SOUS LES JUPES : un trio féminin sans concession au Théâtre Mélo d’Amélie

Depuis le 14 janvier, le Théâtre Mélo d’Amélie réunit trois femmes que tout sépare. A l’exception d’un goût prononcé pour leur reflet dans une glace. Ecrite par Philippe Elno, Sous les Jupes, jouée jusqu’au 27 avril, dévoile bien plus que la vie de bureau. Avec humour, légèreté, et sans prétention.

Affiche pièce Sous les jupes une comédie de Philippe Elno mise en scène Marlene Noël avec Laetitia Vercken Ludivine de Chastenet Muriel Lemaire au Théâtre Mélo d'Amélie Paris

Tout commence avec l’installation d’un miroir. Jusque-là, rien de vraiment anormal. Mais avec sa taille de 15m2, il recouvre presque la totalité de l’un des murs du bureau des occupantes. Un comble, dans cette entreprise de transport international, dans laquelle seuls six hommes travaillent. Ici, même les routiers sont des routières.

Cet objet dérange, intrigue, mais finit par plaire. C’est selon l’humeur, les jours, les personnes qui vont et viennent dans cette boite un peu spéciale. On s’attend à une pièce féministe, mais pas vraiment. Le miroir n’est qu’un prétexte, malgré son omniprésence. Ou alors à de l’humour légèrement sexiste ? Encore moins !

Sous les jupes pièce et comédie de Philippe Elno avec Laetitia Vercken Ludivine de Chastenet Muriel Lemaire mise en scène Marlène Noël Théâtre Mélo d'Amélie Paris photo Marianne Da Siva
photo Marianne da Silva

La vie de Valérie (Ludivine de Chastenet), la boss, quarante ans, tailleur pantalon et caractère bien trempé, et de son assistante, Geneviève (Muriel Lemaire), 60 ans, à six mois de la retraite, va basculer lorsque Margot (Laetitia Vercken), 25 ans, débarque pour un stage. C’est vrai qu’elle dénote un peu, avec son legging troué et son horripilant chewing gum. Trois générations qui ont du mal à cohabiter mais que seul le fameux miroir rapproche. Regard furtif ou carrément appuyé, les trois dames vont s’adresser à lui comme à un quatrième acteur.

Très réalistes, les actrices font preuve d’une énergie qu’elles se transmettent entre elles. A croire qu’elles jouent leur propre rôle. Ce qui serait un peu facile, nous en conviendrons. Il suffit toutefois de jeter un œil sur le parcours de chacune pour se rendre compte qu’il s’agit bien d’un exercice de composition. Pour notre plus grand plaisir car elles ne font aucune fausse note. La pièce est un peu une succession de sketches sur la vie de bureau. Tout salarié d’une entreprise, quelle qu’elle soit, s’y retrouvera.

photo Marianne da Silva
photo Marianne da Silva

L’intrigue générale, qui normalement sert de fil directeur au spectacle, n’apparaît qu’en filigrane, et n’apporte pas grand’chose. Elle est presque accessoire. Il y a bien ça et là, quelques facilités, mais ça marche toujours. On se serait attendu à une pièce un peu plus mordante, à l’humour grinçant. Ce n’est pas le cas et finalement, on s’en fiche. On passe un bon moment et c’est tout ce qu’on demande.

Sous les Jupes 
pièce de Philippe Elno
mise en scène : Marlène Noël
avec : Laetitia Vercken, Ludivine de Chastenet, Muriel Lemaire

Théâtre Mélo d’Amélie
4, rue Marie Stuart
75004 Paris

Jusqu’au 27 avril 2015, du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 18h

by Joël Clergiot

Share

Une réflexion au sujet de « SOUS LES JUPES : un trio féminin sans concession au Théâtre Mélo d’Amélie »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *