Interview de KATIE MELUA pour son nouvel album KETEVAN – concert à l’Olympia & tournée française en décembre

 Croiser les yeux de la chanteuse Katie Melua peut vous ensoleiller une journée et vous troubler durablement.
En promo, il y a quelques jours, pour son nouvel album Ketevan – son vrai prénom – notre équipe a fait sa rencontre à la Cité de la Mode et du Design.
Un moment assez rare avec une artiste qui a récemment chanté pour la Reine Elizabeth II, a vendu plusieurs millions d’albums et qui parcourt le monde en tournée.

Simplicité et confidences sont au menu de cette interview.
Saviez-vous que la belle avait comme autre passion que la musique, le poker ?
Quel plus beau souvenir garde-t-elle de Paris ?

L’interview est, exceptionnellement, en deux parties.
La première, juste ici, en vidéo revient sur son attachement à Paris, ses fans français et l’incroyable surprise qu’elle a reçue d’un de ses admirateurs.

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La seconde partie en-dessous évoque son nouvel album, ses émotions musicales et les raisons de sa passion pour le titre de Shirley Bassey : Diamonds are forever.

INTERVIEW

United States of Paris : Y a-t-il encore un aspect de ta personnalité que tes fans ne connaissent pas ?
Katie Melua : Ma passion pour le poker ! (rires) Je pense ne l’avoir jamais évoqué en interview.
J’ai eu droit à un cours particulier avec un professionnel récemment. C’est un jeu passionnant et j’aimerais le pratiquer beaucoup plus.
J’ai toujours joué aux cartes, car en Géorgie, on est initié dès le plus jeune âge. Mais j’ai commencé à jouer au poker il y a 5 ou 6 ans avec des amis, autour de verres de vin ou de bière et avec une mise de 5 pounds (livres).

C’est un jeu très social et qui a une dimension psychologique très intense. Parfois j’ai le coeur qui bat à tout rompre au cours d’une partie.

Quelle était ton envie pour ce premier album avant de l’enregistrer ? 
J’avais plusieurs idées. Nous travaillons depuis de nombreuses années avec Mike Batt. Et le premier apport est venu de Luke Batt et de son songwriter si particulier. Il nous a révélé de nouvelles choses en tant que jeune musicien, en termes de sons et de nouvelles technologies.
Mon souhait était de revenir à l’écriture aussi, parce que je n’avais pas écrit ces dernières années.

Ces deux éléments ont été le point de départ pour cette nouvelle aventure et cet album qui a finalement plusieurs styles musicaux différents.

Tu as annulé vos dates françaises prévues début 2013 ? Était-ce une urgence de réaliser cet album ? 
J’ai réalisé que nous avions fait une erreur dans la programmation de ces concerts. C’est de ma faute. Je voulais présenter un nouveau projet avant de remonter sur scène. Et, pouvoir jouer de nouveaux titres devant le public français. Nous n’étions pas prêts, l’écriture de l’album a été plus longue que prévue. Quand vous enregistrez un album, le résultat est définitif, l’enjeu est donc important. J’ai besoin de fixer toute mon énergie dans ce travail.

Mais je suis ravie de revenir en décembre.

De quoi as-tu besoin pour composer cet album ? 
Un état d’esprit propice à l’écriture et une deadline. Quand je suis en processus de création, j’ai beaucoup d’idées et c’est parfois difficile de s’arrêter. J’ai besoin de ça et aussi d’autres musiques. La vie bien sûr m’inspire. Mais rien ne m’inspire plus que la musique… Et peut-être l’amour.

La façon dont la musique aborde la question de l’amour est incroyable.

Notre chanson préférée est The Love I’m frightened Of, que peux-tu nous dire sur ce titre ?
C’est une chanson écrite par Luke, il y a 2 ans. Sa version était très rythmée, rapide. Et c’est Mike qui a dit un jour : « elle serait parfaite pour Katie. » Et ils me l’ont jouée dans une version plus lente. J’étais incroyablement surprise par les paroles. Elle n’évoque pas une histoire qui est le mienne. J’ai l’impression d’être une autre personne quand je l’interprète.

