Exposition à la Cinémathèque Française: la vague Tim Burton s’empare de Paris

C’est l’Evénement du début d’année, voire de 2012 tout entier. Le vaisseau Burton s’amarre enfin à Paris, à La Cinémathèque Française jusqu’au 5 août.

Alors que l’exposition que le MOMA à New York a consacré au cinéaste l’année dernière suscitait toutes les convoitises et poussait certains fans français à traverser l’Océan pour ne pas rater une occasion rare de pénétrer l’univers burtonien, la blogosphère n’en finit plus de trépigner depuis plusieurs jours, euphorique d’avoir un Maître à vénérer en chair et en os sur son sol.

Et quel plaisir effectivement d’avoir désormais les preuves originales des nombreux talents du cinéaste américain – expatrié à Londres – que l’on peut présenter aux grincheux convaincus que Burton ferait toujours le même film.

L’ouverture de l’exposition et de la rétrospective a été marquée par une master class sold out en moins de 10 minutes, un vernissage tapis rouge avec refoulement d’invités et une séance de dédicaces qui aurait, au final, fait plus de malheureux que de chanceux. A ce jour, le mystère reste entier sur les raisons de ne pas avoir stopper l’allongement de la file d’attente, quand il en était encore temps et avant qu’elle n’atteigne le Palais Omnisport de Bercy.

Au 5 étage du bâtiment dévolu aux expositions temporaires, ce n’est que surprises, régression, jubilation et longue contemplation individuelle. Face à autant de merveilles, vous ne pourrez pas commenter toutes les œuvres avec voisin.

Les superlatifs ou substantifs ne manquent donc pas devant l’ensemble des pièces ponctuant un parcours vaste dans l’univers de Tim Burton. Dessins, sculptures, courts-métrages de jeunesse, publicités et reliques de films dont le pull angora d’Ed Wood. L’interdiction de toute reproduction de cet objet fétiche est un nouveau mystère à soulever.

Autant être prévenu avant de grimacer sur le prix du billet ou devant la queue à prévoir au cours des week-ends. L’enfant qui est en vous, ne vous sera jamais autant reconnaissant de l’inviter à traverser l’imaginaire d’un maître de l’image : dessinée, animée et filmée.

Après que le carrousel d’animaux étranges (inspiré d’un dessin pour le film Beetlejuice) accompagné de la musique de Danny Elfman a fini de vous fasciner, vous allez entrer dans une vaste salle réunissant dessins, esquisses et autres tableaux. Vous reconnaîtrez l’enfant huitre, et rencontrerez aussi bien de drôles de couples que des personnages improbables. Galerie de portrait géante avec monstres, ogres, squelettes, gravures de mode métalliques, personnages tentaculaires et brouillons de Mister Jack.

L’œil en perdrait l’équilibre, si la curiosité ne nous poussait pas à explorer chaque nouveau thème qui s’offre à nous.

Un bébé bleu, certainement l’enfant caché de Sally, héroïne de L’Etrange Noël de Monsieur Jack, nous accueille dans une autre salle. Rencontre silencieuse avec ce enfant immobile, au visage rafistolé.

La sélection thématique est aussi l’occasion de revenir, entre autres, sur une légende. Celle de propositions refusées par Disney pour le dessin animé culte : Taram et le chaudron magique. Les pièces à conviction encadrées épatent car l’univers Burtonnien est bien présent. Néanmoins, on se prend à sourire en imaginant la tête des décideurs quand ils ont découvert des monstres à poil ou des tables anthropomorphiques. Plus d’un « gloups » a dû être étouffé.

Suit une enfilade consacrée aux courts et longs métrages. Les films sont évoqués par quelques dessins et pièces maîtresses : le costume et le gant de Johnny Deep dans Edward aux mains d’argent, une série de visages de Mister Jack, des maquettes de martiens pour Mars Attack !, un épouvantail à tête de citrouille évoque Sleepy Hollow.

Batman avec trois masques en latex.
Au sujet de ce dernier film, saviez-vous que Burton écoutait l’album The Wall de Pink Floyd pendant le tournage des aventures du superhéros masqué?
Les présentations sont parfois un peu synthétiques quand vous croisez l’un des films chers à votre cœur.

