Black Panther : pour tout le vibranium du monde

Black Panther envoie du lourd pour la Saint-Valentin, jour de sortie du film en France. Exceptionnellement, les Français ont une longueur d’avance sur les Américains : ils vont découvrir en premiers (2 jours avant précisément) la bataille qui fait rage au Wakanda autour du précieux vibranium. Merci Marvel !

black panther

Combats à double effet

La première confrontation se fait dans un décor de cascades assez idyllique. Les deux adversaires sont torses nus et affichent chacun un gabarit impressionnant.
Le plus : c’est qu’ils ont les pieds dans l’eau. Et ce n’est pas un détail.
L’eau donne une dimension supplémentaire aux coups portés, accompagnent la chute des corps et intensifie le rapprochement final.
Très esthétique, ce combat ne laisse personne indifférent.

Black Panther
Chadwick Boseman (Black Panther)

Ça fight dans tous les sens et tous les styles !

Après le combat aux mains nues et couteaux, beaucoup d’autres déflagrations vont suivre. Et il va y en avoir pour tous les goûts. Tradition encore avec la lance associée aux armes à feu.
Débauche de moyens ensuite avec une course poursuite totalement surréaliste qui nous donne envie de revoir des films d’action sur le bitume.
Enfin, les effets spéciaux à plein régime pour les scènes avec Black Panther en costume. Toutes les acrobaties sont possibles : accroché au toit d’une voiture, seul contre une armée d’hommes et en même contre un autre black panther.

Black Panther
Lupita Nyong’o (Nakia) et Letitia Wright (Shuri)

Sapés comme jamais !

Les costumes du film sont tour à tour chatoyants, futuristes, réalistes, référencés.
En premier, la combinaison de Black Panther est attrayante et classe, comme une deuxième peau pour le roi T’Challa avec ce collier de griffes en vibranium.
A ses côtés, la tunique de la guerrière est sémillante.
Quant à la Reine de Wanaka (formidable Angela Bassett), elle a droit à de très beaux attributs.
Les autres tribus ont droit à des traitements tout aussi colorés et stylés.

Black Panther c’est de la démesure totale en nombre de personnages, scènes d’action, vues de folie d’un pays imaginaire (Wanaka).
C’est 2 heures d’action avec des pointes d’humour salvatrices.
C’est l’occasion de retrouver deux très bons acteurs de série : Sterling K. Brown (This is us) et Martin Freeman (Sherlock Holmes).

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Black Panther

Un film de Ryan Coogler
avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong’o, Martin Freeman, Danai Gurira, Forest Whitaker, Andy Serkis, Angela Bassett, Daniel Kaluuya, Issac de Bankolé, Sterling K. Brown

sortie en salle le 14 février 2018

site officiel : disney.fr/films/black-panther

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Le Manoir de Paris : des légendes à couper le souffle

Le Manoir de Paris c’est plus qu’un train fantôme, plus fort qu’un donjon avec automates !
Les légendes de Paris et le Royal Hotel Paradis sont un vrai spectacle qui joue sur l’interaction totale avec les monstres qui hantent les lieux.  Une sorte de théâtre immersif avec des histoires folles, des rencontres flippantes à souhait.
Les Américains qui ont pourtant leur haunted houses nous envient notre Manoir.
Moi, j’y suis allé en mode collègues de boulot.
Hilarant et jouissif !

Le Manoir de Paris

Une machine de frissons

La mécanique est bluffante, plus de 30 monstres et donc autant de comédiens.nes grimés, une maquilleuse et une costumière dans les coulisses pour les préparer.
La possibilité d’accueillir des visiteurs étrangers car toute l’équipe peut jouer en anglais, à la demande. Bluffant !

Des scènes spectaculaires dignes d’un film d’horreur, des personnages renouvelés, comme cette année : l’arrivée d’une adorable pestiférée et de la Reine Margot.
J’avoue que je n’ai pas fait le fier quand je me suis retrouvé sur le fauteuil du Barbier Sanguinaire. Seul homme du groupe, je n’ai pas eu le choix que d’accepter son invitation. La lame était très proche, le souffle du comédien tout autant.
L’hiver m’a aidé : j’ai pu me protéger avec mon écharpe. La tension est troublante, on finit par se demander si on ne va pas passer une autre dimension.

