Le Papa Cabane : très large terrasse pour afterwork estival

Le jeudi, rdv au Papa Cabane la nouvelle terrasse en plein air de Paris. Ici c’est l’espace qui prime !
Avec ses 1 000 m², la canicule sera beaucoup moins épuisante que sur un Perchoir avec vue mais très vite saturé par l’affluence.
Cocktails désaltérants et foodtruck pour un afterwork à la cool. En bonus : DJ, tables de ping-pong, et terrains de pétanque.

Autant le dire tout de suite, la façade de l’hôtel qui accueille Papa Cabane ne respire pas le design débridé et dépaysant. Mais le décor installé pour l’occasion dans ce qui ferait office de très large cour fait oublier ce désagrément visuel. L’aménagement mise sur le brut avec les palettes de bois et le végétal (gros pots avec arbustes et jardinières).  Des petits coussins viennent adoucir l’assise et des guirlandes égayent l’ensemble.

Les allées sont larges, nul besoin d’enjamber un sac à main ou dos pour accéder au bar, ni de devoir jouer du coude avec un.e inconnu.e assis.e à côté pour boire son cocktail. Chez Papa Cabane, on respire, on a de l’espace et ça n’a pas de pris quand on est en plein Paris.

La bande-son de la soirée est assurée par un DJ qui prend de la hauteur avec sa platine, perché dans sa cabane. La programmation musicale est laissée aux oreilles expertes des labels The Talent Boutique, Délicieuse Musique, 7 Records ou encore SMART pour être sûr de ne pas entendre les mêmes sons que sur d’autres terrasses.

Ce soir-là, on s’est laissé bercer par l’ambiance, sans envie d’enchaîner avec une autre soirée. Regarder les différents publics présents, savourer un prosecco bien frais et apprécier les nouvelles teintes de lumière le soleil couchant.
Il en faudrait peu pour se croire à Berlin.

Seul regret : que le lieu ne soit pas ouvert toute la semaine.

BONUS : n’hésitez pas à entrer dans l’hôtel pour voir les créations street-art sur les murs.

Le Papa Cabane

Rue Paul Belmondo, 75012 Paris
Entrée par le parc de Bercy, derrière l’AccorHotels Arena
Métro : Bercy, lignes 6 et 14

jusqu’au 28 septembre 2017

tous les jeudis soir de 18h à 23h
Ouverture exceptionnelle le 12 juillet
car fermeture le 13.

entrée gratuite

Réservation : 01 53 46 50 17

Share

FNAC LIVE 2017 : Julien Doré subjuguant, The Blaze assure, The Horrors en exclu #livereport

3e jour au Fnac Live 2017 intense de concerts avec des grands attendus : Julien Doré, le retour chargé d’émotions, The Blaze, le deuxième concert d’une longue carrière, The Horrors en exclu. Des révélations : Eddy de Pretto bluffant, Clara Luciani et Aliocha seuls à la guitare face à un public en nombre.

Fnac Live

Eddy de Pretto bluffant

Ça débute par une Fête de trop, un titre fougueux et frontal. Ça claque direct.

Eddy a une peau de blond qui rougit vite au soleil mais il assure sans se plaindre. Pantalon porté taille haute, la main gauche qui se touche le haut de la cuisse comme un gimmick quand il se déhanche ou un tic ou toc d’artiste.
Malin, le jeune chanteur quand il se présente en précisant : « Je suis sur tous les réseaux sociaux« 
Virilité abusive, une chanson qui fait du bien quand on n’est pas un dieu du stade comme lui comme nous.


« Je suis complément normal, complément banal« , il y a du Stromae dans cette façon de déclamer ses mots dans une musicalité troublante.
Eddy de Pretto c’est un talent d’écriture inouï avec une rythmique imparable. 

Valerie June : from Tennessee to Paris

Les dreadlocks en vrac, mini-jupe en avec un haut en strass pour réfléchir les rayons du soleil. Bien joué !
L’Américaine débute certaines de ses chansons comme des sortes d’incantations jazzy, incompréhensibles, mystérieuses. Valerie June peut surprendre, subjuguer voir déplaire avec cette voix à la Betty Boop. Elle nous embarque dans une Amérique pleine de contrastes, de références, entre faux calme et de fulgurance. 

The Horrors are back! 

Exclu totale pour le Fnac Live, le premier concert du groupe pour annoncer la sortie de V, son nouvel album, est pour Paris.


Début de set tout en puissance, décibels et rythmiques à donf. Pas le temps de comprendre si ce sont des nouveaux titres ou des anciens. On shoote à mort les musiciens lookés, le chanteur, Faris Badwan, s’entortillant les bras avec le fil de son micro, balançant son pied de micro puis le retrouvant au titre suivant.


Celui qui se balade en coulisses avec un sac à main rétro – qu’on croirait sorti d’un cabinet de médecin du début du XXe siècle – a une manière très particulière de baisser le visage quand il ne chante pas, pendant les instru.
Le leader enlèvera ses lunettes malgré le fait qu’il soit « aveuglé par le soleil » (en français dans le texte). Classe !


Still Life fait rabaisser la tension. Le titre est moins en force, plus ténébreux. The Horrors fascine. Le groupe est capable d’envolées sensibles comme de coups de poings musicaux bien pensés.
On apprend à tomber sous le charme. Ce n’est pas forcément immédiat. 

Le charme assumé de Clara Luciani 

Seule à la guitare électrique, « je vais faire comme si je n’étais pas intimidée !«  La nuit n’est effectivement pas encore tombée. La jeune révélation ne peut donc qu’apprécier l’étendue de festivaliers face elle.

 La vingtaine de minutes de set nous fait découvrir un univers passionnant. Le titre Monstre d’Amour offrant une belle ballade électrique.

Julien Doré : « les yeux dans les yeux ! »

Affichant un petit 35 ans tout frais au compteur depuis 2 jours, assumant le choix de sa chemise fleurie et à manches courtes, Julien Doré est de retour au Fnac Live, festival qui avait marqué la pourtant longue liste de souvenirs scéniques de l’artiste. 
Un panneau « merci pour les animaux » sera aperçu dans le public, certainement pour la réhabilitation du bichon ou du panda dansant.

À quelques centimètres de l’artiste bondissant, il faut lâcher l’objectif pour apprécier la fougue qui s’abat sur soi. C’est impressionnant d’être aux pieds du chanteur.
Le Lac dont il fera chanter le refrain au public est l’occasion d’une montée d’émotion pour le beau Julien qui sourit au bord des larmes. 

