Archives de catégorie : France

Château de Voltaire à Ferney : superbe rénovation pour indispensable visite

Rénovation complète du Château de Voltaire qui a été la dernière résidence de l’écrivain pendant 20 ans. Un cadre de vie devenu lieu de mémoire d’un penseur qui suscite toujours l’admiration, si ce n’est la passion, à travers les siècles et le globe. Un grand nombre d’Américains serait venu au cours des premières semaines après la réouverture du monument.
Accessible en bus depuis Genève, Ferney est une ville plus qu’accueillante, comme l’écrivain en son temps. 

Château de Voltaire Château de Voltaire

Voltaire en son château

Ma relation avec Voltaire fut finalement brève : Candide, les Lumières, la rivalité avec Jean-Jacques Rousseau.
Le redécouvrir à travers ce monument de la ville de Ferney a réveillé en moi mon intérêt pour l’auteur et l’homme qu’il a pu être. Et puis, une personnalité qui a comme particularité, entre autres, d’avoir refusé à son époque la visite d’un jeune compositeur en tournée européenne nommé Mozart, ça force le respect. 🙂

Qui sait que Voltaire avait appris à parler en rime ? Saviez-vous qu’il appréciait l’art de la controverse et qu’il traduira Shakespeare qu’il découvrit lors d’un voyage en Angleterre.

Château de Voltaire

La mise en espace du Château de Voltaire révèle l’influence que Voltaire avait sur le monde : accueillant nombre d’invités venus le rencontrer ou lui demandant de l’aide.
C’est aussi l’évocation de son écriture qui est mise en avant. L’écrivain a sans cesse enrichi ses écrits, annotant, rajoutant des mots, des phrases dans ses livres pour les rééditions successives de ses écrits.
Le château a une vraie importance dans la biographie de son hôte. « Les plus grands combats de Voltaire ont été dirigés ici » comme nous le confirme l’administrateur du Château, François-Xavier Verger.

Et sa conception de la cité idéale en incitant les initiatives locales, en participant à l’essor de sa commune est née ici-même à Ferney.

Chateau de VoltaireChâteau de Voltaire

Château de Voltaire : heureuse rénovation

Ce qui est incroyable c’est la documentation qui a traversé les siècles : plans, maquette, échantillons de tissus, gravures, inventaire… Ces éléments ont permis de restituer ce qu’était le château à l’époque de Voltaire.
La rénovation n’a donc été que plus fidèle.
Bien sûr, la bibliothèque n’est plus – acquise pas l’impératrice Catherine II après la mort du « patriarche de Ferney« , elle se trouve à Saint-Petersbourg. Certains murs sont tombés, la chambre a changé de place mais l’évocation n’est pas fantaisiste pour autant.

La façade a retrouvé son éclat.

Le deuxième étage qui n’est pas accessible au public réserve de très belles pièces qui pourront accueillir chercheurs, étudiants, dans des conditions optimales.

Le jardin offre différents points de vue sur le monument tout en proposant un cadre paisible. Car il est bon de faire une pause avant ou après la visite, de prendre le temps de la contemplation.
Peut-être que l’inspiration de l’auteur viendra vous titiller l’esprit et qui sait révélera l’auteur qui sommeille en vous.

Une chose est certaine : l’attraction de ce beau décor sur ses visiteurs. Il ne fait aucun doute que j’y retournerai.

Château de Voltaire

BONUS : Voltaire s’était fait construire un tombeau, en forme de pyramide, accolé à une église. Son nom, sur la façade, est plus gros que celui de Dieu juste en-dessous.
Finalement, il ne séjournera pas dans cette dernière demeure. Ses restes seront transférés au Panthéon. Saviez-vous qu’il y est le plus ancien pensionnaire ?

Château de Voltaire

Château de Voltaire
Allée du Château
01210 Ferney-Voltaire
Tél. 04 50 40 53 21 

Ouvert tous les jours 
sauf le 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre

site officiel : www.chateau-ferney-voltaire.fr

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Monastère royal de Brou : rayonnante folie architecturale

Le Monastère royal de Brou inspire l’admiration et donne envie de connaître l’histoire fascinante de Marguerite d’Autriche qui a fait ériger ce monument gothique flamboyant pour un homme, le duc de Savoie.
Cet ensemble composé d’une église et de trois cloîtres sur deux niveaux est une exception au sein du patrimoine français.
Une aventure folle qui a conduit un architecte bruxellois en terres de Bourg-en-Bresse au XVIe siècle et un déploiement de raffinement aussi bien en ornements qu’en œuvres d’art.

