Marianne BP : une Parisienne pas comme les autres / Interview

Une Parisienne en provenance de Châtillon-Montrouge « petit village où tout le monde se parle.« 
Un disque écrit dans le métro et en impro avec son musicien.
Vidéaste qui vient de réaliser le clip de son titre Indigène (« il faut de tenter de trouver où va la jeune fille« ).
La chanteuse Marianne BP est aussi multi-talents que mystérieuse et barrée, aussi sensible que rebelle.
Elle, qui se dit « addict aux relations humaines« , est capable de lâcher en plein interview : 
« T’as de jolis yeux !« 
Forcément ça touche, comme son album Aparté Parisienne qui sera en pleine écoute début 2017.

INTERVIEW SELFIE / MARIANNE BP 

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selfie exclu pour #UsofParis


UsofParis : Peux-tu te pitcher et pitcher ton album ?
Marianne BP : On a tous ras le cul de cette vitesse. L’album est une sorte de bouffée d’air pur, de petit nuage qui emmène ailleurs, avec de la poésie.
Je suis barrée (à ce qu’on dit) et ça change ! 🙂 Je n’ai pas une approche conventionnelle des choses.

Quelles sont les références qui imprègnent ton disque ?
Je viens du texte, de la poésie en chansons : Gainsbourg, Brel, l’écriture de Piaf.
En musique, j’ai des influences hip-hop, trip-hop, electro.
J’ai bossé avec 303Box, un compositeur électro-ambiant qui s’est imprégné de l’univers sonore de Paris. Il a samplé des sons de la ville et en a fait des rythmiques.
Il sortait avec son enregistreur et il a capté tout un tas de sons comme des pas sous un pont, une laverie automatique, une rame de métro. 303Box m’a insufflé la terre de Paris et ça m’a inspiré les textes.
Et les premiers à avoir écouté le disque me disent qu’ils adorent l’écouter en métro. Ça les fait partir ailleurs.

Il y a un 2e homme pour ce projet.
Oui, un musicien de jazz et ami brésilien Munir Hossn. Il a apporté une touche organique à l’ensemble, avec du bois. Il a joué de la guitare et de l’accordéon.

Qu’est-ce qui se cache derrière Sucre marron ?
Ce morceau amène Paris à la plage. J’imaginais Paris avec des teintes sucre-marron. C’est en fait un clin d’œil à Di Angelo et son Brown Sugar. Un souvenir d’adolescente. 😉

Image de prévisualisation YouTube

Comment as-tu conçu le titre Indigène ?
Étrangement, le compositeur n’aimait pas la musique alors qu’elle me plaisait. C’est le titre le plus électro, le plus land, aérien, le plus doux aussi. Un morceau qui nous susurre qu’on est issu de la planète terre.

A quoi ressemble la Parisienne en 2016 ?
Elle est variée. Il y a des stéréotypes, comme je l’évoque dans mon titre Cocaïne avec la post-adolescence.
Je continue de sortir et je vois la génération de la vingtaine (16-20 ans). J’ai vu des jeunes filles perdues et cette grosse nouveauté : la cocaïne festive, que l’on ne consommait pas à mon adolescence. Une sorte de rêve blanc actuel. Un symptôme social où tout va très vite. Il y a quelque chose de perché qui est étrangement inspirant.
J’ai de l’affection pour les gens et même ceux qui se perdent.

Quelle Parisienne es-tu ?
Je suis observatrice. Mais je souffre aussi de l’indifférence des gens, de la distance.
Tout le monde a besoin d’être connecté. A Châtillon-Montrouge et en Martinique où j’ai vécu enfant, y’a une connexion entre les gens, des rapports humains plus rassurants. A Paris, ce n’est pas le cas. Et ça n’aide pas à être bien.
Je suis révoltée. Et mon disque est né de ce que je vivais sur l’instant.

J’ai eu l’impression d’entendre Brigitte à une voix.
C’est amusant ! Quand j’ai commencé à chanter, les Brigitte sont arrivées juste après. Des amis ont cru que je faisais partie du groupe quand ils ont entendu le premier titre.
Ça vient probablement de la sensualité des mots. Je suis deux femmes en une. 🙂

Tes petits bonheurs parisiens ?
Boire une bière avec un pote, ou boire deux bières avec de très bons potes.
J’aime aussi l’architecture de Paris la nuit. Les gens sont plus dans le lâcher-prise. C’est le Paris que j’aime bien.

De quoi es-tu capable de faire parler de ton disque ?
Instinctivement, je dirais me mettre à poil. J’en suis capable, mais je ne suis pas sûre que ce serait une bonne idée. 😉

Une déclaration d’amour à faire à Paris.
Un peu de verdure un plus.
Déménage, vas au soleil !
On est comme dans un frigo périmé : l’air est très froid !
Parisiens-nes : partagez, aimez…

Une adresse secrète ?
Bar Les Éléments au 32 rue Verron.

Interview by Alexandre

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Marianne BP

Album Aparté Parisienne
sortie début 2017

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