Archives de catégorie : Musique & live-reports

Live report, chronique, interview…

Julie Zenatti : Voyage en terres Méditerranéennes #Interview

Après son album Blanc et une tournée qui a duré plus de deux ans et demi, Julie Zenatti revient avec un projet passionnant réunissant plusieurs artistes aux univers bien différents. C’est un véritable retour aux sources et une envie de renouer avec ses racines qui ont motivé la réalisation de Méditerranéennes. Une très belle façon de rendre hommage mais aussi de découvrir les cultures musicales du bassin méditerranéen.

INTERVIEW SELFIE

Julie Zenatti
selfie exclu #UsofParis

USofParis : Comment est né le projet Méditerranéennes ?

Julie Zenatti : Quand j’ai commencé à le penser je me suis dit qu’il fallait très vite que j’entre en studio pour essayer des choses. J’en ai parlé avec Franck Authier (réalisateur de l’album Blanc) qui a aimé l’idée. On s’est enfermé pendant 3 semaines pour voir ce qui était possible. Je l’ai ensuite proposé à  l’équipe Capitol qui a été emballée.

Dès le départ, vous avez pensé le projet comme un album de duos ?

En fait, c’est un album collégial. On a essayé de créer des formats de duos, de trios différents. L’idée c’était que les artistes participent à cet album en tant que solo mais pas que. Certains viennent sur un titre faire les chœurs, d’autres qui ont fait une double voix,… L’idée c’était vraiment de créer un groupe.

Certaines personnes que vous auriez aimé avoir sur le projet vous ont-elles dit non ?

En fait, je ne suis jamais déçue de rien. Je ne suis pas fataliste mais je crois au destin. Toutes les personnes qui ont embarqué sur ce projet (les 13), je n’ai pas eu besoin de leur raconter ce que j’avais envie de raconter, ni de les convaincre. C’était pour eux une évidence.
Dès qu’il fallait que je passe à 3 phrases, je savais fatalement que c’était des gens que je n’aurais pas sur le projet. Je ne m’attendais à rien, j’ai laissé les choses venir.

Un album de reprises c’est une démarche très différente que de sortir un album à soi, il y a une vraie démarche derrière.

C’est un peu ma madeleine de Proust. Nos vies sont souvent ponctuées par des chansons qui font partie de notre héritage, de notre inconscient, d’un moment de notre vie, et c’est un peu comme ça que ça commence quand on a envie de reprendre les autres.
Puis, il y avait aussi une envie de faire découvrir des gens d’ailleurs, c’est pour ça qu’il y a des chansons très connues et d’autres moins, même parfois il va falloir qu’on dise d’où viennent les chansons, comme Zina. C’était cette envie-là de faire découvrir des chansons incroyables qui viennent d’ailleurs. La démarche est très personnelle au départ.

Image de prévisualisation YouTube

Dans le contexte actuel, on peut penser à un album engagé, c’est ce qui m’est venu à l’esprit quand je l’ai écouté et que j’ai découvert le concept.

Pour moi, ce n’est pas un concept, c’est une parole. D’essayer que le beau métier qu’on fait serve à raconter des choses qui soient réelles, en y mettant un peu de magie. De se dire qu’un jour, ça a été possible et ne jamais l’oublier.
Je ne sais pas si c’est un album engagé car déjà j’ai beaucoup de mal avec les étiquettes et c’est vrai qu’après on a du mal à s’en défaire.

Il y a quand même un message de tolérance. Je l’ai ressenti avec la reprise de Et si en plus y’a personne d’Alain Souchon, qui est juste magnifique.

Cette chanson, c’est une chanson qui a tout de suite fait partie de ma liste, même si elle n’est pas méditerranéenne. Ça me semblait assez normal et évident de donner mon point de vue, qui n’est  que mon point de vue. D’ailleurs, au départ, je devais la chanter seule, je ne voulais imposer mon point de vue à personne. Je la chante avec Samira Brahmia qui est une chanteuse algérienne. J’étais en train de l’enregistrer quand elle est arrivée au studio pour enregistrer une chanson, et elle m’a dit « Je veux chanter ce titre ! ». Et là je lui ai dit « Tu sais ce que ça implique de chanter ce titre, c’est que tout d’un coup tu te positionnes » et elle m’a répondu « Mais je veux ! ».
Donc oui cette chanson est une chanson engagée à la base et c’est vrai que nous, de par notre association et de par la manière dont on l’a réalisée, c’est à dire qu’on ne met que les mots en avant (si on avait pu la faire a capella on l’aurait fait), c’était vraiment une envie de mettre en valeur ce texte et cette pensée qui, au fond, est la mienne.

 

En parallèle, avez-vous un album solo en préparation ?

Avec la période de blanc avant Blanc, j’ai eu pas mal le temps de réfléchir à pleins d’envies. Au moment où Blanc est sorti, j’avais déjà Méditerranéennes en tête. Il ne s’appelait pas comme cela au départ dans ma tête. Le prochain album j’y pense, bien sûr. Je fais des chansons et puis après on verra si ça va au bout, si cela devient un truc à la fin. Là, le fait de travailler différemment, avec d’autres chanteuses, de travailler sur la réalisation, ça m’a aussi permis de respirer et de me donner beaucoup de matière pour commencer déjà à écrire la suite. C’est assez chouette.

Julie Zenatti
Selfie polaroid original #UsofParis

C’est vous qui avez choisi les combinaisons d’artistes sur les différents titres ?

J’avais prévu et après je me suis adaptée en fonction des envies, des voix et aussi de la manière dont les artistes avaient envie de raconter leurs appartenances à un endroit ou à une double culture. C’est pour cela que ça chante en différentes langues, que certains textes ont été adaptés, mais pas dans le sens original ou littéral, plutôt complètement réécrits. C’est considéré comme des adaptations mais ce sont des textes tout nouveaux.
Par exemple, Slimane avait très envie de porter Mon amie la rose car pour lui c’est un hommage à la femme. Il voulait rendre hommage à toutes ces femmes et à son éducation matriarcal. Et il n’a pas voulu qu’on change le texte qui est tout au féminin. Pour lui, c’était ça aussi rendre hommage. On s’est adapté aux envies, à la manière dont ils avaient envie de porter ce message parce que cela peut faire peur aussi de se dévoiler.
Ce que j’ai envie c’est que ces artistes défendent et racontent cette histoire et je suis assez contente parce que chacun de son côté porte ce projet et le porte fièrement et j’en suis la première surprise.