On en aurait bien pris plus dans les mirettes : des costumes par exemple, une ou deux exclus sur le prochain film 3D Frankynwinnie, du studio Disney.
Souvenons-nous de l’exposition consacrée à Stanley Kubrick qui s’étalait sur deux étages.  Tim Burton l’aurait tout autant mérité.

Reste une dernière question. Celle de l’achat du catalogue en version luxe avec lithographie signée de la main du maître. A 1000 exemplaires, cette édition a-t-elle quelque chance de prendre de la valeur avec le nombre des années?

Exposition et rétrospective Tim Burton
Jusqu’au 5 août 2012

à La Cinémathèque Française
51 rue de Bercy -75012 PARIS

Horaires :

Lundi, mercredi à vendredi  :12h-19h.
Week-end, jours fériés et vacances scolaires (14 au 29 avril et 4 juillet au 5 août) : 10h-20h.
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h.

Fermeture le mardi et le 1er mai

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Street living-room art by Liox – Rive Gauche Saint-Germain

Liox est un street artiste et peintre qui crée des installations éphémères au coin de la rue. Une galerie très personnelle à ciel ouvert.
Il faut un bon flair ou une bonne étoile pour découvrir les derniers oeuvres collées à même le poteau, qu’il offre aux parisiens.
Une fois l’artiste passé, il n’est pas interdit de repartir avec la feuille à dessin de votre choix, quand vous l’avez.
Son art est donc proche du subliminal.

Rive Gauche, les riverains ont une certaine tendance à la contemplation et ne sont pas poussés par l’envie de de décoller les oeuvres.
Sans doute à cause de leur dimension.

Rive Droite, rue des Archives, par exemple les dessins ne mettent que peu de temps pour attirer les convoitises, voire parfois le vandalisme.

Voici la galerie photos réalisée le jeudi 9 mars 2012 – Boulevard Saint-Germain – Paris

Série des Marianne
Marianne Molle

O larmes etc.

Rue de Buci 6e – Série collection Printemps-Eté
Hommes de Belleville Made in Ménilmontant – 2010 – 20 euros TTC

 

 Femmes de Belleville – Made in Ménilmontant – 2010 – 20 euros TTC

Diane version 2012

Web officiel: Lioxart

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Exposition : le folk-rock de Bob Dylan s’invite à la Cité de la Musique

La question impertinente de la semaine: pouvons-nous conseiller l’exposition événement Bob Dylan à la Cité de la Musique à un(e) ami(e) qui ne connaîtrait que peu de choses concernant le chanteur américain?

Ce lundi, soir de vernissage, il n’est pas rare de croiser des visiteurs curieux, d’autres qui veulent avant tout se montrer et quelques-uns qui ont trouvé un cadre amusant pour donner se rendez-vous entre friends.
Bref, il y a de grands écarts entre les fins connaisseurs comme Hughes Aufray, présent, et les autres, qui ne connaissent tout au plus qu’une seule – mais la plus emblématique – chanson du répertoire du song-writer: Like a Rolling Stone.

Ouvrant cette première exposition d’envergure sur l’artiste folk, la galerie de photos noir et blanc du photographe Daniel Kramer sur mur bleu impose le recueillement.

Les salles voisines seraient presque anecdotiques si elles ne contenaient pas quelques pièces rares dont une série de guitares réunies, d’après le commissaire de l’exposition, Robert Santelli, « pour la première et dernière fois en France ». Une raison unique donc de croiser des pièces mythiques comme le compagnon de route d’Elvis Presley, l’instrument culte de Woody Guthrie dont toutes les guitares portaient la mention: « This Machine Kills Fascists » (cette guitare tue les fascistes).

Face aux portraits d’un jeune homme en devenir, le visiteur ne peut qu’être touché. D’abord par la frêle silhouette, ensuite par la précocité de la vocation. Suivi au cours d’ne année entre 1964 et 65 par le photographe Daniel Kramer – assistant de Diane et Allan Arbus – Bob, âgé de 23 ans   s’illustre en compagnie de grands noms comme Joan Baez ou encore Johnny Cash, regard magnétique.

le photographe Daniel Kramer à la Cité de la Musique Paris

De l’aveu du photographe présent pour deux rencontres le soir de l’ouverture de l’expo: « Bob Dylan était un bon sujet photo et fallait que je sois un bon photographe, face à lui. C’était le point de départ indispensable pour débuter cette relation artistique. »

Suivra la réalisation de deux couvertures d’album pour le chanteur. La première, Bringing it all back, capte un Dylan pris au centre d’un effet visuel dont Daniel Kramer garde encore le secret. Cette couverture vaudra à ce dernier une récompense aux Grammy Awards.

