams, Millicent Simmonds, Jaden Michael, Tom Noonan 

Sortie le 15 novembre 2017

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5 bonnes raisons de fêter les 50 ans des Demoiselles de Rochefort

En 2017, Les demoiselles de Rochefort, le chef-d’œuvre de Jacques Demy réhaussé par la musique de Michel Legrand, célèbre son 50e anniversaire. Il est donc normal que ce soit la salle magique du Grand Rex qui accueille les deux représentations exceptionnelles des 30 septembre et 1er octobre prochain.
Voici 5 bonnes raisons de (re)voir ce film culte.

1 –  Michel Legrand méga culte

Et ce n’est pas uniquement la bande originale du film.
Le compositeur Michel Legrand présentera pour la première fois, en création mondiale, La Suite Orchestrale des Demoiselles. Cette œuvre inédite réunit les plus grands thèmes de la célèbre comédie musicale. Sur scène,  Michel Legrand au piano dirigera un big band de 20 musiciens.

demoiselles de rochefort

2- Les Demoiselles de Rochefort forever

Le film aussi qui a été entièrement restauré. Et son casting est juste fantastique : Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly, Georges Chakiri. Jacques Demy est bien le maître incontesté de la comédie musicale française au cinéma.

3 – Le Grand Rex, so magical!

Parce que voir un concert, un film, un spectacle dans cette salle est aussi unique que d’aller à l’Olympia.
Pour avoir assister à la projection de L’Étrange Noël de Monsieur Jack en présence de Danny Elfman… : les étoiles dans les yeux dès les premières notes.
Pour l’anecdote : la salle est un modèle réduit du célèbre Radio City Music Hall de New York.

4 – 50 ans, ça se fête !

L’euphorie va être à son comble. La projection promet des moments chantés en chœur par toute la salle.
Souvenir inoubliable pour vos 50 prochaines années. T’étais où le 30 septembre 2017 ? Je fêtais les Demoiselles de Rochefort avec Michel Legrand : la classe.
Et qui te dit que Reine Catherine ne viendra pas faire un saut ?

5 -Digital Detox

Le cinéma est encore un des très rares lieux où le smartphone n’est pas de la partie. Lâche ton tél et profite du grand écran.

demoiselles de rochefort

50 ans des Demoiselles de Rochefort

avec Michel Legrand et son big band

samedi 30 septembre 2017 à 20h
dimanche 1er octobre 2017 à 16h

Le Grand Rex
1 boulevard Poissonnière
75002 Paris

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American Assassin : 4 très bonnes raisons de voir le film

American Assassin, adaptation électrique de la saga de Vince Flynn, est une mécanique implacable. Un agent de la CIA, total badass, va tirer pleine force et motivation de sa rage pour combattre les terroristes. Mitch Rapp n’a pas peur des coups et s’est forgé lui-même : carrure, assurance et maniement des armes. 
Nos 4 très bonnes raisons de voir le film dès sa sortie ! 

American AssassinAmerican Assassin

Bogosse nommé Dylan O’Brien 

Dylan O’Brien est musclé sec. Gonflette tout à fait raisonnable, loin des clichés hollywoodiens si on le compare à un Zac Efron (toutes veines apparentes). Du coup, ça rend son personnage, Mitch Rapp, plus humain, plus proche et donc plus attachant.
O’Brien, 25 ans, délaisse Le Labyrinthe pour montrer sa face obscure, avec aspérités et cicatrices.
Pas sûr que la barbe longue lui aille si bien, mais ça ne durera pas. 

Lune de miel non consommée

American Assassin commence comme une jolie comédie romantique sur une plage. Un jeune homme filme son amoureuse avec son smartphone. Ils sont beaux, une bague, osmose totale et… c’est le drame. La montée sous tension débute.
La mièvrerie s’est barrée à la vitesse d’une étoile filante. Place à l’action. 

American Assassin : décharge totale d’adrénaline 

Si ton boss t’a mis sous tension, que t’as envie de te défouler : soit tu te fais un footing avec risque de te bousiller les chevilles, soit tu te prends pour un American Assassin. Tu risques fort d’apprécier le 2e choix.
Bonne nouvelle : un peu comme un John Wick, Mitch Rapp n’a pas de filtre et c’est ça qui est trippant. Il est capable de tout, d’aller au-delà des limites de ses supérieurs. Genre bien au-delà. Mais il n’est pas fou pour autant. 

American Assassin

Michael Keaton maître Jedi 

Chaque nouvelle apparition de Michael Keaton depuis son come-back sensationnel avec Birdman est immanquable. Cette fois, il est dresseur de bad boys, en apprenant à gérer leur force de combat. Ses recrues ont la tête dure. Cette dernière le sera encore plus quand ils auront passé la série de tests. Cette partie apprentissage est flippante à souhait car terriblement actuelle, éprouvante et riche en enseignements pour de modestes humains comme nous.
De là à savoir désarmer un homme face à nous… 

American Assassin c’est le premier volet d’une saga aussi passionnante, effrénée que sanglante avec un badass qui n’a pas fini de s’emporter.