Difficile de ne pas évoquer Notre Dame de Paris qui a fait son retour à Paris. L’avez-vous vu ?

Non, j’étais en studio et je n’ai pas pu aller les voir.

Que pensez-vous de ces reprises de comédies musicales à succès ?

On m’a dit que c’était super, et cela ne m’étonne pas car Hiba Tawaji est juste magique. C’est un choix super.
Qu’est-ce que j’en pense ? Je suis fière. Je me dis qu’il y a une Fleur-De-Lys qui regardait mes prestations pour savoir quoi faire et comment se différencier aussi de mon interprétation. Je trouve ça génial. Quelque part, j’ai l’impression que nos rôles, notre manière d’aborder le rôle a un moment, ça a été un petit modèle pour quelqu’un et ça continue à grandir. Notre Dame de Paris est un spectacle très moderne, c’est à dire que c’est cruellement d’actualité.

Un bon ptit resto  à nous conseiller à Paris ?

Un très bon resto que j’ai découvert récemment : Bonhomie. C’est dans le Xe (22 rue d’Enghien) et c’est très très bon.

Votre dernier coup de cœur musical ?

Le dernier album de Véronique Sanson. Sur le cul. Textes, voix, arrangements, dans sa globalité pour un album complet.

Le dernier artiste que vous avez vu sur scène ?

Samira Brahmia, qui fait partie du projet. Je suis allée la voir au Cabaret Sauvage dans un spectacle qui retrace l’histoire de l’Algérie. C’était super, je me suis régalé.

Un duo rêvé ?

Oum Kalthoum, une très grande chanteuse du Moyen-Orient.

On vous a connu lorsque vous aviez 15 ans, vous en avez plus aujourd’hui. Vous n’avez pas changé ! Quel est votre secret ?

C’est sympa ! (L’attaché de presse derrière confirme ce que je viens de dire). Je suce toujours mon pouce c’est peut être ça.  🙂
Non, je ne sais pas. C’est gentil, ça me fait plaisir.
Un jour, on ne me le dira plus et là, je saurais que je l’ai pris d’un coup mon âge.

Interview by Joan

Julie Zenatti

Julie Zenatti
nouvel album Méditerranéennes
(Capitol Music France)

Julie Zenatti

Julie Zenatti et Chimène Badi
en concert
samedi 3 février 2018

au Bataclan
50 Boulevard Voltaire
75011 Paris

 

site officiel : juliezenatti.fr

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IMANY superbes dernières révérences à Paris #livereport

Concert sold out à la Salle Pleyel avec Nadia Mladjao de son vrai nom, ce mardi à Paris. Imany, qui signifie « espoir » en swahili, nous invite depuis deux ans et demi à travers une tournée folle de 130 dates à assister à sa reconversion musicale à laquelle on adhère !
Privilège, ce sont les toutes dernières dates de concert de la belle artiste avant une pause d’une longueur inconnue.

Imany
Tout démarre dans une ambiance pesante portée par sept musiciens vêtus d’habits militaires. Un petit clin d’œil à Imany fille de militaire ? Puis arrive la chanteuse qui nous accueille très simplement… on a l’impression de recevoir une copine à la maison dans une tenue décontractée et colorée. Beaucoup d’humour dans chacune de ses questions et une promesse d’entrée de jeu : nous faire passer une soirée inoubliable. Allez sans suspens, promesse tenue ! Et on ne peut être insensible à son jeu de jambes dans ses différentes danses.µ
Et malgré la fatigue de fin de concert, l’artiste et ses musiciens assurent !

Musiques entrainantes et entêtantes, tel est le fil conducteur du concert. Des chansons connues issues de son répertoire telles Don’t be so shy ou Silver Lining (Clap your hands), revisitées musicalement, se mêlent avec celles de son nouvel album. Des reprises fortes ponctuent judicieusement le set : Bohemian Rhapsody de Queen, Sign your name de Terrence Trent d’Arby, Human de Rag’n’Bone Man. Elle en profite pour faire participer le public dans les différents arrangements en stimulant l’audience à travers des provocations : « on était à Brest hier et c’était vachement bien ! Mais les champions de la saison c’est Rodez ! ». Rien de mieux pour surchauffer le public parisien et ça marche !

L’ancienne mannequin manifeste beaucoup de béatitude dans ses différentes interprétations de ses chansons ; elle se sent comme libérée, emportée, envoûtée, possédée et cela ne peut nous laisser indifférent. Notamment dans ses dernières interprétations où elle se laisse aller à détacher ses cheveux et on la découvre comme pour une première fois sous ce nouveau jour, elle, habituée à envelopper ses cheveux de tissus colorés. Mise à nue, elle se livre sans concession.
Imany

Émotion pure

Deux moments très touchants ne peuvent passer inaperçus. Un premier en parlant de la mort où elle se laisse à une citation de Jean d’Ormesson : « Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants. ». Un second où elle annonce, à bâton rompu, une pause dans sa carrière de façon à redonner du sens à tout ce qu’elle fait, mais également pour profiter de pleins de moments de partage avec son fils à peine âgé de deux ans.

Émotions à son comble au bout de ces deux heures de live. On ressort de la salle sur un nuage.

by Cédric

Imany

IMANY en concert

à la Salle Pleyel : le 13 décembre 2017 – sold out !
au Casino de Paris : les 5 et 6 juin 2018

Réédition de l’album The Wrong King Of War
version Deluxe enrichie de 7 titres inédits
(Think Zik!)

site officiel : imanymusic.com

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Mozart le chien qui parle : comédie musicale surprenante !

