Exposition DAVID BOWIE IS … YOURS @ La Philharmonie de Paris

« David Bowie aspire à un futur qui n’adviendra jamais »

« Mes plus beaux souvenirs, ce sont ceux du futur » Salvador Dali

Le magnétisme de Bowie est à son comble à travers l’exposition itinérante inaugurée avec succès à Londres au Victoria and Albert Museum en 2013 et qui fait halte (enfin) Paris, à la Philharmonie. David Bowie is est une foisonnante immersion dans les multiples influences, inspirations et transformations d’un artiste total qui joue de nous avec toute la force de son absence.
Simple curieux, passionné sur le tard ou fan invétéré de longues dates (de tournée) : le parcours est renversant !

Courtesy of The David Bowie Archive - Victoria and Albert Museum
Courtesy of The David Bowie Archive – Victoria and Albert Museum

Depuis que le bientôt sexagénaire nous a gratifié d’un nouvel album studio en 2013, The Next Day, les nouvelles sont à nouveau plus rares. Une tournée ? Un concert unique au Stade Olympique de Londres ?
Les spéculations nourrissent à nouveau tous les fantasmes. David Bowie n’a jamais cessé de fasciner, troubler et interpeler.

David Bowie is est la tentative d’approcher l’icône aussi bien dans la pleine lumière de la scène que dans la sphère plus intime que sont ces instants de création, de lecture et de dérive aussi (un objet en fin de parcours ne masque pas que le chanteur a pu aussi avoir ses addictions comme toute autre rock star).

David Bowie is Looking ahead exposition La Philharmonie Paris exhibition music photo by United States of Paris blog

« Stars are never sleeping… »
Deux heures de visite, votre casque vissé à vos oreilles, ne suffisent pas à tout lire, tout voir, tout entendre. Les premiers vinyles, la lettre confirmant le changement d’identité, David Jones devenant David Bowie, les dessins, les textes de hits planétaires manuscrits, les extraits d’interviews, les menus détails d’une vie culturelle et artistique intense : les sources de (re)découvertes et autres révélations sont foisonnantes. Comme ce tract d’un concert de 1969  à la Purcell Room à Londres qui rappelle que Bowie portait un temps des cheveux blonds et bouclés.
Étonnant aussi de lire que le producteur de l’album Space Oddity, Tony Visconti, « refusa de s’occuper du single qu’il considérait comme trop commercial et opportuniste. »

Quand on prend la collection d’objets en pleine face pour la première fois, on ressent l’incomparable liberté de l’artiste. On s’interroge aussi sur les moments de pause. Y en a-t-il seulement eu ? Ou bien tout se mélangeait allègrement, la vie, les amis, les amours, le cinéma et les chansons. Des chansons toujours plus puissantes et universelles pour les générations d’auditeurs hébétées par tant d’inspiration. Alors reviennent les mots de Salvador Dali : « Pas de chef d’œuvre dans la paresse ! » Tout est dit…
Rappelons au passage que le film Le Chien Andalou de l’excentrique peintre espagnol et Luis Bunuel faisait l’ouverture de concerts de la tournée Station To Station en 1976.

Courtesy of The David Bowie Archive
Courtesy of The David Bowie Archive

L’expérience David Bowie is est immersive et se joue exceptionnellement en solo. Le casque aidant à l’isolement. Il est difficile de parler à son partenaire. Pourquoi après tout rajouter ou commenter ce qui dépasse l’entendement ? Comme le logiciel Verbasizer (1995) initié par Bowie qui visait à inventer des combinaisons de mots et qui fut à l’origine de textes chansons surnaturelles.
Que rajouter sur l’influence assumée du film Clockwork Orange (Orange Mécanique) de Stanley Kubrick sur Bowie qui intégra des références pour sa tournée Ziggy Stardust ?

« David Bowie is crossing the border », il franchit les limites, toutes les limites. A 26 ans, il gagnait déjà un demi-million de livres par an après avoir troublé le public avoir son personnage de Ziggy Stardust.

En fin de parcours, il semble que Bowie n’est jamais eu de revers de carrière, has been est un mot qui ne sera jamais associé à l’artiste. Bien sûr des albums ont eu moins de succès, bien sûr Outside 1, odyssée initiée en 1995, ne verra pas de suite.
Bowie a réussi à prendre de court le public dans des disciplines autres que la musique en se glissant dans la peau de Joseph Merrick (Éléphant Man à Broadway) ou d’Andy Warhol (éternelle référence) pour les besoins du film Basquiat de Julian Schnabel. Ou en se mettant à la peinture. Les deux portraits d’Iggy Pop exposés montrent son agilité.

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Réserves : la partie consacrée à Bowie et la France n’est finalement pas aussi percutante qu’on ne le pensait ; un livre d’or, un 45 Tours orignal pour une version de Heroes en français dans le texte. Pas de photos de Bowie dans les rues de Paris comme l’on peut en trouver sur le net. Pas de révélation non plus.
Le final de l’exposition qui laissait sans voix à Londres est moins spectaculaire à Paris, car malheureusement plus bas de plafond.

Mais ça ne doit pas empêcher la visite de cette expo déjà culte ! 3 mois, ça passe très vite, alors ne tardez surtout pas.

Exposition DAVID BOWIE IS 
à la Philharmonie de Paris
221, avenue Jean Jaurès
75019 PARIS 

jusqu’au 31 mai 2015

Horaires :
MARDI : 12h-18h
MERCREDI ET JEUDI : 12h-20h
Durant les vacances scolaires de printemps (du 21 avril au 3 mai) : 10h-20h
L’espace d’exposition temporaire est fermé tous les lundis et le 1er mai
VENDREDI ET SAMEDI : 10h-22h
DIMANCHE : 10h-20h

DAVID BOWIE IS – LE FILM
projeté pendant toute la durée de l’exposition au cinéma Le Luminor – Hôtel de ville, Paris

Et exceptionnellement le Lundi 1er juin à 20h dans une sélection de cinémas Pathé

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2 réflexions au sujet de « Exposition DAVID BOWIE IS … YOURS @ La Philharmonie de Paris »

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