Il n’hésitera pas longtemps à fouler l’avancée de scène, lui ouvrant une prise directe avec le public qui l’entoure.  Coco Câline et le public se soulève. Il a le don de savoir pousser ses spectateurs.trices au meilleur de leur enthousiasme. 

J. Doré innove ausi en introduisant une position de karaté en début de Kiss Me Forever, totalement improvisée. Comme Presley ou Cloclo, il balance sa serviette mouillée dans le public. Fétichisme en vue pour celle ou celui qui l’a rattrapée au vol. 

Il sort sa mob en milieu de set et non à la fin, comme lors de son premier concert en festival à Saint-Etienne.
En plus d’avoir une repartie d’enfer (cf notre échange mémorable sur Twitter), le chanteur a le don aussi de la douceur comme avec Eden (« et m’exiler de toi »), une superbe ballade au piano.

Il s’attache les cheveux qui fait l’effet d’un chignon avant de débuter On attendra l’hiver. On a du mal à valider, mais on pardonne forcément.
Quand au dernier morceau, il relâche ses cheveux, fait tomber la chemise en se retournant, dans une vague de fumée, la vision est ultra cinématographique. On parle de femme fatale, Julien Doré est un homme fatal, qui porte fier le débardeur à la manière d’un Brando.
En coulisses, les invités se masseront pour voir furtivement l’artiste descendre de scène.  On ne perd aucune miette d’un Julien Doré en live. 

The Blaze : sensationnel ! 

Une sensation qui a déjà eu droit aux pages des Inrocks. L’attente était très grande pour ce groupe dont un de son titre a servi de musique au teaser du festival.
Début de set, le duo envoie le son dissimulés derrière des écrans. Les photographes attendent que les DJ se dévoilent.


Il faudra attendre le 2e titre pour les voir en mouvement sur leurs platines et avoir confirmation que c’est bien eux qui assurent les parties vocales de leurs titres.
Leur show visuellement fait l’effet plus d’une installation artistique que d’un DJ est à la manière de Cassius. Projections d’images sur écran, jeu de formats aussi avec réduction du cadre, teintes de lumière en fonds, table réfléchissante.

Certains festivaliers ont gardé leurs lunettes de soleil face à la déferlante des spots lumineux.
La maîtrise est bluffante. L’électro de The Blaze débride l’adolescent qui est en nous.  On se déhanche et surkiffe comme les jeunots du bord de scène.
5 titres et puis s’en vont, les deux écrans se referment sur les dernières notes de l’excellent Juvenile. Générique de fin comme pour un film lumineux, intense et devenu en moins d’une heure une référence.

Rdv en juillet 2018 pour le prochain Fnac Live ! 

Share

FNAC Live 2017 / Jour 2 : Camille, Cassius, Otzeki, Alltta, Paradis … #LiveReport

Encore un soleil de plomb pour ce deuxième jour du FNAC Live 2017.
Au programme côté musiques : hip hop,  électro, pop et chansons françaises qui prend de la hauteur, avec des artistes qui prennent leur pied sur scène.
C’est parti pour le report du jour des concerts de Cassius, Otzeki, Alltta Loyle Carner, Paradis, Irene Dresel et Camille.

 

FNAC Live 2017

Otzeki : London is calling 

Les deux boys d’Otzeki – Mike au chant et Joel derrière les machines – étrennent les festivaliers en cette fin de vendredi avec leur électro-pop minimaliste, pour les compositions en tout cas.

FNAC Live 2017

Car Mike prend rapidement possession de la scène.
Voix déchirante d’écorché vif aux accents proches de Radiohead d’antan, guitare électrique épurée combinée aux beats électro.
Ce mélange produit une espèce de soul qui caresse les corps brûlés par le soleil encore à son maximum.

FNAC Live 2017
« Je suis chaude ! » : on pardonnera la petite erreur de grammaire du chanteur.
Le soleil tape tellement sur scène qu’au quatrième titre, le chanteur tombe la chemise, puis rapidement le pantalon. Il finira le concert en boxer paré d’une serviette. Son acolyte aussi.
Un brin de folie londonienne qui nous plait tant.

Alltta : pure énergie

Allta est le projet franco-américain qui unit 20syl (producteur de C2C) et  Mr. J. Medeiros (MC de Procussions et chanteur dans le groupe Knives).
Avec leur hip hop énergique et festif très Est Coast, c’est le feu dès leur entrée sur scène.

FNAC Live 2017

Mr. J. Medeiros  parcourt la scène de long en large, avec toute la gestuelle des rappeurs US. Son énergie et sa volonté de communiquer avec le public en font vrai un showman. Et même s’il ne dit que quelques mots en français, il emporte le public massé contre les crash barrières.

FNAC Live 2017

Si 20syl reste le plus souvent derrière ses platines, il rejoint Mr. J. Medeiros sur le devant de scène pour des duos en forme de battle.
Du coup, ça saute  grave et ça court sur scène, ça chante et ça fait les chœurs dans le public. Thank you Alltta!

Loyle Carner : il a kiffé

Retour à Londres, mais encore en mode rap.
Loyle Carner fait partie des talents qui évoluent uniquement sur l’avancée de scène. Mais le p’tit british de 22 ans semble plus qu’heureux d’être présent au Fnac live.
Entre chaque titre, il jette un regard halluciné sur le public.  Comme s’il n’en revenait pas d’être à Paris. Attendrissant !

FNAC Live 2017

Rap vocal pur et musique agrémentée de choeur gospel, de guitares électriques et basses rageuses, le kid de London offre une fusion musicale au cordeau.

FNAC Live 2017
Petit impro pour finir ? Un Buy our CD en forme de clin d’œil, une pointe d’esprit so british.
Sans oublier quelques « Fuck Brexit » disséminés entre chaque titre. On appréciera.

Paradis : le grand contraste

Paradis est la bascule musicale de la soirée. On passe direct d’un rap franc à de l’électro-pop française.
On sent de la réserve sur scène, une sorte de timidité du chanteur.

FNAC Live 2017
Mais la fraîcheur de la musique emporte le public.
Dans la fosse photographes, les VIP se font engueulés par la sécurité car ils sortent de leur espace pour tenter de photographier de plus près le groupe. Tout n’est pas permis !

FNAC Live 2017

Le set se terminera avec une reprise de La ballade de Jim. La touche électro, apportée par Paradis au tube d’Alain Souchon donne un côté nonchalant et un ton plus désabusé aux paroles.

Irène Drésel : l’ovni

C’est la première impression.
Looks et instruments : tous semble incongru.
Attention talent, comme on pourrait dire. Soit vous vous laissez embarquer par cette électro-celtique, un Enya moderne en somme, soit vous y êtes d’emblée réfractaire.