Les décors sont stupéfiants  me rappelant l’aventure de Sleep No More à New York. Il y a des images qui restent en mémoire comme une scène de cinéma.

Le Manoir de paris

Chacun.e à ses raisons 

Le profil des visiteurs consentants n’est pas le même d’un groupe à un autre.
A savoir : il y a ceux-celles qui veulent vraiment se foutre une trouille d’enfer, comme une de mes collègues de boulot qui a hurlé à gros poumons, se cachant les yeux et en criant en continu : « non, non, non ! » dès qu’un monstre s’approchait.

D’autres viennent pour se marrer et voir la réaction des autres ; j’avoue que j’ai plus souvent hurlé de rire que de peur, même si je me suis fait quelques frissons 2-3 fois.
C’est aussi pour ça que le Manoir de Paris est très apprécié des team buildings qui veulent tester le sang-froid et les réactions des salariés.

D’autres visiteurs encore voient la possibilité de soigner leur peur et viendront plusieurs fois, comme une thérapie, pour franchir les différentes étapes, d’abord l’entrée, puis le 1er étage, ensuite le 2e.
Car plus, on monte dans les étages du Manoir de Paris, plus la peur augmente.
Il y a aussi les grands-mères qui viennent sans savoir précisément ce qu’elles viennent voir, voulant avant tout faire plaisir à leurs petits-enfants. Adorable !

Et le plus trippant dans cette aventure, c’est qu’il est possible de revenir. Les Légendes de Paris se renouvèlent, changent de scénario.
Certains fans du Manoir viennent plusieurs fois dans une même journée, des  addicts du coup de flip’ !

Le Manoir de Paris

Le Manoir de Paris

Deux spectacles :
Les légendes de Paris et le Royal Hotel Paradis 

18 Rue de Paradis
75010 Paris
Tel. 06 70 89 35 87

Horaires :
vendredi de 18h à 21h30
samedi de 15h à 18h30
dimanche de 15h à 18h30

Le Manoir de Paris BONUS : les soirées spéciales pour redécouvrir les lieux : dans le noir total pour la Dark Night, en amoureux avec un bâtonnet de lumière pour la Dark Valentin Night ou dans un délire total pour Halloween.

Bad boy : il est arrivé qu’un Valentin ressorte sans leur Valentine du Manoir. Les monstres ont ramené la jeune femme, perdue, esseulée à la sortie, car abandonnée par son chevalier froussard.

Bon à savoir : préférer le vendredi et dimanche avec une influence raisonnable que le samedi.

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Cartes de Saint-Valentin pour amoureux blagueurs ! vues à Londres

À Liberty London, je me suis retrouvé devant une collection assez incroyable de cartes de Saint-Valentin. Ça m’a donné envie de poursuivre ma découverte dans d’autres boutiques de Londres.

Il est ainsi possible de déclarer sa flamme de manière loufoque, décalée ou complément barrée.
Au choix : famille royale, homard, roi de cœur, olive ou volcan…

Il est évident que votre bien-aimé(e) doit partager votre second degré pour apprécier la vraie valeur de votre amour. Et savoir un minimum parler anglais.

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Baby au Théâtre de l’Atelier : pièce saisissante !

Pièce forte, belle et émouvante, Baby de Jane Anderson aborde un sujet d’actualité avec justesse mais sans en exclure toutefois l’humour ou la cocasserie de certaines scènes.
Au Théâtre de l’Atelier, Hélène Vincent, la metteure en scène, sublime ses comédiens à l’interprétation exceptionnelle.

Baby

Caravane palace

Tout de suite, on est embarqué dans la vie chaotique de Wanda et Al. Leur caravane offre un espace de vie fonctionnel à défaut d’avoir un vrai confort. Les couchages s’accumulent sur le côté gauche, normal la famille a déjà 4 enfants.
La perspective d’un cinquième angoisse Wanda. Elle trouve, dans le journal, l’annonce qui pourra « régler le problème » : un couple aisé ne pouvant avoir d’enfant est prêt à tout pour accéder à leur dessein.

Très vite, Rachel, la seconde mère potentielle arrive. Le choc des cultures, le décalage des classes bousculent progressivement les deux femmes.
Ce qui est intéressant c’est de comprendre la motivation qui se cache derrière les questions de Rachel, ses précautions par rapport à l’état de Wanda.

