Bessa en interview : on a parlé De l’homme à l’animal, Mexique et gym

Bessa nous a bercés avec un Héloïse, un EP magnétique, élégant. A la veille de la sortie de son premier album, De l’homme à l’animal, cette autodidacte du dessin et de la musique (« je ne connais pas les notes que je joue« ) nous dévoile quelques clés pour la découvrir. 
Celle pour qui « le chaos et l’art se mélangent si bien » a tous les talents.

INTERVIEW SELFIE

 UsofParis : Te souviens-tu de la première fois que tu as chanté devant quelqu’un ?
Bessa : Au début, j’avais beaucoup de mal à chanter devant mes proches. Je préférais faire une scène devant des inconnus. Je pense que c’était dans mon jardin, devant mon chien. 🙂 Car c’est un auditeur incroyablement attentif et tolérant. Et il attend la fin du concert avant d’aboyer, un peu comme les Japonais qui applaudissent le concert fini.
Rien que pour ça, j’ai envie de jouer là-bas. Ça permet de raconter une histoire de A à Z, sans être interrompue ni interférée par des énergies. C’est assez fou !
Ta première émotion scénique ?
Je ne me suis jamais posé la question de légitimité : si la scène était une place ou pas pour moi. Le plaisir étant tellement intense que je n’y pense pas.
Quand je suis arrivée à Paris, j’allais dans pleins de jams et je lâchais le lion qui était en moi. J’allais faire des jams punk. Être sur scène, sans nom, inconnue, c’était grisant !
Je faisais des impros, je prenais le journal et j’essayais de construire autour, avec une répétition de mots.
En revanche, j’ai mis du temps après à retrouver cette fougue, cette liberté et émotion, avec mes propres textes, cette matière qui venait de moi. J’ai dû me détacher de ce que j’avais écrit pour exprimer le moment présent.
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La chanson La fin du règne m’a accroché. Quand l’as-tu écrit e?
Je l’ai écrite il y 4 ans environ, au Mexique, sur la Côte du Yucatan. Elle a eu plein de versions. Elle a été remodelée.
Je l’ai écrite en rentrant d’une séance photo (je travaillais et voyageais en même temps). Il y avait plein d’Américains dans mon hôtel et c’était la période de ponte des tortues. Les touristes les prenaient en photo, les empêchant de pondre sur cette plage. Et ça a été très violent, je me suis dit : »on est si laid que ça ? Faire une photo sans se soucier de l’impact sur ce qui nous entoure. » Je suis rentrée dans ma chambre et j’ai commencé à écrire. Ce qui me choquait aussi  c’était aussi les inégalités sociales.
Quelle est l’histoire du titre Exode ?
Je l’ai écrite en référence à ma grand-mère qui était pied noir. Elle nous racontait son histoire, son départ.
J’imaginais une population qui marchait sans savoir vraiment où poser ses valises. Pendant cette longue marche, lente, il y a plein de questions qui viennent. C’est une sorte de danse.
Et l’on trouve des clés en marchant. En tout cas, c’est ce que je fais. Ça me vide la tête.
As-tu besoin de t’isoler pour composer ?
Je n’ai jamais un thème quand j’écris. En général, j’ai toujours une espèce de premier jet qui arrive de manière volcanique. Une sorte de frénésie de mots qui sort. Je suis mes doigts qui au final écrivent tout ce que j’ai envie de dire, en mieux ! 🙂 Ils sont toujours très justes et sont en corrélation parfaite avec mon émotion du moment. Je pense que la raison est un frein. Alors que ton corps va s’exprimer sans limite.
Du coup, je me pose, j’écris des phrases et ensuite je sors mon couteau et j’élague. Et ça sculpte quelque chose de très vrai.
Que t’a apporté la pratique du sport pour ta carrière de chanteuse ?
Je ne sais pas si je suis rigoureuse mais je suis coriace. Je suis très endurante. J’ai beaucoup couru. Un été, je courrais 1h30 tous les soirs mais il a fallu que je m’arrête. Je continue de faire du sport car il y a quelque chose de méditatif comme dans la musique. Et dans la musique, c’est aussi un travail du corps.
La gym est un travail de répétition, avec une conscience de l’espace que prend ton corps.
Et ton corps est à l’aise sur scène ?
J’apprends à lui redonner une direction, car je suis devenue un chamallow à force de me désarticuler aImage de prévisualisation YouTubevec la gym. 🙂
Aux Francofolies, Bénédicte Le Lay, la coach corporelle m’a appris que je pouvais avec un simple mouvement de phalange exprimer quelque chose. J’ai appris à penser petit avec mon corps.

