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Le Bal des vampires, la comédie musicale culte envoûte le Théâtre Mogador avec un show millimétré – Interview

En matière de comédie musicale, Paris est une ville qui restait encore à bousculer. Le Bal des Vampires le musical, sous la houlette de Roman Polanski a tous les atouts pour devenir une référence en France. Avant de débarquer à Paris, cette comédie musicale qui est capable de réunir fans de Mylène Farmer (époque Désenchantée), groupies de Twilight et fins cinéphiles, a conquis 7 millions de spectateurs à travers l’Europe. 

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Créé il y a 17 ans à Vienne (Autriche) Le Bal des Vampires  enchaîne les succès. Mais pour sa création à Paris, le musical a bénéficié de la mise en scène de son créateur cinématographique : Roman Polanski.
Alors que pour les autres pays, le cinéaste restait plutôt en retrait, il a assuré dans le moindre détail la mise en scène de cette version française.

Même si les basiques du spectacle sont les mêmes à Paris que partout ailleurs (les décors sont ceux de la dernière  production, les costumes façonnés sur les mêmes patrons etc.) la patte du maître Roman ne doit pas être négligée.
Et le Théâtre Mogador est un écrin qui sied à merveille à une
production de ce type.

Avant d’entrer dans le vif du spectacle voici, en chiffres, ce qui rend cette comédie musicale unique sur une scène parisienne : 35 acteurs sur scène, 22 tonnes de décors, 230 costumes et un orchestre en live. C’est le show le plus imposant mis en production par Stage Entertainment à Mogador.

Le Bal des vampires - Comédie Musicale - Théâtre Mogador Paris ©BRINKHOFF-Mögenburg
Et c’est bien ce qui saute aux yeux dès les premières scènes, les décors impressionnants qui apparaissent et disparaissent dans une sorte de chorégraphie.

Il est évident que la machinerie du spectacle est particulièrement bien huilée. L’auberge imposante, les couloirs menant à la crypte, le hall principal du château et les salles attenantes, tous ces éléments bougent avec une aisance particulière . Même si l’on est un(e) habitué(e) des grands shows comme le Roi Lion, Mamma Mia ou La Belle et la Bête, il faut bien se résoudre à dire que celui-ci les dépasse tous avec sa démesure scénique.

Le Bal des vampires - Comédie Musicale - Théâtre Mogador Paris ©BRINKHOFF-Mögenburg

Mais une comédie musicale se juge aussi et surtout par sa musique. Et là, point de faux pas. Même avec ses 17 ans, la partition de Jim Steinman reste ancrée dans une modernité assez surprenante. Les cordes se mêlent avec subtilité aux guitares, l’orchestre enveloppe les voix et les accompagne pour vous donner des frissons musicaux. Il faut dire que le thème principal, composé par Jim Steinman, et basé sur le fameux Total Eclipse of the Heart, ponctue le spectacle avec de belles envolées – appuyant toutefois un peu le trait dans certaines scènes.

Mais cet hymne des années 80 agit comme une petite madeleine de Proust. On pardonnera volontiers la légèreté des rimes voulu par la traduction car la partition rock convient parfaitement à cette histoire baroque.

Le Bal des vampires - Comédie Musicale - Théâtre Mogador Paris ©BRINKHOFF-Mögenburg

D’ailleurs, la partition de Jim Steinman est servie par des acteurs-chanteurs de haute volée. En première ligne, Stéphane Métro qui campe un Comte Von Krolock particulièrement juste. Sa voix à elle seule fait hérisser nos poils par son interprétation et sa puissance contenue.

Daniele Carta Mantiglia est un Alfred naïf à souhait. David Alexis est au top dans son rôle du Professeur Abronsius, le découvrir sans son maquillage est bluffant. Raffaëlle Cohen revêt à merveille les habits de la parfaite ingénue tentée par les avances du Comte aux dents longues. Il faut noter aussi les performances de Sinan Bertrand, dans le rôle d’Herbert, le fils du Comte Von Krolock, qui apporte une fraicheur dans ce spectacle et de Pierre Samuel sous le visage de Yoine Chagal, l’aubergiste, qui est un des personnages par lequel la comédie originale transparait.