FNAC Live 2017Irène Drésel et ses musiciens sont tout de même une vraie sensation. Nous, on a adoré cette alliance moderne d’électronique et de flûte à bec.
Une musique à rapprocher du trublion Jacques qui crée sa musique électro avec des objets du quotidien.

FNAC Live 2017

FNAC Live 2017

Un live de 20 minutes qui amène parfaitement le grand moment de ce vendredi soir au FNAC live 2017, la tumultueuse Camille.

Camille planante

Cela faisait 7 ans que Benoit Brayer le programmateur cherchait à tout prix à accueillir Camille au Fnac Live. Des rendez-vous manqués, des impossibilités d’agenda, et finalement la chamane de la chanson française est enfin apparue.

Après avoir réjoui We Love Green, la chanteuse qui refuse aux photographes accrédités de la shooter sur les premiers titres, apparaît tout à la fois charmante, mystérieuse, distante, barrée en début de set avec son beau Lasso.
Son image en noir et blanc s’affiche sur grand écran, donnant une tonalité particulière à ce rendez-vous avec les festivaliers.
Suit la Fontaine de lait, le premier single de son dernier album Ouï.

Camille au Printemps de Bourges 2017

La belle se laisse désirer avant de saluer le public. Est-ce qu’elle le jauge avant ? Prend mesure de l’énergie qui lui arrive ?
Elle s’approche enfin avec Ilo Veyou, foulant l’avancée de scène. Elle semble prendre plaisir à ce contact.
Albin de la Simone fait son entrée discrète en zone VIP pour être au premier rang du concert. Il ne lâchera plus Camille des yeux de tout le concert.

Camille est capable de tout, comme se mettre à 4 pattes pour récupérer son micro et débute la chanson coup de poing Too good to fuck à genoux. Ou faire danser la bourrée à un couple qu’elle invite à monter sur scène.
Mais aussi à un déhancher de folie sur le titre Paris.
Elle finira la petite heure de concert en faisant des bisous avec les mains, tendre et espiègle à la fois.

Cassius : électro volcanique

Fin de journée intense avec le DJ set de Cassius. I love U so nous fait remonter les souvenirs du clip sensation (à l’époque) avec le jeu de bouches sur smartphone.

FNAC Live 2017
Constat, l’électro du groupe français n’a pas faibli avec les années – rappelons que Cassius a toujours son compte Myspace répertorié sur Google. Le duo est installé derrière ses platines, au-dessus d’un mini-volcan lumineux. Le public réagit aux titres connus dont certains sont remixés à des tubes d’autres artistes. Le set impulse une belle énergie.
En coulisses, Mr J Medeiros du groupe Alltta restera bloqué devant l’écran large de retransmission. Et nous devant ses sneakers.

FNAC Live 2017

Il ne vous reste plus que ce samedi pour vous joindre au FNAC Live 2017 avec le retour de Julien Doré !! 

Share

FNAC Live 2017 Jour 1 : The Pirouettes, Fishbach, Calypso Rose, Benjamin Biolay et Møme #LiveReport

Jeudi, premier jour du Fnac Live 2017 avec un line up assez éclectique sur le papier et une nouveauté de taille cette année : la scène se pare d’une avancée pour donner plus de rythme et de temps aux découvertes musicales.
La soirée s’annonce forte en montagnes russes musicales. Sensations garanties avec The Pirouettes, Fishbach,  Témé Tan, Polo & Pan, Møme, Benjamin Biolay et la reine Calypso Rose.

FNAC Live 2017

Alors que les rayons ardents du soleil lèchent avec force  les dalles du parvis de l’Hôtel de ville, le public arrivent petit à petit, profitant de la playlist du label Microqlima.

18h premier show : The Pirouettes

Léo arrive sur scène t-shirt manche longue à l’effigie de Justin Bieber. Le ton est donné. Le duo, Vickie et Léo, entouré de leur band balance une pop chaleureuse, énergique et espiègle, pour la musique en tout cas. Les textes semblent plus sombres.

FNAC live 2017
A l’instar de ceux des années 80’s, des références assumées avec cet insert de Marcia Baila des Rita Mitsouko en plein milieu de leur titre Dernier Métro.
Un jeune dans la foule crie « Tu l’enlèves ton pull ? » Eh bien non, malgré la chaleur, Léo le gardera jusqu’à la fin du set.
Une belle entrée en matière pour ce FNAC Live 2017.

Fishbach : de la retenue au rock

On continue sur cette lancée 80’s avec Fishbach.
A l’arrivée de la demoiselle et de ses musiciens sur scène, on se demande s’il faut tirer la tronche pour faire des chansons en français.
Mais le visage à la John Lenon de Fishbach, avec ses lunettes miroir rondes, s’égayera d’un sourire dès le deuxième titre.

FNAC live 2017Batterie électronique, guitare électrique très claire, synthés en nappes (surtout sur les premiers titres), la voix rauque de la chanteuse surprend et tranche avec ses sonorités vieilles de 30 ans.

Des ballades graves avec des guitares planantes, font quitter l’univers 80’s pour emmener le set vers dans une énergie plus rock, plus dark aussi.
Night bird, reprise de Bernard Lavilliers, clôt le concert.

On a flashé sur cette jeune fille qui dessine les artistes en live. .
En trois titres (la consigne pour les photographes), elle crayonne puis s’en va. C’est du grand art !

FNAC live 2017
FNAC Live 2017 : les talents en avant

C’est peu de le dire ! L’avancée de scène, nouveauté de l’année permet, en 20 minutes, à des artistes en devenir de présenter leur univers entre les changements de plateaux.
2017, c’est de la musique sans temps mort pour le public.

Le premier à l’inaugurer est Témé Tan.
D’origine congolaise, ce belge, cheveux crinière de lion,  propose des titres électro métissés. Seul avec ces machines et sa guitare, il fait le show.

FNAC live 2017

Il n’y a pas que les girls comme Christine and The Queens ou Sônge qui  ont du talent avec un pad et un looper sur scène, les mecs aussi !
En 20 minutes, Témé Tan embarque le public dans son univers groove et catchy aux nappes musicales envoûtantes.

La madone : Calypso Rose

A 78 ans, Dame Rose fait une entrée sur scène hésitante. Il ne lui faut que 30 secondes pour se remplir d’une énergie dingue, et arboré son sourire qui nous avait fait craquer au dernier Printemps de Bourges.

FNAC live 2017

Calypso Rose est d’humeur friponne ce soir, en moins d’une minute, elle montre une épaule, secoue son postérieur de façon canaille. Il faut dire qu’il y a foule de jeunes gens à aguicher devant la scène.

