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Ludo expose à la Magda Danysz Gallery : il nous avait manqué !

Après 5 ans de tour du monde, de projets fous, l’artiste revient enfin à Paris avec l’exposition I’ve been missing you à la Magda Danysz Gallery à partir du 17 juin. Un événement !
Le travail de Ludo aka Ludovic Vernhet s’est enrichi de ses expérimentations (peinture phosphorescente, broderie, nouveaux types fonds pour ses toiles) de ses rencontres, délaissant toujours autant l’ordinateur et s’inspirant des techniques des artistes qu’il aime. 

Ses collages géants sont célèbres, ils assurent à celles et ceux qui les partagent sur les réseaux sociaux, un nombre de likes tout à fait stimulant ! Ces images ont la particularité d’avoir toujours un élément « surligné de vert », « pas forcément l’élément le plus important du visuel ». Un vert conçu par l’artiste, en référence au bleu d’Yves Klein. Chaque image est un message, une critique, une référence comme ce serpent vu récemment dans un passage du 11e qui a un lien direct avec la Bible. A nous de trouver la clé de lecture à chaque nouvelle rencontre visuelle.
Son style a séduit la Chine, NYC, Radiohead qui l’a invité à performer à un de ses concerts à Berlin et même David Gilmour (du groupe Pink Floyd) lors d’une rencontre à Chantilly – le résultat sera à découvrir en septembre.

A la Magda Danysz Gallery, trois niveaux présentent les multiples talents de Ludo : dessinateur,-peintre avec des toiles faites de mine, fusain, peinture à l’huile et aérosol, photographe avec ses tirages d’installations spectaculaires dont ce navire dans les Caraïbes, de concepteur-sculpteur avec deux belles pièces dont cette rose célèbre qui aura demandé 6 mois de conception. Un musée allemand chercherait à exposer un modèle beaucoup plus grand.

Au sous-sol, l’artiste a conçu une installation avec une armée de lucioles phosphorescentes, plongées dans le noir. L’idée lui est venue de Chine où certains villages ne sont pas éclairés de nuit. Il en a conçu un collage phosphorescent représentant une luciole.
Ces « firefly » en vente individuellement sont au nombre de 100  et ont été réalisées avec une imprimante 3D et peinte à la main par Ludo lui-même. Il ne délègue pas les petites tâches à un assistant. Il assure aussi ses collages dans la rue, seul, sur les coups de 5h-6h du mat.

Il parle facilement de ses influences : « je suis fan de Basquiat, bien qu’il soit à l’opposé de tout ce que j’aime. Je peux mettre 3-4 mois pour une toile. Il est l’anti-thèse de tout ce que je fais. » Keith Haring, H.G Giger complètent le générique, aux côtés de Murakami dont il s’est inspiré pour la réalisation de ses sculptures. Des petites prouesses passant par l’étape de prototype, scan, rescan et retravail à la main.

Le Ludo tour va se poursuivre par une série d’expositions en Chine, Berlin, Amsterdam pour un projet fou. The Garage va accueillir un pop-tatouage proposant une série de visuels à se faire tatouer. « Via Instagram qui est le seul réseau que j’utilise, je reçois pas mal de photos de personnes qui se sont fait tatouer une de mes œuvres. J’aime l’idée que l’on ne puisse pas acquérir une œuvre mais qu’on ne puisse pas s’en séparer, une fois tatouée. »

LUDO aka Ludovic VERNHET
exposition I’ve been missing you

du 17 juin au 29 juillet 2017

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62e Salon de Montrouge : nos talents 2017 !

Avec 60% d’artistes femmes, 14 nationalités représentées, le Salon de Montrouge nous passionne cette année encore avec un choix ambitieux, brut et bousculant, le tout orchestré par le commissaire Ami Barak. A noter que ce rendez-vous de l’art contemporain est ouvert 7j/7, jours fériés compris !
Voici nos talents 2017.

Lucie Planty n’est pas peintre. Son œuvre est de donner à nouveau à voir des tableaux disparus parce que spoliés lors de la Seconde guerre mondiale. A travers un travail de documentation minutieux et la collaboration d’un copiste, ces toiles renaissent littéralement devant nos yeux. Passionnant et touchant !


