Archives de catégorie : Musique & live-reports

Live report, chronique, interview…

Between Yesterday & Tomorrow : l’histoire d’une vie par Natalie Dessay & Legrand

Natalie Dessay et Michel Legrand se retrouvent en douceur autour de Between Yesterday & Tomorrow.
Avec cette histoire musicale, ou concept-album, la soprano et le compositeur créent un conte d’une heure.
Un conte à la hauteur de la généalogie de ce disque.
En effet, un projet artistique (livre, film, disque) peut mettre des années à voir le jour. Between Yesterday & Tomorrow aura mis 40 ans !
On a eu le plaisir de découvrir l’album entier en présence de ces deux grands artistes dans un bel hôtel parisien.

 

Natalie dessay

Mais tout d’abord, retour à New York, dans les années 1970.

D’hier à Demain… et aujourd’hui

Michel Legrand travaille dans la Grande Pomme. Avec un couple ami, Alan et Marilyn Bergman, ils décident de créer un drame musical : un disque épopée intitulé Life Cycle of a Woman et de le proposer à Barbara Streisand. Michel Legrand s’occupera de la musique et les Bergman des paroles.

La chanteuse est emballée par le projet. Après cinq ans de travail, si quelques chansons ont bien été enregistrées, Barbara ne peut terminer les cessions de studio.
« Elle n’arrivait pas à chanter le premier et le dernier titre, Birth et Last Breath. Il y avait trop d’émotion pour elle dans ces titres, précise Michel Legrand. Alors, je lui ai dit que sans le début et la fin, la vie n’est pas une vie. Et que si elle ne les enregistrait pas, il n’y aurait pas d’album. »

Ce premier chapitre du conte s’arrête donc. Malgré tout, trois de ces chansons enregistrées par Barbara Streisand en 1973, sont éditées par la suite : Between Yesterday & Tomorrow and Can You Tell The Moment? sur l’album Just for the Record (1991) et Mother & Child sur Release Me (2012).

Années 2000, Michel Legrand travaille avec Natalie Dessay. Un jour il lui joue les chansons de Life Cycle of a Woman.
« – Et là elle me dit : « C‘est ça que je veux faire, rien d’autre ! » confie Michel Legrand
Ce qu’il ne dit pas c’est que je l’ai poursuivi tous les mois pendant 5 ans, pour faire ce projet », ajoute-t-elle.

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On sent la cantatrice heureuse de pouvoir présenter son travail, d’avoir réussi cette collaboration.
« Michel a beaucoup évolué dans son travail. Et ce que vous allez entendre sont des orchestrations actuelles. Il n’aurait certainement pas fait les mêmes il y a 45 ans.« 

Between Yesterday & Tomorrow 

Natalie Dessay aime présenter cette œuvre musicale comme un oratorio moderne (un opéra uniquement chanté et sans mise en scène). C’est vrai que cette heure de vie en chansons, toutes liées les unes aux autres, s’en rapproche dans la forme. Mais rien de lyrique dans l’interprétation.  Les morceaux sont assez courts et uniquement en anglais.

De Birth à Last Breath, la voix de Natalie Dessay nous transporte dans les méandres, les joies et les péripéties de la vie.
Dès l’entrée de l’orchestre, on reconnait le style Legrand. On replonge alors directement dans les comédies musicales à succès de Jacques Demy. Les orchestrations, même contemporaines, agissent comme une madeleine de Proust. On ressent encore l’atmosphère 70’s.Natalie dessay

On a retenu cinq titres qui nous ont particulièrement séduits.

Nos 5 chansons coups de coeur

Where Does the Wind Com From?

« Ma vie est pleine de questions, auxquelles personne n’a de réponse« .
On adore le coté cavalcade musicale de ce titre. Elle transmet à merveille la fougue de la jeunesse et son avidité à apprendre. L’énumération de questions, comme les enfants savent en poser à leurs parents, est très bien rendue.
Vous savez, le genre de questions auxquelles vous ne savez donner de réponse simple.

Fairy tales and story books

« Les contes de fées ont des fins heureuses et les enfants y croient« .
Une vraie ballade optimiste empreinte de douceur qui réconforte.
La composition très simple lâche d’un coup les chevaux pour nous transporter dans un univers féérique.

You and I Plus One

« Maintenant, c’est toi et un de plus, et la vie n’est plus la même »
Si vous n’êtes pas amoureux ou amoureuse, cette chanson vous donnera envie de l’être. L’orchestre et Natalie Dessay virevoltent sur un 3 temps tout en mouvement.

Natalie dessay
The more you Have

Dans toute histoire d’amour et comme dans toute vie, il faut un peu d’amertume pour apprécier les plaisirs de la vie.
« The more you have, the more you want […] the more you get: the more you have to loose. »
« Plus vous avez, plus vous en voulez […] le plus vous obtenez : plus vous avez à perdre »
Des paroles qui ont plus de 40 ans et qui résument, sur un air jazz et enjoué, un certain état d’esprit de notre société.

Yesterday’s apples

« Les pommes plus douces, les enfants plus jeunes, les étés plus longs... »
On ne sait pas si l’on peut être d’accord avec les paroles de cette chanson. Cela restera comme un débat au long court. Mais ce qui est sûr, c’est que ce titre restera comme l’une des plus belles de cet album tant au niveau de la musique que de la mélodie.
C’est cotonneux, gracieux et moelleux.

Il y a une dramaturgie et une musicalité très Broadway dans ce disque. Et la voix de Natalie Dessay nous emporte dans une envolée musicale qu’elle ne pouvait déployer à l’opéra. Un disque qui plaira autant aux amoureux de Michel Legrand, qu’aux amoureux de belles mélodies.
C’est ouaté, cosy et réconfortant.
On ne peut que fondre.

Natalie dessay

Nathalie Dessay, Michel Legrand
album Between Yesterday & Tomorrow

(Sony Music)

Musique : Michel Legrand
Chant : Natalie Dessay
Paroles : Alan & Marilyn Bergman

CONCERT
les 29, 30 et 31 mars 2018

 
Théâtre des Champs-Élysées
15, Avenue Montaigne
75008 Paris
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André Manoukian en interview Apatride… à écouter sous la couette

Il y a des artistes pour lesquels on se dit « J’aimerais m’assoir autour d’une table pour parler musique ». André Manoukian est de ceux-là. Apatride, son nouvel album nous a offert cette chance.
Sa jovialité naturelle a donné naissance à une discussion conviviale, dense et riche, dans son appartement parisien.
Beethoven, Dave Brubeck, histoire de la musique et familiale : rencontre avec un homme aussi chaleureux que son album.

 


INTERVIEW – SELFIE

En écoutant l’album, sans prêter attention aux titres, j’ai senti une filiation avec Dave Brubeck. Pourquoi a-t-il autant influé sur cet album ?

André Manoukian : En fait, Dave Brubeck a écrit Blue Rondo à la Turk, et les rythmes à la turque. Ce sont des rythmes composés à 5 temps, 7 temps, 9 temps ou 11 temps. Je crois que c’est le premier à avoir fait ça. De la même manière qu’en découvrant la musique de mes ancêtres, j’ai découvert des nouveaux modes, des nouveaux rythmes.
Et il se trouve que ces nouveaux rythmes sont plutôt turcs. C’est ce qui m’a plus dans la musique de mes grands-parents. Si on m’avait dit, quand j’étais petit : « tu joueras la musique de ta grand-mère ! », j’aurais éclaté de rire.

André Manoukian
Selfie original pour USofParis

Et j’ai découvert des petites cellules mélodiques un peu entre Satie et Ravel pour un projet documentaire sur la diaspora arménienne. Quelque chose que se marie super bien au jazz en fait. Au même moment, j’étais juste en train de me poser la question de me remettre au piano sans chanteuse. L’idée c’était de trouver une clef, parce qu’entre Thelonius Monk et Bill Evans le paysage est large.