Qui n’a jamais souhaité savoir ce que nos amis les animaux pouvaient penser ? Avec Mozart, le chien au Théâtre de la Tour Eiffel, le secret sera percé et vous allez vous régaler !
Au programme une comédie musicale au plaisir immédiat.

Mozart, le roi de la vanne

Le rideau s’ouvre et immédiatement, tous les regards sont pour Mozart. En effet, pour la première fois sur scène, c’est un chien qui tient le premier rôle, du jamais vu.

Mozart est assis sur le canapé du salon et regarde Vivement Dimanche, entouré de ses maîtres. Tandis que la jeune fille relate la découverte incroyable faite par un savant « les chiens sont aussi intelligents que les hommes », Mozart quant à lui déchante, il ne pensait pas être aussi stupide que les êtres humains ! Le ton est donné.

Mozart le chien

Une comédie familiale enthousiasmante !

Cette comédie musicale et familiale est le fruit d’une collaboration entre Christelle Chollet (comédienne, chanteuse et humoriste française) et de Rémy Caccia (metteur en scène de théâtre, animateur radio et télé), auteurs notamment de Scooby Doo, l’Empiafée, Comic-Hall, associés à Raphael Alazraki.

Les comédiens sont parfaits ! Nous sentons une réelle complicité entre ces derniers  et  le chien. La famille entière est attachante. Les chansons sont entrainantes, les acteurs sont drôles et enjoués. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment en famille.

Durant tout le spectacle, nous allons rire à l’écoute des pensées de ce chien si atypique. Mozart vanne, Mozart à de la réparti, Mozart se moque…  à notre plus grand bonheur ! Ma fille s’esclaffe à chaque pensée de ce drôle d’animal, il faut dire que son langage est identique à celui utilisé par nos petites têtes blondes. Maman de deux enfants dont un adolescent, je me régale et me questionne…
Et si Mozart pensait comme mes enfants ?

Un objet de convoitise

Forcément, Mozart  est convoité ! En effet réussira-t-il à échapper des griffes du Docteur Devil qui veut le kidnapper afin d’étudier son cerveau et de vérifier ainsi la véracité de son intelligente ? Suspense…

Si vous voulez passer un super moment en famille alors pas d’hésitation !  Foncez pour découvrir ce spectacle joyeux et dynamique, qui plait autant aux petits comme aux grands !

by Caroline 

Mozart le chien

Mozart le chien

Mise en scène : Rémy Caccia
Paroles et Musique : 
Christelle Chollet, Raphael Alazraki, Rémy Charlet
Décors : Stéfanie Jarre
Création Lumière : Romain Belloche
Ingénieur Son : Xavier Ferri

Avec : Léo Guillaume, Thierry Gondet, Virginie Perrier, Olivier Bénard, Camille Muzard, Matisse Jacquemin- Bonfils, Jaouen Gouevic, Edwin Condette et Mickael Alberi

A partir du 9 décembre

Tous les samedis et dimanches à 14h

Au Théâtre de la Tour Eiffel
4 square Rapp
75007 PARIS

CONCOURS

Nous vous offrons des invitations pour 2 pour une des représentations de la comédie musicale Mozart, le chien au Théâtre de la Tour Eiffel.

Pour participer au tirage au sort, laissez-nous un commentaire juste en dessous en citant le nom de votre compagnon à 4, celui d’un(e) ami(e) ou celui d’un film.

AUGMENTEZ VOS CHANCES DE GAGNER en likant le post du concours sur la page officielle FB du blog

Bonne chance à tous et toutes !

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Concours Gratuits

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PINK hallucinante @ NRJ Music Tour Paris ! #livereport

Soirée de ouf à l’Élysée Montmartre avec en tête d’affiche PINK pour le NRJ Music Tour Paris.
Un bouquet de fleurs dans les premiers rangs de la fosse, une bande de lutins à bonnets rouge de Noël, un public venu de toute la France et une team de fans européens de Pink.
A ses côtés, Rag’n’Bone Man bluffe, Kyo le grand retour et un talent en pleine ascension Malo’.

PinkPink

PINK : show woman hallucinante !!! 

Même court – 6 chansons – le concert a droit à un collage de setlist sur la scène, quelques minutes avant l’entrée de la star américaine.
Les fans sont fébriles. Même moi, je n’en peux plus d’attendre. Je ne l’ai jamais vue sur scène. Alors aussi près de Pink : forcément c’est le pied !
Get the party started met le feu total. Les écrans de téls bougent dans tous les sens, la lionne parcourt la scène, s’amuse de son micro. Elle descend pour un bain de foule maîtrisé mais joue la proximité, ce qui est rare pour une telle artiste.
Bête de scène, Pink arrive à signer des photos tout en chantant. 

Le nouveau titre Beautiful Trauma a déjà de nombreux adeptes, les paroles sont connues d’une grosse partie du public. 

Pink

What about us, on plane total, c’est d’une intensité folle. On surlike. Toute de noir vêtue, ses chaussures rouges à talon en impose.
La chanteuse n’hésitera pas à se mettre à se mettre à genou devant son guitariste sur Just like a pill. 

Elle se confie rapidement et évoque toutes ces artistes féminines en tête. Parmi elle, Gwen Stefani à qui elle rend hommage avec la reprise du démoniaque : Just like a girl mixé avec le titre Funhouse.

Cette femme a décidément tous les talents. Un fan lui tend un bonnet de Noël. Elle l’enfile sans se décoiffer pour le dernier tube So what! Une dernière acrobatie sur une enceinte et la star s’en va, déjà.

À la fin du show, on n’a qu’une envie : partir en tournée avec elle en 2018 ! 

Rag’n’Bone Man : peace and love 

Révélation internationale de l’année aux NRJ Music Awards 2017, Rag’n’Bone Man en impose. On pourrait croire à un bad boy en mode Booaa, mais l’Anglais d’1m96 surprend par ce sourire bluffant. 

Les smartphones se lèvent sur les premières notes de Human. Le titre est incroyable en live et galvanise le public. Roy offre un bonus avec une version « rappée » tout aussi trippante.

