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Subodore au Palais Royal – sentir Louis XIV et Molière

Le Centre des Monuments Nationaux invite le grand public à jouer avec son odorat avec Subodore. 10 personnalités historiques qui ont habité, traversé, marqué le Palais-Royal sont évoqués à travers 10 parfums conçus par l’artiste parfumeuse Chantal Sanier.
Subodore est à inspirer sans modération jusqu’au 21 septembre.

Subodore

Molière, Anne d’Autriche, Le Régent en parfum 

Chantal Sanier a l’imagination débordante. Déjà, quand elle habitait le Palais-Royal, l’artiste avait l’impression de humer des présences fantomales. Elle a écrit, dessiné sur ce lieu emblématique. Il lui aura fallu 2 ans pour concevoir cette installation : traverser le temps, imaginer le souvenir de Molière, Richelieu, Louis XIV par le biais d’odeurs aussi puissantes, qu’énigmatiques, sensationnelles que déconcertantes. 

Il faut se pencher au-dessus des sphères en terre cuite pour basculer dans le temps.

L’artiste traduit les émotions qui se dégagent des histoires personnelles par des matières végétales. Et tente de retranscrire, par exemple, le désarroi de Louis XIV à l’âge de 5 ans, quand il perd son père et qu’il se retrouve seul dans une des ailes du Palais. L’enfant Roi se voit offrir un mélange de jasmin et d’amères racines. 

Elle imagine aussi le bouillonnement artistique autour de Mademoiselle Montansier qui a eu jusqu’à 40 théâtres en plein Paris. Ce sera un cocktail de mousses de chênes avec des fleurs. 

 

SubodoreSubodore

Métamorphose permanente 

La découverte peut être différente d’un jour à l’autre. Selon la chaleur, la fraîcheur. Chantal Sanier aiment aussi que les parfums évoluent seuls et rappellent que ce sont des matières vivantes. 

Subodore
Chantal Sanier partageant l’expérience Subodore

Le Palais-Royal plateau de cinéma 

L’administratrice du Palais-Royal nous a confié les coulisses de tournage de Mission Impossible. Quand elle a eu connaissance de la séquence de moto conduite à plein régime sous les arcades, elle a apposé un refus direct. La production a insisté. 

Alors Sylvie Vial a déballé une série de contraintes qui aurait dû démotiver toute équipe raisonnable. Mais Hollywood a les moyens : le studio a donc recréé un sol trompe l’œil, des bas de colonne pour éviter tout dégât. 

En fin de parcours une cascade avec une envolée spectaculaire à l’aide d’une grue qui soulevait une comédienne.
La séquence est en boite. Hâte de voir le résultat. 

BONUS : l’expérience Subodore réserve des scènes cocasses, visuellement originales. A vos appareils !

SubodoreSubodore

Subodore 

Expérience olfactive de Chantal Sanier

Galerie d’Orléans 

Au Jardin du Palais Royal

Jusqu’au 21 septembre 2017

tous les jours jusqu’à 22h

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Imagine Van Gogh @ La Villette : sublimer Vincent en 360°

La Grande halle de la Villette s’ouvre à l’art en grand format, cet été. Projection 360 degrés d’une sélection impressionnante d’œuvres du génial Vincent. Imagine Van Gogh est une expérience à vivre en famille, entre amis ou en solo, l’important est d’en prendre plein les yeux !
Une belle occasion aussi de rappeler que l’artiste autodidacte était heureux quand il peignait.

Imagine Van Gogh

Imagine Van Gogh

30 minutes de magie picturale

L’exposition immersive Imagine Van Gogh dure 30 minutes, mais il est possible de voir la boucle d’images autant de fois que l’on souhaite. Les détails sont riches, les associations de toiles (libérées de leur cadre) entre elles pertinentes et la bande-son suffisamment captivante pour nous extraire du monde réel. Sachant que la plupart des œuvres ne sont pas montrées en leur entier, elles sont divisées sur la série d’écrans. C’est à nous de recréer la toile.

