Critique et vidéo exclu de la comédie musicale AVENUE Q à Bobino adaptée par Bruno Gaccio

Avenue Q à Paris, la suite.

En foulant le tapis rouge de la première d’Avenue Q à Bobino, nous avons fait la rencontre d’un des créateurs de la version originale. Jeff Whitty, auteur du livret de la comédie musicale, a accepté de partager avec l’équipe ses impressions sur la version française.

http://www.dailymotion.com/video/xp0ys5

Qui aurait cru que Paris se lèverait pour une troupe de marionnettes?
Et pourtant, depuis le 7 février, les spectateurs rient, s’enthousiasment et tapent sur la cuisse de leurs voisins chaque soir avec une réelle complicité.

Pas de tête d’affiche au programme, si ce n’est le charisme et le talent d’un homme au flair infaillible Bruno Gaccio. Ce dernier, à la tête de la Nouvelle Trilogie sur Canal Plus, orchestre une adaptation efficace et de plein pied dans l’actu de la comédie musicale à succès. Quelques références notamment à notre Président sont tordantes.
Avenue Q pose un regard tendre, frontal et cynique sur la réalité de nos vies: échecs, amours impossibles, douces utopies et différences, quelles qu’elles soient.

L’action se déroule dans une rue imaginaire et pourtant réaliste de New York. Une rue retirée qui semble discrète et pourtant représentative de la mixité à un détail près. Une nouvelle race d’humains y est convoquée et tente de s’intégrer: les monstres.

Avouons quand même qu’il faut un petit temps d’adaptation avant de fixer nos yeux définitivement sur les marionnettes et de ne pas systématiquement regarder les comédiens-chanteurs qui les manipulent.
En effet, ce type d’ « entertainment » n’est pas dans nos gênes à l’inverse des Américains qui sont bercés par le Muppet Show depuis 1976.
Pauvres français que nous sommes, les seules références possibles sont celles du Bébète Show, des Guignols de l’info et de quelques ventriloques du dimanche.

Les jeunes comédiens réussissent avec brio à donner corps à ces personnages capables d’une seule émotion à fois. La troupe composée de manipulateurs réactifs et capables de pirouettes sur scène comme en coulisses vous réserve de belles surprises tant le casting est efficace.

Seul bémol: le personnage de Tatami d’origine japonaise, interprété par la divine Alice Lyn, est gratiné de clichés. Certes, elle est hilarante dans ses excès de cris et son français très approximatif. Mais les ficelles sont vraiment faciles.

Côté chansons, les titres Ça craint d’être moi, Tout le monde est titi peu raciste ou J’irais pas loin avec un Bac +20 vont prendre possession de vos méninges pour ne plus vous lâcher.

Nul besoin de prendre un billet pour Broadway ou Soho. Le spectacle aux 3 Tony Awards et plus de 10 millions de spectateurs dans le monde est à votre porte.

 La comédie musicale AVENUE Q
à Bobino
20, rue de la Gaîté 75014 PARIS

Du mardi au samedi à 21h
Matinées samedi et dimanche à 16h30

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2 réflexions sur « Critique et vidéo exclu de la comédie musicale AVENUE Q à Bobino adaptée par Bruno Gaccio »

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