C’est un vrai rayon de joie et de soleil qui a déboulé sur scène.
Dans la fosse des photographes, Il n’y a jamais eu une ambiance pareille. Le smile sur tous les visages, ça danse, ça sourit… Presque un miracle de la madone de Tinidad.

FNAC live 2017

L’averse aussi soudaine que brève qui s’abat sur les premières notes du tube Calypso Queen n’enlève pas les sourires sur les visages.
On s’en réjouirait même tellement cette pluie donne un charme de plus à ce concert.

Polo & Pan : tout en retenue

Les deux DJ  développent un set très smooth et cloudy,  à l’opposé de la fougue de Calypso Rose.

FNAC live 2017
Même si le mix est de qualité, cette programmation découverte fait un peu retomber l’ambiance surchauffée. #Bizarre
Témé Tan aurait certainement eu plus sa place à ce moment là pour conserver l’énergie engrangée par le public.

Benjamin Biolay : magistral ! 

Il faut dire que le dandy lyonnais est parfois perturbant sur scène.
Que l’on adhère ou pas à sa musique, ses concerts sont parfois en demi-teinte.
Mi-soft mi-rock, une ballade à la Biolay par monts et vaux de ses émotions, qui parfois se rapprochent des nôtres.

FNAC live 2017

La superbe (2ème chanson du set !), Dans la Merco Benz, Négatif, Padam : les classiques du gone, le gars de Lyon, emportent tout sur scène et sur le parvis.
Reprise aussi pour Benjamin avec Mon amour, ma chérie (d’Amadou et Mariam)

FNAC live 2017
Commencé dans la douceur, le concert finit en apothéose rock. Un grand écart que l’artiste maîtrise à la perfection. Très beau set.

Møme : le bogosse de l’électro

Oui c’est réducteur, mais oui il est bogosse.
Derrière son décor en forme de nuage-bonbon, Møme (alias Jérémy hors scène) aguiche l’oreille.

FNAC live 2017
Toutes ses titres ont été composés en Australie.
C’est certainement l’esprit particulier de ce pays et ses grands espaces qui ont permis à Møme de créer cette électro fraîche et légère, aux sonorités différentes et uniques.

FNAC live 2017
Un mix prenant et ultra dansant qui transforme le parvis de l’Hôtel de ville en dancefloor géant.
Sûr que pour certains, ce dernier concert aura été une before avant une nuit tout aussi électro en club.

Fnac live 2017
Le Fnac Live 2017, c’est encore deux soirées de concerts !

Share

Mozart, une passion française à l’Opéra Garnier : un honneur exquis et raffiné au compositeur

La Bibliothèque nationale de France et l’Opéra de Paris présentent plus de 140 pièces (dont certaines inédites) qui nous invitent à un aperçu délicat de la relation parfois tempétueuse, mais toujours passionnée, qui liait Mozart et la France. Rendez-vous du 20 juin au 24 septembre 2017 dans les salles muséales du Palais Garnier.

L’exposition relate l’accueil et la reconnaissance de Mozart par la France avec une présentation chronologique des évènements qui ont permis aux liens de se tisser. La découverte de l’enfant prodige à la cour de Louis XV, le séjour de jeunesse désabusé, l’adaptation musicale de l’illustre pièce de Beaumarchais Le Mariage de Figaro et l’arrangement de ses compositions au goût français jusqu’à sa consécration posthume se succèdent alors.

Les différents manuscrits musicaux originaux de Wolgang Amadeus avec lettres, ébauches d’opéras et partitions ne manqueront pas de vous ébahir. Mais ce n’est pas tout ! Les principaux opéras de Mozart sont évoqués également avec des tableaux, photographies, croquis, maquettes pour les décors et costumes réalisés par des artistes reconnus pour les plus grandes scènes lyriques nationales du XIXe siècle à nos jours.

Le point culminant de l’exposition est l’exhibition du manuscrit original de Don Giovanni acquis par la cantatrice Pauline Viardot. La légende admet qu’elle aurait sacrifié toute sa fortune pour l’obtenir. Valorisé ici dans son remarquable coffret de style gothique, ce manuscrit ne quitte jamais les archives de la Bibliothèque nationale de France.

Afin de dynamiser l’ensemble, des équipements sonores et visuels viennent agrémenter les pièces présentées tout au long du parcours. Avant de partir, un grand écran diffuse les témoignages de metteurs en scène ainsi que les extraits des dernières adaptations de Mozart. Cette transition est parfaite pour symboliser l’intemporalité de l’œuvre Mozartienne qui évolue avec son époque. Qui sait, peut-être qu’un jour Don Giovanni sera interprété par une femme ? 😉

by Jean-Philippe

Exposition Mozart, une passion française

Du 20 juin au 2 septembre 2017

Tous les jours, de 10h à 17h (accès jusqu’à 16h30)

du 17 juillet au 3 septembre : prolongation jusqu’à 18h

Bibliothèque-Musée de l’Opéra
Palais Garnier
8, Rue Scribe
75009 Paris

Share

L’homme cirque aux Nuits de Fourvière : David Dimitri incroyable !

En ce premier week-end de juillet, le village cirque guinguette des Nuits de Fourvière est officiellement lancé au sein du Domaine Lacroix-Laval. Malgré un temps mitigé et quelques averses, les familles sont venues nombreuses. Les enfants sont occupés aux différents ateliers cirque proposés en partenariat avec la MJC Ménival (Lyon 5ème) et l’École de Cirque de Lyon : ruban, trapèze volant, jeux d’acrobaties et d’équilibre. Certains adultes semblent même regarder leurs bambins avec envie, se voyant volontiers prendre leur place. Une petite fille aux cheveux blonds de 3-4 ans fait l’admiration du public, n’hésitant pas à s’accrocher par les pieds au trapèze. Elle vole avec une facilité déconcertante, peut-être une future vocation. On peut facilement se laisser aller à se rêver en artiste de cirque faisant écho à la fameuse chanson « J’aurais voulu être un artiste… »

Ce village placé au milieu du parc vallonné de Lacroix Laval nous emmène hors du temps, dans une ambiance de saltimbanque. A cette occasion, deux chapiteaux ont été dressés, le Cirque des Nuits qui accueille le spectacle des acrobates de Simple Space et celui de L’Homme Cirque de David Dimitri, que les spectateurs pourront découvrir tout au long du mois de juillet. Des bals, apéritifs musicaux et projections de films sont aussi au programme.

Nous apercevons alors David Dimitri se diriger discrètement vers son camion, un poids lourd imposant siglé « David Dimitri, L’Homme Cirque ». Le temps des roulottes est bien révolu, nous rappelant que ces spectacles nécessitent des moyens matériels et une logistique importante.