Monastère royal de BrouMonastère royal de brou

La mue du Monastère royal de Brou

Ce monument qui a conquis le cœur des Français en 2014 – lors de l’émission de Stéphan Bern – n’est fini pas de dévoiler ses beautés.
La façade est éclatante en plein soleil. La toiture incomparable – qui nous rappellerait les Hospices de Beaune en Bourgogne – est claquante.
Le double gisant de Marguerite d’Autriche couché dans un baldaquin a retrouvé son blanc immaculé avant que celui de son bien-aimé Philibert le Beau bénéficie des mêmes attentions.
De nouvelles salles d’expositions viennent redonner vie à cette figure féminine méconnue mais inspirante. Des portraits, quelques pièces de mobilier, une généalogie impressionnante et ce goût immodéré pour l’art.

 

Monastère royal de brouMonastère royal de brou

Une fascinante personnalité nommée Marguerite

Vous ne connaissez pas Marguerite d’Autriche ?
Ce n’est pas une raison pour ne pas prendre tout de suite la direction de Bourg-en-Bresse et découvrir cet incroyable écrin de pierres.

Marguerite d’Autriche a connu des péripéties : elle a failli devenir Reine de France puis Reine d’Espagne. Un destin qui donne l’impression d’une belle « poisse ». 🙂
Elle trouvera l’amour – il serait réciproque – avec Philibert le Beau, à l’âge de 21 ans.
Son idylle prendra fin 3 ans plus tard alors que son mari meurt.
Inconsolable, elle décide de faire ériger un monument pour accueillir la dépouille de son bien-aimé et le faire prier par des moines.

Monastère royal de brou

Cette folie sera réalisée en un temps record, première posée en 1506, les moines s’installeront en 1513. Marguerite supervisera le chantier, à distance, par le biais de plans, maquettes, échantillons. Elle décidera de tout.
Elle ne verra jamais l’édifice terminé, elle décédera avant.

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Monastère royal de brou

Primitifs flamands. Trésors de Marguerite d’Autriche

Une exposition, jusqu’au 26 août, révèle les beautés picturales qui composaient la collection incomparable de Marguerite d’Autriche.
Pierre-Gilles Girault, administrateur du Monastère, et son équipe ont réuni un ensemble de chefs-d’œuvre venus de toute l’Europe.
Une des pièces maitresses est cet ange gracieux sur fond d’or tenant un rameau d’olivier du peintre Hans Memling. A ses côtés, un Jérôme Bosch en provenance de Berlin qui s’est fait désirer encore peu de jours avant le vernissage.

Monastère royal de brou

BONUS 1 : double gisant pour un même homme. Le duc de Savoie est représenté dans la partie haute vivant, yeux ouverts et tenu d’apparat. En-dessous, il apparait en défunt : yeux clos, presque nu, le corps glorieux tel qu’il sera ressuscité.

BONUS 2 : l’architecte Louis van Bodeghem a exigé dans son contrat que lui soit alloué un cheval pour qu’il puisse regagner ses terres bruxelloises.

Monastère royal de Brou
63, boulevard de Brou
01000 Bourg-en-Bresse
Tel 04 74 22 83 83
Résa groupes : 04 74 22 83 83

ouvert tous les jours
sauf les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre

site officiel : www.monastere-de-brou.fr

Monastère royal de brou

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Château de Cheverny : l’escapade familiale idéale !

Inaltérable joyau de la Sologne depuis le 17ème siècle, Cheverny est aujourd’hui le deuxième château de la Loire le plus visité. La raison d’un tel engouement ? L’attrait insufflé par une famille ingénieuse et passionnée pour ce décor déjà exceptionnel. À travers une présentation autant ludique qu’instructive, enfants et plus grands (re)découvrent un lieu dont le présent compte tout autant que le passé.

Un patrimoine familial

Depuis plus de six siècles, le domaine de Cheverny a traversé les aléas de l’Histoire en restant dans la même famille. Aujourd’hui encore, le château est habité par le Marquis et la Marquise de Vibraye. C’est probablement de là que vient le charme si singulier de cet endroit.

L’intérieur nous fait découvrir l’ambiance chaude et feutrée de véritables lieux de vie aux styles variés. Le mobilier, les tapisseries et les œuvres d’art sont dans un état de conservation remarquable. De la salle à manger à la chambre du Roi en passant par la salle d’armes, c’est toute la quintessence de l’art de vivre à la française depuis 1634 qui s’offre à nous.

Si de charmants chérubins restent insensibles aux subtilités du style Empire, ce n’est pas bien grave ! Ils s’amuseront alors à reconnaître les fables de La Fontaine en Lego® disséminées un peu partout dans les pièces. C’est ça, le petit plus Chevernyen 😉

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

Des invités surprenants !

Mais que font donc Tintin et ses acolytes à Cheverny ? Observez-bien les lignes classiques du château, Hergé s’en est inspiré pour créer Moulinsart ! Partez à l’aventure à travers un parcours interactif, sensoriel et stimulant qui recrée les scènes mythiques de la bande dessinée.

