Eurockéennes 2013, les 25 ans – live-report Samedi 5 juillet – The Strypes, Fauve, Two Door Cinema Club

C’est sous une chaleur de plomb que la communauté eurockéenne a reçu deux coups en plein visage :
l’un porté par les jouvenceaux irlandais de The Strypes, l’autre par le collectif Fauve.

Première série d’uppercuts, infligée par les quatre ados irlandais de The Strypes, en tout début d’après-midi à la Green Room, devant un peu moins de 5 000 privilégiés qui ont vu éclore l’avenir probable du rock’n’roll.
En un peu moins d’une demi-heure et 9 morceaux, The Strypes ont su dérouler une partition puissante qui a emballé le public. On commence par être étonné de voir débarquer ces quatre garnements sur scène, gonflés d’assurance et d’arrogance maligne. Puis on oublie leurs visages d’enfant, comme on finissait par croire aux mini Queen du clip The Miracle. Puis on se contente d’apprécier le blues rocks et le rock’n’roll rétro, rappelant Johnny Cash, The Stray Cats ou Ten Years After – notamment le morceau I’m Going Home pour les fans du Péril Jeune de Cédric Klapisch.

C’est ainsi que le « pub band » a électrisé une foule qui n’a pas cessé de grossir au fil des morceaux : tous des singles en puissance avec, entre autres, Blue Collar Jane et Hometwon Girls, déjà plébiscités au Royaume-Uni et en Irlande. On sait qu’avec le concours du producteur des Beatles et des Sex Pistols, Chris Thomas, ils travaillent à un premier album qui devrait sortir à l’automne et ne pourra que cartonner ! Retenez leurs noms : Ross Farrelly (chant et harmonica), Josh McClorey (guitare), Pete O’Hanlon (à la basse demi caisse) et Evan Walsh (batterie), ils sont promis à un bel avenir en tête des charts.

Ensuite, une gifle, voire plusieurs gifles d’affilée, cette fois assénées par le collectif Fauve au Club Loggia à 23h. Leur musique ne ressemble à rien d’autre, c’est d’ailleurs le message que véhicule leur logo, le sigle « ≠ ».
Les membres du groupe ont auto-intitulé leur style musical le « spoken words », mélange de slam et de pop. Et cela fonctionne, car Fauve a su donner de la densité rythmique à leurs morceaux désormais célèbres sur internet : Blizzard, Kané, Haut les Cœurs et l’hymne Nuits Fauves.

Image de prévisualisation YouTube

Ils ont su dépasser le dépouillement musical assumé de leur 1er EP Blizzard pour se tourner vers une « épiphanie » pop. Quand les Fauves sont lâchés dans l’arène, les textes tapent également plus fort et insufflent une fureur de vivre proche de l’effet – supposé ! – des drogues récréatives. Le chanteur, qui n’a pas tenu en place pendant une heure, et ne se fixait que pour danser frénétiquement à la manière de Ian Curtis des Joy Division, a scandé sa poésie musicale rageuse sans faiblir. Bref, ceux qui se considèrent plus « comme des artisans que comme des artistes » (voir leur interview pour Rage Mag) ont frappé un grand coup dans le festival.

En vrac. Trois ans après un passage discret aux Eurockéennes, c’est sur la grande scène en début de soirée, que les membres de Two Door Cinema Club, arborant une coiffure piquée à Morrissey, ont, malgré un début de concert en-dedans, réveillé le festival à la fin de leur set grâce aux singles entêtants Something Good Can Work et un What You Know survolté !

C’est par la grande porte qu’ils ressortent de cette 25ème édition.

Un peu avant, au soleil couchant, Lou Doillon et ses musiciens, dans un set pop-folk maitrisé, ont réussi le pari d’exister dans une édition 2013 très rock, notamment grâce à une excellente reprise de Should I Stay or Should I Go de The Clash.
Petite déception pour Kavinsky, jouant trop sur la corde minimale et il est vrai desservi par une sono en bout de course.

by Baptiste Petitjean

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Eurockéennes 2013, les 25 ans – live-report Vendredi 4 juillet – Lilly Wood &The Prick, Archive, WoodKid

Grosse programmation pour fêter le quart de siècle des Eurockéennes 2013 !
Même si tous les festivaliers attendent fiévreusement le concert de Blur, un concert que l’on sait d’avance aussi exceptionnel qu’inoubliable,
le vendredi fut une belle entrée en matière musicale, notamment grâce à l’électro pop baroque de Woodkid.

