Marianne BP : Rose ascendant Pourpre réinvente la langue

Marianne BP à la différence de l’héroïne de son tout premier roman, Rose ascendant Pourpre, ne se cache pas pour éviter de travailler. C’est une bosseuse qui filme, chante, écrit, travaille les mots en chansons et en récit,
Alors qu’elle sort son EP Aparté parisienne, elle capte notre attention une nouvelle fois avec une histoire barrée, comblée d’uppercuts bien sentis.

8h la narratrice, Mélinda, rentre chez elle.
8h je commence la lecture de Rose ascendant pourpre pour ne pas lâcher.
Son brouillard est visuel, le mien est sonore, très sonore. Des voix masculines en débit continu. La concentration est vacillante par certains moments mais les mots accrochent l’œil, malgré moi.

« Gilbert gambade sur le terrain vague de ma déduction »
Marianne BP
joue avec la langue, use de quelques formules creuses pour raconter la banalité de la vie, puis nous emporte dans des envolées, des jeux d’énumération, de mots, de décalage (à la manière de Raymond Devos, certaines pages) et de mots inventés.
Nécrochrétienté, bucc-haleine, Dare winnisme, existentialcoolique, brain toy L’auteure renouvelle la langue française en jouant allègrement d’associations jubilatoires.
Ça claque, ça surprend, réveille aussi et donne envie de suivre le récit. Et de ne pas s’en éloigner trop longtemps.. 

« Mon ventre abritait, alors, l’œil d’un cyclone réjouisseur »
Une trentenaire qui manie aussi bien le passé antérieur – Bernard Pivot en serait tout émoustillé – ne peut que nous emporter dans son épopée.
Mélinda semble se réveiller d’un bad trip en plein milieu de son bureau. Ses collègues ont-ils halluciné ? Bref, sa vie prend un virage ascensionnel quand il s’agit d’assumer avec son père la responsabilité de la mort de sa mère. Tout n’est pas tout de suite limpide sur les circonstances de la mort, le rôle de chacun, le mobile.
Alors elle file, prend le large direction le plein soleil pour se retrouver. S’ensuit des rencontres, un cocktail d’aventures et des idées folles boostées à 200 km/h.
Marianne BP n’a pas peur de la vitesse, ni d’envoyer le lecteur quelques fois dans le fossé. Faut rester bien accrocher au siège pour apprécier les belles inventions de cette auteurE aussi irrésistible qu’audacieuse.

Un moment de pure littérature d’un nouveau genre. A vous de définir lequel.


Rose ascendant pourpre
roman de Marianne BP

Livre auto-édité en format broché ou à télécharger en toute légalité sur :
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