L’ENTERREMENT (Festen… la suite) de Thomas Vinterberg au Théâtre du Rond-Point @Paris

Beaucoup ont encore en mémoire le film Festen de Thomas Vinteberg.
Le cinéaste, également dramaturge, récidive dans la thématique des réunions de famille avec la pièce L’enterrement (Festen… la suite) actuellement au Théâtre du Rond-Point.

Dix ans ont passé, le père pédophile vient de mourir.
Ce contexte nous permet de retrouver les protagonistes du drame, ses enfants et sa femme.
Dix ans que ni les uns ni les autres ne se sont vus.

L’envie est forte de recréer une cellule familiale, retisser les liens entre frères et sœur.
Mais le passé est omniprésent et hante le vieil hôtel paternel,  abandonné des clients depuis le discours accusateur du fils ainé Christian à son père.

Dans un décor qui peut apparaître simple et hors d’âge dans les premières minutes de la pièce, Daniel Benoin met en scène une partition pleine de trouvailles: le cercueil se transformant en lit, la nappe servant d’écran vidéo, le front de scène recélant la boite à fusibles de la maisonnée et beaucoup d’autres encore !
Sur scène, les acteurs passent par toutes les émotions: amour, haine, effroi, regrets, humour.
Les corps exultent, vomissent (littéralement), se désagrègent pour mieux se perdre et se décomposer.

Ne vous attendez donc pas à une histoire à l’eau de rose.
A ce sujet, tous les spectateurs ne semblaient pas être préparés à une telle déflagration, le soir de notre représentation.
Par exemple, ce couple assis au troisième rang qui découvre l’histoire en lisant le programme.

Thomas Vinterberg et le co-auteur, Mogens Rukov, mettent à nu, voire à cru, leurs personnages.

Pour servir cette brillante mise en scène, d’une histoire âpre, il fallait une troupe de comédiens remarquable. Pas un ne dénote.
Samuel Le Bihan nous contraint à une véritable empathie avec son personnage (Michael) qui fait  face au trouble psychologique où l’a mené son père.
Mathilda May est méconnaissable en sœur revêche et agressive.
Caroline Proust (révélée au grand public par la série Engrenages de Canal Plus) est époustouflante: de l’amour à la quasi folie.

Les acteurs « mouillent leur costume de scène » et ce n’est pas peu dire!
Pour finir, soulignons des jeux de lumières qui contribuent fortement à la mise en scène et à la trame narrative de cette dégénérescence familiale.

Au final: l’impression d’assister à une séance de cinéma mais sur scène, une chose très rare !

L’Enterrement (Festen… la suite)
Théâtre du Rond-Point

Salle Renaud-Barrault
2 bis, venue Franklin D. Roosevelt
Paris 8e

Jusqu’au 10 Novembre 2012 à 21h
dimanche 15h

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EXPOSITION Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso aux Galeries nationales du Grand Palais – VIDEO

Alors que les files d’attente devant Edward Hopper n’en finissent plus de décourager les passionnés d’art les plus téméraires, l’équipe a pris un autre escalier pour accéder aux Galeries nationales du Grand Palais et pour découvrir un voyage artistique tout aussi passionnant: Bohèmes, de Léonard de Vinci à Picasso.

A l’occasion de la visite de presse, nous avons souhaité partager les impressions des tous premiers visiteurs.
Le premier invité n’est pas un visiteur comme les autres. Le metteur en scène d’opéra, Robert Carsen est le scénographe de l’exposition. Il est à l’origine d’une réflexion fine de la mise en espace des oeuvres et du parcours que le public emprunte non sans une certaine émotion.

A ses côtés, nous n’avons pas résisté à immortaliser le pétillant regard de Lennox Morrison, journaliste et correspondante anglaise à Paris.
Et enfin, le créateur de bijoux, « American in Paris » : John Agee, le tout premier étranger à Paris à être passé devant notre caméra.

Nous vous proposons, à travers la dernière vidéo réalisée pour le blog, trois regards pour décrire quelques-unes des sensations et émotions d’un parcours original et d’une proposition artistique ambitieuse; celle d’interroger la figure du bohémien, voyageur et nomade, et de percevoir ses influences au fil du temps, sur la figure de l’artiste installé à Paris.

