Hoshi en interview : on a parlé Femme à la mer, grand-mère, 1er album

C’est un de nos coup de cœur de ce début d’année, la jeune chanteuse Hoshi sort son tout premier album Il suffit d’y croire.
Après un concert complet à la Maroquinerie, elle débute sa tournée qui passera par plusieurs festivals et embarquera avec sa marinière au Flow à Paris le 11 avril prochain. L’occasion pour nous de la rencontrer pour en savoir plus sur cette artiste à la voix éraillée et aux textes forts.

INTERVIEW

Hoshi

USOfParis : Ton premier album Il suffit d’y croire est sorti le 23 mars, comment tu te sens ?

Hoshi : Je me sens bien, c’est enfin sorti. Ça fait un an finalement que je bosse sur ces titres, j’avais trop hâte que ça sorte.

Tu as participé à deux télé-crochets, qu’est-ce que cela t’a apporté ?

De l’expérience vraiment. Beaucoup moins de stress après ça, ça fait grandir. C’est la première fois que je chantais à la télé. Avant je chantais dans des petits bars, là c’était en direct devant 2 millions de personnes, ça vaccine contre le stress.

C’est grâce à Rising Star que j’ai rencontré ma manager. Elle m’a envoyé un message que je n’ai vu qu’un an après. Je lui ai envoyé mes maquettes et c’est comme ça que tout est né.

C’était différent pour le coup de travailler avec quelqu’un pour la composition ?

C’était bizarre parce que j’écrivais toute seule dans ma chambre, je n’avais jamais collaborer. Au final, j’étais un peu déboussolée mais ça s’est très bien passé. Le feeling est tellement bien passé avec Nazim que je pouvais tout dire et qu’on ne m’a jamais rien imposé. Il y a même eu des titres que je n’ai pas aimés finalement et qui ne sont pas sortis.

Ton inspiration pour écrire ?

Il y a du vécu forcément mais aussi beaucoup d’observations. J’observe ce qui se passe autour de moi, ce que les gens me racontent, leurs aventures et j’essaie d’en faire des chansons.

Hoshi

Quand on écoute ton album on sent beaucoup de maturité dans tes textes alors que tu es quand même très jeune…

Après ce que je dis souvent c’est que lorsque je vis quelque chose je le vis vraiment. Trop limite. Je le prends vraiment à cœur. Donc, en 21 ans, il y a beaucoup de vécu là-dedans oui.

Si je prends la chanson Manège à trois, par exemple, c’est quelque chose que tu n’as pas vécu puisque c’est un père qui se fait tromper par sa femme…

Une personne l’a vécu autour de moi. Je me mets dans la peau d’un père qui voit sa femme se barrer dans les bras d’un autre. J’aurais pu me mettre dans celle de la mère ou des enfants mais je trouvais ça intéressant de me mettre dans la peau d’un papa.

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Un titre que j’aime beaucoup c’est Femme à la mer, est-ce que tu peux m’en dire un peu plus sur cette chanson ?

Trop cool. Je l’ai coécrite et co-compo avec Nazim. On peut la prendre de plusieurs manières. On a tendance lors d’une rupture à aller faire la fête et à boire pour oublier c’est de cette manière-là que je la chante. Je l’ai écrite parce que j’ai vécu une petite rupture qui m’a fait un peu mal lorsque j’étais plus jeune, une rupture d’adolescence mais qui fait mal quand même. J’ai eu une période un peu dure, à remettre tout en question, à aller réfléchir un peu à ma vie en soirée.

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Tu as coécrit Je vous trouve un charme fou avec Gaëtan Roussel. Comment s’est faite la rencontre ?

Il m’a contacté pour aller dans son émission sur RTL2, j’y suis allée avec plaisir et le feeling est très bien passé. On a repris ma chanson Comment je vais faire. Puis on s’est revu pour collaborer. C’est lui qui est venu vers moi et c’était un peu impressionnant au début. Mais je suis super contente. C’est fou. C’est un petit rêve.

Tu seras en concert au Flow, le 11 avril, est-ce qu’il y aura des petites surprises ?

Il y aura un violon en plus des autres musiciens pour m’accompagner sur certains titres. On va proposer quelque chose d’un peu plus poussé musicalement.

Un petit duo surprise comme à la Maroquinerie avec Yadam qui était dans le public ?

Je ne sais pas 😊 ça dépendra de qui il y aura dans la salle. S’il y a une petite tête que je reconnais, pourquoi pas ! Ce n’était vraiment pas prévu. J’avais reçu sa vidéo où il reprend Comment je vais faire bien avant qu’il soit dans Nouvelle Star. Je lui avais répondu, c’était cool. Et un jour, j’allume ma télé je le vois. Il m’a vraiment touché dans l’émission, il était sur Paris donc je l’ai invité au concert mais je ne savais pas s’il viendrait. C’était totalement imprévu.

