Interview de KATIE MELUA pour son nouvel album KETEVAN – concert à l’Olympia & tournée française en décembre

 Croiser les yeux de la chanteuse Katie Melua peut vous ensoleiller une journée et vous troubler durablement.
En promo, il y a quelques jours, pour son nouvel album Ketevan – son vrai prénom – notre équipe a fait sa rencontre à la Cité de la Mode et du Design.
Un moment assez rare avec une artiste qui a récemment chanté pour la Reine Elizabeth II, a vendu plusieurs millions d’albums et qui parcourt le monde en tournée.

Simplicité et confidences sont au menu de cette interview.
Saviez-vous que la belle avait comme autre passion que la musique, le poker ?
Quel plus beau souvenir garde-t-elle de Paris ?

L’interview est, exceptionnellement, en deux parties.
La première, juste ici, en vidéo revient sur son attachement à Paris, ses fans français et l’incroyable surprise qu’elle a reçue d’un de ses admirateurs.

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La seconde partie en-dessous évoque son nouvel album, ses émotions musicales et les raisons de sa passion pour le titre de Shirley Bassey : Diamonds are forever.

INTERVIEW

United States of Paris : Y a-t-il encore un aspect de ta personnalité que tes fans ne connaissent pas ?
Katie Melua : Ma passion pour le poker ! (rires) Je pense ne l’avoir jamais évoqué en interview.
J’ai eu droit à un cours particulier avec un professionnel récemment. C’est un jeu passionnant et j’aimerais le pratiquer beaucoup plus.
J’ai toujours joué aux cartes, car en Géorgie, on est initié dès le plus jeune âge. Mais j’ai commencé à jouer au poker il y a 5 ou 6 ans avec des amis, autour de verres de vin ou de bière et avec une mise de 5 pounds (livres).

C’est un jeu très social et qui a une dimension psychologique très intense. Parfois j’ai le coeur qui bat à tout rompre au cours d’une partie.

Quelle était ton envie pour ce premier album avant de l’enregistrer ? 
J’avais plusieurs idées. Nous travaillons depuis de nombreuses années avec Mike Batt. Et le premier apport est venu de Luke Batt et de son songwriter si particulier. Il nous a révélé de nouvelles choses en tant que jeune musicien, en termes de sons et de nouvelles technologies.
Mon souhait était de revenir à l’écriture aussi, parce que je n’avais pas écrit ces dernières années.

Ces deux éléments ont été le point de départ pour cette nouvelle aventure et cet album qui a finalement plusieurs styles musicaux différents.

Tu as annulé vos dates françaises prévues début 2013 ? Était-ce une urgence de réaliser cet album ? 
J’ai réalisé que nous avions fait une erreur dans la programmation de ces concerts. C’est de ma faute. Je voulais présenter un nouveau projet avant de remonter sur scène. Et, pouvoir jouer de nouveaux titres devant le public français. Nous n’étions pas prêts, l’écriture de l’album a été plus longue que prévue. Quand vous enregistrez un album, le résultat est définitif, l’enjeu est donc important. J’ai besoin de fixer toute mon énergie dans ce travail.

Mais je suis ravie de revenir en décembre.

De quoi as-tu besoin pour composer cet album ? 
Un état d’esprit propice à l’écriture et une deadline. Quand je suis en processus de création, j’ai beaucoup d’idées et c’est parfois difficile de s’arrêter. J’ai besoin de ça et aussi d’autres musiques. La vie bien sûr m’inspire. Mais rien ne m’inspire plus que la musique… Et peut-être l’amour.

La façon dont la musique aborde la question de l’amour est incroyable.

Notre chanson préférée est The Love I’m frightened Of, que peux-tu nous dire sur ce titre ?
C’est une chanson écrite par Luke, il y a 2 ans. Sa version était très rythmée, rapide. Et c’est Mike qui a dit un jour : « elle serait parfaite pour Katie. » Et ils me l’ont jouée dans une version plus lente. J’étais incroyablement surprise par les paroles. Elle n’évoque pas une histoire qui est le mienne. J’ai l’impression d’être une autre personne quand je l’interprète.

Et c’est le 2e single en UK.

As-tu essayé quelque chose de nouveau pour Ketevan ? 
Travailler avec Toby Jepson était nouveau. Il vient du rock, même du heavy rock. Et il m’a apporté une autre manière d’écrire. Mike m’a toujours dit : « concentre-toi sur les mots, les détails derrière les mots. »
Et Toby m’a conseillée l’inverse : laisser de côté les détails et garder l’énergie de l’écriture, car ça peut ralentir. Et c’est un processus très intéressant. C’était une nouvelle dynamique.