Quand j’ai fait la musique de ce documentaire, je l’ai joué : piano, contrebasse et percussion balai. Du coup, mes potes jazzmans me disaient :
« – C’est incroyable ! Tu devrais en faire un disque. C’est des standards?
Non, non ce sont des thèmes traditionnels Arméniens »
Eh bien je me suis dit : « Pour une fois que mes ancêtres m’amènent autre chose que des névroses, je vais en profiter ! » Et pour moi c’était un beau cadeau.

Je voulais explorer un peu ce sentiment très oriental qui est de se réjouir de la mélancolie. Mais ça c’est pareil avec le blues, la saudade, c’est les même mots, ou le Spleen de Baudelaire. Ça évoque l’idée que nous, les musiciens quand il nous arrive un truc pas cool, on se met derrière le piano et on en fait un truc cool. Ça nous guérit de notre tristesse bizarrement. L’expression musicale de la tristesse vous guérit de votre propre tristesse. Et sur ce troisième album, j’avais envie d’aller sur des choses festives.

Vous avez pointé tout de suite le propos du disque surtout autour du morceau Apatride. Dans Brubeck Jan, jan c’est un suffixe qu’on peut coller à tout le monde qu’on s’aime bien.

André Manoukian

Écoutez la musique de ses ancêtres, ça fait remonter des émotions ? La musique a-t-elle une mémoire ?

André Manoukian : Bonne question ! Non seulement la musique a une mémoire mais alors pour le coup la première fois qu’on m’a demandé de jouer quelque chose d’arménien j’ai dit « Mais c’est quoi cette question ? Qu’est-ce que je vais faire ? »

Je me suis assis derrière le piano et je me suis souvenu d’une vague mélodie d’une berceuse de ma grand-mère. Alors ça m’a remis dans cette histoire-là. Il y a un morceau que j’ai appelé Danse du sable, qui fait un peu penser à Khatchatourian [et sa danse du sabre].
Mais surtout la Danse du sable, c’était pour moi ma grand-mère qui marchait dans le désert Deir-Zor et qui disait quand il y avait du vent « le sable, il va nous emporter. Il ne va rien rester de nous.» Et finalement, elle est restée, elle a survécu.

Donc c’est pour ça qu’il y a aussi des morceaux qui sont comme le parcours qu’à fait ma grand-mère : 1 000 kilomètres du nord de la Turquie, au débord de la Mer Noire, jusqu’au désert de Syrie. Pendant que mon grand-père était prisonnier chez les Russes parce qu’il avait été enrôlé de force dans l’armée Ottomane. Il s’est échappé, il est revenu, mais il ne retrouve pas sa famille. Et pour finir, il se retrouve par miracle chez un cousin en Bulgarie qui faisait des roses (la Rose de Damas). Et c’est la même rose que celle de Ronsard qui poussait à Cachan, mais ce n’est pas le Cachan de chez nous. C’est une ville de Perse où la rose est née et Ronsard vivait à Cachan.
Bref, il y avait des boucles comme ça dans l’histoire, dans la musique qui m’ont alimenté pour aller vers tous les titres de cet album.

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Comment vous composez ? Vous êtes forcement derrière votre piano, ou il vous arrive de poser des notes sur le papier ou sur un smart phone ?

Beaucoup de smartphone ! Enclencher le record et jouer des choses le matin. Et même sur un tire-fesse, j’ai eu une super mélodie mais mon smartphone ne marchait pas. J’ai sorti un bout de papier et j’ai écrit comme j’ai pu. J’ai vite fait une portée et quelques lignes. Quand les mélodies viennent, il ne faut pas les louper.

Les thèmes aussi, je les ai beaucoup travaillés. C’est un répertoire qui peut se jouer tout seul au piano. Comme si c’étaient des pièces classiques.

En composant cet album j’étais dans Beethoven. J’avais retrouvé une sonate n°8 que je bossais quand j’étais petit et tout d’un coup je vois des accords géniaux. Et quand on commence à les analyser à l’aune du jazz, les compositeurs classiques font tous des accords incroyables.
Ce que j’aime chez Beethoven c’est sa manière de contracter, d’être très sombre et puis tout d’un coup d’ouvrir. C’est ce va-et-vient permanent, cette espèce de passion.

J’ai lu une interview où vous dites « J’ai mis ma libido dans le piano ». On veut en savoir plus ! 

Ça veut dire qu’avant c’était le timbre de voix d’une chanteuse qui m’inspirait. Il y a des timbres qui me racontaient des histoires. Un jour je faisais mon premier album avec mes musiciens. On était dans un studio à Grenoble, il y a une fille métisse mimi qui passe. On était tous en train de s’engueuler pour savoir qui allait faire le prochain solo. On la rattrape, on lui pose le casque et elle se met à chanter. Et là elle chantait comme Sarah Vaughan !
C’est là que je suis passé du côté féminin de la Force. Et j’ai vu ce que c’était qu’une muse.
Puis un jour je suis allé voir le docteur qui m’a dit :
« – Vous ne pouvez pas continuer comme ça. Vous tombez amoureux, vous écrivez. Vous êtes largué, vous écrivez.
– Que dois-je je faire, docteur ?
– Mettez votre libido dans le piano ! »
Et ça fait mal !

Maintenant, la chanteuse c’est mon piano. Et ce n’est pas le plus facile des instruments pour sortir une expression. Pour moi, il y a plein de pianistes qui font chanter leur piano, comme Brad Mehldau.

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Et le piano est une belle muse ?

Oui ! Le piano mais plus que ça : l’Orient ! En plus d’une muse, j’avais trouvé, tout d’un coup, une source d’inspiration incroyable. Aujourd’hui une musique pour qu’elle se régénère, elle doit incorporer des éléments nouveaux.

Le jazz c’est devenu la musique classique des noirs américains. Et tout ce qu’il se passe d’intéressant et de nouveau aujourd’hui, ça vient d’Orient quand on le mélange. C’est Tigran Hamasyan, c’est Ibrahim Maalouf, c’est Dhafer Youssef. Il y a tout un courant.

J’ai découvert un pianiste de flamenco Dorantes. J’étais sur le cul : c’est Jean-Sébastien Bach qui rencontre les gitans. J’ai le sentiment que je suis toujours en train de tirer sur un fil et dérouler et de découvrir des trucs de dingue.

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Quelle est la création la plus personnelle dans cet album ?

Apatride. Je l’ai appelé comme ça parce que j’ai retrouvé les papiers de mon grand-père il n’y a pas longtemps. Et dessus il y avait un gros tampon apatride. On était en plein débat sur la déchéance de nationalité et je me suis dit : « Mais putain les gars, il y a un moment où on était tous des apatrides ! » Et je le revendique. Pour moi, apatride ça serait presque la solution. Et les musiciens par essence, ce sont des gitans, ce sont des nomades. Leur patrie c’est la musique.

Et pour cet album, je suis allé enregistrer avec des musiciens Turques, Iraniens, Palestiniens, Syriens. Pas pour faire « United Colors of B… » mais juste pour aller choper une âme musicale. J’ai rencontré un violoncelliste turc qui avait une telle manière de jouer. Il avait un super vibrato. Tu avais l’impression qu’il y avait des voix qui sortaient de l’instrument.
A la fin il me dit : « c’est quoi cette musique ? » On était à Istanbul et l’ingé son lui dit « c’est un Arménien qui l’a faite ». Il m’a pris dans les bras et m’a dit « Kardeş » : ça veut dire mon frère en turc.

J’avais aussi envie de replacer la musique Arménienne dans son contexte. Parce que depuis le génocide, les Arméniens ont eu tendance à dire « On n’a plus rien à voir avec l’Orient, on est des occidentaux ». Ils ont même enlevé les quarts de tons de leur instrument.
Donc j’ai eu envie de retrouver la musique d’avant que j’ai imaginée, d’avant le génocide, d’avant la catastrophe. L’époque où ils vivaient heureux, tous les uns avec les autres.

André ManoukianUn bel endroit où l’on peut écouter cet album ?

Dans une bagnole, sous la pluie avec un paysage qui défile. Mais ce n’est pas forcément une musique des grands espaces c’est plus une musique de cocooning. Peut-être sous la couette.

Le souvenir d’un beau concert cette année ?

Oui, c’est trois cinglés : deux saxos et un batteur : Moon Hooch. C’est génial. ! C’est une nouvelle génération de gars qui maîtrise tout.