Image de prévisualisation YouTube

Deux thèmes fort sont portés par cette exposition événement:  la légende de l’artiste torturé, vivant la vie dite de « bohème » et le nomadisme d’un peuple qui est tout à la fois fascinant et intrigant par sa liberté revendiquée.

Et s’il ne fallait retenir qu’une pièce parmi les chefs d’oeuvre convoqués ici, ce serait Rêverie (1893) de Charles Amable Lenoir (1860 -1926). Pour l’anecdote, l’oeuvre qui inspire l’affiche de l’exposition.
L’atmosphère de cette toile ne peut en rien être reproduite par une quelconque photographie. L’intensité de sa lumière crépusculaire est incroyable.
Appartenant à une collection particulière, cette oeuvre se dérobera à nouveau aux regards du grand public après le 14 janvier.
Il est donc conseillé en urgence de prendre le billet jumelé Hopper-Bohèmes avant les grandes affluences des fêtes de fin d’année.

BOHEMES, de Léonard de Vinci à Picasso

jusqu’au 14 janvier 2013

aux Galeries nationales du Grand Palais

 

  tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h (nocturne le mercredi jusqu’à 22h)
Fermeture le 25 décembre
Fermeture exceptionnelle à 18 h les 24 et 31 décembre

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GOLDEN BLOG AWARDS: United States of Paris dans le top 10 – THANKS!

L’annonce est toute fraîche et depuis, l’équipe n’a pas encore trouvé l’occasion de s’arrêter de sourire à pleines dents.
Votre blog United States of Paris fait partie des 10 blogs shortlistés dans la catégorie Paris pour les Golden Blog Awards 2012.

Un grand merci à vous tous et toutes d’avoir voté jour et nuit.
Que ce soit au boulot quand votre boss avait le dos tourné, dans le métro alors que c’est un vrai exploit  de capter entre Concorde et Assemblée Nationale sur la ligne 12, ou encore au restaurant juste avant de demander l’addition.
Vous ne saviez pas, mais nous avons suivi certain(e)s d’entre vous pour s’assurer que vous pensiez bien au blog.

Parmi les blogs ayant eu le plus grand nombre de soutiens et qui concourent à nos côtés pour l’award dans la catégorie Paris, saluons nos complices, car il n’y a pas de concurrence entre bloggers et bloggeuses parisiens:
Resto-de-Paris.com
Ma poussette à Paris
MissaParis
Paris-Bise-Art
Carnets d’une flâneuse
Osez le romantisme
Le blog de Kat
Paris Pêle-Mêle
From Paris

 La tension va donc monter d’ici le mercredi 14 novembre 2012, jour de l’annonce des résultats.
Au total, 20 catégories et autant de blogs seront récompensés lors cette nouvelle édition des #GBA.

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Exposition: les 200 ans de HELLO™ à La Gaîté Lyrique par le Studio H5

 » Say Hello™ to the world ! » est le slogan de la société dont la mise en espace par le Studio H5 (François Alaux, Hervé De Crécy, Ludovic Houplain) nous invite à fêter le bicentenaire à La Gaîté Lyrique.
Incongru nous direz-vous?
Bluffant!

C’est une plongée dans l’histoire familiale et industrielle de la marque HELLO™, implantée à Chicago, qui nous est proposée dans ce nouveau parcours numérique.

hello expo Liberty H5 gaite lyrique united states parisLa magistrale statue, emblème de la marque quasiment inconnue de tous, nous accueille à l’entrée. Elle préfigure la découverte exclusive d’une société
qui a semble-t-il énormément contribué au développement de nos moyens de communication:
de la conquête de l’Ouest américain grâce à la construction du chemin de fer jusqu’aux nouvelles technologies actuelles.

Reconstitution de la salle de réunion, film d’animation en forme d’allégorie de la genèse, en passant
par le Mall Of Fame (mémorial de 880 portraits de ceux qui ont constitué la grande famille des fondateurs), tout est mis en œuvre pour tenter
de lever un coin du voile qui masque les ramifications de cette société.

