Concert : Julien Doré emporte les Nuits de Fourvière dans son Love Tour / à suivre le Grand Rex à Paris

Soirée sold out depuis plusieurs semaines, le concert de Julien Doré ce vendredi a fait se lever une fosse entière et fait frissonner des milliers de coeurs aux Nuits de Fourvière. Le Love Tour qui parcourt la France et les festivals va être marqué durablement par cette étape lyonnaise. La preuve par un tweet : « Difficile de trouver le sommeil après le plus beau concert de ma vie. Merci !! »

Tout de noir vêtu, gilet noir sur chemise noire, Julien Doré fait son entrée sur la scène du Théâtre Antique de Lyon la nuit tombée.
Le dandy sait ménager ses effets quand il s’avance devant son public impatient. Pas feutrés, doucement, il prend la mesure de la pleine hauteur des gradins, foulant le tapis au sol, et retrouvant son micro.

Invitation au rapprochement avec le premier titre de la soirée, Viborg : « Viens, je m’envole, le soleil s’éteint ».

Les cris du public féminin ne doit pas masquer pour autant l’adhésion du chanteur sur ces nombreux hommes aussi attentifs que leurs voisines.

Très vite, Julien Doré manifeste son soutien aux intermittents du spectacle avec quelques mots clairs, sincères et efficaces. Remerciant au passage son public de si bien « habiter le lieu. »

Le show reprend avec de nouveaux mots d’amour : Hôtel Thérèse, Habemus Papaye, London nous aime… Des textes qui font rêver certains, certaines à un amour d’été passé ou à venir. Les attentions du chanteur envers son public – un salut de la main à destination des gradins, le regard foulant les beaux visages de celles et ceux qui sont venus – font exulter et touchent aussi.

À plusieurs reprises, le dandy motive la foule, poussant des « Allez », pour faire chanter ou battre la mesure. Avec une seule idée en tête, faire se lever une fosse assise sans doute un peu trop sage à son goût.

Et Chou Wasabi lui donnera raison. « I love you less and less » emporte la partie et fait se lever en un seul mouvement les plus irréductibles lovés dans leur siège. Suivant l’engouement général, les gradins se dressent à leur tour pour se dandiner.
À partir de ce moment, le public ne va plus lâcher la rythmique et l’élan généreux de l’aimant Doré. Kiss me forever

L’artiste a un don inné du jeu. Qu’il soit de dos, avec de petits mouvements du bassin ou de face quand il s’agit d’ouvrir quelques boutons de son pantalon pour ranger sa chemise. Un garçon bien élevé. La classe.

Halte à Palavas puis le tube Paris-Seychelles qui nous envoie loin très loin, la fosse chante en cœur. Le titre joue les prolongations pour permettre au chanteur de monter dans les gradins du Théâtre et de monter sur le toit de la régie. Son but : balancer un bon lot de confettis dorés balayés par le vent.

Le temps passe vite. Le très beau On attendra l’hiver… les derniers titres et un déluge de coussins qui, cette fois, privilégient la scène plutôt que le ciel étoilé. Devant le chanteur et ses musiciens subjugués, les coussins envahissent littéralement le tapis de scène formant un matelas confortable.

L’artiste revient pour Mon Apache. Il peine à quitter la scène avec ses acolytes barbus, à l’exception du guitariste Arman Méliès récemment imberbe. Difficile de s’extraire de l’attraction de ce lieu « plus magique que nous » qui rend impressionne et rend modeste.
Un dernier titre, Paris-Seychelles au piano et repris par le public. Fourvière vibre dans un incroyable diapason.
Difficile aussi de trouver le sommeil pour nous après un tel coup au cœur.

Peu de temps avant, la soirée avait débuté par un rêve exaucé. Celui de la chanteuse Maissiat de retour dans sa ville après avoir « passé 20 ans entre Garibaldi, Guillotière… »

Celle qui rêvait de se produire à Fourvière a mené un set court et poétique avec un talent rare, tour à tour derrière le piano ou face au public.

Vraie belle découverte que les tropiques de la jeune artiste qui fêtera ses 32 ans dans quelques jours.

Les Nuits de Fourvière se poursuivent jusqu’au 2 août.
Le Love Tour de Julien Doré fait la tournée des festivals avec le FnacLive 2014 le 17 juillet
3 soirs à l’Olympia (du 15 au 17 novembre 2014) sold out
Le Grand Rex, le 4 mars 2015 

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