Des acteurs éclatants

Camille Japy (Rachel) est sur une partition à la fois bienveillante, à l’écoute, retenant son autorité et toujours en équilibre, malmené par l’espèce d’aversion que lui inspire cette situation.
Isabelle Carré (Wanda) donne un supplément d’âme à un personnage qui semble à première vue simple et sans relief.
Vincent Deniard bluffe en ours immense et baraqué quant à Bruno Solo, il excelle dans le rôle de père en devenir, à la fois dur et à fleur de peau. Cyril Couton est parfait en avocat, parfait stratège.

Baby

Baby, c’est à la fois l’enfant de trop pour un couple, l’enfant tant attendu pour un autre. La croyance folle d’une mère, la peur d’un père.
La détresse de deux couples. Le jeu de l’argent alors qu’il est question avant tout de vie.
Une pièce essentielle à l’interprétation excellente.

Baby

Baby
une pièce de Jane Anderson
Mise en scène : Hélène Vincent
Avec Isabelle CARRÉBruno SOLOCamille JAPYVincent DENIARD et Cyril COUTON

du mardi au samedi à 21h
Matinée le dimanche à 15h

Théâtre de l’Atelier
Place. Charles Dullin
75018 Paris
Tel. 01 46 06 49 24

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Murmures des murs au 13ème art : fantasque et imprévisible

Les lieux où nous vivons ont une caractéristique bien trop souvent négligée : ils portent en eux la mémoire du temps qui passe. Au théâtre Le 13ème Art, Victoria Thierrée-Chaplin nous révèle une femme fuyant à travers la ville. D’immeubles désaffectés en appartements délaissés, elle revit l’espace d’un instant le souvenir de ses occupants détenu par les Murmures des murs… Cette aventure est une plongée délicate dans un monde fantaisiste, oscillant sans cesse entre le rêve, l’illusion et la métamorphose…

murmures des murs

«Il faut partir !» dit un homme. Au milieu de boîtes, une jeune femme déambule, l’air faussement hagard… Avec une certaine mélancolie, elle se met à ranger les objets de son quotidien. Cependant, ils ne se laissent pas faire et entament avec douceur une rébellion. Ainsi, une ampoule reste éclairée malgré le fait qu’elle soit dévissée, des chaussures refusent d’être entreposées dans un carton… Par de subtiles illusions, les prémices du spectacle à venir se font sentir et nous sommes déjà intrigués…

Lorsque Aurélia Thierrée se retrouve happée dans un carton, le voyage commence véritablement… Avec une grâce infinie et un air plein de malice, elle remonte le temps en franchissant des façades ou en escaladant des escaliers à la rencontre d’un endroit, d’histoires entremêlées ou bien d’une âme… Les tableaux défilent et de nombreux personnages croisent son chemin. Nous y trouvons quelques humains et d’autres, l’étant un peu moins !

murmures des murs

Notre jeune femme se fond et se confond avec délectation dans ces décors. De ce fait, notre esprit se trouve stimulé. Des effets illusoires surprenants, un délicieux jeu acrobatique, une exultation charnelle tout en pudeur et un brin de magie. Voici le savoureux mélange contribuant à la création de l’univers singulier, parfois déroutant, mais toujours touchant de Victoria Thiérée-Chaplin, la fille de Charlot.

Le temps d’une soirée, laissez-vous porter par cet étonnant monde imaginaire 🙂

by Jean-Philippe

murmures des murs

Murmures des murs

De et mise en scène : Victoria Thierrée-Chaplin
Avec : Aurélia Thierrée, Jaime Martinez et Antonin Maurel

Du 1er au 3 février à 20h30,  matinée le 3 à 15h

Théâtre Le 13ème Art
Centre commercial Italie 2
Place d’Italie
75013 Paris

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Pockemon Crew à Bobino : estomaquant !

Lyon – qui a droit à son clin d’œil au cours du spectacle – a célébré cette troupe de danseurs qui a depuis sillonné le monde. Paris a toutes les raisons de céder à la force de frappe de Pockemon Crew. Les preuves à Bobino.

