Mon épée, si vous saviez, quelle fumée…

A première vue, une exposition sur les épées, ça peut en rebuter plus d’un(e). Même  si vous gardez encore de très bons souvenirs de vos jeux enfiévrés avec vos Playmobil chevaliers, en compagnie de votre cousin germain, dans le jardin de grand-mère.

La perspective de se retrouver encercler de pièces de combat peut angoisser et pourtant, détrompez-vous, vous risqueriez d’y prendre du plaisir.

Pour découvrir les salles d’exposition du Musée de Cluny, mieux vaut s’armer d’un(e) guide. Avec cet allié, vous percevrez toutes les subtilités de ce parcours qui privilégie le symbolique à la figure unique de l’affrontement.

La dimension de mort n’est pas évaporée pour autant. Preuve s’il en est avec le reste d’un preux combattant dont le crâne est exposé. Celui-ci porte 4 coups d’épée. Vous serez étonner d’apprendre qu’il s’agit, en l’occurrence, du crâne d’un vainqueur, qui a su reprendre le dessus face à son adversaire, car les blessures ont eu le temps de cicatrisé.

Deux autres idées reçues seront balayées. La durée d’un duel : environ 30 secondes. Il n’y a avait de discussion interminable, de prolongation, ni de tentative de fuite possible. Et saviez-vous que le poids d’une épée n’est que de 1,3 kg ? Pour vous en assurer, essayez-vous donc à son maniement en fin de parcours.

La qualité de la scénographie permet ainsi d’admirer l’épée comme un véritable objet d’art. La célèbre Joyeuse, épée de Charlemagne, mais aussi de tous les rois qui l’ont succédé, a une place de choix aux côtés de ses non moins illustres consœurs empoignées par Le Cid ou encore Roland.

L’épée. Usages, mythes et symboles, jusqu’au 26 septembre 2011.
Musée de Cluny – Musée nationale du Moyen Age  6, place Paul Painlevé 75005 Paris

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