Dans ta musique tu parles beaucoup d’amour, de rupture mais aussi de ta famille, notamment de ta mère et de ta grand-mère. D’ailleurs, à la Maroquinerie c’était très mignon et très émouvant ta grand-mère était là et tu as chanté Poupée Russe

Elle était là, elle pleurait. Au premier accord, elle était déjà en train de pleurer au fond. Je me suis retenue pour ne pas faire pareil parce que je suis un peu émotive. Ma mamy c’est comme ma deuxième maman. C’est une chanson que j’ai écrite y’a 4 ans. Elle venait me voir en concert à Paris, dans un petit bar au Gambetta, je l’ai écrite la veille, c’était vraiment à l’arrache mais c’était important pour moi de le faire devant elle. J’ai voulu la garder parce que ça me parle énormément.

Hoshi

Sur Instagram, tu postes beaucoup de choses et tu parles souvent de doute. De quoi tu doutes ?

J’ai beaucoup de doutes parce que tout arrive là et je suis quelqu’un qui doute. Je ne doute pas spécialement de ma musique mais de la vie. Des fois j’ai peur que tout ça ne soit qu’un rêve, un rêve éveillé qui va s’arrêter. Mais je suis bien entourée, j’ai des personnes qui arrivent à m’enlever ces doutes rapidement.

Sur Instagram et Twitter, tu es très active, tu réponds à tout le monde. C’est important pour toi ce lien avec les personnes qui t’écoutent ?

Complétement. C’est ma force. Pour moi la tournée c’est la récompense de tout ça, je vais les voir en vrai, je vais pouvoir leur parler et me livrer vraiment. J’ai un lien important c’est comme une deuxième famille.

Ton dernier coup de cœur musical ?

Kimber Rose, j’ai écouté ça la semaine dernière et gros coup de cœur.

Ton dernier concert ?

Nick Cave au Zénith de Paris ça m’a retournée.

Le duo de tes rêves ?

Patti Smith !

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

Formidable de Stromae !

Ton guilty pleasure ?

Voyage Voyage de Desireless

Une bonne adresse à Paris ?

J’aime bien aller sur le toit du Printemps. J’aime bien y aller l’été pour boire un verre, on a une vue sur tout Paris, c’est cool.

Interview by Joan

Hoshi
album Il suffit d’y croire
(Jo & Co)

 

Concerts

11 avril à Paris (Flow)

23 et 24 mai à St Genis les Ollières (L’escale)

01 juin au Festival La Voix du Rock
02 juin au Festival Festicolor

04 juillet à Paris (Flow)
15 juillet au Francofolies de la Rochelle

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Expo Delacroix au Musée du Louvre : rétrospective magistrale #concours

Plus d’un demi-siècle est passé sans qu’une rétrospective Eugène Delacroix ne soit organisée à Paris. C’est un peu fou.
Donc l’exposition qui s’ouvre au Musée du Louvre va être celle à ne pas manquer lors de ce printemps.
Comme l’a été la rétro de Vermeer en 2017.

Delacroix
Le christ sur la croix

Une exposition en trois temps

Car ce n’est pas moins de 180 œuvres qui sont présentées dans le Hall Napoléon du Palais des Tuileries.
Et pour retracer l’évolution du travail d’Eugène Delacroix, sa carrière a été découpée en trois phases chronologiques :
– 1822 à 1834 : la décennie de la nouveauté, de l’appétit de gloire et de liberté.
– 1835 à 1855 : la révélation de la peinture murale, la tradition et l’apothéose de 1855.
– 1855 à 1863 : l’art du paysage et les variations autour de son travail passé.

Delacroix

Et même si l’exposition est organisée de façon chronologique, la distinction entre ces périodes n’est pas toujours facile à garder en mémoire pour un visiteur non aguerri à l’histoire de Delacroix
Un petit rappel en début de salle aurait été bienvenu.
Mais ce sera la seule critique négative que l’on peut faire sur cette mise en espace.

Une parenthèse artistique merveilleuse

Mais faisons un peu abstraction de ce cloisonnement pour simplement se laisser aller au plaisir d’admirer le travail de ce géant de la peinture du 19ème siècle.

Se rendre compte que ses pièces maitresses La Liberté guidant le peuple et Scènes des massacres de Scio ont été réalisées dans sa première décennie de peintre.  Vous n’aurez donc pas à attendre la fin de la visite pour les (re)découvrir. 😃

Delacroix
La Liberté guidant le peuple et Scènes des massacres de Scio

On est surpris par la finesse des dessins qui illustrent l’édition en 1828 du Faust de Goethe.

Delacroix
Duel de Faust et Valentin

Et de salle en salle, la virtuosité de Delacroix est toujours là mais le style évolue selon les périodes.