Il est maintenant 20h15, nous sommes invités découvrir l’univers de L’Homme Cirque. L’ambiance est intimiste. Je suis ravie de la proximité que nous allons avoir avec l’artiste. Des objets comme un cheval d’arçon roulant avec sa tête surmontée d’une crinière de laine, un accordéon, un tapis roulant recouvert d’un tissu rouge, disposés sur la piste nous donnent des indications sur l’univers de l’artiste, situé entre modernité et tradition.

Je suis impatience de le découvrir cet Homme Cirque, comme sorti d’un cabinet de curiosités, mi-homme mi-animal de cirque, sorte d’hybride, capable de tenir son public en haleine, seul en scène, pendant plus d’une heure. Son spectacle est hallucinant mais n’est rien dû au hasard. David Dimitri est, en effet, le fils du célèbre clown Dimitri et a évolué dans l’univers du cirque depuis son plus jeune âge. Il sait que les arts du cirque requièrent une grande exigence. Son CV est impressionnant : il se forme à l’École du Cirque de Budapest, à la Juilliard School de New York puis intègre ensuite les célèbres Cirque Knie, Cirque du Soleil et Metropolitan Opera House.

Il est 20h35, le fameux Homme Cirque se présente à nous. La cinquantaine, de taille moyenne, son corps fin donnerait presque une impression de fragilité mais celle-ci est trompeuse. Un large sourire éclaire son visage. Il change de chaussures et nous embarque dans un numéro clownesque sur le tapis roulant. Le public commence à rire. Puis, le voilà parti à exécuter quelques acrobaties comme s’il avait des ressorts sous les pieds.

Vient ensuite un numéro à la fois poétique et drôle avec le cheval d’Arçon. Il fait venir un garçon sur scène qui fait semblant de donner à manger à l’animal. Il joue aussi de l’accordéon, nous emmenant ainsi dans une autre époque. Il ne parle pas, son corps et son visage suffisent à exprimer ses émotions et à les transmettre au public.

David Dimitri n’a aucune aide extérieure pour le son et les lumières. Il gère cela tout seul grâce à un petit boitier en bois vers lequel il fait fréquemment des allers et venues. Il n’y a pas de jeux de lumière spectaculaires mais l’essence de son spectacle n’est pas là. L’Homme Cirque préfère la simplicité et la proximité avec le public.

Le voici désormais suspendu sur un fil. Il enchaîne pirouettes, saltos, danse avec une facilité déconcertante, tout en jouant de la trompette ou de l’accordéon. Avec une malice non dissimulée, il fait même semblant d’échouer sur une acrobatie et recommence son numéro devant un public déjà conquis par ce personnage attachant.

Il est maintenant 21h20, nous le voyons découvrir et placer le fameux canon sur la piste, drôle d’engin métallique avec des roues en bois. Notre Homme Cirque est aussi un sacré bricoleur. Nous sommes impatients de voir ce numéro spectaculaire. On se demande comment il va s’y prendre.

Le voici désormais en haut du chapiteau, il ouvre une petite fenêtre découpée dans la toile, par laquelle il souhaite s’engouffrer et nous fait signe de sortir. Chacun a hâte de voir ce qu’il nous a réservé. Nous l’apercevons alors suspendu sur un fil à environ 20 mètres au-dessus du sol, sans aucune protection. Il avance confiant et précis, simplement aidé par une longue barre horizontale. Tout le monde retient son souffle. Ouf, le voici arrivé de l’autre côté, les applaudissements retentissent dans le parc. David Dimitri descend l’échelle rapidement avec une grande aisance puis nous salue tout en se dirigeant vers son chapiteau. C’est un homme discret qui ne s’attarde pas avec des saluts interminables. Il a déjà ouvert la porte de son chapiteau, nous salue une dernière fois et disparaît.

by Émilie Jacquemier

L’homme cirque

spectacle sous chapiteau de et avec David Dimitri

au Domaine de Lacroix-Laval

jusqu’au 23 juillet 2017

dans le cadre des Nuits de Fourvière

Share

Anne Sila en interview : on a parlé concert, écriture, The Voice et Jésus

C’est au lendemain de son concert acoustique au Théâtre Déjazet que nous avons rencontré Anne Sila. L’occasion de revenir sur son passage dans The Voice, sur ses deux tournées et ses futurs projets dont la fresque musicale Jésus. Un véritable moment d’échange et de partage avec une artiste adorable et passionnée.
Anna Sila sera en concert à Portes les Valence, le 21 juillet.

INTERVIEW SELFIE ANNA SILA

USofParis : Ton album est sorti il y a plus d’un an, tu as fait une première tournée avec un groupe et ensuite une tournée plus intimiste en acoustique. Comment ça va Anne Sila ?

Anne Sila : Je me sens chanceuse parce que j’ai vraiment un public attentif et ça me touche beaucoup car je cultive beaucoup l’instant et le moment très intime. Je trouve ça hyper agréable. On a commencé par une grosse tournée avec beaucoup de musiciens sur scène, qui avait son charme aussi parce qu’on avait une grosse énergie de groupe. Et là on est sur quelque chose de plus intime, qui me plaît beaucoup aussi, on a plus de possibilités d’interagir avec le public. En piano-voix, on a beaucoup plus de plages d’improvisation et de moyens de proposer des concerts différents chaque soir.

anne sila
Selfie pour USofParis

Tu reviens un peu à ce que tu faisais à New York, le piano-bar, c’était une volonté de ta part ?
Ma volonté ce n’est pas vraiment de revenir à ça, mais c’est de mélanger les styles. Et ce qui est cool dans le piano-voix c’est que c’est assez subtil, on peut faire une chanson pop, une chanson française la transformer un peu, partir vers des allures jazz, un peu classique. Ce qui m’intéresse c’est de mélanger ça. Je trouve que là on a un bon compromis et je sens que les gens sont réceptifs à ça. C’est ça qui me plaît et me rend encore plus heureuse.

Tu nous as fait revivre ton audition de The Voice à l’aveugle, en plongeant la salle et la scène dans le noir. C’était un moment important pour toi j’imagine cette émission ?

