Archives de catégorie : Exposition

Les expositions du moment à ne pas manquer

Exposition YUE MINJUN, l’ombre du fou rire à la Fondation Cartier, prescrite sans modération

« L’homme généreux est souriant; l’avare est contracté » – Proverbe zaïrois.

L’équipe ne boude pas son plaisir en partageant avec vous son coup de coeur dans la catégorie expo euphorisante!
Cela faisait maintenant un petit moment que la Fondation Cartier se prenait un peu trop au sérieux et était en rétention de bonnes inspirations.
L’institution sort enfin de sa léthargie pour nous proposer une rencontre en lévitation.

Adieu tristes Mathématiques et autres David Lynch et Takeshi Kitano resservis à toutes les sauces, sous prétexte de nouvelles thématiques.
Welcome to Yue Minjun ! Un artiste chinois, doublé d’un chapeau de trublion.

A voir les visages durs affichés par certains de nos artistes contemporains les plus fameux (Sophie Calle hors catégorie), on n’en viendrait presque à souhaiter qu’ils fassent une cure dans l’atelier du peintre chinois Yue Minjun.

Cette exposition sous-titrée l’ombre du fou rire est LA parenthèse enchantée inespérée plantée en plein milieu de la grisaille parisienne, qui se regarde un peu trop le nombril.

Les parents ont enfin leur expo d’art contemporain a partagé avec leurs bambins.
Un artiste qui s’affiche sur des dizaines de tableaux avec une méga banane ne peut qu’interpeller la petite tête blonde qui vous tient la main.

Étonnement la naïveté est laissée de côté dans ce parcours inédit sur le sol français et européen.
En effet, à aucun moment, votre voisin ou vous-même allez vous poser la question de la faiblesse de la démarche artistique.

D’une part, parce que l’artiste a le don de vous rendre complice de ce rire à pleines dents.
Et d’autre part, les situations sont parfois tellement décalées qu’elles finissent par vous faire baisser ses douces prétentions.

C’est le cas de l’oeuvre The Execution  (1995) rappelant les sombres heures de la dictature maoïste –  avec suppliciés en slip et bourreaux mimant le port d’une arme – incite au plus profond respect.

Mais que dire de ces ballons sortant du crâne de cet homme ou encore de la réinterprétant du célèbre tableau de David ?
La mort de Marat (The Death of Marat) allégée de son personnage principal: le mort dans sa baignoire.

Les oeuvres de Yue Minjun sont autant de propositions déconcertantes qui malmènent aussi bien notre connaissance de l’histoire de l’art que les travers de simples humains.

L’homme à l’index dans le nez ou plutôt Spring Tale-3 a une dimension quasi métaphysique, tant le geste croqué est essentiel.

Aux côtés de ces pièces issues d’institutions internationales et de collections privées, une série de dessins présentées dans une vitrine, viennent donner quelques indices supplémentaires du génie de cet artiste venant nous réapprendre la modestie.
A méditer après la fin du monde.

Exposition YUE MINJUN, l’ombre du fou rire
PROLONGATIONS jusqu’au 24 mars 2013

La Fondation Cartier
261, boulevard Raspail
75014 PARIS

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Exposition-Livre THE LITTLE BLACK JACKET by Karl LAGERFELD au Grand Palais

The Little Black Jacket – La Petite Veste Noire

C’est la petite attention du moment.
L’alternative, sans vous runier, à Paris Photo à quelques clichés de là.

   

Une expo philanthrope?
La Maison Chanel s’installe pour une nouvelle fois dans les murs du Grand Palais, cadre magistral à tous les plus grands délires mégalomanes pour des défilés-shows à couper les jambes.

L’idée est de promouvoir de manière feutrée et dans un cérémonial léché, le dernier ouvrage du directeur artistique de la célèbre maison de couture: Mister Karl Lagerfeld.

Une série de photos de stars du cinéma, d’icônes des podiums ou de showgirls et autres artistes.
Des photos entoilées épinglées au mur.