About you, titre plus doux offre une qualité d’écoute côté public assez rare. Ils sont peu à parler à leur voisin. Le chanteur touche littéralement et semble sincèrement heureux de cet accueil qui lui a été réservé.

Kyo « Ça faisait longtemps !«  

« C’est un vieux groupe ! »  Ai-je bien entendu, dernière moi ?
Si Kyo est un vieux groupe alors quid de Pink ? 

Les smartphones se lèvent dès le premier titre sur Contact, suivi de Je saigne encore. Les fans sont surexcitées de retrouver le groupe. Une voix hurle entre deux titres : « Ça faisait longtemps !«  

Les boys s’échauffent avant la tournée qui ne débutera qu’en mai avec passage par l’Accor Hotel Arena en novembre seulement.

Ton mec, extrait du nouvel album Dans ta peau, séduit aussi bien les fidèles des premières heures que les jeunots qui découvrent le groupe. 

Ça chante à tue-tête sur neiges éternelles. Duo parfait pour Le Chemin avec le public, exit la chanteuse Sita. Fin de set avec un inédit. 

Et un constant : je suis toujours admiratif de ces artistes capables de chanter avec un chewing-gum en bouche. 

Étoiles dans le public pour Malo’ 

Y’a un côté à la fois Polnareff et Simply Red dans le cheveu. Le jeune homme a assuré la première partie des Insus au Stade de France à seulement 23 ans. Total respect ! 

Il danse franchement sur I Believe. Malo a pris de l’assurance depuis la dernière fois qu’on l’a vu sur scène.  Bien sûr, certaines lui préféreront le charme de son bassiste barbu. Mais Malo assure ! 

Il s’en va en partageant : « J’aurais envie de chanter toute la nuit, avec un public comme vous !« 

 

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Le top 10 des sorties en famille

Les vacances sont déjà loin et l’hiver approche à grands pas… Pas de panique, nous vous proposons 10 excellentes raisons de ne pas vous laisser aller à la morosité ! Pour ne pas rater une occasion de partager de bons moments en famille, voici le Top 10 des meilleures sorties à faire dès aujourd’hui. Musées, concerts, spectacles ou parcs d’attraction, voici plusieurs idées qui plairont à toute votre petite tribu. Faites le plein de bons plans et préparez dès maintenant votre planning d’événements à ne pas rater et de sorties familiales pour 2017/2018 !

Des concerts à partager

Soprano
Loin d’être un débutant, Soprano s’impose depuis plusieurs années comme une étoile qui n’en finit plus de monter. L’année dernière, son titre « En feu » a boosté la France pendant plusieurs mois. Depuis, votre aîné(e) vous a fait écouter le « Coeurdonnier » et « Mon précieux » et vous aussi, vous êtes accro à Soprano… Alors, si l’envie d’aller découvrir sur scène -et en famille- le talent de ce rappeur vous démange, ne résistez pas ! Courez voir ce prodige du rap qui fait l’unanimité en réconciliant les générations. Après son concert mémorable au Vélodrome de Marseille, il est en tournée dans toute la France avec son « Everest live Tour ». L’occasion de découvrir en live les meilleurs morceaux de ce phénomène, bien au-delà des clichés habituels du rap et débordant de bonne énergie.

Calogero
Calogero roule sa bosse depuis bientôt 30 ans dans l’univers de la pop française. Après avoir partagé la scène avec son groupe les Charts, il connaît un succès grandissant en solo dès la fin des années 90. Depuis, chaque sortie d’album est un succès renouvelé, avec des chansons souvent marquantes aux textes sensibles et aux mélodies rock ou nostalgiques. Avec son dernier album « Liberté chérie », il est de retour sur les ondes et dans plusieurs villes françaises, pour une tournée qui passe forcément près de chez vous !

Indochine
C’est officiel, Indochine revient. Porté par le charismatique Nicola Sirkis, le groupe mythique pop-rock/new wave français qui a marqué les années 80 et 2000 est de retour. Embarquez pour le « 13 Tour », une tournée de 29 dates à Paris et dans tous les Zéniths de France. Poétique et romantique en diable, cette tournée vient accompagner le dernier album de ce groupe culte. Indochine sait rester fidèle à ses origines tout en se renouvelant. Le cocktail parfait pour toucher leurs fans de la première heure et conquérir un auditoire beaucoup plus jeune.

Grease le musical

Des spectacles musicaux pour petits et grands

Grease
Depuis sa création à Broadway en 1971, la love story rock n’roll de Sandy et Danny traverse les décennies sans prendre une ride. Après avoir connu un succès fulgurant sur les planches du monde entier et une adaptation au cinéma portée par Olivia Newton John et John Travolta, « Grease the Musical » débarque en France. Réservez vite vos places pour cette comédie musicale cultissime aux mélodies inoubliables qui s’installe au Théâtre Mogador à Paris jusqu’à juillet 2018.

Disney sur glace
Retrouvez votre âme d’enfant et partez en famille pour un « Voyage Imaginaire » féerique à la découverte des héros de Disney. Laissez-vous entraîner dans les univers du Roi Lion, de la Petite Sirène, de Peter Pan et de la Reine des Neiges accompagnés par Mickey, Minnie, Donald et leurs amis. À découvrir au Zénith de Paris avant les fêtes de Noël puis en tournée dans toute la France. Conçu pour faire le bonheur des petits et des grands, ce spectacle ravira les fans de Disney et de ses héros si attachants.

Parc d’attraction : la féerie à tout âge

Disneyland Paris
Disneyland Paris souffle ses 25 bougies cette année ! À cette occasion, le célèbre parc d’attraction de Marne-la Vallée regorge d’événements spéciaux qui vont vous donner envie de célébrer ce joyeux anniversaire.

Et pour vous mettre encore plus d’étoiles plein les yeux, jusqu’au 7 janvier 2018, Disneyland Paris sort le grand jeu pour vous faire vivre des moments de magie. À l’occasion des fêtes, retrouvez le Père Noël, les personnages emblématiques tels que la Reine des Neiges. Joignez-vous à eux pour un inoubliable moment de bonheur partagé en famille.