Ça apporte de l’adrénaline d’une manière improbable, dont on ne peut pas se douter quand on n’y est pas, mais il y a surtout tout cette médiatisation qui apporte le lien avec les gens. Aujourd’hui, il y a pleins pleins de groupes, de personnes qui chantent, qui écrivent des trucs de dingues qu’on ne connaîtra jamais… et c’est vrai que ce n’est pas évident d’avoir un lien avec le public aussi « facilement » qu’avec une émission qui est vue par des millions de personnes. Forcément c’est énorme médiatiquement !

anne sila

Tu avais essayé déjà de présenter ton travail en maison de disque ?
J’étais en train d’écrire un peu mais je ne savais pas trop, donc je n’avais pas vraiment essayé. J’avais sorti des choses mais c’était dans ma région.
Effectivement, The Voice ça te propulse là-haut, ensuite il faut faire bien là-haut et savoir vers quoi tu vas. C’est une super expérience. J’ai rencontré Florent Pagny (ndlr : son coach dans l’émission), j’ai rencontré pleins de gens que j’adore et j’admire. J’en garde un très bon souvenir.

Si Zazie s’était retournée, elle ne pouvait pas puisqu’elle était complète, est-ce que tu aurais fait un autre choix ?
Moi je voulais Zazie ou Mika. C’est drôle parce que Jenifer et Florent se sont retournés et dans ma tête c’était les deux autres que je voulais.
Mais je suis vraiment fière d’avoir fait l’aventure avec Florent. C’est une rencontre inattendue et je le respecte beaucoup, c’est quelqu’un de très humble et de très fiable. Il me soutient encore aujourd’hui. Si c’était à refaire, je referais la même chose.

Tu as écrit et composé la plupart de tes chansons sur l’album, comment se passe ton processus d’écriture ?

Je suis du genre à ne pas écrire beaucoup. Une chanson elle sort d’un coup comme ça. Soit il m’est arrivé quelque chose soit à une personne de mon entourage. J’aime bien parler de l’humain, du rapport aux gens. J’ai du mal à faire quelque chose de descriptif. Je suis dans le toi et moi, l’humain, la relation à l’autre. C’est assez instinctif, je ne me dis pas : « aujourd’hui, j’écris un couplet. »

Il y a certaines de tes chansons qui datent de 10 ans, ça veut dire que ton album était déjà prêt avant l’émission ?
Non, en fait quand on m’a proposé de faire l’album je leur ai dit « Voilà ce que j’ai ». J’ai pris toutes les chansons que j’avais, pour moi c’était l’occasion de ma vie de faire un album donc j’ai pris Tends-moi les bras que j’ai écrit à 19 ans, Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? quand j’avais 17 ans.
C’est pour ça que j’ai hâte aussi de faire un deuxième album. Le premier c’est un peu une sorte de melting-pot de mes 10 ans passés. Le prochain ce sera Anne de maintenant.

A la dérive
C’est une amie qui s’appelle Norig qui m’a envoyé un texte en me disant qu’elle avait pensé à moi et que je pouvais en faire ce que je veux. Le texte m’a beaucoup touché. J’étais devant mon ordinateur, je me souviens parfaitement de ce moment, j’ai reçu le texte, je l’ai pris et j’ai composé la musique dessus. Ensuite ce qui est rigolo c’est que je suis parti en studio pour enregistrer Mon amour qui est une chanson d’un autre ami, Mehdi. On avait des cordes à disposition. J’ai demandé à l’arrangeur de faire une surprise à Norig : d’enregistrer la chanson et de mettre des cordes dessus. Pour moi, c’est une des chansons les mieux produites de l’album.

anne sila

Tu as été choisie pour jouer le rôle de Marie dans Jésus, de Nazareth à Jérusalem la comédie musicale de Pascal Obispo. Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce projet ?

Anna Sila : Sur le coup, c’était un peu comme The Voice, un peu comme tout ce que je fais, je suis souvent dans le doute quand on me propose des projets. Puis on me propose surtout des projets à l’inverse de ce à quoi j’aspire, enfin je crois. Par exemple, The Voice, je sortais du jazz, pour moi c’était improbable de passer à la télé et j’étais sûre que je n’allais pas le faire, et pourtant.

Quand ils m’ont dit le titre, j’étais un peu sceptique. Je me suis dit que comme projet c’était compliqué, surtout aujourd’hui. J’ai eu la chance de rencontrer Pascal Obispo et Christophe Barratier que j’admire beaucoup.
Et j’ai été touchée vraiment par le côté humain de l’histoire. Je ne suis pas du tout dans une approche religieuse. Quand on a tourné le clip de L’ Adieu j’ai appréhendé le rôle dans une manière très humaine. Je me suis imaginée une mère qui perd son fils. C’est comme ça que je vis pour l’instant le projet. Le clip qu’on a tourné c’est une des meilleures expériences de ma vie.

C’était une envie de faire de la comédie musicale ?

Ça m’attirait depuis longtemps. Après, je rêvais de Broadway, de New-York. Je pense que ça va être un beau projet. C’est vrai que ce sera sûrement quitte ou double mais en tout cas ce sont des gens biens qui savent ce qu’ils font. Je crois que juste pour le côté humain, il faut y aller.

Et si tu pouvais jouer dans une comédie musicale, laquelle choisirais-tu ?
C’est une bonne question. Je ne pense pas que je pourrais faire ce rôle-là, mais c’est un rôle qui m’a vraiment marqué lorsque j’avais vu The Lion King à New-York. C’est le rôle de Rafiki qui était joué par une femme dingue. Ça c’est un beau rôle. C’est n’est pas très sexy mais c’est un beau rôle.

anne sila
Tu prépares déjà le prochain album ?

Anna Sila : On est déjà en train d’y réfléchir. J’ai déjà quelques chansons qui arrivent et je suis en pleine prise de possession du terrain. Je commence à me demander ce que je vais faire. Je tate un peu. J’écris des chansons, je demande aux gens autour de moi ce qu’ils en pensent. On n’est pas en train de faire l’album mais on y réfléchit sérieusement.

Tu sais déjà un peu ce que tu as envie avec cet album ?
J’ai envie d’être plus proche de moi aujourd’hui. Un peu plus comme ce que je fais en tournée acoustique, un peu plus sobre que l’album dans la manière de produire. Je voulais en mettre partout, j’étais très enthousiaste. Pour moi ça manque un peu d’authenticité. Peut-être quelque chose qui va plus à l’essentiel, où la voix et les paroles sont plus mises en valeur.

Ton dernier coup de cœur musical ?
Ce n’est pas le dernier, mais j’écoute l’abum My favorite faded fantasy de Damien Rice (Elle est trop marrante car à chaque fois qu’elle dit un nom, elle s’approche du micro pour que j’entende bien après pour retranscrire).
Je l’écoute en boucle en ce moment.
J’ai un vrai coup de cœur pour la nouvelle chanson d’Amy Lee, c’est exactement le genre de truc que j’aimerais faire. Elle faisait partie d’Evanescence et elle a fait un projo solo : Speak to me. C’est magnifique ! La chanson est parfaite.

anne sila

Le dernier concert que tu aies vu ?