 Dans un parcours crépusculaire, les élégants se distinguent. Notez qu’il n’est pas donné à tout le monde de porter bien la petite veste Chanel noire pour femme, quand on est un homme.
L’acteur Edgar Ramirez est l’un de ceux qui balaye toute ambiguïté.
Un peu à l’étroit au niveau pectoral, l’acteur en impose, de toute sa virile frontalité.

 Dans l’ensemble, les poses sont sages, de Twilda Swinton à Uma Thurman, en passant par Jean-Baptiste Giabiconi. C’est glam à mort, glacial et à distance.
Elles peuvent, toutefois, être tendres et intimes parfois avec une Charlotte Gainsbourg enceinte.


Joyeuses avec la chanteuse Ayo en chaussures plate-forme ou la comédienne Virginie Ledoyen en demi-mondaine, cravache en bouche.

 Exposition THE LITTLE BLACK JACKET 
by Karl Lagerfeld

Au Grand Palais
Entrée Rotonde Alexandre III
Angle Avenue Winston Churchill – Cours La Reine
75008 PARIS

De 10h A 20h
Le jeudi jusqu’à 22h

Entrée libre – Free entrance

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ARTAQ 2012 : l’événement street art et arts urbains à l’Espace Cardin Paris – exposition et performances

130 artistes du street art, adeptes de la bombe aérosol, du pochoir et du collage.
48 pays représentés.

ARTAQ 2012 va créer l’événement cette semaine avec une exposition des valeurs sures et des artistes prometteurs du street art ainsi que des performances et autres live-shows.
Cette semaine sera aussi l’occasion de présenter les artistes lauréats des Artaq Awards.

Du 20 au 27 novembre 2012, les férus d’art urbain ont donc rendez-vous à l’Espace Cardin, rue Gabriel.
Parmi les artistes attendus:
Le Cyklop, Johanne 8, Kanos, Yz
Belin (Espagne)
Gola (Italie)
M-City (Pologne)
Orticanoodles (Italie)

ARTAQ PARIS

Espace Cardin
1, avenue Gabriel
75008 PARIS

Du mardi 20 au mardi 27 novembre 2012
de 11h à 17h

Vernissage le mardi 20 novembre de 17h à 21h

Tarifs: 3 €
1 € pour les étudiants et demandeurs d’emploi

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Exposition: LOST IN PARADISE par A&E Projects au Loft Sévigné – Paris 3ème

Plongeon radical dans l ‘art contemporain du Moyen-Orient.
Lost In Paradise est présenté par A&E Projects au Loft Sévigné depuis ce mardi à Paris.

A&E Projects nous propose une rencontre inédite avec la découverte d’artistes venus du  Moyen-Orient.
Et il est troublant de constater que cette zone géographique, en pleine tourmente et mutation, donne une vision artistique aussi vaste et bouillonnante.
Issus de toutes religions et de toutes cultures, les artistes représentés ici réfléchissent avec force aux troubles liés à leurs confessions et à leur représentation ainsi qu’à l’expression possible de la violence.

La compréhension du cadre de vie des artistes est nécessaire pour appréhender la tension qui découle de leur message.

C’est le cas d’Ariadhitya Pramuhendra qui s’interroge sur son catholicisme au milieu d’une Indonésie à majorité musulmane.
Il met en avant un questionnement entre la science et la religion. Laquelle des deux prédomine sur l’autre? Laquelle à raison face à l’autre?

Mais ne fuyez pas pour autant. Même si le sous-titre de l’exposition « Du spirituel dans l’art actuel » place la religion au centre de ce parcours,
le rapport entre démarche artistique et réflexion philosophique est un dialogue essentiel du XXIe siècle.
Ces artistes n’ont pas de volonté prosélyte mais veulent aborder, amorcer une réflexion sur le rapport de notre monde à la spiritualité.