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D’abord le jazz, et comme ce sont des mômes, ils sont venus avec l’électro. Ils arrivent à faire des plans électro juste avec leurs instruments acoustiques en faisant des espèces d’accidents qui font penser à des loops. Ou en jouant des riffs de techno, des séquences hyper répétitives en allant vers la transe. C’était chouette !

André Manoukian

André Manoukian
nouvel album APATRIDE

(Enzo Production)

CONCERTS

28 novembre 2017 à Nîmes :  Elodie Frégé et Andre Manoukian en duo
16 décembre 2017 à Marseille :  Malia / Andre Manoukian
10 janvier 2018 à Dijon : China Moses  / André Manoukian
13 janvier 2018 à Saint Michel sur Orge  : Malia / André Manoukian
19 janvier 2018 à Vierzon : Elodie Frégé et Andre Manoukian en duo
29  janvier 2018  au Trianon – Paris

Plus de dates sur le site Enzo Production

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On a tous quelque chose de Johnny : hommage rock détonant !

C’est le boss depuis les années 60’s.
Qu’on l’aime ou non, Johnny Hallyday reste l’un des piliers du rock français.
Ce 17 novembre sort,
On a tous quelque chose de Johnny, l’album de reprises de 16 de ses standards. Artistes incontournables ou nouveaux venus sur la scène musicale, chacun a abordé avec humilité sa reprise du maître du rock.

Certains vont certainement crier à la récup, voir à l’ignominie musicale ! Lisez ces lignes avant de hurler.

On a tous quelque chose de Johnny

On a tous quelque chose de Johnny : notre avis

Un « Tribute » n’est pas toujours de bon augure pour les oreilles.
Mais là niveau musical, c’est du lourd. Normal, c’est Yarol Poupaud qui a fait tous les arrangements de l’album (à part celle de Calogero). Son travail est ciselé sur quasiment tous les titres, proche des univers des chanteurs. On sent vraiment l’envie d’une cohérence artistique. On sent aussi l’énergie de l’enregistrement live.
Johnny lui-même pourrait poser sa voix sur les versions instrumentales de ces 16 titres.

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On pourra éventuellement discuter de certaines interprétations qui ne nous ont pas toutes convaincues. En effet, il peut être dur de marcher dans les pas de Johnny…

Les patrons, ceux qui ne tremblent pas

Il n’y a que peu de noms à mettre dans cette catégorie.
On commencera par Garou. Sa version de Ma Gueule est très proche de l’originale. On y retrouve la puissance de Garou, un grain de voix proche de Johnny et une émotion à la hauteur de la chanson.  L’ami québécois a l’organe pour cette reprise. sans prise de risque.

Nolwenn Leroy tire aussi son épingle du jeu avec sa version de
Quelque chose de Tennessee. On aime son charme et son émotion dans l’interprétation. Une très belle version.

On a tous quelque chose de Johnny

On mettra Que je t’aime d’Amel Bent dans cette catégorie, mais elle devrait avoir un place un peu à part.
Comme on l’a dit : difficile de concurrencer le patron. Malgré tout Amel Bent s’en sort plus qu’honorablement.
Si le début de sa reprise est un peu en dessous, elle arrive à nous emporter sur la fin. Sa voix est assez puissante pour rivaliser avec le boss, son interprétation empreinte d’émotion.

Les vraies surprises

Ce sont les artistes juniors qui osent. Même si certains anciens nous ont aussi surpris, voir cueillis.

Avec Louane et La musique que j’aime, on se propulse dans une vraie ballade blues. On embarque dans une bagnole pour fendre les grands espaces US. Elle ne tombe pas dans les pièges de la chanson.
C’est d’ailleurs la seule à n’avoir faire qu’une seule prise à l’enregistrement. Chapeau.

On a tous quelque chose de Johnny
Ce qui nous a surpris avec la version de Slimane, c’est que peu de journalistes présents à l’écoute ont reconnu sa voix.
Preuve que sa version de Marie est bien loin de l’image consensuelle que peut laisser un gagnant de The Voice. Sa voix très expressive nous a surpris.

Place au benjamin de l’album : Lisandro Cuxi et son Noir c’est noir. Ce que l’on aime dans cette interprétation, c’est le côté frais et nonchalant. La fougue de la jeunesse en somme.On a tous quelque chose de Johnny

On plonge dans un autre style avec Patrick Bruel. Il nous cueille avec J’ai oublié de vivre.  A tel point qu’on aurait aimé lui poser la question suivante en interview : « Avec une telle émotion dans la voix, que dit cette chanson de vous ? »

On finit cette partie avec la reprise énergique du titre Les Coups by Marco Prince et FFF. On y retrouve une rage urbaine dans un arrangement hyper rock. Les cuivres sont très présents. Ça balance du groove avec énergie, très rythmée. Un des gros kiff de cet album.

On a tous quelque chose de Johnny

Ceux qui sont passés un peu à côté

Tout d’abord Florent Pagny, qui même s’il fait le job, livre un Requiem pour un fou propre, puissant mais sans âme, sans réelle folie. Pourtant, il parait qu’il est sorti rincé de sa cession d’enregistrement.

De son côté, Kendji Girac pêche un peu par son manque de puissance vocale, de coffre. L’envie n’est pas l’une des plus faciles à chanter sans se faire comparer à Johnny.

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Le Pénitencier de Gauvain Sers ne nous convainc pas forcément non plus. L’arrangement est un trop « horse road movie » à notre goût, vraiment trop folk pur. Cela donne un ton très décalé au titre.

Sur Tes tendres années, Raphaël est en mode Raphaël. C’est pas mal produit, mais on ne sent pas de réel frisson, de conviction dans la voix.

Et malgré tout certains arrivent à transporter Johnny dans leur univers.

Johnny Hallyday VS un univers musical

Car oui,  tout comme Raphaël fait du Raphaël, Benjamin Biolay fait lui aussi du Biolay.
Mais le dandy lyonnais semble le faire avec plus d’envie. Mais surtout avec plus d’émotion.  L’orchestration très 70’s de Retiens la nuit, survolée par l’orgue style hammond, s’unit parfaitement à la voix retenue et rocailleuse de Biolay.

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Dans un autre style, Gaëtan Roussel transporte lui aussi Je te promets dans son monde. Cette ballade plutôt douce devient alors plus rugueuse. Et d’un coup, la voix du leader de Louise Attaque apporte sa propre transe à ce tube.

On a accroché de suite à l’univers festif que Thomas Dutronc propose sur Gabrielle. D’ailleurs, c’est durant l’enregistrement qu’il a découvert le second degré du texte, en ayant les paroles sous les yeux. Et ce nouvel éclairage ce ressent dans l’interprétation : fraiche, légère et totalement folk-rock avec une guitare bien présente comme on aime pour ce morceau.

Reste maintenant l’OVNI de ce tribute : Calogero.
Car s’il y a bien un artiste qui possède son univers,  c’est bien lui.
Ce n’est pas pour rien que « Calo » est le seul à avoir pu faire sa propre orchestration. Alors c’est vrai que Elle m’oublie est totalement transfigurée à la mode Calogéro. C’est aérien, doux, exquis mais un poil décalé par rapport à la cohérence musicale de l’album.

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En somme pas de gros gadin sur cet album hommage à Johnny Hallyday, juste des versions un peu en dessous pour les moins bonnes et d’autres très surprenantes à l’opposé.
Un album qui réconciliera  donc les amateurs de Tribute (et de musique) qui pouvaient être déçus des dernières sorties dans les bacs.

Pour en savoir plus sur le projet, notre interview croisée à lire ici.

Johnny Hallyday

On a tous quelque chose de Johnny

album disponible à partir du 17 novembre 2017

Avec la participation de : Kendji Girac, Slimane, Garou, Benjamin Biolay, Louane, thomas Dutronc, Lisandro Cuxi, Patrick Bruel, Gauvain Sers, Florent Pagny, FFF, Amel Bent, Gaëtan Roussel, Nolwenn Leroy, Raphael, Calogero

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On a tous quelque chose de J. Hallyday : interviews croisées !