Je cherchais aussi depuis plusieurs années avoir plus de rythmique, un tempo plus appuyé. Pour les précédents albums, nous n’y arrivions pas forcément. Et je pense que cette fois, nous y sommes arrivés avec trois chansons au moins : Shiver And ShakeLove is Silent ThiefMad Mad Men…

Quand a eu lieu ta plus grande émotion musicale sur scène ?
J’aime quand la musique me surprend. Et il y a une chanson que je n’avais pas particulièrement envie d’interpréter, certainement parce que ce n’est pas mon style : Diamonds are forever (interprétée par Shirley Bassey pour la bande-originale de James Bond). Je ne pensais pas un jour la chanter.
L’histoire a commencé avec mes voisins à Londres, un couple incroyable : Robin et Gerald. Gerald avait une boutique de bijoux, superbe. Et on a commencé à se retrouver bien que je ne sois pas passionnée de pierres précieuses, ni de diamants (rires).
Il y a 3 ans Gerald décède et Robin me demande de chanter une chanson à la cérémonie. Je ne savais pas quoi chanter. Aucune de mes chansons à mon sens pouvait être interpréter à cette occasion. Et je lance Diamonds are forever. Robin me répond : « elle est parfaite pour Gerald ! »
J’ai mis 5 jours à apprendre la chanson. Et je ne savais pas comment l’interpréter. J’ai recherché les différentes versions enregistrées ou filmées et personne ne l’avait jouée acoustique, à la guitare. Et c’est ce que j’ai fait le jour de la cérémonie.
Bien sûr, il y avait l’émotion particulière de ce jour. Mais ce que j’ai ressenti en la chantant a été d’une force inouïe. Je comprenais pourquoi elle était si spéciale pour Gerald.
Depuis je l’interprète à chaque concert et je l’enregistrerai, il le faut.

En fait, au-delà de la version de Shirley, glamour et énorme, on réalise que cette chanson a un vrai sens, qu’elle correspond à une vraie philosophie de vie. C’est en fait la plus belle chanson que j’ai chantée de ma vie.

Le nouvel album Ketevan (Label Naive) est dans les bacs
Katie Melua sera en concert à l’Olympia le 2 décembre

et en tournée en France :
au Palais de Congrès de Strasbourg, le 1er
à l’Amphithéâtre de Lyon, le 4
au Zénith Arena de Lille, le 5
au Zénith de Nantes, le 6
à Rennes, le 8 décembre
à Tours, le 9 décembre

Merci à Alex P.

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CIRQUE : Le Bal des Intouchables par la Compagnie LES COLPOTEURS – Espace chapiteaux du Parc de la Villette

Talons hauts, fauteuil roulant, violoniste-funambule et duos amoureux dans les airs
Le Bal des Intouchables déroule un théâtre d’envolées poétiques, de sensations intenses au Parc de la Villette jusqu’au 29 décembre.

Il y a des entrées en piste plus inoubliables que d’autres.
Et celle que vous réserve la troupe des Colporteurs à l’affiche du Parc de la Villette n’est pas prête de s’effacer de votre mémoire.

Incroyable, spectaculaire, absurde sont les maîtres de mots de ce spectacle pour petits et grands et pour cette entrée au bal des circassiens transportés dans des sacs poubelle.
Le terme exact serait plutôt déversés, sans beaucoup d’égard – en apparence.
Les sacs vont prendre vie sous le regard de spectateurs bluffés par de telles contorsions opérées.

Les Colporteurs réinventent le cirque avec une délicate poésie, un panache rare et une troupe gorgée des expériences et des parcours de chacun.
Le jeunisme célébré par d’autres cirques contemporains est proscrit ici. Les générations se mélangent pour transporter les spectateurs.

Les prouesses impressionnent comme ce numéro de trapèze exécuté par un athlète qui a passé la quarantaine, au profil de Chet Baker.
À la force de… la tête et des cervicales, le trapéziste se maintient en équilibre sur son agrès qui se balance, au dessus du sol, la tête à l’envers.
Le numéro tient en haleine les spectateurs sur la durée pour offrir une image indélébile.

Ce n’est pas le seul artiste à impressionner.
La funambule à talons hauts face à un clown gauche offre une séquence délicate et gracieuse.

L’humour a sa place aussi, en dehors des clous habituels des chapiteaux.
Une circassienne adepte de la corde lisse retrouve le sol ferme pour effectuer des sauts de cabri aux côtés du clown de service.
Espiègle, provocante et manipulatrice, la jeune femme offre une performance hilarante.