Dans le grand salon, le téléphone sonne. Répondez ! Nestor est absent, c’est peut-être urgent. Vous pouvez également mettre en marche les inventions farfelues du Professeur Tournesol dans une réplique fidèle de son laboratoire. Gare à vous !

En outre, de nombreux objets tirés de la saga ont été fabriqués. Vous verrez ainsi un disque de Bianca Castafiore, une reproduction de La Licorne mais surtout le sous-marin requin de Tournesol.

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

Haut lieu de vénerie

La chasse à courre fait partie de l’héritage culturel du château. Une meute de plus de cent chiens y réside à l’année. Ainsi, vous pourrez assister à la « soupe des chiens », moment insolite où nous observons la subordination des chiens à l’homme qui les a élevés.
Bluffant : l’homme en question connaît le nom de chaque chien !

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

La nature comme écrin

Le parc arboré à l’anglaise se distingue par sa grande diversité : séquoias, tilleuls, cèdres, labyrinthe en lauriers du Caucase…

Des espaces verts viennent ponctuer la balade avec en premier lieu le Jardin des Apprentis. Mélangeant avec subtilité la rigueur d’un jardin à la française et la liberté d’un jardin à l’anglaise, vous aurez plaisir à le traverser pour vous rendre à l’orangerie savourer un chocolat chaud « maison ».

Il y a également le Potager-Bouquetier, où les légumes côtoient les fleurs avec une certaine poésie. C’est une parenthèse très agréable.

Chateau de Cheverny

Enfin, pour un instant bucolique, privilégiez la visite du domaine forestier en bateau sur l’ancien canal. Vous succomberez à coup sûr au charme des cyprès chauves…

Vous souhaitez profiter plus longuement du scintillement magique des décorations de Noël sur le château ? Cheverny propose d’agréables suites dans ses dépendances. De surcroît, des activités éphémères s’ajoutent quasiment tous les mois.
Ainsi, l’expérience est sans cesse renouvelée.

Par ailleurs, si vous avez le plaisir de croiser le Marquis et la Marquise de Vibraye, partagez un moment avec eux. Avec leur dynamisme et leur humour, vous percevrez mieux la magie du lieu 🙂

Des échafaudages gâchent vos photographies ? Gardez à l’esprit cette citation du Marquis : « Un château en travaux est un château en vie ! Il s’inscrit ainsi dans l’éternité ! »

C’est tout ce que nous lui souhaitons !

Chateau de Cheverny

Château de Cheverny

Avenue du Château
41700 CHEVERNY

Tél. : 02 54 79 96 29

Ouvert tous les jours sans exception

Site officiel : www.chateau-cheverny.fr

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Chefs-d’oeuvre néerlandais @ Musée des Beaux-Arts Reims : révélation

Une sélection de 12 chefs-d’œuvre du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle est à découvrir au Musée des Beaux-Arts de Reims jusqu’au 31 décembre. Des natures mortes qui, aussi surprenant que cela puisse paraitre, ont des secrets à vous révéler. 


Autant être honnête, la nature morte n’est pas du tout un sujet de prédilection. 
Mais la présentation que nous a faite la Directeur et la Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Reims ont réussi à éveiller ma curiosité et mon intérêt.
A ma surprise, il y a des sens cachés dans les natures mortes, qu’il est difficile de déchiffrer sans le regard d’un initiateur. 

Chefs d'oeuvre néerlandais
Bouquet de fleurs, 1684 ?, Nicolaes van Veerendael
Chefs d'oeuvre néerlandais
Bouquet de fleurs (détail)

Un simple bouquet de fleurs en apparence révèle ses secrets. La Vierge est symbolisée par la rose alors que la mort et Jésus sont évoqués par la présence de la jacinthe.
Le souci du détail du peintre l’a conduit à exécuter le reflet d’une fenêtre sur le verre du vase. Saisissant ! 

Chefs-d'oeuvre néerlandais
Vierge à l’enfant dans une guirlande de fleurs, autour de 1654 ?, Jan van Kessel l’Ancien

À quelques pas, la Vierge et l’enfant entourés d’une multitude de fleurs doit aussi une pleine observation avec notamment un choix d’insectes. Et surprenant : la guirlande de fleurs étant plus importante en proportion que les deux sujets, la toile est considérée comme nature morte. 

Chefs d'oeuvre néerlandais
La Chouette appelant, autour de 1620, Frans Snyders

Dans la seconde salle, un paysage avec des oiseaux diurnes à leur branche. Au centre, une chouette énigmatique.  Un œil distrait ou peu motivé ne verra pas que les oiseaux sont englués. Et que le responsable de cette scène est l’homme en arrière-plan qu’il faut apercevoir.  