Delacroix
Étude de reliures, veste orientale et figures d’après Goya

Un regard particulier sur le Maroc du 19ème, loin des questions esthétiques et sociales.

Delacroix
Femmes d’Alger dans leur appartement


Un de ses rares voyages à l’étranger qu’il retranscrit dans des carnets superbement illustrés et dans des aquarelles toute en simplicités.

Delacroix
Sur la route entre Tanger et Mèknes
Delacroix
Carnet : Notes et croquis pris à Mèknes

On admire la force poignante qui ressort des ses tableaux religieux. Des toiles qui ne sont qu’émotion et qui ne peuvent laisser indifférente.

Delacroix
Le christ sur la croix (dit Le calvaire)

On termine cette exposition par une salle qui offre la dernière facette du travail de Delacroix : des paysages « fantaisies ». Ils ne sont pas réels mais font appels aux souvenirs de l’artiste, mêlant parfois deux lieux différents.

Delacroix
Les baigneuses

Prenez vos billets !

Une telle réunion de toiles signées Delacroix est plus que rare. C’est un vrai bonheur de parcourir ces salles du Louvre à la découverte de peintures méconnues, d’aquarelles légères, d’eaux-fortes magistrales… Et certaines viennent des quatre coins de France (Lille, Nancy, Bordeaux…) ou du monde (États-Unis, Canada, Allemagne, Hongrie…), ou même Paris…

Il y a aussi tous ces carnets manuscrits qui montrent l’érudition et les amitiés artistiques ou sociales qu’avait tissées Delacroix.

Delacroix
Journal : 2 et 3 aout 1855

Dernier conseil : certaines toiles n’ont pu être déplacées, comme La Mort de Sardanapale ou le plafond de la galerie d’Apollon (aile Denon du Louvre), une raison de plus de poursuivre votre visite par les galeries du Musée du Louvre.

Magnifique et unique cette exposition !

Delacroix

exposition Delacroix : 1798 – 1863

du 29 mars au 23 juillet 2018

horaires :
de 9h à 18h, sauf le mardi
Nocturnes : les mercredis et vendredis jusqu’à 22h

Hall Napoléon
au Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

 

#CONCOURS

Nous aimons, nous vous invitons !
Des laissez-passer pour le Musée du Louvre sont à gagner. Ils vous donneront droit à visiter l’exposition Delacroix.

Pour participer, dites-nous EN COMMENTAIRE quelle œuvre vous aimez le plus au Musée du Louvre.

Les gagnants.es seront tirés au sort parmi tous les participants.

Bonne chance à tous !


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Sébastien Loeb Racing Xperience : le défi fou du Futuroscope

La réalité virtuelle débarque au Futuroscope avec un ambassadeur de taille : Sébastien Loeb ! Le Nonuple champion du monde de rallye propose aux visiteurs un moment d’adrénaline, de secousses et de sensations. Sébastien Loeb Racing Xperience aura nécessité 3 ans de création et de travail intense pour fournir une attraction avec vidéo en 360°, siège dynamique et effets sensoriels. Intense !

Sébastien Loeb Racing Xperience

Une course folle en 1ère mondiale

Un accident de train, un gaz toxique qui s’échappe. Et un antidote a transporter au plus vite. Un seul choix possible : Sébastien Loeb et vous êtes son copilote pour un rallye express.

A peine embarqué au côté du champion, vous foncez à travers vignes, forêt et ville. Le siège baquet s’agite en réagissant au moindre soubresaut de la voiture. La vidéo 360 est immersive et les effets spéciaux olfactifs et sensitifs accentuent l’expérience.

Image de prévisualisation YouTube

Cette course est très prenante, mais on regrettera qu’elle ne fasse que 3 minutes.

Les 700m² de pré-show créés pour vous permettre de patienter mettent en avant l’univers de Sébastien Loeb. Mais ils mériteraient un peu plus d’interactivité et un peu plus d’immersion.

Sébastien Loeb Racing Xperience

Sébastien Loeb Racing Xperience : un défi technique

Cette technologie en VR5D est bien unique au monde (pour le moment) avec le plus grand nombre de casques VR réunis à ce jour. Dans cette salle de 350 m², 108 sièges dynamique avec pour chacun un dispositif HTC Vive : le meilleur sur le marché actuellement.
De quoi retranscrire parfaitement le travail de la cinquantaine de techniciens présents sur le tournage en décors naturels.

Sébastien Loeb Racing Xperience

Avec 650 spectateurs par heure prévus, le Futuroscope s’offre une force de frappe importante, certainement plus que toutes les salles d’arcades en France.  Actuellement, il y a 4 millions de casques VR dans le monde.
Selon les prévisions, c’est plus de 2 millions de personnes qui devraient profiter de cette balade virtuelle en une année.