Un bémol : le final plutôt épuré. Sans doute sommes nous trop habitués des shows à l’américaine qui finissent avec excès de danse, de décors, de chants dans un tourbillon grisant. Roman Polanski nous prend par surprise en épurant l’ensemble.

Le Bal des vampires - Comédie Musicale - Théâtre Mogador Paris ©United States of ParisLe Bal des Vampires, le Musical est l’un des spectacles les plus réjouissants qui se joue actuellement à Paris.
Sombre, drôle et émouvant, il comblera toutes vos attentes : visuelles, musicales, scéniques et artistiques.

Et si vous voulez en savoir plus sur ce spectacle, foncez sur notre interview de quatre artistes du spectacle.

Le Bal des Vampires

du mardi au samedi à 20h
matinées samedi et dimanche à 15h

Théâtre Mogador
25, rue de Mogador
75009 Paris

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Interview de KATIE MELUA pour son nouvel album KETEVAN – concert à l’Olympia & tournée française en décembre

 Croiser les yeux de la chanteuse Katie Melua peut vous ensoleiller une journée et vous troubler durablement.
En promo, il y a quelques jours, pour son nouvel album Ketevan – son vrai prénom – notre équipe a fait sa rencontre à la Cité de la Mode et du Design.
Un moment assez rare avec une artiste qui a récemment chanté pour la Reine Elizabeth II, a vendu plusieurs millions d’albums et qui parcourt le monde en tournée.

Simplicité et confidences sont au menu de cette interview.
Saviez-vous que la belle avait comme autre passion que la musique, le poker ?
Quel plus beau souvenir garde-t-elle de Paris ?

L’interview est, exceptionnellement, en deux parties.
La première, juste ici, en vidéo revient sur son attachement à Paris, ses fans français et l’incroyable surprise qu’elle a reçue d’un de ses admirateurs.

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La seconde partie en-dessous évoque son nouvel album, ses émotions musicales et les raisons de sa passion pour le titre de Shirley Bassey : Diamonds are forever.

INTERVIEW

United States of Paris : Y a-t-il encore un aspect de ta personnalité que tes fans ne connaissent pas ?
Katie Melua : Ma passion pour le poker ! (rires) Je pense ne l’avoir jamais évoqué en interview.
J’ai eu droit à un cours particulier avec un professionnel récemment. C’est un jeu passionnant et j’aimerais le pratiquer beaucoup plus.
J’ai toujours joué aux cartes, car en Géorgie, on est initié dès le plus jeune âge. Mais j’ai commencé à jouer au poker il y a 5 ou 6 ans avec des amis, autour de verres de vin ou de bière et avec une mise de 5 pounds (livres).

C’est un jeu très social et qui a une dimension psychologique très intense. Parfois j’ai le coeur qui bat à tout rompre au cours d’une partie.

Quelle était ton envie pour ce premier album avant de l’enregistrer ? 
J’avais plusieurs idées. Nous travaillons depuis de nombreuses années avec Mike Batt. Et le premier apport est venu de Luke Batt et de son songwriter si particulier. Il nous a révélé de nouvelles choses en tant que jeune musicien, en termes de sons et de nouvelles technologies.
Mon souhait était de revenir à l’écriture aussi, parce que je n’avais pas écrit ces dernières années.

Ces deux éléments ont été le point de départ pour cette nouvelle aventure et cet album qui a finalement plusieurs styles musicaux différents.

Tu as annulé vos dates françaises prévues début 2013 ? Était-ce une urgence de réaliser cet album ? 
J’ai réalisé que nous avions fait une erreur dans la programmation de ces concerts. C’est de ma faute. Je voulais présenter un nouveau projet avant de remonter sur scène. Et, pouvoir jouer de nouveaux titres devant le public français. Nous n’étions pas prêts, l’écriture de l’album a été plus longue que prévue. Quand vous enregistrez un album, le résultat est définitif, l’enjeu est donc important. J’ai besoin de fixer toute mon énergie dans ce travail.

Mais je suis ravie de revenir en décembre.

