Festival HAUTES TENSIONS 2013 à la Villette – Livereport hip hop avec SERIAL STEPPERZ, RAULI KOSONEN, la Cie S’POART…

Première scène partagée à la Grande Halle de la Villette pour le Festival Hautes Tensions 2013.
Faisceau de lumière sur scène. Un premier danseur fait son entrée.
Les mouvements se font progressifs. Lumière de jour – lumière de nuit 
Le rythme se porte sur chaque partie du corps. Les mouvements prennent de l’ampleur. 
Jusqu’à l’arrivée d’un second danseur qui prend le relais du premier, tout en glissade. 
Les danseurs de Serial Stepperz Quartet débutent alors un cycle. La précision des mouvements hypnotise. 

La partition de ce nouveau spectacle intitulé Motherland propose un retour sources d’Afrique tout en finesse.
Mélange d’influences à travers les corps des danseurs portés par les sonorités d’un autre continent. 

Cette danse est généreuse. Nous procurant ce que la danse contemporaine a trop tendance à nous priver: un mouvement en continu, fait de rythme et d’envolées acrobatiques.
En une trentaine de minutes le charme opère, si bien que le public n’attend pas la fin du show hip hop pour battre des mains.
Aparté féminin avec la Cie Lady Rocks portée par 4 filles de caractère, habillées de noir et de bandana.
Une spectatrice du 2e rang de la Grande Halle commente en live et lance à sa voisine: « Ça envoie! J’aimerais pas les croiser!« 
Preuve que ces filles-là ont de la technique.
Rencontre de courte durée. 8 minutes de pas assurés, non dénués de charme.
Vient la séquence de trampoline bluffante, celle qui intriguait dans le programme de la soirée. Oubliez les exercices scolaires et autres démonstrations des pompiers de Paris (par exemple) auxquelles vous avez pu assister.
Le jeune  Rauli Kosonen  arrive à renouveler le genre avec une pointe d’humour ravageuse.
Imaginer le garçon, exceptionnellement privé de ses mains car entravées par un film plastique. Il trouvera pourtant suffisamment de force dans les jambes et la tête pour arriver à se propulser.
Quand il se libère enfin de ses liens, ses sauts ne sont que plus impressionnants encore.
Dernier tour de piste avec la Cie S’Poart accompagnée d’une bande-son qui vaut de l’or.
Presley, Hendrix, Nirvana ou encore Daft Punk sont convoqués pour ce Rock it Daddy tonique et désopilant.

Ça débute un peu comme une blague potache entre potes avec les tubes de papa ou grand-père: Jailhouse Rock, Swing The Mood (Jive Bunny & The Mastermixers)  ou Great Balls of Fire (Jerry Lee Lewis).
Hip hop et rock font plutôt bon ménage malgré le côté Forbans de la bande-son.Virage à 180 degrés avec Jimi Hendrix, Metallica et Rage Against the Machine.
Les danseurs prennent le rythme à contre-pied de ce que l’on pourrait attendre.
La fougue et la bonhomie des danseurs nous emportent dans un trip musical surprenant.Changement de tenues de scène pour chaque univers musical.
Final sur Robot Rockde Daft Punk, futuriste et diablement euphorique.

Dernière date de cette scène partagée: samedi 20 avril à 20h30

Prochaine plateau du 25 au 27 avril avec: Madrootz, Zamounda Crew, La Meute, R.A.F Crew !

HAUTES TENSIONS édition 2013
au Parc de la Villette

Jusqu’au 28 avril 2013

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Evénément et CONCOURS street Samedi 20 avril: STRIPE UP YOUR LIFE by STABILO @ la Fontaine des Halles Paris

Avant Lille (27 avril), Lyon (4 mai), Nice (11 mai), Marseille (18 mai), Toulouse (25 mai) …, l’évément Stripe Up your life débute sa tournée des grandes villes à Paris.

Rendez-vous le samedi 20 avril de 14h à 18h à la Fontaine des Halles pour une opé street style.

L’occasion d’une découverte d’un nouveau sport à pratiquer dans la rue, en solo ou en groupe, venant de Germany.
Au côté des skates, rollers et autres vélos à pignon fixe, il faut désormais compter sur le Hockern.
Vous n’allez pas croire vos yeux de tout ce que l’on peut avec ce nouvel accessoire!
Mais au fait qu’est-ce que c’est?
Vous comprendrez par vous-même samedi.