Une dernière info : le Bobybar vous accueille les soirs de représentations pour un dîner avant spectacle ou verre pour un debrief endiablé.
Le Bal des Colporteurs est à savourer en famille. Réservez vite vos places !

 

Le bal des intouchables

Compagnie Les Colporteurs

Conception : Antoine Rigot, Agathe Olivier, Cécile Kohen
Mise en scène : Antoine Rigot  

 

jusqu’au 29 décembre 2013

à l’Espace chapiteaux du TeZukA

Avec Tatiana-Mosio Bongonga, Gilles Charles-Messance, Sarah Cosset (rôle créé par Balthasar Moos),
Pauline Dau, Mosi Espinoza Navarro (rôle créé par Aourell Krausse), Karl Heinz Lorenzen, Natalie Oleinik, Agathe Olivier

Composition musicale et interprétation : 
Boris Boublil, Guillaume Dutrieux, Antonin Leymarie, Coline Rigot

Le jeudi à 19h30,
les vendredi et samedi à 20h30
et le dimanche à 16h
Le 7 novembre à 20h30
Relâche exceptionnelle
le 30 novembre

Durée : 1h30

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THE OLD WOMAN de Robert Wilson avec Willem Dafoe & Mikhael Baryshnikov au Théâtre de la Ville – Festival d’Automne à Paris

 Alors que le Musée du Louvre débute un cycle consacré à Robert Wilson, le Théâtre de la Ville présente la dernière création du metteur en scène américain.

L’affiche de The Old Woman a excité l’imaginaire des spectateurs depuis l’annonce de la programmation du Festival d’Automne à Paris. Et pour cause, la présence de deux monstres sur scène : l’acteur américain Willem Dafoe et le danseur russe Mikhael Baryshnikov. Deux noms qui évoquent succès cinématographiques, scéniques et convoquent tous les superlatifs liés au talent de chacun.

Ce samedi soir au Théâtre de la Ville, actrices (Clotilde Courau, Kristin Scott Thomas), galeriste (Kamel Mennour) et couturier (Alber Elbaz) se sont donnés rendez-vous séparément pour assister au nouveau sacre du metteur en scène et plasticien.

Portée par deux farceurs que l’on imagine tout droit sortis d’un écran de cinéma à l’époque du burlesque, l’adaptation de la pièce de l’auteur russe Daniil Kharms fait la part belle à l’absurde.

Juméléité troublante et quasi parfaite entre Dafoe et Baryshnikov, grimés à l’excès et scénographie tout en couleurs font de cette création un voyage hors-normes dans l’inventivité d’un créateur qui nous surprend encore.

Exit l’austérité et l’âpreté de Quartett avec Isabelle Huppert, présenté au Théâtre de l’Odéon en 2006. Ici, les acteurs prennent un réel plaisir à jouer les troublions dans un théâtre composé d’images fortes, de grimaces et autres cris, de danse et autres répétitions de monologues – qui peuvent agacer sur la longueur.

Toutes les influences convoquées pour The Old Woman emportent le spectateur dans une histoire de vieilles dames qui tombent par la fenêtre, d’un faiseur de miracles qui n’est pas tenté de mettre en pratique son don et de pensées déroutantes : « qu’est-ce qui est pire : un enfant ou un mort ? « 

Cette pièce ne joue pas pour autant la facilité mais offre des vrais moments de poésie : le duo d’acteurs sur une même balançoire, le sourire incroyable de Willem Dafoe, Baryshnikov dans un clair-obscur au cours d’un changement de décor.

L’ensemble, séquencé, est appuyé par une bande-son patchwork d’émotions jazzy, rock ou classiques qui participe à la joyeuse partition visuelle et théâtrale de cette première en France.
À la fin, le public est prêt à se lever. Et les acteurs rient et se font des politesses.

THE OLD WONAN
d’après l’oeuvre de Daniil Kharms
mise sn scène : Robert Wilson
avec Mikhael Baryshnikov et Willem Dafoe  

 

jusqu’au 23 novembre 2013

au Théâtre de la Ville
2 place du Châtelet
75004 PARIS

Et prochainement Peter Pan avec le groupe Cocorosie
du 12 au 20 décembre 2013
au Théâtre de la Ville

 

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Live-report concert du groupe AUSTRA & de PETITE NOIR / Festival Les Inrocks @ La Cigale Paris

Carte blanche au label Domino ce jeudi à la Cigale.
Festival les Inrocks 2013 avec Petite Noir et Austra.

Les connaisseurs savent bien qu’une apparition du groupe canadien Austra sur scène est un rendez-vous unique.
Il peut se produire plusieurs fois par an en France, essentiellement à Paris.
Mais aucune performance portée par la belle Katie Stelmanis ne ressemble à une autre.