De quoi as-tu besoin pour composer cet album ? 
Un état d’esprit propice à l’écriture et une deadline. Quand je suis en processus de création, j’ai beaucoup d’idées et c’est parfois difficile de s’arrêter. J’ai besoin de ça et aussi d’autres musiques. La vie bien sûr m’inspire. Mais rien ne m’inspire plus que la musique… Et peut-être l’amour.

La façon dont la musique aborde la question de l’amour est incroyable.

Notre chanson préférée est The Love I’m frightened Of, que peux-tu nous dire sur ce titre ?
C’est une chanson écrite par Luke, il y a 2 ans. Sa version était très rythmée, rapide. Et c’est Mike qui a dit un jour : « elle serait parfaite pour Katie. » Et ils me l’ont jouée dans une version plus lente. J’étais incroyablement surprise par les paroles. Elle n’évoque pas une histoire qui est le mienne. J’ai l’impression d’être une autre personne quand je l’interprète.

Et c’est le 2e single en UK.

As-tu essayé quelque chose de nouveau pour Ketevan ? 
Travailler avec Toby Jepson était nouveau. Il vient du rock, même du heavy rock. Et il m’a apporté une autre manière d’écrire. Mike m’a toujours dit : « concentre-toi sur les mots, les détails derrière les mots. »
Et Toby m’a conseillée l’inverse : laisser de côté les détails et garder l’énergie de l’écriture, car ça peut ralentir. Et c’est un processus très intéressant. C’était une nouvelle dynamique.

Je cherchais aussi depuis plusieurs années avoir plus de rythmique, un tempo plus appuyé. Pour les précédents albums, nous n’y arrivions pas forcément. Et je pense que cette fois, nous y sommes arrivés avec trois chansons au moins : Shiver And ShakeLove is Silent ThiefMad Mad Men…

Quand a eu lieu ta plus grande émotion musicale sur scène ?
J’aime quand la musique me surprend. Et il y a une chanson que je n’avais pas particulièrement envie d’interpréter, certainement parce que ce n’est pas mon style : Diamonds are forever (interprétée par Shirley Bassey pour la bande-originale de James Bond). Je ne pensais pas un jour la chanter.
L’histoire a commencé avec mes voisins à Londres, un couple incroyable : Robin et Gerald. Gerald avait une boutique de bijoux, superbe. Et on a commencé à se retrouver bien que je ne sois pas passionnée de pierres précieuses, ni de diamants (rires).
Il y a 3 ans Gerald décède et Robin me demande de chanter une chanson à la cérémonie. Je ne savais pas quoi chanter. Aucune de mes chansons à mon sens pouvait être interpréter à cette occasion. Et je lance Diamonds are forever. Robin me répond : « elle est parfaite pour Gerald ! »
J’ai mis 5 jours à apprendre la chanson. Et je ne savais pas comment l’interpréter. J’ai recherché les différentes versions enregistrées ou filmées et personne ne l’avait jouée acoustique, à la guitare. Et c’est ce que j’ai fait le jour de la cérémonie.
Bien sûr, il y avait l’émotion particulière de ce jour. Mais ce que j’ai ressenti en la chantant a été d’une force inouïe. Je comprenais pourquoi elle était si spéciale pour Gerald.
Depuis je l’interprète à chaque concert et je l’enregistrerai, il le faut.

En fait, au-delà de la version de Shirley, glamour et énorme, on réalise que cette chanson a un vrai sens, qu’elle correspond à une vraie philosophie de vie. C’est en fait la plus belle chanson que j’ai chantée de ma vie.

Le nouvel album Ketevan (Label Naive) est dans les bacs
Katie Melua sera en concert à l’Olympia le 2 décembre

et en tournée en France :
au Palais de Congrès de Strasbourg, le 1er
à l’Amphithéâtre de Lyon, le 4
au Zénith Arena de Lille, le 5
au Zénith de Nantes, le 6
à Rennes, le 8 décembre
à Tours, le 9 décembre

Merci à Alex P.

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GIRLS IN HAWAII en interview: nouvel album EVEREST, tournée en Chine, concert au Trianon et à l’Olympia Paris

Girls in Hawaii était attendu, très attendu par les afficionados et par nous.
Les premiers titres dévoilés lors du concert du Disquaire Day à la Gaité Lyrique nous avait captivés.