A cette occasion, la Fontaine des Halles va s’habiller des couleurs du célèbre stylo point 88 zébré de Stabilo.
Celui-ci évolue avec son temps dans son design et son code couleur.
Cette fois, il s’ouvre à la culture du bitume et du plein air.

Mais ne croyez pas que les spectateurs ne seront pas mis à contribution. Bien au contraire!
Une battle de photos sera organisée en parallèle de la démo.
5 spots zébrés à shooter dans l’après-midi et un chèque cadeau de 200 euros pour le meilleur.

CONCOURS

Des goodies Stabilo: lunettes, clés USB et des kits de 25 feutres point 88 sont à gagner avec United States of Paris
Pour cela rien de plus simple, envoyez-nous par mail une image ou un message qui illustre le mieux l’expression:  « fais vibrer ta vie! ».
Envoyez-nous vos contributions avec vos prénom, noms et adresse postale à: usofparis@gmail.com

Nous départagerons les 5 meilleurs messages et enverrons les lots (paire de lunette, clé USB et kits de feutres) directement à leurs auteurs !

CONCOURS TERMINE ! Merci pour vos messages et photos.
Bravo à Even, Séverine, Céline, Gwenola et Sandy!

Merci à Va Bene et
Jeux concours gratuits

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PHOTO DU MOIS #13 : du blanc et du noir mais pas en Noir & Blanc

Chaque mois, les bloggers et bloggeuses qui participent à La Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème.
Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Pour ce mois, le thème est: du blanc et du noir mais pas en Noir et Blanc !

L’une des premières images qui vient à la rétine d’un parigot branché street art est : Fred Le Chevalier.
Il offre des collages originaux sur les murs de la capitale.
Des moments de poésie bien souvent accompagnés d’un titre.

Ce couple d’amoureux croisé il y a quelques semaines n’était pas accompagné d’aucun mot.
A vous de trouver le petit texte qui pourrait y être associé.

Pour découvrir toutes les autres propositions, surfez sur les blogs et partagez vos commentaires:

N, Les voyages de Seth et LiseMAnne, Carnets d’images, Les voyages de LucyAnne Laure TL’AzimutéeTestinauteLa voyageuse comtoiseLouikiHappy UsSkipiClaire’s BlogAnitaFrédéricDr. CaSo, Alexinparis, Dame SkarletteDelphineF, Carine, Cindy ChouLa MessineStephane08M.C.OLa NantaiseEHomeos-tasieLaurent NicolasThibUn jour, une vie et mon blog Wolverine, Agrippine, Cekoline, Alice WonderlandFilamotsGuillaumeMarmotteAlbanTambour MajorGalinetteCalamoniqueIsaquarelNickyArwen, Lucile et Rod, Céline in Paris, LisaDeParis, Isa ToutSimplementLaulineaLau* des montagnesChristelleDjoulEurydiceLaGodicheOriLyonelk, Hypeandcie, MimirelitonCath la CigaleFrançois le NiçoisLes bonheurs d’Anne & AlexChristopheFanfan Raccoon, Ava, Hibiscus, Caro JulesetMoaTuxanaMclwChristeavEloclemenceChat bleu, Viviane, CélianoChloéThalieBerliniquaisGilsoub, Raphaël, scarolles-and-co , Juriste-in-the-city , A’ichaJoséphine oseValérieCricriyom from ParisBestofavaA&GCarnet d’escapadesMeyilo, Nie, La Fille de l’Air, Laure, Sephiraph, Karrijini, Angélique, La Parigina, AkaiericMamysorenLa Flaneuse, Carole In Australia, RenepaulhenryCaraEl PadawanVioletteCocosophieJ’adore j’adhèreJosiane, Champagne, CherrybeeElodieCook9addictCocoLouisianneNarayanThe MouseLaurianeLavandineCarolineXoliv’Caro from London LeviacarminaA bowl of orangesAkromaxKrn, The Parisienne, flechebleu, Sophie Rififi, Gizeh, La Papotte, JulieXavier Mohr, Emma, Blogoth67, Sinuaisons, CaterinePilisimagda627Solveig

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Spectacle Humour: JEFF PANACLOC et Jean-Marc au Théâtre des Mathurins – à la Cigale, au Casino de Paris et en tournée

Un ventriloque!
On ne sait pas pour vous, mais pour l’équipe, on n’en avait pas croisé depuis le Club Dorothée et le fameux Tatayet.