Car sur scène, en pleine lumière, une posture peut dégager une énergie folle. On noie le poisson à faire trop de mouvements. 🙂

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Une chanson pour pleurer ?
Ça fait longtemps que je n’ai pas pleuré sur une chanson. J’ai beaucoup aimé Rodrigo Amarante qui a pu m’émouvoir, mais pas pleurer. 😉
Une chanson pour s’évader, quitter Paris ?
J’écoute beaucoup Brian Eno en ce moment. La dernière fois, j’ai mis Music for Airports sur un documentaire de Netflix sur les méduses. Et c’était incroyable. Je suis restée scotchée toute la soirée en regardant ces méduses évoluer sur les notes de piano. La musique du doc n’était pas au top. Le concept l’aurait médusé.
Un mantra, une philosophie pour t’aider à vivre?
Je lis et relis et je pense que je le relierai toute ma vie : Autobiographie d’un yogi de Yogananda.
Le premier yogi à aller aux Etats-Unis et à monter un centre à Los Angeles, au Mount Washington. Chaque mot c’est de l’amour en barre. C’est tellement beau que tu ne peux qu’aimer la vie.
Interview by Alexandre

Bessa

premier album De l’homme à l’animal
(Low wood / Elektra France)
Sortie le 9 juin 2017
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Festival Europavox à Clermont-Ferrand : tes invits pour Lamomali de -M-

Avec la 12ème édition du festival Europavox, Clermont-Ferrand sera, du 29 juin au 2 juillet 2017, la capitale européenne de la musique.
Ce rendez-vous, devenu incontournable, accueillera des chanteurs, groupes et artistes d’une vingtaine de nationalités différentes et aux styles musicaux tout aussi variés : rock, pop, électro, hip hop et  folk.
Et l’équipe d’USofParis vous propose de gagner des places en fin de billet !

Europavox : promouvoir  la diversité musicale européenne

Pendant 4 jours de festivités, le meilleur de la scène européenne sera proposé aux Clermontois.es et aux aficionados de festivals venus de France ou d’Europe.
Au programme : artistes confirmés et découvertes se partageront l’affiche avec 27 révélations issues de 20 pays. La découverte musicale sera bien le poumon de cette 12ème édition d’Europavox. A vous de chiner la petite pépite inconnue qui envoutera vos oreilles.

Belge, Espagnol, Suédois, Suisse, Estonien, Croate, Grec, Portugais, Danois, Lettons, Hollandais… Les 5 scènes du festival Europavox 2017 vous offrent un voyage sonore universel  à travers l’Europe, le tout sans bouger.

Plonger dans des univers sonores uniques mais cosmopolites avec des influences culturelles particulières.

Des grands noms à l’affiche

Impossible d’organiser un festival international sans grande signature. Cette année, se presseront sur scène : Agnes Obel, Archive, Deluxe avec leur nouvel album, Puppetmastaz, Boys Noize ou  Manu Chao qui sera l’un des 3 artistes présents lors du premier concert du festival organisé au Stade Marcel-Michelin.
De grands et beaux artistes, têtes d’affiche, qui assureront le plein succès.

C’est sans parler de -M- est son nouveau spectacle Lamomali que l’équipe d’USofParis a découvert il y a quelques jours aux Nuits de Fourvière.
Un show qui offre le meilleur de Matthieu Chedid comme Onde Sensuelle, Mama Sam en mode Mali. Un groove unique qui donne immédiatement envie de danser. -M- partage exceptionnellement la scène avec des artistes talentueux.
La magie de -M- en plein air, à son paroxysme.

Après avoir réuni près de 40 000 spectateurs en 2015, le festival Europavox édition 2017, est prêt à séduire encore une fois un max de passionnés et pas uniquement les spectateurs habitués.
Et c’est tout ce qu’on lui souhaite !

Europavox

du 29 juin au 2 juillet 2017

5 scènes à Clermont-Ferrand
Coopérative de mai (Grande coopé et Petite coopé),
Forum Polydome,
Scène Factory (gratuite et en plein air),
Stade Marcel-Michelin le dimanche 2 juillet.

#Concours

Nous vous faisons gagner 2 places pour le concert de Lamomali by -M- au Forum Polydome, le samedi 1er juillet à partir de 18h.

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous pour participer.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot :  2 places de concert pour le samedi 1er juillet .

Avant de participer, vérifiez que vous êtes bien disponible à la date proposée afin de laisser sa chance à ceux qui veulent vraiment venir !

Concours -M- Lamomali Europavox - FB
Sending

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

 

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Dis-moi que je rêve de Benjamin Castaneda : subtil et inattendu !