Anna Sila : Oh la, il serait temps que j’aille voir un concert… Je crois que c’était Francis Cabrel il y a un an.
Ah ! Puis Pascal Obispo, j’ai fait sa première partie à Bercy et après j’ai vu son concert.

Si je pouvais faire apparaître n’importe qui pour que tu puisses faire un duo, ce serait qui ?
Alain Leprest ! Tu écouteras Le temps de finir la bouteille. Il y a une version live où il est malade, c’est un peu compliqué, mais c’est magnifique. Le pire c’est que je l’ai rencontré, et je n’ai pas osé lui parler. 3 fois et je n’ai jamais osé.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?
Aimer pour deux d’Alex Beaupain.

Interview by Joan

Anne Sila en concert à Jazz à Vienne, le 4 juillet
et à Portes Les Valence (Portes en Fête), le 21 juillet

et à l’affiche de Jésus à partir du 17 octobre 2017 au Palais des Sports

 

Share

Fnac Live 2017 – Benoit Brayer en itw : « l’excitation de la nouveauté ! »

Benoit Brayer, le programmateur du festival, dévoile les nouveautés de l’édition 2017, les talents à ne surtout pas manquer et quelques coulisses avec Julien Doré, Camille en guest !
Pour coller au nouveau calendrier de Paris Plages, le Fnac Live prend place, cette année, plus tôt sur le Parvis de l’Hôtel de ville RDV du 6 au 8 juillet.


INTERVIEW BENOIT BRAYER

Pourquoi être passé de 4 à 3 jours de festival ?
Cette année, on avait une volonté de rafraichir notre format d’événement, avec l’envie de changer plein de choses. Et dans les premières idées (indépendamment d’avancer la date, de changer le logo et de modifier l’organisation des soirées), s’est posée la question de changer le tempo. Et on a trouvé un bon équilibre sur 3 soirs. Le nombre d’artistes proposés n’est pas réduit pour autant.
C’était aussi un moyen de retrouver l’excitation de la nouveauté.

7 artistes sur la grande scène au lieu de 6, c’est plus de tension pour les équipes ?
C’est vrai. Et je leur tire mon chapeau. Parce qu’à chaque fois les équipes suivent mes idées aussi farfelues soient-elles 🙂
Elles se donnent beaucoup de mal pour les accomplir le mieux possible. C’est une chance !
En fait, il y a 2 scènes cette année : un grand plateau et un proscenium (avancée au niveau du public) pour les artistes « Attention talent » qui pourront faire un show plus intimiste.
On a trouvé des moyens astucieux d’avoir plus de concerts et de donner de la visibilité à des artistes émergents en pleine soirée et pas en tout début. C’est un vrai pari de 2017 !

Deux jeunes talents à voir absolument ?
On a 6 talents cette année. Et le plus dur était de les choisir.
Loyle Carner, le rappeur anglais, est un des concerts à ne pas rater. Parce qu’il va devenir un des grands de la scène musicale à venir.
Je suis très content d’avoir Polo & Pan, que tout le monde a envie de voir. Leur electro-pop « tropicale » séduit beaucoup et on n’a peu eu l’occasion de les voir jouer.

Image de prévisualisation YouTube

Julien Doré a été facile à caler en pleine tournée Esperluette ?
Il est l’un des premiers à nous avoir dit oui. Et c’est une chance incroyable. Maintenant, ses terrains de jeu sont les Zénith et l’AccorHotels Arena x2. Il n’a pas besoin de nous.
Mais il a gardé un très fort souvenir de son concert au Fnac Live 2014 où il lui a fallu aller à la conquête du public.

Comprends-tu que Fishbach puisse autant enthousiasmer qu’agacer ?
Oui ! Et c’est la nature des grands artistes d’être capables de ne laisser  personne indifférent. C’est aussi le cas pour Eddy de Pretto.
Les deux peuvent soit nous embarquer très loin soit on les rejette.
C’est ça aussi qui est passionnant : proposer des artistes avec de fortes personnalités qui ne feront sans doute pas l’unanimité.
Fishbach est très sollicitée et je suis hyper heureux qu’elle vienne. C’est un des grands marqueurs de la chanson de l’année.
Et on ne peut comprendre son propos que quand on la voit en live. Elle amène tout un univers et une sincérité.

Image de prévisualisation YouTube

Focus sur The Blaze. Leur titre sert de musique au teaser du Fnac Live 2017.
Benoit Brayer : C’est un vrai pari, car leur premier concert a eu lieu il y a quelques jours seulement. On est convaincu par le projet notamment avec leurs deux clips récompensés à Cannes.
Leur grande force c’est cette capacité d’évocation et de narration, à la fois musicalement et visuellement. Ce n’est pas de l’électro sans fond. On ne sait pas si on est face à de la musique cinématique. On danse, mais il y a aussi un côté mélancolique.
On leur prédit une carrière mondiale.

Juliette Armanet réinvente la chanson française, pour toi ?
En tout cas, elle lui donne un souffle et une fraicheur qu’on n’a pas entendus depuis longtemps. Elle a aussi une sincérité forte.
Ce qui m’intéressait c’était de proposer un concert piano-voix, dans son plus simple appareil. L’idée lui a beaucoup plu.
Juliette va inaugurer une nouvelle formule de concerts au Salon avec un live en ouverture pour un jeune talent. Ce sera au tour de Tim Dup le lendemain.

Microqlima, Vietnam, Beggars, qu’ont-il de plus que les autres labels pour être mis en avant cette année ?
Ça fait partie des labels que l’on aime bien à la Fnac avec lesquels on
Microqlima pour son côté laboratoire. Vietnam développe des artistes un peu underground, indé, très arty, comme H-BURNS.
Beggars est un peu indé mais c’est un label qui continue de proposer une production la plus belle qui soit. On avait reçu Ibeyi.

Une anecdote de programmation ?
Benoit Brayer :
Ça faisait 7 ans que j’essayais d’avoir Camille. Je l’invite chaque année et on n’a jamais réussi pour pleins de raisons. C’est une vraie victoire, un vrai bonheur !
The Horrors
sortent leur nouvel album à la rentrée. Et leur première date de tournée mondiale c’est chez nous.
On a plein de formats inédits, de nouveaux formats.

Une image forte du Fnac Live 2016 ?
C’est l’ouverture des portes. Après des mois de tension, avec un contexte sécuritaire très compliqué et des doutes sur la capacité de tenir l’événement.
Les gens se sont mis à courir pour se diriger vers la scène. Et ils nous ont remerciés d’avoir maintenu le festival.
Je n’oublierai jamais.