Spectacle court et péchu

# Hashtag 2.0 est trompeur. Il commence doucement à la guitare acoustique, les danseurs s’asseyant, se saluant. Pas de grosse entrée fracassante.
C’est comme un échauffement pour les spectateurs qui prennent le temps de se familiariser avec les silhouettes et les visages de l’équipe à succès.
Les corps commencent à se mouvoir avec plus d’amplitude, à danser.
Le rythme ne va plus s’arrêter. Mécanique implacable au compteur.

Pockemon Crew
photo Julie Cherki

 

Mélange des genres

Le hip-hop de Pockemon Crew est pimenté et il se frotte à d’autres cultures comme la flamenco, la geek attitude, la contorsion plus proche des acrobaties de cirque. 

C’est très physique mais surtout surprenant, le spectacle créant toujours une surprise, une séquence inattendue, des séquences fortes visuellement.

Pockemon Crew

Danseurs aguerris 

Les artistes sur scène ont tous une bonne trentaine assumée. Pas de complexe à avoir, les muscles sont saillants, avec ou sans marcel. L’agilité est totale.
Ils donnent facilement des complexes à des 18-20 ans.
Les gars de Pockemon Crew en imposent, mais sans en rajouter. Ils offrent un ballet saisissant et nerveux.  Une maîtrise qui laisse sans voix.
La vue des smartphones sur scène nous a fait un effet de catharsis. On s’est octroyé une digital detox en sortie de salle.
Respect !

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# Hashtag 2.0
spectacle de Pockemon Crew
création de Riyad Fghani

reprise du 7 février au 4 mars 2018

à Bobino
rue de la Gaité
75014 Paris

site officiel : pockemon-crew.net

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Bouillon Pigalle : une cantine comme on aime

Pressés par le temps avant un spectacle, on a poussé la porte du Bouillon Pigalle. Ouvert en automne, il nous fallait goûter à cette adresse qui affiche des mini-prix et une carte avec des incontournables de la bonne bouffe française populaire.
A table ! … sans réservation.

Bouillon Pigalle

Si vous pensez la gastronomie uniquement par la Bistronomie, passez votre chemin. Le Bouillon Pigalle propose une carte simple et sans chichi. A voir le monde qui fait la queue à partir de 19h/19h30, c’est déjà une réussite.
Et franchement, ça fait du bien de ne pas se faire  matraquer par les prix. De quoi remettre au goût du jour ce concept du 19e siècle.

Le Bouillon : un classique parisien

A cette époque  250 établissements portaient cette mention.
Et si l’héritier le plus célèbre de cette tradition restaurative reste le Bouillon Chartier, l’établissement n’est pas le propriétaire de cette appellation.

Alors, on franchit la porte tournante du Bouillon Pigalle et l’on découvre la salle principale. Une atmosphère 1900 mais avec un gros brin de modernité.
On aime les porte-bagages en hauteur pour déposer sac à main, sac à dos, vestes ou autres. Un big up aussi pour les prises électriques qui parsèment le haut des banquettes afin que l’homme et la femme connectés puissent recharger leurs accessoires vitaux.

Bouillon Pigalle

Le Bouillon Pigalle : côté carte

Ce qui va séduire, c’est la tradition, le côté cuisine de maman, de famille.
Oeuf mayo, museau graines de moutarde, escargots au beurre persillé, bulots, poireau vinaigrette et son topping de noisettse : ces entrées sont rustiques et goûtues. Simples mais bonnes (entre 1,80€ et 8,80€ pour le pâté en croûte au foie gras).
On n’en demande pas plus dans ce type d’établissement.

Bouillon Pigalle

Pour suivre : 12 plats au choix entre 8,50€ et 11, 50€.
On a fait simple ce soir : un gratin de chou-fleur sauce Mornay.
Et on se laissera séduire à coup sûr une prochaine fois par le pot-au-feu, la tête de veau sauce gribiche, la blanquette de veau ou l’agneau de 7 heures…

Un petit appétit ? On a cédé à un A côté, régressif, comme Les coquillettes au bouillon de bœuf, parfaites !

Bouillon Pigalle

Ce soir-là pas le temps de tester les desserts, mais on reviendra pour se laisser séduire par les classiques de la brasserie : baba au rhum, profiteroles, clafoutis ou mousse au chocolat.