Prenez une jeune femme stricte en plein burn-out et mettez-la en présence de sa mère fantaisiste et libertaire. La tension est déjà palpable… Si vous ajoutez un jeune homme énigmatique, plus rien ne va ! Voici le mélange explosif que nous propose Benjamin Castaneda dans une mise en scène facétieuse pleine de pudeur…

Nous découvrons Clarisse, jeune retraitée boute-en-train, qui fait des travaux de rénovation dans son appartement au rythme des chansons de Sylvie Vartan. Arrive alors Nina, sa fille. Entre une énième rupture définitive avec son copain et un burn-out, elle compte bien mettre à profit son arrêt maladie pour passer du temps avec sa mère qui semble quelque peu préoccupée…

En plein milieu d’une «discussion-match de boxe» entre la mère et la fille surgit Paul. Jeune homme séduisant, nu sous un tablier, qui fait le ménage. Nina est scandalisée, sa mère, amusée. Il s’agit en réalité d’un gigolo qui veut épouser Clarisse. Quoi de plus normal !

S’ensuit alors une multitude de péripéties entre les trois protagonistes où tout ne tient qu’à un mot…

Sous l’apparente légèreté de la pièce, nous cheminons vers des questionnements plus profonds. S’entrechoquent la crainte de vieillir, de voir s’échapper les souvenirs, l’isolement, la peur de passer à côté de sa vie, les difficultés du lien mère-fille, la force des non-dits, la retenue des sentiments…

Le tout est corroboré par un exquis jeu de comédiens. David Pfender est le lien doux et tendre qu’il y a entre la touchante Françoise Levesque et la surprenante Frédérique Fricker.

Nous vous souhaitons d’être autant conquis que nous !

by Jean-Philippe


Dis-moi que je rêve

Auteur : François Levesque, Benjamin Castaneda
Metteur en scène : Benjamin Castaneda
avec : Frédérique Fricker, Françoise Levesque, David Pfender

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Courteline à Avignon Off 2017 : extravagant et jubilatoire !

Laisser s’exprimer quatre pièces de Georges Courteline dans la coulisse d’un cirque des années 1920 semble être quelque peu insolite. Telle est la gageure de Mikaël Fasulo qui transporte la compagnie Kapo Komica dans une mise en scène fantasque pleine de charme ! A retrouver à Avignon Off en juillet.

photo Chris Noë

Le talent de Courteline est issu de sa faculté à contempler le monde qui l’entoure. L’observation avisée dont il fait preuve dans ses expériences professionnelles, militaires, d’habitué des cafés mais aussi lors de ses promenades solitaires dans Paris, va être pour lui une source intarissable d’inspiration.

Il dépeint la condition humaine de façon assez caustique mais toujours d’une manière cocasse. Les personnages satiriques de ses pamphlets sont finalement attachants dans leurs imperfections. Tout le secret de Courteline est là : « Dépeindre les moeurs en riant » .

Mikaël Fasulo a décidé d’adapter les personnages des saynètes en artistes de cirque. Son but est de mettre en valeur la mécanique humoristique de l’écrivain. Le côté burlesque des situations se doit d’être intense en émotions et de se trouver dans un endroit frôlant l’absurde. La mise en scène choisie permet donc au spectateur d’admirer le côté réel et creux des personnages en coulisse en contraste total avec l’image qu’ils souhaitent refléter une fois passé à la lumière lorsqu’ils sont dans la représentation.

photo Chris Noë

Le décor est soigné, riche. Les effets de scène sont très réussis (notamment la frontière coulisse-lumière) permettant une immersion totale dans l’univers si magique du cirque.

Le jeu des comédiens est tout simplement excellent ! Nous ressentons bien leur complicité et surtout le plaisir qu’ils expriment – ils sont complètement déjantés sur scène ! Ils vivent avec passion et précision des personnages hauts en couleur dont nous nous délectons.
Mention spéciale pour la bande-son jouée en live par Blou-B.O.

Allez découvrir cette pièce atypique qui ne manquera pas de faire parler !

by Jean-Philippe

Courteline

Textes : Gros chagrins, La peur des coups, Les Boulingrin et L’affaire Champignon de Georges Courtine
Mise en scène : Mikaël Fasulo
Distribution : Anne Keriec, Eugénie Ravon, Sébastien Perez, Julien Jacob, Jean-Marc Lallement, Julien Renon et Blou B.O

Avignon Off 2017

du 8 au 30 juillet 2017
les jours pairs à 16h

Théâtre de l’Essaïon
2 bis, Place des Carmes
84000 Avignon
Tel : 04 90 25 63 48

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Ceci n’est pas une comédie romantique : tranche de vie dynamique & désopilante

C’est l’histoire des retrouvailles de deux amis : Camille, la « pote à nichons » et Chris, la « copine à couilles ». Entre règlements de compte et déclarations touchantes, Yanik Vabre revisite les codes et les limites de l’amitié entre un homme et une femme. Une non-comédie sans prétention traitée avec beaucoup de dynamisme et de délicatesse. A Paris et Avignon Off

Un soir de spleen, Chris, trentenaire sympathique mais lâche qui n’arrive pas à quitter sa compagne, appelle ses amis perdus de vue depuis sept ans. À son grand étonnement, Camille lui propose de venir le voir immédiatement avant qu’elle aille retrouver son « plan cul / prince charmant ». Franche, directe et libérée, elle désire tout simplement lui déballer ses vérités quant à son comportement.