Chefs-d'oeuvre néerlandais
Le coq et la pierre précieuse, entre 1616 et 1620 ?, Frans Snyders

Une autre toile étrange représente un coq et une pierre précieuse. Elle illustre une allégorie d’un autre temps. L’impossible rencontre entre l’animal qui cherche du grain à manger et une pierre qui n’a d’intérêt que sur un bijou et à être admirée.

Avec ces chefs-d’œuvre néerlandais vous reconsidérez avec plaisir votre approche de la nature morte.

Chefs d'oeuvre néerlandais

Exposition Chefs-d’œuvre néerlandais
du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle

Jusqu’au 31 décembre 2017

au Musée des Beaux-Arts de Reims
8, rue Chanzy
51000 REIMS
tél : 03 26 35 36 00

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Granville : ville d’histoire, plage et Musée Dior à 3h de Paris

Éclectique, dépaysante, attachante, ensoleillée… 
Les qualificatifs ne manquent quand on passe plus d’une journée à Granville.
3h de train seulement dans un Intercités moderne et confortable séparent Paris de la ville de naissance de Christian Dior.
Blog trip survitaminé pour découvrir tout le charme de cette destination normande revigorante !
Etape 1 : les essentiels
DiorChristian Dior

Musée Christian Dior

C’est la visite incontournable pour la maison, le jardin, la vue sur la mer, l’Ile de Jersey et l’exposition temporaire.
Cette villa qui a résisté à la destruction a été un lieu important qui a marqué la vie et la création du couturier. Deux couleurs importantes ont bercé la jeunesse de l’artiste : le gris inspiré des teintes du paysage qui se déploie depuis le jardin – car il peut aussi pleuvoir en Normandie – et le rose de la façade et des fleurs environnantes. La silhouette de femme fleur du premier défilé signé Dior en 1947 aura donc bien une origine normande.
Le jardin est fidèle à ce qu’il était par le passé, grâce à des photos d’époque. En revanche, l’aménagement des intérieurs de la belle demeure n’a pas été recréé par manque de source, alors que l’on sait que la mère du couturier avait le goût des belles choses.

Christian DiorChristian Dior

Christian Dior
Costume marin d’enfant évoquant le jeune Christian Dior

L’exposition Christian Dior et Granville révèle les belles affinités, entre l’homme et la ville : la plage, le carnaval, les amitiés. Il y avait une sorte de « Granville Connection » autour de l’artiste qui s’était entouré de beaucoup de ses amis d’enfance pour créer ses collections. Évocation aussi de sa famille, ses parents, ses frères et sœurs dont Catherine qui aura droit à un parfum Miss Dior.
Dans les différents espaces, des pièces historiques signées Yves Saint Laurent, John Galliano ou encore Raf Simons viennent révéler la fidélité des couturiers qui ont suivi le créateur.

Trip nature en gyropode 

Une activité décoiffante à faire à plusieurs pour découvrir les alentours de Granville, la campagne, la verdure, la plage…
Pascal, notre génial moniteur, est prêt à tout pour nous faire aimer le gyropode. Il prend ton smartphone pour immortaliser, sécurise les passages étroits. Aucun risque pour détente maximale.
Etonnamment, l’appareil est bluffant. Il faut 4-5 min seulement pour trouver l’équilibre. C’est instinctif et donc surprenant de facilité.
Les paysages défilent entre 15 et 20 km/h. On peut faire des pauses pour apprécier des points de vue sur la plage, mais aussi dévaler un terrain vierge pour une prise en main grisante.
8 km plus tard, on rentre les poumons gorgés d’air pur et iode.
#bonheur

Granville : ville d’histoire

Il est passionnant de se pencher sur l’histoire de Granville. Avant le 15e siècle, ce bout de terre n’était qu’une roche qui comptait quelques cabanes de pêcheurs. Les premiers à s’installer sont les Anglais au cours de la guerre de 100 ans, ce sont eux qui ont posé la toute première pierre et à qui l’on doit la fortification.
Une fois la cité reprise après un chaud affrontement, Charles VII incitera à s’installer à Granville en proposant la Charte des Franchises en 1445. Le principe : exonération de taxes et autres impôts, en contrepartie : être prêt à se battre de battre comme de jour. Cette charte prendra fin avec la Révolution.

Saviez-vous que la station balnéaire compte 3 villes en une ? Il y a le centre, la vieille ville sur les hauteurs et le quartier St Paul.

Et que la plus belle vue est depuis l’Église Notre Dame, un monument aux styles s’accordant parfaitement entre eux : roman, gothique et gothique flamboyant. Cette église est dédiée aux marins pêcheurs qui venaient et viennent toujours chercher le soutien de la Vierge pour braver la mer.