Assis à même le sol ou sur les poufs rouge passion à l’étage, déambulant entre les écrans, chacun à son approche de l’œuvre exceptionnellement gigantesque du peintre.
Plus de 200 d’œuvres peintes en France nous font face d’Arles à Saint Rémy de Provence pour finir par Auvers sur Oise.

Les deux concepteurs-réalisateurs, Annabelle Mauger et Julien Baron, n’ont pas voulu imposer de parcours, c’est à chacun-chacune d’inventer son Van Gogh, de faire sa propre expérience et de composer son œuvre, à la manière d’un voyage.

Imagine Van Gogh

Imagine Van Gogh

« C’est le spectacle de tout le monde ! »
Aucun public n’est exclu. Tous les âges peuvent apprécier, aimer, adorer, se passionner. Il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance des arts approfondie.
Annabelle et Julien nous ont confiés que des visiteurs déficients visuels ou auditifs venaient et ressentaient aussi des choses.

Certains parfois imaginent une autre bande-son, comme une petite fille sur les images de la plage de Saint Marie de la Marie qui propose à la réalisatrice : « tu devrais mettre Coco Câline de Julien Doré ! », alors qu’un caméraman de BFM TV en plein tournage suggérait une déflagration d’Arcade Fire.
Alors que d’autres n’ont qu’une envie en sortant de la Villette : retourner au Musée d’Orsay.
On peut tous se réapproprier les images fortes du peintre.

Imagine Van Gogh est hypnotique, captivant, sublime, intense.

Conseil : ne pas oublier son appareil photo pour faire des photos sensationnelles !

Imagine Van Gogh

Imagine Van Gogh

Imagine Van Gogh

jusqu’au 10 septembre 2017

ouvert tous les jours de 10h à 19h
nocturnes le samedi jusqu’à 22h

à la Grande halle de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

Site officiel : imagine-van-gogh

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Mario d’Souza au Château d’Oiron : une explosion de couleurs

Le Château d’Oiron donne carte blanche à l’artiste Mario d’Souza jusqu’en octobre. Ses œuvres et installations ponctuent le dédale de salles et la cour d’honneur de ce monument, véritable pépite artistique en plein cœur des Deux-Sèvres. Ce projet coloré baptisé Flow a fait appel à la précieuse collaboration des villageois. L’art déborde du cadre traditionnel : on adore !

Mario d'Souza
Le tout 1er selfie de l’artiste, en exclu totale pour UsofParis

Flow : un fleuve créatif de l’Inde à la France

Mario d’Souza connait Oiron depuis 20 ans. Il avait alors 16 ans et était jeune étudiant en Inde, quand il reçut un catalogue d’exposition du Château des mains d’un artiste.

Suite à la proposition de Carine Guimbard, administratrice du site, qui l’a rencontré par hasard il y a 9 mois, l’artiste installé en France depuis 16 ans, a choisi de devenir exceptionnellement châtelain. Cette résidence l’a conduit à occuper les lieux de 1 semaine à 10 jours par mois depuis janvier dernier.
Il a créé des moments d’échanges avec l’équipe du Château d’Oiron et les villageois qui ont enfilé, par exemple, des pailles pour les besoins d’une installation. Précision : tous et toutes étaient consentants. Mario a aussi concocté des plats goûteux avec des petites mains complices pour le soir de vernissage.

Mario d’Souza face à ses pairs

Et il n’est pas facile de se faire une place au sein du Château d’Oiron qui accueille une collection d’art contemporain unique et impressionnante. Christian Boltanski, Sol LeWitt, Wim Delvoye, Annette Messager, Marcel Broodthaers, Fabrice Hybert sont quelques-uns des grands noms qui en imposent avec des œuvres majeures, radicales, spectaculaires.

Mario d’Souza, également en résidence au Mobilier National, a choisi une certaine discrétion bien que ses propositions soient spectaculaires et qu’elles interpèlent les visiteurs. En effet, aucun cartel ne vient aider le visiteur à distinguer ses œuvres, ni à le renseigner sur leur sens.
C’est à chacun-chacune d’apprécier ces ponctuations sur les murs et escaliers de pierres, ces installations qui viennent exceptionnellement remeubler le Château d’Orion. Canapé large et coussins, commode, armoire et autres sièges extraits des collections du Mobilier National.