Focus sur la sortie de l’album On a tous quelque chose de Johnny. USofParis a assisté à la conf de presse avec Yarol Poupaud (le guitariste de Johnny Hallyday) et Sébastien Farran (le manager du rocker) et a réalisé une série d’interviews avec trois artistes passionnés :
Marco Prince (de FFF), Slimane et Lisandro Cuxi.

Johnny Hallyday
de guache à droite l Yarol Poupaud, Lisandro Cuxi, Gauvain Sers, Amel Bent, Marco Prince (FFF), Slimane et Sébastien Farran

Même si c’est Universal qui est à l’initiative de ce disque, c’est bel et bien le tout premier album hommage autour de Johnny Hallyday.
Il faut alors savoir que le tôlier était partie prenante dès le début dans sa conception. Sa femme et lui ont d’ailleurs choisi les artistes.
Johnny s’est plutôt concentré sur les chanteurs proches de son univers et Laetitia a proposé des chanteurs plus jeunes et d’autres plus éloignés de l’univers de Johnny, comme Benjamin Biolay.
Si tous les artistes présents sur ce disque ont été validés par le boss, tous ceux qui se sont proposés n’ont pas forcément été acceptés.

D’ailleurs, Lisandro Cuxi, le benjamin de l’album, n’en revient toujours pas. « Ma maison de disque m’a dit : «Veux-tu participer à l’album de reprises de Johnny ?» J’ai fait : « Euh… quoi ? … Vraiment !?»
Et puis après, on a décidé quel morceau j’allais faire :
Noir c’est Noir».

Reprendre Johnny Hallyday : une folie ?

« Je pense qu’il y a une dose d’inconscience ou de folie quand tu décides de faire une reprise en sachant que l’interprète c’est Johnny et le créateur Stevie Wonder, confirme Marco Prince (le leader du groupe FFF). Il faut y aller avec le degré d’inconscience qui sied au chanteur. Y aller sans y réfléchir parce que si tu réfléchis, c’est effrayant. »

Slimane ajoute que « ce qui était important c’est que ce soit validé, par Johnny et qu’il en ait envie. Et c’était un honneur de me dire qu’il allait entendre ma voix posée sur une de ses chansons. »

Johnny Hallyday
Slimane

Lisandro a conscience que « chanter après Johnny, ça peut être un danger. Les gens ne peuvent ne pas aimer. Mais je pars du principe que si je prends du plaisir en l’enregistrant et que j’aime, et bien tout roule. »

Pourtant pas de quoi s’inquiéter car d’après le manager de Johnny, Sébastien Farran : « Ce qui plaît le plus à Johnny, c’est d’avoir un vrai panel artistique large, il a été très touché par ça. Il a souhaité que l’on fasse perdurer cet état d’esprit du rock’n’roll. Si le projet final ne lui avait pas plus, il ne serait pas sorti. »

De la sélection des titres au studio

Côté musique c’est Yarol Poupaud qui a supervisé les arrangements et les orchestrations de cet album. « Musicalement, on voulait rester dans un univers proche de celui de Johnny. Garder la couleur rock, les premières prises, toujours les plus vivantes.
On a été surpris des choix des artistes. Comme Louane avec Toute la musique. »

Johnny Hallyday
Yarol Poupau

Pourquoi ce choix ?

Lissandro – Noir, c’est Noir : « J’ai eu un feeling pour cette chanson. C’est un peu à l’ancienne dans le blues, le rock… dans la rythmique. Je voulais qu’il y ait cette touche que j’ai au fond de moi aussi. J’ai mis dans cette chanson ce que je ne peux pas mettre dans mes albums. »

Marco Prince – Les Coups : « On a hésité longtemps entre reprendre une ballade et une chanson plus énergique, dont le groove nous semblerait plus palpable. C’était important, parce que ce n’est pas exactement notre culture musicale non plus. On avait besoin de ressentir physiquement un émoi sincère. On s’est dit : « On ne sait pas où ça ira, mais c’est sur celui-là qu’on est le plus à l’aise, que l’on s’exprime le mieux, on a trouvé un espace.»

Johnny Hallyday
Marco Prince

Yarol Poupaud a donc fignolé les arrangements en fonction des artistes qui faisaient les reprises. Pour Louane, « on a baissé la tonalité, fait un peu moins rock brut niveau musique. »

En studio avec les musiciens de Johnny

« On a enregistré live, musiciens et chanteurs » confirme Yarol Poupaud.

Marco Prince a kiffé le fait de retrouver cette sensation de liberté en enregistrement : « C’était une espèce de fantasme musical d’avoir tout le monde dans le studio. De faire 3, 4 et bam : tu balances la chanson et tu vois ce qu’il se passe. On a fait le titre en une journée. Il y a eu très peu de prises, à l’ancienne quoi ! »

Slimane était en studio pour son album en même temps. « Je ne voulais pas trop répéter la chanson [Marie], pour ne pas en perdre l’essence. Cette folie et ce premier jet que l’on a quand on fait une chanson. Donc je l’ai travaillée directement en studio. »

Au final, Marco Prince juge que le plus intéressant : « c’était de réussir à trouver ma place, sans me faire vampiriser par la version de Johnny, ni celle de Stevie Wonder. Il y a même eu un truc assez animal : le fait d’être à la place de Johnny. J’estime avoir réussi à faire ça. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir à le faire. C’était très joyeux. »

Johnny, dans nos mémoires…

Pour conclure, on a demandé aux artistes quelle était l’image la plus forte qu’ils avaient du king Hallyday.

Pour nous, c’est un concert diffusé à la TV dans les années 80. Avec la chanson phare La Peur, et un Johnny en tenue cuir-cloutée et sanguinolent dans la mise en scène. En mode Mad Max parfait. Un peu effrayant aussi quand tu es gamin.

Johnny Hallyday
Lisandro Cuxi

Lisandro se souvient d’un live, à la télé aussi, « où il a chanté Allumer le feu. Il y avait plein de flammes derrière qui partaient dans tous les sens. Je me suis dit : « Waouh, c’est du vrai show ! ». J’ai eu envie d’être à sa place en mode show-man, d’être avec lui, de chanter avec lui. Vraiment c’était dingue. »

Pour Slimane, ce sont les concerts au Stade de France : « C’était impressionnant. Je n’y étais pas, j’étais un peu jeune. J’ai vu des vidéos. Mais quand tu es jeune chanteur, c’est le genre de choses qui te font rêver. »

Et pour conclure, Marco Prince se souvient d »images proches de la transe de Johnny à la télévision, en très gros plans et en sueur, avec un costume bleu azur et des strass. J’étais gamin.
Plus tard , j
’ai trouvé  que ça ressemblait à des images de James Brown. »

Johnny Hallyday

On a tous quelque chose de Johnny

album disponible à partir du 17 novembre 2017

Avec la participation de : Kendji Girac, Slimane, Garou, Benjamin Biolay, Louane, thomas Dutronc, Lisandro Cuxi, Patrick Bruel, Gauvain Sers, Florent Pagny, FFF, Amel Bent, Gaëtan Roussel, Nolwenn Leroy, Raphaël, Calogero

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Ours – Interview Pops : une furieuse envie de danser !

Après Mi et El, le chanteur Ours ajoute Pops à sa discographie, des mélodies plus dansantes, plus chantantes, pour un album résolument pop.
Entre temps, Charles Souchon a participé à plusieurs projets, les prochains mois vont être intenses avec la tournée, la promo, Le Soldat Rose
Nous l’avons rencontré pour discuter de tout.

Interview-selfie OURS

Ours

UsofParis : Dans une interview lors de la sortie de ton deuxième album, tu disais que tu avais déjà de la matière pour le prochain. Et au final, on a attendu 6 ans pour Pops. Que s’est-il passé ?