Alors ceux pour qui la perspective de passer la soirée avec une bébête à poils orange pourrait rebuter,
LISEZ CES QUELQUES LIGNES.

Après avoir joué les prolongations à la Comédie des Boulevards et au Théâtre des Mathurins et s’être envolé pour le OFF du Festival d’Avignon en 2013, Jeff Panacloc poursuit sa tournée des salles parisienne à la Cigale (avril) et au Casino de Paris (décembre).
Et ce n’est pas uniquement dû à son passage chez Sébastien, sur France 2 un samedi soir, ou à l’enthousiasme de Pascal Obispo pour son spectacle.

Mais c’est bien grâce à son humour corrosif et quelques salves un peu attendues, que Jeff rempli la salle chaque soir.

Ce garçon a un réel talent, dans la voix, le bras et aussi le caractère.
Car ce dernier est mis à rude épreuve, en encaissant les plus vilains coups portés par sa marionnette.
Le démon à poils, Jean-Marc n’a de cesse de mettre en doute la masculinité de son acolyte.

Et Jeff en a du courage pour supporter ce caractère volubile et les blagues de plus ou moins mauvais goût adressées par Jean-Marc au public.
Pour résumé, cet animal est une sorte de croisement entre Jean-Marie Bigard et Jérémy Ferrari.

Ce vendredi soir, l’alter-ego de l’artiste a décidé de chauffer Sylvie au premier rang.
Capable de propositions les plus déconcertantes les unes des autres, il est pourtant difficile de totalement lui en vouloir.

Et tout le monde en prend pour son grade: du curé au politique, en pensant par les stars, car Jean-Marc rêve aussi de gloire.
Comment faire pour dompter une bête à poils en lâcher prise intégral ? Jeff et Jean-Marc (surtout), n’ont aucune limite !

Vous découvrirez aussi pourquoi « les suédoises ne doivent pas sucer! »
Jeff Panacloc perd le contrôle est un spectacle politiquement graveleux et bourré de pépites hautement explosives !

Toutefois, dans ce tourbillon de mauvais esprit, la poésie a aussi sa place autour de cette relation si particulière du manipulateur et sa marionnette.
Nous vous laissons la découvrir.

Attention, même si c’est un spectacle de ventriloque, mieux vaut prévoir un(e) baby-sitter  pour vos bambins âgés de moins de 10 ans !

JEFF PANACLOC PERD LE CONTRÔLE!
mis en scène par Jarry

 

Au Théâtre des Mathurins

du 22 septembre 2013 au 31 mars 2014
à La Cigale
du 11 avril au 13 avril 2014
au Casino de Paris
les 2 et 3 décembre 2014

et en tournée dans toute la France !

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SHADOWLAND back in Paris – la Compagnie Pilobolus subjuge les Folies Bergère

Ils peuvent être heureux, les parigots et parigotes !
Après une série de dates à succès la saison dernière, la Compagnie Pilobolus Dance Theatre est de retour pour 14 nouvelles envolées à Paris, avec son spectacle SHADOWLAND. Pour les retardataires: repousser à la fin du mois le dîner avec belle-maman ou la séance ciné avec entre copines. La dernière est le 21 avril !

Hollywood à Paris

Un conte onirique et initiatique fait d’ombres et de lumières va hypnotiser vos yeux pourtant repus des trucages les plus fous (projection 3D, Avatar et autres lunettes-écran connectées). Avec Shadowland, il n’est pas rare de retrouver de l’enfant qui était en vous – qui jouait au cow-boy et aux indiens ou la princesse – devant l’écran, non de cinéma, mais déployé sur scène.

