Livereport : première scène parisienne de Beth Jeans Houghton au Divan du Monde – Festival Les femmes s’en mêlent

Alors qu’elle s’affiche en couv de Modzik  la moue désenchantée, Beth Jeans Houghton prend, ce lundi, son premier shoot scénique à Paris. Approchée une première fois pour un portrait vidéo, la fine équipe du blog trépignait de découvrir la jeune artiste en live.

Deuxième semaine de concerts pour Les femmes s’en mêlent.  Alors que la concurrence pop rock est à son comble entre The Shins au Bataclan et Dionysos qui offre la primeur de son nouvel album au Trianon, l’édition #15 du Festival offre en ce début de semaine trois rencontres de chanteuses soutenues par un band 100% testostérones.

En ouverture, Thus:Owls éclaire la soirée de son magnétisme incantatoire. La suédoise Erika Alexandersson conduit son groupe vers des sphères peu communes. Personne ne s’étonne de cet alliage musical suédo-canadien.

En seconde partie, Still Corners from UK. Tessa Murray, jeune femme au visage fermé, jeune beauté fatale à la Skins.
On peut entendre dans le public: « c’est pas une déconneuse!« . Et pourtant les spectateurs sont saisis par l’efficacité de son électro pop planante et référencée. Impression d’entendre, au détour de certaines notes, des accents rendant hommage à Pink Floyd, kraftwerk, Joy Division et New Order.
Captivante, cette bande-son qui pourrait se retrouver dans un film de David Lynch, a le charme d’une descente de piste.

A 22h, arrive l’éclat final tant attendu, après avoir fait du charme à St-Lo, Brest, Nantes ou Aubenas, la semaine dernière.
Beth Jeans Houghton laisse apparaître sa silhouette fluette surmontée d’une choucroute capillaire d’un blond cendré. Après que son band tatoué  – chaque membre s’est fait tatoué un signe pour se prouver fidélité au groupe – s’est présenté, elle lance les festivités avec le titre Atlas pour une entrée en matière débridée.

Dodecahedron permet de goûter aux douceurs des vocalises de la chanteuse. En nouvelle diva britannique qui pourrait remplacer feu Amy Winehouse, Beth ose tutoyer les cymes de sa voix.
S’allie à son charme, une bonne dose d’humour potache quand il s’agit de partager les blagues de tournée ou laisser son public pousser un cri exutoire.

La bonhomie est contagieuse, le rythme ne faiblissant jamais.  Le joliment rétro Liliputt envoie valser la mauvaise langue qui compare la chanteuse à la « Castafiore ».
La belle se fait ensuite plus douce avec la ballade The Barely Skinny Bone Tree.
Ne quittant sa guitare qu’une fois, pour une reprise insensée de Like a prayer de Madonna, la chanteuse sèche l’audience par son agilité scénique.
Une grande artiste en devenir qui poursuit sa tournée pour célébrer la sortie de son premier album, Your’s truly, cellophane nose.

Setlist Beth Jeans Houghton

Atlas
Dodeca
Francky Benedict
Liliputt
Yout Holes
The Barely Skinny Bone Tree
Shampoo
Humble Digs
Honeycomb
Return
Sweet Tooth Bird
Prick
Like a prayer (cover)

Rappel

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Une réflexion sur « Livereport : première scène parisienne de Beth Jeans Houghton au Divan du Monde – Festival Les femmes s’en mêlent »

  1. Je m’en veux un peu d’être allé voir Dionysos au lieu de Beth JH.
    Surtout que le groupe fait l’Olympia à la rentrée.
    J’ai hâte qu’elle revienne à Paris. Je ne la raterai pas la prochaine fois.

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