Ours : Je n’ai pas mis autant de temps à faire ce disque, j’ai juste accepté d’autres projets musicaux qui sont venus à moi. Des musiques de pièces de théâtre, pas mal de créations : la réalisation du prochain album de Pauline Croze ou composer des musiques avec mon père et mon frère pour le prochain Soldat Rose, écrire des chansons pour d’autres gens… tout ça a stoppé l’élan.
C’était bien que je fasse ces autres projets. Déjà ça fait une récréation plutôt que d’être recroquevillé sur ses chansons, ses émotions et ça nourrit mon album. Je suis allé en Afrique pour faire un disque.
Cela a enrichi et nourrit l’album je pense. Tout est expérience et un album est un peu le résultat de toutes les expériences qu’on a eu ces dernières années et ça en fait partie.

Cet album est beaucoup plus pop que les précédents, c’était une envie de ta part ?
C’est venu assez naturellement, l’envie d’être un peu moins bavard, moins de textes, ne pas hésiter à répéter les mots. Au lieu de faire 3 couplets bien denses, j’en fait que 2 et je n’hésite pas à en répéter un. Je suis aussi plus synthétique, au lieu de dire pleins de choses je résume le tout en un gimmick.

Pourquoi ?
Pour laisser plus de place à la musique. J’avais envie de ça. Dans cette phase de vie, j’avais envie d’un truc plus chantant, plus généreux. Et c’est ça aussi le fait de faire un album plus pop, c’est un album plus facile d’accès, avec des mélodies plus chantantes.

Ta collaboration avec Lily Allen a joué dans ce cheminement ?
Ça a dû influencer oui. Ce n’est pas ça qui a déclenché du tout, mais c’est vrai qu’au début j’avais très peur avec ce duo. Je me suis vraiment amusé à le faire quand je l’ai fait dans mon petit studio. Une fois que c’était en boîte et que ça passait à la radio je me suis dit « Mais c’est très pop pour moi ça !». Puis avec du recul, j’ai trouvé ça bien « si tu as aimé le faire pourquoi tu as peur maintenant que c’est en radio » ça m’a passé au bout de 3 jours. Puis y’a eu le duo avec Ornette en anglais aussi. Ça a débloqué quelque chose chez moi.

Il y a deux duos sur l’album dont un avec Pauline Croze, comment s’est passée cette rencontre ?
Elle m’a vu en concert, je jouais dans une soirée privée où il y avait Matthieu Chedid. Elle s’est retrouvée dans mon mélange de chansons à textes et en même temps de musiques rythmées.
Elle a demandé à Matthieu mon numéro, il nous a mis en relation et elle m’a dit : « je cherche quelqu’un pour réaliser mon album, tu aimerais bien le faire ? » J’ai répondu : « j’aimerais bien mais je ne sais pas si je sais le faire. »
Je lui ai proposé de faire un essai. Elle m’a avoué qu’elle avait demandé à d’autres gens aussi. On a fait l’essai et puis elle a préféré ce que je lui avais proposé. Et de là on a fait plus qu’une réalisation, on a fait un atelier. C’est elle qui a fait toutes ses chansons, ses textes, ses musiques. On a passé beaucoup de temps ensemble à travailler sur ses titres avec Romain Preuss. Et à un moment est venu ce morceau qui part d’accords de Romain, Pauline fait la mélodie des refrains, moi je fais la mélodie des couplets. C’était marrant, on a fait ça ensemble, un vrai truc à 3. On s’est dit que la chanson irait sur l’album qui sortira en premier, et donc j’ai gagné :-).

Les noms de tes 3 albums forment MiEl Pops, c’était prémédité ?
Un petit peu. En fait, ça me dérange même de donner un titre à ce format qui est un recueil de chansons qui sont toutes différentes, qu’ont des thèmes différents. Trouver un titre d’album m’a toujours embêté parce que c’est réducteur pour moi, trop emphatique…
J’ai trouvé un moyen de contourner ça en trouvant des noms un peu neutres, des non-noms. Le premier, je l’ai appelé Mi parce que c’est la note qui revient le plus souvent. Et j’ai pensé tout de suite que le prochain je l’appellerai El, que ça ne voudra rien dire mais que les deux accolés formeront le mot Miel. Ça illustre un truc plus logique pour moi, pour dire que chaque disque est une pierre posée et que tout cela est un chemin, qu’on tire des leçons à chaque fin de disque.

On peut imaginer une suite pour le 4e ?
Je ne sais pas. Je pensais m’arrêter à Miel, mes amis m’ont beaucoup charrié, y’a eu pleins d’idées comme « Eux » pour faire Mielleux, Miel d’Acacias, enfin bon pleins de trucs. Et c’est devenu Pops, qui sont ces fameuses céréales qui font partie de notre pop culture, même le packaging. Je l’ai fait pour la blague, pour contourner et j’aime bien quand c’est un peu ludique, marrant. Ça n’a pas beaucoup de sens mais je l’ai appelé Pops pour continuer ce puzzle mais aussi parce que l’album est plus Pop, mais aussi un petit clin d’œil à Pop Satori un album d’Etienne Daho que j’aime beaucoup.

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Quelle est l’origine du titre Liu Bolin, le nom d’un artiste chinois ? 
Ours :
En fait, c’est son travail. C’est un artiste très controversé qui est même interdit de son pays en Chine, il ne peut plus y retourner. Quand j’ai vu ses œuvres qui se dessinent en trompe l’œil au milieu d’un décor, ça m’a parlé. Lui a son message politique, sur la société de consommation, on est noyé dans cette société. Moi j’ai pensé au fait qu’on était effacés. Que certaines personnes s’effaçaient dans la société, et la société effacent des personnes.
J’ai pensé à tous ces gens, qui sont comme noyés dans la masse, qui sont pour moi des héros discrets à l’heure où tout le monde veut être sous les projecteurs, A la recherche de la Nouvelle Star, on veut monter sa start-up, on fait des profils Facebook,… je fais partie j’imagine de tout ça. Mais il y a aussi tous ceux qui ne bronchent pas et qui vont travailler dignement.

La chanson qui clôt l’album est Tordu, tu parles de toi ?
OUI. Je me complique la vie. Je ne suis pas extrêmement torturé, mais je suis hypocondriaque. Je ne suis pas fondamentalement torturé, je suis assez optimiste et joyeux. Mais j’ai souvent des idées sombres et morbides. Je pense à des trucs un peu bizarres, mon imagination va trop vite, je me complique parfois.

Qu’est-ce qui arrive dans les prochains mois pour toi ?
Je pars en tournée jusqu’en juillet, je vais défendre mon album encore, un autre single peut-être. Je viens de composer avec mon frère et mon père toutes les musiques du prochain Soldat Rose qui sort le 24 novembre. On a travaillé avec beaucoup d’artistes comme Jean Louis Aubert, Sandrine Kiberlain, Édouard Baer, Calogero, Gaëtan Roussel, … Ce sera le 20 novembre sur scène à l’Olympia.
Il y a aussi le deuxième album sur mon père Souchon dans l’air (vol.2) qui est fait. Il va sortir un peu plus tard.
Et puis, je voudrais vite refaire des chansons pour moi. J’aimerais aller vite pour ce prochain disque.

Ton dernier coup de cœur musical ?
Andy Shauf
, c’est un gars comme ça qui a l’air penaud avec sa guitare et c’est super. J’aime bien aussi Solange Knowles, la sœur de Beyoncé.

Ton dernier concert ?
Ours :
J’ai vu une prestation dans un concert multi-artistes de Rover et j’ai adoré. Ça m’a même bluffé !

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?
Je veux être un homme heureux de William Scheller.

Une bonne adresse food à partager avec nous ?
Le Flakes, c’est un bar à céréales. C’est sur la pop culture, c’est drôle, on mange des céréales, on boit du lait.

Ta madeleine de Proust ?
Michaël Jackson
et Phil Collins en musique.
L’île-de-Bréhat en Bretagne.
L’odeur quand on ouvre un livre neuf de la colle qui relie les pages.

Interview by Joan 

Ours

Ours
Nouvel album Pops
(Capitol Music France)

En tournée en France :
08/11 Le Splendid – Lille
09/11 Le Flow – Paris
10/11 La Laiterie – Strasbourg
17/11 Ninkasi Kao – Lyon
18/11 Le Rockstore – Montpellier
15/12 R2B – Vouneuil-Sous-Biard

Site officiel : oursmusique.fr 

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Les Inrocks Festival 2017 : programmation jubilatoire !