La seconde pochette, jugée provocante à l’époque : Highway 61 revisited offre une scène de rue comme on pouvait assister dans le New York des années 60. Le chanteur est cette fois assis sur des marches d’escalier les cuisses un peu trop écartées pour l’époque. On distingue en arrière-plan une silhouette coupée au niveau bas ventre.

Cet ensemble d’arguments convergent à répondre par l’affirmatif à la question posée en début de billet. Bien que le personnage puisse décevoir, surtout depuis ses dernières tournées, par son manque de respect pour un public qui vient toujours en nombre, quelque soit votre niveau de connaissance du répertoire du chanteur, vous trouverez forcément une bonne raison pour vous rendre Porte de Pantin.

Exposition Bob Dylan, l’explosion rock 61-66
A La Cité de la Musique 
Jusqu’au 15 juillet 2012

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POSSESSIONS avec Jérémie Rénier – Polar autour de l’affaire Flactif, de Eric Guirado

L’affaire Flactif, le meurtre sanglant d’une famille au Grand Bornand, a défrayé la chronique judiciaire et les faits divers en 2003.
Presque dix ans ans après les faits, Possessionsle film du réalisateur Eric Guirado s’empare de cette histoire pour en faire une fiction dont les rôles principaux sont tenus
par Julie Depardieu, Alexandra Lamy, Jérémie Rénier et Lucien Jean-Baptiste.

Saluons tout de suite leur performance, le casting est à un niveau de jeu exceptionnel.
Outre Jérémie Rénier (Bruno Caron), qui a pris 18 kilos pour le rôle afin de laisser le personnage l’envahir de l’intérieur.  Julie Depardieu campe une Maryline Caron parfaite, déçue que son rêve d’une vie meilleure s’étiole au fil des déconvenues, contaminant son mari.
Face à eux, Lucien Jean-Baptiste et Alexandra Lamy sont parfaits dans ce couple de « bourgeois provincial » qui affiche sa réussite et sa domination sur le couple Caron.

Mais la mention spéciale revient à Appollonia Luisetti, âgée de 8 ans,  qui interprète Morgane Caron, la fille du couple Caron.
On se demande comment cette fillette a pu sortir indemne d’un tournage décrivant des rapports humains d’une telle violence. De l’aveu même du réalisateur,  c’est une véritable actrice, qui à son âge, est pleinement consciente de jouer un rôle. La preuve, dixit le réalisateur, la réaction de la jeune actrice à la fin des prises:  « Eric, j’ai été bonne ?« 

Dans cette fiction tirée de ce fait divers, le réalisateur ne veut que s’attarder sur les liens humains entre les différents protagonistes.
Et malgré l’avertissement que ce film n’est que pure fiction, résonne et remonte en nous le souvenir de ce meurtre ultra médiatisé tout au long du récit. A tel point qu’il est difficile de se décoller de l’actualité de l’époque qui a inondé les médias.

Il est évident que le cinéaste s’est beaucoup documenté pour écrire son scénario.
Mais outre  le jeu d’acteurs, la maîtrise de ce film réside dans des images parfaitement construites, des cadrages justes et des paysages mis en valeur. Un réel plaisir.
Eric Guirado saisit le bon regard, le juste mouvement, le moment clef de chaque scène. Et comment ne pas être touché par la retenue  de la mise en scène lors du point culminant du film.

Malgré ces atouts artistiques , on regrettera cependant que le scénario ne s’attarde pas plus sur la vie de la famille Castang.

Possessions est un polar psychologique juste et maîtrisé qui nous fait oublier la déception d’Avant l’Aube de Raphaël Jacoulot.

POSSESSIONS d’Eric Guirado
Sortie le 7 mars 2012

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Live report: concert THE DRUMS et LESCOP au Bataclan – Paris

 C’est bien connu: vendredi, tout est permis.

Pour retour sur le sol parisien du groupe The Drums: ton bonnet tu garderas.
En effet, dans le public, il n’était pas rare de croiser de nombreux couvre-chef malgré la chaleur incontournable du lieu.
Une nouvelle tendance fashion: se prémunir de tout imtempérie même en intérieur ou un bon moyen de cacher sa chevelure grasse. La chanteuse et comédienne Soko en serait l’égérie.