Les corps des artistes, incroyables acrobates et parfaits comédiens, se jouent de nos perceptions dans un ballet onirique à grand spectacle. Effets spéciaux, tableaux poétiques ou encore courses poursuites sont, finalement faits de tout petits riens. Si ce n’est une certaine aisance physique et une maîtrise parfaite du faisceau lumineux.

Alternant séquences derrière et face à l’écran, les artistes opèrent un équilibre subtil entre références au cinéma muet, aux films hollywoodiens – notamment au Magicien d’Oz. Certains moments de burlesque nous feraient penser au film The Artist avec Jean Dujardin et au chien Uggie. Le glamour a aussi sa place, avec une petite note d’effeuillage, hommage subtil et involontaire aux célèbres meneuses de revue qui ont brillé sur cette même scène, il y a plusieurs années.

La direction artistique a su créer un univers féerique où les coulisses restent apparentes tout au long du spectacle, comme pour mieux rappeler aux spectateurs la proximité de la magie et confirmer la dextérité des interprètes dont la partition doit être d’une minutie extrême pour ne rater aucun effet.

La troupe qui s’est faite remarquer par quelques millions de téléspectateurs lors de la cérémonie des Oscars 2007, n’en finit plus de parcourir le monde et de célébrer les villes qui l’accueillent.

Le dernier tableau consacré à Paris avec une Tour Eiffel humaine est un numéro mené avec brio à ajouter à leur palmarès.

Shadowland ou la poésie des ombres, dégage une fougue et un charme sans égal, capable de subjuguer petits et grands, grincheux comme fins connaissances de ballets contemporains.

SHADOWLAND par Pilobolus

jusqu’au 21 avril 2013

Aux Folies Bergère
32, rue Richer
75009 PARIS

DU MARDI AU SAMEDI A 20H00
SAMEDI & DIMANCHE A 15H00

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La compagnie australienne BACK TO BACK THEATRE à la Grande Halle de la Villette – Ganesh versus the Third Reich

Difficile de décrire l’univers si singulier de la compagnie  Back to Back Theatre actuellement à l’affiche de la Grande Halle de la Villette.

Tout d’abord, une troupe originale composée de personnes souffrant d’un handicap. Ces comédiens font étrangement écho au spectacle-performance conçu par Rizzo présenté dans cette même salle, il y a quelques jours.

Une histoire-concept audacieuse ensuite autour d’un conflit entre le dieu indien Ganesh et Hitler qui s’est autorisé à détourner le signe sacré svastika pour en faire le symbole de sa barbarie: la croix gammée. À cette trame s’ajoute l’arrière décor. Une mise en abyme de la création de cette même pièce en cours de création.

Le metteur en scène un brin mégalo veut tirer ses acteurs vers le haut. Ce qui n’est pas sans source de conflits, mauvais esprits et aussi rapports francs.

La poésie et la beauté de l’histoire principale – dont le décor est composé de projections et rideaux en  plastique – sont ainsi à chaque fois interrompues par un back to reality (retour à la réalité) cru et décalé.

L’humour imprègne les dialogue en coulisses. De la critique de la mise en scène à la notion de compréhension d’un des comédiens pour la pièce qui se joue, les échanges entre le metteur en scène en short de sport et ses comédiens s’enchaînent avec une bonne dose de poil à gratter.

La force de cette proposition scénique est d’envoyer valser manu militari toutes les idées reçues sur les acteurs handicapés, capables aussi bien d’autodérision et que de dépassement d’eux-mêmes.

Posant au passage la question de la légitimité de leur présence sur une scène de théâtre au même titre que tous les autres, deux amateurs ou joyeux mégalos.C’est dense, beau, absurde et sensible. Un spectacle essentiel pour mieux appréhender notre XXIe siècle.

GANESH VERSUS THE THIRD REICH
de Back to Back Theatre

Du mercredi 10 au samedi 13 avril
Mercredi, vendredi et samedi à 20h30
Jeudi à 19h30
@ La Grande Halle de la Villettesalle Charlie Parker
Métro : Porte de Pantin
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LES BAINS DOUCHES: du club branché à la résidence de street artistes internationaux : C215, l’Atlas, Nasty, Villeglé, Mesnager, YZ…

L’histoire récente de Paris est riche de lieux mythiques.
Alors lorsque l’on nous propose de visiter un des spots les plus emblématiques des nuits parisiennes fermé depuis 3 ans, l’équipe ne se fait pas prier.
Et cela pour une visite exclusive car malheureusement le chantier-résidence est fermé au public.

