Concert: The Joy Formidable au Nouveau Casino

Après une performance très remarquée dans l’émission du Late Show de David Letterman, The Joy Formidable s’est amaré ce lundi au Nouveau Casino.

Le trio gallois mené par la tonitruante Ritzy Bryan, au chant et à la guitare, ne s’est pas ménagé pour ce nouveau et dernier rendez-vous avec le public parisien. Avant de partir en studio pour l’enregistrement d’un nouvel album, le groupe savoure les dernières dates de sa tournée européenne.

En 1h15 de concert, The Joy Formidable a balancé un pur son comme on les aime. Joueuse et complice, Ritzy galvanise les foules d’un simple regard. De grands yeux ouverts invitant le public à réagir ou à sautiller comme elle, la guitare en moins. Elle nous ferait penser à une cousine éloignée, irlandaise: Dolores O’Riordan, chanteuse du groupe The Cranberries – dont le nouvel album « Roses » sort le 14 février 2012.

A la différence de ce dernier groupe, les Joy Formidable ont l’avantage de communiquer avec leur public par de simples gestes et courts échanges. Pas de long discours, la musique avant tout.

Les trois membres ne faiblissent pas de la soirée, malgré un premier rang de fans bien indiscipliné: l’un, avec son appareil, saisit systématiquement la chanteuse en contre-plongée (essayez d’être photogénique après ça!), l’autre chipe la setlist pendant le rappel et la dernière répond à son tél, au milieu d’un morceau, pour retrouver sa copine après le concert.

Pas de petite balade à la Red Hot Chili Peppers pour vous dégourdir les oreilles. Le rythme, soutenu, s’arme d’une batterie appuyée, d’une basse profonde et d’une guitare bigrement aérienne.

Certains connaissent les titres par coeur. D’autres se sont préparés pour la déflagration du titre phare du band: Whirring.

Alors que le doute plane toujours côté filles: savoir si le bassiste Rhydian est réellement irrésistible sous sa casquette; la ténébreuse chanteuse avoue qu’apprendre le français est dans son Top Ten des choses à faire dans sa vie. Et espère que pour leur prochaine date à Paris, elle pouvoir dire plus que « Merci« , « Bonsoir, je m’appelle bonbon« .

Rendez-vous est pris pour voir si elle tient toutes ses promesses.

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SALON DU CHOCOLAT 2011: les dernières tendances Porte de Versailles Paris

Cette nouvelle édition du Salon du Chocolat à la Porte de Versailles vous réserve encore de belles surprises et quelques excès pour tout gourmand qui se respecte.

Le chocolat, pur plaisir, se fait toujours plus ludique. Pour attirer l’oeil de l’amateur et les foules, les artisans et professionnels rusent.

Imaginez des bouquets de marguerites composées de draguées en chocolat, colorées. Mais aussi une rosette lyonnaise pour le passionné de cochonaille. Mais rassurez vous, jamais l’argument  « Manger 5 fruits et légumes » n’aura été aussi bien respecté. Grâce à cette barquette trompe-l’oeil proposant des légumes en chocolat, vous n’aurez plus aucun malaise quand à votre bien-être.

Régression aussi avec l’artisan lyonnais Sébastien Bouillet qui propose une déclinaison de barre chocolatée pétillante. Il a ajouté à son chocolat au lait 40%, le péta zeta qui claque sous la langue.

Mais n’oubliez pas que la gourmandise est un péché.
Les artistes participant aux World Chocolate Masters nous le rappellent à travers leurs oeuvres. Comme ce collier serpent de l’artiste danois Palle Sorensen ou ce reptile dissimulé dans la forêt de cacao du japonais Yoshiaki Ueaki.

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Exposition Sempé, un peu de Paris et d’ailleurs – rétrospective à l’Hôtel de ville PROLONGATIONS

Jean-Jacques Sempé s’offre aux parisiens dans un tourbillon de dessins, en investissant les salons de l’Hôtel de ville pour une exposition en forme de rétrospective joliement intitulée: Un peu de Paris et d’ailleurs. Un foisonnement de planches qui vous ferait perdre l’équilibre.

Ce jeudi, soir de vernissage, les invités se font une raison. Il n’est pas rare d’entendre: « je reviendrai! » Face au piétinement devant chaque dessin et surtout mesurant l’étendu des détails savoureux et discrets qui peuplent les planches de l’illustre dessinateur de la rive gauche, force est d’avouer qu’un seul tour ne permettra de saisir l’ampleur de l’oeuvre.
Dans l’idéal, on rêvait préférer d’être seul dans ces beaux salons.