S’ensuit alors un échange tumultueux entre les deux camarades pour qui le temps ne semble pas avoir de prise. Entre piques acérées, complicité de toujours retrouvée, sextos et guitare, la soirée est plutôt animée ! Au fur et à mesure, les révélations de chacun vont faire tomber les masques et certitudes…

C’est avec un certain brio que la couardise masculine, le délitement des relations, la recherche de plaisir éphémères, l’espoir, l’instinct de protection, la confusion des sentiments, l’éloignement et l’amour se mêlent. Une bande-originale grisante qui vous reste en tête vient souligner la mise en scène soignée d’Eric Le Roch.

L’attachement aux personnages si humains et l’écho que porte leurs anecdotes sur toute une génération éveille en nous le désir d’une fin heureuse. Le sujet est porté avec un souffle novateur loin de la facilité et des clichés. Géraldine Adams est intense, sensible et passionnée. Aussi juste que Yanik Vabre en ours fragile et attendrissant.

Vous cherchez un moment d’évasion ? Vous avez trouvé ! Personnellement, je cours chercher mon billet pour Avignon…

by Jean-Philippe

Ceci n’est pas une comédie romantique

Auteur : Yanik Vabre
Mise en scène : Eric Le Roch
avec Géraldine Adams en altenance avec Jane Resmond, Yanik Vabre en alternance avec Julien Héteau
Musique : Franck Lebon

à  Avignon Off 2017

Du 7 au 30 juillet à 17h35
relâches les 11, 18 et 25 juillet

Espace Roseau
8, Rue Pétramale
84000 Avignon
Tél : 04 90 25 96 05

et au Théâtre Funambule Montmartre
53 Rue des Saules
75018 Paris
Téléphone : 01 42 23 88 83

du 5 juillet au 1er octobre à 19h30 ou 21h
du mercredi au samedi selon les dates
et le dimanche à 17h30.

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Arcade Fire à Lyon : euphorie totale ! / Everything Now tour

Le retour d’Arcade Fire au Théâtre Antique est un des événements majeurs des Nuits de Fourvière 2017. Les places se sont écoulées en 20 minutes. 4500 privilégiés retrouvent la fougue, les tubes et le talent du groupe montréalais pour la toute première date française sur les trois au programme avec les Eurockéennes et les Vieilles Charrues. Report

Ce lundi soir à Fourvière, les amoureux sont joueurs, au moins 2 mains aux fesses (consentantes) repérées.Une guirlande électrique en fosse, les Lyonnais savent aussi accueillir et amuser Régine qui s’en servira pour une de ses chansons. Il y aura aussi un réflecteur de photographe qui sera brandi pour un clin au titre Reflektor. Malin !

Distribution de bouchons d’oreilles pendant la 1ère partie assurée par Barbagallo. Le son n’est pas au top, on angoisse un peu de l’arrivée de Régine, Wim et leurs acolytes si l’ingé son ne suit pas.

L’attente a été interminable. Certains fans sont arrivés sur les coups de midi pour s’assurer la meilleure visibilité et proximité possible. 22h15, le batteur, Jeremi, entre seul avec un Now en fond d’écran dans la light box derrière lui. Les autres membres prennent leur temps pour fouler la scène sur l’instru d’intro.

Début des réjouissances avec un Wake up revigorant. L’impatience disparaît, le curseur de notre cerveau est sur mode : euphorie totale !

En plein titre, Wim chapeauté rattrape le tambourin lancé par un régisseur en coulisses. Quelques coups de mains et le tambourin finit dans la fosse. Collector !

Everything Now

L’enthousiasme se poursuit avec le premier extrait du nouvel album à venir : Everything Now. Il est taillé pour les festivals, le plein air, l’été, l’insouciance. L’irrésistible Régine, tout de cuir vêtue, s’avance pour entonner Haïti qui finira avec un accéléré trippant et bien pensé.

Parfait enchaînement avec Here comes the night time suivi de No Cars Go qui fait se lever les gradins. Le rythme remplit les corps, on s’en fout de chanter faux, la communion est totale. Windowsill puis Neon Bible avec chorée manuelle de Régine dans la light box jouant avec le visuel néon sur écran. Élégance !
The Suburbs ralentit le rythme, on devient tout d’un coup un peu plus contemplatif. La ballade avec Wim au piano prend le cœur.

Creature Comfort

Ready to start relance la machine, rappelle des souvenirs à chacun. Ce titre écouté en boucle au décollage d’un avion vous fait planer sans aide d’une substance illicite. On prend tout, tous ces hits qui s’enchaînent, tout en attendant un ptit inédit. Ce sera Creature Comfort, juste après After Life et Reflektor. Il est question de célébrité. Les nappes de fumée se déversent sur la scène pour ne plus la quitter. On savoure la première écoute de ce nouveau titre. On ne comprend pas toutes les paroles. La première impression est bouleversante. Le génie d’Arcade Fire est intact.