Entrée en scène avec What we done ? le premier titre du nouvel opus Olympia.
La chanteuse-icone du band apparaît cette fois sans ses deux complices choristes et danseuses.
Le charme de ces retrouvailles n’est pourtant pas altéré. Bien au contraire.
Katie délaisse le pied de micro derrière lequel elle aimait se cacher.
Elle parcourt la scène, excite le public et les lève les bras dans une communication électro aussi grandiloquente qu’évanescente.

Les beats s’enchainent, le public exulte. Home, Fire, les nouveaux titres une nouvelle bande-son trippante.
Les morceaux s’enchainent à vitesse grand V. Les festivaliers dans la fosse n’en reviennent pas que la chanteuse tienne si bien sur ces semelles écrase-merde.

Les titres phare du groupe ne sont pourtant pas délaissés : Lose it, Beat and thé Pulse finissent d’emporter la partie au bout de 45 minutes de show.
 En coulisses, le groupe aurait voulu continuer plus d’un rappel mais les organisateurs en auraient décidé autrement.

Quelques minutes avant que Katie et ses boys n’entrent en scène, les festivaliers étaient en prise direct avec l’une des révélations de l’édition 2013 du festival rock : Petite Noir.
Après la surprise de son nom, la performance du chanteur né à Bruxelles mais venu d’Afrique du Sud surprend par sa maitrise et son emprise sur le public.

Les titres sont chargés d’une force rare.
Le magnétisme de Yannick Ilunga est à rapprocher d’un Kele Okereke leader du groupe Bloc Party.
Nous aurons l’occasion d’en reparler prochainement.

Austra en tournée française : 
le 14 novembre au BT59
(Bordeaux)
le 15 à l’Antipode (Rennes)

le 17 au Grand Mix (Tourcoing)

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Evènement cinéma : le groupe MUSE présente en avant-première son DVD « Live at Rome Olympic Stadium » du The 2nd Law Tour à la Géode

C’était THE place to be de cette fin d’année, l’évènement mondial – voire planétaire de la scène indé-rock – se déroule ce mardi, à La Géode, à Paris avec le groupe Muse.
Les places en poche depuis trois semaines, l’annonce de la venue du groupe à Paris pour cet évènement, la semaine dernière,
ajoutait une saveur supplémentaire à cette projection.

MUSE, le groupe rock-symphonique, était donc présent à Paris ce mardi soir pour le lancement de son DVD live de The 2nd Law Tour : « Live at Rome Olympic Stadium Roma » enregistré à Rome le 6 juillet 2013,
projeté dans les cinémas le 7 novembre et disponible dans les bacs le 2 décembre.

Ambiance tapis rouge et attente fébrile pour la séance de 20h.
Un light-show léger et une sélection de chansons du groupe tourne en une boucle aléatoire répétitive.
La foule, plutôt calme durant les longues minutes d’attente, est composée d’une majorité de trentenaires.

Quelques fans, plus jeunes, se sont amassés le long des barrières qui barrent l’accès à La Géode, espérant apercevoir le trio. 19h45 :
Matt, Chris et Dom s’avancent, accaparés par les médias présents. Les spectateurs tentent d’immortaliser ce moment spécial.

Puis le groupe s’approche de ses fans venus pour assister à la projection.
Pour chacun c’est l’occasion de tendre une pochette d’album, une affiche créée pour l’occasion.

Voire, encore plus original : tendre son bras tatoué, avec le logo du groupe, pour le faire signer par les trois membres.

Même si l’exercice est rapide, le trio semble apprécier ce moment de contact avec ses aficionados.

L’heure est venue de rentrer dans la salle.

Présentation de la radio partenaire avec Christophe Beaugrand.
Et Muse monte sur scène.

Un rapide discours de Dominic Howard, 1 minute maxi.
Le groupe a peut-être été déstabilisé par un accueil qu’il n’est pas habitué à recevoir à Paris.
En effet, le public, une fois assis, s’est révélé très cliché parisien : un peu mou et manquant un peu de chaleur.

A peine le trio a-t-il quitté la scène que la projection débute.
Rapide intro en mode making-of et plongée immédiate dans la musique du groupe britannique.

Et comment dire… ?
Les 1 000 m² d’écran et la puissance du son développés par La Géode conviennent parfaitement à la qualité de l’image tournée en 4K (4 fois la dimension du format HD).

Directement au coeur du concert, plongé dans le stade avec la foule en délire, on se demande si la sortie cinéma n’était pas prévue d’avance tant le montage de ce live est parfait pour un diffusion sur grand écran.
Sans trop dévoilé le contenu du film, il est rare actuellement de profiter d’un montage qui laisse la part belle aux images et à l’émotion.
Mis à part les titres finaux du concert, difficile de trouver un plan de moins d’1 seconde. Les images prennent le temps de s’installer.
C’est cela qui fait la force cette projection en salle.