Misses – le nostalgique premier extrait du nouvel album – a enflammé la toile et réveillé les nombreux fans qui ne croyaient plus au retour du groupe belge après la disparition d’un des membres.

C’est dire si l’invitation aux grands espaces de l’opus 2013, Everest, est grisante.

L’équipe a rencontré Antoine et Lionel sur la terrasse du rooftop bar Nüba tout en haut de la Cité de la Mode et du Design, quelques heures avant un concert promo.
Il est question de la première tournée en Chine, de la Cigale et de l’accueil parisien.

Le concert au Trianon est déjà complet.
Courrez  donc vite réserver vos places pour l’Olympia en 2014.

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Girls in Hawaii en tournée et en concert en France:
Brise Glace (Annecy) le 26 octobre
L’Astrobale (Orléans) le 27 octobre
Chabada (Angers) le 28 octobre
Festival Rockomotives (Vendome)

Trianon (Paris) le 20 novembre (complet)
L’Olympia (Paris) le 18 mars

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CHRISTINE AND THE QUEENS interview-photomaton pour son EP Nuit 17 à 52 – VIDEO

Christine and the Queens c’est le nouveau phénomène musical électro-pop du moment. Elle est, avec Lescop, le son qui manquait à notre Ipod. Et c’est imparable : dès que vous aurez chargé son EP Nuit 17 à 52, celui-ci n’en finira plus de vous remercier.
Un Nouveau Casino sold out, une participation au Festival Fnac Live 2013, des dates à l’étranger et l’artiste tisse petit à petit le cercle de ses fidèles.
Magnétique, charmeuse et bourrée d’humour, Christine n’est pas à mettre dans la catégorie : étoile filante de la musique.
Avec un sens inné de la scène et de la mélodie, cette ancienne normalienne et danseuse classique, à la pleine carrure pour une carrière longue durée, un peu à la manière d’une Camille, changeante et radieuse.

Pour célébrer cet EP publié chez Because, l’équipe d’United States of Paris a fait exceptionnellement coup double en réalisant une vidéo pour le nouveau Mag des Docks – la Cité de la Mode et du Design et une interview-photomaton pour le blog.

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INTERVIEW PHOTOMATON

 

Christine and the Queens photo chanteuse musique photomaton Paris EP Nuit 17 à 52 Because 1
United States of Paris : Comment abordes-tu ce nouvel exercice: la promo ?

Christine and thé Queens : J’aime assez ça en fait. Les interviews, les photos. Je ne sais pas si c’est parce que je suis totalement narcissique (rires) ou parce que j’aime aussi expliquer le projet. Ça fait partie intégrante du travail d’échanger sur ce nouvel EP qui vient de sortir.

Comment décrirais-tu ton style musical ?
Je dirais liberté. Liberté de danser, de bouger. Liberté de mélanger les langues, de dire des phrases qui peuvent paraitre étranges au premier abord. Je pense à « Christine est sale »
qui en France fait un tabac à la fin de mes concerts.
En Angleterre, il y a quelque chose de très particulier qui se passe pendant les concerts quand je chante : « I actually do enjoyed being a cripple«  (j’aime être abîmée). Et il y a un petit moment de flottement au cours duquel les anglais me regardent bizarrement, car ils comprennent tout de suite ce que je veux dire.
J’aime jouer sur des changements de perspectives de ce type, pour surprendre les gens.

Est-ce que les  anglais sont réceptifs à ton univers ?
J’avais un peu peur. J’avais en fait le syndrome de la Française qui monte en UK. En fait, ça c’est plutôt très bien passé.
J’ai fait des petits showcases (Brighton, Londres). Il y a des choses qui marchent toujours. La danse, un petit lancé de paillettes à la fin, ça marche. C’est universel.