 Idris Khan et son « The Devil’s Wall » en est un exemple. Il reprend et détourne un moment fort du Hadj (pèlerinage à La Mecque).
Il remplace les pierres jetées contre le Diable et finissant dans un trou sans fond, par des  paroles (en arabe et en anglais).
Les deux langues, se mêlant et se confondant au final, créent une œuvre envoutante.

A quelques pas de cette œuvre, la réinterprétation de la parabole de l’agneau pour Michal Rovner est tout simplement hypnotique.

Symboliquement, cette vidéo est projetée sur une pierre, véritable objet archéologique trouvé en Israël.
Le symbole n’en est que d’autant plus fort.

Ce rendez-vous est également l’occasion de découvrir deux artistes pour la première fois exposés en France : Reza Aramish et Shezad Dawood.

Ce dernier travaille la représentation de l’invisible en passant par l’iconographie du néon, symbole, pour lui de, l’initiation et de la transcendance.
Cette utilisation de la lumière est aussi un rappel de son enfance à Karachi.
il crée donc des structures qui font directement appel à l’imaginaire du spectateur.
La pièce The All-Forgiving (un des 99 noms d’Allah) en est la parfaite illustration.United States of Paris
On peut notamment y retrouver une référence à la couronne d’épines portée par le Christ lors de son calvaire.

Mais les pièces qui nous captivent le plus sont sans certainement les photos de Reza Arames:
l’autre artiste à découvrir pour la première fois en France.

United States of Paris

Avec sa série Action, il met en scène les violences des conflits internationaux, mais en les replaçant dans un haut lieu de l’art : le Musée Rodin.
Dans ces photographies qui reprennent des situations de guerre, la violence est recréée uniquement par la position des corps, magnifiés.
Ce sont véritablement des œuvres saisissantes à l’instar de ce prisonnier élevé au rang de bouddha dans la sculpture en bois:  Action 106, West Bank.

Ne tardez pas à prendre le pouls d’un région du monde en souffrance.
Chacun d’entre vous pourra arrêter son regard sur une des œuvres quelles qu’elles  soient: figuratives, abstraites, contemplatives ou réflectives.

LOST IN PARADISE
Du spirituel dans l’art actuel

Du 14 au 25 novembre 2012

Loft Sévigné
46 Rue de Sévigné
Paris 3ème
Métro: Saint Paul, Chemin vert

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Exposition CANALETTO A VENISE au Musée Maillol Paris : redécouvrir la Cité des Doges

Si Venise n’est plus pour vous la destination de rêve pour impressionner votre belle, pensez tout de même à faire un crochet par le Musée Maillol, pour réviser quelques-uns de vos classiques avec l’exposition événement Canaletto à Venise.

Autant être honnêtes, la perspective de se frotter à une centaine de toiles ayant pour sujet unique la Cité des Doges ne provoquait pas, parmi les membres de l’équipe du blog, les mêmes vibrations que la simple évocation d’un Edward Hopper aux Galeries nationales du Grand Palais.

Et là, vous vous attendez tout naturellement à un « pourtant »…

Oui, pourtant, le trait de Giovanni Antonio Canal dit Canaletto opère un délicieux sillon hypnotisant. Bien planté, sur nos gardes, pas plus émus que cela par le Pont Rialto vu et revu, des détails suspendent notre œil.

Le format de certaines pièces ne laissant pas non plus indifférent face à la majesté de certains des plus beaux édifices.

L’une des pièces ayant capté notre pleine attention est, coïncidence, l’une des dernières du parcours. Un escalier digne d’un décor de cinéma ou d’opéra. La lumière qui s’en dégage impose le recueillement. L’action est suspendue; les hommes d’église étant arrêtés dans leur marche alors que la révérence d’un homme au centre de l’escalier n’a pas fini son cycle.