Cette première rétrospective du papa du Petit Nicolas a tous les ingrédients pour être un nouveau succès. Rajoutez-y les vacances de Noël et elle sera l’attraction de toute sortie familiale.
De toute évidence, la solitude ne sera donc jamais de mise pour vous comme pour moi.

Devant les oeuvres, une trentenaire fraîchement sortie de son bureau demande à sa copine: « Tu connaissais Sempé? ». Cette dernière lui répond: »Bien sûr, dans les pages de Paris Match! » Certains en oublieraient presque que le dessinateur s’est illustré dans bien d’autres parutions comme L’Express, le magazine Pilote mais aussi le New York Times et surtout  The New Yorker pour qui il réalisera de nombreuses couvertures.
Les originaux de ces couvertures, de vrais bijoux de graphisme, sont exposés dans une salle consacrée à cette collaboration artistique prestigieuse.

Après les premiers croquis qui ouvrent l’exposition, une sélection de dessins inédits datant des années 2000, pour la plupart, vous plongent dans des décors et des situations incongrus, décalés ou déconcertants. Les formats de certains d’entre eux surprennent le public, plus habitués aux formats livres publiés chez Denoël.

L’expo n’est pas consacrée qu’au seul hommage d’un homme à sa ville d’adoption: Paris. Les buildings et autres citernes d’eau de la Big Apple invitent aussi au dépaysement.

Malgré l’humour et l’incongruité, la nostalgie transpire de certaines planches. Celle d’un temps où les situations étaient peut être plus inspirantes pour cet observateur de génie.
Ce dernier le confesse: « Je me sens beaucoup plus proche d’un temps où les autobus avaient des plateformes. C’était un enchantement. J’adorais dessiner les autobus à plateforme. Maintenant, comment voulez-vous dessiner un autobus? Ils ressemblent tous à un car de voyage, à un camion de livraison. »

Exposition: Sempé, un peu de Paris et d’ailleurs… jusqu’au 31 mars 2012
Exposition gratuite à l’Hôtel de Ville
Salle Saint-Jean
5, rue de Lobau
75004 Paris
Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h

A noter: une édition spécia

A noter: une éditions spéciale du livre de l’exposition « Un peu de Paris » tiré à 100 exemplaires accompagné d’une gravure numérotée et signée, à découvrir à la Galerie Martine Gossieaux

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Concerts : New Order au Bataclan VS Red Hot Chili Peppers à Bercy

Ce mardi, #UsofParis se trouvait face à un choix cornélien avec deux têtes d’affiche qu’il affectionne. Manchester contre Los Angeles.
New Order contre Red Hot Chili Peppers. Deux concerts événements. Et toujours pas de don d’ubiquité.

N’ayant jamais savouré l’électro-pop du groupe culte de Manchester, l’équipe a choisi le cocon intime et surchauffé du Bataclan.

Et très bonne nouvelle, on peut être fan de New Order et de Madonna. Chose qui n’est pas forcément évidente à premier abord, surtout quand on ne se pose pas la question! Preuve en est avec ce fan croisé dans la fosse arborant un tee-shirt avec sa madone à 4 pattes et en perruque façon Marie-Antoinette bad girl.

Au cours d’une (trop) longue attente maquillée par le set d’un DJ Tintin invisible, un autre jeune cherche les raisons d’acheter sa place pour le concert de Paul Mc Cartney à Bercy. Il n’en trouve que deux: entendre quelques titres des Beatles en live et voir au moins une fois, un Beatles en vie sur scène. Deux arguments jugés « trop faibles » pour débourser de 67 à 133 euros pour une place.

Bref. Fraîchement débarqués de Bruxelles pour un concert la veille, Bernard Sumner et son band ouvrent la partie avec un titre daté de 1985: Elegia, enchaîné illico avec un Crystal tonitruant. Le morceau live est la copie quasi conforme de la version album, mais le public ne boude pas son plaisir de se déhancher.

Les hits s’enchaînent à vitesse grand V: Regret, Ceremony – devenu hymne du Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Avec Age of Content, la pop s’emballe et excite la fosse jusqu’à une rareté, la seule de la soirée: 1963. Un B-side de 1987 plutôt méconnu.

