Archives de catégorie : Musique & live-reports

Live report, chronique, interview…

Fnac Live 2017 : il va faire chaud avec Julien Doré, Biolay, Møme, Calypso…

FNAC LIVE 2017 c’est 3 jours de concerts, un plein soleil, une programmation qui fait battre le cœur.
A l’affiche, un ultra beau gosse qui déplace les foules (Julien Doré), un regard de tombeur (Benjamin Biolay), une mamie que tout le monde voudrait avoir (Calypso Rose), des mecs poilus (Cassius), des labels inventifs (Microqlima, Vietnam, Beggars), un beau couple (The Pirouettes), deux brunettes ténébreuses (Fishbach, Juliette Armanet)Et un anniversaire : Julien Clerc fête ses 50 ans de carrière ! 

Cette année, le festival incontournable du début d’été est raccourci : 3 jours au lieu de 4. Mais le casting d’artistes n’en est pas moins euphorisant. La preuve !

Esperluette en mode festival, Calypso la divine doyenne 

Julien Doré va faire une halte remarquée de son Esperluette Tour. Le simple spectacle de sa belle chevelure blonde prenant le vent du soir va être inoubliable. La Seine coulant à proximité, ses ponts, le cadre est idéal pour une love affair avec le chanteur ou sa moitié.

Calypso Rose met le feu à chacune de ses apparitions, son sourire est rayonnant et son tempo fait vibrer tous les corps.
Benjamin Biolay, avec ses influences venues d’Argentine, va dérouler une bande-son parfaite pour des bisous dans le cou.

The Blaze, Les Inrocks les adorent, nous aussi ! Première scène pour le duo de frérots. Ecoute le titre Juvenile, c’est entêtant et ça te fera oublier définitivement le cloud rap de PNL.

Des talents à Fnac Live !!! 

Le Fnac Live offre une série de live d’artistes inconnus ou émergeants qui risquent fort de faire sensation. Les programmateurs ne nous ont jamais déçus. On peut parier que les rythmes des DJ belles gueules Polo & Pan ou encore de Témé Tan vont faire danser le parvis de l’hôtel de ville jeudi. Clara Luciani et Aliocha partageront une petite tranche de leur bel univers le samedi.

Du beau monde dans le salon

Avec une jauge aussi basse, c’est quasiment un tête-à-tête qui est offert au public privilégié. Ma mère serait folle de pouvoir assister au  concert de Julien Clerc. Et je suis sûr qu’elle tomberait sous le charme d’Albin de la Simone doux à souhait ou encore de François and The Atlas Moutains.

Grosse attente de notre côté pour Juliette Armanet et pour le Suédois Jay-Jay Johanson qui a une fidélité sans faille pour Paris.

Festival Fnac Live 2017

Du 6 au 8 juillet 2016 à partir de 17h00
Scène du p
arvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du salon

Scène principale : Julien Doré, Benjamin Biolay, Calypso Rose, Cassius, The Blaze, Valerie June, The Horrors, Fishbach, Camille, Mome…

Scène du salon : Julien Clerc, Juliette Armanet, Albin de la Simone, Rover, Tim-Dup, François and The Atlas Mountains, Jay-Jay Johanson

Place aux Indés ! à partir de 17h

INFO ESSENTIELLE ! Invitations à retirer pour la Scène du Salon à partir du jeudi 6 juillet à 12h dans les billetteries Fnac Paris et Ile-de-France (2 places par personne maximum).

Concerts gratuits !

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Cyril Mokaiesh : une chanson, c’est un petit volcan ! #Interview festivals d’été

Cyril Mokaiesh a la poésie qui fait sens dans ce contexte particulier de secousses politiques, d’incertitudes, de rêves empêchés, gâchés. Avec son nouvel album Clôture, il nous encourage à nous débattre, à savourer, à crier notre liberté.
La loi du marché en duo avec Bernard Lavilliers est un regard porté poignant et efficace sur le monde qui se dérobe tout autour de nous.
Dans ces temps troubles, l’attachement à la musique est plus fort que tout, un vrai réconfort, que ce soit pour nous, que ce soit pour un artiste. D’ailleurs, C
yril redevient collectionneur de vinyles depuis qu’il a reçu une platine disque à Noël et son album préféré de Bashung, Fantaisie Militaire.

Il sera à l’affiche de 3 festivals cet été : Les Francos de la Rochelle, le Paléo Festival et les Nuits de Fourvière à Lyon !

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INTERVIEW

Selfie original pour UsofParis

UsofParis : Trois duos dans cet album. C’est pour partager un moment privilégié avec un artiste ou lui faire dire des mots qu’il n’a pas l’habitude de dire ?
Cyril : C’est un peu des deux. 🙂
Je n’avais jamais fait de duos. Je suis donc crédible en disant que je ne cours pas après cet exercice. Mais parfois, il y en a qui peuvent s’imposer dans un disque. C’était cohérent de chanter La loi du marché avec Bernard Lavilliers, un artiste avec lequel je peux revendiquer une espèce d’héritage. Je l’ai beaucoup écouté et je me fais encore cueillir par certaines chansons un peu confidentielles, d’une époque un peu révolue.
J’aime bien quand on prend la plume pour parler d’actualité de se mettre à deux pour le chanter. Ça peut avoir une résonance supplémentaire.
Le duo met de l’air aussi dans un album. Élodie Frégé amène une lumière. Je savais qu’il fallait une voix de femme. Il y a quelque chose qui plane dans ce titre. C’était naturel de faire appel à elle, parce que ça fait un moment qu’on se suit, qu’on s’aime, qu’on partage de la musique ensemble.
J’ai aussi pensé à Mélanie Doutey, mais la chanson n’est pas sur le disque.

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Houleux avec Élodie Frégé est un très beau titre, comment l’as-tu conçu ?
Je l’ai écrit en pensant que j’allais le chanter tout seul. Et c’est en studio que j’ai pensé à elle.
C’est une des dernières chansons que j’ai écrites. Je voulais essayer de faire une chanson un tout petit plus fraîche même si je n’ai pas pu m’empêcher de parler de l’époque.
Ce mot houleux caractérise bien ce que l’on vit. Et il est peu utilisé.