Des dessins de l’artiste sous cadres offrent des compositions et poétiques énigmatiques. Feuilles, fleurs sont accompagnées pour certaines de quelques gouttes de sang sur fond de couleur. Original, certains cadres sont posés à même le sol. L’artiste a pleine confiance en chaque visiteur.

Flow c’est une invitation à la poésie dans un monument national, un dialogue original entre un jeune artiste et ses pairs.
Une (re)découverte d’un ensemble de décors impressionnants.
C’est aussi un château qui retrouve le temps d’une exposition un ameublement qui n’est pas le sien, mais qui lui va si bien.

Flow
une exposition de Mario d’Souza

jusqu’au 8 octobre 2017

au Château d’Oiron
79100 OIRON
Tél : 05 49 96 51 25

Horaires :
ouvert tous les jours (week-end compris)
du 1er juin au 30 septembre 2017 : 10h30 à 18h
A partir du 1er octobre : 10h30 à 18h

Mario d'Souza

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Mozart, une passion française à l’Opéra Garnier : un honneur exquis et raffiné au compositeur

La Bibliothèque nationale de France et l’Opéra de Paris présentent plus de 140 pièces (dont certaines inédites) qui nous invitent à un aperçu délicat de la relation parfois tempétueuse, mais toujours passionnée, qui liait Mozart et la France. Rendez-vous du 20 juin au 24 septembre 2017 dans les salles muséales du Palais Garnier.

L’exposition relate l’accueil et la reconnaissance de Mozart par la France avec une présentation chronologique des évènements qui ont permis aux liens de se tisser. La découverte de l’enfant prodige à la cour de Louis XV, le séjour de jeunesse désabusé, l’adaptation musicale de l’illustre pièce de Beaumarchais Le Mariage de Figaro et l’arrangement de ses compositions au goût français jusqu’à sa consécration posthume se succèdent alors.

Les différents manuscrits musicaux originaux de Wolgang Amadeus avec lettres, ébauches d’opéras et partitions ne manqueront pas de vous ébahir. Mais ce n’est pas tout ! Les principaux opéras de Mozart sont évoqués également avec des tableaux, photographies, croquis, maquettes pour les décors et costumes réalisés par des artistes reconnus pour les plus grandes scènes lyriques nationales du XIXe siècle à nos jours.

Le point culminant de l’exposition est l’exhibition du manuscrit original de Don Giovanni acquis par la cantatrice Pauline Viardot. La légende admet qu’elle aurait sacrifié toute sa fortune pour l’obtenir. Valorisé ici dans son remarquable coffret de style gothique, ce manuscrit ne quitte jamais les archives de la Bibliothèque nationale de France.

Afin de dynamiser l’ensemble, des équipements sonores et visuels viennent agrémenter les pièces présentées tout au long du parcours. Avant de partir, un grand écran diffuse les témoignages de metteurs en scène ainsi que les extraits des dernières adaptations de Mozart. Cette transition est parfaite pour symboliser l’intemporalité de l’œuvre Mozartienne qui évolue avec son époque. Qui sait, peut-être qu’un jour Don Giovanni sera interprété par une femme ? 😉

by Jean-Philippe

Exposition Mozart, une passion française

Du 20 juin au 2 septembre 2017

Tous les jours, de 10h à 17h (accès jusqu’à 16h30)

du 17 juillet au 3 septembre : prolongation jusqu’à 18h

Bibliothèque-Musée de l’Opéra
Palais Garnier
8, Rue Scribe
75009 Paris

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Visages Villages : JR et Varda terriblement attachants et fantaisistes !

Le cinéma peut faire du bien, faire grimper sur nuage en haut duquel on observerait le monde. La preuve avec Visages Villages, un film de deux artistes séparés (en âge) de seulement 55 années. JR, la super star du collage photographique prend comme coéquipière de son van photomaton la réalisatrice-doyenne espiègle du cinéma français Agnès Varda. Ils se mettent en scène à travers les rencontres qu’ils font (ou pas) à travers la France. 

