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IGNITE THE LIGHT Opening Night HOTEL W PARIS Opéra – New York in Paris : quand l’esprit américain souffle sur la nuit parisienne

Un mois et demi après son ouverture (un certain 14 février) l’Hôtel W Paris Opéra est entré dans la lumière de la nuit parisienne, ce jeudi, en faisant du gringue à une cohorte d’invités.

Quelques guests sont venus agrémenter les rangs de leur présence, discrète: Ariel Wizman, un Romain Duris « plus beau en vrai qu’au cinéma » aux dires d’un photographe cherchant à le flasher, l’équipe de l’émission Paris Dernière menée par un Philippe Besson taquin avec ses collaborateurs (chatouilles, et autres jeux de mains) , Gaspard Augé du groupe Justice ou encore Marco Prince qui a fait plusieurs fois le tour du quartier avant de rentrer et l’équipe du Petit Journal cherchant la ptite bête.
Face à eux, d’autres artistes se sont donnés en spectacle: Singtank by Alexandre et Joséphine de la Baume,  le jeune groupe américain Electric Guest ou le DJ belle gueule: Michaelangelo L’Acqua. Ils s’étaient donnés rendez-vous dans une chambre chaleureuse dont le lit est surmonté d’une scène de concert. Du dernier cri.

                                                                        

L’équipe de cette nouvelle enseigne from US avait fait le choix de la frustration avant d’ouvrir en grand les portes de ses espaces et de ses chambres. Peu d’informations avaient réellement filtré. On connaissait de réputation le W de New York ou celui de Barcelone, les conditions de recrutement et le visage du W Insider, agent au flair certain capable de dénicher les meilleurs plans pour la clientèle VIP. Quelques visuels de chambres avaient commencé à filtrer dans les médias. Certains avaient déjà siroté un cocktail au bar.

L’Opening Night baptisée Ignite the light avait comme enjeu d’allier l’esprit frénétique et audacieux de New York à la lumière de la capitale.

Pari réussi ne serait-ce que dans le savoureux mélange vestimentaire de cette soirée. Du costume classique chic, à la barbe longue mais domestiquée de jeunes ubbersexuels, en passant par le « so fashion » car capitale de la mode, baby!, avec des détours sur quelques belles audaces dont le très remarqué artdirector Yorgo Tloupas et deux ou trois fautes de goût: bermuda et baskets pour certains. Les ricains assument une part de mauvais goût, on ne saurait leur en tenir rigueur quand ils organisent aussi bien leur soirée.

Et la grande difficulté résidait à ne pas chavirer totalement entre les coupes de champagne blanches opaques, les mini-burgers ou autres jambons de pays from Italy coupés sur place. Certains invités ont mis du temps pour passer de la découverte des délices culinaires à l’appel de la chambre.

En effet, deux étages de l’hôtel attendaient les guests pour assurer un spectacle en chambre et comité réduit. Vernis fluo et translucide Room 210 pour les girls. Dans une autre, un écran méchamment interactif, réalisé par le label Shobo Shobo vous affuble d’une combinaison d’une centaine de visages monstrueux.

Il n’est pas rare non plus de croiser certaines filles distinguées en peignoir blanc sautant généreusement sur un lit. Au bout du couloir, la chambre 212 accueille des groupes en live. Les places sont chères, car l’espace est réduit et la transpiration est contagieuse. Un agent assure la fluidité du trafic à l’entrée de la Room.

L’équipe de Paris Dernière est en train de capter le concert du groupe Electric Guest mené par le chanteur Asa Taccone pendant que Luz, le dessinateur de Charlie Hebdo, tente de croquer la fougue du jeune groupe prêt à marquer les esprits par sa performance. Deux joyeuses quadras sont au premier rang pour ne rien rater. La poprock de ces gars-là est furieusement jouissif.

Autre chambre, autre ambiance. Un étage plus bas, impression de pénétrer les lieux d’un crime. Pénombre et stupeur. Un homme à lunettes noires brandit une lampe torche à la manière de Seven (le film) pour faire apparaître sur les murs les idéogrammes de la marque Louis Vuitton ensanglantés.
Effet sensationnel garanti.

Après ce tour du propriétaire, les impressions sont enthousiastes quant au design des chambres. Pas d’ostentatoire. Plutôt du design raffiné et inventif, des amis pour la nuit avec les coussins visages et une vue romantique sur l’Opéra Garnier, si l’on est du bon côté de l’Hôtel W.
Mais, après cette soirée, rien ne sera jamais plus comme avant, car vont nous manquer ces live shows en chambre.

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Ouverture de l’Hôtel Jules et Jim à Paris: concept nouveau, chic et convivial

Fini les apéros cachés organisés au cours de l’été en plein chantier de l’Hôtel Jules et Jim, installé rue Gravilliers, dans le 3e. Chaque grande étape était en effet, l’occasion de rendez-vous conviviaux. L’équipe du blog avait ainsi pu assister à l’installation du mur végétal dans la cour de l’établissement.

Depuis quelques jours le décor sent bon le neuf. Le cadre feutré du hall d’accueil mais aussi celui du bar invite à la confidence et à la complicité.

Lors de la soirée d’inauguration, les yeux des convives ont du mal à contenir leur surprise en découvrant le décor de cet hôtel composé de matériaux simples et durables: verre, bois massif, pierre, béton brut et Hi-Macs – coque composite composée de pierre, résine et liant.

Première étape, le comptoir d’accueil, lumineux, recyclable et arty.

Une fois saluée la jeune hôtesse d’accueil souriante, nous franchissons une porte nous menant dans la cour intérieure. Ici, la vue est imprenable sur les deux autres bâtiments composant l’établissement: deux maisons de deux étages.

Derrière les murs, des chambres au charme discret, cosy et parfaitement insonorisées. Il vous faudra vraiment tendre l’oreille pour surprendre les conversations des chambres voisines.

Chacun des trois bâtiments offre ainsi un cadre de nuitée distinct et original. Nous en pinçons pour les petites chambres de l’ensemble situées  au 8e étage du premier immeuble avec vue sur le Sacré Coeur, pour la première et vue sur les toits du 3e arrondissement, pour la seconde.

Au cours de cette soirée festive, une nouvelle tendance qui fera des émules. Aux côtés des cocktails et autres coupes de champagne un peu trop classiques au demeurant, un bar à soupe est aussi proposé pour réchauffer les plus téméraires préférant la chaleur d’une cheminée en extérieur.

La sélection musicale orchestrée par la malicieuse Béatrice Ardisson nous offre des reprises qui incitent souvent à interrompre sa conversation pour reconnaître la version originale.
De son côté,  Geoffroy Sciard, désormais directeur du lieu,  n’en finit  plus de sourire et se réjouir de la fin d’une aventure faite de graviers, marteaux piqueurs et casque de chantier et des premières heures d’une nouvelle plus sereine, internationale et tout aussi inventive.

Au fait, vous doutiez-vous qu’il faisait aussi chaud sur le chantier de l’hôtel?

Photographie de Bruno Perroud, de la série Instantanés

Hôtel Jules et Jim
11, rue des gravilliers – 75003 PARIS

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