On se laisse emporter par la musique. On se prend à applaudir à la fin des chansons comme dans un concert.
Ce n’est pas un live qui défile devant nos yeux, mais un véritable spectacle : une sorte d’opéra-rock (dans le bon sens du terme).
Le spectateur est transporté en plein milieu du stade romain. Les plans larges de la foule donnent le vertige.
Il ne manque que la sensation unique de l’énergie dégagée par un si grand nombre de spectateurs pour que l’expérience soit totale.

Pour les accros de Muse qui suivent tous ses concerts depuis des années, et après ce live
il ne reste une ultime expérience hors du commun pour découvrir  Muse en concert : être sur scène avec eux !

S’il reste de la place dans un cinéma proche de chez vous, n’hésitez pas, foncez voir ce live en salles : une expérience unique que vous n’oublierez pas de si tôt.
Pour trouver la bonne salle, un seul site : Akuentic.

A suivre dans les prochains jours, sur ces pages, une chronique dédiée à l’édition DVD.

Muse

Live at Rome Olympic Stadium
Au cinéma le 7 novembre 2013
Disponible en DVD dès le 2 décembre 2013

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Interview de Philippe MANESSE comédien & directeur du Café de la Gare – 45 ans de spectacles !

Une soirée au Café de la Gare ne peut laisser indifférent aucun passionné de théâtre en recherche d’humour et de chaleur.
L’ambiance familiale, la convivialité qui se répand dans la cour aussi bien que dans la salle sont des raisons de ne vous faire regretter parfois de ne pas avoir une vie de bohème. Saviez-vous que le célèbre café théâtre fête ses 45 ans cette année ?

Saltimbanque, Philippe Manesse, le directeur de cette institution du Marais, l’est et le revendique.
A la sortie de la pièce aPhone écrite par son fils Jérémy et dans laquelle il partage l’affiche, le patriarche cabot nous invite à sa table, design – un panneau de circulation recyclé – pour nous conter les grandes heures de ce théâtre, les succès et les leçons du métier.

INTERVIEW de Philippe Manesse

 

UsofParis : Qu’est-ce qui vous incite à choisir de programmer une pièce ?
Philippe Manesse : D’abord, l’envie programmer des gens qui travaillent comme nous, qui sont sous-médiatisés et qui ne se prennent la tête sur leur ego. Point essentiel : on est tous payés pareil. Ça élimine un certain nombre de troupes qui fonctionnent autrement. Car il est très difficile de construire une troupe, ça ne se fait pas en 5 minutes. Les comédiens ont besoin de temps pour s’entendre. Nous avons une façon de faire différente des autres théâtres.

Le théâtre est artisanal. Même les grandes salles le sont. Ne serait-ce que parce que l’on ne peut pas mettre plus de 500 personnes dans une même salle. Ça marche avec les one-man-show qui ont une présence médiatique forte. Mais nous nous n’avons pas notre place à la télévision.

Quel regard avez-vous sur votre activité ?
Le théâtre est un drôle de métier. La preuve : Meetic. Je m’y suis inscrit, sans payé (rires) pour avoir une vue sociologique. Et je ne crois pas me tromper en disant que 80 à 90 % des nanas qui sont sur ce site de rencontres disent avoir comme hobby, le théâtre. C’est incroyable. Si elles disaient vraiment ce qu’elles pensent, le théâtre n’aurait pas de problème. Mais la moyenne nationale est un spectacle par an, par français.

Qu’est-ce qui vous motive encore ?
Faire le con sur scène ! (rires) Tant que j’arrive à faire ça, je suis content.

Même avec les emmerdes  ?
C’est obligatoire ! Y’a pas d’autre choix. D’ailleurs ça fait 30 ans que ça dure. Je me souviens quand je suis arrivé, j’ai senti tout de suite que si les autres membres du Café de la Gare continuaient sur leur lancée, on irait droit dans le mur. En 1969, c’était vraiment n’importe quoi. Il n’y avait pas de billetterie et pas de fiches de paie. Et au bout d’un moment, ça a coincé. Le mot d’ordre était la politique de l’autruche.
D’une façon non officielle, j’ai commencé à avoir une politique vis-à-vis de l’Ursaff avec qui nous avions une dette d’1 million de francs à l’époque (152 000 euros environ). J’envoyais tous les mois 3 000 francs (450 euros) en leur disant qu’on ne pouvait leur donner plus pour le moment. Et ça a duré jusqu’à ce qu’on prenne un spectacle de l’extérieur: Thé à la menthe ou t’es citron ? en 1992.

