Archives de catégorie : Musique

Live report, chronique, interview…

Un joli brin de Zaza… Fournier

Le mois de mai voit le retour dans la lumière de la belle Zaza Fournier, après une pause de plus d’une année, histoire de recharger les batteries après une tournée de 200 dates et de trouver l’inspiration pour le nouvel album, Regarde-moi.

Ce jeudi soir, les fidèles parmi les fidèles s’étaient massés au 104 pour retrouver la diablesse, redevenue sauvage, car intimidée et émue de cette toute première date.

Finis les robes colorées et les fleurs dans les cheveux. La Zaza 2011 se fait plus glamour, habillée de noir, veste cintrée et cheveux montés en banane.
Fini aussi la solutide de la scène, quatre musiciens remplacent l’Ipod.

On peut entendre dans le public: « Ca sent les années 80 ! ». Oui, sans doute quand on écoute « Qu’est-ce que ça te fait ? » qui va flirter du côté de Lio. Mais Zaza ne boude jamais le rétro.

Pour le moment, il est encore dur, pour elle comme pour le public, de faire de trop longues infidélités à ce bel ami l’accordéon. Sans doute parce qu’on n’oublie pas qu’il nous a touché en plein coeur. Mais gageons que ces nouvelles chansons prendront leur plein envol au cours de la tournée et que le goût du vodka fraise nous révèlera mille délices.

Zaza Fournier
album Regarde-moi 

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Kumi Solo sinon rien – adorable chanteuse japonaise installée à Paris

Après deux tournages reportés pour cause de mauvais temps, un nouveau rendez-vous était ENFIN pris avec Kumi Solo, une fois le soleil de retour.

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L’adorable chanteuse japonaise installée à Paris et auteur de l’album Cheap Pop Song et guest de la webtv Konbini nous ouvre les portes de son Paris.

J’avais, pour l’occasion, sorti  le grand jeu pour ce tournage: nous étions trois acolytes pour accompagner ce joli brin de chanteuse nippone dans les rues de Paname.
Connaissiez-vous l’histoire du bar Le Cyrano Place de Clichy? Que savez-vous de la musique électro japonaise? Savez-vous comment on prononce Paris en japonais?
Toutes les réponses et bien d’autres sont à retrouver dans cette vidéo.

Web: www.myspace.com/kumisoloproject

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Holden emballe le Zèbre

Le retour du groupe Holden sur la scène parisienne est célébré par 3 soirs au Zèbre de Belleville. Des soirées festives en perspective pour annoncer la sortie de leur Essentiel, marquant « 10 ans de bons et loyaux services » dixit Armelle, le beau brin de voix du duo.

Car Holden nous gratifie d’un best-of, une compilation beaucoup plus généreuse que celles d’autres artistes, tous plus feignants les uns que les autres. Ainsi, nous n’avons pas droit à un ou deux titres inédits mais à 14 raretés. Armelle et Mocke nous gratifient de titres gardés secrets, d’expérimentations datant de leur séjour à Dublin à l’origine de leur union artistique, de morceaux ne trouvant pas tout à fait leur place sur le nouvel album.

Ces titres ont d’ailleurs une large place au cours du concert. On découvre avec plaisir un étonnant Mérinos, l’étrange douceur du Dernier pas ou encore un très rock Billy Boy Story.

Bien sûr, il manque dans ce set les beaux succès du groupe : C’est plus pareil ou Ce que je suis. Mais on se console avec une version aérienne de Madrid, expérimentée lors de la tournée new-yorkaise l’été dernier. Vous ne le saviez peut-être pas mais Holden a ses adeptes à l’étranger. Après le Chili, leurs balades ont séduit le public du Moma.

Web : www.watusa.fr
www.myspace.com/holdenfrance

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Live-report concert Sophia Charai : l’étoile montante au Café de la Danse

On m’avait pourtant prévenu : « Tu vas adorer !« . J’avais quand même un petit doute face à une telle affirmation, mon niveau de connaissances en musiques du monde s’arrêtant à Misia, Madredeus et Angélique Ionatos. Autant dire que je partais avec un sérieux handicap.