Neighborhood #3 fait vibrer à plein gaz. On se demande comment Régine peut distinguer les plaques de son xylophone et les touches de son clavier dans le brouillard qui l’enveloppe. Elle est incroyable !

Rebellion, The Black Seat pour finir la partie et les machines à fumée sont à plein régime. Le groupe nous aura offert son plus beau best-of, le nouvel album gardant tout son mystère avec seulement deux nouveaux titres dévoilés.

Il est minuit quand on sort du Théâtre Antique. On ne pense même pas à l’état dans lequel on sera le lendemain, après quelques heures de sommeil. On reste sur notre nuage en attendant des nouvelles de l’album Everything Now qui sortira le 28 juillet.

ARCADE FIRE
nouvel album Everything Now sortie le 28 juillet
(Columbia / Sony Music)

en concert : 
9 juillet aux Eurockéennes de Belfort
15 juillet aux Vieilles Charrues

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Cloitre de l’Abbaye du Mont Saint-Michel : spectaculaire cure de jouvence

L’Abbaye du Mont-Saint-Michel accueille le public alors qu’une restauration impressionnante du cloître de la « Merveille » a débuté en janvier dernier.  Pour l’occasion, un ballet d’hélicoptères vient déranger la quiétude de ce lieu.
Ce décor impressionnant chef d’oeuvre de l’art Normand du XIIIe siècle avait reçu de nombreux dommages dus au temps, intempéries et aux touristes.
Le grand public est invité à participer à y participer en apportant sa « pierre à l’édifice ». L’initiative nous a plus. 

Chantier hors norme 

Ce n’est pas exclusivement le jardin suspendu qui a droit à une cure de jouvence méritée. C’est l’ensemble de la galerie du cloître de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel qui fait l’objet d’une attention toute particulière. Etanchéité, le jardin est au-dessus d’une salle et donc d’un plafond qui a souffert. Le sol se voit abaissé notamment pour que les rosaces ne soient plus accessibles aux mains curieuses qui usent la pierre.
Mais aussi nettoyage et la remise en état de sculptures. Ainsi que la rénovation complète de la charpente lambrissée.

Le cloitre n’est pas pour autant fermé au public. Et pour cause, il fait partie du circuit qui ne peut être détourné. Cette particularité suppose de jongler et d’alterner les zones de chantier pour gérer la circulation. L’intervention sur la partie sol doit notamment se faire de nuit.
Autre spécificité, l’étroitesse des accès, ne permet pas de déplacer des éléments volumineux que ce soit le matériel, la terre du jardin, les gravas du sol, les nouvelles dalles. Il faut donc compter sur la participation exceptionnelle d’un hélicoptère. Sylvain Godebout, chargé d’opérations, chiffre déjà à 500 rotations.

Le jardin fera l’objet d’une consultation pour en faire une création originale contemporaine. Faute d’archives de références, il était impossible de récréer à l’identique ce qu’il pouvait être par le passé.

Notre pierre à l’édifice 

Cette rénovation qui fera de ce cloître un lieu à nouveau paisible, beau et captivant, mérite notre soutien à tous et toutes à la mesure de moyens. Aux côtés de mécènes institutionnels comme les associations américaines French Heritage Society, Florence Gould Foundation, mais aussi le Crédit Agricole de Normandie et la Fondation du Crédit Agricole Pays de France, nous pouvons aussi participer.

Une marinière au profit de la conservation de la « Merveille » a été conçue par l’entreprise normande Saint James. En édition limitée et à un prix raisonnable 45e pour du Made in France, cette marinière en coton portant fièrement la silhouette du Mont-Saint-Michel rapporte 2,50e de profit pour la rénovation du cloître.
La marinière mixte est en vente dans les boutiques françaises et étrangères de Saint James ainsi qu’à l’Abbaye, à Carnac et aux tours de la Rochelle.

Le site de dons en ligne mapierrealedifice.fr permet aussi directement de faire un donc. A partir de 1 euro, il est possible de participer à la sauvegarde d’un lieu historique, patrimonial, participant au rayonnement de notre pays à l’international.

Chantier de restauration du cloître de la « Merveille »
de l’abbaye du Mont-Saint-Michel 

de janvier à novembre 2017

Mécénat : 
La marinière Mont-Saint-Michel de Saint James en vente jusqu’au 15 octobre 2017
le site de dons en ligne mapierrealedifice.fr

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Lamomali par -M- soulève les Nuits de Fourvière #livereport

Avec son projet Lamomali, Matthieu Chedid débute une tournée aussi belle, classieuse, festive, intense, métissée, surprenante. A chaque nouveau projet, -M- crée la surprise. Sur scène, comme sur l’album, il est accompagné d’artistes en or : Toumani & Sidiki Diabaté, Fatoumata Diawara, Oxmo Puccino. Nous avons assisté aux premiers concerts aux Nuits de Fourvière.