C’est audacieux comme titre !
Je revenais d’Ostende aussi. Peut-être qu’à force de prendre du vent dans la gueule, ce mot est resté. ! 🙂

Il se passe de belles choses dans ces collaborations ? Ou c’est trop court pour en profiter ?
Il y a eu une petite correspondance par mail avec Stéphane Brizé, le réalisateur du clip La loi du marché, avant que l’on se rencontre. On avait la pudeur de se donner des nouvelles sans trop se dire que l’on aimerait bien faire quelque chose ensemble. J’ai aimé l’élégance de cet échange. Je me souviens du moment où je lui ai demandé de réaliser mon clip, il a dit oui. Je me suis dit : quelle chance !

L’écriture au fil des années est plus facile ?
J’aurais tendance à dire oui. Parce que j’ai commencé tard, et j’étais autodidacte. Parce qu’au début, je voulais mettre toute la poésie, la philosophie, la politique que je connaissais, dans une chanson. Ça passait en force.
Aujourd’hui, je m’autorise à penser qu’une chanson est une photo d’un moment qui dure 3 minutes, dans lequel on a le droit de se gourer, d’être maladroit. Une chanson c’est un petit volcan.
J’essaie d’écrire le plus possible et avec un peu plus de confiance qu’avant.

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J’ai lu sur un site : « J’aime cet album, bien sûr, même s’il est très dur. »
Je suis conscient que c’est un disque sombre, qui ne mâche pas ses mots sur l’Europe, les hommes politiques, la confiance en l’avenir. Aujourd’hui, je suis très sceptique. J’ai l’impression d’avoir été trahi par un candidat à qui j’ai donné ma voix.
J’évoque mes doutes avec cet album.
J’ai lu un article dans Libé qui disait : « ça parle de l’époque et d’amour, les deux ne sont pas très en forme. » Et c’est vrai.
Je l’aime cet album car il n’a jamais été aussi vrai. Je ne pas être plus nu dans un disque, même s’il est âpre.

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L’amour, c’est toujours l’espoir ?
Oui. C’est ce que l’on a inventé de mieux. Il n’y a pas de chanson qui ne soit pas d’amour. On peut parler de politique avec amour.
Quand on est romantique, on a envie que ça brûle sans cesse, que ça vibre.
Écrire, c’est poser des mots sur ce qu’on rate et sur ce qu’on aimerait réussir.

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Quelle était ton intention avec le titre Clôture ?
On ne la connaît jamais avant de faire une chanson. C’est l’histoire d’un mec qui se balade dans Paris, avec les heures de la nuit, il fatigue un peu et fait le bilan de sa propre vie.
Il y a un lien avec le contexte actuel. Ça démarre sur l’Europe et ça finit par son fils. Il y a un côté à la fois désabusé et ironique car il est un peu bras cassé ce mec, mais il peut dire toutes les vérités du monde.

Quel est ton rapport aux réseaux sociaux ?
On se renifle un peu. On se regarde de loin, parfois on se rapproche un peu. Mais on ne passe pas nos journées ensemble.
C’est indispensable d’avoir une page Facebook pour un artiste. Et je m’aperçois que ça pourrait être un jour un outil si je n’ai plus de label. Si je décidais que j’avais suffisamment de personnes qui me suivent, que je ferai uniquement la promo avec. C’est peut-être l’avenir des labels.
Je le fais volontiers mais je ne suis pas très à l’aise.

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by Alexandre

Cyril Mokaiesh
nouvel album Clôture
(Un Plan Simple / Sony Music)

CONCERTS

14 juillet – Francos de la Rochelle
20 juillet – Paléo Festival / Nyon
26 juillet – Nuits de Fourvière / Lyon

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We Love Green 2017 : Camille émoustille, Nicolas Jaar et Action Bronson impressionnent #report

Deuxième jour de We Love Green 2017 intense en soleil et décibels au Bois de Vincennes avec le coffre d’Action Bronson, la musique métissée de François and The Atlas Moutains, la révélation Petit Fantôme, Camille en déesse de la nature, la carte postale d’Afrique d’Amadou et Mariam et Nicolas Jaar qui démonte la tête.

We Love Green c’est aussi rencontrer une chanteuse argentine croisée au hasard sur la route des VIP. Marina Cedro a sorti son EP 6 titres Buenos Aires 72, il y a quelques semaines. Elle me parle de Camille, Beyoncé vue aux Grammy Awards à LA, dans la salle et non devant son écran plat.

François and The Atlas Mountain entre sous le cagnard d’un dimanche après-midi de juin qui éprouve le public. Le set débute par Le grand dérèglement dansant, joyeux à souhait. Très à propos dans ce contexte climatique contrarié.
François joue avec sa guitare, le vent dans ses cheveux, ses complices de groupe. Sa musique est rafraîchissante : « Imaginez que chaque note est une eau fraîche à 5 degrés« .

Petit Fantôme venu du Pays Basque

Distribution de mains géantes en mousse griffées Petit Fantôme le projet de Pierre Loustaunau (ancien d de François and the Atlas…) pour amuser petits et grands. Il y a ceux qui ont la leur et les autres, forcément déçus.
Le chapiteau jaune Lalaland renvoie ses reflets par forcément très heureux sur les jeunes musiciens qui ne se laisse pas décontenancé pour autant. Stave sorti en digital ce mois-ci de déguste avec envi en live offrant des envolées électro, belles et légères.
Seul désagrément : « La chaleur a désaccordé le clavier ! »

Perfume Genius fascinant

Il est rare l’Américain sur le sol français. Chaque apparition est donc un événement, encore plus depuis qu’il a joué les guests d’un titre de Christine and The Queens. Souviens-toi de Jonathan.
Débardeur blanc, pantalon ample remontant au niveau du torse, impossible de ne pas être interloqué, charmé, captivé par cette présence de scène très particulière. Perfume Genius nous gratifie des titres de son nouvel album No Shape. Ça n’est pas d’une gaité folle mais c’est prenant, impossible de le lâcher du regard et de l’oreille de crainte de passer à côté d’une montée d’octave dont il a le secret.