En fin d’après-midi, Lilly Wood & The Prick, révélation du public lors des Victoires de la Musique de l’année 2011, ont su arracher une Green Room pleine à craquer – 13 000 personnes -, lors d’un set bourré d’adrénaline, bien huilé et sans artifice.
Après 13 morceaux issus de leurs deux albums, enchainés tambours battants, avec un énorme travail sur les arrangements, tantôt rock, rappelant les intros des tubes de The Gossip, tantôt disco pop, jouant dans la même cour que les Scissor Sisters, la messe était dite !
Le public conquis.
Nili Hadida, cheveux rouges et chemisier kitsch, chanteuse survoltée mais toujours juste, a réussi dès le premier morceau – le single Where I Want to Be (California), issu du 2ème album sorti en 2012, The Fight – à attraper le public et à l’entrainer grâce à des mélodies ferventes. The Prick (Benjamin Cotto), en état de grâce, a honoré les festivaliers de riffs aiguisés et maitrisés. En somme, un groupe qui a véritablement su transformer l’enjouement navré de leur répertoire en une décharge brute d’électricité.

Deux heures plus tard mais toujours devant une Green Room bondée, Woodkid a embarqué les Eurockéennes dans son univers esthético-musical, jusqu’à nous mettre la chair de poule.
Outre Brooklyn, 2ème morceau de son 1er EP « Iron », Yoann Lemoine a déroulé huit morceaux de son album « The Golden Age » dans un set millimétré, au cours duquel les cuivres épiques et les percussions tribales ont rapidement transcendé les festivaliers.
Dans une interview pour Le Nouvel Obs’ en mars 2013, il déclarait : « Je suis obsédé par ce que je vais transmettre, par le fait que ma présence ne soit pas inutile ».
Qu’il se rassure, grâce à des morceaux phares, dignes de péplums ou de films de SF – I Love You, Iron, The Great Escape – il a laissé une trace indélébile dans le livre d’or des Eurockéennes. Yoann Lemoine, casquette vissée sur la tête, toujours en interaction avec le public, les mains levés, le poing serré, au service d’une mise en scène rappelant ses talents de graphiste et de réalisateur, a su hystériser les festivaliers pendant une petite heure où le temps était en suspension. Mention spéciale pour Run Boy Run, dernière du concert, qui a électrisé le public pendant 8 minutes d’anthologie qui ont vu s’affronter les airs grandioses, l’orchestration symphonique, et le déchainement des instruments, avec comme résultat une sorte de chevauchée fantastique des temps modernes.

Un petit mot aussi sur Gesaffelstein, qui a fait sauter son public lors d’un set enivrant, aux sonorités mystiques. En revanche, petite déception sur Archive, qui n’est pas parvenu à déchainer son public, et qui est apparu comme une copie affadie de Massive Attack. Dommage, parce qu’on aime quand même leurs albums.

by Baptiste Petitjean

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Exposition : DOZE GREEN chez Openspace Galerie 11e – première à Paris du peintre & street artiste

Evénément à Paris.
Le peintre américain Doze Green présente ses New Works à la Galerie Openspace.

Lors du vernissage ce samedi, l’artiste reconnu dans le milieu du street-art et du breakdance (via le collectif Rock Steady Crew), s’est prêté à une séance de dédicaces improvisée sur le comptoir de la galerie.
Chaleureux, il dialogue facilement et surtout n’hésite pas à échanger quelques motes en français.
Il demandera aussi des nouvelles de son « pote » Akhenaton, chanteur du groupe IAM, se demandant s’il habite toujours Marseille.

Plus étonnant, il a satisfait la demande originale d’un admirateur enthousiaste et arrivé à Paris après 3 heures de train.
Ce dernier souhaitait un dessin original de l’artiste pour en faire ensuite un tatouage.
Le dessin sur la première photo de ce billet devrait donc se retrouver sur un mollet ou bras.
Ouvrez l’oeil !