Visages Villages

Visages Villages : double regard

JR et Agnès Varda ont en commun d’aimer la rencontre avec des inconnus, de les photographier, filmer, tout en les faisant parler d’eux.

A priori, rien ne devait les faire tourner ensemble mais la fille de la réalisatrice a joué l’entremetteuse. D’un premier rendez-vous Rue Daguerre, un second est très vite fixé à l’atelier de JR qui commence à filmer. Varda veut sortir de la ville. C’est le début d’un road trip débridé, les deux acolytes ne se sépareront plus.
L’aventure s’est terminée, il y a seulement quelques semaines.

C’est la tendresse du regard, de l’attention portée à ces anonymes qui touche, bouleverse, surprend. Impossible d’oublier cette femme émue de se voir en portrait géant sur la façade de sa maison, cette mise en scène belle à souhait des pieds et des mains photographiés de Varda par JR.

Visages Villages Visages Villages

« On n’est pas 4 garçons dans le vent. Mais 2 personnes dans le calme ! «  Agnès Varda (en référence à l’affiche du film)

Il faut les voir en vrai tous les deux, se titiller, s’envoyer des pics gentiment. Agnès Varda aurait-elle trouvé une source de jouvence avec JR à ces côtés ? Elle est obligée d’avoir de la répartie, d’être concentrée. Ça fuse à toute occasion, sur tous les sujets.
Lors de la Cinexperience réunissant les deux artistes, JR confie « je n’ai jamais autant donné avec ce film« .  Et Agnès Varda de poursuivre : « Être un artiste est un paradoxe. On veut mettre en valeur les gens mais on est narcissique. On fait des films pour qu’ils soient aimés. »
Le but de ce film, de cette intrusion dans la vie de ces anonymes était « de réveiller chez eux leur propre imagination, leur propre désir artistique. »

-M- a été embarqué dans l’aventure par les deux complices. C’est un nouveau visage du génial compositeur-musicien que l’on découvre avec des musiques inédites. Et c’est Varda qui en parle le mieux : « Matthieu Chedid est assez fringant et baroque. Et avec ce film, il est plus tendre et mélancolique. »

Visages Villages est un film drôle, hors des sentiers du cinéma français qui se regarde le nombril. Fragile aussi parce que fait dans l’urgence avec peu de moyens, avec l’aide de « kisskissbankers » qui ont cru (et ils ont eu raison) à ce duo burlesque inédit et désopilant.

Visages Villages est un petit bonheur à voir sur un grand écran pour ne rien manquer de la force de cette aventure humaine.

Visages, Villages
un film d’Agnès Varda et JR
musique : Matthieu Chedid dit -M-

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Ludo expose à la Magda Danysz Gallery : il nous avait manqué !

Après 5 ans de tour du monde, de projets fous, l’artiste revient enfin à Paris avec l’exposition I’ve been missing you à la Magda Danysz Gallery à partir du 17 juin. Un événement !
Le travail de Ludo aka Ludovic Vernhet s’est enrichi de ses expérimentations (peinture phosphorescente, broderie, nouveaux types fonds pour ses toiles) de ses rencontres, délaissant toujours autant l’ordinateur et s’inspirant des techniques des artistes qu’il aime. 

Ludo

Ses collages géants sont célèbres, ils assurent à celles et ceux qui les partagent sur les réseaux sociaux, un nombre de likes tout à fait stimulant ! Ces images ont la particularité d’avoir toujours un élément « surligné de vert », « pas forcément l’élément le plus important du visuel ». Un vert conçu par l’artiste, en référence au bleu d’Yves Klein. Chaque image est un message, une critique, une référence comme ce serpent vu récemment dans un passage du 11e qui a un lien direct avec la Bible. A nous de trouver la clé de lecture à chaque nouvelle rencontre visuelle.

Son style a séduit la Chine, NYC, Radiohead qui l’a invité à performer lors d’un de ses concerts à Berlin et même David Gilmour (du groupe Pink Floyd) lors d’une rencontre à Chantilly – le résultat sera à découvrir en septembre.