Sébastien Loeb Racing Xperience

Dans les yeux de Thomas Pesquet : coup de cœur

C’est l’autre nouveauté de 2018. Un film de 25 minutes qui conte la fabuleuse épopée de l’astronaute Thomas Pesquet depuis le sol jusqu’à 450 km au-dessus de nos têtes.

Image de prévisualisation YouTube

Si le film est un peu convenu dans la forme, on reste scotché par les images. La visite de l’ISS en détail et ces vues magnifiques sur la Terre. On frisonne lors de la sortie hors de la station de Thomas, en se demandant, si on frémit d’effroi ou d’envie… Sans aucun doute, les deux.

On revient sur la terre ferme un peu envieux, mais aussi admiratif de Thomas Pesquet.
Et on se dit comme toujours, que notre planète n’est pas si grande pour contenir nos débordements et nos dérives écologiques…Sébastien Loeb Racing Xperience

Sébastien Loeb Racing Xperience

Sébastien Loeb Racing Xperience

etDans les yeux de Thomas Pesquet 

@ Futuroscope
Avenue René Monory
86360 Chasseneuil-du-Poitou

Plus d’infos sur les tarifs et les jours d’ouverture sur le site officiel du parc.

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Printemps de Bourges 2018 : à la folie avec Orelsan, de Pretto & Armanet ! #concours

Le Printemps de Bourges 2018 va être magistral avec une programmation qui allie sensation qui buzze grave (Eddy de Pretto), perles de la chanson française (Véronique Samson, Juliette Armanet, Brigitte, Dani…), du rap qui emballe (Orelsan, Lomepal, Ash Kidd…), un hommage à un éternel Leonard Cohen et autres révélations avec les Inouïs.
#Concours en bas de la page. 

Eddy de Pretto

Le Printemps Bourges est bon pour la santé 

La grève SNCF n’aura pas raison de notre motivation et notre désir impériale de musique live du 24 au 29 avril, très précisément.
D’autant plus quand une étude sérieuse récente avance qu’assister à des concerts augmenterait notre espérance de vie.

Alors avec le programme du Printemps de Bourges 2018 ultra chargé, dont Orelsan qu’il nous faut absolument voir, Eddy de Pretto notre chouchou débusqué à Bars en Trans 2016, nous nous sommes tous et toutes sûrs d’être centenaires ! 😉

Printemps de Bourges 2018

Femmes on vous aime ! 

Le festival commence fort avec un plateau de 4 chanteuses. On serait tenté d’écrire que la pièce maitresse est Véronique Sanson. Mais Catherine Ringet, Juliette Armanet et Naya vont cartonner tout autant.
Notre cœur vibre toujours autant pour Claire Diterzi, une personnalité scénique particulièrement attachante, même si barrée.
Le Brésil nous envoie une jolie pépite, violoncelliste et chanteuse, Dom La Nena.
Alors que le grand retour de Jeanne Added affiche complet, d’autres jolies minois (Sexy Brigitte et L.E.J.) vont faire vibrer le W.

Immanquable la soirée Insolentes avec Garçons, un trio de girls (dont Carmen Maria Vega et Zaza Fournier) qui chantent des chansons de mecs.

Notre cœur bat aussi pour Ibeyi, nos chouchoutes absolues, Alice Merton dont on a vu le tout premier live à Paris, Hollysiz que l’on veut vraiment voir sur scène et l’incroyable et énigmatique Corine.

Printemps de Bourges 2018

On ne les connait pas encore 

Pour cette section, nous avons cliqué au hasard sur des noms inconnus. 
Zerolex
est un nom d’artiste qui ne s’oublie pas ! Il a tout juste 24 ans, il porte une barbe rousse et vient de Besançon et n’est pas à son premier Printemps de Bourges.
Raoul Vignal est un Lyonnais de Berlin. Waouh ! C’est suffisamment original pour nous intéresser. Il porte fier la moustache, ce qui ne va pas à tout le monde, nous par exemple.
Walk off the Earth est un groupe canadien surexcité et joyeux. Il cumule quand même 13 millions de vues pour Rule the World avec des danseurs peinturlurés. Audacieux !
Mat Bastard. On ne connait pas non, mais il n’est pas inconnu puisque c’est le chanteur de Skip the Use qui se la joue solo.
Queen Zee vient de UK. Y’a un côté métalleux à la Marilyn Manson, avec un bon lot du punk et de la peinture dans la bouche. Bref, une expérience de live déconseillée à nos mères qui vont lire ces lignes.