Avant de s’offrir un trip rock ensoillé mais sans tongs, rencontre avec le jeune artiste Mathieu Lescop, qui se charge d’emballer le public. Avec son electropop entraînante, il ne tarde pas à divertir les épaules et les nuques.

Avec son profil à la Brian Molko (du groupe Placebo), Lescop fascine surtout par son jeu scénique. Des gestes et des mouvements de corps proche du charismatique Michael Stipe de REM.
Côté chansons: La Forêt prend de l’ampleur en version live. Les accents très vintage époque Etienne Daho nous renvoient en plein 80’s. C’est relevé, efficace et addictif.

Au changement de scène, Hedi Slimane fend la foule, anonyme, pour accéder au backstage. Discret et élégant, il rejoint ceux qu’il a déjà shooté dans un très beau noir et blanc de son cru.

21h. Entrée sobre et éclairée du groupe américain sur What you were. Ca chauffe les pieds. La mèche blonde du chanteur, Jonathan Pierce, n’en finit plus de s’envoler avec les mouvements de tête.
Ce casque doré qui masque le front de l’artiste compose une danse surréaliste indépendamment du corps.

Les autres membres du groupe eux sont plus en retenus, chacun s’afférant sur son instrument.

A partir du second titre, Best Friend, la fumée et la pénombre sont généralisées. Sage initiative quand on veut interdire les feux excessifs des appareils photo et autres Iphone. Résultat impossible de faire le point, les bras ont toute amplitude pour se balancer en rythme.

Le leader du groupe, chemise bordeau sur débardeur vert, en profite pour saluer le talent de Lescop, avouer qu’il n’est pas nécessaire de se faire la promesse de passer une bonne soirée. Il s’excuse de ne pas parler français.

Et le show repart. Money, premier single de l’album Portamento, arrive assez vite pour confirmer la réactivité du groupe. Les titres s’enchaînent à vitesse grand V pour finir par un slow anecdotique qui permet aux couples de se coller « très » serrer.

Le rappel apporte un moment de grâce aérien: Searching for Heaven captive avec un duo original, synthé rétro et voix.

Let’s go surfing et un dernier titre. Fin de concert tout mouillés de chaud à 22h15. On prendrait bien l’avion avec le band pour une virée dans leur Brooklyn natal.

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Cérémonie des VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2012: photos en exclu – ce que vous n’avez pas vu

Ce samedi, l’équipe du blog a eu l’honneur d’assister à la 27e cérémonie des Victoires de la Musique. Préférant la musique live au Tournez Manège musical de TF1 avec The Voice, nous avons pu saisir quelques images en exclu, au cours de la soirée, dont un Orelsan en joie avec ses deux victoires, sa bande et toutes les filles qui voulaient une photo avec lui.

Première image: Skip the use pour un live fiévreux, entouré de très jeunes filles.

Zaz, en plein déploiement vocal, devant une vue de Time Square à New York.

L’un des éclats de cette cérémonie, injustement oubliée: Camille.

Orelsan, ses deux victoires et quelques membres de sa bande.

Laurent Voulzy tentant de se frayer un chemin au milieu de ses fans féminines. Un invité VIP en profite pour rappeler à l’artiste qu’ils se sont croisés dans l’Eurostar. Le chanteur et sa victoire sont restés de marbre.

Rouge passion. Les girls de Brigitte glamour de dos et un inconnu de face.

Brigitte sur le plateau de Planète Musique Mag de Thomas VDB après la cérémonie.

David Tomaszewski, réalisateur du dernier clip d’Orelsan, Raelsan, garde tout son mystère derrière son masque.

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Pièce sensible et généreuse: JE NE SERAI PAS AU RENDEZ-VOUS au Théâtre des Mathurins

Je ne serai pas au rendez-vous au Théâtre des Mathurins, une pièce douce-amère qui questionne le hasard des rencontres.

A première vue, Lucas est un garçon qui pourrait être agaçant. Belle gueule et charmant, il réussit tout du premier coup : bac, diplôme, séduction de la femme de sa vie.

Toujours à l’heure, sa vie est une partition sans écart, ni fausse note. Jusqu’au jour, où pris d’un doute existentiel, mu par une envie de liberté qui irait au-delà de son amour pour sa future femme, il ralentit la cadence et se prend les pieds dans un grain de sable métaphysique.