HELLO™ nous vend du lien social, HELLO™ nous vend une autre vie, HELLO™ nous vend du rêve.

Dans la partie muséum de l’exposition, vous pourrez voyager à travers l’histoire graphique de la marque: de la création de l’emblème, l’aigle symbole de l’Amérique,
jusqu’au projet de la future fondation du groupe sur les bords du lac Michigan. Comme un air de Guggenheim Museum à New-York. Vous ne trouvez pas?

Mais HELLO™ n’existe pas vraiment, exceptée la marque créée par le collectif H5 pour ce projet ambitieux, original et abouti.
Car c’est un véritable univers artistique qui nous est proposé dans cette exposition: travail sur l’esthétique, sur le graphisme à travers les grandes périodes et avancées évoquées.

Ce mur d’expressions laissé au bon vouloir du public, a été très vite envahit. Alors que la condition était de respecter les lignes et cases données par le collectif H5,
le public à vite débordé du cadre imposé, brisant les barrières imposées par le concept Hello™. Et u dire d’un des médiateur de le Gaîté Lyrique, un jour au milieu des nombreux oiseaux
croqués par les visiteurs, est apparu un chat, comme un symbole supplémentaire de rébellion.

Pour parfaire votre connaissance, ne manquez pas le diaporama de l’histoire familiale à travers ces deux derniers siècles au 2ème étage:
un mélange savoureux de faits réels et fictifs!

HELLO™  H5
La Gaîté Lyrique

3bis Rue Papin
75003 Paris

Jusqu’au 30 décembre 2012

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CONCOURS – 2 DVD du film ETUDES SUR PARIS d’André Sauvage chez Carlotta Films à gagner

L’équipe ne peut plus attendre.
Elle a décidé de mettre en ligne ce nouveau jeu concours alors qu’elle n’a pas terminé d’explorer tous les bonus de l’édition collector du DVD Etudes sur Paris.

Retour à la fin des années 20, pour une redécouverte de la capitale.
Le film d’André Sauvage est une plongée surprenante et touchante dans un Paris qui n’est plus tout à fait le même.
La caméra du cinéaste a fixé à jamais monuments et séquences d’un autre temps, à la manière d’un Atget avec son appareil photo.

Nous devons cette édition DVD au distributeur Carlotta Films qui poursuit son soutien aux films rares et oeuvres du patrimoine.

Vous souhaitez découvrir ce petit bijou de noir et blanc bien installé dans votre canapé?

Répondez donc à la question suivante:
Quel pionnier de la musique techno a composé l’un des arrangements accompagnant le film? Indice

Vous avez la réponse?
Ne tardez pas à l’envoyer par mail avec vos nom, prénom et adresse postale à: usofparis@gmail.com

Le concours est terminé.
Nous remercions tous les participants. Vous avez été plus de 800 !

Les deux gagnants du DVD sont: Pascal  (Eperlecques)  et Didier (Bailleul)

Merci à Carlotta Films

et
Jeux concours gratuits

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FIAC 2012 au Grand Palais: Warhol, Hirst, Wiley, Cragg et Bush dans un foisonnement d’influences

Après avoir été en suspension devant les sculptures éclairées de l’artiste Jaume Plensa installées sur la Place Vendôme

et avoir assisté à une des soirées prisées de la semaine la Toiletpaper Party, l’équipe du Blog a passé plus de deux heures dans les allées du Grand Palais pour l’édition 2012 de la FIAC.

Premier arrêt devant l’une des oeuvres les plus photographiées et que les connaisseurs ont pu apercevoir à la Tate Modern à Londres, cette année, lors de la rétrospective de l’artiste Damien Hirst.
The Incomplete Truth présentée par la Galerie White Cube offre un instant volé. Celui de l’envol d’un oiseau figé dans un bain dont l’artiste a fait sa réputation.
Oeuvre discrète aux côtés des vaches et autres requins, le jeu de transparence est une véritable torture pour tout photographe amateur voulant fixer l’animal dans sa carte mémoire.