Ensuite, une toile se dégage des vues du second étage, par sa discrétion. D’un format réduit, elle donne à voir une vue tout autre face à l’ensemble des toiles. La Tour de Malghera semble perdue dans ce décor de pêche. Les détails, d’une finesse rare, font rêver à la possibilité de pouvoir retrouver lors d’un voyage prochain, le vestige d’une pareille évocation.

Poursuivons par un ciel. Celui enveloppant l’Eglise San Pietro in Castello. Son intensité semble estomper les façades des deux édifices de la scène. Jamais une photographie ne pourra vous transmettre la couleur qui s’offre à vos yeux.
Ce ciel-là mérite le détour.

Finissons notre tour par un « Caprice », d’après le projet de Palladio. Un pont-monument surprenant. Est-ce une pure invention ? Aurait-il vraiment pu voir le jour ? L’interrogation suspend notre course folle à travers le temps qui passe lentement dans cette exposition.
Soulignons un parcours soigné et tout en sobriété pour vous permettre une parfaite proximité avec les oeuvres.

Pour finir la bonne idée du moment! Les bambins et autres geeks passionnés de bande dessinée, ont droit aussi à leur expo.
Se tient en parallèle de Canaletto à Venise une exposition sur les figurines PIXI, inventées par Alexis Poliakoff.

Qui a dit que le Musée Maillol était vieux jeu ?

Exposition Canaletto à Venise
Jusqu’au 10 février 2013

Au Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS

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EXPOSITION Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso aux Galeries nationales du Grand Palais – VIDEO

Alors que les files d’attente devant Edward Hopper n’en finissent plus de décourager les passionnés d’art les plus téméraires, l’équipe a pris un autre escalier pour accéder aux Galeries nationales du Grand Palais et pour découvrir un voyage artistique tout aussi passionnant: Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso.

A l’occasion de la visite de presse, nous avons souhaité partager les impressions des tous premiers visiteurs.
Le premier invité n’est pas un visiteur comme les autres. Le metteur en scène d’opéra, Robert Carsen est le scénographe de l’exposition. Il est à l’origine d’une réflexion fine de la mise en espace des oeuvres et du parcours que le public emprunte non sans une certaine émotion.

A ses côtés, nous n’avons pas résisté à immortaliser le pétillant regard de Lennox Morrison, journaliste et correspondante anglaise à Paris.
Et enfin, le créateur de bijoux, « American in Paris » : John Agee, le tout premier étranger à Paris à être passé devant notre caméra.

Nous vous proposons, à travers la dernière vidéo réalisée pour le blog, trois regards pour décrire quelques-unes des sensations et émotions d’un parcours original et d’une proposition artistique ambitieuse; celle d’interroger la figure du bohémien, voyageur et nomade, et de percevoir ses influences au fil du temps, sur la figure de l’artiste installé à Paris.

Image de prévisualisation YouTube

Deux thèmes fort sont portés par cette exposition événement:  la légende de l’artiste torturé, vivant la vie dite de « bohème » et le nomadisme d’un peuple qui est tout à la fois fascinant et intrigant par sa liberté revendiquée.

Et s’il ne fallait retenir qu’une pièce parmi les chefs d’oeuvre convoqués ici, ce serait Rêverie (1893) de Charles Amable Lenoir (1860 -1926). Pour l’anecdote, l’oeuvre qui inspire l’affiche de l’exposition.
L’atmosphère de cette toile ne peut en rien être reproduite par une quelconque photographie. L’intensité de sa lumière crépusculaire est incroyable.
Appartenant à une collection particulière, cette oeuvre se dérobera à nouveau aux regards du grand public après le 14 janvier.
Il est donc conseillé en urgence de prendre le billet jumelé Hopper-Bohèmes avant les grandes affluences des fêtes de fin d’année.