Et c’est le 2e single en UK.

As-tu essayé quelque chose de nouveau pour Ketevan ? 
Travailler avec Toby Jepson était nouveau. Il vient du rock, même du heavy rock. Et il m’a apporté une autre manière d’écrire. Mike m’a toujours dit : « concentre-toi sur les mots, les détails derrière les mots. »
Et Toby m’a conseillée l’inverse : laisser de côté les détails et garder l’énergie de l’écriture, car ça peut ralentir. Et c’est un processus très intéressant. C’était une nouvelle dynamique.

Je cherchais aussi depuis plusieurs années avoir plus de rythmique, un tempo plus appuyé. Pour les précédents albums, nous n’y arrivions pas forcément. Et je pense que cette fois, nous y sommes arrivés avec trois chansons au moins : Shiver And ShakeLove is Silent ThiefMad Mad Men…

Quand a eu lieu ta plus grande émotion musicale sur scène ?
J’aime quand la musique me surprend. Et il y a une chanson que je n’avais pas particulièrement envie d’interpréter, certainement parce que ce n’est pas mon style : Diamonds are forever (interprétée par Shirley Bassey pour la bande-originale de James Bond). Je ne pensais pas un jour la chanter.
L’histoire a commencé avec mes voisins à Londres, un couple incroyable : Robin et Gerald. Gerald avait une boutique de bijoux, superbe. Et on a commencé à se retrouver bien que je ne sois pas passionnée de pierres précieuses, ni de diamants (rires).
Il y a 3 ans Gerald décède et Robin me demande de chanter une chanson à la cérémonie. Je ne savais pas quoi chanter. Aucune de mes chansons à mon sens pouvait être interpréter à cette occasion. Et je lance Diamonds are forever. Robin me répond : « elle est parfaite pour Gerald ! »
J’ai mis 5 jours à apprendre la chanson. Et je ne savais pas comment l’interpréter. J’ai recherché les différentes versions enregistrées ou filmées et personne ne l’avait jouée acoustique, à la guitare. Et c’est ce que j’ai fait le jour de la cérémonie.
Bien sûr, il y avait l’émotion particulière de ce jour. Mais ce que j’ai ressenti en la chantant a été d’une force inouïe. Je comprenais pourquoi elle était si spéciale pour Gerald.
Depuis je l’interprète à chaque concert et je l’enregistrerai, il le faut.

En fait, au-delà de la version de Shirley, glamour et énorme, on réalise que cette chanson a un vrai sens, qu’elle correspond à une vraie philosophie de vie. C’est en fait la plus belle chanson que j’ai chantée de ma vie.

Le nouvel album Ketevan (Label Naive) est dans les bacs
Katie Melua sera en concert à l’Olympia le 2 décembre

et en tournée en France :
au Palais de Congrès de Strasbourg, le 1er
à l’Amphithéâtre de Lyon, le 4
au Zénith Arena de Lille, le 5
au Zénith de Nantes, le 6
à Rennes, le 8 décembre
à Tours, le 9 décembre

Merci à Alex P.

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5 réflexions sur « Interview de KATIE MELUA pour son nouvel album KETEVAN – concert à l’Olympia & tournée française en décembre »

  1. Strasbourg n’est pas en France? 😉 Katie est également en concert à Strasbourg le 1er décembre.

    Merci pour l’interview 🙂

    1. Oh la la ! Toutes nos excuses d’avoir oublié cette belle ville de Strasbourg.
      Nous la rajoutons.
      Merci en tout cas pour votre visite et à très bientôt !

  2. Très intéressant.
    J’ai adoré la vidéo qui rend bien l’ambiance un peu décalée de cette journée avec une Katie très calme et au dehors la tempête. ^^
    Effectivement, elle parle beaucoup de ses émotions et j’ai adoré l’anecdote sur « Diamonds Are Forever ».
    Bravo 🙂

    1. Merci pour ta visite et ton commentaire.
      L’anecdote sur « Diamonds are forever » était très belle et touchante.

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