Travail sur l’intime avec l’artiste Julie Le Toquin qui offre à tous et toutes des lignes entières de son journal. Plus troublant encore de se trouver face à cette Robe écriture qui tourne sur elle-même dévoilant ainsi des bribes de moments personnels. Cette robe, l’artiste la porte. Elle porte et assume ses propres mots, sa mémoire.
Cet engagement nous ferait penser à celui de Sophie Calle.

Ludivine Large-Bessette joue sur deux palettes : la photographie et la vidéo, interrogeant à chaque fois le corps en mouvement.
Dans sa série photo Adaptation, elle entraine un danseur contemporain dans ses paysages finlandais et des situations cocasses. Le résultat est tout aussi joyeux que refroidissant quand on ose – même une fraction de seconde – se maitre à la place du modèle.


Renouvellement des techniques « classiques » avec ce spectaculaire tapis de Suzanne Huskylauréate du Prix Tribew du Salon de Montrouge – qui reprend tous les codes que l’on peut connaitre d’une tapisserie. Exception pour cette machine de destruction de notre siècle. Audacieux !


Enfin, le seul homme de notre sélection, Tom Castinel invente une chorégraphie toute personnelle aussi bien visuelle que sonore avec un nombre impressionnant d’accessoires. Le Lyonnais propose, à côté de sa performance sur écran avec ses silhouettes en aluminium mobiles en hommage tout particulier au chorégraphe Jean Börlin qui a conçu avec Francis Picabia le ballet Relâche en 1924.
Une proposition captivante !



De nombreuses autres propositions artistiques sont à découvrir au Beffroi de Montrouge dont l’installation discrète et difficilement photographiable de Camille Brée. C’est pour cette raison que nous la mentionnons. Ce serait dommage de la manquer.

62e Salon de Montrouge
Le Beffroi
2, place Emile Cresp
92120 MONTROUGE

jusqu’au 24 mai 2017

entrée libre et gratuite

horaires : 12h à 19h tous les jours
et jours fériés

A téléchager : l’application smartphone disponible sur l’AppStore et Google Play

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A pied d’oeuvre(s) @ Monnaie de Paris : expo désopilante !

Les artistes peuvent être farceurs, provocants, mystérieux, barrés mais toujours inspirés. La preuve à la Monnaie de Paris avec À pied d’œuvre(s), une série de pieds de nez orchestré à partir de la collection du Centre Pompidou qui fête ses 40 ans cette année. 

Désopilante, déstabilisante, détonante, déconnante, tous les adjectifs sont possibles pour cette exposition exceptionnelle qui s’intègre à merveille dans les salons de la Monnaie de Paris.
Voici nos 3 très raisons pour ne surtout pas manquer ce rdvs. 

L’ange rouge de Marseille, 1993, James Lee Byars

Halluciner

Red Angel of Marseille (1993) serait le probable autoportrait de l’artiste James Lee Byars. Des centaines de boules de verre rouge forment un dessin au sol tout en relief et reflets. Ça rappelle Jean-Michel Othoniel, l’artiste français qui crée avec le verre de Murano. L’Américain lui conçoit que sa sculpture pourrait être son portrait, à vous de troubler les traits de ressemblance.  

Peinture pure lumière, 1968, Claudio Parmiggiani

Sentir 

Ces carrés de couleurs de l’artiste Claudio Parmiggiani qui composent Peinture pure lumière (1968) n’ont pas qu’un simple attrait visuel. Cette installation offre aussi ses effluves de café, pavot et cumin. Difficile de ne pas être charmé.

Orlan corps brandit le liquide de rinçage, 1977
Dans une certaine mesure la mesure est comble, 1977, Orlan

Se mesurer à…

L’artiste française culte, Orlan, qui a fait de son corps une œuvre est convoquée pour le souvenir de sa performance au Centre Pompidou qu’elle a mesuré avec elle-même, en 1977, couchée au sol, rampant. Son avatar en carton vient  confirmer son statut de sculpture vivante. Décoiffant !

Il y a aussi la sculpture papier toilette de Michel Blazy, William Klein et son bleu intense, Man Ray, Marcel Duchamp agacé par son porte-manteau, Tony Cragg, figure majeure de la sculpture made in England.