Ludo

A la Magda Danysz Gallery, trois niveaux présentent les multiples talents de Ludo : dessinateur,-peintre avec des toiles faites de mine, fusain, peinture à l’huile et aérosol, photographe avec ses tirages d’installations spectaculaires dont ce navire dans les Caraïbes, de concepteur-sculpteur avec deux belles pièces dont cette rose célèbre qui aura demandé 6 mois de conception. Un musée allemand chercherait à exposer un modèle beaucoup plus grand.

Au sous-sol, l’artiste a conçu une installation avec une armée de lucioles phosphorescentes, plongées dans le noir. L’idée lui est venue de Chine où certains villages ne sont pas éclairés de nuit. Il en a conçu un collage phosphorescent représentant une luciole.
Ces « firefly » en vente individuellement sont au nombre de 100  et ont été réalisées avec une imprimante 3D et peinte à la main par Ludo lui-même. Il ne délègue pas les petites tâches à un assistant. Il assure aussi ses collages dans la rue, seul, sur les coups de 5h-6h du mat.

LudoIl parle facilement de ses influences : « je suis fan de Basquiat, bien qu’il soit à l’opposé de tout ce que j’aime. Je peux mettre 3-4 mois pour une toile. Il est l’anti-thèse de tout ce que je fais. » Keith Haring, H.G Giger complètent le générique, aux côtés de Murakami dont il s’est inspiré pour la réalisation de ses sculptures. Des petites prouesses passant par l’étape de prototype, scan, rescan et retravail à la main.

Le Ludo tour va se poursuivre par une série d’expositions en Chine, Berlin, Amsterdam pour un projet fou. The Garage va accueillir un pop-tatouage proposant une série de visuels à se faire tatouer. « Via Instagram qui est le seul réseau que j’utilise, je reçois pas mal de photos de personnes qui se sont fait tatouer une de mes œuvres. J’aime l’idée que l’on ne puisse pas acquérir une œuvre mais qu’on ne puisse pas s’en séparer, une fois tatouée. »

Ludo

LUDO aka Ludovic VERNHET
exposition I’ve been missing you

du 17 juin au 29 juillet 2017

à la Magda Danysz Gallery
78, rue Amelot
75011 PARIS 

LudoLudo

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62e Salon de Montrouge : nos talents 2017 !

Avec 60% d’artistes femmes, 14 nationalités représentées, le Salon de Montrouge nous passionne cette année encore avec un choix ambitieux, brut et bousculant, le tout orchestré par le commissaire Ami Barak. A noter que ce rendez-vous de l’art contemporain est ouvert 7j/7, jours fériés compris !
Voici nos talents 2017.

Lucie Planty n’est pas peintre. Son œuvre est de donner à nouveau à voir des tableaux disparus parce que spoliés lors de la Seconde guerre mondiale. A travers un travail de documentation minutieux et la collaboration d’un copiste, ces toiles renaissent littéralement devant nos yeux. Passionnant et touchant !


Travail sur l’intime avec l’artiste Julie Le Toquin qui offre à tous et toutes des lignes entières de son journal. Plus troublant encore de se trouver face à cette Robe écriture qui tourne sur elle-même dévoilant ainsi des bribes de moments personnels. Cette robe, l’artiste la porte. Elle porte et assume ses propres mots, sa mémoire.
Cet engagement nous ferait penser à celui de Sophie Calle.

Ludivine Large-Bessette joue sur deux palettes : la photographie et la vidéo, interrogeant à chaque fois le corps en mouvement.
Dans sa série photo Adaptation, elle entraine un danseur contemporain dans ses paysages finlandais et des situations cocasses. Le résultat est tout aussi joyeux que refroidissant quand on ose – même une fraction de seconde – se maitre à la place du modèle.


Renouvellement des techniques « classiques » avec ce spectaculaire tapis de Suzanne Huskylauréate du Prix Tribew du Salon de Montrouge – qui reprend tous les codes que l’on peut connaitre d’une tapisserie. Exception pour cette machine de destruction de notre siècle. Audacieux !