Camille déesse espiègle

Le rouge passion de Solange de la vieille trouve son pendant avec le bleu ciel de Camille. Dress code de la même couleur pour tous et toutes, musiciens et choristes. On boit du petit lait avec les titres du dernier album Ouï. Camille est un miracle de la chanson française. Un univers singulier, expérimental mais non excluant comme pourrait l’être celui de Björk ces dernières années.
Comme au concert de Solange, les musiciens de Camille font le show en dansant, gesticulant, tambourinant. La lumière du jour n’exclue pas la poésie de ce set. Paris (que je te quitte) a droit à une nouvelle orchestration. On recouvre aussi Ta douleur mainte fois entendue et pourtant si douce à l’oreille.
Derrière moi, les vieux du Muppet Show version bobos trentenaires 2017.
Elle : – « Elle est chtarbée cette meuf ! »
Lui : – « Genre elle est couchée au sol ? Elle doit être sous substance ! »
No comment

Action Bronson fou furieux

Action Bronson, 33 ans, affole les foules avec son bagoue, ce dialogue permanent entre son public et lui. La surexcitation est exceptionnelle. Ma +1 quadra trouve enfin un son qui la motive : « ça c’est bien ! »

Tunique ouverte sur torse tatoué et coffre impressionnant, Action Bronson lance un flow continu. Beaucoup de « mother fucker » et « bitch ». Pas peur du ridicule pour le barbu qui va réaliser une très jolie danse butterfly pour inciter le public à en faire autant.

Nicolas Jaar

Une fille à une autre : « Franchement, je veux le voir ! » s’approchant le plus possible de la scène. Car Nicolas Jaar, en plus d’être talentueux, a un physique de bogosse.
Manque de bol, le show débute avec un minimum de lumière profitant du soleil couchant, le tout surchargé d’avalanche de fumée. Début de djset aussi progressif qu’inattendu. Les photographes attendront une bonne 1/2 heure avant de pouvoir shooter avec une lumière propice. Lente montée de décibels instrumentales jusqu’à une décharge amorcée par une prise de micro du beau DJ.
Les néons latéraux forment un cadre restreint pour tenter d’apercevoir les traits du jeune homme derrière les platines. La fumée et le néon horizontal descendant n’améliorant pas la visibilité. Bien au contraire.
Le show prend aux tripes. On ne s’en remet pas tout à fait.

Rendez-vous l’année prochaine pour We Love Green 2018 avec toujours autant de bonnes initiatives comme le compostage à vélo, recharger son smartphone en pédalant bien assis sur un transat, un spot food pour la bonne cause comme Ernest.

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We Love Green 2017 : Solange subjugue, Justice l’apothéose #report

We Love Green c’est des bisous sur l’épaule, des amoureux mixtes ou pas, des filles avec des couronnes de fleurs, un soleil intense, une ptite fille qui aime les licornes et une programmation de haute volée.
Ce samedi : la très très attendue Solange, la déflagration Shame, Pépite la bande-son de ton été, Benjamin Clementine avec un chœur de femmes, Flying Lotus qui se prend pour Michael Jackson et Justice en apothéose.

Solange sur toutes les lèvres

La désirée parmi tous et toutes : Solange Knowles ! Elle nous avait privé de concert suite à la sortie de son nouvel album A seat at the table. Intenable de savoir si elle assurera niveau style et sur scène pour sa rare apparition en France.

Écran géant, rond rouge en son centre. Attente encore avec un léger retard de plus de 10 minutes. Pas le temps de comprendre pour quelle raison un fan du premier rang s’est passé de la bombe verte dans les cheveux. Plus d’une vingtaine de photographes en fosse. Ça parle Janet Jackson derrière moi.
La belle Américaine salue le public en arrivant, avec la tête et le haut du corps. Débute Rise de profil avec ses deux choristes. Dress code rouge passion pour tous et toutes. Pas d’extravagance fashion pour la sœur de Beyoncé. Et pour cause ! Elle partage un peu plus tard une petite anecdote : coup de fil à sa sœur pour lui dire qu’elle avait perdu ses bagages avec ses costumes de scène pendant le transport en avion. Mais l’accueil de ses fans lui font oublier toute cette « shit« . Le public connaît les paroles par cœur.

Chorégraphie avec balancé de tête et de cheveux, à la Pina Bausch. Weary puis l’excellent Cranes in the sky. Les musiciens font partie du show, en se déhanchant tout autant que la chanteuse.
Elle descendra de scène aidée par les mains des vigiles pour un bain de foule maîtrisé mais avec force cri.
Difficile de ne pas être captivé par la performance. Quelques sourires viennent adoucir le visage de l’artiste. Elle semble vraiment apprécier ce premier vrai concert à Paris. Fin de show avec deux derniers tubes Loose You et Don’t touch my hair pour finir en beauté.

Un rayon de soleil nommé Pépite 

L’après-midi a débuté avec Pépite. Le groupe avec ses chemises ou combinaisons colorées qui nous fait déjà entrevoir l’été, la plage, les coups de cœur ou de foudre.

Belle L’Impératrice 

Le groupe français partage avec une belle énergie quelques extraits de son album à venir. Il va falloir attendre encore un peu avant la sortie. L’électro est aussi dansante, légère que maîtrisée. ,En prime, le band nous gratifie d’une une ballade « la plus lente composée » : totale exclu !

Shame hurlant 

Bras dans le dos, à la Liam Gallagher. Mais Shame est un groupe de South London et non de Manchester. Charlie Steen, le leader, arpente le devant de scène, se plante de face, comme un prédateur qui étudie sa proie avant de lui planter les crocs.
Et on ne s’attendait pas à cette déflagration. Un visage juvénile, yeux bleus troublants mais ça balance, ça hurle dans le micro, se remonte le jean avec les deux mains.


Charlie fait avancer le public devant la scène après le 2e titre. Le jeune homme a un vrai charisme. Et ne craint pas de se vautrer en remontant sur la scène.
Et de se passer les mains sur le torse pendant une instru, une fois la chemise ouverte. Il finira torse poil et se titillera les tétons sur un titre.
Il n’y a en apparence pas de volonté d’émoustiller les filles. Le naturel prime sur tout. Le set surprend, impressionné aussi. Ce rock non infusé vient pulser dans nos veines avec un vrai plaisir.