Imaginer LES BAINS DOUCHES – l’ancien décor hype des aficionados de la night et des VIP de passage à Paris, comme Prince, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat –
qui reprend vie à la force de bombes aérosol, de collages, recyclages impressionnants ou de coups de craie, sur plus de 3 000 m².

Photo Jérome Coton

Depuis sa fermeture, l’ancien immeuble s’est vidé de presque tous ces occupants.
L’opportunité pour la galerie Magda Danysz de créer dans ce lieu une résidence d’artistes contemporains, essentiellement des street artistes, un projet unique avant que la réhabilitation du lieu ne débute.
Car l’actuel propriétaire souhaite faire des Bains, un hôtel et un restaurant.

Photo Jérome Coton1

Sur 6 étages, jusque dans les sous-sols de l’ancien club, les appartements et espaces sont investis par des œuvres achevées ou en cours de réalisation.
C’est aussi l’originalité du projet : pouvoir mettre en place une résidence d’artistes dans le lieu même de leur création. Un appartement a été réaménagé afin de pouvoir accueillir 1 à 2 artistes et surtout de permettre aux créateurs étrangers de se loger à Paris.

Photo Stéphane Bisseuil

Une visite très privée donc pour notre équipe au milieu des plus grands noms de la scène street-art contemporaine.

Au préalable de ce projet, chaque artiste invité a visité les lieux pour choisir le décor de son intervention in-situ.
Aussi étrange que cela puisse paraître, parmi la quarantaine de noms, jamais deux artistes n’ont voulu le même décor.
Certains n’ont pas manqué de partager: « pour une fois que je peux rentrer! »

Nous vous proposons de découvrir quelques-unes des pièces que nous avons jugées incontournables dans leur état d’avancement ou achevées.

Commençons par Sambre et sa sculpture monumentale en 3D.
Pour créer son installation, l’artiste a récupéré la totalité du parquet d’un appartement, situé un étage plus haut.
Un globe en bois, comme une boule à facettes, qui se répand de part et d’autre d’un trou béant creusé dans le plancher d’un appartement.
Pour cet artiste ardéchois, ne connaissant pas les belles heures des Bains, la volonté était d’être en accord avec l’architecture du lieu.

L’avantage de cette résidence, actuellement en travaux, est de me mettre à disposition du matériel aux artistes
Comme un marteau-piqueur pour creuser le plancher de l’intervention de Sambre ou un échafaudage pour Parole.

Photo Stéphane Bisseuil

Pour faire lien avec Sambre, le travail de Julien Seth.
Cette création se trouve à l’étage au dessus de celle de Sambre. Et ce détail a son importance.
En effet, c’est dans cet appartement que Sambre a retiré tout le parquet, donnant encore plus de force au travail de Seth.
Sa création apparaît comme une note suspendue dans cette chambre isolée.

Les couleurs, la poésie de son travail apportent un souffle de vitalité et de légèreté dans cet environnement fantomatique.

Précision, minutie et  émotion.
Ce sont les premières impressions que nous laisse une des œuvres de Philippe Baudelocque.
Il travaille à la craie uniquement. Et cette chouette traduit parfaitement la rigueur qu’imposent ses créations.
Un véritable moment de joie visuelle, d’une discrétion déroutante.

Présent lors de notre visite, l’artiste s’adonnait à dessiner sur un coin de pilier, encore vierge, dans l’ancienne boîte de nuit.
Son travail reste un coup de cœur de la visite !

Dans un style tout autre, il faut reconnaître la finesse du trait d’YZ.
Dans les étages supérieurs du bâtiment, son art léger et figuratif  surplombe les autres créations.

Photo Jérome Coton

L’utilisation du noir et blanc et des dégradés de gris donnent au lieu, abandonné de toute vie, un caractère de recueillement et de plénitude.