Ce vendredi, la chaleur estivale est bien présente au sein des gradins du théâtre antique des Nuits de Fourvière. Et l’ambiance est festive ce soir, bien avant d’accéder à l’enceinte romaine.Une spectatrice motivée entonnait déjà le bal de Bamako dans le funiculaire. « Allez on chante !», dit-elle à ses amis. C’est parti pour le nouveau show de M : Lamomali

C’est une première fois pour moi et comme toutes les premières fois, je suis impatiente, excitée et intriguée de voir -M- sur scène. La seule initiale de son prénom et de son personnage emblématique des débuts suffit à le reconnaître de tous et toutes.

M ou plutôt Matthieu Chedid n’a de cesse de jouer et de se jouer d’univers musicaux différents allant de rythmes funky, rock, pop avec une grande facilité. Venu « en famille » l’année dernière aux Nuits de Fourvière, il nous emmène maintenant dans un univers musical métissé, empreint de sons africains. Accompagné d’artistes maliens au son de la kora, -M- va nous fait voyager, bouger, nous surprendre et peut-être nous émouvoir….

 

21h35 : Entrée de -M- sur scène

Il est vêtu d’un costume vert et or lumineux. Ses musiciens et choristes entrent sur scène dont Toumani Diabaté et son fils Sidiki avec leur kora et la chanteuse et danseuse Fatoumata Diawara. L’arrivée d’un quatuor de violons et de violoncelle surprend, ne voyant pas le lien avec la musique africaine.

-M- démarre alors son premier morceau Mama Sam : « non, je ne connais pas l’Afrique, la vie est une machine à fric… » repris spontanément par les spectateurs. Le quatuor commence à jouer. Sa musique semble se fondre avec les autres instruments, me faisant même oublier qu’ils étaient là.

Puis arrive « chui pas un homme, chui pas une femme, juste une âme » nous invitant à dépasser les clivages humains et à nous ouvrir à la spiritualité.

L’air du Bal de Bamako, titre phare de l’album, fait se lever l’ensemble des spectateurs qui se mettent à chanter : « Bal de Bamako, bal de Bamako, jtai dans la peau…» La participation d’Oxmo Puccino ravit la foule, le « village Lamomali » s’agrandit.

-M- : l’homme électrique 

-M- a troqué sa guitare sèche contre une guitare électrique donnant ainsi une tonalité beaucoup plus rock qui se mélange au son du djembé, des koras ainsi qu’à la voix et à la danse envoutantes de Fatoumata Diawara. Il y a même un DJ aux platines qui nous emmène par instants dans un univers plus électro. Le morceau suivant Lamomali est encore plus surprenant démarrant par une interprétation rap de la chanteuse-choriste.

-M- a l’air de s’amuser comme un gamin. Il a le sourire aux lèvres, traduisant son plaisir d’être sur scène avec le public et ses partenaires.

Puis, l’effervescence laisse place à un moment intimiste avec Toumani et Sidiki Diabaté. Toumani nous invite : « Soyez les bienvenus à bord de Lamomali airlines dans laquelle il n’y a que l’amour, la spiritualité, le respect… » Toumani Diabaté nous relate l’histoire du Mali et de la tradition des griots qui se transmet de pères en fils afin de perpétuer le savoir par voie orale. Toumani et son fils Sidiki représente ainsi la 71ème et 72ème génération de griots. Le chant et la danse sont, quant à eux, réservés aux femmes. Sidiki se lance alors dans l’explication de la fabrication de la kora et la manière particulière de jouer avec les pouces. Puis Toumani dédie le morceau aux migrants qui sont décédés en mer, nous ramenant subitement à un côté plus sombre de notre humanité.

Il est environ 22h15 quand la pluie s’invite au programme. L’odeur de terre mouillée qui se dégage et la voix de Fatoumata Diawara me transporte en Afrique. « C’est à cause de la kora qu’il pleut ! C’est vrai, en Afrique, il en joue pour faire venir la pluie » me dit ma voisine.

-M- revient sur scène plaisante avec nous sur la pluie qui s’est invitée au programme « vous avez des ponchos ? Allez on va se réchauffer ! » Il entonne Onde Sensuelle qui nous donne immédiatement l’envie de bouger.
La superbe reprise de Balavoine « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ? » est comme un appel au monde qui vacille.

Suivent des morceaux plus intimistes, les spectateurs éclairent la nuit avec leur portable. La scène s’est transformée en décor lunaire, nous invitant à la rêverie.
Le morceau Manitoumani laisse apparaître une grande complicité et beaucoup de respect entre -M- et Toumani. La plupart des musiciens, chanteurs portent les fameuses lunettes lumineuses fétiches du chanteur.