La lumière traversant la verrière du Grand Palais offre de vrais instants de communion entre oeuvres et monument.
Preuve avec la sculpture miroir de Wade Guyton à la Galerie Chantal Roussel.
Une magie qui rappelle les jeux de reflet du Monumenta de Daniel Buren, il y a quelques mois.

Ce lien avec la lumière du lieu inspire aussi certaines galeries à oser l’audace d’un bureau décloisonné.
Saluons la Gladstone Gallery (New York – Bruxelles) qui offre un dialogue direct avec les visiteurs.
Reste à savoir combien d’intrépides ont osé prendre place à la table des négociations.

Il est plutôt assez rare de croiser un regard dans les stands de la Fiac 2012. Celui de Ramin nous a d’autant plus troublés qu’il est accompagné d’un travail de calligraphie à la main à même la photo.
Cette oeuvre de Shirin Neshat qui pourrait nous rappeler le livre Notes de chevet de Sei Shônago – ayant inspiré le film Pillow Book de Peter Greenaway – offre à la fois trouble et dimension visuelle forte.

Oh Picabia… Evidemment!
Ce cri du coeur entendu devant la toile L’Ombre (1927-1928) de l’artiste surréaliste nous rappelle à point nommé que les pères ont plus que jamais leur place aux côtés des artistes contemporains de renommée internationale.

Andy Warhol est omniprésent. Qu’il soit détourné par l’écossais Douglas Gordon Jackie Kennedy (le portrait de Jackie Kennedy)
Cette année encore des pièces cultes, a vous procuré des frissons, sont exposées:
un autoportrait de l’artiste, une « petite » chaise électrique sur fond vert ou un Mao modèle réduit.
Plus rare un ensemble de 81 polaroids, que d’aucuns pourraient qualifier de pornographique. Ces tirages laissent perplexes les amateurs du maître sur les circonstances de leurs prises de vue.
« Je n’aime pas mais ça me surprend qu’il est fait quelque chose comme ça! » lance une visiteuse à son compagnon découvrant le stand de la galerie Kicken Berlin.

Alors qu’un très jeune visiteur ne se remet toujours pas de la position dans laquelle il a découvert l’ancien président américain George Bush,

finissons notre tour avec deux jeunes portraitistes, nouvelles valeurs sures de l’art contemporain.

Le premier est américain et est représenté par la Galerie Daniel Templon qui l’expose jusqu’au 22 décembre. Kehinde Wiley (né en 1977) offre une galerie de portraits déroutante par son réalisme.
Romaine Munroe exécutée en 2012 était l’une des toiles présentées à la Fiac cette année.
Un portrait de bad boy? à capuche accompagné de tulipes.
L’association est audacieuse pour les Frenchies qui sont habitués aux kitscheries du duo de photographe-peinture Pierre et Gilles – absent des cimaises cette année.

Le second est français: Frédéric Leglise (né en 1972). Une seule toile aussi présentée par la Galerie 1900-2000 en guise de teaser.
Le portrait d’Anaïs nous frustre quelque peu. Nous aurions aimé en découvrir plus.

La FIAC joue les prolongations au Jardin de Plantes jusqu’au 19 novembre 2012.
Vous pouvez, dès maintenant, noter les dates de la prochaine édition qui se tiendra du 24 au 27 octobre 2013!

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LA PHOTO DU MOIS #7 : Bienvenue chez moi

Chaque mois, les bloggers et bloggeuses qui participent à La Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème.
Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

Ce mois-ci pour illustrer le thème « Bienvenue chez moi« , le choix s’est porté sur une évocation plutôt poétique de l’environnement de la capitale française.
Force est de révéler à nos lecteurs étrangers que l’habitat parisien est pour beaucoup d’entre nous étroit, voire très étroit.
Cette lune en cage de l’artiste Laurent Pernot exposée à La Maison Rouge est une parfaite évocation de l’ingéniosité que nous devons trouver pour briller un peu dans notre ville chargée d’histoire.