Le Printemps de Bourges 2018
du 24 au 29 avril 2018

site officiel : printemps-bourges.com 

Printemps de Bourges 2018

CONCOURS 

Tu veux assister avec nous à la soirée d’ouverture du Printemps de Bourges avec un très beau plateau de chanteuses ?
Au programme du mardi 24 avril à partir de 19h30 :
Naya que l’on a interviewée
Juliette Armanet que Joan a déjà vue 2 fois en concert
Catherine Ringer qu’on aime à la folie
Véronique Sanson qui a eu la chance de voir Alexandre débouler à la porte de sa loge, il y a une bonne vingtaine d’années.

Remplis vite le formulaire en nous disant pourquoi tu veux absolument participer à cette soirée à Bourges avec nous.

Le/la gagnant.e sera tiré.e au sort parmi les participations.

Que la chance soit avec toi !

Concours Bourges 2018
Sending


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Elektrik : la contagieuse comédie électro de Blanca Li

La géniale chorégraphe Blanca Li revient en force avec une bande de 8 beaux gars danseurs, acrobates et trublions.
Elektrik est une joyeuse création aussi colorée que relevée, qui fait la part belle aux jeux de bras, au-dessus de la tête, devant, derrière, mais aussi en duo. Le Théâtre Le 13ème Art devient une formidable piste de danse aussi frénétique que désopilante.

C’est certainement dans ses gènes et sans doute aussi dans son métisse de cultures – espagnoles et françaises – : Blanca Li aime le mélange des genres !
Alors que je pensais assister à un spectacle de danse électro pure, je me retrouve devant un premier tableau assez déroutant : des hommes en costume noir et chemise blanche masqués de têtes de volatiles débutent leurs pas de danse sur de la musique classique.
La chorégraphe balaie les clichés et aussi les attentes : pas de sweat à capuche, ni de cabrioles pour entrer dans son monde Elektrik.
Belle perfomance de Vexus, Goku, Big Jay et leurs potes.
Pour avoir passé une soirée avec un masque de poney, je comprends la difficulté de danser avec un masque en caoutchouc qui sent (oui l’odeur fait partie du jeu), qui fait transpirer et réduit considérablement le champ de vision.

Elektrik
photo Dan Aucante
Elektrik
photo Dan Aucante

L’électro comme on peut l’imaginer arrive au tableau suivant à grands coups de beats, ça danse, ça pulse. Blanca Li renoue avec un genre totalement inconnu des moins de 20 ans mais apprécié un temps par la jeunesse France et la chanteuse Yelle : la tecktonik.
Le principe étant de danser en gesticulant un maximum les bras dans tous les sens, au-dessus de sa tête, devant, derrière… Il faut bien entendu une agilité totale et bien s’échauffer les poignets.
La chorégraphe s’amuse de cette danse has-been, le mixant avec les danses urbaines pour une délicieuse charge visuelle avec des moments complètement bluffants comme ce jeune homme-élastique, Taylor Château, alias Taylor capable de contorsions aussi spectaculaires que flippantes. La séquence unisson, où la synchronisation des danseurs les uns aux autres force le respect.
Sans oublier le ballet à semelles lumineuses, plus qu’un simple gadget, une vraie réinvention de la danse contemporaine.

Au fur à mesure des tableaux, les vestes, chemises vont laisser place à des débardeurs, des torses nus athlétiques ou des des t-shirts colorés.

Elektrik est un spectacle surprenant, vibrant, fougueux, généreux, drôle et insolent. A partager en famille, entre amis…

Elektrik

Elektrik
chorégraphie et direction artistique : Blanca Li
avec : Mamadou Bathily alias BATS, Roger Bepet alias BIG JAY, Taylor Château alias TAYLOR, Jérôme Fidelin alias GOKU, Slate Hemedi alias CRAZY, Adrien Larrazet alias VEXUS
, Jordan Oliveira alias JORDY, Filipe Pereira alias FILFRAP

jusqu’au 14 avril 2018

au Théâtre Le 13ème Art 
Place d’Italie
75013 PARIS

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Détournement de la Seine à la Conciergerie : complément fou et beau ! #concours

Stéphane Thidet nous avait glacé les corps avec une installation de bois gelé sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris pour la Nuit Blanche 2016. Cette fois, il nous rapproche de la Seine et crée un nouveau rapport avec le fleuve. Détournement à la Conciergerie est aussi spectaculaire que surréaliste, poétique que photogénique.

Détournement Détournement

Détournement aussi visuel que sonore

Alors oui c’est barré, sacrément perché, déconcertant, voire inutile et artificiel pour certains.
Mais il faut vraiment passer les portes de la Conciergerie pour avoir matière à parler et/ou critiquer cette œuvre originale.

Pour nous, le concept est amusant, curieux, audacieux. On s’est plu à redécouvrir le monument que l’on fréquente à chaque événement ces dernières années.
Cascade lumineuse dans la salle des Gardes, lumière tamisée, cours d’eau calmé, reflets, duo pierre/bois du meilleur effet…
Il y a vraiment matière à s’émerveiller, à contempler et à photographier. L’œuvre a été conçue comme « un jeu d’enfants » par l’artiste évoquant ces constructions de petits barrages en brindilles de bois et autres prouesses rudimentaires quand on a la chance d’avoir une rivière à proximité.