Une chose est sûre : les animations de fin d’année créées spécialement pour le 25e anniversaire du parc réservent un bon nombre de surprises à ne pas rater… Avec 4 nouveaux spectacles et des parades grandioses, voilà de quoi régaler toute la famille ! L’occasion rêvée de faire le plein d’émotions avant de repartir la tête pleine de magnifiques souvenirs.

Art de DC

Musées et expositions de 7 à 77 ans

Musée Grévin
Loin d’être figé et poussiéreux, le Musée Grévin est une galerie de personnages historiques et de célébrités qui sait rester au goût du jour. Si vous êtes de passage à Paris, allez vite découvrir cet univers bluffant ! Plus de 200 représentations des personnages les plus célèbres s’y côtoient dans des mises en scènes saisissantes de réalisme. Nulle part ailleurs vous n’aurez l’occasion de croiser Matt Pokora, Jeanne d’Arc ou Donald Trump à quelques minutes d’intervalle…
Parmi les derniers arrivés, Katy Perry, Mick Jagger et Kendji Girac seront bientôt rejoints par un Maître Gims plus vrai que nature. De quoi réunir toutes les générations en partant à la découverte de l’impressionnant travail que nécessite chaque sculpture de cire. Passer sans complexe de Mozart au jury de The Voice, avouez que c’est tentant !

Exposition « L’Art de DC L’aube des super-héros »
Jeunes et moins jeunes fans de super-héros, voici une expo incontournable consacrée à l’univers de DC Comics ! Batman, Superman, mais aussi Wonder Woman et le Joker posent leurs valises (et leurs plus beaux costumes) au Musée d’Art Ludique jusqu’au 7 janvier 2018. Planches originales, costumes et accessoires mythiques, recherches destinées aux adaptations cinématographiques… Près d’un siècle de travaux sont réunis à travers plusieurs centaines de pièces consacrées à ces personnages iconiques qui ont nourri l’imaginaire de plusieurs générations. Une exposition unique élaborée par des passionnés, à découvrir de toute urgence !

 

 

 

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Hercules and Love Affair interview Omnion : « Ne crois pas en la hype ! »

Hercules and Love Affair revient en concert à Paris cette semaine pour faire tripper le public avec son excellent nouvel album Omnion, en version live.
Andy Butler, rencontré à Rock en Seine 2017 nous révèle son rapport à la scène, les secrets de sa condition physique et les coulisses de création de son album.

Hercules and love affair
Selfie original pour UsofParis

INTERVIEW – SELFIE 

UsofParis : Qu’y-a-t-il de nouveau avec cet album, Omnion ?
Andy Butler : Il y a beaucoup de nouveautés. Déjà, il y a un cast de nouveaux chanteurs : Gustaph, Rouge Mary ! 🙂
J’ai changé de direction aussi. Ce n’est pas un album typé électro, disco ou house. Je n’aime pas les genres en musique. Même si je sais que les gens ont besoin d’étiquettes, mais c’est ridicule !
La musique dépasse la simple catégorie.
J’ai pas mal expérimenté avec différents sons, textures, instruments. Plus de digital que les précédents albums, d’instruments analogiques et enregistrés live.

Quels instruments ? 

Il y a beaucoup d’instruments enregistrés live pour cet album, comme un quatuor à cordes, un petit ensemble de cuivres.
J’ai besoin de mélanger tout ça.
Le contenu du disque est un peu moins de mon identité ou de l’identité queer et plus de frontalité avec ce qu’est vraiment le monde, sortir de mon nombril en quelque sorte. 🙂

Image de prévisualisation YouTube

J’adore la chanson Omnion. Elle m’obsède ! 

C’est aussi une expérimentation et une technique de production.
J’étais intéressé plus par l’atmosphère, l’artisanat sonore plus que par trouver la bonne sonorité de synthétiseur.
La participation de Sharon Van Etten donne encore plus de mystère au titre.

Regardes-tu le public dans les yeux quand tu es sur scène ?
A chaque début de set, j’essaie d’en regarder quelques-uns. Mais ça prend du temps, avant que je sois vraiment à l’aise pour les regarder dans les yeux. J’ai cette tendance à être anxieux malgré le nombre de concerts. Depuis le tout premier jusqu’à maintenant, je me sens toujours un peu mal avant de monter sur scène. Y’a quelque chose de terrifiant.
Mais c’est une bonne adrénaline malgré tout.

Hercules and love affair
Rouge Mary
Hercules and love affair
Gustaph

Qu’aimes-tu faire quand tu joues en festival ? 
J’adore vérifier si la bouffe est bonne ou mauvaise. Et j’adore être surpris qu’elle est bonne ! 😉

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As-tu un conseil pour un Américain de 20 ans, qu’il soit gay ou pas ?

C’est une chance, en tant qu’Américain, d’avoir vu le monde.
Chaque pays pense qu’il est le meilleur et les Etats-Unis ne sont pas différents.
Mon conseil : pars découvrir le monde et ne crois pas à la hype.
Et ton modèle ne doit certainement pas être Kardashian, regarde au-delà. 🙂

Quel est ton mantra dans la vie ?

Je me dis simplement : fais le meilleur que tu puisses et amuse-toi ! Parce que le plaisir que tu as sur scène, tu le transmets forcément au public.
Et ne jamais être misérable sur scène ! 😉

Faire de la musique te rend plus heureux ? 

Absolument ! Je pense que c’est la meilleure – pas l’unique – thérapie que j’ai eue dans ma vie. 🙂

Ton corps est waouh ! 🙂 J’adorerais avoir le même. Quel conseil peux-tu me donner ?