Au cours de notre visite, nous rencontrons aussi deux autre artistes en plein travail.
SOWAT qui s’inspire de la calligraphie « cholo writing » initiée à Los Angeles par Chaz Bojorquez.
Gilbert1, lui, s’est installé dans la loge de l’ancienne concierge pour une intervention faite de recyclage de tout ce qu’il a trouvé dans le chantier.
Sa dernière découverte, surprenante: la carte de crédit de l’ancien gérant de la boîte de nuit, a désormais toute sa place dans son installation.

Au détour d’un mur, la trace du passage de Jacques Villeglé – invité par SOWAT – qui impose aux visiteurs, un silence poétique.

Dernier coup de projecteur sur une intervention que n’aurait pas reniée l’artiste François Morellet.
L’une des rares artistes plasticiennes à investir ce lieu est Jeanne Susplugas.

Et cette œuvre résume parfaitement la situation à la fin de la visite: une addiction totale à ce lieu.
Et l’on vous avoue. On n’aurait pas bouder notre plaisir de passer encore quelques heures à voir les créations en devenir, sous le regard des deux premiers artistes à avoir laissé leurs marques sur les murs.
L’Américain Futura, composa une fresque en 1985 et Space Invader colla deux mosaïques en 2002. Des interventions à retrouver dans la boîte de nuit et qui ont résisté aux années de folie.

L’aventure est à suivre, en photo et en vidéo, sur le site:
www.lesbains-paris.com

Et dans l’ouvrage LES BAINS, résidences d’artistes aux Editions Drago
regroupant les photographie de Stéphane Bisseuil et Jérôme Cotton

Exposition des photographies jusqu’au 27 juillet 2013
à la Gallery Magda Danysz
78, rue Amelot 75011 PARIS

Un grand merci à notre « guide-conférencière » Clémence ! 

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Exposition spectaculaire : DYNAMO un siècle de lumière et de mouvement dans l’art au Grand Palais

Funfair @ Le Grand Palais, Paris.
DYNAMO, the spectacular new exhibition in Paris untill 22 July.

Fête foraine arty au Grand Palais avec le tourbillon DYNAMO.

Compositions visuelles abstraites, kaléidoscopes, miroirs transcendants, installations ludiques et autres objets cinétiques vont stimuler vos pupilles et zygomatiques jusqu’au 22 juillet.
Les Galeries nationales du Grand Palais s’ouvrent dans l’intégralité de leurs 4 000 m²  pour une exposition dense, spectaculaire et euphorisante.
Une première en France: l’art érudit est grand public et connecté.
Dynamo ou la preuve qu’une expo peut aussi vous envoyer une sacrée décharge dans la cornée !

Mais attention: les bloggers ont des cheveux blancs à se faire. Car tout visiteur est reporter de lui-même.
Armés de son appareil connecté, il peut se tirer le portrait en solo, duo ou groupe, commenter les oeuvres qui lui font du charme et partager les installations qui l’impressionnent.
Un mur interactif recueille l’ensemble des contributions des visiteurs en temps réel à l’aide d’une application gratuite pour smartphones à télécharger avant de faire votre entrée dans ce parcours étourdissant.

Parmi les nombreuses propositions, les deux créations in-situ ont été réalisées exclusivement pour le Grand Palais offrent un argument imparable pour ne pas rater ce rendez-vous artistique de la saison.
Comme il y a eu un avant et après Picasso et ses maîtres et Edward Hopper, il y aura un après Dynamo dans la mémoire de chaque visiteur. Le Bal Electro prévu le 16 mai va finir d’imprimer les cerveaux.
Fin de la parenthèse.

Le mobile géant de l’artiste français Xavier Veilhan offre un moment de pose aérien et rêveur. Bleu et à facettes, les éléments de cette installation se meuvent avec lenteur et beauté, jouant des reflets de la lumière du jour à travers les larges baies vitrées du grand escalier.
Avantage à la visite en journée ensoleillée.

Un étage plus bas, une  oeuvre se déploie dans toute la profondeur de la terrasse. Un trompe-l’oeil renversant de Felice Varini dont vous aurez les plus grandes difficultés à vous extraire.

Petit conseil au passage: pour apprécier cette exposition, ne prévoyez pas de jouer le contre-la-montre. Ne prévoyez pas non plus un rendez-vous avec votre copine d’enfance de passage à Paris, à la sortie de l’expo.
Ce parcours nécessite toute votre attention car vos sens vont êtres sollicités de toute part.