Quelques minutes après l’ouverture de l’exposition, les premières pastilles rouges confirmaient l’attente des connaisseurs pour les oeuvres de Doze Green et surtout des acheteurs.

A noter que des sérigraphies à prix légers – dont une « For U » inédite et en exclu pour la galerie – feront le bonheur des amateurs.

Exposition New Works by DOZE GREEN
jusqu’au 31 juillet 2013

 

Galerie Openspace
56, rue Alexandre Dumas
75011 PARIS

du mardi au samedi de 14h à 20h

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Kirin Ichiban Frozen : la bière glacée venue du Japon en exclu à Paris cet été au resto Miss Kô

Expérience unique à Paris cet été pour tout amateur de houblon.

La bière japonaise Kirin Ichiban, inventée en 1990, s’offre une virée dans la capitale, en version givrée.
Avant de conquérir le coeur des anglais et des allemands, les parisiens ont la primeur de ce rafraichissement anti-canicule.

Découverte lors de la soirée de lancement au restaurant futuriste Miss Kô – designé par Philippe Starck – avenue George V, la surprise est totale.
Début de la démonstration, avec une tireuse à bière de bar classique devant laquelle l’on penche un verre griffé de la marque.

Sur le comptoir, les écrans de télé tranchent dans cette ambiance lumineuse tamisée et offrent un cadre inattendu pour une dégustation de bière.

Vient ensuite une seconde manipulation avec la machine à glace, proche de la machine à granité, qui vient parfaire la finition de votre verre.
Imaginez votre bière surmontée d’un nuage glacé, dont les courbes sont maitrisées et aériennes.

Au goût, la Kirin Ichiban Frozen est parfaite, d’autant plus en accompagnement d’un plateau de sushis par exemple. La bière sous la glace ne perd aucune de ses qualités gustatives bien au contraire.

Avec cette trouvaille, votre palais n’en reviendra pas de ce choc gustatif.

Depuis le mois de juin, deux spots accueillent en exclusivité la machine dédiée à cette nouvelle saveur, avant que d’autres lieux viennent les rejoindre tout au long de l’été.
Ouvrez l’oeil.

Retrouvez la bière japonaise glacée dans les restaurants:

Miss Kô 49, avenue George V, 75008 PARIS
&
Sanukiya
au 9 rue d’Argenteuil, 75001 PARIS

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Tour de France à la Voile 2013 : le skipper Franck Cammas, spi, Dunkerque & Samsung

Tour de France à la Voile VS Tour de France de cyclisme?
La réponse est définitivement: voile !

Ce samedi, notre équipe est conviée à la première journée de compétition en mer à Dunkerque.
L’occasion unique d’apprécier le jeu de voiles, la dextérité des skippers et de goûter aux termes techniques tels: affalage de spi.

Embarquement pour l’épreuve dans un zodiac, chaudement équipé de combinaison rouge tapante.
Sortie du port calme, puis plein gaz jusqu’à la ligne de départ en pleine mer.

Au moment de notre arrivée, les équipes sont au point mort pour attendre la remontée de la marée – une des équipes avait quelques minutes auparavant touché le fond.
Notre équipage se rapproche des voiliers. Petit dialogue improvisé en mer, les skippers ont le sourire.

Détour par le bateau de l’organisation qui a tendu un drapeau Retard. Les bouées servant à la compétition sont au sage sur différentes embarcations.
Côté presse, caméramen et photographes peuvent se dégourdir les bras.

Reprise une heure plus tard avec l’arrivée du soleil. Parfaite synchro.
S’ensuit le spectacle impressionnant au cours duquel la compétition se joue entre les 12 équipes amateurs et pros. Toutes ces forces vives s’affrontant sur le même modèle de bateau, seules différences les types de voiles aux couleurs des sponsors.

Première partie de l’épreuve, la pleine prise du vent et l’équipage mobilisée pour rééquilibrer le bateau. Parfait jeu de balancier.
Passage des bouées et nouvel effet visuel en ligne de mire.