Justement, parlons de cette pièce qui est  toujours à l’affiche (dans un autre théâtre) : Thé à la menthe ou t’es citron ?
L’aventure a commencé par location de la salle pour une soirée organiser afin de faire venir des directeurs de salle. Ça m’ennuyait un peu de leur faire payer, mais la troupe était sûre de remplir. Le soir, tout le public fidèle de la troupe était présent ; par contre aucun directeur de salle, comme d’habitude. Car c’était une troupe d’amateurs.
A la suite, j’ai proposé de les aider pour la mise en scène. Et on a débuté au mois de juin. Au départ avec 20-30 places payantes par soir. Il a fallu 8 mois pour avoir une salle pleine. Et puis le carton, ce qui nous a permis de rembourser totalement l’Ursaff, 15 ans après.
Je suis, en quelque sorte, le premier producteur de Thé à la menthe et t’es citron ? Je faisais les fiches de paie. Je reprenais la direction d’acteurs. Ils n’avaient, en fait, pas l’habitude du succès, et surtout en avaient peur. Plus ça marchait, plus ils se posaient de questions et plus ils étaient inquiets.  Mon principal conseil était : « ne forcez pas, soyez les plus sincères possibles ! »

 

Quels retours de spectateurs au cours de ces nombreuses années vous ont rendu heureux ?

Que j’étais le meilleur ! (rires) Ça me touche beaucoup et ça arrive souvent. Le public me dit que j’étais le meilleur comédien dans telle pièce, comme pour aPhone –  faut préciser que je suis à la sortie pour vendre le programme, ça facilite ! Et je sais que beaucoup de ceux qui viennent me voir sont des spectateurs qui me suivent depuis longtemps.
Et me disent aussi : « bravo pour le choix des spectacles« . Finalement, je n’ai pas beaucoup de mérite, car bien souvent ce sont les spectacles qui choisissent le Café de la Gare.  Car ce sont des équipes qui partagent notre état d’esprit, où il n’y a pas de tête d’affiche et qu’aucun théâtre ne veut. Je n’ai eu qu’à attendre.

Est-ce que les comédiens qui sont passés au Café de la Gare sont reconnaissants ?
Oui et non (rires). Oui intellectuellement. Mais ils reviennent rarement. Sur 40 ans, tous les gens qui sont passés, on les revoie pas souvent. Parce qu’on est décalé par rapport à la réalité qu’ils vivent tous les jours.Il y a progressivement une sorte de gêne qui se crée dans ce milieu. C’est étrange.
Par exemple, quand  j’avais fait une pièce avec Sotha et que j’avais demandé pour les voix des guests comme Thierry Lhermitte qui avait accepté. Une fois l’enregistrement réalisé, il n’est jamais venu voir le spectacle.

Quel est le souvenir que vous aimez rejouer dans votre tête ?
Le truc le plus performant et hallucinant pour moi a été de jouer Pissenlit dans Le Graphique de Boscop en 1975. Ça faisait deux ans que je faisais de la comédie, et je jouais un débile mental sur scène. Et je n’ai jamais autant cartonné de ma vie qu’avec ce rôle. Le public était fasciné. Je levais le petit doigt et tout le monde était mort de rire.
Je me souviens que j’étais assis sur scène, les autres comédiens autour de moi. Sotha jouait ma soeur et Romain Bouteille mon père. On était une famille d’éboueurs. Je ne faisais pourtant pas grand chose et Sotha se retournait vers moi pour me dire: « arrête, arrête, on n’arrive plus à jouer ! »
Mon autre fierté a été de faire rentrer le théâtre dans le fond de soutien.

 

Quelques mots sur la création Pas de Nounou pour Thoutmosis.
Avoir un théâtre, c’est bien. S’en servir, c’est mieux ! (rires) Il s’agit d’une comédie policière déjantée et pas du tout réaliste, écrite par Bruno Lugan. Le pitch ? C’est une histoire compliquée ! (rires)

Quelle est la principale leçon que vous avez reçue de ce métier ? 
Que tout seul, c’est plus chiant que quand on est à plusieurs ! C’est évident.
Par exemple, Sotha m’avait écrit un one-man-show.- elle m’avait fait un sale coup, elle m’avait donné le texte 3 semaines avant la première. Quand on est seul en scène, c’est terrible et le plaisir est moins intense que quand on est en troupe. Quand j’ai des partenaires, j’aime bien les embêter, faire des blagues chaque soir.

