Ehla interview de l’ombre à la lumière pour l’EP Au loin

Ehla, jeune artiste pétillante, qui cache bien sa timidité, sort cette semaine son premier EP Au loin. Fabien alias Grand Corps Malade, en véritable ange gardien, l’a aidée à révéler ses talents d’écriture.
Au total, 4 titres qui dévoilent une personnalité attachante que l’on a hâte de découvrir en live sur la scène du Réservoir à Paris, le 25 septembre.

Interview selfie EHLA

Elha
selfie original pour UsofParis

UsofParis : Te souviens-tu de ta première émotion musicale ?

Ehla : Mon père fait de la musique. Pendant les voyages en voiture, je me souviens qu’on chantait tous les 3 avec ma sœur, Lara.
Les premiers émois sur scène, ça a été avec la danse.
Et Alicia Keys, le premier gros concert que j’ai vu. Elle est musicienne, souriante, auteur-compositeur. J’ai un vrai crush pour elle. Et aussi Ben l’Oncle Soul, j’aime le RnB, la soul.

Qui a dégainé en premier pour faire de la musique, ta sœur ou toi ?

J’étais un peu le Tanguy de la famille. 🙂 Je faisais de la musique dans ma chambre en attendant que ça arrive. Clara est partie plus tôt, à 18 ans. Moi, ça a été 5 ans plus tard. J’avais besoin de faire d’autres expériences.

Si elle n’avait pas ouvert la voie, tu serais quand même partie ?

J’ai eu des opportunités qui m’ont convaincue que j’étais faite pour la musique. C’était tellement une passion pour moi, que je serai partie quand même.

Vous donnez-vous des conseils mutuellement ?

Oh oui ! J’ai un manager mais ma sœur est mon 2e manager et inversement.
On se consulte pour tout : une tenue pour la scène, pour les clips (je suis la première à voir ses clips). Qui peut être plus franc qu’une sœur ?
Des fois, ça fait mal mais au moins c’est réaliste.
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Quels mots de Grand Corps Malade t’ont touchée ? 

Fabien m’a vue en concert à la Bellevilloise et quand je suis sortie de scène, il m’a attrapée par le bras et m’a dit : « y’a pas de doute, t’es une putain d’artiste !« 
Ce qui est touchant, c’est qu’il est le même sur scène et en dehors, sincère. J’ai envie de suivre son exemple.

Comment s’est passée l’écriture des textes ?

Dans l’EP, j’ai coécrit Demain Encore et La Perle avec Fabien.
Sinon, je suis allée le voir sur une petite scène dans le Sud. Il a eu le temps de m’analyser, on a voyagé en train ensemble. Il y a peu de chansons sur la timidité. Je lui en ai parlé et deux jours après je recevais le texte La Timide. C’était du sur-mesure. Je me reconnais dans toutes les paroles. C’est juste moi et beaucoup d’autres personnes aussi.
Pour les musiques, je travaille en studio avec High P, mon producteur. Pour Demain Encore, on a débuté guitare-voix, j’ai fredonné un mix franço-anglais, j’ai commencé à écrire.
Avec l’intervention de Fabien, le texte a été bouclé en 30 minutes.

Pour l’écriture, tu as besoin d’être seule ?

Seule oui et avec aucun bruit, pour être concentrée. C’est plus dur d’écrire que de trouver des mélodies avec mon synthé. Ce n’est pas encore un plaisir.
Je suis dans la rythmique avec les mots. Ils sonnent bien mais n’ont pas forcément de sens.
C’est là que Fabien m’aide aussi. Il m’aide à concevoir une histoire.

L’album sera-t-il différent de l’EP ?

Sur l’EP, il y a des sonorités différentes. Et le liant de tout ça c’est la patte musicale d’High P et ma voix. C’est assez éclectique. Je ne pense pas que l’EP sera un avant-goût de l’album.
High P est très rapide, il est très ouvert. Il a mille inspirations. C’est un guitariste.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière et on va au-delà de sa timidité ?

Je ne sais pas si je la dépasse. Sur scène, je continue de l’être. 🙂
Je l’ai intégrée, je ne cherche pas à être quelqu’un d’autre. Ca peut être touchant aussi.
Il y a 10 ans, je pense que j’étais incapable d’acheter une baguette de pain sans bégayer. Ce sont, au final, des caps que l’on passe sans s’en rendre compte.
Mes premiers concerts,  chanter devant Grand Corps Malade pour la première fois sont aussi des étapes qui ont fait que je suis moins timide.

Faire de la musique, c’est s’exposer à des critiques, des faux amis aussi. Te sens-tu prête à affronter ce côté-là ?

Avant, j’étais agent administratif, je faisais un métier qui ne me plaisait pas, avec une équipe difficile. Je me suis battue pour faire de la musique maintenant et je suis tellement heureuse, je fais en sorte de positiver.

Un mantra qui t’aide à vivre ?

N’avoir aucun regret. Tout tenter et n’avoir peur de rien.
Ehla
Chaussures d’Ehla

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

J’adore rire ! Je me calme quand je suis en interview. 😉
Il y a de très bon youtubeurs : Norman, Kemar. Et à la base, j’adorais Eric et Ramzy.
Mon côté du sud est d’observer les gens et de voir ce qui est drôle dans certaines situations.

Les réseaux sociaux, comment tu gères ? C’est naturel pour toi ?

Oui. J’adore Instragam, car j’aime la mode. Ça me permet de puiser des inspirations.

Tu as partagé sur FB que New York était une ville inspirante. 

J’ai bossé là-bas, je suis partie avec mon ordi et un mini-synthé Logic.
La ville est plus énergique. Ça inspire d’autres choses. J’ai composé des titres, je vais les faire écouter à mon équipe. J’espère bien que ça se retrouvera dans l’album. 😉

Un spot à New York à nous conseiller ?

Le restaurant Sylvia’s.
De la cuisine traditionnelle américaine, très simple et c’est très bon.
On y est allés un dimanche, les clients sortaient de l’église et chantaient du gospel.

 

by Alexandre

Ehla

EHLA
EP Au loin
(Capitol Music France)


FB officiel : ehlamusic

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