🙂 Ce n’est pas évident de l’entretenir… avec l’âge.
Mais le meilleur conseil : fais en sorte que ce soit toujours fun et change tout le temps d’activité. Si tu fais toujours la même chose pendant 6 mois, un an, ça ne marchera pas. Ce sera ennuyant !
J’ai fait plein de choses dans ma vie : j’ai étudié le ballet, la danse moderne, la danse africaine, la natation, j’ai joué dans des équipes sportives. J’ai fait du pilates.
J’adore les activités physiques !
La clé c’est le changement

Que fais-tu actuellement ? 
Une sorte de crossfit. Je suis un horrible addict ! 🙂

Interview by Alexandre

Hercules and love affair

 

Hercules and love affair
nouvel album : Omnion

(BMG)

concert unique en France :
le samedi 2 décembre 2017

au Trabendo 
Parc de la Villette
211 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

site officiel : herculesandoveaffair.net

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Les Inrocks Festival 2017 : Moodoïd retour réussi et prometteur #livereport

Samedi – Gaité Lyrique – Derniers concerts de l’édition anniversaire Les Inrocks Festival 2017.
Soirée à déclinaison pop-rock, de l’acidulée Calypso Valois aux électriques Obliques
.
On retiendra une sensation : Moodoïd mais aussi une déception : Alex Cameron.
Report.

Moodoïd

Moodoïd : 1 salle, 2 ambiances

On commence en mode pop, plus que rock avec Moodoïd.
Le groupe présente pour la première fois en live des titres de son nouvel EP, Reptile. Rythmes chaloupés, Pablo Padovani chante l’amour avec des mots décalés, une légèreté assumée et pointe d’humour incluse.
« Faisons l’amour » clame le chanteur. Les 5 premiers rangs du public sont à fond. A l’arrière un peu moins pour ce début de set.
Miss Smith, une de leur dernière compo clôt la partie aérienne du live.

Moodoïd

« J’entends des gens sifflés?  Oui, Je sais que mon batteur, c’est le plus beaux des batteurs !  »
Nous, on a kiffé sa grosse voix trafiquée en mode Dark Vador qui ponctue certains apartés du chanteur.

Et d’un coup, le groupe switche en mode rock.
Les guitares sont puissantes. Ça pulse sur scène.
Les textes sont toujours autant décalés mais les orchestrations plus amples. Cette partie de show, plus pêchue, emporte toute la salle de la Gaîté Lyrique.

Moodoïd

Un « A poil ! » jaillit du public avant le dernier morceau.
« C’est un peu tôt, le premier concert pour se mettre tout nu 🙂 ! » lance Pablo.

Pour conclure son retour sur scène, Moodoïd interprète une reprise d’Yves Simon, Au Pays Des Merveilles de Juliette.
Une version classe et parfaite, avec deux rythmes différents.
Une métaphore parfaite du concert de ce soir.
Moodoïd

Calypso Valois : une pop girly mais pas que

C’est une pop plus acidulée que propose la chanteuse. Mais si la musique est plus légère, les paroles à l’inverse sont plus noires.

« N’hésitez pas à avancer, il y a un espace de creux-là. » dit-elle en montrant le devant de scène.
Dans ce concert aussi il y a un creux,  car la voix de la chanteuse est un peu en dessous.

Moodoïd

Si elle et ses musiciens sont impeccables sur scène, on en veut un poil à l’ingénieur du son. Il faut tendre l’oreille pour saisir sa voix, couverte par les instruments de ses partenaires.  Et cela en tous points de la salle… Dommage

On aurait aimé profiter un peu plus du timbre sensuel de Calyspo. Et aussi des textes à la poésie classe pour ce live envoutant.

Moodoïd

Posé en fond de salle près des consoles, l’un des 2 programmateurs du Fnac Live profite des concerts, tranquillement accoudé aux barrières.

Obliques : pas de faux pas

Venu de New York, le groupe, emmené par Zach Van Hoozer et Ben Flesch, a posé ses enceintes rock. Une première française pour eux et on sent qu’ils prennent leur pied.Moodoïd

Coté zick, c’est un bon pop rock new-yorkais.  On sent bien l’influence US dans les mélodies et les guitares.
Ce n’est pas révolutionnaire musicalement mais leurs chansons sont taillées pour la scène.
Une découverte de festival comme on aime.

Alex Cameron : l’OVNI australien

On se demande parfois si assumer autant les années 80 est une bonne chose.

Les Anglo-saxons ne connaissant pas le second degré, il y a fort à parier que le public de la Gaité Lyrique en a beaucoup plus qu’Alex Cameron.

Moodoïd

Vous l’aurez compris, on n’a pas trop accroché à ce beau show au kitsch musical 80’s assumé.
Le public lui ne semble pas bouder son plaisir devant la tête d’affiche du festival.

Les Inrocks Festival 2017 c’est pas fini !

Dernier jour de festival ce dimanche avec des débat, des courts-métrages et un concert d’Angèle à 18h30 

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Les Inrocks Festival 2017 : révélation Otzeki, Django Django psyché #livereport

Jeudi – Gaité Lyrique – Première soirée de concerts Les Inrocks Festival 2017 à afficher complet en partie à cause de la présence de Django Django.
À 18h, l’artiste superstar Xavier Veilhan s’est posé le temps d’une rencontre pour partager son aventure folle à la Biennale de Venise – qui connaît ses dernières heures.
La bonne bouffe bat son plein avec le cuissot du Verre Volé, Antony Cointre.
Et côté scène, 4 groupes dont Dani Terreur, Rex Orange County, L.A Salami ont fait le show. Report 

Otzeki : sensation et bogosse à mèche 

On aimerait bien comparer le groupe à un autre pour nous aider, accrocher une ref. Mais rien ne vient pendant le concert, excepté David Bowie. La voix de  Joel emballe, surprend, touche.
« What you gonna do » chante-t-il, on se laisse prendre par le flow. 

Mike le synthé sourit timidement, se plaque les mèches de cheveux derrière les oreilles entre les morceaux.
django django
Quand le chanteur lâche sa guitare, prend le micro en main et jongle avec, sa voix devient tout autre, comme sur I was in touch. 

Il se mue alors en bab boy, montant sur une enceinte, jetant sa bouteille d’eau dans le public et traversant la fosse pour imprimer les esprits. Il y a quelques excès de voix à la Kurt Cobain mais ça reste sage. 

django djangoI’m already dead passerait presque pour un titre optimiste tant le rythme nous prend, une transe s’opère. Mais ne pas trop répéter les paroles pour autant, notre subconscient risquerait d’y croire. 

