Live Report – Concert de KATERINE, Francis et ses Peintres à la Gaité Lyrique Paris

Beau brassage à la Gaîté Lyrique, ce mardi soir pour le retour de Katerine, accompagnés de l’orcheste Francis et ses peintres. De la bretelle, un déguisement peau de vache rehaussé d’un gros réveil en tour de cou, des chaussures fluo sur talons aiguilles, des amoureux du dimanche qui se tiennent la main.

C’est bien connu: Philippe Katerine n’est jamais là où on l’attend. Alors que certains l’espéraient: « A poil! », dans un cri du coeur lancé avant l’entrée en scène du chanteur. Surprise générale. Le sieur revête, pour cette dernière date à Paris, une queue-de-pie du plus bel effet. Un autre cri confirme l’étonnement du public: « Quel beau gosse! »

Ce soir, nous aurons donc la version crooner. Chemise blanche, tabouret sur scène, un seul doigt devant la bouche pour demander à l’ingé son de remonter son retour son. La classe quoi.

Son répertoire n’est pourtant pas celui d’un Franck Sinatra, Dean Martin ou Paul Anka, ni même d’un Tom Jones. Les grands standards de notre artiste hexagonal  sont les plus inavouables chansons populaires françaises de ces dernières années.

Et ces grands airs ont sacrément inspiré nos quatre compères qui se sont amusés à dénaturer, sublimer ou parasiter des versions originales devenues tiédasses, surannées et soporifiques.

Et quel bonheur de redécouvrir un succès de notre jeunesse: Partir un jour, en version balade, plus romantique encore que celle des 2 Be 3. Une chanson, de l’aveu même de son nouvel interprète, « qui veut bien dire ce qu’elle veut dire. »

Au cours de cette soirée, on devinera assez vite les chansons qui ont grâce à leurs oreilles et sur lesquelles Katerine s’applique (Partir un jour donc, Maman à tort, Confidences pour confidences) et celles qu’il a vraiment envie d’écorner comme Elle est d’ailleurs ou Sous le vent de Garou et Céline Dion, chantées à la limite du faux. Mais aussi les tubes encore plus poussifs que les originaux: Quand t’es dans le désert de Capdevielle et Capri c’est fini de Vilard. Si bien qu’on se croirait parfois dans un vieux piano-bar désincarné, essoufflé par un manque d’inspiration.

Pas étonnant que Les Inrocks soient encore partagés sur le triple album, 52 reprises dans l’espace. Tant le résultat peut être aussi bien fleurissant que dangereusement ringard.

Ce dernier soir à Paris, il manquera, bien sûr, d’autres belles réussites du band: Toi mon toit ou Comme un roc, toutes deux transfigurées. Mais Katerine nous a révélé un autre de ses talents cachés: sa maîtrise du saxo.

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