Détournement

Stéphane Thidet s’attendait à ce que « la Seine soit plus colorée« . Mais elle est changeante, elle fait de la mousse, charrie du sable et change aussi de couleur selon les jours. Il a eu le temps de l’observer de près : « les 15 derniers jours, nous avons travaillé nuit et jour. »

Détournement

Une folie administrative ! 

Détournement est une pure folie, « une aventure administrative » pour Philippe BélavalPrésident du Centre des monuments nationaux. En effet un nombre d’autorisations important a été nécessaire, sans compter les précautions sanitaires. Il sera effectivement impossible d’effleurer l’eau à portée de main.
Et le comble : il serait plus compliqué de rendre l’eau au fleuve que l’inverse, l’en extraire. La Conciergerie offre des instants créatifs, des dialogues originaux avec des artistes, tout en faisant la part belle à l’histoire.

Le prochain rendez-vous se penchera sur une occupante célèbre : Marie-Antoinette. L’exposition évoquera l’incarcération, la mort et la postérité de la Reine de France.

Détournement

Détournement
installation de Stéphane Thidet

jusqu’au 31 août 2018

à la Conciergerie
2, boulevard du Palais
75001 PARIS
Tél. 01 53 40 0 80

Horaires :
ouvert tous les jours de 9h30 à 18h

Nocturne de la Conciergerie : le 19 mai jusqu’à 23h30
Nocturne de Détournement : les mercredi 9 mai et 6 juin jusqu’à 21h

siteofficiel : www.paris-conciergerie.fr 

CONCOURS

Des pass pour 2 pour découvrir cette installation incroyable sont à gagner ici même. Avec un totebag griffé Centre des monuments nationaux pour 2 d’entre vous.

Il suffit de remplir le formulaire pour participer au tirage au sort.

Bonne chance à tous et toutes.

Concours CMN Détournement
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La mort de Staline : rire d’un monstre et maestria

Attention ! Perle de cinéma et d’humour avec casting de haute volée. La mort de Staline nous dévoile un pan méconnu de l’histoire de cette figure historique russe.
Si on m’avait dit, avant de voir le film, que je rirais avec Staline, je ne l’aurais pas cru.

la mort de staline

La mort de Staline : brillant, drôle et glaçant

Le réalisateur arrive à trouver l’équilibre parfait pour, à la fois, dénoncer la purge communiste absolument dramatique, les jeux de pouvoir au sommet de la nomenklatura et les aberrations de ce régime qui frisent carrément le burlesque.
Chose étonnante à la sortie du film : l’envie de se plonger dans un manuel d’histoire pour vérifier ce qui est vrai, ce qui relève de la caricature ou de l’invention scénaristique.

Le film ne fait pas l’économie de morts. Mais ils ne sont jamais montrés. Il est question de listes de personnes à abattre, d’exécutions et de tortures mais hors-champs.
La mort de Staline fait penser à La vie est belle de Roberto Benigni. Dans un contexte terrible, il est possible de rire, de rire de l’absurdité, de rire du non-sens des hommes de pouvoir.

Casting en or

Steve Buscemi interprète un Khrouchtchev malingre, improbable et manipulateur.
Jeffrey Tambor est un chef de parti adjoint aussi effacé qu’inexpérimenté. Alors que Simon Russell Beale (Beria) est un incroyable stratège capable d’être sur tous les fronts.

la mort de staline
Steve Buscemi, Olga-Kurylenko et Simon Russel Beale

Les addicts de la série Homeland seront tout excités de retrouver Rupert Friend dans le rôle de Vassili, le fils de Staline. Moustachu, classe et complément barré. Il porte bien aussi bien la veste d’officier que le débardeur.

Et une grâce, interprétant une pianiste rebelle et incendiaire : Olga Kurylenko !

la mort de staline

La mort de Staline

de Armando Iannucci

Scénario de David Schneider, Ian Martin et Peter Fellows
d’après le livre de Fabien Nury et Thierry Robin

avec Steve Buscemi, Jeffrey Tambor, Olga Kurylenko, Michael Palin, Simon Russel Beale, Rupert Friend… 

Sortie le 4 avril 2018 

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Compartiment Fumeuses : inespéré et touchant éveil à la vie

Les notions d’évasion, d’épanouissement ou tout simplement de beauté ne nous viennent pas à l’esprit lorsque nous évoquons l’univers carcéral. Pour autant, c’est bien de tout cela dont il s’agit dans Compartiment Fumeuses. Deux femmes que tout oppose font connaissance dans un espace restreint, dénué en apparence de toute liberté. Aucune n’imagine alors que cette promiscuité forcée va leur permettre de s’affranchir. Au Studio Hébertot, découvrez leur improbable rencontre apportant éclat et tendresse là où nous ne l’attendions pas…

Suzanne est une jeune femme forte et insoumise. Fille de chalutier breton au physique imposant, elle dicte sa loi en prison, allant même jusqu’à obtenir certains privilèges de la part de la gardienne. Multirécidiviste, kleptomane de nature, elle a commis de menus larcins afin d’égayer le quotidien de son fils.