Dans le public, j’aperçois des petites tapes aux fesses du côté de deux trentenaires barbus, lovés, lovers. 

Joel, le bogosse à mèche a aussi un sourire ravageur. Otzeki est taillé pour la tournée à rallonge. django django

En sortant de la salle, je capte un très beau « C’est quand même questionnant ! » au sujet des parents d’une quadra.
Un peu plus loin, une trentenaires se plaint de ses échanges avec les mecs. Certainement pas la saison pour tomber amoureuse. 

Django Django : « here we go! » 

« Monsieur, vous savez qui joue après ? » Une spectatrice étourdie à un cameraman. Il y a pourtant des programmes des Inrocks Festival 2017 un peu partout dans la Gaité Lyrique. 

L’aventure recommence ici même avec les tout nouveaux morceaux du prochain album. Cela faisait un moment que les musiciens ne s’étaient pas retrouvés sur scène de l’aveu du chanteur. django django

Tout est propice à fêter les 30 ans du festival.

Une projection avec effets d’optique psyché sur écran de fond de scène donne le ton. 

Une quadra un peu saoule pousse son keum en costard à s’approcher de plus en plus du chanteur pour ses Instastories. 

Et il a envie d’impressionner sa belle avec son iPhone semble-t-il X, en main. Il fend donc la foule à plusieurs reprises. 

En son absence, la quadra tente bien quelques photos avec son ptit modèle… de smartphone, mais additionne les flous et les surex. Elle me fixe par deux fois, flippant. Je lui souris. Elle me demande via une note sur son tel si j’ai fait une belle photo, je lui fais un beau signe positif de la tête et m’éloigne un peu. 

django django

Couleurs pop rainbow sur Each Day, comme un côté Beach Boys 2017 qui nous fait du bien.
Django Django reprend ses tubes, flashs de souvenirs. Le public connaît les chansons, secoue la tête. 

Une blonde totale in love de son homme au gabarit de rugbyman trouve toujours un prétexte pour lui rouler une pelle. La passion sur fond musical est toujours plus euphorisante. 

Le nouveau single est plus efficace en live que sur YouTube ! On apprécie. 

Django Django sourit, ne perd pas de temps à parler entre les morceaux. Le groupe apprécie tout autant que nous nos retrouvailles. 

Les Inrocks Festival 2017 c’est pas fini !

Encore 2 jours de food, cinéma, talks et concerts dont Ibeyi ce vendredi et Moodoid samedi.

 

BONUS food
Très bon le hot-dog de Linda Granebring servi dans le foyer historique de la Gaité. Attention, son prix est un peu bourratif.
Il faut compter 7€ pour un sandwich fait avec amour par une jeune chef venue de Suède.
django django

 

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Alice Merton en concert à Paris / Une girl No Roots #report

Vous n’êtes sans doute pas passé à côté du tube No Roots que l’on entend partout depuis plusieurs semaines ! La jeune chanteuse Alice Merton est numéro 1 des écoutes sur Spotify et accumule plus de 50 millions de stream.

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D’origine germano-britannique, Alice a beaucoup déménagé durant son enfance. Née en Allemagne, elle s’est envolée ensuite à New York, a passé une partie de son enfance au Canada avant de finir au Royaume-Uni.
Et c’est justement de cela dont il est question dans son titre No roots.

Auteure et compositrice de ses morceaux, la chanteuse est perfectionniste. Il lui aura fallu 2 ans pour sortir les 4 titres de son EP. L’album est prévu pour 2018.

Celle qui s’est affranchie des labels, qui lui demandaient de changer des choses dans ses compo pour vendre, en créant le sien (Paper plane records) afin de garder sa liberté, a eu bien raison. Nous sommes sortis de son concert totalement conquis.

Alice Merton

Ce Lundi, à La Boule Noire nous avons donc pu écouter les 4 titres (No Roots, Jealousy, Lie to my face et Hit the ground running) en live ainsi que plusieurs inédits.
Nous avons rarement vu un public aussi enthousiaste, réceptif pour le premier concert d’une artiste dont l’album n’est même pas sorti.

Il faut dire qu’Alice Merton prend vraiment possession de la scène et captive la foule dès la première chanson. Accompagnée par trois musiciens (dont un petit Frenchy), les titres pop rock s’enchaînent et le public n’en finit plus de danser et chanter. Un vrai beau moment de partage, de musique, de bonheur.

Alice MertonAlice Merton
Alice Merton fera même l’effort de quelques mots en français « Je suis très contente d’être à Paris ce soir ». Elle prendra plusieurs fois la parole pendant la soirée, pour présenter certains morceaux et en dévoiler un peu plus sur ceux-ci.

Le public le lui rend bien. Quel plaisir de voir une artiste émue, qui n’en revient pas de l’accueil qu’on lui fait.

Alice a aussi réussi à nous émouvoir avec Back to Berlin. Seule sur scène en piano-voix, même si elle n’était pas très à l’aise avec le piano sur lequel elle n’a pas l’habitude de jouer,  l’émotion était bien là. Ce titre chanson évoque ce cœur qu’elle a brisé en Allemagne et auprès de qui elle demande pardon.
A la fin du titre, une promesse : revenir avec son piano de tournée lors de son prochain concert à Paris.

Le concert se termine en apothéose sur No Roots, qui est définitivement un tube. Repris en chœur par le public, qui en redemande après sa sortie de scène. Elle revient avec un inédit I don’t hold a grudge.
Et à la demande du public, elle a enflammé une dernière fois La Boule Noire en reprenant à nouveau son tube pour notre plus grand plaisir.