30 ans que Les Inrocks Festival nous enchante d’exclus, révélations, grands noms de la musique.
Pour l’édition 2017, le son s’associe exceptionnellement aux belles lettres, à l’art, à l’image et au food.
Save the date! Du 23 au 26 novembre, La Gaité Lyrique et le Casino de Paris vont vibrer à plein régime.

Les Inrocks Festival

Le coeur bat pour la prog’  

Les soirées concerts débutent par le retour de Django Django à Paris qui dévoilera les premiers titres de son album Marble Skies qui ne sortira pas avant janvier 2018. Otzeki, des cousins aussi barrés que géniaux, seront aussi à la Gaité Lyrique le premier soir qui affiche déjà sold out. 

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Le lendemain, place au hip-hop côté Gaité Lyrique et à la douceur côté Casino de Paris. D’un côté, les furieux H09909, Bon Gamin des gars sensibles qui ne cachent pas leurs larmes, Josman et Nadia Rose enflammeront la première scène.
De l’autre, 
Ibeyi donnera son premier concert en France, pour dévoiler ses nouveaux titres en mode live. Ça semble tellement naturel : Les Inrocks sont fans number one, comme nous, du duo de sœurs fascinant.

Vendredi, Moodoïd, le trublion de la chanson française qui aime tant se déguiser, réservera un set halluciné, suivi de l’adorable diablesse : Calypso Valois.

Les Inrocks Festival
Moodoïd

Inconnus pour le moment 

Les Inrocks Festival ce sont aussi des noms d’artistes improbables qui provoquent une pleine curiosité. Cette année, nous comptons bien être surpris par L.A Salami, LOST, Obliques 

Talk with…

L’édition spéciale 30 ans propose des rencontres avec des écrivains, artistes et philosophes. Il y aura Delphine de Vigan, Will Self, Simon Liberati

On s’impatiente déjà de l’échange avec Xavier Veilhan qui a représenté avec talent la France à la Biennale de Venise cette année.

A moins d’un mois, le mystère reste entier sur les parties Food et Cinéma. We keep in touch!

Les Inrocks Festival

Les Inrocks Festival 2017 

du 23 au 26 novembre 2017 

Concerts, rencontres, cinéma et food 

À la Gaité Lyrique et au Casino de Paris

site officiel : festival2017.lesinrocks.com

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CORSON dévoile son nouvel single Nos amours embouties

Comme David Bowie ou U2, Corson s’est frotté à l’énergie berlinoise. C’est là que les premières notes du nouveau single, Je respire comme tu mens, ont été posées.
Cordon nous dévoile, en avant première, quelques secrets sur cette nouvelle aventure et son nouveau single Nos amours embouties.

INTERVIEW SELFIE / CORSON

Corson

Quand as-tu décidé de devenir chanteur ?
Très tôt. Déjà petit, je pianotais sur le piano de mon cousin. Je pouvais y rester des heures.
Ça a donné l’idée à ma mère de m’inscrire au solfège. J’ai commencé à prendre des cours de piano, tout en débutant le chant. C’est venu assez instinctivement.
J’ai commencé à avoir des groupes. J’ai fait le conservatoire de ma région, en chant lyrique.
Après mes études, je me sentais pas de bosser dans une banque. Je suis parti, vers 22 ans, pour essayer de ne faire que de la musique et d’en vivre.  Je l’ai dit à mon père. Il n’était pas très content.

Une émotion musicale intense dans ta jeunesse ?
C’était à l’âge de 12-13 ans. C’était la première écoute de Bloody Sunday. J’étais en colo de ski. C’était le soir de la boom où tu essaies de pécho un peu.
Ça m’a fait une réaction physique quand j’ai entendu le titre. Et quand on m’a dit U2, j’ai filé tout écouté ! Et je me suis dit : « je veux être Bono, je veux faire de la scène ! »

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Qu’est-ce qui est à l’origine de ton nouveau titre Je mens comme tu respires ? Du vécu ? Un sentiment ?
C’est un constat de ce que je peux voir autour de moi : des séparations, certains qui se trompent. Arrivé à mon âge – c’est pas une préoccupation à 20 ans – tu te poses la question de savoir si ta relation va durer, si tu vas avoir des tentations, si la routine va tuer le couple ou pas.

La rythmique de ce titre est prenante.
J’ai composé la chanson à Berlin avec mon collègue danois, Jesper Nielsen. Nous avions la base de chanson. Et je suis revenu poursuivre la compo à Paris.
J’ai fait les arrangements avec le réalisateur de mon 1er album, Boban Apostolov. On voulait un rythme répétitif et lancinant qui retrace la routine du couple. Comme si tout était écrit et qu’un marteau vienne marteler tout ce qui allait se passer année par année, jour après jour.

Tu retravailles beaucoup tes compos ?
Je suis partisan du premier jet. Il est toujours bon pour moi. Les premières notes au piano sont les bonnes. Plus je travaille une mélodie moins elle est bonne.
Ensuite, c’est au niveau des arrangements qu’on se prend la tête. Le choix de vraies cordes ou de cordes synthétiques, par exemple.

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Qu’est-il autorisé de dire sur le nouvel album ?
Il parle essentiellement des relations amoureuses dans tous les états possibles.
Fille à Copenhague parle d’un amour manqué, quelqu’un qui croise une jeune femme dans cette ville (je suis aussi allé y composer un titre). C’est quand on se dit : pourquoi je ne suis pas allé lui parler ? Qu’est-ce qui ce serait passé, si je l’avais rencontrée ?
Le titre Faisons l’amour parle des gars qui sont timides. Je l’étais il y a dix ans, quand je sortais en boite. 🙂
J’ai fait quelques titres aussi en Bretagne.

Une anecdote de studio ?
L’enregistrement des cordes s’est fait à distance. J’étais en Bretagne et Boban à Skopje avec les cordes. Je suivais l’enregistrement à distance. Mais j’avais une mauvaise connexion. J’entendais tout en décalé et je suis devenu fou.

Qu’a-t-il de particulier Jan Pham Huu Tri ?
Jan est un ami. Il a collaboré avec David Hallyday, Brigitte et il a fait les guitares de mon premier album. Pour le nouvel album, il joue de la guitare (avec un archet) et de la basse. Il a un son bien à lui. Il a une façon d’aborder les titres très instinctive.

Corson
Selfie original pour UsofParis

Un duo de rêve ? Un fantasme ?
J’en ai plein ! 🙂
Il y a le titre Fil Amant que j’aimerais partager avec une artiste. Je n’ai pas encore d’idée. Mais je cherche.
Sinon, j’aimerais beaucoup chanter avec Cœur de Pirate. Une artiste que j’aime de plus en plus.

Une anecdote de concert ?
Une première partie au début chaotique. C’était au Zénith, en ouverture du concert de Laura Pausini. J’étais avec mon musicien, Brice Davoli. Et il avait un clavier connecté à un ordi pour une palette de notes mais qui ne marchait pas. On ne comprenait pas pourquoi.
On a fini par faire le live en piano voix. C’était un beau moment mais beaucoup de stress.

Une belle rencontre musicale ?
Mon réalisateur : Boban Apostolov. On s’est rencontré à Londres. C’est un jeune réalisateur macédonien. Et je bosse depuis mon premier album tout le temps avec lui. On travaille aussi pour d’autres artistes. Il a beaucoup de talent.

Quel rapport as-tu avec les réseaux sociaux ?
C’est moi qui gère. J’aime tweeter des photos, des vidéos, j’aime beaucoup Instagram parce que j’adore faire de la photo.
FB c’est un lien quand t’es pas en promo, en concert. Je réponds aux questions quand je peux.

Une chanson pour dire Je t’aime ?
La nuit je mens d’Alain Bashung.

Une chanson pour pleurer ?
Ne me quitte pas de Brel.

Une chanson pour s’évader, quitter Paris ?
No Surprises de Radiohead.

Une claque musicale récente ?
Half Moon Run, un groupe canadien. Je l’avais vu au Trianon, en 1ère partie.
Le batteur faisait à la fois de la batterie et du pad. J’aimerais bien l’avoir pour mes prochains lives.
Le groupe mélange pas mal l’électro et l’acoustique et j’adore la voix du chanteur.