BOHEMES, de Léonard de Vinci à Picasso

jusqu’au 14 janvier 2013

aux Galeries nationales du Grand Palais

 

  tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h (nocturne le mercredi jusqu’à 22h)
Fermeture le 25 décembre
Fermeture exceptionnelle à 18 h les 24 et 31 décembre

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Exposition: les 200 ans de HELLO™ à La Gaîté Lyrique par le Studio H5

 » Say Hello™ to the world ! » est le slogan de la société dont la mise en espace par le Studio H5 (François Alaux, Hervé De Crécy, Ludovic Houplain) nous invite à fêter le bicentenaire à La Gaîté Lyrique.
Incongru nous direz-vous?
Bluffant!

C’est une plongée dans l’histoire familiale et industrielle de la marque HELLO™, implantée à Chicago, qui nous est proposée dans ce nouveau parcours numérique.

hello expo Liberty H5 gaite lyrique united states parisLa magistrale statue, emblème de la marque quasiment inconnue de tous, nous accueille à l’entrée. Elle préfigure la découverte exclusive d’une société
qui a semble-t-il énormément contribué au développement de nos moyens de communication:
de la conquête de l’Ouest américain grâce à la construction du chemin de fer jusqu’aux nouvelles technologies actuelles.

Reconstitution de la salle de réunion, film d’animation en forme d’allégorie de la genèse, en passant
par le Mall Of Fame (mémorial de 880 portraits de ceux qui ont constitué la grande famille des fondateurs), tout est mis en œuvre pour tenter
de lever un coin du voile qui masque les ramifications de cette société.

HELLO™ nous vend du lien social, HELLO™ nous vend une autre vie, HELLO™ nous vend du rêve.

Dans la partie muséum de l’exposition, vous pourrez voyager à travers l’histoire graphique de la marque: de la création de l’emblème, l’aigle symbole de l’Amérique,
jusqu’au projet de la future fondation du groupe sur les bords du lac Michigan. Comme un air de Guggenheim Museum à New-York. Vous ne trouvez pas?

Mais HELLO™ n’existe pas vraiment, exceptée la marque créée par le collectif H5 pour ce projet ambitieux, original et abouti.
Car c’est un véritable univers artistique qui nous est proposé dans cette exposition: travail sur l’esthétique, sur le graphisme à travers les grandes périodes et avancées évoquées.

Ce mur d’expressions laissé au bon vouloir du public, a été très vite envahit. Alors que la condition était de respecter les lignes et cases données par le collectif H5,
le public à vite débordé du cadre imposé, brisant les barrières imposées par le concept Hello™. Et u dire d’un des médiateur de le Gaîté Lyrique, un jour au milieu des nombreux oiseaux
croqués par les visiteurs, est apparu un chat, comme un symbole supplémentaire de rébellion.

Pour parfaire votre connaissance, ne manquez pas le diaporama de l’histoire familiale à travers ces deux derniers siècles au 2ème étage:
un mélange savoureux de faits réels et fictifs!

HELLO™  H5
La Gaîté Lyrique

3bis Rue Papin
75003 Paris

Jusqu’au 30 décembre 2012

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Exposition: LE CERCLE DE L’ART MODERNE au Musée du Luxembourg à Paris en 4 oeuvres

Le Havre est le point d’ancrage de cette nouvelle exposition présentée au Musée du Luxembourg: Le cercle de l’art moderne.

Retour au XIXe siècle, pour rencontrer un groupe de collectionneurs, ayant prospéré dans les affaires, et qui s’est passionné pour l’art.
Parmi eux, Olivier Senn (1864-1959) dont le goût pouvait à l’époque paraître contestable pour des collecteurs classiques.
Et pourtant face aux pièces majeures de sa collection réunies, la qualité de son oeil et la cohérence de ses choix ne peuvent qu’impressionner.

Pour s’en convaincre, ce premier choc visuel avec l’œuvre Le Rayon de Félix Vallotton, exécutée en 1909.
La lumière irradie le cœur de cette toile dont les couleurs chaudes envoûtent.
Pièce rare car issue d’une collection privée, sa rencontre n’en est que plus intense.

A quelques pas de cette toile, La Valse de Vallotton de 1893 vous fera également chavirer.