Pieds nus sur les planches, le comédien qui incarne Lucas, Nicolas Giraud, entre en scène par un monologue intime et sensible. La gueule de cinéma découverte dans les films Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (Luc Besson) ou Voir la mer (Patrice Leconte) devient gueule de théâtre avec cette première œuvre du metteur en scène, Ladislas Chollat.

Les coups du sort, les hasards, les coïncidences fortuites: la vie peut basculer en peu de temps, et à tout moment. Casanova en avait fait un principe de vie: saisir tout ce qu’il rencontre quitte à faire fortune ou à se retrouver en prison.
Point de banqueroute dans cette pièce, plutôt de violents coups de volant sur une route apparemment un peu trop droite, monotone, mais rassurante pour tous.
Ainsi, une rencontre peut suffire à un virage à 180 degrés, un retard peut ébranler l’ordre apparent.

Les comédiens – menés par Roger Dumas en malicieux doyen entouré de ses trois jeunes partenaires – se renvoient les mots les uns les autres dans un savoureux jeu d’équilibre. Pour Lucie, lectrice du blog: « les acteurs sont époustouflants de justesse, ils nous transmettent émotions, sourires, réflexions avec une facilité déconcertante! »

Dans un décor simple et  astucieux grâce à un jeu de paravents, de panneaux mobiles et d’éléments à double fonction, les acteurs évoluent dans une dynamique scénique stimulante.

Face aux répliques, il n’est pas rare de revenir sur quelques moments clés de notre vie. Et à la question: quels en ont été les revers, les surprises? La réponse que nous en donne les auteurs, La vie a plus d’imagination que nous, apparaît avec évidente force.

Comme un miroir, cette pièce sensible ne vous quittera jamais tout à fait après avoir fait sa rencontre.

Je ne serai pas au rendez-vous
Théâtre des Mathurins
36 rue des Mathurins
75008 PARIS

Du mardi au samedi à 19h

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Exposition Yann Kersalé – Sept fois plus à l’ouest envoûte à l’Espace Fondation EDF

Toute région de France rêverait d’avoir un génie de la lumière sur ses terres capable de magnifier aussi bien quelques-uns des plus beaux monuments  de son patrimoine que des friches en cours de réhabilitation.

La Bretagne a la chance d’avoir en son sein un artiste unique: Yann Kersalé.
Un enlumineur des grands espaces, rêveur de formes en plein air, et trublion pourfendeur des nuits noires.

L’Espace Fondation EDF, ne réussissant jamais mieux que dans l’organisation d’installations – souvenons-nous celle du paysagiste Pascal Cribier ou de Patrick Blanc- accueille l’artiste jusqu’au 25 mars 2012 pour une plongée en eaux lumineuses, en digressions contemplatives et en jeux d’éblouissement visuels.

En lien direct avec la conception d’éclairages réalisés in situ dans des sites uniques comme le phare de l’Île Vierge à Plouguerneau, les Mégalithes de Carnac ou encore le Chaos du Diable à Huelgoa, le parcours est ponctué de propositions vidéo oniriques, délicates, voire abstraites.

Pas d’écran plat au menu. Que des formes originales : bulle gonflable miniature rappelant le Leviathan d’Anish Kapoor présenté dans la Nef du Grand Palais, nuée de ballons isolée dans un angle de salle avec projections de télévisions étrangères (Éblouis d’images du monde) ou encore surfaces rocheuses (Enrochement d’ombres).

Pour la séance de contemplation, osez le coussin à même le sol de l’installation Chrysalide. Vos yeux seront portés, au dessus de vous, par des figures passantes projetées sur une structure composée de morceaux de bois. Des sons de ville rythment les images. Vos idées peuvent s’envoler vers d’autres sommets.

Inspirez et regarder, l’art de l’artiste Yann Kersalé est une jouissance visuelle.

Exposition Yann Kersalé – Sept fois plus à l’ouest
Espace Fondation EDF
6, rue Récamier  75007 Paris

Jusqu’au 25 mars 2012

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Concours 2e édition: invitations à gagner pour la pièce JE NE SERAI PAS AU RENDEZ-VOUS au Théâtre des Mathurins

La fine équipe en remet une couche suite au premier concours.