Enfin, le seul homme de notre sélection, Tom Castinel invente une chorégraphie toute personnelle aussi bien visuelle que sonore avec un nombre impressionnant d’accessoires. Le Lyonnais propose, à côté de sa performance sur écran avec ses silhouettes en aluminium mobiles en hommage tout particulier au chorégraphe Jean Börlin qui a conçu avec Francis Picabia le ballet Relâche en 1924.
Une proposition captivante !



De nombreuses autres propositions artistiques sont à découvrir au Beffroi de Montrouge dont l’installation discrète et difficilement photographiable de Camille Brée. C’est pour cette raison que nous la mentionnons. Ce serait dommage de la manquer.

62e Salon de Montrouge
Le Beffroi
2, place Emile Cresp
92120 MONTROUGE

jusqu’au 24 mai 2017

entrée libre et gratuite

horaires : 12h à 19h tous les jours
et jours fériés

A téléchager : l’application smartphone disponible sur l’AppStore et Google Play

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A pied d’oeuvre(s) @ Monnaie de Paris : expo désopilante !

Les artistes peuvent être farceurs, provocants, mystérieux, barrés mais toujours inspirés. La preuve à la Monnaie de Paris avec À pied d’œuvre(s), une série de pieds de nez orchestré à partir de la collection du Centre Pompidou qui fête ses 40 ans cette année. 

Désopilante, déstabilisante, détonante, déconnante, tous les adjectifs sont possibles pour cette exposition exceptionnelle qui s’intègre à merveille dans les salons de la Monnaie de Paris.
Voici nos 3 très raisons pour ne surtout pas manquer ce rdvs. 

Centre Pompidou
L’ange rouge de Marseille, 1993, James Lee Byars

Halluciner

Red Angel of Marseille (1993) serait le probable autoportrait de l’artiste James Lee Byars. Des centaines de boules de verre rouge forment un dessin au sol tout en relief et reflets. Ça rappelle Jean-Michel Othoniel, l’artiste français qui crée avec le verre de Murano. L’Américain lui conçoit que sa sculpture pourrait être son portrait, à vous de troubler les traits de ressemblance.  

Centre Pompidou
Peinture pure lumière, 1968, Claudio Parmiggiani

Sentir 

Ces carrés de couleurs de l’artiste Claudio Parmiggiani qui composent Peinture pure lumière (1968) n’ont pas qu’un simple attrait visuel. Cette installation offre aussi ses effluves de café, pavot et cumin. Difficile de ne pas être charmé.

Centre Pompidou
Orlan corps brandit le liquide de rinçage, 1977
Centre Pompidou
Dans une certaine mesure la mesure est comble, 1977, Orlan

Se mesurer à…

L’artiste française culte, Orlan, qui a fait de son corps une œuvre est convoquée pour le souvenir de sa performance au Centre Pompidou qu’elle a mesuré avec elle-même, en 1977, couchée au sol, rampant. Son avatar en carton vient  confirmer son statut de sculpture vivante. Décoiffant !

Il y a aussi la sculpture papier toilette de Michel Blazy, William Klein et son bleu intense, Man Ray, Marcel Duchamp agacé par son porte-manteau, Tony Cragg, figure majeure de la sculpture made in England.

Centre Pompidou
Vivre, 1974, de Jochen Gerz

A pied d’œuvre(s)
Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

jusqu’au 9 juillet 2017

Monnaie de Paris
11 Quai de Conti
75006 Paris

Horaires :
du mardi au dimanche de 11h à 19h
nocturne le jeudi jusqu’à 21h

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Expo JARDINS au Grand Palais en 4 oeuvres

Le Grand Palais nous passionne, avec surprise, pour des fleurs séchées, des troncs d’arbres photographiés, des légumes en cire, des jardins peints.
L’exposition Jardins nous a cueillis plus d’une fois par la charge émotive, les moments de grâce, les petites notes florales.
Voici 4 œuvres comme 4 incontournables raisons de prendre un bol d’air dans les galeries nationales. Étourdissant ! 