La suite du blog trip –> Granville, ville bouillonnement artistique et culturel

Granville

Liaison directe en Intercités depuis Paris Montparnasse Vaugirard 3
3 heures pour 326 km

Bon plan : petit prix à 25e
Possibilité de réserver sa place à bord

Site officiel : ville-granville.fr 

Christian Dior
Rosier « Jardin de Granville »


BONUS

Pascal, moniteur et acrobate

 

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Granville : bouillonnement artistique et culturel à 3h de Paris

Il est étonnant de découvrir le nombre de galeries et d’ateliers d’artistes à Granville.
La soirée Fil Rouge a été l’occasion pour moi de prendre le pouls de cette vie artistique.
À 3 heures de Paris en Intercités, il est possible de se prendre un bain inédit, non pas dans la Manche mais les rues de cette destination normande irrésistible.
Mon top 5 des adresses à visiter ! 


Atelier du Parvis 

Un univers figuratif attachant avec la sculptrice et peintre Véronique Texier qui aime les acrobaties. Il y a un peu de Cirque du soleil dans ces personnages aux habits rayés, de la légèreté et de la poésie.


Galerie Marée Moderne 

La jeunesse granvillaise se donne rendez-vous dans cette galerie d’angle mettant en avant des artistes en pleine éclosion. L’association qui la gère est une vraie tête-chercheuse.
Elle a mis, dernièrement, le grappin sur l’artiste Chabert, « un timide qui ne montrait pas son travail. »
La galerie est devenue une résidence d’artiste dans laquelle son travail évolue et où il a mené ses premiers ateliers avec des enfants.

Isazalie, la graphiste aux marins

Vraie coup de cœur pour la graphiste, illustratrice Isa Arthur-Monneron alias Isazalie dont l’univers fait la part belle à la figure du marin, mais pas que. Il y a aussi des baleines, de pieuvres et autres sirènes. Elle a conçu une installation en pleine rue, elle illustre des ouvrages dont de belles couvertures et anime des ateliers de tissage.

Xavier Hortala inimitable 

Un style figuratif, coloré que l’artiste a bien du mal à justifier, analyser, un peu comme Picasso. Figure incontournable, accueillante de Granville et attachante, Xavier Hortala impressionne par le nombre de toiles exposées dans son atelier et sa capacité de production. Ses couples, animaux et autres compositions touchent l’œil et le cœur.

Galerie de l’os : osé ! 

Une galerie totalement barrée qui proposent des compositions avec crânes de différentes tailles pour déco ou tout type de culte. 
Nous sommes très curieux du profil des amateurs de ce cabinet de curiosités très original. 

De grands rendez-vous culturels en ville

Il ne faut pas faire l’impasse sur les événements culturels de la station balnéaire.

Carnaval de Granville : un incontournable. Les passionnés viennent de loin, ils sont de 100 à 150 000 par an. 8 tonnes de confettis offerts par le comité des fêtes sont déversés dans les rues, mais il y en a encore plus avec la participation des spectateurs.
Sortie de bain, festival des arts des rues. 16e édition en juillet 2018
Jazz en Baie en août 2018

 

site officiel de Granville : ville-granville.fr

Les adresses :

  • Galerie Xavier Hortala – rue Malpagne
  • Atelier du parvis de Véronique Texier (céramiques) – 11 parvis notre Dame
  • Galerie Marée Moderne (Le Bestiaire de Chabert – graffeur) – 10 place Cambernon
  • Sazalie de Isa Arthur-Monneron (graphiste) – 14 rue des juifs
  • La Galerie de l’OS et les sculptures insolites de Blaise Lacolley – 46 ter rue des juifs
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Les Enfants Sages @ Le Havre : un resto sans bonnet d’âne

A l’occasion des 500 ans du Havre, notre équipe s’est offert quelques jours de répit dans la capitale normande.
Le premier soir venu, une seule envie : découvrir la table Les Enfants Sages, nichée dans une ancienne école de quartier.

Les enfants sages

C’est à deux pas du Bassin du Commerce, que l’on découvre la petite bâtisse en briques, installée en plein milieu d’un ilot d’immeubles résidentiels typique du Havre.
Arrivés dans la cour (végétalisée) de cette ancienne école (oui oui), on ressent une certaine plénitude. Quelques tables accueillantes, agrémentant l’espace,  sont déjà occupées pour l’apéro.
A vue d’œil, l’intérieur semble bien rempli. On pousse la porte.

Les enfants sages

Sans réservation, on s’installe à un mange-debout (avec des chaises hautes), à côté d’une fenêtre ouverte qui laisse entrer une petite brise d’été normand. Comme si cette table n’attendait que nous.

Les enfants sages

Les Enfants Sages : une carte resserrée

Un adage dit : « Carte complexe, bouffe mal faite« .
Impossible de l’appliquer à ce restaurant.

Un petit apéro et la terrine de veau fait son apparition.
Au départ, son petit manque d’assaisonnement nous fait tiquer, mais si avec la compotée d’oignon et l’espuma de Savora, c’est un petit délice.