Vivre, 1974, de Jochen Gerz

A pied d’œuvre(s)
Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou

jusqu’au 9 juillet 2017

Monnaie de Paris
11 Quai de Conti
75006 Paris

Horaires :
du mardi au dimanche de 11h à 19h
nocturne le jeudi jusqu’à 21h

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Expo JARDINS au Grand Palais en 4 oeuvres

Le Grand Palais nous passionne, avec surprise, pour des fleurs séchées, des troncs d’arbres photographiés, des légumes en cire, des jardins peints.
L’exposition Jardins nous a cueillis plus d’une fois par la charge émotive, les moments de grâce, les petites notes florales.
Voici 4 œuvres comme 4 incontournables raisons de prendre un bol d’air dans les galeries nationales. Étourdissant ! 

Grotta Azzurra, 2017, Jean-Michel Othoniel


La fontaine bleue d’Othoniel

S’il ne fallait en retenir qu’une ce serait Grotta Azzurra. Au détour d’une longue galerie ponctuée de toiles, de plans de jardins et de photos, vient se nicher la dernière œuvre de Jean-Michel Othoniel. Elle date de 2017, c’est donc sa toute première sortie (présentation) publique. Cette fontaine composée de verre soufflée est vive, intense. Un écrin vivifiant en plein cœur de l’exposition. On aurait pu la contempler longtemps. Mais nous n’étions pas seuls.

Sommertag (Jour d’Eté), 1999, Gerhard Richter

Troublant flou de Gerhard Richter
On croit à une hallucination. Est-ce une photographie ?
Non, il s’agit bien d’une toile de Richter qui vient questionner notre regard. C’est osé, dérangeant, captivant. Un moment en suspension où la mise au point est altérée. Audacieux !

Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

Le Jardin du peintre à Paris
A l’entrée d’une salle, on se prend à aimer cette discrète huile sur toile. Sa simplicité, sa taille raisonnable tranche avec les grands formats qui les entourent, avant, après. Edouard Debat-Ponsan nous retient. L’arbre sur le cadre nous captive aussi. On aimerait attendre un peu qu’une personne entre dans ce jardin. Douce poésie.

Le Vieux Jardinier, 1885, Emile Claus

Le Vieux Jardinier
Emile Claus nous fait rencontrer un homme en plein contact avec la nature, pieds nus sur le seuil d’une porte. Cet échange de regards avec le visiteur ne peut qu’attendrir. Un banc face à cet inconnu permet une pause pour débuter une dialogue imaginaire avec cet homme que l’on imagine ayant vécu des aventures folles au fil des saisons, des fleuraisons et autres insectes butineurs.

Bien d’autres artistes sont convoqués pour cette immersion dans les jardins artistiques : Klimt, Picasso, Matisse, Monet, Bonnard, Cézanne, Redon

Jardins
exposition au Grand Palais

15 Mars 201724 Juillet 2017
Tous les jours de 10h à 20h

Nocturnes le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi
Fermeture anticipée à 18h les 15, 16, 20, 22, 23 mars et le 29 juin

Fermé le lundi 1er mai et le vendredi 14 juillet

#ExpoJardins

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L’Atlas envahit la Maison Guerlain #streetart

Grosse affluence à La Maison Guerlain pour le vernissage de l’exposition Imperial Letters, une collaboration inédite avec L’Atlas, l’artiste calligraphe qui parcourt le monde.

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Jusqu’au 26 février, les 3 niveaux de la boutique des Champs-Élysées accueille les jeux géométriques avec la complicité de la galeriste Magda Danysz, commissaire d’exposition, sous forme de toiles et de ruban adhésif collé à même le sol. 

En franchissant la porte du 68 vous aurez la preuve que le street-art ou urban art se marie aussi bien à un intérieur design qu’à un salon rétro. Les toiles sont aussi spectaculaires quand on leur fait face que discrètes, elles ne cherchent pas à s’imposer non plus dans une pièce. 

L’un des clous de l’exposition est certainement la réinterprétation de la célèbre abeille royale de Guerlain, sur le trait de L’Atlas. Cette toile faite de laque et aérosol est entrée dans la collection de la célèbre institution de parfum.