Corson

CORSON

Nouveau single : Nos amours embouties

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Itv réalisée au Terrass’Hôtel
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Petit Fantôme en interview – Un mouvement pour le vent

Rencontré au début de sa tournée estivale au festival We Love Green, Pierre Loustaunau alias Petit Fantôme nous dévoile son album Un mouvement pour le vent avec sincérité.
Un accident technique l’a conduit à tout recommencer en urgence. Le résultat est planant, une série de haïkus musicaux, purs à l’image de leur interprète.
Petit Fantôme est en tournée et sera en concert à la Gaité Lyrique le 20 mars 2018.


INTERVIEW PETIT FANTÔME

Petit Fantôme

 

UsofParis : Que retiens-tu de ton aventure avec François and The Atlas Mountains ?
Petit Fantôme : Ça m’a bâti ! La personne que je suis maintenant n’est pas la même sans tout ce que j’ai vécu. Ça a fait mon ADN. C’est ma base, mon essence. Et ce que j’ai vécu avec François c’est d’une intensité incroyable. J’ai tout appris : la scène, un langage, un langage commun de concert, de live, de transe…

Un langage musical ? Un langage corporel ?
C’est un langage mystique, un langage commun… un langage avec les gens, avec ce qui se passe sur scène… Pourquoi on fait de la musique, pourquoi on veut montrer sa musique… Pourquoi on veut l’expliquer, pourquoi on veut la jouer, pourquoi on veut la mener plus loin, la jouer plus fort.

Et cet album tu l’as conçu où ? En tournée ? En voyage ?
En revenant vivre au pays basque. Je me suis reposé, un peu, avec mon amoureuse. Je me suis décentré de plein de choses, de la vie de tournées avec François. Je me suis décentré un peu de ma vie, en prenant un peu de recul. Je me suis apaisé.
Je vis à côté de la montagne et de l’océan. Ça m’a fait beaucoup de bien, ce petit moment où j’ai fait autre chose : des travaux, du bâtiment, du plâtre,  des cuisines, du chantier.

C’était pour te libérer l’esprit ?
Oui. Pour faire autre chose. Et aussi peut-être inconsciemment pour me créer une frustration, pour me donner une envie forte de faire de la musique. 🙂

Et le premier titre composé a été ?
Ma naissance qui vient de sortir.
Et l’autre morceau qui s’appellera Quelque chose à vivre.
L’album, je l’ai créé à Bayonne et j’ai tout perdu ce qu’il y avait sur mon disque dur. J’ai dû le recréer très vite avec Vincent qui joue à la base dans le groupe. J’ai récréé des morceaux que j’avais réussi à faire comme Ma naissance et après on a retravaillé, on a écrit des morceaux.
C’était nouveau, c’était plus frais. C’était super !

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Finalement, la perte ça a été une bonne chose ?
Oui car je m’étais enfermé dans des choses qui étaient très compliquées et comme dirait un bon copain : « ne fais pas compliqué quand tu peux faire simple. »

Donc tu as simplifié du coup ? Parce que c’était l’urgence ?
Oui, parce que j’allais perdre trop de temps sinon.
Je suis allé à Paris enregistré les basses et les batteries avec Jean de François and The Atlas Mountains et Vincent à la basse. On a enregistré les batteries dans son studio à Pigalle, dans une toute petite cave. Après j’ai récupéré toutes les pistes et j’ai fait tout chez moi, dans ma chambre, une petite chambre de musique.
Je suis revenu mixer à paris.

Quelle est la chanson la plus personnelle de cet album ?
Elles le sont toutes !
Il y en a une sur ma mère qui a été très malade. C’est celle-là la plus personnelle.

Et pourquoi écrire sur ce sujet ?
Ce groupe c’est une catharsis et m’aide à libérer la parole, les mots… des choses qui m’émeuvent, des choses qui me font mal.
J’essaie d’universaliser le message du coup ça peut paraitre perso mais ça passe. Les gens ne font pas gaffe, alors que moi je sais que c’est très perso. C’est très référencé et vraiment ça me fait du bien.
Ça peut paraitre comme un manque d’humilité de parler de soi, d’avoir des choses personnelles, mais moi je ne fais pas de psychanalyse, je fais de la musique.
C’est quand même assez génial de pouvoir se libérer par la musique et c’est de transcender l’âme ; d’aller en profondeur dans des choses libératrices et de pouvoir chanter de sa mère qui est malade devant des gens ou devant ses copains ça me libère…

Mais ça fait remonter des émotions ?
Si mais ça fait du bien d’être pur comme ça, d’être dans la pureté. Je ne suis pas là pour raconter un mec qui va coucher avec une meuf.
Je déteste raconter des histoires en fait et a part William Sheller y a personne qui sait le faire.
Il y a très peu de paroles dans mes titres c’est des sortes de haïkus.

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Qui a grâce à tes yeux dans la chanson française ?
Sheller, Manset, Dominique  A, Katerine.
Et Amadou et Mariam c’est mon groupe préféré qui chante en français ! Je les ai vus plusieurs fois sur scène.
Et il y a aussi Chocolat, un super groupe canadien que j’adore. Corridor aussi.

As-tu as un mantra qui t’aide à vivre où qui t’aide à survivre ?
« Sois bien ! ». J’adore me dire ça. Et « Offre ta musique », tu te dis ça avant un concert, « Ne t’excuse pas pour qui tu es ». C’est un poème de René char qui dit «Impose ta chance, à te regarder ils s’habitueront ».
Çacorrespond plus à ma musique. Fais ta musique, même si c’est trop chelou, ils s’habitueront.

Claques scéniques récentes ?
Teenage FanClub ! C’est un groupe culte écossais. Ils ont 60 ans.
J’ai enchainé 3 concerts géniaux : les Swans à Biarritz, Teenage FanClub et Chris Cohen à Bordeaux.
Pour mes claques musicales : c’est Powerdove et Chocolat.
Chocolat c’est super !

Une chanson qui te fait pleurer ?
Un homme heureux de William Sheller me fait pleurer et je suis souvent touché par Le petit bal perdu de Bourvil.

Interview by Alexandre

 Petit FantômePetit Fantôme

Petit Fantôme
nouvel album : Un mouvement pour le vent
(Because Music)

sortie le 6 octobre 2017

Site officiel : petitfantome.com

EN CONCERT
A la Gaité Lyrique, le 20 mars 2018

& EN TOURNÉE
08/11 : AMIENS / LUNE DES PIRATES
12/11 : LA ROCHELLE / LA SIRÈNE (AVEC PARCELS)
15/11 : TOURS / TEMPS MACHINE
16/11 : BEAUVAIS / OUVRE BOITE (AVEC HER)
27/11 : NANTES / SOY FESTIVAL
09/12 : CLERMONT / COOPE CLUB

Tournée 2018
18 janvier — Bordeaux — Rock School Barbey
19 janvier — Biarritz – Atabal
27 janvier — Saint Etienne – 10 ans du Fil
2 février — Montpellier – Rockstore
3 février — Lyon – Transbordeur Club
(20 ans du Festival Woodstower)

 

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Grease le musical : Yanis Si Ah en interview coulisses

Yanis Si Ah porte le perfecto à merveille depuis plusieurs semaines pour interpréter le rôle de Kenickie dans Grease, le musical. Le comble pour ce jeune artiste est de jouer le rôle d’un étudiant alors qu’il s’est arrêté avant le lycée.
Vraie performance physique : le cuir colle à la peau quand l’artiste danse et chante sur scène.
#Respect

Interview dans les coulisses

Yanis Si Ah

UsofParis : Quelle était l’ambiance des auditions ?

Yanis Si Ah : Les castings ont été longs. Il y a eu 8 tours. On était nombreux à vouloir les passer. Je ne pensais pas être pris. J’ai été très surpris.
Il y avait une très bonne ambiance. On ne s’est jamais senti juger.
C’était 8 tours de plaisir.