Et c’est sans parler des boissons à prix rikiki : le 25cl d’eau plate à 1€, le soda à 1,90, le 1/4 de vin à 2,90€ …

Bouillon Pigalle

Nous, on a kiffé ce retour aux goûts simples et bien faits.
Et il y aussi une terrasse à l’étage…

Au prochain spectacle dans le quartier, on y retournera.
Mais ne le dites pas trop pour que cette enseigne ne devienne pas un lieu trop bobo…

Bouillon Pigalle

Bouillon Pigalle

22, bd de Clichy
75018 Paris

Horaires :
de 12h à minuit, 7 jours / 7

Sans réservation

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Sang Négrier à La Croisée des Chemins : fervent trait de génie

Laisser sombrer dans l’oubli la mémoire d’un passé historique peu glorieux, c’est prendre le risque de nier son existence. Sang Négrier raconte l’histoire d’un esclave ayant repris sa liberté. Il soumet alors au commandant d’un navire négrier une vengeance l’entraînant aux lisières de la folie… Au théâtre La Croisée des Chemins, découvrez la profonde et frénétique rencontre entre les mots de Laurent Gaudé, le talent de Bruno Bernardin et la rage de Khadija El Mahdi…

Sang Négrier

Une voix brisée, un corps marqué, une âme terrifiée : voici l’aperçu de l’homme déchu se présentant à nous. Tel un testament, ou plutôt une tentative de rédemption, il va nous conter sa sombre histoire…

Tout débute sur un navire négrier. En route vers les Amériques avec les cales pleines d’une cargaison fraîchement acquise, notre commandant décide de faire une escale à Saint-Malo. Cette décision va faire basculer sa vie…

En effet, à peine arrivés, cinq esclaves en profitent pour s’affranchir. La cité Malouine se trouve alors en émoi. Une effroyable chasse à l’homme s’engage, révélant les bas instincts d’une nature humaine terrifiante. Ainsi, les fugitifs sont traqués, isolés, abattus, exposés.
Sauf un.

Sang Négrier

Si son corps demeure introuvable, sa présence rôde cependant dans la ville… Bientôt, ses doigts sont retrouvés cloués sur des portes, les uns après les autres. Chacun est le présage d’un malheur à venir… Les habitants de Saint-Malo, et plus particulièrement notre homme, vivent alors au rythme de cette vengeance et sombrent dans une folie dont ils sont les cruels initiateurs…

À la fin de la représentation, nous sommes bouleversés par l’intensité de ce que nous venons de partager… Khadija El Mahdi sert avec passion ce texte incisif et puissant. Par la bande-son, les jeux de lumière et le décor modulable, elle fait tomber le masque. Quant à Bruno Bernardin, il est saisissant de justesse, notamment dans sa capacité à vivre les émotions.

Une claque ! Voici le mot résumant le mieux ce moment fort et nécessaire de mémoire, de partage et de transmission…

by Jean-Philippe

Sang Négrier

Sang Négrier

De : Laurent Gaudé
Mise en scène : Khadija El Mahdi
Avec : Bruno Bernardin

Jusqu’au 1er mars 2018

tous les jeudis à 19h30

Au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Le Jeu de l’amour et du hasard à la Porte Saint-Martin : brillant !

Brillante distribution pour cette mise en scène délicieuse de la pièce de Marivaux, Le jeu de l’amour et du hasard. Au Théâtre de la Porte Saint-Martin les cœurs palpitent, virevoltent, gambadent, se jouent des apparences, s’amusent et nous réjouissent ! 

Le jeu de l amour et du hasard

L’amour déborde

Il y a de l’amour dans le théâtre.
À l’orchestre, un trentenaire barbu aimant un autre trentenaire porte un sweat First Kiss in Paris. Au balcon, une jeune femme caresse tendrement la nuque de son partenaire tout en écoutant les joutes amoureuses en contre-bas.

Les aspirations sentimentales entre Arlequin et Lisette, Sylvia et Dorante offrent un terrain propice à se rapprocher de son voisin ou sa voisine.
Le jeu de dupe et d’apparence est savoureux. Le constat de Marivaux reste inchangé : le cœur n’a plus aucune raison quand il est passionné et défit toutes les convenances quand il brûle de motivation.