 Pour découvrir toutes les autres propositions, surfez sur les blogs et partagez vos commentaires:

100driiineA&G, Agrippine, AkaiericAlbanAlexanneAlice WonderlandAndré(eric)FernandesAnitaAnneAnne Laure TAnneSoPhotosAnnickArwen, Ava, BatilouBerliniquaisBestofavaBlogoth67CaraCarnets d’imagesCaro, Cathy, Cekoline, CélianoCéline in ParisCessna, oui !, Champagne, CherrybeeChris et NanouChristeavClaraCocoCocosophieCricriyom from ParisCynthiaDame SkarletteDavid et MélanieDelphineFDjoulDorydeeDr CaSoDreamteamEEl Padawan, Emma, Escapade en Tunisie, Fanfan RaccoonFilamotsFloFrançois le NiçoisFrédéric, Galinette, GilsoubGizehGuillaumeHappy Us, Hibiscus, Isabelle et Gilles,IsaquarelJ’adore j’adhèreJean Wilmotte, Karrijini, KobKrnKyoko, La Fille de l’Air, La FlaneuseLa MessineLa NantaiseLa Papote, La Parigina, LaFamilleD LaGodicheLaureLaurent NicolasLaurianeLavandineLe Mag à lireLes petits supplices !Les voyages de LucyLes voyages de Seth et LiseLes zinzinsLeviacarminaLhiseLisa adoreLoLouiki, Lucile et Rod, LyonelkMmagda627MaïderMamysoren, Manola, Marion, Marmotte, Melting Pot, Mgie les bons tuyaux, NNarayanNataruNathalieNickyNora, Olivier, Ori, Pat QuébecPetite MariePilisiRenepaulhenrySébastien, Sephiraph, SinuaisonsSkipiSolveig, Sophie Rififi, Stephane08Tambour MajorTestinauteThe Mouse, The Parisienne, Titem, Un jour une rencontre, Une niçoiseVanillaVickie in the skyViolette, Viviane, Xavier MohrXoliv’.

Vous êtes piqués d’image fixe et souhaitez participer à La Photo du Mois ? Rien de plus simple : connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous.
Une question ? Contactez Olivier

 

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A LA FRANCAISE! nouveau spectacle 100% original d’Edouard Baer au Théâtre Marigny Paris

Au Théâtre Marigny ce soir:
le chat Danton, le buste de Marianne, un G20 à Paris, Suzanne la femme de chambre et le couple Rochefort VS Depardieu en guest.

Edouard Baer a l’art de conjuguer des figures dont les accords semblent à première vue impossibles.
En maître de cérémonie complice et gouailleur, il donne à l’humour absurde ses lettres de noblesse. On ne saurait dire combien l’Académie Française passe à côté d’un trublion qui pourrait dépoussiérer tous les vieux poncifs du patrimoine français. Imaginez-le dans un débat passionné avec à un Jean d’Ormesson coquin et sur la nécessité… Passons.

 Un chat qui joue la Marseillaise ? Autant chez Caubère, on aurait de sérieux doutes, mais chez Baer, l’image est trop cocasse pour ne pas faire rire.

 Mais quel est le cadre au juste ?
A partir d’une situation somme toute envisageable pour un directeur artistique d’exception comme Lagarfeld, Jean-Paul Goude ou Decouflé, il est proposé à MC Edouard Baer de créer un spectacle pour le prochain G20 à Paris.

Premier postulat, la maitrise de la langue de Shakespeare par les membres de la troupe n’est pas certaine. Deuxièmement, l’heure tourne et les répétitions manquent de réelle coordination.
Ajoutez un décor composé de parois coulissantes, de fausse porte ou de rideau de scène. Et vous savourerez digressions, jeux de mots et moments de grâce qui orchestrent ce nouveau Show Baer – bien installé au Théâtre de Marigny jusqu’au 29 décembre 2012. En touches parcimonieuses, des chansons viennent apporter quelques beaux frissons faits de bons mots et d’images touchantes. Ces partitions pour acteurs sont les créations de Julien Baer. Mais ne serait-ce pas… ?