Partenaire majeur du Tour à la Voile, Samsung fourni en plus des moyens techniques aux équipes, la spi, cette troisième voile fine déployée dans toute sa grandeur pour une prise de vent maximale.
Le moment du hissage – le déploiement de la voile – donne toute l’ampleur de cette voile et dont l’allié facétieux est le vent.

Suite à la première journée qui avait eu lieu la veille, les différentes arborent déjà les spi de la compétition. Leur classement étant ainsi reconnaissable à la couleur de leur voile.
En bleu, dans le classement général, Franck Cammas et son équipe sont en pole position.
Et ne quitteront pas leur place de leader de cette épreuve.

Lors de la dernière ligne, notre zodiaque se rapproche du vainqueur, afin de pouvoir s’assurer de la hauteur de la voile et de la vitesse de l’équipage en tête.
Spectacle ascensionnel.

Après plus d’une heure d’intense envolée, de vagues salées et de soleil revigorant, notre équipe retourne au port en toute trombe.

Le village du Tour de France offre un moment de détente et de festivités avec les différents partenaires.
Dans le port de Dunkerque, les bateaux font leur entrée vers 17h15, attendu par un public compact.

Le champion du jour et des jours suivant, Franck Cammas est sollicité dès son arrivée sur le quai par les journalistes.
Va-t-il tenir se maintenir jusqu’à l’arrivée du Tour à Marseille, le 28 juillet ?

TOUR DE FRANCE A LA VOILE
jusqu’au 28 juillet 2013

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Exposition KEITH HARING The Political Line au Musée d’Art Moderne de Paris & Grands Formats au 104

Keith Haring déploie exceptionnellement son œuvre sur deux spots: le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris et le 104.
Une double programmation pour donner à voir l’infinie richesse des thématiques et supports abordés par l’artiste américain.

Son aventure est digne de l’American Dream, pour le début de l’histoire tout du moins. Underground, vandalisme, street-art, Keith Haring se fait très vite un nom dans le milieu artistique alternatif. Viennent les premières expos en galerie, les installations et collaborations prestigieuses. L’influence du pop art de Warhol. Les soirées jet-set. N’est-ce pas notre Jean Paul Gaultier international sur l’un des Polaroïds exposés au MaM ?

La production de l’artiste américain est foisonnante, ses revendications fortes, prenant des symboles à revers pour marquer avec plus d’intensité la rétine. Le dollar pièce maîtresse de la mondialisation. Mickey, enjeu du mastodonte Disney et meilleur allié pour laver le cerveau de nos bambins.

Des pièces rares sont exposées au MaM, comme ces vases en terre cuite, ce buste de David totalement calligraphié. Le style est tout sauf naïf. Œuvres phosphorescentes aussi avec cette sirène ou cette étagère.
Il nous renvoie à des images simples et chargées de sens.

Il est aussi étonnant de retrouver les premières œuvres – éphémères par essence – conçues sur des panneaux publicitaires dans le métro new-yorkais.

L’ensemble peut paraître fouillis, bigarré. Et pourtant le parcours du MaM rend avant tout compte de la montée en puissance du discours d’un artiste engagé. Un discours encore plus essentiel quand nous savons que la course contre la montre a débuté à l’annonce de sa séropositivité.

Les 10 commandements présentés au 104 finalisent un parcours dense et spectaculaire avec ces grands formats. Un parcours qui peut aussi faire un détour par l’hôpital Necker dans le 15e où la tour-escalier peinte par Haring en 1987 en cours de rénovation.

Un artiste essentiel dont le vent de contestation souffle encore sur la nuque des visiteurs.
En ont-ils seulement tous conscience?

Exposition Keith Haring, The Political Line
jusqu’au 18 août 2013

au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris – MaM
11, avenue du Président Wilson
75116 PARIS

ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22 heures et à partir du mercredi 10 juillet, tous les mercredis jusqu’à 22 heures

Exposiiton Keith Haring, The Political Line, Grands Formats
jusqu’au 18 août 2013

au 104 – Cent Quatre
5, rue Curial
75019 PARIS

du mardi au dimanche de 13h à 19h30

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Exposition PIERRE HENRY Autoportrait en 53 tableaux au Musée d’Art Moderne de Paris – MaM – PROLONGATIONS

Facétieux Pierre Henry !