Parcels rétro à mort 

Le vent dans les cheveux, foulard au cou, coupe rétro à mort. Back to the 70’s avec Parcels. Ces Australiens n’ont pas le style de dieux du surf, carrure de fou, bogosses attitudes. Le répertoire n’en est pas moins entraînant. La brise de fin de journée nous fait penser à un bord de mer. Fraîcheur au rdv. Le groupe n’en ait pas moins joueur : »You look hot! » lance le leader. Et surprise : « C’est certainement la grande foule que l’on ait eu. »

La bombe Abra
Celle qui se surnomme the Dark Wave Duchess sur les RS est apparue sur la scène de la Clairière avec un haut légèrement transparent. Seule en scène, elle a fait le show en danse, cheveux dans le vent et avec une setlist dansante à souhaite.

Benjamin Clementine

L’impressionnant chanteur-pianiste fait son entrée en bleu de travail avec ses musiciens et un chœur de cinq femmes en blanc. Dress-code décalé pour un concert qui tutoie les hauteurs. La coupe de Benjamin bluffe.
Encore fois, l’artiste emporte le public dans des envolées intenses, rares et addictives.

Flying Lotus est un homme heureux : ‘j’ai l’impression d’être Michael Jackson ce soir« . On devine sa silhouette derrière l’écran géant qui projette un patchwork d’images en continu.

Justice une tuerie

Déluge d’effets lumineux, techniques et de fumée pour un set qui envoie un grand coup dans ta gueule. La fatigue n’est pas de mise face à un show aussi spectaculaire. Original, les deux DJ jouent de profil et non face au public. On surprend même Gaspard jouer de dos. Difficile de distinguer les visages dans la décharge de faisceaux de lumière qui viennent de partout. La foule exulte, on verra passer une bouée flamant rose. L’hymne de jeunesse : We are your friends termine pour nous le DAY 1 de We Love Green.

We Love Green n’est pas fini !
Encore une journée de concerts ce dimanche avec Camille, Perfume Genius, Nicola Jaar, Amadou & Mariam, François and The Atlas Mountains….

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Bessa en interview : on a parlé De l’homme à l’animal, Mexique et gym

Bessa nous a bercés avec un Héloïse, un EP magnétique, élégant. A la veille de la sortie de son premier album, De l’homme à l’animal, cette autodidacte du dessin et de la musique (« je ne connais pas les notes que je joue« ) nous dévoile quelques clés pour la découvrir. 
Celle pour qui « le chaos et l’art se mélangent si bien » a tous les talents.

INTERVIEW SELFIE

 UsofParis : Te souviens-tu de la première fois que tu as chanté devant quelqu’un ?
Bessa : Au début, j’avais beaucoup de mal à chanter devant mes proches. Je préférais faire une scène devant des inconnus. Je pense que c’était dans mon jardin, devant mon chien. 🙂 Car c’est un auditeur incroyablement attentif et tolérant. Et il attend la fin du concert avant d’aboyer, un peu comme les Japonais qui applaudissent le concert fini.
Rien que pour ça, j’ai envie de jouer là-bas. Ça permet de raconter une histoire de A à Z, sans être interrompue ni interférée par des énergies. C’est assez fou !
Ta première émotion scénique ?
Je ne me suis jamais posé la question de légitimité : si la scène était une place ou pas pour moi. Le plaisir étant tellement intense que je n’y pense pas.
Quand je suis arrivée à Paris, j’allais dans pleins de jams et je lâchais le lion qui était en moi. J’allais faire des jams punk. Être sur scène, sans nom, inconnue, c’était grisant !
Je faisais des impros, je prenais le journal et j’essayais de construire autour, avec une répétition de mots.
En revanche, j’ai mis du temps après à retrouver cette fougue, cette liberté et émotion, avec mes propres textes, cette matière qui venait de moi. J’ai dû me détacher de ce que j’avais écrit pour exprimer le moment présent.
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La chanson La fin du règne m’a accroché. Quand l’as-tu écrit e?
Je l’ai écrite il y 4 ans environ, au Mexique, sur la Côte du Yucatan. Elle a eu plein de versions. Elle a été remodelée.
Je l’ai écrite en rentrant d’une séance photo (je travaillais et voyageais en même temps). Il y avait plein d’Américains dans mon hôtel et c’était la période de ponte des tortues. Les touristes les prenaient en photo, les empêchant de pondre sur cette plage. Et ça a été très violent, je me suis dit : »on est si laid que ça ? Faire une photo sans se soucier de l’impact sur ce qui nous entoure. » Je suis rentrée dans ma chambre et j’ai commencé à écrire. Ce qui me choquait aussi  c’était aussi les inégalités sociales.
Quelle est l’histoire du titre Exode ?
Je l’ai écrite en référence à ma grand-mère qui était pied noir. Elle nous racontait son histoire, son départ.
J’imaginais une population qui marchait sans savoir vraiment où poser ses valises. Pendant cette longue marche, lente, il y a plein de questions qui viennent. C’est une sorte de danse.
Et l’on trouve des clés en marchant. En tout cas, c’est ce que je fais. Ça me vide la tête.
As-tu besoin de t’isoler pour composer ?
Je n’ai jamais un thème quand j’écris. En général, j’ai toujours une espèce de premier jet qui arrive de manière volcanique. Une sorte de frénésie de mots qui sort. Je suis mes doigts qui au final écrivent tout ce que j’ai envie de dire, en mieux ! 🙂 Ils sont toujours très justes et sont en corrélation parfaite avec mon émotion du moment. Je pense que la raison est un frein. Alors que ton corps va s’exprimer sans limite.
Du coup, je me pose, j’écris des phrases et ensuite je sors mon couteau et j’élague. Et ça sculpte quelque chose de très vrai.
Que t’a apporté la pratique du sport pour ta carrière de chanteuse ?
Je ne sais pas si je suis rigoureuse mais je suis coriace. Je suis très endurante. J’ai beaucoup couru. Un été, je courrais 1h30 tous les soirs mais il a fallu que je m’arrête. Je continue de faire du sport car il y a quelque chose de méditatif comme dans la musique. Et dans la musique, c’est aussi un travail du corps.
La gym est un travail de répétition, avec une conscience de l’espace que prend ton corps.
Et ton corps est à l’aise sur scène ?
J’apprends à lui redonner une direction, car je suis devenue un chamallow à force de me désarticuler aImage de prévisualisation YouTubevec la gym. 🙂
Aux Francofolies, Bénédicte Le Lay, la coach corporelle m’a appris que je pouvais avec un simple mouvement de phalange exprimer quelque chose. J’ai appris à penser petit avec mon corps.