Le groupe lance alors un air connu de tous mais totalement incongru « Vas-y Franky c’est bon ! » que le public s’amuse alors à chanter. Elle est tout simplement le prétexte pour Sidiki de jouer avec le public : « Allez on va remplacer Franky par Sidi.»

Lamomali : apothéose du voyage musical

Il est plus de 23h, le temps qui semblait suspendu a filé. -M- rend hommage à sa grand-mère Andrée Chedid, écrivaine et poétesse, qui a écrit les paroles de certaines de ses chansons. Il cite alors ses mots également repris par Toumani : «Toi, qui que tu sois. Je te suis bien plus proche qu’étranger. » C’est la clé de cette rencontre musicale et humaine. Le morceau Solidarité est chanté avec conviction et enthousiasme. C’est une grande humanité qui se dégage de ce voyage Lamomali, comme un pied de nez à tous ceux qui voudraient nous faire croire que l’étranger est une menace.

-M- nous remercie d’avoir pris part au voyage Lamomali, qui débute sa tournée à Fourvière. On sent alors la fin du concert arriver mais personne n’a vraiment envie que cela s’arrête. Tous sont réunis sur scène pour ce qui semble être le dernier morceau emblématique « Je dis M ». Ils nous saluent, les lumières s’éteignent. On croit l’aventure terminée mais c’est sans compter sur l’incroyable énergie de ce village Lamomali. -M- revient quelques instants plus tard «Vous êtes tellement chouettes et communicatifs, on s’est dit qu’on devait revenir » C’est reparti pour le Bal de Bamako ! Il est minuit, les gradins se vident, c’est la vraie fin cette fois-ci.

Je veux bien reprendre un billet à bord de Lamomali Airlines.
Je veux bien repartir pour ce voyage empreint d’humanité et de musiques, de couleurs aussi brillamment mélangés.

Je dis M !

by Emilie Jacquemier

Lamomali

Concerts du 09 au 12 juin 2017

Salle Pleyel
252 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

et en tournée dans les Zénith de France

Lamomali, l’album
(3ème Bureau

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Julien Doré en tournée des festivals avec Esperluette #livereport

2e round de l’Esperluette Tour avec Paroles et Musiques Festival ce vendredi au Zénith de Saint-Etienne. Julien Doré a retravaillé avec sa bande de musicos son live pour un public de festivaliers, en plein air qui passera des Nuits de Fourvière à Musilac, du Fnaclive aux Francofolies. Report d’une soirée efficace et relevée à souhait. Le bogosse de la chanson française n’a pas fini d’allumer les foules et de consolider ce lien ténu avec ses fans. Classe !

photo Joël Kuby

Pote du lycée, bébé en fosse et blaireau du soir
ll se passe toujours des trucs de dingos aux concerts de Julien Doré. Comme à St-Etienne, apercevoir une copine de lycée. Toujours mimi, elle a des lunettes maintenant. Tu n’imaginais pas qu’elle sortirait avec un homme comme celui avec qui elle est ce soir. Le côté fun-déluré s’est dilué dans le filtre des années. Elle retrouve pourtant ce sourire d’ado que je lui connaissais devant le chanteur.
Il y aussi cette trentenaire enceinte de bien 6 mois, en fosse, comme si de rien était. Alors que l’on ne pourrait lui souhaiter qu’un siège douillet même si en plastoc.
Et des choses un plus tristes. Comme cet ado qui fait la gueule à son frère : « me touche pas avec tes pieds« . Mais aussi ce « blaireau » qui balance un « À poil » tout à fait approprié et qui se fait ramasser par l’artiste qui le recadre avec un max de témoins. 

L’Esperluette Tour version festival

Julien Doré reprend sa tournée avec un live repensé pour les grandes scènes, le plein air et raccourci pour passer partout. Une sorte de « recommencement » pour le jeune homme et ses compagnons de route dont le fidèle Arman Méliès à la guitare.
Un premier titre au piano pour débuter au creux de l’oreille puis Le Lac vient confirmer l’appel de l’été. Bain de foule dès la 3e titre avec Beyrouth Plage. Le poids des emmerdes n’ont plus d’emprise sur nous quand on voit Julien Doré. Un premier guest arrive sur Coco Câline pour le côté kawaii du show avec l’adorable Panda. La veste griffée Esperluette dans le dos rend les armes pour laisser toute la place au débardeur laissant deviner que le tombeur a pris du biceps.
Les vieux tubes comme Chou WasabiKiss me forever rappellent de bons souvenirs tout en déchainant encore plus le public.