Au côté de l’acteur-farceur Baer, la galerie de personnes qui l’entoure apporte les ingrédients pour un bouillon de saveurs décalées et assaisonnées.

L’accent du Sud avec la délicieuse Guilaine Londez
Un jeune premier, Vincent Lacoste, selon la soirée.
Un ancien Deschiens, Philippe Duquesne attendrissant
Et une Léa Drucker qu’on aime toujours autant.

Amateurs de non-sens courrez, comme Pierre Palmade accompagné de Patrick Juvet, ce vendredi soir. Ou encore la styliste Diane Von Furstenberg, Daniele Thompson et Toni Marschal qui n’ont certainement jamais eu l’occasion de voir Baer déguisé grossièrement en Madame Sarfati version Elie Kakou. Poilant.
On ne vous en dira pas plus.

A la Française! d’Edouard Baer
Au Théâtre Marigny
Carré Marigny
75008 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinée le samedi à 16h30

 

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Exposition: LE CERCLE DE L’ART MODERNE au Musée du Luxembourg à Paris en 4 oeuvres

Le Havre est le point d’ancrage de cette nouvelle exposition présentée au Musée du Luxembourg: Le cercle de l’art moderne.

Retour au XIXe siècle, pour rencontrer un groupe de collectionneurs, ayant prospéré dans les affaires, et qui s’est passionné pour l’art.
Parmi eux, Olivier Senn (1864-1959) dont le goût pouvait à l’époque paraître contestable pour des collecteurs classiques.
Et pourtant face aux pièces majeures de sa collection réunies, la qualité de son oeil et la cohérence de ses choix ne peuvent qu’impressionner.

Pour s’en convaincre, ce premier choc visuel avec l’œuvre Le Rayon de Félix Vallotton, exécutée en 1909.
La lumière irradie le cœur de cette toile dont les couleurs chaudes envoûtent.
Pièce rare car issue d’une collection privée, sa rencontre n’en est que plus intense.

A quelques pas de cette toile, La Valse de Vallotton de 1893 vous fera également chavirer.

Rencontrée au cours de la visite de presse, Anne Henriquet, commissaire de l’exposition et Directrice du MuMa-Musée d’art moderne André Malraux nous a fait nous arrêter devant deux œuvres du fauviste Albert Derain: Bougival et Le vieil Arbre.
L’aspect sans doute le plus déroutant n’est pas tant dans les toiles que dans le contexte de leur acquisition.

Comme nous l’explique la commissaire:  « Ernest Siegfried, le beau-père d’Olivier Senn se rend au Salon des Indépendants, en 1905. Son intention est d’acheter les œuvres les plus loufoques et les plus laides de l’exposition pour les offrir à son gendre, avec lequel il ne partage pas les mêmes goûts artistiques. »

Et le plus étonnant, Olivier Senn ne refuse pas ces toiles. Bien au contraire, il les accepte, trouvant leur place légitime dans sa collection.
Il n’omettra pas de commenter à l’attention de son beau-père: « peut-être trouvez-vous que mes goûts soient mauvais, mais je vais vous montrer que je ne suis pas mauvais en affaire. »

Pour l’exemple, il achètera un portrait d’acteur datant de 1888 du peintre Van Gogh.
Une toile qu’il revendra un an et demi plus tard le triple de sa valeur.

 MONET redécouvert

Anne Henriquet n’a pas résisté à partager sa redécouverte d’une œuvre majeure de Monet, faisant partie des collections du Musée du Havre.
Pour l’anecdote, en 1911, les collectionneurs Havrais avaient convaincu le peintre de vendre trois peintures au musée.
Parmi les Nymphéas, une vue de Varengeville-sur-mer, Le Parlement de Londres est exposé au Musée du Luxembourg après la rétrospective de l’artiste aux Galeries nationales du Grand Palais.
La commissaire de l’exposition de poursuivre:
« Cette œuvre, je la connais par cœur. Dans le musée, la lumière naturelle entre généreusement. Mais le brouillard, le fog est épais et immobile.
Avec la lumière de Philippe Collet, le brouillard est en train de se dissiper, il y a une promesse de soleil.
C’est un paradoxe total.
Pourquoi une lumière artificielle arrive autant à faire vibrer une œuvre? »

Dans l’intimité des collections
Parmi les paysages et autres vues normandes, une section de l’exposition s’attache aux goûts des collectionneurs pour des natures plus charnelles.
Il n’est pas anodin de souligner le retour de l’œuvre d’Albert Marquel sur les cimaises du Musée du Luxembourg.