Et sur quelle chanson trippe le public anglais ?
Y’a la chanson The Loving Cup de l’EP. Une chanson très Michael Jackonienne – enfin je trahis mes goûts. À l’écoute du titre, on m’a dit « great groove !« 

Christine and the Queens photo chanteuse musique photomaton Paris EP Nuit 17 à 52 Because 2

Est-ce que ton concert au Nouveau Casino affichant complet, c’est le début de la consécration pour toi ?
C’était très troublant car j’étais habituée à ne pas être attendue, à devoir défendre le projet devant des spectateurs qui ne me connaissaient pas. Quand je suis arrivée sur scène, le public était déjà au top de l’amour (sourire).
Pour être franche, je ne m’en souviens pas du concert. Car ça m’a mise dans un état d’émotions fortes. Je me souviens d’avoir été très heureuse.
Quand le public connait ton univers, ça porte tellement que tu ne t’en souviens plus !

Quel rapport as-tu avec le public ?
Je sors assez vite de scène pour rencontrer le public et vendre mes disques. Et souvent, on vient me dire des choses très intimes très rapidement. J’ai aussi fait un concert en Italie où tout le public entier – c’était très commedia dell’arte – me parlait pendant le concert. Je ne comprenais rien et répondais « Si ». Les gens sont très réceptifs au côté théâtral de mes concerts.

Comment t’es-tu initiée au voguing ?
Une de mes Queens de Londres m’a conseillée de voir le documentaire Paris is burning. Ça a été une révélation. Je me suis pas mal documentée ensuite. Mais j’étais un peu vexée en fait. Car j’avais l’impression de découvrir un mouvement secret. Et puis, ça a commencé à exploser, avec des reportages TV et des expos à Paris.
Je viens de découvrir le waacking, c’est un genre de danse qu’on trouvait dans l’émission Soul Train, aux Etats-Unis.
Je continue de creuser pour trouver des trucs un peu inédits.

Comment définirais-tu ta danse ? Un hybride de plusieurs influences ?
Oui, c’est tout à fait ça. Je ne suis pas une spécialiste du voguing. J’aime en fait piocher dans plein de choses: Michael Jackson, Bob Fosse (qui a influencé Jackson) et même Pina Bausch qui alliait danse et théâtre.
Et parfois ça vient tout seul, sur le vif du sujet. Je ne sais pas ce que je fais. Il arrive que sortie de scène, on me parle de déhanchés dont je n’ai aucun souvenir.

Christine and the Queens photo chanteuse musique photomaton Paris EP Nuit 17 à 52 Because 3

Quelle est ta première émotion musicale ?
J’ai eu des émotions musicales assez fortes, jeune. Mais celle qui m’a fait ressentir l’envie d’être chanteuse, c’est Björk. Je l’écoutais au collège. Avec elle, je me disais que ça pouvait être beau d’avoir un projet musical, car elle est une artiste complète. Et elle était vraiment novatrice dans ses sons. C’était frappant de l’écouter pour la première fois.

A quel moment as-tu senti que tu étais à ta place sur une scène ?
J’ai commencé à croire à la réalité de ce projet quand j’étais en première partie de The Do à Strasbourg. C’était un peu n’importe quoi. J’étais toute seule avec mon ordi qui buguait. Mais le dialogue était tellement fort avec le public que je me suis dit qu’effectivement j’étais à la bonne place. Et qu’il fallait que je continue. Strasbourg 2011, La Laiterie.

Tu remontes sur la scène du Fnac Live cette année, après une première participation en 2012…
Le Fnac Live ! Oh la la ! La situation paraissait désespérée. Tout le monde était complément désolé pour moi. Mon équipe était stressée car j’étais toute seule face à cette place de l’Hôtel de ville.
Mais j’aime bien les situations un peu kamikazes. Ça me met un peu dans un état second. Ceci dit, je crois que j’avais l’air d’y être dans cet état parce que j’ai regardé une vidéo après où j’avais l’air folle. Mais c’était bien aussi !

Christine and the Queens photo chanteuse musique photomaton Paris EP Nuit 17 à 52 Because 4

Merci à Joël

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Expo fashion: ARRRGH! MONSTRES DE MODE à la Gaîté Lyrique #Paris / Vidéo

Fashion is crazy ! La mode est folle !

Au regard des défilés de Vivienne Westwood, de Jean Charles de Castelbajac ou encore du belge Walter Van Beirendonck – dont nous regrettons sa récente faillite – le monde de la création n’est pas en reste quand il est question de confusions des genres, de foisonnements des références.
L’inspiration est bien souvent sidérale et les compositions sont parfois aussi improbables que génialissimes.