Les enfants sages

On en reprendrait bien mais une épaule de cochon entière nous attend.
On salive après la présentation, avant découpe, du plat sorti du four.
Après une attente un poil longue, monsieur cochon se pose sur la table.

Chacun a choisi son accompagnement : écrasé du moment pour l’un (patates douces), poêlée de légumes pour l’autre (à l’anglaise, peut-être un peu trop croquante).
Dans le plat, l’épaule de cochon baigne dans un jus relevé d’une énorme gousse d’ail et de romarin, accompagnée de légumes.

Les enfants sages

Après un premier coup de fourchette, la chair fond sur la langue. La viande est imbibée de jus de cuisson, d’une tendreté infinie. Ce plat est magnifique, parfait. Les saveurs explosent en bouche.
On prend du pain pour saucer le jus et on rajoute du jus pour finir le pain.
Une soirée gastronomique au top…

Les Enfants Sages : Round 2

Pour notre deuxième soirée au Havre, on n’a pas voulu changer de cantine. Alors on est revenus.

Les enfants sages

Ce soir : Phô au filet de bœuf et Bavette Black Angus grillée, sauce Béarnaise, toujours avec l’accompagnement au choix.

Côté  Black Angus, aucune déception

Cuit parfaitement, juteux et goûteux. L’écrasé du jour est juste comme il faut. Le gros plus de ce plat : la sauce béarnaise maison.
Et là #OMG, même une mère n’arrive pas à la cheville de celle-là (et pourtant on les aime nos mères…).

Les enfants sages
Elle est simple et assaisonnée à merveille. On y plonge même des morceaux de pain pour la finir.

La phô est délicate, gorgée de belles saveurs.
Elle nous laisse une place suffisante pour un dessert : tiramisu d’un côté et entremet glacé.

Les enfants sages

En quelques clics sur la toile, la team USofParis a trouvé son repaire gustatif au Havre.
Les serveurs sont chaleureux, mais un peu débordés. Le lieu est reposant et prisé.

Les enfants sages
Les deux soirs à l’improviste, on a réussi à trouver notre aise sur les deux tables hautes. Mais pensez-bien à réserver à l’avance.
Signe que Les Enfants Sages se sont taillé une belle réputation dans la ville du Havre.

Les Enfants Sages

20, rue Gustave Lennier
76600 LE HAVRE

Déjeuner : du lundi au samedi de 12h à 13h45
Dîner : du lundi au jeudi de 19h à 21h30, vendredi et samedi de 19h à 21h45

Le salon de thé – boutique : lundi au samedi de 14h à 19h
Bar : lundi au samedi de 17h30 à 21h45

site officiel : restaurant-lesenfantssages.com

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Mario d’Souza au Château d’Oiron : une explosion de couleurs

Le Château d’Oiron donne carte blanche à l’artiste Mario d’Souza jusqu’en octobre. Ses œuvres et installations ponctuent le dédale de salles et la cour d’honneur de ce monument, véritable pépite artistique en plein cœur des Deux-Sèvres. Ce projet coloré baptisé Flow a fait appel à la précieuse collaboration des villageois. L’art déborde du cadre traditionnel : on adore !

Mario d'Souza
Le tout 1er selfie de l’artiste, en exclu totale pour UsofParis

Flow : un fleuve créatif de l’Inde à la France

Mario d’Souza connait Oiron depuis 20 ans. Il avait alors 16 ans et était jeune étudiant en Inde, quand il reçut un catalogue d’exposition du Château des mains d’un artiste.

Suite à la proposition de Carine Guimbard, administratrice du site, qui l’a rencontré par hasard il y a 9 mois, l’artiste installé en France depuis 16 ans, a choisi de devenir exceptionnellement châtelain. Cette résidence l’a conduit à occuper les lieux de 1 semaine à 10 jours par mois depuis janvier dernier.
Il a créé des moments d’échanges avec l’équipe du Château d’Oiron et les villageois qui ont enfilé, par exemple, des pailles pour les besoins d’une installation. Précision : tous et toutes étaient consentants. Mario a aussi concocté des plats goûteux avec des petites mains complices pour le soir de vernissage.

Mario d’Souza face à ses pairs

Et il n’est pas facile de se faire une place au sein du Château d’Oiron qui accueille une collection d’art contemporain unique et impressionnante. Christian Boltanski, Sol LeWitt, Wim Delvoye, Annette Messager, Marcel Broodthaers, Fabrice Hybert sont quelques-uns des grands noms qui en imposent avec des œuvres majeures, radicales, spectaculaires.