Et puis le charme de Sophia Charaï a irradié la scène du Café de la Danse, dès le premier titre. Après tout va très vite: mon cœur chavire, mes épaules suivent le rythme et une puissante envie de parler marocain me vient en tête entre deux morceaux.

Je m’étonne de cette langue méconnue et si mélodieuse. La malice et les hanches de Sophia font le reste, si bien que l’on ne s’étonne plus quand elle reprend la langue de Molière pour une invitation à la sensualité avec le titre : Mêle ta langue.

Elle profitera d’une reprise toute en subtilité de Piensa en mi, pour dévoiler un peu d’elle et évoquer son attachement au cinéaste Almodovar.

Comment rester de marbre face à ce talent qui sait aussi bien se nourrir de ses origines, d’une pointe de pop que de jazz manouche.  Au final, on se prend à rêver de s’enchanter à nouveau avec Sophia Charai sur la scène d’un bar reculé de Saint-Ouen ou d’un cabaret coloré.

Web : www.sophiacharai.com
Dernier album : Pichu

En concert le vendredi 30 mars 2012 à 19h30
Au Café de la Danse
5, passage Louis Philippe 75011 PARIS

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Jeanette Lindström : un charme jazzy

Un air de jazz soufflant de Suède est venu titillé, il y a quelques jours les oreilles parisiennes. La chanteuse, Jeanette Lindström a présenté son dernier album lors d’une soirée au Duc des Lombards et d’un concert en toute intimité dans la chaleur de l’Institut Suédois.

J’ai profité d’une pause au cours de sa balance son pour la questionner sur la relation toute particulière qu’elle entretient avec Paris. Une ville que Jeanette connaît grâce à ses différents séjours, notamment une résidence à l’Institut.

Elle nous offre son beau sourire nous faisant oublier cet hiver qui n’en finit pas. Au final, des airs qui vous font hisser les poils et une question impossible : est-ce que ce qu’elle compose peut vraiment être classer dans la catégorie jazz.

J’étais prêt à la suivre en tournée pour avoir la réponse.

Web: www.jeanettelindstrom.com
Dernier album: Attitude & orbit control
Play Loud Productions

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Kylie Minogue à Bercy : la tournée pièce montée

On pourrait comparer un concert de Kylie Minogue à un gros dessert avec de la crème, des fruits certainement pas de saison, de la chantilly à n’en plus finir, un bon coulis de chocolat et une grosse cerise tout en haut.

Ca sent bon, c’est plein de bonnes intentions. Mais parfois autant de gentilles attentions peuvent conduire à l’overdose de sucre.

A Bercy, mardi soir, le décorum était de sortie: tuniques, voiles, cheval en pâte à papier, buste à l’effigie de la jolie chanteuse, écrans géants, jets d’eau, tee-shirts déchirés avec abdos apparents, un ange passe… et on n’oublie pas le petit bonnet de bain pour protéger de la douche.

C’est beaucoup pour un seul concert, peut-être même un peu trop. On a un peu honte parce que c’est kitsch à souhait. Et puis on sourit assez vite face à autant de décontraction.

Ici point de play-back à deux balles à la Madonna ou Britney Spears, ni d’instrumentaux à rallonge couvrant les changements de tenues-gaines de Cher, et pas de grosses larmes bien soignées version M.F. Juste une petite pause « œil humide » suivie très rapidement d’un rire complice. Donc, vraiment, rien de bien grave.

Juste un excès d’effets qui parfois donne le tournis, comme ce final en forme de pièce montée sur All the lovers sur une scène se déployant sur trois niveaux.

Et le plus fort dans tout cela, c’est qu’on peut vite y prendre goût et en vouloir une nouvelle part.

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