Bernard Sumner lâche la guitare pour entonner un Blue Monday efficace. Le set se finit, tout mouillé de chaud sur Love Will Tear Us Apart.

A quelques kilomètres d’intervalles, le concert des RHCP Bercy se termine aussi, si bien que les deux publics peuvent se retrouver sur la ligne 6. Alors que certains balancent, désinvoltes, leur déception face au show des Américains, d’autres, le billet en main ne ne se privent pas de frustrer les potes rester à la maison avec un : « sur scène, c’est vraiment n’importe quoi !« .

Dernière info : un remix gratuit de Bad Lieutenant à télécharger sur le site officiel du groupe.

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Concours: 2×2 places pour le concert de Greenshape le 8 novembre au Ciné 13 Paris

Question musique, vous aimez découvrir des nouveautés?

Ca tombe plutôt bien: United States of Paris vous propose d’assister au concert du jeune artiste Greenshape, le mardi 8 novembre 2011 au Ciné 13.
A l’occasion de la sortie de son premier album Storyteller, dans les bacs depuis le 17 octobre, ce garçon bourré de talent part en tournée et se produit plusieurs soirs à Paris.

Greenshape c’est une gueule et une voix, qui ne vous lâchera pas l’oreille.

 Pour gagner deux places pour le concert du mardi 8 novembre 2011, répondez aux 2 questions suivantes:
1/ Citez-nous le nom d’un artiste québécois interviewé par l’équipe du blog United States of Paris.
2/ A qui appartient le Ciné 13 Théatre où aura lieu le concert de Greenshape?

Envoyez vos réponses accompagnée de vos nom, prénom.

Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses et seront contactés par mail.

CONCOURS TERMINE.
Bravo aux gagnantes des deux places: Marie et Géraldine

Image de prévisualisation YouTube

Merci à SPEAKEASY

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Pâtisserie: le dessert Mont-Blanc de Carl Marletti

Il est suffisamment rare de croiser un Mont-Blanc dans une pâtisserie de Paris ou de province, pour ne pas céder à son appel.
Après la version crémeuse et meringuée du Tokyo Eat et la version déstructurée – on en rêve encore – du restaurant Frenchie de Grégory Marchand, l’équipe d’Us of Paris a jetté son dévolu sur une nouvelle pépite.

Samedi dernier, pourtant rassasiée de sucres après un fondant au chocolat à la boulangerie Les Panetons et un clafoutis cerises cueilli au Fournil de Mouffetard, la fine équipe n’a pu céder à un détour à la Pâtisserie de Carl Marletti. Aux côtés de religieuses et éclairs aux doux parfums de rose, chocolat, café ou pistache, et autres choux vanille à la pâte caramélisée croustillante à se damner, une rangée de Mont-Blanc nous fait de l’oeil.

Et pour cause. Regardez bien cette mousse de marron rehausée d’une crème foutée vanille, fine et aérée. Les finitions ne sont pas en reste, car vous trouverez sur le dessus un mini morceau de marron glacé et un trait fin de morceau de chocolat.

A la première bouchée, le fondant et les éclats de marrons glacés font chavirer. Cet ensemble est, de plus, porté par un biscuit raffiné, tout en moelleux. Pas de meringue en vue, mais la gourmandise est comblée.

Au final aucun écoeurement après ces trois desserts. Plutôt un grand éclat de victoire!

51, rue censier 75005 PARIS
(face au square Saint-Médard)

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Rafael Lozano-Hemmer – Trackers à la Gaîté Lyrique

Jusqu’au 13 novembre 2011, la Gaîté Lyrique devient un nouveau terrain de jeu pour visiteur avide de sensations numériques inédites et fortes.

Après avoir fait le bonheur du public curieux et amateur de skate avec Public Domaine, l’équipe de ce lieu hors-normes convie l’artiste électronique, mexico-canadien, Rafael Lozano-Hemmer.

http://www.dailymotion.com/video/xlqq6m

Trackers constitue une monographie essentielle pour prendre le pouls d’une évolution foisonnante, interactive et réflexive de l’art contemporain.

L’oeuvre n’est plus qu’une simple source de contemplation. Le visiteur devient désormais acteur majeur d’installations interactives et jouissives.

