Don t worry

Don’t Worry de Gus Van Sant : vibrant et profondément juste

Avec Don’t Worry, He won’t get far on foot, Gus Van Sant offre le portrait d’un personnage insensé : John Callahan.
Ce dessinateur américain a trouvé la pleine inspiration après un tragique accident de voiture, causé par un penchant pour l’alcool démesuré.
Une histoire lumineuse et pas du tout larmoyante, portée par Joaquin Phoenix.

Gus Van Sant
Gus Van Sant à l’avant-première parisienne

« Si tu n’es pas sensible, tu n’es pas sublime » Voltaire

L’histoire d’un dessinateur tétraplégique, fonçant avec son fauteuil roulant dans les rues de Portland, alcoolique et qui vit avec une souris ? Oui, sur le papier ce n’est pas le scénario de rêve ! On serait plus tenté par un Marvel, même moyen, pour nous faire oublier notre quotidien.

Pourtant, le film de Gus Van Sant exerce une fascinante attraction continue sur le spectateur, encore faut-il qu’il soit un minimum doué de sensibilité.

John est un mec qui a eu sa bonne dose de loose et pourtant il est loin de céder à la déprime. Il en a fait même une force et s’est révélé doué pour le dessin et l’humour corrosif.

Don t worry

Joaquin, John et les autres

Joaquin, en vrai caméléon de cinéma, se retrouve cette fois cloué dans un fauteuil. Est-ce que le film devient pesant pour autant ? Pas du tout, on s’amuse de ses emmerdes, on s’intéresse à ses errements, on se passionne pour ses nouvelles rencontres.
Et bonheur, il ne pleure pas toutes les 5 minutes et surtout quand il commence à se plaindre, un groupe d’incorruptibles est là pour lui rappeler l’essentiel.

Aux côté de Joachim, Jonah Hill est absolument insensé en gourou oisif, à la tête d’un petit cercle d’addicts à l’alcool repentis. Sa blondeur est presque indécente, sa répartie parfois agaçante mais il nous amuse et nous émeut.
Scène culte : quand il dense en mini-short dans son appart.

Jack Black a l’occasion de montrer de belle facette de son jeu. On ne le croyait pas capable de retenue. Il est excellent !

Et surprise : Beth Ditto en guest, avec grosses lunettes, le plus souvent avachie dans un fauteuil et sans artifice.
Une apparition assez incroyable qui mérite un total respect.

Don’t worry rend modeste, nos petits tracas se prennent vite un mur quand on découvre la capacité inouïe de John de palier à son handicap.

Don t worry

Don’t worry, He won’t get far on foot 
de Gus Van Sant
avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara, Jack Black, Beth Ditto

Sortie le 4 avril 2018

Film présenté au festival de Sundance 2018 et à la Berlinale 2018

Bonus : le film sort en exclu mondiale en France. Les Américains devront attendre un mois.

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