De là à concevoir des vêtements qui entravent, maltraitent le corps ou qui ne sont tout au plus que des assemblages que l’on pourrait exposer dans son salon faute de pouvoir les porter, la distance est finalement toute relative entre le vêtement et l’oeuvre d’art.

Jean Paul Gaultier a bien fait porter la jupe à des hommes et Charlie Le Mindu des costumes chevelus à Lady Gaga, adopterez-vous le look Mad Max animal par Takashi Nishiyam

ou la version goutte de pluie et manteau gonflable avec le styliste Hideki Seo ?

Avant de sauter le pas, découvrez l’expo sous l’angle d’United States of Paris avec le créateur Craig Green – tout juste nominé pour les Designs of Year Awards – et Angelos Tsourapas, l’un des deux commissaires de l’exposition à la Gaîté Lyrique, Paris.

Vous ne verrez plus la mode comme avant.

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Exposition ARRRGH! Monstres de mode

Commissaires: Vassilis Zidianakis et Angelos Tsourapas
Jusqu’au 7 avril 2013

@ La Gaîté Lyrique
3 bis rue Papin
75003 PARIS

Mardi: 14h à 22h
Mercredi à samedi: 14h à 20h
Dimanche: 14h à 19h

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MUSIQUE : l’atelier de PATRICE MOULLET, rencontre avec l’artiste et concepteur sonore – savant fou musical VIDEO

A l’occasion de la 2e édition de Paris Face Cachée, notre équipe a voulu titiller son oreille musicale.
Rendez-vous était donc pris dans le quartier de La Défense pour rencontrer Patrice Moullet, créateur de l’ALPES – Atelier d’Expérimentation Musicale.

Cachée dans les entrailles du parvis de La Défense, la tanière du musicien-compositeur-créateur est un véritable atelier d’artiste :
machines gigantesques et étranges, ordinateurs de toutes les générations,  câbles au sol, formes colorées non identifiées et échafaudages pour équilibriste en herbe…

L’homme, très avenant, nous raconte brièvement son parcours:
des études musicales classiques, une goût prononcé pour la guitare, une révélation à la fin des années 60 avec  la découverte de la musique électro-acoustique et le début de la conception d’instruments originaux.
En 1982, sa vocation prend un autre virage  pour se consacrer à la création  de nouveaux instruments et sculptures sonores avec un axe majeur: les nouvelles technologies en plein développement.
Et c’est notamment grâce au système MIDI, sorti en 1983, qu’il arrive  à créer ses machines.

Le Percuphone – créé dans les années 70 – est le premier instrument a être amélioré par le système MIDI et
sera le préalable à une longue série de créations.

Pour des  installations monumentales au Grand Palais à Paris, il conçoit la colonne, la roue et les trompes hydrauliques – que nous avons pu voir en plusieurs détails étant trop imposantes pour être remontées dans son atelier.

La Surface Triangulaire Inclinée qui peut prétendre être l’ancêtre des tapis de danse pour nos consoles de jeux modernes.

La Stretch Machine ou encore le premier prototype de ce qui deviendra l’OMNI : instrument caméléon qui s’adapte en fonction des publics et des lieux.

Ce dernier a mis 23 ans à atteindre sa forme définitive et bien qu’il soit un concentré de technologie tant au niveau du design que des matériaux utilisés –
disposant d’une banque de 20 000 sons – il utilise toujours le système  MIDI qui est encore, pour Patrice Moullet
la meilleure interface de communication instrument numérique-machine.

Alors ça donne quoi comme musique toute ces machines ?
Sans être péjoratif, et pour ceux qui ont été bercés par les sonorités des années 80, on se retrouve plongé dans le meilleur de Vangelis, OMD, des groupes électro-pop et même des sonorités à la Jean-Michel Jarre période Oxygène ou Equinoxe.
Des sonorités chaudes, douces et parfois percutantes qui fleurent bon le mélange des 70’s et 2010 ‘s.