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Le sourire et la gentillesse de Jules n’ont pas manqué de charmer toutes les tranches d’âge au cours de la dédicace improvisée derrière un comptoir. 

À ne pas manquer, les flacons de parfum revisités par un autre artiste phare de la scène urban art : Jon One, et son carré de soie.
L’Américain a d’ailleurs accueilli le Frenchy eu sein de son collectif : 156 All Starz.

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Exposition Imperial Letters by L’Atlas

du jeudi 12 janvier au dimanche 26 février 2017

MAISON GUERLAIN
68, avenue des Champs-Elysées
75008 PARIS

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Machines à dessiner @ Musée des Arts & Métiers : impressionnant !

Schuiten & Peeters déploient tous leurs talents de conteurs, faiseurs d’images et inventeurs pour créer un parcours original fait d’images fortes, d’objets géniaux inventés par d’autres, de lumière et de sons. Une mise en scène bluffante de pièces maîtresses issues des collections du Musée des Arts et Métiers réunies sous étendard Machines à dessiner jusqu’au 26 mars 2016.

Scaphandre de grande profondeur Musée national de la Marine paris expo Machines à dessiner
Scaphandre de grande profondeur Prêt du musée national de la Marine

L’art du dessin : de l’artiste au visiteur
L’entrée de l’expo se fait par un tête-à-tête incroyable avec un scaphandre – « la Joconde du musée national de la Marine » – digne d’un récit de science-fiction, avec une mise en lumière parfaite. Ce superbe objet n’aura jamais servi.
Les machines sont autant de sources d’inspiration pour les créateurs que d’ingénieux moyens de dessiner. Le dialogue est double et le champ d’exploration aussi enthousiasmant que surprenant.
Schuiten et Peeters documentent en continu leur travail de dessinateur et d’auteur. Et s’amusent à réinventer, voire bouleverser l’expérience muséale. Tout est parti de la visite des réserves de Saint-Denis. Il n’y avait pas de scénario au départ. Le tout est un formidable jeu d’associations et d’adhésion, stimulant l’imaginaire de chacun.
Les visiteurs étant même acteurs de l’exposition en dessinant à leur tour, grâce au crayon remis à l’entrée et en s’inspirant des créations mécaniques qui les entourent.
« Quand on a un objet devant soi, on voyage avec lui, il a une présence. Et on dessine autrement. »

Machines à dessiner exposition Schuiten Peeters Musée des Arts et Métiers Paris photo usofparis blog

Dessin original Cités Obscures François Schuiten expo Machines à dessiner Musée Arts et Métiers Paris

Leçon de scénographie
Après l’invitation au dessinateur Enki Bilal, le Musée des Arts et Métiers est magnifié sous l’inspiration du duo d’auteurs des Cités Obscures. La conception lumière impose une vraie contemplation des objets et des dessins avec des oscillations qui font disparaitre et apparaitre des pièces. Des pièces qui se découvrent parfois pour la première fois aux yeux du grand public. Certaines ont même eu droit à une restauration avant leur présentation.
Les dessins originaux eux ne sont pas encadrés mais présentés sur des tables, le lieu même de leur création.
Bluffant de trouver la table de travail du dessinateur François Schuiten présentée avec papiers à dessin, crayons, porte-mine qui affiche discrètement 40 ans de service, tablette… L’artiste est-il vraiment en pause créative car privé de son outil de travail le temps de l’exposition ? Il semblerait que oui.
Il avoue au passage : »Quand je vois une table à dessin, j’ai tout de suite envie de l’essayer. C’est un objet beau, fascinant, irrésistible« .
Une table à dessin de son mère est aussi présentée dans l’exposition. L’implication de l’artiste pour ce projet est totale.

Table à dessin François Schuiten expo Machines à dessiner Musée des arts et métiers paris

Petit équitorial coudé Observatoire de paris maquette Musée des arts et métiers expo Machines à dessiner
Maquette : petit équitorial coudé de l’observatoire de Paris

Revoir Paris

Le lien de Schuiten et Peeters avec Paris est fort. La station de métro Arts et Métiers, formidable vaisseau sous-terrain, la bande-dessinée Revoir Paris qui a été déclinée en exposition à la Cité de l’Architecture. Les planches du deuxième tome de cette exploration de Paris sous cloche font partie de l’exposition et impressionnent aussi bien par leur taille que la force des détails.