Car sur scène, en pleine lumière, une posture peut dégager une énergie folle. On noie le poisson à faire trop de mouvements. 🙂

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Une chanson pour pleurer ?
Ça fait longtemps que je n’ai pas pleuré sur une chanson. J’ai beaucoup aimé Rodrigo Amarante qui a pu m’émouvoir, mais pas pleurer. 😉
Une chanson pour s’évader, quitter Paris ?
J’écoute beaucoup Brian Eno en ce moment. La dernière fois, j’ai mis Music for Airports sur un documentaire de Netflix sur les méduses. Et c’était incroyable. Je suis restée scotchée toute la soirée en regardant ces méduses évoluer sur les notes de piano. La musique du doc n’était pas au top. Le concept l’aurait médusé.
Un mantra, une philosophie pour t’aider à vivre?
Je lis et relis et je pense que je le relierai toute ma vie : Autobiographie d’un yogi de Yogananda.
Le premier yogi à aller aux Etats-Unis et à monter un centre à Los Angeles, au Mount Washington. Chaque mot c’est de l’amour en barre. C’est tellement beau que tu ne peux qu’aimer la vie.
Interview by Alexandre

Bessa

premier album De l’homme à l’animal
(Low wood / Elektra France)
Sortie le 9 juin 2017
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Festival Europavox à Clermont-Ferrand : tes invits pour Lamomali de -M-

Avec la 12ème édition du festival Europavox, Clermont-Ferrand sera, du 29 juin au 2 juillet 2017, la capitale européenne de la musique.
Ce rendez-vous, devenu incontournable, accueillera des chanteurs, groupes et artistes d’une vingtaine de nationalités différentes et aux styles musicaux tout aussi variés : rock, pop, électro, hip hop et  folk.
Et l’équipe d’USofParis vous propose de gagner des places en fin de billet !

Europavox : promouvoir  la diversité musicale européenne

Pendant 4 jours de festivités, le meilleur de la scène européenne sera proposé aux Clermontois.es et aux aficionados de festivals venus de France ou d’Europe.
Au programme : artistes confirmés et découvertes se partageront l’affiche avec 27 révélations issues de 20 pays. La découverte musicale sera bien le poumon de cette 12ème édition d’Europavox. A vous de chiner la petite pépite inconnue qui envoutera vos oreilles.

Belge, Espagnol, Suédois, Suisse, Estonien, Croate, Grec, Portugais, Danois, Lettons, Hollandais… Les 5 scènes du festival Europavox 2017 vous offrent un voyage sonore universel  à travers l’Europe, le tout sans bouger.

Plonger dans des univers sonores uniques mais cosmopolites avec des influences culturelles particulières.

Des grands noms à l’affiche

Impossible d’organiser un festival international sans grande signature. Cette année, se presseront sur scène : Agnes Obel, Archive, Deluxe avec leur nouvel album, Puppetmastaz, Boys Noize ou  Manu Chao qui sera l’un des 3 artistes présents lors du premier concert du festival organisé au Stade Marcel-Michelin.
De grands et beaux artistes, têtes d’affiche, qui assureront le plein succès.

C’est sans parler de -M- est son nouveau spectacle Lamomali que l’équipe d’USofParis a découvert il y a quelques jours aux Nuits de Fourvière.
Un show qui offre le meilleur de Matthieu Chedid comme Onde Sensuelle, Mama Sam en mode Mali. Un groove unique qui donne immédiatement envie de danser. -M- partage exceptionnellement la scène avec des artistes talentueux.
La magie de -M- en plein air, à son paroxysme.

Après avoir réuni près de 40 000 spectateurs en 2015, le festival Europavox édition 2017, est prêt à séduire encore une fois un max de passionnés et pas uniquement les spectateurs habitués.
Et c’est tout ce qu’on lui souhaite !

Europavox

du 29 juin au 2 juillet 2017

5 scènes à Clermont-Ferrand
Coopérative de mai (Grande coopé et Petite coopé),
Forum Polydome,
Scène Factory (gratuite et en plein air),
Stade Marcel-Michelin le dimanche 2 juillet.

#Concours

Nous vous faisons gagner 2 places pour le concert de Lamomali by -M- au Forum Polydome, le samedi 1er juillet à partir de 18h.

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous pour participer.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot :  2 places de concert pour le samedi 1er juillet .

Avant de participer, vérifiez que vous êtes bien disponible à la date proposée afin de laisser sa chance à ceux qui veulent vraiment venir !

Concours -M- Lamomali Europavox - FB
Sending

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

 

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Arcade Fire à Lyon : euphorie totale ! / Everything Now tour

Le retour d’Arcade Fire au Théâtre Antique est un des événements majeurs des Nuits de Fourvière 2017. Les places se sont écoulées en 20 minutes. 4500 privilégiés retrouvent la fougue, les tubes et le talent du groupe montréalais pour la toute première date française sur les trois au programme avec les Eurockéennes et les Vieilles Charrues. Report

Ce lundi soir à Fourvière, les amoureux sont joueurs, au moins 2 mains aux fesses (consentantes) repérées.Une guirlande électrique en fosse, les Lyonnais savent aussi accueillir et amuser Régine qui s’en servira pour une de ses chansons. Il y aura aussi un réflecteur de photographe qui sera brandi pour un clin au titre Reflektor. Malin !

Distribution de bouchons d’oreilles pendant la 1ère partie assurée par Barbagallo. Le son n’est pas au top, on angoisse un peu de l’arrivée de Régine, Wim et leurs acolytes si l’ingé son ne suit pas.

L’attente a été interminable. Certains fans sont arrivés sur les coups de midi pour s’assurer la meilleure visibilité et proximité possible. 22h15, le batteur, Jeremi, entre seul avec un Now en fond d’écran dans la light box derrière lui. Les autres membres prennent leur temps pour fouler la scène sur l’instru d’intro.

Début des réjouissances avec un Wake up revigorant. L’impatience disparaît, le curseur de notre cerveau est sur mode : euphorie totale !

En plein titre, Wim chapeauté rattrape le tambourin lancé par un régisseur en coulisses. Quelques coups de mains et le tambourin finit dans la fosse. Collector !

Everything Now

L’enthousiasme se poursuit avec le premier extrait du nouvel album à venir : Everything Now. Il est taillé pour les festivals, le plein air, l’été, l’insouciance. L’irrésistible Régine, tout de cuir vêtue, s’avance pour entonner Haïti qui finira avec un accéléré trippant et bien pensé.

