Rocky : une bande-son taillée pour les festivals #interview

Essayez seulement de détourner l’oreille d’un son pareil.
Même ma daronne n’a pas résisté à Band against the wall.
Rocky (the band) a enflammé les rédacs, les blogs, le Cent Quatre et le dernier Bar en Trans. Le groupe n’est pas prêt de lâcher les festivaliers qu’il va rencontrer sur sa route en 2017. Le programme est riche.
Inès et ses boys forment une équipée folle prête à encaisser un max de kilomètres et de miles pour déchainer les foules, à grands coups de tresses déchainées, de rythmes imparables et de ptits shoots de vodka d’avant-scène. 

L’album Soft Machines est d’une redoutable efficacité, dansant, trippant et addictif. A écouter en live à la Gaité Lyrique le 3 mai et dans un max de festivals.

INTERVIEW SELFIE / ROCKY

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UsofParis : Votre culture musicale : plutôt bons disquaires, dealers de bons sons ?
Laurent : Y’a deux cultures dans le groupe. Inès qui est plus net et Youtube. Et nous, vu notre âge (bientôt 40 ans) : c’était les disquaires et les magazines.

Un titre de malade mal connu du grand public, incontournable pour vous ?
Laurent : Joe Smooth : Promise Land. Un gros tube de la culture gay !

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1er titre accrocheur de votre album pour moi : Band against the wall. Quelques mots sur sa genèse.
Laurent : On ne devait même pas encore s’appeler Rocky quand on l’a fait. Tom et moi avions le refrain et une vague idée du couplet.
Tom : Le titre s’appelait Seul tout !
Laurent : J’attendais en studio et je faisais une rythmique.
Inès est arrivée deux semaines après. Et on lui a fait chanter : Just away et ce titre.
Guillaume Brière (The Shoes) l’a aimé. Ça nous a vraiment donné confiance et nous a permis d’écrire les autres titres.

L’autre titre accrocheur : Edzinefa Nawo. Quelle est l’histoire ?
Laurent : Pour nous, c’est GINEFANO à l’écrit ! 🙂
Inès : Au départ, on avait un couplet au yaourt de Tom que je trouvais fort mélodiquement.
Un jour en studio, on écoutait un titre en mina. Et ça m’a inspiré pour le texte. J’ai tout de suite écrit en mina alors que d’habitude, je pense en anglais.
C’est l’histoire d’une mère qui donne du courage à sa fille et qui lui dit : « je ne suis pas inquiète, je sais que tout ira bien. » C’est une chanson bienveillante. C’est un clin d’œil à ma culture togolaise et à ma mère.
Laurent : C’est tout l’inverse de Band against the wall, en fait ! 🙂

Quel conseil vous a donné Guillaume (The Shoes) ?
Laurent : Il nous a surtout donné confiance en nous.
Inès : Il a un côté très rentre-dedans aussi.
Tom : Il est dans l’enthousiasme !
Laurent : Quand on doutait d’un son ou d’autre chose, lui le prenait direct pour servir la production et la chanson, sans aucun détour.

Pourquoi mixer à LA ? C’est pour se la péter un peu ?
Laurent : 🙂 Le label nous avait demandé une short-list de mixeurs. Et Eric Broucek a répondu très vite. C’était un de nos premiers choix et il était à LA. On s’est dit que c’était foutu. Mais le label a défendu le fait que tous leurs artistes participent au mix de leur album du coup, on est parti. Pour le groupe, c’était une expérience de fou.
Eric a apporté une sorte d’unité dans le son.
Tom : Il a lié tous les morceaux entre eux. Il a donné la couleur de la voix, de la batterie. Tu vois ton album se dessiner de jour en jour. C’est un peu fou. Chaque jour, une nouvelle chanson de l’album se découvrait.

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Soft Machines a-t-il eu une vie sur scène avant le studio ?
Laurent : On a testé l’album sur scène, une fois qu’il a été écrit. On le découvre en live maintenant. On ne peut pas le plaquer à l’identique. Il y a beaucoup de séquences, de synthés. Il faut donc tester pas mal.
On fera sans doute autrement pour le prochain.

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« KO », « se faire dérouiller »… les mots sont forts dans la presse. Vous attendiez-vous à un tel accueil ?
Inès : Tu ne peux jamais savoir. Jusqu’à la date de ta release, tu flippes. Tu te dis que les gens peuvent ne pas comprendre.
On aurait pu avoir un bon accueil, point. Et on a un très bon accueil. On est plutôt verni.
Laurent : On avait peur que la presse parle d’une musique hétéroclite, sans unité. Et que les gens comprennent et écrivent qu’il y a un vrai univers et que c’est une qualité, c’est gratifiant.

On vous prédit une année 2017 en festivals, c’est le cas ?
Laurent : Tout n’est pas confirmé. Mais il y a déjà Les Vieilles Charrues, Sakifo à La Réunion, Les Eurockéennes, le Paléo…
On fait partie du dispositif Talents Adami Détours.
On va jouer en plein jour. On réfléchit à un dress-code pour se faire repérer. Et ne pas tous arriver habiller en noir.

Quand avez-vous pris votre pied pour la 1ère fois sur scène ?
Laurent : A Nancy, la première partie des Naive New Beaters.
Tom : On commençait à être un peu plus à l’aise. Il y a eu un vrai changement : le public a commencé à se mettre à danser.

Une appli de malade dans vos phones ?
Tom : J’ai un Iphone 3. J’ai Safari ! 🙂
Laurent : Figure par Propellerheads. Une appli très intuitif pour ceux qui veulent faire de la musique facilement.
Olivier : La carte de France des stations Total pour cumuler des points.
Inès : Prisma, une appli photo sympa.

Interview by Alexandre

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ROCKY 

album Soft Machines
(Labelgum)

Concert à Paris : le 3 mai @ La Gaité Lyrique

Tournée : Saint-Nazaire (18 février), Strasbourg (24 février), Lausanne (25 février), Belfort (31 mars), Romans sur Isère (14 avril),

Page FB officielle Rocky

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