Rencontrée au cours de la visite de presse, Anne Henriquet, commissaire de l’exposition et Directrice du MuMa-Musée d’art moderne André Malraux nous a fait nous arrêter devant deux œuvres du fauviste Albert Derain: Bougival et Le vieil Arbre.
L’aspect sans doute le plus déroutant n’est pas tant dans les toiles que dans le contexte de leur acquisition.

Comme nous l’explique la commissaire:  « Ernest Siegfried, le beau-père d’Olivier Senn se rend au Salon des Indépendants, en 1905. Son intention est d’acheter les œuvres les plus loufoques et les plus laides de l’exposition pour les offrir à son gendre, avec lequel il ne partage pas les mêmes goûts artistiques. »

Et le plus étonnant, Olivier Senn ne refuse pas ces toiles. Bien au contraire, il les accepte, trouvant leur place légitime dans sa collection.
Il n’omettra pas de commenter à l’attention de son beau-père: « peut-être trouvez-vous que mes goûts soient mauvais, mais je vais vous montrer que je ne suis pas mauvais en affaire. »

Pour l’exemple, il achètera un portrait d’acteur datant de 1888 du peintre Van Gogh.
Une toile qu’il revendra un an et demi plus tard le triple de sa valeur.

 MONET redécouvert

Anne Henriquet n’a pas résisté à partager sa redécouverte d’une œuvre majeure de Monet, faisant partie des collections du Musée du Havre.
Pour l’anecdote, en 1911, les collectionneurs Havrais avaient convaincu le peintre de vendre trois peintures au musée.
Parmi les Nymphéas, une vue de Varengeville-sur-mer, Le Parlement de Londres est exposé au Musée du Luxembourg après la rétrospective de l’artiste aux Galeries nationales du Grand Palais.
La commissaire de l’exposition de poursuivre:
« Cette œuvre, je la connais par cœur. Dans le musée, la lumière naturelle entre généreusement. Mais le brouillard, le fog est épais et immobile.
Avec la lumière de Philippe Collet, le brouillard est en train de se dissiper, il y a une promesse de soleil.
C’est un paradoxe total.
Pourquoi une lumière artificielle arrive autant à faire vibrer une œuvre? »

Dans l’intimité des collections
Parmi les paysages et autres vues normandes, une section de l’exposition s’attache aux goûts des collectionneurs pour des natures plus charnelles.
Il n’est pas anodin de souligner le retour de l’œuvre d’Albert Marquel sur les cimaises du Musée du Luxembourg.

La Femme Blonde acquise par Olivier Senn est particulière.
Hélène Senn-Foulds, petite-fille d’Olivier Sen, a rappelé lors de la donation de la collection de son grand-père que la photo de son baptême avait été prise à l’époque sous cette toile. Il est fort à penser que l’œuvre était trop scandaleuse, d’autant plus pour une famille protestante. Et qu’elle a conduit son propriétaire à en faire don au Musée en 1939.

Comme nous le rappelle Anne Henriquet: « collectionner c’est quelque chose de profondément personnel. Et les œuvres qui l’a constitue vont peupler un univers intime. »

 La passion de ceux qui les réunissent est telle qu’elle peut se finir de manière tragique.
Georges Dusseil, autre collectionneur havrais a dû se séparer de sa collection en 1925 pour éponger des dettes, en est mort.

LE CERCLE DE L’ART MODERNE
Collectionneurs d’avant-garde au Havre

Du 18 septembre 2012 au 6 janvier 2013

Au Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 PARIS

Ouvert tous les jours de 10h à 19h30
Nocturne le vendredi soir et le lundi soir jusqu’à 22h

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Evénement Zep, 400 dessins chez Arts Factory, Galeries Kamel Mennour et Arludik en vernissage le Jeudi 6 septembre @Paris

Le jeudi, Paris est ultra vernis.