Parfait enchaînement avec Here comes the night time suivi de No Cars Go qui fait se lever les gradins. Le rythme remplit les corps, on s’en fout de chanter faux, la communion est totale. Windowsill puis Neon Bible avec chorée manuelle de Régine dans la light box jouant avec le visuel néon sur écran. Élégance !
The Suburbs ralentit le rythme, on devient tout d’un coup un peu plus contemplatif. La ballade avec Wim au piano prend le cœur.

Creature Comfort

Ready to start relance la machine, rappelle des souvenirs à chacun. Ce titre écouté en boucle au décollage d’un avion vous fait planer sans aide d’une substance illicite. On prend tout, tous ces hits qui s’enchaînent, tout en attendant un ptit inédit. Ce sera Creature Comfort, juste après After Life et Reflektor. Il est question de célébrité. Les nappes de fumée se déversent sur la scène pour ne plus la quitter. On savoure la première écoute de ce nouveau titre. On ne comprend pas toutes les paroles. La première impression est bouleversante. Le génie d’Arcade Fire est intact.

Neighborhood #3 fait vibrer à plein gaz. On se demande comment Régine peut distinguer les plaques de son xylophone et les touches de son clavier dans le brouillard qui l’enveloppe. Elle est incroyable !

Rebellion, The Black Seat pour finir la partie et les machines à fumée sont à plein régime. Le groupe nous aura offert son plus beau best-of, le nouvel album gardant tout son mystère avec seulement deux nouveaux titres dévoilés.

Il est minuit quand on sort du Théâtre Antique. On ne pense même pas à l’état dans lequel on sera le lendemain, après quelques heures de sommeil. On reste sur notre nuage en attendant des nouvelles de l’album Everything Now qui sortira le 28 juillet.

ARCADE FIRE
nouvel album Everything Now sortie le 28 juillet
(Columbia / Sony Music)

en concert : 
9 juillet aux Eurockéennes de Belfort
15 juillet aux Vieilles Charrues

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Lamomali par -M- soulève les Nuits de Fourvière #livereport

Avec son projet Lamomali, Matthieu Chedid débute une tournée aussi belle, classieuse, festive, intense, métissée, surprenante. A chaque nouveau projet, -M- crée la surprise. Sur scène, comme sur l’album, il est accompagné d’artistes en or : Toumani & Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara, Oxmo Puccino. Nous avons assisté aux premiers concerts aux Nuits de Fourvière.

Ce vendredi, la chaleur estivale est bien présente au sein des gradins du théâtre antique des Nuits de Fourvière. Et l’ambiance est festive ce soir, bien avant d’accéder à l’enceinte romaine.Une spectatrice motivée entonnait déjà le bal de Bamako dans le funiculaire. « Allez on chante !», dit-elle à ses amis. C’est parti pour le nouveau show de M : Lamomali

C’est une première fois pour moi et comme toutes les premières fois, je suis impatiente, excitée et intriguée de voir -M- sur scène. La seule initiale de son prénom et de son personnage emblématique des débuts suffit à le reconnaître de tous et toutes.

M ou plutôt Matthieu Chedid n’a de cesse de jouer et de se jouer d’univers musicaux différents allant de rythmes funky, rock, pop avec une grande facilité. Venu « en famille » l’année dernière aux Nuits de Fourvière, il nous emmène maintenant dans un univers musical métissé, empreint de sons africains. Accompagné d’artistes maliens au son de la kora, -M- va nous fait voyager, bouger, nous surprendre et peut-être nous émouvoir….

 

21h35 : Entrée de -M- sur scène

Il est vêtu d’un costume vert et or lumineux. Ses musiciens et choristes entrent sur scène dont Toumani Diabaté et son fils Sidiki avec leur kora et la chanteuse et danseuse Fatoumata Diawara. L’arrivée d’un quatuor de violons et de violoncelle surprend, ne voyant pas le lien avec la musique africaine.

-M- démarre alors son premier morceau Mama Sam : « non, je ne connais pas l’Afrique, la vie est une machine à fric… » repris spontanément par les spectateurs. Le quatuor commence à jouer. Sa musique semble se fondre avec les autres instruments, me faisant même oublier qu’ils étaient là.

Puis arrive « chui pas un homme, chui pas une femme, juste une âme » nous invitant à dépasser les clivages humains et à nous ouvrir à la spiritualité.

L’air du Bal de Bamako, titre phare de l’album, fait se lever l’ensemble des spectateurs qui se mettent à chanter : « Bal de Bamako, bal de Bamako, jtai dans la peau…» La participation d’Oxmo Puccino ravit la foule, le « village Lamomali » s’agrandit.

-M- : l’homme électrique 

-M- a troqué sa guitare sèche contre une guitare électrique donnant ainsi une tonalité beaucoup plus rock qui se mélange au son du djembé, des koras ainsi qu’à la voix et à la danse envoutantes de Fatoumata Diawara. Il y a même un DJ aux platines qui nous emmène par instants dans un univers plus électro. Le morceau suivant Lamomali est encore plus surprenant démarrant par une interprétation rap de la chanteuse-choriste.

-M- a l’air de s’amuser comme un gamin. Il a le sourire aux lèvres, traduisant son plaisir d’être sur scène avec le public et ses partenaires.

Puis, l’effervescence laisse place à un moment intimiste avec Toumani et Sidiki Diabaté. Toumani nous invite : « Soyez les bienvenus à bord de Lamomali airlines dans laquelle il n’y a que l’amour, la spiritualité, le respect… » Toumani Diabaté nous relate l’histoire du Mali et de la tradition des griots qui se transmet de pères en fils afin de perpétuer le savoir par voie orale. Toumani et son fils Sidiki représente ainsi la 71ème et 72ème génération de griots. Le chant et la danse sont, quant à eux, réservés aux femmes. Sidiki se lance alors dans l’explication de la fabrication de la kora et la manière particulière de jouer avec les pouces. Puis Toumani dédie le morceau aux migrants qui sont décédés en mer, nous ramenant subitement à un côté plus sombre de notre humanité.

Il est environ 22h15 quand la pluie s’invite au programme. L’odeur de terre mouillée qui se dégage et la voix de Fatoumata Diawara me transporte en Afrique. « C’est à cause de la kora qu’il pleut ! C’est vrai, en Afrique, il en joue pour faire venir la pluie » me dit ma voisine.