Chaleur, débardeur, caresse 
L’ambiance est chaude comme la braise. Les poses langoureuses du chanteur ne font pas baisser la température, bien au contraire. L’on apprendra que son « baromètre de canicule ce sont mes cheveux« .
On se prend à être déçu de pas être du bon côté de la fosse pour attraper sa serviette au vol. Ca aurait été un fétiche comme un autre à collecter pour rendre jaloux-se.
Julien Doré est tout à la fois le gendre qu’une belle-mère serait ravie de suivre en tournée avec sa fille, l’amant que de nombreuses girls aimeraient « câliner » ou « caresser » selon le morceau choisi, le pote qui a la répartie a tout épreuve, l’ami imaginaire qui est aussi sensible que toi malgré ses tatouages de bad boy.

Notre petit bonheur : Winnipeg au yukulele chanté en cœur avec le public ! Et là, tu regrettes que ta voisine que tu ne connais même pas se soit collée à toi pour te chanter faux dans l’oreille droite. Mais tu acceptes, la soirée doit être folle et belle pour tous et toutes. Un jet de serpentins en plein milieu du show. C’est ça aussi un concert de Julien D. une surprise à tout moment et pas à la fin comme un Anglo-saxon.

La version live de Sublime & Silence prend aux tripes.
Il dit combien il est content de la soirée : « Vous êtes tout en présence et vocalité », car le public chante générosité à chaque fois qu’il est sollicité comme sur Magnolia pour les choeurs : « Don’t be afraid »
Pendant une instru, le trentenaire enfile une « chemise d’été blanche en flanelle« , qu’il aurait achetée le matin même. Fin de show en grâce et en apothéose avec Paris-Seychelles. L’occasion de sortir bolide et casque rétro. Julien Doré sait mieux que personne doser au mieux second degré, ballades qui te prend le coeur et complicité totale.

L’autre bonus Esperluette Tour est la rencontre avec les fans à la fin du concert. Autant dire que c’est la cohue et que tu vas prendre encore une bonne dose de chaleur avec la pleine proximité des fans. Mais la tentation de voir l’artiste encore plus près semble commune à tous les d’âges, même si certains l’assument mieux que d’autres.
Amusant de voir la fan qui a en fond d’écran son selfie avec le beau Julien, son portrait avec son chéri n’arrivant qu’en second, en fond sur le menu.

Julien Doré en tournée des festivals

en concert :
15 juin : Aluna Festival – Ruoms
6 juillet : Arènes de Nîmes
8 Juillet : Fnac Live – Paris
16 juin : Nuits de Fourvière – Lyon / complet
14 juillet : Les Francofolies de la Rochelle
16 juillet : Musilac – Aix les Bains
20 juillet : Les Arènes – Bayonne

13 août : Amphithéâtre, Erbalunga

Reprise de la tournée des Zénith à la rentrée : Lille..

Et à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 15 décembre 

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L’addiction c’est pour moi de Doully : un show pétillant à découvrir absolument !

Qui peut se targuer de n’avoir aucun vice ? Nous avons tous des petits travers qui font partie intégrante de qui nous sommes. Doully Millet l’assume ! Elle nous propose, au théâtre Les Feux de la Rampe, un récit de sa vie avec beaucoup de dérision sur toutes ses mésaventures marquées par les addictions.

Les trois « marraines fées » de Doully se penchent sur son berceau à sa naissance. La première lui offre le goût du théâtre et de la tragédie. La seconde lui donne la force d’y arriver et la troisième se prend les pieds dans sa cape en disant «Eh merde, j’ai encore trop picolé !» Nous retrouvons dans le spectacle la subtile combinaison de tous ces dons.

Après avoir savouré les plaisirs que la vie pouvait lui offrir, Doully a décidé de s’en éloigner avec le temps et pour diverses raisons. Si son esprit s’en trouve libéré, son physique singulier peut porter à confusion. Ceci la mène à des situations abracadabrantes.

Entre son insomnie, ses petits boulots, ses amis, ses rencontres avec des inconnus, les préjugés, nous nous retrouvons tous dans ces tranches de vie. Pendant plus d’une heure, Doully nous embarque avec elle dans une folie libératrice au troisième degré où elle est parfois grossière mais jamais vulgaire. Elle a un talent fou pour narrer les choses. Vous allez vraiment devenir addict !

Au-delà du rire qu’elle manie à la perfection (quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que j’avais des abdos !), nous nous attachons à ce personnage atypique dont la sensibilité nous touche pleinement…

Une belle rencontre qui donne le sourire bien au-delà du spectacle. Je vois encore le regard suspicieux de badauds bien-pensants dans la rue quant à mon sourire béat. La seule réponse qui me vient alors est : «Que c’est bon de laisser libre cours à ses addictions ! » 😉

by Jean-Philippe

L’addiction, c’est pour moi !

de et avec : Doully
Metteur en scène : Nicolas Vallée

Le mardi 6 juin à 21h30

Au Théâtre Les Feux de la Rampe
Salle 60
34 Rue Richer
75009 Paris

Téléphone : 01 42 46 26 19

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