Exposition ETRUSQUES, un hymne à la vie – passionnante redécouverte au Musée Maillol

La Grèce Antique, l’Egypte des Pharaons n’ont de cesse de vous fasciner. En revanche, la civilisation étrusque vous apparaît avec moins d’évidence.
Nous vous conseillons un cours magistral au Musée Maillol dès aujourd’hui avec l’exposition Étrusques, un hymne à la vie.
Les vrais trésors en provenance directe d’Italie, dont certains du Saint-Siège, ne vont pas manquer de vous éveiller à une histoire riche d’influences, de raffinement.

Aussi raffinée que les autres illustres civilisations, la culture étrusque est moins connue, de part le manque de figures mythiques, d’une part.
La Grèce a son Zeus, l’Egypte Toutankhamon, et l’Étrurie (actuelle Toscane) une réputation sulfureuse – la femme étrusque était jugée comme légère par les Grecs mais aussi un goût prononcé pour le banquet, moment de fête et de célébration du corps, en musique.
Et d’autre part, sa redécouverte tardive grâce à de découvertes archéologiques, alors qu’elle a marqué de son influence la Méditerranée à travers huit siècles de prospérité, du XIe au Ier siècle avant J.-C.

Pour le contexte, les Étrusques surgissent lors de fouilles privées au cours de la Renaissance.
Les Médicis en s’accaparant leurs ancêtres prestigieux vont asseoir leur réputation. Le mythe va débuter jusqu’à son apogée dans les années 80.

Pour vous inciter à ce voyage unique, nous proposons une sélection de 4 objets aussi énigmatiques que passionnants témoignages d’un savoir-faire et d’une culture rayonnante.

Le premier set issue de la cité de Chiusi. Il s’agit d’une urne cinéraire anthropomorphe, impressionnant vase qui accueillait les cendres d’un défunt.
Il est à rapprocher des urnes cabanes également présentées dans cette exposition.
Les rituels sont nombreux autour de la pratique de la religion. Tombes, ex-voto, urnes viennent nourrir le culte des morts, renseignant sinon l’identité de leurs occupants tout au moins leur statut social.

Un second objet nous a particulièrement fasciné : ce motif décoratif représentant un animal légendaire: le griffon.

La Grèce nous a accoutumés à des représentations d’hommes barbus au corps d’athlète.
Ici, point de corps mais un visage parfait surmonté d’une couronne.
Cette tête a été retrouvée dans les fouilles menées à Orvieto, cité d’un sanctuaire dédiée à Voltumna, divinité archaïque de la fertilité.

Finissons par cette tête masculine en bois, choisie pour figurer sur l’affiche de l’exposition.
Elle surprend tout à la fois que le regard de cet homme se dérobe à nous.

Et finalement, l’on sait peu de chose d’elle.
Seule certitude : cette tête était recouverte de feuilles d’or et d’une chevelure en bronze.
De part le contexte de sa découverte, il pourrait s’agir du portrait d’un prince.

En tout, plus de 250 objets vont vous faire revivre la culture Étrusque, et ses influences reçues de la Grèce.
A noter, la présentation d’un cabinet érotique non conseillé aux plus jeunes visiteurs, qui surprendra plus d’un visiteur par la légèreté et singularité du traitement des jeux charnels.

Exposition Étrusques, un hymne à la vie


jusqu’au 9 février 2014

 

De 10h30 à 19h00
Nocturne le lundi et le vendredi jusqu’à 21h30

Musée Maillol
59/61, rue de Grenelle
75007 PARIS

 

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