Pour les amateurs de sonorités électroniques, c’est un véritable bain de jouvence. Et c’est sans compter la disposition spatiale des enceintes qui font la part belle à la quadriphonie – la répartition du son dans l’espace.

Cela donne une petite madeleine de Proust sonore combinée au plaisir de faire partie de l’expérience car les visiteurs sont invités à jouer de ces instruments.
D’ailleurs certaines créations ont plus de succès que d’autres:  l’OMNI a plus de testeurs que la Surface Triangulaire Inclinée qui met en jeu tout le corps, nécessitant une danse pour faire lien avec la machine.

Il est tant d’entendre les sons des incroyables machines de ce créateur hors norme avec notre dernière vidéo:

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Prochain rendez-vous de Patrice Moullet avec le public pour Fractales, performance de danse autour de l’OMNI
du 14 novembre au 2 décembre 2013

à la Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris

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EXPOSITION Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso aux Galeries nationales du Grand Palais – VIDEO

Alors que les files d’attente devant Edward Hopper n’en finissent plus de décourager les passionnés d’art les plus téméraires, l’équipe a pris un autre escalier pour accéder aux Galeries nationales du Grand Palais et pour découvrir un voyage artistique tout aussi passionnant: Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso.

A l’occasion de la visite de presse, nous avons souhaité partager les impressions des tous premiers visiteurs.
Le premier invité n’est pas un visiteur comme les autres. Le metteur en scène d’opéra, Robert Carsen est le scénographe de l’exposition. Il est à l’origine d’une réflexion fine de la mise en espace des oeuvres et du parcours que le public emprunte non sans une certaine émotion.

A ses côtés, nous n’avons pas résisté à immortaliser le pétillant regard de Lennox Morrison, journaliste et correspondante anglaise à Paris.
Et enfin, le créateur de bijoux, « American in Paris » : John Agee, le tout premier étranger à Paris à être passé devant notre caméra.

Nous vous proposons, à travers la dernière vidéo réalisée pour le blog, trois regards pour décrire quelques-unes des sensations et émotions d’un parcours original et d’une proposition artistique ambitieuse; celle d’interroger la figure du bohémien, voyageur et nomade, et de percevoir ses influences au fil du temps, sur la figure de l’artiste installé à Paris.

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Deux thèmes fort sont portés par cette exposition événement:  la légende de l’artiste torturé, vivant la vie dite de « bohème » et le nomadisme d’un peuple qui est tout à la fois fascinant et intrigant par sa liberté revendiquée.

Et s’il ne fallait retenir qu’une pièce parmi les chefs d’oeuvre convoqués ici, ce serait Rêverie (1893) de Charles Amable Lenoir (1860 -1926). Pour l’anecdote, l’oeuvre qui inspire l’affiche de l’exposition.
L’atmosphère de cette toile ne peut en rien être reproduite par une quelconque photographie. L’intensité de sa lumière crépusculaire est incroyable.
Appartenant à une collection particulière, cette oeuvre se dérobera à nouveau aux regards du grand public après le 14 janvier.
Il est donc conseillé en urgence de prendre le billet jumelé Hopper-Bohèmes avant les grandes affluences des fêtes de fin d’année.

BOHEMES, de Léonard de Vinci à Picasso

jusqu’au 14 janvier 2013

aux Galeries nationales du Grand Palais

 

  tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h (nocturne le mercredi jusqu’à 22h)
Fermeture le 25 décembre
Fermeture exceptionnelle à 18 h les 24 et 31 décembre

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Interviews Vienna in Paris: BERNHARD FLEISCHMANN & MONSTERHEART @ La Flèche d’Or

L’Autriche à Paris!

Têtes d’affiche de la soirée Vienne mon Amour à la Flèche d’Or, il y a quelques jours, Bernhard Fleischmann et Monsterheart ont partagé un moment complice avec l’équipe, avant l’arrivée du public.

Quelques heures avant de monter sur scène le compositeur électro connu pour ses musiques de films Bernhard Fleischmann revient sur ses inspirations et son travail sonore.

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Monsterheart, est un peu plus farouche. Timide, elle prononce quelques mots en Français.
Il faut l’amadouer pour l’interroger sur son premier EP et son rapport à la France.
Ce soir, elle ne chantera pas. Ce sera DJ session pour chauffer la salle.
Une excellente raison de souhaiter son retour à Paris au plus tôt.