Retour de vacances oblige, de nombreuses galeries ont choisi le jeudi 6 septembre pour présenter leur exposition de rentrée.
Le blogger, être humain anormalement doué d’une curiosité illimitée, va devoir trouver un plan d’attaque affuté s’il souhaite livetweeter et blogger sur l’actu artistique toute récente.

Petite sélection de la rédaction d’United States of Paris :

Zep passionnément à la Galerie Barbier et Mahon

Carton d’invitation vernissage exposition ZEP Passionnément

Le dernier album des aventures de Titeuf, A la folie, est en vente depuis le mois d’août. L’occasion d’une présentation exceptionnelle de planches originales de son auteur.
Exit la Galerie Bd Artistes de la rue Condorcet. Place à la Galerie Barbier et Mahon qui frappe un nouveau coup de maître après un vernissage royal avec les têtes d’affiche de la BD actuelle.

Cette nouvelle expo va faire le bonheur des spéculateurs qui ont décidé de banquer sur l’action Zep qui ne devrait pas perdre de valeurs d’ici les prochaines années.

Les autres, moins fortunés, pourront se contenter de deviner quels dessinateurs seront présents à la soirée. Un trombinoscope réel des plus beaux crayons de la BD. Et en prime, un catalogue en édition limitée signée de l’artiste en vente.

Enki Bilal fera-t-il l’honneur de sa visite ?

Vernissage le jeudi 6 septembre à partir de 19h00 en présence de l’artiste.

Galerie Barbier et Mahon
10 rue Choron 75009 Paris
Expositio jusqu’au 10 octobre 2012

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United Dead Artits – 400 dessins à vif par 69 artistes @ Arts Factory

 

C’est La Galerie itinérante que l’on suit jusqu’à Nantes et que l’on pourrait pister jusqu’à Vénus.

D’une part pour les ambiances bon enfant, conviviales de ses soirées d’ouverture. D’autre part, par les mille et unes découvertes que l’on y fait à chaque rendez-vous.

Les stars d’Arts Factory seront présentes grâce à l’invitation du dessinateur et éditeur Stéphane Blanquet. De l’irrévérencieux et attachant Tom de Pékin, au cultissime Loulou Picasso, En passant par des petits nouveaux subversifs: George Tourlas, Namio Harukawa ou encore Ion Birch.

Bref 69 artistes. Vous trouverez bien une œuvre à la hauteur de votre bourse.
Chips, vins en cubi et fraises Tagada en apéro. Vous êtes prévenus, l’ambiance est décontract!

Vernissage le jeudi 6 septembre de 16h à 21h, en présence d’une brochette d’artistes.

Arts Factory @ Galerie Lavignes-Bastille
27, rue de Charonne 75011 Paris

Expo du 7 septembre au 6 octobre 2012
Du mardi au vendredi : 12h30 à 19h30. Le samedi de 11 à 19h30

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Grégory Mardon, dessinateur de bande dessinée @ Arludik

 

Direction d’Ile Saint-Louis pour croiser, au hasard, le commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint-Cyr ou Michel Edouard Leclerc, deux fins passionnés de 9e art qui ont leurs habitudes chez Arludik.

Les invitations sont en tout cas lancées pour l’expo rétrospective de l’artiste Grégory Mardon. Auteur du récent Cycloman, réalisé avec Charles Berbérian, ce jeune dessinateur talentueux reconnu pour les albums Le dernier homme ou Les Poils, a donc les honneurs d’une première exposition dans ce décor qui a vu passé de grands noms comme H.R Gigher ou feu Moebius.

Les plus : l’accueil charmant de Diane, les discussions qui se poursuivent sur le trottoir et les punchs avec ou sans alcool.

Vernissage le jeudi 6 septembre de 18h30 à 21h30, en présence de l’artiste.