Un vrai bon concert d’une artiste qui aime la scène et qui partage avec son public. Une très belle découverte, le coup de cœur de cette fin d’année 2017. On attend la sortie de l’album avec impatience.

by Joan

Alice Merton

Alice Merton
EP No Roots
(Columbia)

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Between Yesterday & Tomorrow : l’histoire d’une vie par Natalie Dessay & Legrand

Natalie Dessay et Michel Legrand se retrouvent en douceur autour de Between Yesterday & Tomorrow.
Avec cette histoire musicale, ou concept-album, la soprano et le compositeur créent un conte d’une heure.
Un conte à la hauteur de la généalogie de ce disque.
En effet, un projet artistique (livre, film, disque) peut mettre des années à voir le jour. Between Yesterday & Tomorrow aura mis 40 ans !
On a eu le plaisir de découvrir l’album entier en présence de ces deux grands artistes dans un bel hôtel parisien avant de les retrouver au Théâtre des Champs-Elysées le 29 et 30 mars.

 

Natalie dessay

Mais tout d’abord, retour à New York, dans les années 1970.

D’hier à Demain… et aujourd’hui

Michel Legrand travaille dans la Grande Pomme. Avec un couple ami, Alan et Marilyn Bergman, ils décident de créer un drame musical : un disque épopée intitulé Life Cycle of a Woman et de le proposer à Barbara Streisand. Michel Legrand s’occupera de la musique et les Bergman des paroles.

La chanteuse est emballée par le projet. Après cinq ans de travail, si quelques chansons ont bien été enregistrées, Barbara ne peut terminer les cessions de studio.
« Elle n’arrivait pas à chanter le premier et le dernier titre, Birth et Last Breath. Il y avait trop d’émotion pour elle dans ces titres, précise Michel Legrand. Alors, je lui ai dit que sans le début et la fin, la vie n’est pas une vie. Et que si elle ne les enregistrait pas, il n’y aurait pas d’album. »

Ce premier chapitre du conte s’arrête donc. Malgré tout, trois de ces chansons enregistrées par Barbara Streisand en 1973, sont éditées par la suite : Between Yesterday & Tomorrow and Can You Tell The Moment? sur l’album Just for the Record (1991) et Mother & Child sur Release Me (2012).

Années 2000, Michel Legrand travaille avec Natalie Dessay. Un jour il lui joue les chansons de Life Cycle of a Woman.
« – Et là elle me dit : « C‘est ça que je veux faire, rien d’autre ! » confie Michel Legrand
Ce qu’il ne dit pas c’est que je l’ai poursuivi tous les mois pendant 5 ans, pour faire ce projet », ajoute-t-elle.

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On sent la cantatrice heureuse de pouvoir présenter son travail, d’avoir réussi cette collaboration.
« Michel a beaucoup évolué dans son travail. Et ce que vous allez entendre sont des orchestrations actuelles. Il n’aurait certainement pas fait les mêmes il y a 45 ans.« 

Between Yesterday & Tomorrow 

Natalie Dessay aime présenter cette œuvre musicale comme un oratorio moderne (un opéra uniquement chanté et sans mise en scène). C’est vrai que cette heure de vie en chansons, toutes liées les unes aux autres, s’en rapproche dans la forme. Mais rien de lyrique dans l’interprétation.  Les morceaux sont assez courts et uniquement en anglais.

De Birth à Last Breath, la voix de Natalie Dessay nous transporte dans les méandres, les joies et les péripéties de la vie.
Dès l’entrée de l’orchestre, on reconnait le style Legrand. On replonge alors directement dans les comédies musicales à succès de Jacques Demy. Les orchestrations, même contemporaines, agissent comme une madeleine de Proust. On ressent encore l’atmosphère 70’s.Natalie dessay

On a retenu cinq titres qui nous ont particulièrement séduits.

Nos 5 chansons coups de coeur

Where Does the Wind Com From?

« Ma vie est pleine de questions, auxquelles personne n’a de réponse« .
On adore le coté cavalcade musicale de ce titre. Elle transmet à merveille la fougue de la jeunesse et son avidité à apprendre. L’énumération de questions, comme les enfants savent en poser à leurs parents, est très bien rendue.
Vous savez, le genre de questions auxquelles vous ne savez donner de réponse simple.

Fairy tales and story books

« Les contes de fées ont des fins heureuses et les enfants y croient« .
Une vraie ballade optimiste empreinte de douceur qui réconforte.
La composition très simple lâche d’un coup les chevaux pour nous transporter dans un univers féérique.

You and I Plus One

« Maintenant, c’est toi et un de plus, et la vie n’est plus la même »
Si vous n’êtes pas amoureux ou amoureuse, cette chanson vous donnera envie de l’être. L’orchestre et Natalie Dessay virevoltent sur un 3 temps tout en mouvement.

Natalie dessay
The more you Have

Dans toute histoire d’amour et comme dans toute vie, il faut un peu d’amertume pour apprécier les plaisirs de la vie.
« The more you have, the more you want […] the more you get: the more you have to loose. »
« Plus vous avez, plus vous en voulez […] le plus vous obtenez : plus vous avez à perdre »
Des paroles qui ont plus de 40 ans et qui résument, sur un air jazz et enjoué, un certain état d’esprit de notre société.

Yesterday’s apples

« Les pommes plus douces, les enfants plus jeunes, les étés plus longs... »
On ne sait pas si l’on peut être d’accord avec les paroles de cette chanson. Cela restera comme un débat au long court. Mais ce qui est sûr, c’est que ce titre restera comme l’une des plus belles de cet album tant au niveau de la musique que de la mélodie.
C’est cotonneux, gracieux et moelleux.

Il y a une dramaturgie et une musicalité très Broadway dans ce disque. Et la voix de Natalie Dessay nous emporte dans une envolée musicale qu’elle ne pouvait déployer à l’opéra. Un disque qui plaira autant aux amoureux de Michel Legrand, qu’aux amoureux de belles mélodies.
C’est ouaté, cosy et réconfortant.
On ne peut que fondre.

Natalie dessay

Nathalie Dessay, Michel Legrand
album Between Yesterday & Tomorrow

(Sony Music)

Musique : Michel Legrand
Chant : Natalie Dessay
Paroles : Alan & Marilyn Bergman

CONCERT
les 29 et 30 mars 2018 à 20h

 
Théâtre des Champs-Élysées
15, Avenue Montaigne
75008 Paris
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