Discrètes, provocantes, ostensiblement grandes ou mini pour un maximum d’effets, les oeuvres dialoguent les unes, les autres.
Le reflet de l’une se laisse deviner sur les contours de sa voisine. Et leur prise dans l’espace est une sinusoïdale sans fin.

L’entrée en matière dans le parcours de Dynamo se fait tour à tour lumineuse et rayonnante, avec une série de déclics visuels comme pour éveiller l’oeil endormi par  nos tristes feux tricolores. Votre immersion dans l’art cinétique se fait donc à grands coups de néons et d’oeuvres fines, voire malignes, car il faut parfois les apprivoiser dans le mouvement.

Parmi cet ensemble, deux artistes tiennent les visiteurs en haleine. L’argentin Julio Le Parc – à l’honneur au Palais de Tokyo – crée des variations de lumière et autres moments de poésie pure faite de faisceaux lumineux.

François Morellet, lui, joue avec la lumière froide et clinique des néons. Il conçoit à partir de ces éléments des sculptures abstraites et géométriques. Ça clignote, palpite et excite toujours le regard.

Ces deux octogénaires font figure, non pas de paires à vénérer, mais bien d’avant-gardes terriblement juvéniles. Leurs créations étant autant des invitations au dialogue que des parenthèses réjouissantes loin de se regarder le nombril.

A vous de choisir l’installation qui réveillera l’enfant en vous.
A ce jour, l’équipe du blog n’a toujours pas réussi à valider définitivement son Top 5.

 Exposition DYNAMO

UN SIÈCLE DE LUMIÈRE ET DE MOUVEMENT DANS L’ART 1913-2013

Jusqu’au 22 Juillet 2013

Tous les jours sauf le mardi de 10 h à 20 h
nocturne le mercredi jusqu’à 22 h
Le 14 juillet l’exposition sera ouverte de 14 h à 20 h et sera fermée exceptionnellement à 17 h le 30 mai
Fermeture le 1er mai

au GRAND PALAIS

 

We Love Dynamo le 16 mai à partir de 20h

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ELEKTRO KIF de la Compagnie Blanca Li – spectacle danse électro et urbaine @ La Cigale

Les bogosses de Blanca Li à l’affiche de la Cigale jusqu’au 27 avril.

 A la lecture du programme et du palmarès de chaque danseur du spectacle ELEKTRO KIF, un père de famille prend la mesure de ce qu’il va découvrir sur scène : « Y’a un sacré niveau ! »
En effet, plusieurs champions de France et un champion du monde de danse électro font partie de la Compagnie Blanca Li et vous mettent au défi, chaque soir, de pouvoir les suivre dans leurs délires acrobatiques.

Crédit photo Magali Bragard

Malgré cette préparation, la confrontation avec la fougue juvénile de ce ballet urbain est une vraie décharge.
On s’était pourtant déjà pris les doigts dans la prise avec Macadam Macadam, précédent spectacle débridé et rythmé de la chorégraphe espagnole, mixant dans une allégresse communicative, danse contemporaine et hip hop.

Cette fois, l’esprit frondeur de la belle a voulu s’acoquiner avec l’électro danse, en lui offrant des cadres de jeux surprenants.
Le premier décor est une salle de classe. Les élèves – chacun son style : du streetwear pur jus au plus swag en version Ben l’Oncle Soul  –  ont l’air d’avoir appris leur leçon et, disciplinés, se lèvent pour répondre au prof.

Très vite pourtant les bras ont besoin de se dégourdir.
Chaises et tables s’envoient valser et les envolées peuvent prendre toute leur ampleur.

Du terrain de baskets, à la cantine, en passant par la salle d’interro écrite, le rythme ne va alors plus vous lâcher.
Car vos yeux auront rarement vu pareille dextérité manuelle.

La simple évocation de Blanca Li assure couleurs, fun et euphorie collective à toute création où son nom apparait. Dernier exemple date avec la chorégraphie orchestrée pour Pedro Almodovar dans Los Amantes pasajeros (I’m so excited).
Avec Elektro Kif, cette fois encore la chorégraphe insuffle inventivité, poésie et décalage dans chaque séquence.