La Femme Blonde acquise par Olivier Senn est particulière.
Hélène Senn-Foulds, petite-fille d’Olivier Sen, a rappelé lors de la donation de la collection de son grand-père que la photo de son baptême avait été prise à l’époque sous cette toile. Il est fort à penser que l’œuvre était trop scandaleuse, d’autant plus pour une famille protestante. Et qu’elle a conduit son propriétaire à en faire don au Musée en 1939.

Comme nous le rappelle Anne Henriquet: « collectionner c’est quelque chose de profondément personnel. Et les œuvres qui l’a constitue vont peupler un univers intime. »

 La passion de ceux qui les réunissent est telle qu’elle peut se finir de manière tragique.
Georges Dusseil, autre collectionneur havrais a dû se séparer de sa collection en 1925 pour éponger des dettes, en est mort.

LE CERCLE DE L’ART MODERNE
Collectionneurs d’avant-garde au Havre

Du 18 septembre 2012 au 6 janvier 2013

Au Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 PARIS

Ouvert tous les jours de 10h à 19h30
Nocturne le vendredi soir et le lundi soir jusqu’à 22h

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GEOMETRIE DE CAOUTCHOUC, pièce pour un chapiteau d’Aurélien Bory – Compagnie 111 @ Parc de la Villettte

L’affiche serait-elle trompeuse?
Géométrie de caoutchouc, présentée au Parc de la Villette, n’est pas un duo, ni un pas de deux devant un décor en 2D.
Affiche_geometrie_caoutchouc_la_vilette_united_states_paris

Première surprise en pénétrant le chapiteau: une seconde tente, cette fois en modèle réduit, posée sur une scène centrale nous fait face.
Débute alors une série d’interrogations, devant le ballet des spectateurs entrant:
Où va se jouer exactement le spectacle? En intérieur ou extérieur?
Qu’allons-nous voir au juste? Du cirque ou une évocation?

Après avoir marqué à long terme la mémoire des spectateurs de son précédent spectacle, Sans Objet, Aurélien Bory accueille à nouveau les amateurs de sensations scéniques en cours d’identification. Dans cette Pièce pour chapiteau, sous-titre du spectacle, la représentation du cirque de papa est pulvérisée. Le metteur en scène prend appuie de ce lieu chargé de magie pour les enfants, de légendes acrobatiques pour les grands, pour conter une rêverie aérienne qui dépasse notre imaginaire.

Ne vous attendez pas à des numéros de haut-vol à couper le souffle, ni de domptage de forces contraires.
Plutôt, c’est à un nouveau genre que vous allez assister: une chorégraphie de la toile. Une danse faite de frôlements, de corps à corps et de points de tension à même le chapiteau.

Les images fortes et poétiques se succédant ne cessent de nous troubler tant l’impression d’assister à de pures trouvailles scéniques est prégnante.
L’intensité du spectacle tient aussi au fait que chaque séquence est unique, apportant à chaque fois un nouvel axe et point de vue sur le chapiteau.

Si bien qu’il n’est pas étonnant que notre attention soit aussi bien porté par les interprètes que par la toile elle-même, torturée, malmenée, devenant un véritable partenaire de jeu.

Une nouvelle fois, avec la Compagnie 111 vous entrevoyez un monde inventé, déboussolant d’innovation et d’audace.

Géométrie de caoutchouc,
pièce pour un chapiteau

d’Aurélien Bory – Compagnie 111

Espace Chapiteau Parc de la Villette

du 3 au 28 octobre 2012
Mercredi, vendredi et samedi à 20h30
Jeudi à 19h30
Dimanche à 16h

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