-M- revient sur scène plaisante avec nous sur la pluie qui s’est invitée au programme « vous avez des ponchos ? Allez on va se réchauffer ! » Il entonne Onde Sensuelle qui nous donne immédiatement l’envie de bouger.
La superbe reprise de Balavoine « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? » est comme un appel au monde qui vacille.

Suivent des morceaux plus intimistes, les spectateurs éclairent la nuit avec leur portable. La scène s’est transformée en décor lunaire, nous invitant à la rêverie.
Le morceau Manitoumani laisse apparaître une grande complicité et beaucoup de respect entre -M- et Toumani. La plupart des musiciens, chanteurs portent les fameuses lunettes lumineuses fétiches du chanteur.

Le groupe lance alors un air connu de tous mais totalement incongru « Vas-y Franky c’est bon ! » que le public s’amuse alors à chanter. Elle est tout simplement le prétexte pour Sidiki de jouer avec le public : « Allez on va remplacer Franky par Sidi.»

Lamomali : apothéose du voyage musical

Il est plus de 23h, le temps qui semblait suspendu a filé. -M- rend hommage à sa grand-mère Andrée Chedid, écrivaine et poétesse, qui a écrit les paroles de certaines de ses chansons. Il cite alors ses mots également repris par Toumani : «Toi, qui que tu sois. Je te suis bien plus proche qu’étranger. » C’est la clé de cette rencontre musicale et humaine. Le morceau Solidarité est chanté avec conviction et enthousiasme. C’est une grande humanité qui se dégage de ce voyage Lamomali, comme un pied de nez à tous ceux qui voudraient nous faire croire que l’étranger est une menace.

-M- nous remercie d’avoir pris part au voyage Lamomali, qui débute sa tournée à Fourvière. On sent alors la fin du concert arriver mais personne n’a vraiment envie que cela s’arrête. Tous sont réunis sur scène pour ce qui semble être le dernier morceau emblématique « Je dis M ». Ils nous saluent, les lumières s’éteignent. On croit l’aventure terminée mais c’est sans compter sur l’incroyable énergie de ce village Lamomali. -M- revient quelques instants plus tard «Vous êtes tellement chouettes et communicatifs, on s’est dit qu’on devait revenir » C’est reparti pour le Bal de Bamako ! Il est minuit, les gradins se vident, c’est la vraie fin cette fois-ci.

Je veux bien reprendre un billet à bord de Lamomali Airlines.
Je veux bien repartir pour ce voyage empreint d’humanité et de musiques, de couleurs aussi brillamment mélangés.

Je dis M !

by Emilie Jacquemier

Lamomali

Concerts du 09 au 12 juin 2017

Salle Pleyel
252 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

et en tournée dans les Zénith de France

Lamomali, l’album
(3ème Bureau

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Julien Doré en tournée des festivals avec Esperluette #livereport

2e round de l’Esperluette Tour avec Paroles et Musiques Festival ce vendredi au Zénith de Saint-Etienne. Julien Doré a retravaillé avec sa bande de musicos son live pour un public de festivaliers, en plein air qui passera des Nuits de Fourvière à Musilac, du Fnaclive aux Francofolies. Report d’une soirée efficace et relevée à souhait. Le bogosse de la chanson française n’a pas fini d’allumer les foules et de consolider ce lien ténu avec ses fans. Classe !

photo Joël Kuby

Pote du lycée, bébé en fosse et blaireau du soir
ll se passe toujours des trucs de dingos aux concerts de Julien Doré. Comme à St-Etienne, apercevoir une copine de lycée. Toujours mimi, elle a des lunettes maintenant. Tu n’imaginais pas qu’elle sortirait avec un homme comme celui avec qui elle est ce soir. Le côté fun-déluré s’est dilué dans le filtre des années. Elle retrouve pourtant ce sourire d’ado que je lui connaissais devant le chanteur.
Il y aussi cette trentenaire enceinte de bien 6 mois, en fosse, comme si de rien était. Alors que l’on ne pourrait lui souhaiter qu’un siège douillet même si en plastoc.
Et des choses un plus tristes. Comme cet ado qui fait la gueule à son frère : « me touche pas avec tes pieds« . Mais aussi ce « blaireau » qui balance un « À poil » tout à fait approprié et qui se fait ramasser par l’artiste qui le recadre avec un max de témoins. 

L’Esperluette Tour version festival

Julien Doré reprend sa tournée avec un live repensé pour les grandes scènes, le plein air et raccourci pour passer partout. Une sorte de « recommencement » pour le jeune homme et ses compagnons de route dont le fidèle Arman Méliès à la guitare.
Un premier titre au piano pour débuter au creux de l’oreille puis Le Lac vient confirmer l’appel de l’été. Bain de foule dès la 3e titre avec Beyrouth Plage. Le poids des emmerdes n’ont plus d’emprise sur nous quand on voit Julien Doré. Un premier guest arrive sur Coco Câline pour le côté kawaii du show avec l’adorable Panda. La veste griffée Esperluette dans le dos rend les armes pour laisser toute la place au débardeur laissant deviner que le tombeur a pris du biceps.
Les vieux tubes comme Chou WasabiKiss me forever rappellent de bons souvenirs tout en déchainant encore plus le public.

Chaleur, débardeur, caresse 
L’ambiance est chaude comme la braise. Les poses langoureuses du chanteur ne font pas baisser la température, bien au contraire. L’on apprendra que son « baromètre de canicule ce sont mes cheveux« .
On se prend à être déçu de pas être du bon côté de la fosse pour attraper sa serviette au vol. Ca aurait été un fétiche comme un autre à collecter pour rendre jaloux-se.
Julien Doré est tout à la fois le gendre qu’une belle-mère serait ravie de suivre en tournée avec sa fille, l’amant que de nombreuses girls aimeraient « câliner » ou « caresser » selon le morceau choisi, le pote qui a la répartie a tout épreuve, l’ami imaginaire qui est aussi sensible que toi malgré ses tatouages de bad boy.