Derrière l’étendard de musique concrète –  dont il l’un des créateurs avec Pierre Schaeffer  – se cache un homme facétieux en la personne de Pierre Henry. Le compositeur du morceau Psyché Rock pour Maurice Béjart est, entre autres, capable de laisser rouiller dans sa cour une de ses victoires de la Musique 1988 et de célébrer l’attrait graphique d’un piano démembré.

Ceux qui ont eu la chance d’assister à un de ses concerts donnés à la Maison de sons dans le 12e – son lieu de vie et de travail – avaient eu la primeur de découvrir ses créations picturales qu’il aime à appeler « peintures concrètes. « 

Ses toiles sortent exceptionnellement de son domaine privé pour rejoindre les cimaises du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.
Cet ensemble de 53 peintures sur bois donne à voir le travail minutieux de collecte, décomposition et recomposition du compositeur et peintre Pierre Henry.

À partir de petits riens qui n’ont bien souvent qu’une courte vie (clous, ampoules, fusibles) Pierre Henry leur trouve une seconde vie et un nouveau terrain de jeux.
Associées entre elles, anciennes bobines et touches de pianos composent des natures mortes abstraites comme autant d’accroche-regard.

Les toiles sont curieuses, graphiques, modernes, peut-être kitschs pour certaines, mais l’échange avec le visiteur n’est pas dénué de sens et de cocasserie.

Cachées dans une salle au cœur du parcours des collections permanentes – donc libre d’accès –  les toiles n’attendent que votre visite, même éclair, pour renouer avec l’univers sonore et déployer leur palette imaginaire.

Exposition Pierre Henry, Autoportrait en 53 tableaux

prolongations jusqu’au 2 février 2014

 

au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 PARIS

Ouvert du mardi au dimanche
de 10h à 18h

Entrée libre pour cette exposition et les collections permanentes du MaM

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Live-report concert concert DEAD CAN DANCE aux Nuits de Fourvière Lyon – Anastasis Tour

Un concert de DEAD CAN DANCE est par essence exceptionnel, du fait même de la rareté des tournées du groupe.
Il l’est encore plus sous le ciel de Lyon.

Cette année, le groupe s’offre une tournée hexagonale de plusieurs dates en France avec les Arènes de Nîmes, le Zénith de Paris et Hérouville St Clair à venir.
Etape céleste à Lyon ce jeudi.

A Fourvière, les nuits peuvent être fraîches mais clémentes. Ce jeudi, au dessus du Théâtre Antique, les nuages gris sont joueurs et offrent quelques gouttes. Pas de quoi entamer la motivation du public venu pour son trip world musique de la saison. Certains étaient venus avec leurs plus atours, tout de noir vêtus.

Première partie démoniaque avec la fougue d’Emel Mathlouthi.
Une vraie surprise qui sera la cerise sur le coup d’une soirée intense en sonorités universelles.
Avec un set de 5 chansons, la chanteuse d’origine tunisienne a emporté le public exigeant de Fourvière.

Coup de force vocale porté par une musique aux influences orientales magnifiée d’une vague d’électro et sourires timides ont alterné cette première rencontre avec une artiste que nous ne manquerons pas de suivre.
Emel peine à réaliser la chaleur des applaudissements.

22h.  Brendan Perry en costume gris et Lisa Gerrard en robe longue et cape font leur entrée sur scène. Éclairage progressif pour découvrir chaque musicien présent pour cette soirée.

L’entrée en matière se fait avec Children of the sun interprété par Brendan Perry, comme pour conjurer un pacte avec le ciel. Lisa, derrière son cymbalon, sourit, regarde le public et ferme les yeux.
Suit Agape, interprété par la contralto, troublante par son ascétisme, le visage comme épargné par le temps.