La capitale a aussi droit à une conférence menée par les maitres dans l’amphi du Musée. Un récit haletant sur une jeune femme qui n’a qu’un rêve découvrir cette ville légendaire et préservée comme une espère en voie de disparition.

Machine à dessiner c’est un voyage incomparable dans l’inventivité, un opéra muséal, une révélation.

Machines à dessiner
exposition conçue par François Schuiten et Benoît Peeters

prolongations jusqu’au 26 mars 2017 !

au Musée des Arts et Métiers
60 Rue Réaumur
75003 Paris

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La pente de la rêverie @ Maison Victor Hugo : expo sublime !

A la maison de Victor Hugo, le poème La pente de la rêverie s’expose jusqu’au 30 avril 2017. Vous pourrez plonger dans le dédale d’une exposition originale. L’artiste peintre Anne Slacik, le photographe Jean-Christophe Ballot, huit poètes contemporains et 190 élèves de l’Académie de Créteil interprètent ce poème de 145 vers. Des regards uniques, des œuvres – peinture, sculpture, musique, poésie, photographie, films, installation, costume, meuble – peuplent le salon de Victor Hugo, dans celui-là même où il recevait, il y a presque deux siècles, son cénacle.

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De 1832 à 1848, Victor Hugo avait l’habitude d’accueillir Gaultier, Musset, Balzac, Vigny, Nerval, Dumas père, mais aussi Lamartine, Sainte-Beuve, Mérimée, Liszt pour philosopher le monde. Aujourd’hui, cette tradition se perpétue, mais le cercle d’amis s’est élargi depuis. Récit d’un voyage au cœur d’une exposition où foules et œuvres se mêlent, un soir de novembre.

Le poème, La pente de la rêverie, raconte le voyage intérieur et l’expérience onirique de l’éternité. Victor Hugo est emporté dans le flot de l’humanité, par ses amis – son cénacle auquel se joignent « tous ceux qui sont morts ». Ils forment une foule qui « s’écoule ».
Présent, passé, temps et espace, vivants et morts, édifices, tout se mêle. Victor Hugo expérimente la totalité des mondes. Pour saisir, le mystère de la vie, il y a un voyage que l’esprit ne peut faire que « seul et nu ». La foule disparaît, les lieux disparaissent et l’esprit de Victor Hugo plonge dans l’abîme. Et c’est bien au fond des ténèbres, qu’il trouvera l’éternité.

Vincent Gille, fin admirateur de ses pairs Victor Hugo et Charles Baudelaire, eut l’idée de créer une exposition autour d’un poème. C’est Baudelaire qui semble lui avoir inspiré le choix de La pente de la rêverie. Pour le poète, Victor Hugo avait posé dans ce poème les grandes lignes des grands récits de l’exil. Pionnier du romantisme en France et grand visionnaire, Victor Hugo incarne l’âme du génie. De ce choix, Vincent Gille eut l’envie de faire appel à des artistes – poètes, peintre et photographe mais aussi à des lycéens pour partager ce poème, les inviter à créer autour de cette œuvre, une forme qui puisse l’incarner, le raconter ce poème.

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Vincent Gille raconte :
« Il y a 3 ans, il y a eu au Bac de français un poème de Victor Hugo qui est sorti, et les élèves ont tweeté des choses terrifiantes sur Victor Hugo en disant : « mais qu’est-ce que c’est que ce bonhomme ? On n’y comprend rien. Ils nous emmerdent avec ses cimetières ! »… Dans le poème, il y a le mot sépulcre par exemple cela ne dit rien à un adolescent d’aujourd’hui, alors, cela dit peut être à un adolescent d’Henri IV mais au-delà du 5ème arrondissement, plus personne ne sait ce que c’est donc, c’était de partager cela avec des gens et de partager aussi avec des adolescents. »
Pour les connecter à l’émotion des mots donc au souffle de Victor Hugo, il a demandé à son ami comédien Dominique Collignon-Maurin de faire lecture. De cette incarnation aussi bien sonore, visuelle et charnelle, les adolescents ont été saisis par des sensations. Accompagnés par leur professeur de lettres, de philosophie, d’histoire ou d’informatique, … ils ont élaboré et créé des merveilleuses œuvres.