Galerie Arludik
12, rue Saint-Louis en l’Ile 75004 PARIS

Exposition jusqu’au 22 septembre 2012

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Camille Henrot @ la Galerie Kamel Mennour

Liatris sec, choux de décoration, pétales de roses et tuyau en plastique
Dimensions variables

La question posée par l’artiste Camille Henrot est implacable : Est-il possible d’être révolutionnaire et d’aimer les fleurs ?

Le Che n’aurait-il pas préféré la compagnie d’une fleur plutôt que celle d’un cigare, s’il avait pu assumer à l’époque?

La curiosité étant insoutenable, il n’est pas envisageable d’attendre plus pour découvrir le fin mot de cette proposition artistique. Une bonne occasion de nous interroger sur la jeune garde de l’art contemporain.

Vernissage le jeudi 6 septembre de 19h à 21h30

Galerie Kamel Mennour
47, rue Saint-André des arts 75006 PARIS

Exposition jusqu’au 6 octobre 2012

La Vogue Fashion Night

Pour la 4e édition, les fashionistas ont rendez-vous avec un nouveau quartier.

Exit l’Avenue Montaigne et le triangle d’or. Et welcome au quartier Saint-Honoré.
Les maisons Gucci, APC, Miu-Miu, Anne Fontaine ou encore Zadig & Voltaire vous réservent des lives fashion surprenants.
Parmi les fidèles, citons tout de même Chanel qui a le bonheur de suivre le nouveau parcours grâce à ses boutiques des Rues Cambon, Royale et Faubourg Saint-Honoré. Ça s’appelle la classe, tout simplement.

Festivités à partir de 19h

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Expo: JOANA VASCONCELOS, l’artiste portugaise à l’épreuve du Château de Versailles

Après avoir systématiquement et lâchement râté toutes les expositions monographiques à Versailles – de Jeff Koons à Xavier Veilhan, en passant par Takashi Murakami et Bernar Venet – la fine équipe a attendu qu’une femme expose en ces lieux, pour enfin célébrer l’union de l’art contemporain avec l’histoire de France.

Force est de constater que la rencontre avec l’œuvre de Joana Vasconcelos est loin d’être anecdotique, surtout quand vous avez pris le temps d’oublier tout ce que la presse avait choisi de vous présenter.

Armé de votre seule patience pour affronter la foule, le visiteur venu pour les installations de l’artiste portugaise est à contre-courant des touristes qui l’entourent. Il ne s’arrête pas sur les premières salles relevant de l’histoire du lieu, ignorent certaines toiles anciennes pour ne chercher que le Saint-Grall.

Première confrontation : un cœur en suspension à l’entrée de la Galerie des Glaces. Alors que pour certains la simple vue de ce corridor fait de dorures enthousiasme, le spectacle de Corrazon noir d’un côté et rouge de l’autre offre un instant de contemplation à l’écart car le regard porté par les hauteurs.

Entre les deux cœurs, une paire de chaussures à talon composée de casseroles amuse. D’autant qu’elle rappelle l’affection de l’artiste indien Subodh Gupta pour les ustensiles de cuisine.

Après un couple de homards plutôt anecdotique, une vision impressionne la cornée : la salle de gardes accueillant deux statues de lion – les gardes – recouvertes de dentelle. L’imposant dialogue de ces deux bêtes silencieuses pousse à la contemplation discrète.

Un peu plus loin plus loin, revers d’une tapisserie. La lumière qui la frappe offre un troublant jeu de couleurs. Plus marquant encore que la dernière vision en bout de parcours.

Jeux de suspensions dans les salles où trois œuvres monumentales faites de tissus se succèdent. La lumière de la verrière au-dessus irradie les prises de vue. Le jeu de volumes, de couleurs rappellerait des tentures d’apparat, des textures d’un autre siècle, celui de Louis XIV.

Trouble face à toute recherche de sens. Le spectacle est avant toute chose ascensionnel, l’hélicoptère à plumes en est la preuve ultime.

Joana Vasconcelos

au Château de Versailles
jusqu’au 30 septembre 2012

Grands Appartements et Jardins

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