La chanteuse ne parlera pas de la soirée, pourtant sensible à l’accueil du public. Elle semble pourtant prononcer quelques mots mais totalement inaudibles.
Les premières notes de Rakim forcent les applau des plus fidèles des spectateurs à l’oreille affûtée.
On se prend à rêver que ce titre pourrait faire partie de la bande-son nous accueillant au Paradis. Brenda serait Dieu le père, Lisa, la Vierge Marie. Le set prend un tour mystique pour certains.

Kiko, Amnesia nous amènent sur d’autres rives encore. Du côté de l’Afrique. Avant que Sanvean ne vienne exalter la fosse et les gradins de Fourvière, véritable hymne adressé à l’humanité.
A la fin de la chanson, Lisa salue ses deux partenaires de scène.

Black Sun et un nouvel hymne du groupe: Nierika.

Brendan, tel un roi lion, chevauchera au cours de la soirée un tambour africain. Il remercie poliment en français, mais ne prendra la parole qu’une fois de la soirée pour introduire le titre Ime Prezakias qu’il traduit en anglais par : « I’m a junkie« .

Sur le morceau instrumental Cantara, Lisa Gerrard entame une chorégraphie délicates avec des manjira, sorte de mini-cymbales. Gestes lents et précisions imposent soudain le recueillement.

Dernier titre avant rappel avec All in good time. A cet instant, le chanteur baryton montre une nouvelle facette de sa personnalité, devenant crooner avec un texte que n’aurait pas renier Sinatra, s’il était encore parmi nous.

Suivront ensuite 5 derniers titres alternés par les sorties et entrées de scène de Lisa qui part se réchauffer en coulisses, une chanson sur deux. Un manteau porté par un assistant l’attendant après le rideau de scène.

Fin de partie avec Return of the She-King et pluie de coussins à la surprise des musiciens. Lisa, imperturbable, lancera des baisers au public.

Prochains concerts de Dead Can Dance

Arènes de Nîmes, le 29 juin
Le Zénith de Paris, le 30 juin
Festival Beauregard, le 7 juillet

 

Merci aux Nuits de Fourvière qui nous ont permis de partager ce concert coup de coeur avec vous !

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Play Me I’m Yours : concert gratuit de BABX à la Galerie Vivienne – Samedi 6 juillet à 14h30

L’opération « Play Me I’m Yours » se poursuit jusqu’au le 8 juillet prochain.
Peut-être avez-vous déjà croisé un de ces pianos posé au coin d’une rue ou dans un endroit insolite comme aux Docks / Cité de la Mode et du Design.

Ce samedi 6 juillet à 14h30, BABX prendra part à cette opé originale en s’installant dans la très belle et historique Galerie Vivienne à Paris.
Ce mini-concert gratuit sera l’occasion pour le chanteur de reprendre des morceaux de Thelonious Monk, pianiste et compositeur de jazz américain mais aussi de son dernier album Drones Personnels.

Toutes les infos sur la page FB de l’évément

Lieu :
Galerie Vivienne
6, rue Vivienne 75002 Paris
M° Bourse (L3) ou Pyramide (L14)

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SISTER ACT The Musical au Théâtre Mogador : la comédie musicale événement à Paris

Fin de saison pour SISTER ACT la comédie musicale de l’année.
Comme pour Mamma Mia ou Cabaret, une saison supplémentaire n’aurait pas été de trop.

La troupe de Dolorès et de ses soeurs en version française quitte la scène du Théâtre Mogador ce dimanche 30 juin, après avoir accueilli 300 000 fidèles.

Notre équipe l’ayant découverte sur le tard n’a pas eu le temps de partager avec le plus grand nombre sa surprise.
Alors que nous pensions retrouver les titres célèbres du film que nous fredonnions déjà notre billet en main, la partition de la musicale réserve une première singularité. Les chansons sont toutes originales.

La redécouverte de cette histoire qui a bercé la jeunesse de nombreux trentenaires et quadras est totale.

Que dire ensuite des décors qui réservent aussi leur lot d’étonnement ?

Ce soir-là Aurélie Konaté interprétait une Dolorès pétillante, provocante et charmeuse.
Une vraie révélation à suivre de près.

Prochaine comédie musicale from Broadway à partir du 24 octobre 2013 avec La Belle et la Bête.

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