Mario d’Souza, également en résidence au Mobilier National, a choisi une certaine discrétion bien que ses propositions soient spectaculaires et qu’elles interpèlent les visiteurs. En effet, aucun cartel ne vient aider le visiteur à distinguer ses œuvres, ni à le renseigner sur leur sens.
C’est à chacun-chacune d’apprécier ces ponctuations sur les murs et escaliers de pierres, ces installations qui viennent exceptionnellement remeubler le Château d’Orion. Canapé large et coussins, commode, armoire et autres sièges extraits des collections du Mobilier National.

Des dessins de l’artiste sous cadres offrent des compositions et poétiques énigmatiques. Feuilles, fleurs sont accompagnées pour certaines de quelques gouttes de sang sur fond de couleur. Original, certains cadres sont posés à même le sol. L’artiste a pleine confiance en chaque visiteur.

Flow c’est une invitation à la poésie dans un monument national, un dialogue original entre un jeune artiste et ses pairs.
Une (re)découverte d’un ensemble de décors impressionnants.
C’est aussi un château qui retrouve le temps d’une exposition un ameublement qui n’est pas le sien, mais qui lui va si bien.

Flow
une exposition de Mario d’Souza

jusqu’au 8 octobre 2017

au Château d’Oiron
79100 OIRON
Tél : 05 49 96 51 25

Horaires :
ouvert tous les jours (week-end compris)
du 1er juin au 30 septembre 2017 : 10h30 à 18h
A partir du 1er octobre : 10h30 à 18h

Mario d'Souza

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L’Abbaye du Mont Saint-Michel et ses secrets, si proches

La Normandie n’a jamais été aussi proche et facile d’accès. Paris – Le Mont Saint-Michel sont quasiment porte à porte. Il est possible de partir à l’exploration de ce haut lieu du tourisme et de son Abbaye, sans sortir sa voiture ou en partager une avec un inconnu.
Le duo Intercités train + bus permet de voyager en toute quiétude pour se faire un trip culturel et patrimonial. 

Et profiter d’une visite qui donne accès à des décors en dehors du circuit grand public comme l’escalier de dentelle, vous rapprochant un peu plus de l’archange. 

Train direct pour la baie

Départ en gare de Montparnasse Vaugirard 3 à 7h38 avec un Intercités ultra confort griffé Normandie avec des visuels second degré conçus par Heula et le blason de la région Normandie.
Arrivés en gare de Villedieu-les-Poêles, un bus équipé de prises USB pour recharger ses appareils, attend les voyageurs pour les conduire au plus près du Mont Saint-Michel.
Il faudra ensuite enchaîner avec une navette new generation pour se retrouver au pied de ce village monument très apprécié par les Japonais.

L’Abbaye se laisse découvrir à travers un parcours grand public fait de pierres, escaliers, colonnes et gargouilles innombrables. Le périple donne à voir une multitude de points de vue sur l’édifice et le paysage aux mille nuances qui l’entoure. Aucune journée ne ressemble à une autre en lumière et en nuances de couleurs. Et ne croyez pas que la pluie pourrait gâcher ce moment. 

L’Abbaye : deux visites spectaculaires

Des visites originales viennent révéler quelques-uns des secrets ce lieu qui regorgent de recoins, escaliers et portent menant vers des lieux inconnus.
On a été totalement bluffé par la visite Dans le ciel de l’archange. Une porte tenue fermée donne accès grâce à conférencier à deux niveaux de terrasse de l’Abbaye. Deux niveaux pour apprécier aussi bien l’architecture incroyable, le village en dessous et la baie qui se découvre autrement.
L’escalier de Dentelle réserve un petit frisson avec ses balustrades ouvertes et son étroitesse. Tout en haut, le spectacle est captivant. Difficile de s’en extraire. 

L’autre visite : celle des cachots fait froid dans le dos. Car l’Abbaye a aussi une prison. Et quand les portes des cellules « témoins » dites des jumeaux et de Barbès s’ouvrent on ne peut qu’être pris de claustrophobie. La lumière du jour est rare.

Enfin, en été, l’Abbaye garde ses larges portent ouvertes pour une série de nocturnes grisantes jusqu’à minuit. Une manière de redécouvrir le monument avec une lumière tout autre. Spectacle garanti. 

Le test sans voiture est concluant.  On est prêt à renouveler avec deux autres destinations : Etretat et Honfleur !

L’Abbaye du Mont Saint-Michel

ouverture toute l’année
horaires du 2 mai au 31 août : 9h à 19h (dernière entrée à 18h)

La visite « Dans le ciel de l’archange »

tous les dimanches
Départ à 11h
Rendez-vous sur la grande terrasse
Visite conférence de 2h
Limitée à 18 personnes
Visite proposée par un guide conférencier
Sur réservation au 02 33 89 80 00 ou abbaye.mont-saint-michel@monuments-nationaux.fr

Visite« La Bastille des mers »

le 1er samedi du mois
Départ à 11h depuis la grande terrasse
limité à 18 personnes
Visite de 2h
Sur réservation au 02 33 89 80 00 ou abbaye.mont-saint-michel@monuments-nationaux.fr

Itinéraire Nocturne 2017 : L’habitant secret de l’abbaye
du 10 juillet au 26 août
Visite libre de 19h30 à minuit (dernière entrée 23h)
tous les soirs sauf le dimanche
sans réservation

Via Aeterna – Festival de musique du Mont-Saint-Michel et sa baie
du 21 au 24 septembre 2017

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Le Rêve au Musée Cantini : plongée captivante !