Des propositions comme autant d’expériences visuelles et formelles fortes. Comme cet oeil qui s’ouvre à votre approche et ne vous lâche plus une fois entré dans son champ. Ce miroir qui vous envoie les orbites en fumée ou encore ce mur composée de 4800 vidéos provenant du net,

L’artiste nous promet de revenir à Paris pour une nouvelle installation, cette fois en extérieur. Il rêve, en effet, de pouvoir présenter son projet Solar Equation, initié à Melbourne et New York l’année dernière, sur le parvis du Centre Pompidou.
Affaire à suivre.

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Concert: la chanteuse Camille présente son dernier album Ilo Veyou à Madame Lune

Après une série de concerts événement au Couvent des Récollets et avant de poursuivre ses tours de chant à la Cigale (en décembre) et au Trianon (en mai), Camille a fait une halte dans le Salon Musical de l’Eglise Saint-Eustache.

Ce samedi, Madame Lune est en joie pour son dernier rendez-vous de l’année, qui a affiché complet en moins de 15 minutes. Camille, chaussée de sabots dorés, entre seule dans le cadre ultra intimiste de ce salon du premier étage, ouvrant la soirée avec un Aujourd’hui a cappella.

Sans micro, sa voix pure subjugue. Les dix rangs de privilégiés dont l’artiste Sophie Calle assise à même le sol, ne bronchent pas et profitent de cet instant de grâce.

Les trois musiciens rejoignent la chanteuse pour L’étourderie, le premier single du nouvel album Ilo Veyou, . Un flash crépite, l’oeil de l’artiste  interroge l’audience mais la voix ne s’interrompue. Espiègle, elle s’amuse de ses erreurs, des petits ratés de sa voix. Elle expérimente, invente et nous comble de nouveaux titres hypnotiques: Mars in not fun, Bubble Lady, My Man Is Married But Not To Me, La France.

En  fille de son temps, Camille se rappelle l’échéance du premier tour des primaires socialistes et avoue être perdue face à ces 6 candidats.

La première partie du concert se termine sur le titre entrainant Allez Allez Allez, en invitant le public à une procession. Nouvelle salle, nouvelle ambiance. Une ampoule à filament comme source de lumière. Et une voix qui se fait encore plus douce pour offrir une version sublimée de Ta douleur. Dans l’inconfort de cette nouvelle salle, le public n’ose plus bouger pour tout entendre.

La soirée trop courte se termine par une invitation aux grands espaces avec  Le Berger, poétique. Un dernier trip pour un public qui a définitivement chaviré dans une autre dimension.

Quelques jours avant la sortie de cet album tant attendu, les concerts de la belle se suivent et ne se ressemblent pas, de l’aveu de la preneuse de son de l’artiste. Certains spectateurs appréhendaient que les voies empruntées soient plus abstraites. A l’écoute de ces premiers titres, le coeur est rassuré et envolé.

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Carmen Maria Vega en concert chez Madame Lune

Avant d’accueillir les têtes d’affiche Camille, Oxmo Puccino, Mademoiselle K ou encore Patti Smith à l’Eglise Saint-Eustache, Madame Lune, gentille organisatrice et surtout productrice, a partagé, ce jeudi, son coup de coeur pour la frimousse attachante de Carmen Maria Vega, estampillée « nouvelle chanson française. »

Devant un petit comité, en rangs serrés, dans le salon musical de l’église, la jeune chanteuse dans une robe de cuir a donné pleine mesure de son coffre. Accompagnée de deux musiciens à la guitare, elle a fait le choix de laisser le micro en loge.

« Pas d’amplificateur » donc, afin de profiter de toutes les belles nuances de sa voix. Le frisson est proche, même si les histoires d’amour de Carmen ne sont pas des plus gaies, de son propre aveu. Qu’importe! L’émotion est dans la salle, l’oeil de la chanteuse est tendre et la franche complicité pointe son nez à chaque détour.

Avant une longue tournée et La Cigale, le 8 décembre, elle nous offre la primeur de ses nouveaux titres. Une attaque loufoque et corrosive contre l’industrie du disque et un petit coup de canif bien placé à une droite un peu trop conciliante.

Au passage, son tube La Menteuse, connu jusqu’au Japon, prend une tout autre saveur quand elle vous le balance à l’oreille dans ce cadre feutré et amical du salon musical.

Une adresse que l’on aimerait garder pour soi, tant elle nous fournit chaque soir, avec délice, des souvenirs uniques.

Nouvel album prévu début 2012.

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