Grotta Azzurra, 2017, Jean-Michel Othoniel


La fontaine bleue d’Othoniel

S’il ne fallait en retenir qu’une ce serait Grotta Azzurra. Au détour d’une longue galerie ponctuée de toiles, de plans de jardins et de photos, vient se nicher la dernière œuvre de Jean-Michel Othoniel. Elle date de 2017, c’est donc sa toute première sortie (présentation) publique. Cette fontaine composée de verre soufflée est vive, intense. Un écrin vivifiant en plein cœur de l’exposition. On aurait pu la contempler longtemps. Mais nous n’étions pas seuls.

Sommertag (Jour d’Eté), 1999, Gerhard Richter

Troublant flou de Gerhard Richter
On croit à une hallucination. Est-ce une photographie ?
Non, il s’agit bien d’une toile de Richter qui vient questionner notre regard. C’est osé, dérangeant, captivant. Un moment en suspension où la mise au point est altérée. Audacieux !

Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

Le Jardin du peintre à Paris
A l’entrée d’une salle, on se prend à aimer cette discrète huile sur toile. Sa simplicité, sa taille raisonnable tranche avec les grands formats qui les entourent, avant, après. Edouard Debat-Ponsan nous retient. L’arbre sur le cadre nous captive aussi. On aimerait attendre un peu qu’une personne entre dans ce jardin. Douce poésie.

Le Vieux Jardinier, 1885, Emile Claus

Le Vieux Jardinier
Emile Claus nous fait rencontrer un homme en plein contact avec la nature, pieds nus sur le seuil d’une porte. Cet échange de regards avec le visiteur ne peut qu’attendrir. Un banc face à cet inconnu permet une pause pour débuter une dialogue imaginaire avec cet homme que l’on imagine ayant vécu des aventures folles au fil des saisons, des fleuraisons et autres insectes butineurs.

Bien d’autres artistes sont convoqués pour cette immersion dans les jardins artistiques : Klimt, Picasso, Matisse, Monet, Bonnard, Cézanne, Redon

Jardins
exposition au Grand Palais

15 Mars 201724 Juillet 2017
Tous les jours de 10h à 20h

Nocturnes le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi
Fermeture anticipée à 18h les 15, 16, 20, 22, 23 mars et le 29 juin

Fermé le lundi 1er mai et le vendredi 14 juillet

#ExpoJardins

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L’Atlas envahit la Maison Guerlain #streetart

Grosse affluence à La Maison Guerlain pour le vernissage de l’exposition Imperial Letters, une collaboration inédite avec L’Atlas, l’artiste calligraphe qui parcourt le monde.

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Jusqu’au 26 février, les 3 niveaux de la boutique des Champs-Élysées accueille les jeux géométriques avec la complicité de la galeriste Magda Danysz, commissaire d’exposition, sous forme de toiles et de ruban adhésif collé à même le sol. 

En franchissant la porte du 68 vous aurez la preuve que le street-art ou urban art se marie aussi bien à un intérieur design qu’à un salon rétro. Les toiles sont aussi spectaculaires quand on leur fait face que discrètes, elles ne cherchent pas à s’imposer non plus dans une pièce. 

L’un des clous de l’exposition est certainement la réinterprétation de la célèbre abeille royale de Guerlain, sur le trait de L’Atlas. Cette toile faite de laque et aérosol est entrée dans la collection de la célèbre institution de parfum.

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Le sourire et la gentillesse de Jules n’ont pas manqué de charmer toutes les tranches d’âge au cours de la dédicace improvisée derrière un comptoir. 

À ne pas manquer, les flacons de parfum revisités par un autre artiste phare de la scène urban art : Jon One, et son carré de soie.
L’Américain a d’ailleurs accueilli le Frenchy eu sein de son collectif : 156 All Starz.

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Exposition Imperial Letters by L’Atlas

du jeudi 12 janvier au dimanche 26 février 2017

MAISON GUERLAIN
68, avenue des Champs-Elysées
75008 PARIS

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