Oubliez tout : travail, rentrée, corvée. Le Rêve n’attend pas !
Il mérite pleine liberté, fantaisie, surréalisme, absence de limite.
Le Musée Cantini à Marseille offre un parcours fantaisiste, joyeux et riche de centaines de propositions artistiques. De Victor Hugo à Salvador Dali, en passant par Rodin, Braumer ou encore Magritte, le rêve est une passion folle partagée nombre d’artistes.

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L’art du rêve

Les créateurs ont cette facilité à transgresser l’impossible et à coucher leurs et nos secrets les plus intimes sur toile ou en sculpture. Au fond, qu’y a-t-il de plus personnel que le rêve, le fantasme ou le cauchemar ?
Le parcours de cette exposition reprend le cycle – à peu près normal – d’une nuit : sommeil, nocturnes, hallucination jusqu’au réveil.
À travers une sélection foisonnante d’œuvres, les commissaires tentent d’illustrer ces instants obscurs, que les mots ont parfois du mal à formuler.

Paris, Kamel Mennour
Paris, Kamel Mennour

Rêvez !

L’injonction de Claude Lévêque « Rêvez ! » – mot écrit de la main de la mère de l’artiste – nous accueille. Dès le début, le visiteur est invité dans une autre dimension, où il peut accepter rêveries, délires, formes inconnues, effroi, digression. A quelques pas, Odilon Redon offre deux interprétations subtiles et sublimes.

Anvers, Musée des Beaux Arts
Anvers, Musée des Beaux-Arts
Musée national Picasso Paris
Musée national Picasso Paris

Magritte nous fait entrer dans le repos à travers deux toiles : L’épreuve du Sommeil – formidable gros plan, qui exclut tout décor – et Le cap des tempêtes – possible autoportrait de l’artiste. Encore quelques pas et La Dormeuse aux persiennes de Picasso nous fait un charme fou.

Collection The Easton Foundation
Collection The Easton Foundation

Deuxième salle, l’araignée de Louise Bourgeois (Spider II) nous plaque au mur. Le bronze en impose aux côtés des évocations nocturnes. On entre dans la nuit, une forêt et on se délecte de la composition de Salvador Dali, Portait de Luli Kollsman. L’artiste espagnol a été marqué par Freud, ça transpire dans toute sa peinture.

Sur une plage…

Dali encore impose, cette fois une miniature de la plage de Cadaquès. Suenos en la playa, œuvre très rarement présentée est une petite perfection de minutie.
Rêve encore avec l’image forte de l’exposition : la bouche d’un rouge éclatant de Man Ray, A l’heure de l’observatoire.

Collection particulière
Collection particulière

La nuit nous accueille, la course folle de notre cerveau se poursuit pour surfer sur les fantasmes. Ces derniers sont aussi foisonnants, incroyables que troublants. Que ce soient avec les poupées d’Hans Bellmer (La Toupie) ou ce Songe de Louis XIII (ou la Belle Martyre) de Félix Labisse.

Musée d'Art moderne de la Ville de Paris
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

D’un songe au cauchemar, la frontière s’obscurcit. Orphée fait son entrée aux enfers sous les pinceaux de Pierre-Amédée Marcel Beronneau. Les visages révèlent leur part obscure comme avec l’énigmatique Conciliation extrême de Victor Brauner.

Musée des Beaux-Arts, Marseille
Musée des Beaux-Arts, Marseille
Courtesy the Museum of Everything
Courtesy the Museum of Everything

A la toute fin du parcours, alors que le réveil est prêt à sonner, un artiste marseillais, Valère Bernard, vient révéler les derniers secrets du rêve avec ses allégories, comme ce ballet autour d’une pieuvre. Saisissant !

Musée des Beaux-Arts, Marseille
Musée des Beaux-Arts, Marseille


Le + :
  le Rêvomaton

pour réaliser un photomaton totalement barré et 100% original ! Celui-là on n’aurait presque pas envie de le partager sur les réseaux.

revomaton-cabine-photomaton-original-exposition-le-reve-musee-cantini-marseille-photo-usofparis-blog


Exposition
Le Rêve 

jusqu’au 22 janvier 2017

au Musée Cantini 

19, rue Grignan
13006 MARSEILLE

Horaires :
du mardi au dimanche de 10h à 19h
fermé le lundi

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