Le charme soul de la chanteuse LORETTA en interview pour l’album Find a way

LORETTA est née Laure et a publié deux albums, collaboré avec Diam’s, Amel Bent ou encore Sheryfa Luna.
Loretta est glamour, fashion, anglophone et nous semble tout droit arrivée d’un autre espace temps sans téléphone portable ni direction assistée, avec un album lumineux : Find a way.
Les deux premiers titres : Miss You et The Wonder that you are sont des pépites soul qui nous renvoient aux grandes heures de la Motown – sans plagiat aucun.
On traverse nos écouteurs et l’on se prend à rêver d’une virée à LA avec Marilyn Monroe dans une Cadillac décapotable ou à NYC en train de siroter un jus avec Don Draper et Peggy Olson, les héros de la série Mad Men.

Au fil des morceaux, notre belle frenchie apparaît comme la petite-fille légitime d’une Diana Ross du temps de The Supremes. Les mélodies sont cousues voix, les cuivres picotent le mood et le beat nous met en lévitation.Loretta n’a pas eu à s’exiler à Detroit pour composer son album ni à Miami pour tourner son dernier clip. Tout est made in France. Bluffant.

D’où est venue ton inspiration pour cet album ?

Mon retour à Toulouse a été l’occasion d’une rencontre avec des musiciens, qui se produisent sous le nom de scène Joe’s Funky Business.
Leur musique de prédilection est la soul des années 50-60. Ils faisaient et font encore des concerts avec des reprises de la Motown et de la Stax – deux labels mythiques de la musique américaine. Et on a commencé à chanter de la soul ensemble, accompagné du chanteur Gimenez E (un garçon bourré de talent) et j’ai adoré. Je leur ai proposé tout naturellement de faire un album ensemble.

T’ont-ils initiée à des musiques, chansons que tu ne connaissais pas ?
Ils m’ont fait réviser mes classiques, comme « I can’t stand the rain » dont je connaissais la version de Tina Turner mais pas l’originale d’Ann Peebles.
Il y a aussi des titres d’Aretha Franklin que je ne connaissais pas et que j’ai découverts grâce à eux. Et je suis très heureuse car c’est comme si elle sortait un nouvel album, il y a encore des nouveautés pour moi ! (rires)

Comment s’est déroulée l’écriture de l’album Find a way ?

J’ai fait une recherche de tous les américains à Toulouse. Je cherchais les plumes à travers les blogs. Et j’ai découvert le blog de Jamie Alexander, auteure, dessinatrice, photographe, graphique. Et là, je me suis dit : « il faut absolument que je bosse avec elle ! » Elle venait tout juste d’arriver en France et elle a écrit plusieurs titres de l’album : Miss you, Rebith… Je ne me voyais pas écrire en anglais.

Et comment avez-vous travaillé toutes les deux, avec Jamie ?
Je balançais le morceau en yaourt (rire) comme à mon avis 50% des artistes le font. C’est pas vraiment de l’anglais, on ne sait pas trop ce que c’est en fait. Je lui demandais de respecter les sonorités avec les rimes et le thème que je lui transmettais.

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Et donc que peux-tu nous dire de la conception de Miss you ?
Au départ, j’ai tenté plusieurs mélodies mais je n’y arrivais pas. J’ai donc fait appel à Gimenez E qui m’a fait une mélodie magnifique. J’ai failli virer le titre à cause du blocage.
Y’avait déjà le mot Miss you dans mon yaourt. Il y avait la trame. Et Jamie a respecté parfaitement le nombre de syllabes, la mélodie. Alors que c’était la première fois qu’elle écrivait un texte à partir d’une musique.

Elle m’a ensuite coachée pendant l’enregistrement du titre.

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Comment as-tu croisé la route de The Wonder that You are ?
J’ai découvert le titre dans la voiture d’un ami anglais. J’étais à Londres pour la première fois. Et ce pote – chanteur qui faisait partie de la troupe du Roi Lion UK – me fait écouter ce titre qu’il chantait et je me suis dit : « il me le faut absolument ! » A l’époque je chantais encore en français et j’ai repensé à cette chanson lors de la conception de cet album. Je lui ai demandé si le morceau était toujours disponible.
Il m’a confié que Miss Dominique le voulait mais ça ne s’est pas fait. Elle a eu tort et je l’ai enregistré direct. C’est un gros tube !

Est-ce qu’il y avait des références précises pour cet album en terme de son ?
Oui, par exemple pour certains mix ou certains instruments ont été choisis parce que l’on voulait que ce soit dans la lignée d’un Stevie Wonder des années 70. On a donc rajouté des minimoogs, des réverbes. Nous avons aussi utilisé un micro E47 pour reproduire le son de l’époque.
Les cuivres de My Girl du groupe Temptations nous ont inspirés pour The wonder that you are.  Pour chaque titre, ce sont à chaque fois des petites touches – clins d’oeil.

Je me suis totalement laisser guidée par le réalisateur pour Find a way. Il a révélé quelque chose de moi que je ne connaissais pas.

Quelle leçon as-tu reçue pendant la conception de Find a way ?
J’ai appris que ça ne servait à rien d’être dans la performance, à vouloir à tout prix que les notes soient parfaites. Il faut se focaliser avant tout sur l’interprétation.
Avant je passais deux jours pour enregistrer un titre. Cette fois,  j’ai enregistré chaque chanson en une demi-journée. C’est plus du ressenti qui irrigue l’album.
Mais pour y arriver, il a fallu me pousser dans mes retranchements. Il n’y avait que des garçons en studio, ça a été dur !

C’est du boulot de devenir Loretta ?
Tu n’as pas idée ! (rires) Je ne peux pas me maquiller et me coiffer toute seule. Il faut des pros pour ça. Pour le dress code, j’ai trouvé une marque qui correspondait à mes envies : Karen Millen, comme si les robes avaient été conçues pour moi. Ce n’était pas évident de trouver le personnage qui correspondait à l’album et à ma personnalité.
J’ai récupéré aussi des vêtements de ma grand-mère, pour le clip de The Wonder that You are. Et des fripes, comme celles de la boutique à Paris : Thank God I’m a VIP, qui fait que des grandes marques vinage. Le stylisme c’est moi à 100 %.
J’aime cette époque, très Mad Men, où les femmes étaient très apprêtées, les hommes très stylés. Les gens écoutent aussi avec les yeux. Le look est donc primordial.


Find a way
de Loretta
Sortie le 17 février
Editions Vaziva Music

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