Tout va changer lorsqu’une voisine de cellule lui est imposée. Il s’agit de Blandine de Neuville. Frêle, distinguée et élégante, elle est ancienne professeur de français d’un âge certain. En attendant son procès, elle est ici en détention provisoire, pour la première fois.

Ce sont bel et bien deux mondes distincts qui se rencontrent. Le contraste entre la culture, l’éducation ou le milieu social va peu à peu s’estomper au fil des jours grâce à leur bon sens sous l’œil quelque peu jaloux de leur geôlière.

Ainsi, elles s’ouvrent mutuellement et se confient avec pudeur et délicatesse. Chacune trouve en l’autre le moyen de combler un manque. Tandis que Blandine apaise de sa bonté la colère de Suzanne, celle-ci lui témoigne une affection respectueuse et désintéressée. De là vont se tisser des sentiments forts et inattendus…

Compartiment fumeuses

Un message vital

Dans cette pièce, l’être humain se confronte dans ses ambiguïtés avec une justesse et une finesse inouïes. Toute la portée du texte de Joëlle Fossier tient dans le fait d’éclairer des thèmes aussi sombres que la prison, la violence faite aux femmes ou l’injustice grâce à la douceur, la bienveillance, l’espoir et bien entendu l’amour.

Au final, ce qui est le plus intense dans cette œuvre, c’est l’incroyable force de sa poésie…

En femme désabusée par la dureté de la vie, Sylvia Roux nous émeut. Quant à Bérengère Dautun… Nous sommes sous le charme… Au cours de la pièce, lorsque nous arrivons à capter son regard devenu pétillant, des frissons nous parcourent. Car c’est bien dans ses yeux que nous comprenons l’importance et la puissance de l’amour… Nathalie Mann vient compléter ce merveilleux tandem en surveillante tiraillée entre la dureté de sa fonction et son cœur, caché mais bien présent.

Compartiment Fumeuses est une histoire de femmes devenues libres. Tout y est sublime… Comme elles, comme toutes les femmes.

by Jean-Philippe

Compartiment fumeuses

Compartiment Fumeuses

De : Joëlle Fossier
Mise en scène : Anne Bouvier
Avec : Bérengère Dautun, Sylvia Roux et Nathalie Mann

Jusqu’au 14 avril 2018

Les jeudis, vendredis à 19h et le samedi à 21h

Au Studio Hébertot
78, bis Boulevard des Batignolles
75017 Paris
tél. 01.42.93.13.04

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Dom Juan ou les limbes de la mémoire : mise à nue de l’éternel séducteur

Interpréter Dom Juan est pour Patrick Rouzaud une passion évidente. Au fil du temps, ne pouvant pas se résoudre à abandonner le plus beau rôle de sa vie, il décide de détourner et d’adapter le texte original pour en imaginer une version inédite. Ainsi, Dom Juan ou les limbes de la mémoire, au Théâtre La Croisée des Chemins, est un pari inattendu et réussi où le personnage de Molière se dévoile à travers une étonnante introspection à la lisière de sa vie…

L’effet de surprise commence dès notre arrivée. En effet, un bureau en bois surmonté d’une lampe d’un autre temps fait face à une confortable méridienne. Tel un rendez-vous chez le psychanalyste, les comédiens investissent l’espace.

Face à un homme énigmatique, Dom Juan s’allonge. Il semble fatigué, usé. Nous comprenons alors qu’il arrive à un moment où il doit faire le bilan de sa vie passée. Un huis clos débute.

Guidé adroitement par ce mystérieux homme, la mémoire de l’illustre enjôleur se met en marche. Insidieusement, les fantômes de ses souvenirs se réveillent.

Ainsi, la réflexion des conséquences de ses actes sur sa propre vie mais également sur son fidèle valet Sganarelle, son épouse bafouée Done Elvire ou encore son père dupé, oblige Dom Juan à effectuer un voyage au plus profond de son intimité. S’il se livre à nous avec le panache de sa splendeur passée contrastée avec l’angoisse perceptible de sa mort prochaine, va-t-il réussir à affronter ses démons ?