Pas de nounou pour Thoutmosis
comédie policière de Bruno Lugan

mise en scène : Philippe Manesse

Avec : Philippe Manesse, Patrice Minet, Laurie Marzougui, Laeititia Vercken, Carole Massana et Christine Anglio

le lundi et mardi à 20h
et du vendredi au dimanche à 19h

 

Café de la Gare
41, rue du Temple
75004 PARIS

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Georges BRAQUE exposition rétrospective du peintre cubiste au Grand Palais – divines décompositions

Georges Braque : divines décompositions aux Galeries Nationales jusqu’au 6 janvier 2014

Au cœur du parcours du Grand Palais, la surprise première est finalement de ne pas reconnaître d’oeuvre emblématique de Braque.

Autant les toiles de Picasso fonctionnent comme des madeleines de Proust qui nous renvoient à tel musée, telle exposition, tel détournement. Autant les œuvres de Braque se sont imposées dans la discrétion.
Leur qualité n’est pourtant pas à renier ni même sujet à débat.

Les premières toiles du parcours réveillent l’œil de mille couleurs avec notamment : l’Estaque, Le Port de la Ciotat, Nu assis.

Progressivement, le style se radicalise dans l’abstraction.
Les figures familières se délitent. Les visages perdent tout lien à leur modèle. Les paysages n’imposent plus leur évanescence.

Pour autant, l’exigence de Georges Braque captive et tient en haleine.
Le pinceau de l’artiste nous révélant sous un autre jour des sujets connus, comme le Sacré-Coeur.

Toutefois, notre œil a été également frappé par les portraits photo réalisés de l’artiste. Des photographies noir et blanc qui ponctuent les salles d’exposition et offrent des points de vue touchant sur le peintre.
Se mettant en scène devant l’objectif des photographes qui l’ont suivi, Braque se fait joueur, saltimbanque.
Il se révèle bien sûr moins fantasque qu’un Salvador Dali.

Ces portraits offrent des contrepoints saisissants à la rigueur de l’art cubiste.
Nous laissant entrevoir sur papier glacé une personnalité attachante, moins sulfureuse comme pouvait l’être le mythe Picasso.

Le petit bonus de l’expo est à retrouver dans votre smartphone en téléchargeant l’application La Fabrique Cubiste, pour customiser vos portraits et photos à la manière d’un Braque ou d’un Picasso.

Exposition Georges BRAQUE
jusqu’au 6 janvier 2014

Tous les jours de 10h à 20h, sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 22h du mercredi au samedi

au Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

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Exposition ETRUSQUES, un hymne à la vie – passionnante redécouverte au Musée Maillol

La Grèce Antique, l’Egypte des Pharaons n’ont de cesse de vous fasciner. En revanche, la civilisation étrusque vous apparaît avec moins d’évidence.
Nous vous conseillons un cours magistral au Musée Maillol dès aujourd’hui avec l’exposition Étrusques, un hymne à la vie.
Les vrais trésors en provenance directe d’Italie, dont certains du Saint-Siège, ne vont pas manquer de vous éveiller à une histoire riche d’influences, de raffinement.

Aussi raffinée que les autres illustres civilisations, la culture étrusque est moins connue, de part le manque de figures mythiques, d’une part.
La Grèce a son Zeus, l’Egypte Toutankhamon, et l’Étrurie (actuelle Toscane) une réputation sulfureuse – la femme étrusque était jugée comme légère par les Grecs mais aussi un goût prononcé pour le banquet, moment de fête et de célébration du corps, en musique.
Et d’autre part, sa redécouverte tardive grâce à de découvertes archéologiques, alors qu’elle a marqué de son influence la Méditerranée à travers huit siècles de prospérité, du XIe au Ier siècle avant J.-C.

Pour le contexte, les Étrusques surgissent lors de fouilles privées au cours de la Renaissance.
Les Médicis en s’accaparant leurs ancêtres prestigieux vont asseoir leur réputation. Le mythe va débuter jusqu’à son apogée dans les années 80.

Pour vous inciter à ce voyage unique, nous proposons une sélection de 4 objets aussi énigmatiques que passionnants témoignages d’un savoir-faire et d’une culture rayonnante.

Le premier set issue de la cité de Chiusi. Il s’agit d’une urne cinéraire anthropomorphe, impressionnant vase qui accueillait les cendres d’un défunt.
Il est à rapprocher des urnes cabanes également présentées dans cette exposition.
Les rituels sont nombreux autour de la pratique de la religion. Tombes, ex-voto, urnes viennent nourrir le culte des morts, renseignant sinon l’identité de leurs occupants tout au moins leur statut social.

Un second objet nous a particulièrement fasciné : ce motif décoratif représentant un animal légendaire: le griffon.