Nous vous proposons une nouvelle fois de gagner des places pour Je ne serai pas au rendez-vous actuellement au Théâtre des Mathurins. Ecrit par le metteur en scène Ladislas Chollat avec Patricia Haute-Pottier, cette pièce va vous transporter dans un questionnement délicat sur les notions de temps et d’opportunités à saisir au cours de sa vie.

Pour le moment, nous n’avons pas envie de vous en dire plus parce que nous voulons que vous la découvriez avant d’en reparler ici-même.

affiche je ne serai pas au rendez-vous théâtre mathurins roger dumas aurore auteuil paris

Tentez votre chance pour gagner 2×2 places afin d’assister à la représentation du mardi 6 mars à 19h00.

Répondez aux deux questions suivantes:
1/ De quel générique de dessin animé culte des années 80 Roger Dumas a-t-il écrit les paroles? Indice
2/ Quel est le nom du librettiste américain d’Avenue Q récemment  interviewé par l’équipe d’United States of Paris? Indice

Envoyez un mail avec vos réponses accompagnées de vos nom, prénom à: usofparis@gmail.com
Pour augmenter vos chances: LIKER la page Facebook du blog

Concours Fini

Bravo à Joël et Vanessa

Merci à Jeux concours gratuits

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Critique et vidéo exclu de la comédie musicale AVENUE Q à Bobino adaptée par Bruno Gaccio

Avenue Q à Paris, la suite.

En foulant le tapis rouge de la première d’Avenue Q à Bobino, nous avons fait la rencontre d’un des créateurs de la version originale. Jeff Whitty, auteur du livret de la comédie musicale, a accepté de partager avec l’équipe ses impressions sur la version française.

http://www.dailymotion.com/video/xp0ys5

Qui aurait cru que Paris se lèverait pour une troupe de marionnettes?
Et pourtant, depuis le 7 février, les spectateurs rient, s’enthousiasment et tapent sur la cuisse de leurs voisins chaque soir avec une réelle complicité.

Pas de tête d’affiche au programme, si ce n’est le charisme et le talent d’un homme au flair infaillible Bruno Gaccio. Ce dernier, à la tête de la Nouvelle Trilogie sur Canal Plus, orchestre une adaptation efficace et de plein pied dans l’actu de la comédie musicale à succès. Quelques références notamment à notre Président sont tordantes.
Avenue Q pose un regard tendre, frontal et cynique sur la réalité de nos vies: échecs, amours impossibles, douces utopies et différences, quelles qu’elles soient.

L’action se déroule dans une rue imaginaire et pourtant réaliste de New York. Une rue retirée qui semble discrète et pourtant représentative de la mixité à un détail près. Une nouvelle race d’humains y est convoquée et tente de s’intégrer: les monstres.

Avouons quand même qu’il faut un petit temps d’adaptation avant de fixer nos yeux définitivement sur les marionnettes et de ne pas systématiquement regarder les comédiens-chanteurs qui les manipulent.
En effet, ce type d’ « entertainment » n’est pas dans nos gênes à l’inverse des Américains qui sont bercés par le Muppet Show depuis 1976.
Pauvres français que nous sommes, les seules références possibles sont celles du Bébète Show, des Guignols de l’info et de quelques ventriloques du dimanche.

Les jeunes comédiens réussissent avec brio à donner corps à ces personnages capables d’une seule émotion à fois. La troupe composée de manipulateurs réactifs et capables de pirouettes sur scène comme en coulisses vous réserve de belles surprises tant le casting est efficace.

Seul bémol: le personnage de Tatami d’origine japonaise, interprété par la divine Alice Lyn, est gratiné de clichés. Certes, elle est hilarante dans ses excès de cris et son français très approximatif. Mais les ficelles sont vraiment faciles.

Côté chansons, les titres Ça craint d’être moi, Tout le monde est titi peu raciste ou J’irais pas loin avec un Bac +20 vont prendre possession de vos méninges pour ne plus vous lâcher.

Nul besoin de prendre un billet pour Broadway ou Soho. Le spectacle aux 3 Tony Awards et plus de 10 millions de spectateurs dans le monde est à votre porte.

 La comédie musicale AVENUE Q
à Bobino
20, rue de la Gaîté 75014 PARIS

Du mardi au samedi à 21h
Matinées samedi et dimanche à 16h30

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