DAVID ZINCKE interview-selfie pour The EP – en tournée avec Marina Kaye

David Zincke a sorti The EP le 1er juin, un disque de 4 titres produit par Medi. Le 18 juin, il était à La Cigale en première partie de Rose. C’est en coulisses que nous l’avons rencontré et plus précisément dans sa loge, juste après les balances. Il était assez stressé à l’idée de monter sur scène deux heures plus tard. Mais c’est avec un artiste généreux et à l’écoute que nous avons échangé.
Il est est en tournée cet automne, en première partie de Marina Kaye, de Toulouse au Trianon de Paris le 2 décembre !

INTERVIEW

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Selfie exclu pour #UsofParis

UsofParis : Ton premier EP est sorti, le public français te connaît un peu car tu as fait des concerts à Paris, mais aussi dans des bars à Nice. Comment es-tu arrivé à la musique ?
David Zincke : Mon père à une grande famille qui vient d’Inde, ils ont tous quelque chose avec la musique : mes oncles, mes tantes, leurs enfants… Quand on est tous ensemble (et ça fait beaucoup) on joue de la musique. Donc même avant d’en être conscient, c’était je pense naturel pour moi.

Quelles sont tes influences musicales?
Si je dois en choisir une car j’en ai beaucoup, ce serait The Beatles. J’ai étudié le cinéma à l’école, et j’adore O’Brother (des frères Coen) même si c’est un peu cliché de dire ça de nos jours, mais c’est vraiment dans mon top 5 cinématographique. Et la musique m’a vraiment inspiré.

Tu vis à Nice maintenant, pourquoi as-tu déménagé en France ?
A 18 ans, j’étudiais le cinéma et mon cousin avait un groupe. Il m’a proposé de le suivre à Nice pour jouer dans un bar. J’ai joué pendant une semaine. A ce moment-là j’étais seulement guitariste. Je ne chantais pas. C’était lui le chanteur. J’ai vraiment vécu le meilleur moment de ma vie, avec le soleil, les plus belles filles que j’ai jamais vues, les verres et les repas gratuits. Le logement était horrible c’était comme l’époque des Beatles à Hambourg.
Je suis vraiment tombé amoureux, c’était incroyable. J’ai réalisé que je pouvais jouer de la musique tous les jours. Et j’ai décidé de déménager deux ans après.

Ce n’était pas possible de faire de la musique en Angleterre ?
Non pas vraiment. Je suis du Nord, j’ai déménagé à Londres. Et les opportunités de jouer, pour quelqu’un qui n’est pas connu ou qui n’a pas d’argent, ne sont pas aussi importantes qu’en France. En Angleterre, si tu n’as pas d’argent c’est très dur. A Londres, tu dois avoir un job la journée, tu dois payer les organisateurs pour jouer. Ce n’est pas comme dans les années 60, je pense. Et moi, mon envie c’est de jouer tous les jours, même si c’est des musiques d’autres artistes.

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Tu es venu jouer à Paris après Nice. Quelle est la première image que tu as eue de la ville quand tu es arrivé ?
La première fois que je suis venu, c’était bien avant que je vienne jouer. J’étais en voyage scolaire. C’était juste après la mort de la Princesse Diana, j’étais terrifié. C’était étrange. Je n’étais jamais allé dans une grande ville, je me sentais vraiment inquiet.
Et puis, je suis revenu une trentaine de fois. Et j’adore Paris, je préfère Paris à Londres. L’architecture est incroyable, même les immeubles sont beaux.
J’adore Londres, mais si je dois choisir c’est Paris.

Tu as travaillé avec Medi sur ton premier EP, comment a débuté cette collaboration ?
Il est incroyable. On a commencé à travailler ensemble sur son dernier album. J’ai écrit des chansons. La première fois que j’ai joué à Paris c’était grâce à lui. Il a aimé ma musique, je pense. Et il m’a offert de produire mon album. J’ai dit oui car je suis un grand fan.
On n’a pas composé ensemble, mais il était là pour rajouter des choses et donner des idées. Pour le titre Oh My, par exemple, c’est lui qui m’a dit de rajouter le chorus. Il a était très influent dans ma façon d’écrire pour que ce soit plus rationnel. On ne s’est jamais assis à une table pour écrire ensemble. Il a plutôt fait évoluer les chansons en quelque chose de meilleur.