La mise en scène de Catherine Hiegel est dynamique et inventive en déplacements, jeux de corps, profondeur de champs, cache-chache derrière une haie.
Alors oui, l’herbe est synthétique et les autres végétaux ne sont pas naturels non plus mais ils offrent un cadre parfait à cette histoire de dissimulations amoureuses.
Un homme et une femme se cachent sous l’identité de leur servant pour observer le prétendant qui leur est destiné.

Le jeu de l amour et du hasard

Vincent, Laure, Clothilde et les autres

Chaque acteur est à lui seul un argument pour voir la pièce.
Clotilde Hesme gracieuse et rayonnante, Laure Calamy pétillante et dévergondée.
Nicolas Maury séducteur et terrible tentateur, Vincent Dedienne farceur, provoquant et irrévérencieux.
Ce dernier a droit, en plus de toutes les facéties de son personnage, a un dernier coup de maître. Un final joyeux absolument immanquable !
Sans oublier Cyrille Thouvenin, charmant et joueur et Alain Pralon classe et complice comme il se doit.

Bonus : attention ! Le hasard peut se jouer de vous aussi, juste avant de voir la pièce. Comme en vous faisant croiser, par exemple, une ancienne connaissance qui vous, a un temps, provoqué quelques bourdonnements au cœur.
Ça m’est arrivé ce jeudi soir, à quelques rues du théâtre. La comédie se joue aussi bien sur scène que dans les rues. Un délice !

Le jeu de l amour et du hasard

Le Jeu de l’amour et du hasard

Une pièce de Marivaux
Mise en scène Catherine Hiegel

Avec Laure Calamy, Vincent Dedienne, Clotilde Hesme, Nicolas Maury, Alain Pralon, Cyrille Thouvenin

Du mardi au vendredi à 20h
Samedi 17h et 20h30.
Dimanche 16h

Durée : 1h45

au Théâtre de la Porte Saint-Martin
18, Boulevard Saint-Martin
75010 Paris
Tél. 01 42 08 00 32

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Les Caramels Fous – Cirque Plein d’Airs : une folie, un régal !

Les Caramels Fous dégainent un nouveau spectacle inventif et généreux. Femme à barbe décédée, magicien sans talent. trapéziste hystérique, acrobates mignons, clown qui cache un terrible secret et autres tziganes forment une troupe borderline à souhait au 13ème Art à Paris. 

Les Caramels fous

Une association de joyeux mâles 

Le terme « amateurs » serait presque péjoratif pour décrire Les Caramels Fous tant les forces vives qui les composent sont passionnées, entières et prêtes à tout pour faire le show.

Avec le Cirque Plein d’Airs, l’association voit plus grand avec la large scène du 13ème Art. Les costumes sont bluffants, les rideaux de scènes immenses et les accessoires légion.

Leur capacité à convier émotion et inventivité dépasse de loin certains spectacles proposés dans d’autres salles.

LesCaramels fous les caramels fous

Production 2018 grand spectacle ! 

Les Caramels Fous font le show et le font bien, en jouant, chantant et dansant. Certains sont capables de vrai tour de force  comme Vincent Baillet, à la fois transformiste, chanteur et trapéziste. Mais aucun ne démérite.

Le travail d’adaptation des chansons est de la dentelle : Kiss de Prince est une invitation à la « glisse« , Alexandrie Alexandra de Cloclo devient une ode aux tziganes (Un jour ici, un jour là-bas).
Même Bernard Lavilliers, Stromae ou encore Elodie Frégé se retrouvent dans la bande musicale endiablée du show.
Et on comprend enfin le secret qui se cache derrière le 3ème Sexe d’Indochine.

Sans oublier le nouvel hymne à la tolérance, enchanteur : Soyons nous-mêmes sur l’air de It’s Raining Men pour un très entraînant final. 

Les Caramels Fous ont une inventivité débordante, le sens de la scène et un vrai talent pour le second degré. Rien n’est jamais grave, rien n’est tout à fait sérieux avec cette bande-là. 

Au Cirque Plein d’Airs, on rit, on est surpris, on chante; on peut verser une larme aussi, et on se lève pour une standing ovation. 

Les Caramels Fous

Cirque Plein d’Airs

par Les Caramels Fous

jusqu’au 4 mars 2018

13ème Art théâtre
30, Avenue d’Italie
75013 Paris

site officiel : lescaramelsfous.com

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