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Merci à Boogie Drugstore – Super! et la Flèche d’Or

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Jennie Abrahamson – The Sound of your beating heart – Interview à l’Institut Suédois @Paris

La chanteuse Jennie Abrahamson de passage à Paris pour deux concerts dans le cadre du Festival AAO organisé par l’Institut Suédois, nous a accordé quelques minutes avant de monter sur scène.

L’équipe étant tombée sous le charme du titre Hole in you, l’appel des inspirations nordiques était trop forte.
Elle est heureuse de partager sa rencontre avec vous.
Enjoy!

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Radio Nova ayant diffusé avec passion le titre She don’t lie sur ses ondes lors du séjour parisien de Jennie, cette dernière a mis en free download le titre sur son site.
Vite vite: « limited offer »!

Jennie Abrahamson
Dernier album: The Sound of your beating heart Almost Musique

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Exposition HELMUT NEWTON au Grand Palais: audace, glamour et humour – Paris célèbre le photographe – VIDEO

Paris célèbre le photographe Helmut Newton jusqu’au 30 juillet au Grand Palais.

Provocateur, maître du noir et blanc, passionné de polaroids, influenceur de génie et aussi « kidnappeur » selon sa femme June, au vue des nombreuses références présentes dans ses photos, l’artiste a célébré la sensualité de la femme tout au long de sa carrière.

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La caméra de la fine équipe  est allée à la rencontre de deux correspondantes de médias étrangers, premières visiteuses de l’exposition. Raquel du journal espagnol El Mundo et Anne Christine de la radio allemande ARD nous confient leurs premières impressions.
Nous avons aussi réussi à poser deux questions à Philip Pavel, ancien directeur de l’Hôtel Château Marmont à Beverly Hills, acteur et ami du couple  Newton, présent lors du vernissage.

 Première rétrospective de l’oeuvre du grand photographe depuis sa mort en 2004, l’exposition offre un passionnant voyage dans l’audace, l’avant-garde, le glamour et le décalage. En effet, l’humour n’est jamais très loin dans les oeuvres exposées même quand il s’agit de nus.

Car le corps de la femme, telle l‘Olympia de Manet (1863), ne s’expose pas de manière systématiquement frontale dans l’oeuvre de l’artiste. Il y a un contexte, un cadre, une mise à distance parfois subtile qui détourne bien souvent le regard ou le divertit. Prenons par exemple l’autoportrait de Newton avec son épouse June, spectatrice assise et le mannequin Sylvia Gobbel en 1981.
Le résultat donne à voir bien plus qu’un nu. Il s’agit avant tout d’une scène de studio comme seuls quelques privilégiés pourraient y assister. Une mise en abyme d’une séance photo plus spontanée que posée aux dires de June, qui a démystifié, lors de la conférence de presse, le contexte de préparation de cette photo. Elle a justifié,  au passage, sa présence comme accidentelle, car elle patientait.

Mais, dans cet ensemble original, se dessine une relation toute particulière entre un artiste et une ville d’inspiration. Paris, après Berlin, s’est révélé un formidable terrain de jeu. Peut-être parce qu’il avait une vouait une passion certaine pour le créateur de mode Yves Saint-Laurent symbole du Paris chic de l’époque.

L’affiche de l’exposition n’a sans doute pas été choisie par hasard quand on sait que le modèle a pris la pose en 1975, rue Aubriot dans le 4e, lieu de résidence du couple Helmut et June à partir de 61.
S’en suit une vue plongeante sur le modèle Bergstrom, au-dessus de Paris.
Les clins d’oeil à la capitale ponctuent le parcours: une station de métro, l’Île Saint-Louis et un portrait de June

A noter que l’ensemble des tirages a été réalisé du vivant de l’artiste.

Exposition Helmut Newton
Grand Palais
Galerie sud-est – entrée avenue Winston Churchill

Ouverture tous les jours de 10h à 22h sauf le mardi – jusqu’au 17 juin 2012
Fermé le 1er mai
Prolongation jusqu’au 30 juillet 2012

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