FNAC LIVE 2017
du 6 au 8 juillet

Concerts gratuits sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris

#CONCOURS

Bonne nouvelle ! Nous vous faisons gagner des packs cadeaux Fnac Live 2017 ! Au choix, l’album Esperluette de Julien Doré ou l’album Petite Amie de Juliette Armanet, dans le tote-bag officiel du festival pour vous préparer à l’ambiance du Fnac Live et en profiter pendant tout l’été.

Pour participer, il suffit de remplir le formulaire en dessous.

Un tirage au sort désignera les gagnants qui recevront leur lot chez eux.

Bon festival !

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

Share

Le gros diamant du Prince Ludwig : humour hors norme au Théâtre du Gymnase

Le gros diamant du Prince Ludwig, une grosse prod avec décors, costumes, effets spéciaux, cascades, musique en live. La dernière création des Faux British à l’affiche du Théâtre du Gymnase est absolument immanquable, jubilatoire et inventive.

L’Amérique des années 50,  un fond d’histoire de gangsters mais où tous les protagonistes sont de véritables bras-cassés. Une histoire d’amour bancale entre un pickpocket et une jeune fille vénale dont  le père, banquier,  est un retord…
Et surtout des mouettes facétieuses…
C’est la bonne et jouissive trame de la pièce Le gros diamant du Prince Ludwig.

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Inventif à souhait !

La pièce débute par un dialogue désopilant avec comique de répétition mais qui fait craindre la suite. Un peu trop insistant…
Mais tout est affaire d’écriture, de rythme et de connivence avec le spectateur.
L
es Faux British prennent le temps d’installer leurs personnages et l’intrigue avant de nous en envoyer plein les yeux.
Ce léger temps mou de la pièce, le premier quart d’heure, peut dérouter le spectateur mais est vraiment important pour la suite de la pièce. Chaque petit instant de vie des personnages sera utile pour des situations à venir…

Du grand spectacle !
Cette pièce est physique. La plupart des interprètes changent de rôles, de costumes d’une scène à une autre. Il y a des cascades sur un lit, dans les airs. Les portes claquent, les mal-entendus s’étendent en des quiproquos  savoureux d’humour et d’énergie.
L’univers du cinéma américain des années 50’s (évasion, montage d’un vol, histoires d’amour, amant dans le placard, braquage…) servent à merveille cette géniale parodie.
La mise en scène est inventive réservant de géniales trouvailles et des running gags poilants.
La séquence du bureau fait preuve d’une inventivité visuelle réellement scotchante. Et désopilante !
Mention spéciale pour la bande-son jouée live avec chansons 100% originales. 

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Un casting parfait ! 

Aucun personnage ne sort du lot au  détriment d’un autre. Que ce soit le pauvre stagiaire de 60 ans ou le taulard à blouson noir, la jeune première et ses prétendants, le pickpocket amoureux aussi touchant que naïf mais toujours  capable de se faire passer pour un autre, presque comme un caméléon. Sans oublier la mère attentionnée mais aussi délurée ou le complice à la grosse case en moins.  

C’est fougueux de bout en bout.
Et c’est tellement rare pour ne pas courir voir ce spectacle !

Le gros diamant  du Prince Ludwig

Du mercredi au samedi à 20h45
Durée : 1h40
Théâtre du Gymnase Marie Bell
38, boulevard de Bonne Nouvelle
75010 Paris
Share

Visages Villages : JR et Varda terriblement attachants et fantaisistes !

Le cinéma peut faire du bien, faire grimper sur nuage en haut duquel on observerait le monde. La preuve avec Visages Villages, un film de deux artistes séparés (en âge) de seulement 55 années. JR, la super star du collage photographique prend comme coéquipière de son van photomaton la réalisatrice-doyenne espiègle du cinéma français Agnès Varda. Ils se mettent en scène à travers les rencontres qu’ils font (ou pas) à travers la France. 

Visages Villages

Visages Villages : double regard

JR et Agnès Varda ont en commun d’aimer la rencontre avec des inconnus, de les photographier, filmer, tout en les faisant parler d’eux.

A priori, rien ne devait les faire tourner ensemble mais la fille de la réalisatrice a joué l’entremetteuse. D’un premier rendez-vous Rue Daguerre, un second est très vite fixé à l’atelier de JR qui commence à filmer. Varda veut sortir de la ville. C’est le début d’un road trip débridé, les deux acolytes ne se sépareront plus.
L’aventure s’est terminée, il y a seulement quelques semaines.

C’est la tendresse du regard, de l’attention portée à ces anonymes qui touche, bouleverse, surprend. Impossible d’oublier cette femme émue de se voir en portrait géant sur la façade de sa maison, cette mise en scène belle à souhait des pieds et des mains photographiés de Varda par JR.

Visages Villages Visages Villages

« On n’est pas 4 garçons dans le vent. Mais 2 personnes dans le calme ! «  Agnès Varda (en référence à l’affiche du film)

Il faut les voir en vrai tous les deux, se titiller, s’envoyer des pics gentiment. Agnès Varda aurait-elle trouvé une source de jouvence avec JR à ces côtés ? Elle est obligée d’avoir de la répartie, d’être concentrée. Ça fuse à toute occasion, sur tous les sujets.
Lors de la Cinexperience réunissant les deux artistes, JR confie « je n’ai jamais autant donné avec ce film« .  Et Agnès Varda de poursuivre : « Être un artiste est un paradoxe. On veut mettre en valeur les gens mais on est narcissique. On fait des films pour qu’ils soient aimés. »
Le but de ce film, de cette intrusion dans la vie de ces anonymes était « de réveiller chez eux leur propre imagination, leur propre désir artistique. »

-M- a été embarqué dans l’aventure par les deux complices. C’est un nouveau visage du génial compositeur-musicien que l’on découvre avec des musiques inédites. Et c’est Varda qui en parle le mieux : « Matthieu Chedid est assez fringant et baroque. Et avec ce film, il est plus tendre et mélancolique. »

Visages Villages est un film drôle, hors des sentiers du cinéma français qui se regarde le nombril. Fragile aussi parce que fait dans l’urgence avec peu de moyens, avec l’aide de « kisskissbankers » qui ont cru (et ils ont eu raison) à ce duo burlesque inédit et désopilant.

Visages Villages est un petit bonheur à voir sur un grand écran pour ne rien manquer de la force de cette aventure humaine.

Visages, Villages
un film d’Agnès Varda et JR
musique : Matthieu Chedid dit -M-

Share

Blog Paris – La capitale autrement WITH TIPS IN ENGLISH !

Translate »