As-tu besoin de quelque chose de spécial pour composer ? Un lieu, un objet, une atmosphère ? Un stylo spécial ?
(Rires) Oui oui une grande plume.
Non, je ne pense pas, ça vient comme ça vient.
Des fois, je passe 5 mois sans avoir d’idée. Par exemple, là ça fait un an que je n’ai rien écrit. Je ne me mets aucune pression. Quand j’étais au Colorado (USA), j’y suis resté un mois, j’ai énormément écrit. C’est un lieu incroyable.

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On a beaucoup aimé la chanson Saddest Sounds. Comment l’as-tu composée ?
Merci beaucoup. J’écoutais beaucoup Feist à ce moment-là. Elle a définitivement eu une influence sur le « Ooohoooh« . J’ai, je pense, écrit la chanson pour elle. Quand j’écris, j’ai quelqu’un en tête et je prétends l’écrire pour elle.
J’ai aussi pensé au moment où j’ai quitté la maison et où mes parents ont divorcé. Je n’étais pas là. J’ai imaginé ma mère, ce qu’elle ressentait. Car tous ses enfants étaient partis et elle se retrouvait toute seule après 40 de mariage, deux enfants et le sentiment de solitude qu’elle ne connaissait pas. Je l’imaginais retrouver le bonheur dans la musique, car c’est ce que moi je fais. C’est pas littéralement son histoire car c’est un mélange de beaucoup de sentiments, mais c’est ce qui m’a inspiré.

Quelle est la chanson la plus triste (Saddest Song) que tu aimes écouter ?
Très bonne question. En fait aujourd’hui Rose m’a fait écouter une chanson et je la trouve incroyable. C’est vraiment triste. C’est de Graham Nach. J’ai eu la chair de poule en l’écoutant.
(Il sort son Iphone pour retrouver le titre de la chanson) : Simple Man. Rose l’a jouée pour nous aujourd’hui en répétition, et c’était magnifique.

Penses-tu à une sortie au Royaume-Uni pour ton EP ?
Absolument. Je veux qu’il sorte là-bas. Et aux États-Unis aussi. C’est ma maison, et ça le sera toujours. Mes parents habitent là-bas et j’aimerais qu’ils m’entendent à la radio. J’aimerais aussi faire des concerts avec là-bas.

C’est un projet concret ou juste un souhait ?
Pour le moment c’est en France que ça se fait. Si ça s’arrête maintenant, je serais heureux pour le restant de mes jours d’avoir déjà accompli tout ça.
Mais j’ai un secret avec moi-même, et avec toi maintenant, c’est l’ambition d’arriver là-bas. Mais si ça ne se fait pas, tant pis. Comme je te l’ai dit j’ai déménagé à Nice pour jouer tout le temps, si je ne fais que ça je suis content.

Un album est-il en préparation ?
Oui. Il est prêt. On espère le sortir début 2016. Si le single et l’EP reçoivent un bon accueil en radio. Sinon tant pis j’en ai une copie ! (rires)

Quel est le meilleur conseil que tu aies reçu dans la musique ?
Quand tu fais quelque chose que tu aimes, tu dois trouver une façon de le faire et tu seras heureux. Et tu le fais sincèrement. J’ai été comme la plupart des gens, obsédé par la fin, tu ne penses qu’à ça et avant de t’en rendre compte ça fait déjà dix ans que tu es là-dessus et tu n’as pas vécu un seul jour.
Laisse-toi aller, amuse-toi, aie une belle vie, la meilleure que tu puisses avoir. Et ça arrivera plus vite que tu ne le penses.
Et puis aussi ne bois pas trop. (rires) Même si le bon whisky est bon pour la voix.

Interview by Joan

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La conception de THE EP est à découvrir dans l’interview vidéo Track by Track avec la participation de Medi :
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David ZINCKE
THE EP
(Capitol Music)
en écoute et téléchargement légal

Concert, en première partie de Marina Kaye :
NOVEMBRE
Toulouse, le 15
Marseille, le 17
Nice, le 18
Clermont Ferrand, le 20
Nancy,  le 22
Strasbourg, le 24
Lille, le 25
Rennes, le 27
Caen, le 29

Et le 2 décembre au Trianon (Paris)

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