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American Assassin

American Assassin 

film de Michael Cuesta
scénario : Stephen Schiff, Michael Finch, Edward Zwick, Marshall Herskotitz
d’après le livre de Vince Flynn 
avec Dylan O’Brien, Michael Keaton, Sanaa Lathan

Sortie le 20 septembre 2017

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Wind River : Jeremy Renner & Elizabeth Olsen, un duo saisissant !

Première réalisation excellente pour Taylor Sheridan qui scrute l’état de désolation actuel au sein d’une réserve amérindienne avec le film Wind River.
Les paysages enneigés du Wyoming sont le décor d’un drame. Se noue une relation toute particulière entre un chasseur et une agent du FBI, interprétés avec intensité par Jeremy Renner et Elizabeth Olsen.

Wind River
Noirceur en pleine tempête

L’histoire débute par une fuite paniquée dans la neige et en pleine nuit d’une jeune femme. C’est Cory Lambert (Jeremy Renner) qui fera la découverte de son corps inanimé le lendemain, alors qu’il pistait un animal dans la réserve.
Cory est séparé de Wilma, une amérindienne avec qui il a eu un fils. On comprendra la cause possible de la séparation du couple un peu plus tard. 

Wind RiverCory va participer à la recherche de l’assassin de Natalie en rendant service à l’agent du FBI Jane Banner (Elizabeth Olsen) qui n’est pas du tout préparée au climat et à l’immersion directe au sein de la communauté.

Les étendues enneigées traversées par les motoneiges s’offrent à des vues aériennes de grande beauté.

L’enquête est dense – jouant sur les différences de culture – rude dans les rapports humains, intense en rythme. 

Wind River est un film qui observe le deuil sans ajout de pathos. Un œuvre qui ne nous lâche pas pour nous embarquer dans une montée en tension haletante et implacable, pour un final dérangeant.

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WIND RIVER

film écrit et réalisé par Taylor Sheridan
avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Jon Bernthal, Gil Birmingham

Prix de la mise en scène – Un certain regardFestival de Cannes 2017

Sortie en salle le 30 août 2017

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120 battements par minute : film fort au casting parfait !

Film fort et poignant. 120 battements par minute change le regard que l’on pouvait avoir sur ce groupe de militants.es qui étaient aussi enragés, passionnés qu’utopistes. Une œuvre essentielle pour nous trentenaires qui ne savions pas tout de l’engagement et de ce que nous devons, au fond, aux hommes et aux femmes d’Act Up Paris.

120 battements par minute

Robin Campillo nous fait assister aux débats où s’organisaient tous les combats, toutes les prises de position et les débriefs d’Act Up Paris.
Un amphithéâtre, des dizaines et dizaines d’histoires particulières, de raisons d’être présent.e et d’opinions distinctes.

Ça se fighte, ça se soutient, ça s’aime, ça se déteste. Toutes ces particules individuelles forment un mouvement qui a fait bouger les mentalités dans les années 90, fait progresser la recherche. Un mouvement qui a utilisé la provocation, avec une audace folle et une rage de vivre, le tout avec une vraie conscience politique chevillée au corps.

Étonnamment, on se prend à rire de certaines saillies, de mots d’esprit alors que le virus du sida fait des ravages et affaiblit considérablement certains corps.

120 battements par minute

« Nous étions des gosses ! »

Le réalisateur Robin Campillo, qui a intégré Act Up en 1992, confie lors de l’avant-première Les Inrocks au Centre Pompidou : « on s’affrontait ensemble avant de passer à l’action.«  
Sa volonté n’était pas « d’imiter des gens qui ont existé mais de faire entendre la musique des voix de l’époque« .

Il a mené un casting de longue haleine pour choisir ses interprètes. Certains comédiens ont attendu 9 mois pour faire partie de l’affiche. Robin a aussi organisé des sessions de répétitions intenses avec improvisations et réécriture de certains dialogues. Pendant le tournage, il a masqué les fenêtres pour que cet amphi « soit une boîte blanche » pour que les comédiens donnent leur meilleur.

120 battements par minute

Chacun a une participation d’une justesse folle. Sophie (Adèle Haenel) est brute de forme, râleuse, bagarreuse. Sean (Nahuel Perez Biscayart) est fragile, virulent et déterminé face à un Nathan (Arnaud Valois) aussi paumé, volontaire que sincère. Thibault (Antoine Reinartz) et Eva (Aloïse Sauvage) tentent tant bien que mal d’assurer l’ordre, d’adoucir les esprits et de garder le sens du combat continu.

120 battements par minute nous a pris aux tripes sans pathos, avec une force rare. Bien sûr, on pleure. Mais l’intensité du récit et du jeu d’acteurs donne un souffle incroyable de courage, d’amour et de liberté en sortant de la salle.

120 battements par minute

120 battements par minute

de Robin Campillo
avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel, Antoine Reinartz, Félix Maritaud, Mehdi Touré, Aloïse Sauvage, Simon Bourgade

Sortie le 23 août 2017

Festival de Cannes : Grand Prix 2017, Prix FIPRESCI 2017 et Queer Palm 2017
Prix François Chalais 2017

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Bande originale de 17 titres composés par
Arnaud Rebotini

inclus le remix de
« Smalltown Boy » de Bronski Beat

Disponible :
le 23 Août en Digital
le 1 Septembre en CD + Vinyl
(Because Music)

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