Notre petit bonheur : Winnipeg au yukulele chanté en cœur avec le public ! Et là, tu regrettes que ta voisine que tu ne connais même pas se soit collée à toi pour te chanter faux dans l’oreille droite. Mais tu acceptes, la soirée doit être folle et belle pour tous et toutes. Un jet de serpentins en plein milieu du show. C’est ça aussi un concert de Julien D. une surprise à tout moment et pas à la fin comme un Anglo-saxon.

La version live de Sublime & Silence prend aux tripes.
Il dit combien il est content de la soirée : « Vous êtes tout en présence et vocalité », car le public chante générosité à chaque fois qu’il est sollicité comme sur Magnolia pour les choeurs : « Don’t be afraid »
Pendant une instru, le trentenaire enfile une « chemise d’été blanche en flanelle« , qu’il aurait achetée le matin même. Fin de show en grâce et en apothéose avec Paris-Seychelles. L’occasion de sortir bolide et casque rétro. Julien Doré sait mieux que personne doser au mieux second degré, ballades qui te prend le coeur et complicité totale.

L’autre bonus Esperluette Tour est la rencontre avec les fans à la fin du concert. Autant dire que c’est la cohue et que tu vas prendre encore une bonne dose de chaleur avec la pleine proximité des fans. Mais la tentation de voir l’artiste encore plus près semble commune à tous les d’âges, même si certains l’assument mieux que d’autres.
Amusant de voir la fan qui a en fond d’écran son selfie avec le beau Julien, son portrait avec son chéri n’arrivant qu’en second, en fond sur le menu.

Julien Doré en tournée des festivals

en concert :
15 juin : Aluna Festival – Ruoms
6 juillet : Arènes de Nîmes
8 Juillet : Fnac Live – Paris
16 juin : Nuits de Fourvière – Lyon / complet
14 juillet : Les Francofolies de la Rochelle
16 juillet : Musilac – Aix les Bains
20 juillet : Les Arènes – Bayonne

13 août : Amphithéâtre, Erbalunga

Reprise de la tournée des Zénith à la rentrée : Lille..

Et à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 15 décembre 

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Loïc Nottet, Beth Ditto, Fishbach affolent la Creative Live Session #report

Ce mercredi au Yoyo, le plateau de la Creative Live Session #9 by Sony Music Fr enthousiaste les invités qui ont décroché leur sésame. Au programme : Loïc Nottet, le tombeur de ces dames, Beth Ditto en solo mais toujours aussi volubile, Fichbach et sa guitare électro incroyable et la révélation venue d’Australie : Malo’.

Les tweets défilent sur le grand écran, beaucoup d’attente pour Loïc Nottet, une partie de son fan club est bien en place au 1er rang collé à la scène. Moi, mon cœur bat toujours autant pour Beth.
Une spectatrice attend tranquillement en mattant la série pas forcément la plus gaie du moment 13 Reasons Why en streaming.

Malo, le Frenchy revenu d’Australie
La soirée débute par Malo’, le jeune Français exilé volontaire en Australie. Il nous offre une alternance de textes anglais et français et de couleurs musicales de haute volée.  Quand il se met à la guitare acoustique pour La Colline, j’entends à côté de moi : « sa voix ressemble à Raphaël » Pas faux, mais il ne sature pas son répertoire de ballades. Ça envoie aussi avec des titres efficaces comme I Believed et Let It go qui va te réveiller ton été. Ça tombe bien son album sort dans quelques chose.

« Fishbach la craquante »
Ce n’est pas moi qui le dit mais le présentateur Lionel de Virgin. Je choisirais plutôt énigmatique pour décrire ce brin de girl, élancée, tout de noir vêtue. Fishbach, révélation des Transmusicales 2016, poursuit sa percée. Même court, son set prouve la maîtrise de son univers et de sa fascinante emprise sur ceux qui écoutent au-delà des références.
Certains couplets de chansons sont de beauté pure : « J’attendrais mille ans mon garçon« .
« Perchée » sans doute, déstabilisante surement. Elle ne laisse pas indifférent, d’autant plus quand elle est armée de sa guitare électrique bicolore, rouge-blanc. 

Loïc Nottet : toutes folles de lui !
Les smartphones se lèvent pour immortaliser l’écran qui fait apparaître le nom de l’artiste belge en lettres couleur rouge passion.
Le set débute et on ne comprend pas tout de suite d’où vient la voix du chanteur. Il faut se retourner pour tenter d’apercevoir Loïc Nottet émergé des têtes et des smartphones. Entrée remarquée sur Mud Blood (son titre préféré de l’album Selfocracy) et pleine proximité avec son public. Il arrive sur scène et saute littéralement dans tous les sens. Impossible de le saisir au vol.
Il se fige devant son micro pour Million Eyes et transpire à grosses gouttes. A sa place, je serai mort d’hydratation avec un pull noir sur chemise blanche et un col fermé.
Poison
le fait à nouveau se déhancher sur toute la largeur de la scène. Il se dérobe facticement aux objectifs, l’option caméra sur ton phone a dû bon, mais on se croirait à un match de tennis où les suiveuses regardent d’un côté et de l’autre de la scène.
Loïc Nottet ne tient pas en place, il se couche au sol et casse son boîtier micro. Un concert pour lui est une séance cardio pour nous.
Respect !
Les résa sont ouvertes pour l’Olympia du 12 décembre.

Beth Ditto endiablée
Entrée lumineuse de l’Américaine déchainée avec robe et paupières pailletées, sur In and Out, extrait de son album solo Fake Sugar. Elle salue les visages qu’elle reconnait. Il y aurait presque une petite timidité mais qui sera vite balayée. Suit sa « U2 song » : We could run, un beau titre aux élans romantiques. Les échanges avec le public sont toujours spontanés. Chaque pause est l’occasion d’une bonne blague, d’une demande de mot en français (ce soir ce sera échelle), d’une gorgée d’alcool et de dialogue improbable du genre : »Dad, je t’avais demandé de rester à la maison ! » quand elle découvre un spectateur de plus de 40 ans.
Fake Sugar suivi du tube Fire déchainent le Yoyo.
Ooh Lala, beau clin d’œil à l’amour que la chanteuse a pour la France. Final avec Heavy Cross en souvenir de la période folle de feu Gossip. On en aurait voulu plus. On nous annonce une tournée en France à la rentrée. #cantwait

Creative Live Session c’est l’assurance d’une soirée de ouf avec des artistes majeures et des petites pépites. Alors reste connecté.e pour ne pas râter la 10e !

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