Les références ne manquent pas dans ce cocktail dynamité. Roi Lion, Gumboot (sneakers à la place des bottes) et jeux vidéo sont autant d’éléments d’inspiration, détournés, malaxés à la sauce BL. L’hommage à Michael Jackson confirme ce brio. Ou comment à partir d’une contrainte – des droits musicaux probablement galères à gérer – la chorégraphe tire un solo d’une drôlerie déconcertante.

Et ne cherchez pas de cheveux gominés dans la troupe. Un temps vampirisée par la tecktonik – arrivée aussi soudainement qu’elle a fait pschitt – la danse electro est dans le street style, la performance et le muscle athlétique, zappant au passage toute pose en mode gravure de mode, comme on aurait pu le voir un temps aux abords des Halles.

Les bogosses de Blanca sont des performeurs nés. Il est urgent de les coller au survet.

ELEKTRO KIF  

Mise en scène, chorégraphie : Blanca Li
Danseurs : Kevin Bago, Mamadou Bathily, Jérôme Fidelin, Romain Guillermic,
Théophile Landji, Adrien Larrazet, Lenny Louves, Ismaila N’diaye

du mardi au samedi à 20h30
Matinées samedi à 17h et dimanche à 16h
durée: 1h10

jusqu’au 27 avril 2013

A La Cigale
120, boulevard de Rochechouart
75018 PARIS

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CATHERINE FROT une actrice solaire dans Oh les beaux jours de Beckett au Théâtre de l’Atelier

Sommes-nous devant une plage ? Un bout de terre fauché par un apocalypse facétieux ?
Une femme inconnue s’y est pourtant perdue, perdant l’usage de ses jambes, mais en connaissons-nous au juste la raison ?
Élément de décor

Pièce faite d’accessoires et d’un décor imposant, Oh les beaux jours est un écrin magique pour toute actrice téméraire.
Avantage spectateur: votre champ de vision ne sera jamais altéré par votre voisin de devant, de par la scénographie qui joue de sa pleine hauteur.

Pour accepter chaque soir de se contraindre physiquement et se confronter à la poésie si particulière de Beckett, il faut un amour féroce pour le dramaturge.

En reprenant ce rôle présenté au Théâtre de la Madeleine la saison dernière, Catherine Frot nous en fait l’une des plus belles démonstrations. Elle nous emporte, par son incarnation tout d’abord. Et par sa malice aussi.
Deux points qui n’ont pas échappé à ma voisine, qui avait du mal à quitter la salle, pourtant fine connaisseuse du maître irlandais.

L’oeil qui frise, la bouche moqueuse de la comédienne participe de ce charme que l’on peut ressentir pour ce personnage.
La partition de l’actrice est d’une intensité qui ferait perdre haleine à tout amoureux de théâtre. Si bien que concentré, le jeu si particulier nous permet pas de ne perdre une seule parole. Aucun élément extérieur si ce n’est l’omniprésence de Willie, compagnon silencieux, ne pouvant nous aider dans la compréhension de cette situation saugrenue.

Ne boudons pas notre plaisir d’évoquer le décor pour autant. La proposition de Gérard Didier prend effectivement tout son sens dans cette évocation de vagues rocheuses, de plages maltraitées, composant un atour délicat à l’interprète.

Avec un tel tableau, on en oublierait presque que nous faisons face – dans toute notre modeste présence de spectateurs – à l’une des comédiennes les mieux payées du cinéma français. Il fallait, en fait, que mon voisin évoque ce détail en se levant, pour me le rappeler.
Mais le propre d’un comédien ou d’une comédienne n’est-il pas justement de se faire totalement oublié lors de sa performance ?

Avec Oh les beaux jours au Théâtre de l’Atelier, le constat n’en est que plus évident grâce à la direction d’acteur de Marc Pacquien.

OH LES BEAUX JOURS 

de Samuel Beckett
Mise en scène: Marc Paquien, assisté de Martine Spangaro
Avec Catherine Frot et Jean-Claude Durand
jusqu’au 1er juin 2013
du mardi au samedi à 21h00
Matinée samedi à 17h
 
Théâtre de l’Atelier
1, place Charles Dullin
75018 Paris
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