Une anecdote ?
J’étais dans CATS, il y a 2 ans et j’étais doublure de 6 rôles.
Quand j’ai été auditionné, comme l’équipe savait que j’avais la capacité de changer de rôle facilement, on m’a fait jouer tous les T-Birds (ou Burger Palace). Je suis passé de Danny à Kenickie, puis Doody.
Ce qui est drôle : j’ai jonglé plusieurs personnages jusqu’à la fin.
C’est pour ça aussi que je n’y croyais pas trop.
Et l’équipe ne m’a annoncé qu’à la fin que j’étais pris pour le personnage de Kenickie.

Comment s’est passée l’annonce ?
Quand l’équipe m’a appelé, elle m’a dit que j’avais oublié mon t-shirt. J’oublie tout partout. 🙂 Hyper crédule, j’ai répondu : « désolé !  »
On m’annonce qu’ils ont encore besoin de moi pour un nouveau tour dans 2 mois. J’ai foncé dedans : « ah oui ? »
Et ils ont fini par me dire que j’étais pris. Et là, les larmes, les violons. « Je vais raccrocher pour appeler maman. »

Ton 1er coup de fil était pour ta mère ?
Oui, c’est un peu mon agent ! 😉

Qu’as-tu en plus des autres qui ont passé le casting ?
Ce n’est pas à moi de répondre 🙂
Sans doute que je suis à fond. J’ai fait mon maximum.

Qu’est-ce qui est difficile pendant les répétitions ?
Être constant. Ne pas se laisser avoir par la fatigue, le quotidien.
Garder le niveau chaque jour. Garder en mémoire ce que tu as appris la veille pour toujours progresser.

Interview by Alexandre

Yanis Si Ah

Grease le musical
la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

au Théâtre Mogador
25, rue Mogador
75008 PARIS

site officiel : greaselemusical.fr 

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SOL en interview : on a parlé voix, écriture et 1er album

SOL (Samy Defosse), talent de The Voice 2016, parcourt les routes de France tout en offrant des reprises (sur)prenantes de Sting, Rag’nBone Man ou Bill Withers sur sa page Facebook.
En attendant son premier album au casting prestigieux (Boris Bergman, parolier de Bashung en tête), l’EP Mon Frère confirme le talent de ce jeune homme indocile et charmant.

INTERVIEW-SELFIE DE SOL

Sol

UsofParis : Comment on sort de l’aventure The Voice ?

Sol : On sort très fatigué, surtout physiquement. C’est beaucoup de rythme, c’est du 7j/7. On est très sollicité et on chante beaucoup. Mais mentalement, du fait que ce n’est pas une télé-réalité qui pénètre ton quotidien, c’est assez tranquille.
Émotionnellement c’est chargé. Pour faire descendre la pression, je suis rentré chez moi.
J’ai gardé la même vie après : mêmes amis, même appart.

Les meilleures leçons à retenir pour ta jeune carrière ?

L’importance de l’image que l’on renvoie. La résistance en tant que chanteur. Comment arriver, semaine après semaine, à performer, à aller plus loin.
Donner l’impression « step-up » à chaque, devenir meilleur.
Et imagination : pour se renouveler. Trouver des façons de chanter différentes, procurer des émotions autres.

Être un sujet d’observation via les réseaux sociaux, c’est troublant ?

Au début, on passe son temps à tout regarder. Je regardais les commentaires Youtube. Et au final, on apprend à se détacher, car Internet est une zone de récré pour tout le monde et pour des trolls que l’on a du mal à cerner. J’ai fait rapidement le tri.
Et j’ai eu beaucoup de choses positives pendant The Voice.
Je jouis d’une côte de sympathie, je le vois dans la rue.

Une voix, ça s’entretient aussi quand on est jeune chanteur ?

Ce sont des muscles, des tissus. C’est de l’organique. On s’entraine comme un sportif. On se préserve aussi. Y’a du coaching. On prend de la propolis, de l’homéopathie.

Ils ne sont peu nombreux les finalistes de The Voice à signer un EP, un album. As-tu eu une bonne étoile ?

Une bonne étoile. Et un bon directeur artistique. Universal m’a contacté dans l’été qui a suivi l’émission, pour me proposer un contrat d’artiste. C’est une grosse boite mais un label à taille humaine.
Il faut être à la hauteur. C’est un challenge.
C’est bonne enfant mais on travaille beaucoup.

Quand as-tu écrit la chanson Mon Frère ?

Sandro Abaldonato m’a proposé un sample de guitare des 70’s, des Commodores (groupe de Lionel Richie). En rentrant chez moi, dans le TGV Paris-Dijon, j’ai écrit le texte. Sur un bout de table. Après je l’ai finalisé chez moi.

Comment se passe la conception de ton premier album ?

J’aime bien bosser en équipe, en atelier, comme les pôles d’auteurs US qui bossent sur les séries. C’est l’émulation qui motive. On pouvait être 7/8 autour de la table avec l’équipe des Mutin & Nazim qui sont des hit makers français. Ils écrivent pour beaucoup de monde.
Mais j’aime aussi être seul ou m’isoler dans la musique quand il y a du monde autour pour être sûr de ce que je dis, ce que j’écris.
En fait, on a tout essayé avec cet album et c’est génial.

Quel sera le style ?

Je suis très fier de cet album : il est populaire et chic ! Le mélange est assumé.
Je suis très content. Les thématiques sont pour tous, les mélodies faciles à fredonner. Sans léser les moyens : arrangements, les timbres, les couleurs musicales, de vraies cordes, des guitares enregistrées à l’ancienne.

Comment s’est faite la rencontre avec Boris Bergman ?

Sol : C’est grâce à Benjamin qui est mon DA. Il m’a posé la question : « t’aimerais bosser avec qui dans un monde idéal ? » Je lui réponds : « Sais pas, Bergman, Faulque… des mecs comme ça ! »
Il me dit répond : « ok, on se rencontre la semaine pro« .
Bergman revenait d’Oxford – il est prof d’écriture – style rockeur à l’ancienne : « suis crevé, jet lag… » Ça déconne pas !
Il me raconte sa vie, incroyable : ‘j’ai travaillé pour Placebo, Prodigy et puis Christophe il a pris 2 chansons… »

Bergman t’avait vu à la télé ?

Oui, il avait vu ma presta dans The Voice, il était flatté que je connaisse si bien son boulot, sa vie.
On avait une instru sur laquelle j’avais posé un yaourt en anglais et je l’ai proposée à Boris.
Il était à Londres, il l’a écrit en 3 jours. Le texte était génial. Le Grand Écart parle des relations homme/femme et de la difficulté d’être fidèle dans ce monde et des remords que l’on peut avoir.
Il a le son au cœur de sa démarche d’écriture.

Qu’es-tu prêt à faire pour qu’il rencontre le plus grand nombre d’oreilles ?

Je suis prêt à le défendre, à m’investir totalement. On est sans arrêt sur scène. Il y a du contenu numérique qui sort Et le laisser vivre aussi, car l’album a sa vie propre.

Arrives-tu à t’étonner encore ?

Tous les jours ! Suis étonné de tout. Je suis étonné là.

As-tu trouvé un moyen d’évasion ? De partir ailleurs ?

Je suis un éclectique, je suis intéressé par tout : les jeux vidéo, le cinéma, la zic c’est sûr. Je reprends le sport. Je geek.

La plus belle chanson d’amour ?

Les vieux amants de Brel.

Une chanson qui te fait pleurer ?

Les vieux chanteurs de soul américains comme Anne Peebles. Les vieilles divas : Ella Fitzgerald.
Round midnight de Thelonious Monk me fout à l’envers.
Radiohead aussi. Les Anglais qui font de la belle folk.
Je suis un peu un tire l’arme au cinéma et en musique mais moins dans la vie.

Dernière claque musicale ?

C’est tous les jours quand on écoute ce que font les autres. Mais la toute dernière : Kendrick Lamar.
Hoshi en France.

Un mantra ?

Sol : « Je suis le maître de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme » de William Ernest Henley
Et Nelson Mandela : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. »

Interview by Alexandre

Sol

SOL
EP Mon Frère

Page FB officielle : SolMusicOfficiel

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