Icônes Américaines du SFMOMA au Musée Granet : un dernier tête-à-tête avec Liz Taylor

Le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) et la collection Fisher font une halte remarquée en France pour faire partager une sélection de chef d’oeuvres américains avant fixation définitive sur les cimaises de Californie au printemps 2016. Après le Grand Palais, c’est au tour du Musée Granet à Aix-en-Provence de jouir de cette collection pour quelques mois seulement. 

Icônes Américaines, c’est l’expo express du moment ! Pas de long discours, de remontée chronologique d’un mouvement, ni de relecture d’un courant. Un panneau de présentation révèle les enjeux de cette présentation : faire le plein d’icônes artistiques américaines. Parfait pendant votre pause déj, entre deux rendez-vous ou en sortant du boulot.

Les œuvres se suffisent à elles-mêmes. Vous prendrez bien une dose de Warhol, un peu de Litchtenstein, du Dan Flavin ou du Cy Twombly ?

Liz #6 (Early Colored Liz), 1963, Andy Warhol
Liz #6 (Early Colored Liz), 1963, Andy Warhol

Un tête-à-tête avec l’iconique Elizabeth Taylor est toujours exceptionnel et rare, d’autant plus quand il est signé Warhol. Le portrait de 1963 est d’un rouge intense et ce regard intemporel hypnotisant. Le dialogue avec l’image de l’actrice dans ses jeunes années, rieuse, (innocente avant le rouleau compresseur hollywoodien) est suffisamment troublant pour laisser interrogateur. D’autres visages de légende jouent des coudes comme Jackie Kennedy et Marlon Brando.

Copper-Zinc Plan, 1969, by Carl Andre
Copper-Zinc Plan, 1969, by Carl Andre

Vous marcherez bien sur une œuvre ?
Il est aussi inhabituel, surtout pour nous, frenchy, de marcher sur une œuvre. Le respect avant tout pour l’artiste, même si parfois ce n’est pas toujours évident de distinguer la portée artistique de certaines installations « foutoirs ».
Et la vision des visiteurs enjambant les damiers ou la croix (Parisite) de Carl Andre plantée en plein milieu d’une salle de l’expo peut être amusante. On avoue : on la fait aussi lors de notre première visite. La bonne parole de notre médiatrice a fini par nous convaincre du bien fondé de fouler l’oeuvre à notre tour.

Robert, 1996-1997, Chuck Close
Robert, 1996-1997, Chuck Close

On est toujours bouche-bée face aux portraits de Chuck Close. Peu présent dans les collections nationales, cet artiste aime créer des portraits mosaïques hommage à de grands noms de l’art (au-dessus Robert Rauschenberg) qui se révèlent avec plus de force par le prisme d’un écran (smartphone ou appareil photo). Faites l’expérience, vous ne serez pas déçus.

Spectrum, 1953 & Red White, 1962, Ellsworth Kelly
Spectrum, 1953 & Red White, 1962, Ellsworth Kelly

Cette exposition événement est aussi l’occasion de se familiariser à des noms moins courants comme Ellsworth Kelly et ses Red White (1962) et (rainbow) Spectrum I ou Philip Guston et son Black View qui nous interpellent toujours autant.

Cet ensemble d’oeuvres – références de l’histoire de l’art – qui ont fait plus de 9 000 kilomètres pour nous, mérite bien toute notre attention, non ?

Figues with Sunser (détail), 1978, Roy Lichtenstein
Figues with Sunser (détail), 1978, Roy Lichtenstein

Exposition Icônes Américaines
chefs-d’oeuvres du San Francisco Museum of Modern Art et de la collection Fisher

jusqu’au 18 octobre 2015

au Musée Granet
Place Saint Jean de Malte
13100 Aix-en-Provence

Horaires :
du mardi au dimanche de 10h à 19h
fermeture le lundi

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