La Grèce nous a accoutumés à des représentations d’hommes barbus au corps d’athlète.
Ici, point de corps mais un visage parfait surmonté d’une couronne.
Cette tête a été retrouvée dans les fouilles menées à Orvieto, cité d’un sanctuaire dédiée à Voltumna, divinité archaïque de la fertilité.

Finissons par cette tête masculine en bois, choisie pour figurer sur l’affiche de l’exposition.
Elle surprend tout à la fois que le regard de cet homme se dérobe à nous.

Et finalement, l’on sait peu de chose d’elle.
Seule certitude : cette tête était recouverte de feuilles d’or et d’une chevelure en bronze.
De part le contexte de sa découverte, il pourrait s’agir du portrait d’un prince.

En tout, plus de 250 objets vont vous faire revivre la culture Étrusque, et ses influences reçues de la Grèce.
A noter, la présentation d’un cabinet érotique non conseillé aux plus jeunes visiteurs, qui surprendra plus d’un visiteur par la légèreté et singularité du traitement des jeux charnels.

Exposition Étrusques, un hymne à la vie


jusqu’au 9 février 2014

 

De 10h30 à 19h00
Nocturne le lundi et le vendredi jusqu’à 21h30

Musée Maillol
59/61, rue de Grenelle
75007 PARIS

 

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GOLDEN BLOG AWARDS 2013 : United States of Paris dans la shortlist – MERCI THANKS GRACIAS !!!

C’est la deuxième année que notre blog participe à l’événement qui célèbre la blogosphère : les Golden Blog Awards.
Et nous sommes très heureux de partager la nouvelle qui a ensoleillé notre week-end : United States of Paris est une seconde fois dans la shortlist des blogs sélectionnés dans la catégorie PARIS

Merci à vous tous et toutes pour votre soutien renouvelé.
Car ce sont vos votes qui nous ont permis d’être sélectionnés pour cette 4e édition.
Un spécial thanks à la bloggeuse Nalou pour ses adorables messages postés sur Twitter.

Parmi les blogs ayant eu le plus grand nombre de votes et qui concourent à nos côtés pour l’Award parisien, saluons nos ami(e)s, car il n’y a pas de concurrence entre bloggers et bloggeuses :

Dis moi Paris
Frelie
Gladscope
Paris, Maman & Moi
Parisian Touch
Parisladouce
So many Paris
Le blog à Paris
My Pretty Paris

C’est au tour des membres du jury de se retrouver pour débattre et choisir le blog qui répond aux critères.
Rendez-vous le mercredi 13 novembre 2013, jour de l’annonce des résultats à l’Hôtel de Ville.
Au total, 20 catégories et autant de blogs seront récompensés lors cette nouvelle édition des #GBA.

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Live-report GOLDFRAPP concert @ Le Trianon Paris – Tales of us new album Tour

Retour de la blonde incendiaire Alison Goldfrapp au Trianon – après un sold out en 2010 – pour un concert d’une rare intensité.

La chanteuse assure elle-même sa première partie

Exit le guest prévu en ouverture sur les billets. Et prise de scène à 20h pétantes du band en provenance de Bruxelles.
Début du show avec les titres phares de Tales of us, le dernier opus planant et en mode pédale douce sur l’electro-dance.

Instruments à cordes sur scène, sobriété des atours et la diva n’use pas de son célèbre ventilateur pour susurrer ses nouvelles ballades.
Dans la salle, on sent comme une impression de redécouvrir une voix qui s’était perdue dans un déluge de beats – qui ne nous déplaisaient pas.

 La belle sourit, boit entre chaque chanson. Jean-Michel Jarre au 2e balcon n’en perd pas une miette.

Dans un écrin de lumière tamisée, aucun projecteur direct, Alison rappellerait les actrices du cinéma muet et de l’expressionnisme allemand avec ses grands yeux.

Annabel opère une belle montée en émotion.
Soudain, les premiers tubes arrivent au galop. Little Bird, You never know et Ride a white horse.
Les tubes dance-floor donnent justice aux boys dans le parterre qui s’étaient armés de leur débardeur estival, taillé pour le moove à plein régime.

Rappel à un peu plus d’une heure de show.

Le retour du ventilo

Pour les deux derniers titres de la soirée, la chanteuse cède à l’appel du souffle dans les cheveux pour un Train fiévreux.
Fin de partie avec Strict Machine, au bout d’1h30, tout pile et jamais plus avec Goldfrapp, fidèle comme jamais à son timing.

Tales of us, nouvel album de Goldfrapp est dans les bacs depuis le 9 septembre 2013 chez Mute/Naïve

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