En repoussant Dom Juan dans ses propres retranchements, ce remarquable cheminement permet de mettre en avant une facette méconnue du personnage, développant ainsi son caractère humain et vulnérable. Le plaisir de Patrick Rouzaud a interpréter son rôle ne fait que renforcer l’intensité des mots de Molière habilement sélectionnés. Le tout est souligné par une mise en scène astucieusement réfléchie.

C’est grâce à des adaptations comme Dom Juan ou les limbes de la mémoire que les classiques traversent le temps et continuent à nous surprendre !

by Jean-Philippe 

Dom Juan ou les limbes de la mémoire

Dom Juan ou les limbes de la mémoire

De : Molière
Adaptation : Audrey Mas
Mise en scène : Sonia Ouldammar
Avec : Patrick Rouzaud et Aymeric Marvillet

le dimanche à 15h30
du 18 mars au 20 mai 2018
(relache le 22 avril et les 6 et 13 mai)

Au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Réservations : 01 42 19 93 63

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Guernica : aux origines de la création @ Musée Picasso Paris

Guernica est une vraie icône artistique du 20e siècle.
Cette toile qui raconte l’Histoire, a elle aussi sa propre histoire.
C’est cette histoire que le Musée Picasso Paris nous propose de découvrir : de la genèse par Pablo Picasso à l’inspiration qu’elle suscite auprès des artistes contemporains. Une expo épatante !
Guernica

La genèse : une ode au peintre

En mai 1937, une Exposition Universelle doit se tenir à Paris.
Le gouvernement espagnol souhaite faire de son pavillon une arme symbolique pour défendre la République vacillante face à Franco. Divers artistes sont contactés dont Pablo Picasso qui se voit doter d’un espace monumental de 3,49 m x 7,76 m.
Loin de vouloir politiser sa toile, le thème de l’œuvre est « le peintre et son modèle ».

Guernica

Tout bascule le 26 avril 1937 avec le bombardement de la ville basque de Guernica par les nazies, alliés des franquistes.
Picasso réagit immédiatement. La mise sur toile de cet évènement sera exécutée en un temps record, entre le 10 mai et le 4 juin.

Guernica
Article du 28 avril 1937 sur le bombardement de Guernica

Lors de l’inauguration du pavillon espagnol le 12 juillet 1937, Guernica se dévoile au public parmi les œuvres de Miró, González ou Calder.

Guernica
Maquette du pavillon espagnol pour l’Exposition Universelle de 1937

Après cet événement, la toile fera le tour du monde. Des expositions qui serviront à lever des fonds pour les républicains espagnols.
Cette création marquera ainsi l’engagement politique de Picasso.

Guernica
Guernica au MoMA, 1939

Avec Franco au pouvoir au sortir de la guerre, Picasso refusera que sa toile retourne en Espagne avant la chute du dictateur.
Guernica sera donc de retour sur le sol hispanique qu’en 1981. Elle ne l’a plus jamais quitté depuis.

Guernica : l’émotion de la création

Vous comprendrez alors que la toile n’est pas présente dans cette exposition. Dommage…  Mais La Joconde, elle non plus, ne quitte plus le Louvre (et elle est beaucoup plus petite…😉 ).
C’est une reproduction (un peu plus grande que l’originale) qui nous accueille. Elle ouvre le parcours de 12 salles qui nous plonge dans le contexte de création.

Guernica
La dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin

 

Guernica
La Minotauromachie

Le Musée Picasso nous offre une exposition intelligente, claire et simple pour appréhender cette période emblématique de Picasso.
Et exceptés les férus d’art, peu de gens connaissent en détail la véritable histoire de Guernica, ses prémices et ses influences.

Dans chaque salle, on se confronte à l’art du maître espagnol, souvent en noir et blanc (crayon, encre de chine ou eau-forte) mais aussi en couleur avec des toiles qui marquent un aspect essentiel de la création de Guernica.

Guernica
Tête de Femme en pleur

On découvre aussi des pièces peu connues comme ces quelques strips (sorte de bande dessinée) de Songe et mensonge de Franco.

Guernica
Songe et Mensonge de Franco (Planche I et II)
Guernica
Guernica en création : Photo de Dora Maar


On croise la vie sentimentale de Picasso avec Dora Maar qui immortalise la création la toile mais qui influence aussi son art en mode politique.

Guernica
Guernica & oeuvres hommage

C’est tout aussi frappant de voir ces œuvres hommages à Guernica qui ponctuent la visite et mettent en perceptive l’aura que ce tableau a dans le monde. Un vrai symbole. 

Guernica est une exposition didactique qui montre qu’une œuvre majeure ne peut être créée sans un contexte particulier et traversée par de multiples influences.

Une vraie immersion dans la grande Histoire !

Exposition GUERNICA

du 27 mars au 29 juillet 2018

Musée National Picasso – Paris
5, rue de Thorigny
75003 Paris

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