Giacometti

Giacometti au Musée Maillol : la sculpture en majesté

Éblouissement au Musée Maillol avec une présentation inédite de sculptures de Giacometti, en dialogue avec celles de ses pairs et amis.
La salle dédiée aux têtes réalisées par l’artiste est absolument grandiose, la scénographie donnant plein éclat à ses créations. Un nombre conséquent de plâtres rarement montrés est dévoilé à cette occasion par la Fondation Giacometti. 

Giacometti

Giacometti Le Couple, 1927

Giacometti, sculpteur et artiste libre 

Après la rétrospective de Pompidou en 2008, gros plan sur la création sculpturale de Giacometti.
Les évolutions se déploient sous nos yeux, dès notre entrée, dans l’exposition.
D’abord figuratif, fidèle à son modèle (son frère Diego, vers 1914-1915, par exemple) et de ses pairs, l’artiste embrasse ensuite l’avant-garde.
Le Couple de 1927 ou encore l’accordéoniste témoignent de cette recherche constante de nouvelles manières de concevoir l’humain.
L’une des pièces les plus surprenantes est sans aucun doute la Tête crâne de 1934 qui efface la rondeur du crâne pour adopter des angles droits synthétiques brillants. C’est aussi déstabilisant qu’audacieux.
Son sujet d’exploration exclusif restera, tout au long de son travail, l’humain, même si l’artiste tend vers l’abstraction.

Giacometti Tête crâne, vers 1934

Giacometti

Une obsession pour les têtes 

La troisième salle de l’exposition déploie une série de sculptures de formats raisonnables qui émeuvent, surprennent, comblent.
Comme l’indique Catherine Grenier, la commissaire, « Giacometti est un artiste qui valorise l’incertain, le doute, l’échec. » Il n’aura jamais fini, toute sa vie durant, d’explorer une tête.

Le bronze Petit buste de Silvio sur double socle (1943-1944) qui trône au centre de la salle surprend par son jeu d’échelles. Les œuvres réalisées en plâtre confirment l’attrait de l’artiste pour ce matériau qu’il retouchera à coup de canif et qu’il peindra aussi.
« L’homme qu’il montre est fragile », insiste Catherine Grenier et c’est sans doute aussi cela qui permet cette proximité avec les oeuvres, il n’y a pas de filtre. « Giacometti est un artiste qui valorise l’incertain, le doute, l’échec. » Il se gardera bien d’appartenir à un mouvement. Il restera un artiste libre.

Giacometti Diego, tête sur socle cubique, 1958

Bonus 1 : ouvrez l’oeil et laissez vous charmer par les jeux d’ombres des sculptures sur les murs et le sol du Musée Maillol.

Bonus 2 : « Mais l’aventure, la grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu chaque jour, dans le même visage. Ça vaut tous les voyages autour du monde. » Alberto Giacometti, 1963.

Giacometti Tête de femme (Rita), vers 1937-1938

Exposition Giacometti, entre tradition et avant-garde

au Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS

Prolongation jusqu’au 03 février 2018

Horaires :
ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
nocturne le vendredi jusqu’à 20h30

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