Vincent Gille confie :
« Ce travail s’est fait tout au long de l’année, on s’est revu régulièrement avec les professeurs. Plus le travail avançait et plus il se dégageait de ses rencontres des formes d’énergies et de joie.
Alors c’est difficile à expliquer mais on était tous absolument émerveillés, par la progression de la chose et le fait que les élèves se soient effectivement emparés du poème, et ce soit d’une certaine manière appropriée. »
Il détaille : « Il y en a qui l’ont dessiné, il y en a qui ont fait des boléros, un fauteuil, des films, il y a une classe d’Epinay-sur-Seine qui a déclaré et c’était sans doute vrai, qu’elle ne comprenait rien à ce poème. Ils ont commencé par le décortiquer, par expliquer tous les mots, et après les élèves ont dit : « Oui mais vous comprenez-moi si je veux en parler à un copain, il ne le comprendra pas donc il faut qu’on le traduise. Ils ont traduit le poème et ils ont créé une chanson sous forme de rap. Et la chanson transpose les scènes du poème dans leur univers à eux, qui ne sont plus des cités antiques mais des cités de banlieues. »

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La classe de première littéraire de Lagny sur Marne, a imaginé qu’une partie du poème a été perdue. Elle évoquait le voyage dans le futur, Victor Hugo s’avançant dans le temps. Les lycéens ont décidé de sélectionner des évènements entre 1830 et 2016 et ont écrit un bouleversant poème. Chaque élève récite son vers devant la caméra. Le film est projeté dans l’exposition.

Les élèves de la seconde bac pro Systèmes électronique et numérique du Lycée Louis-Armand à Nogent-sur-Marne ont adapté le poème à l’écran. Le pitch : au XIXe siècle, un jeune homme seul chez lui – Victor Hugo médite sur le temps qui passe, s’approche de sa fenêtre et, à partir de ce qu’il voit – un parc, la Seine, est projeté dans un passé jusqu’à se retrouver, de manière devant une mer immense et sauvage. Le travail s’est fait en binôme. 6 courts-métrages ont été réalisés. Les élèves ont choisi les deux meilleurs films pour figurer dans l’exposition.

Ainsi, Victor Hugo a réussi à activer le génie poète dans chacun d’entre eux.
Les jeunes artistes ont produit, ont créé des œuvres à leur image en s’inspirant d’une trace : le poème La pente de la Rêverie.

Pour Vincent Gille, Victor Hugo est un poète « extraordinairement visuel » et visionnaire. Le commissaire de l’exposition a mis en lumière ces œuvres et ces artistes qui ont sans doute inspiré le poète au 19e siècle.

Au fond, il lui aura fallu 184 ans à Victor Hugo pour me faire comprendre que l’éternité se niche dans les mains de « Celui dont l’unique bonheur et l’unique fonction sont de produire sans cesse ».

by La Baleine Quantique 

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Exposition La pente de la rêverie

jusqu’au 30 avril 2017

à la Maison Victor Hugo

6, place des Vosges
75004 PARIS

Horaires
du lundi au dimanche de 10h à 18h

Mercredi 16h et samedi à 14h30 : visites conférences sur réservation : inga.walc-bezombes@paris.fr

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Sites Éternels au Grand Palais : exposition essentielle ! #gratuite

« En nous unissant pour le patrimoine, nous commençons déjà à construire la paix »
Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO 

Il y a urgence à visiter Sites Éternels au Grand Palais jusqu’au 9 janvier, avec la collaboration du Musée du Louvre
C’est une exposition de courte durée essentielle pour saisir l’incroyable patrimoine historique de l’humanité au Proche-Orient qui est aussi fragile qu’un château de sable. Une exposition pour rappeler la menace constance qui encercle chaque joyau présenté : conflits, destruction, pillage.

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360°, réalité augmentée, archives 
L’exposition Sites Éternels se déploie dans deux salles mais l’exploration est intense. Deux salles pour se laisser porter par des images à couper le souffle.
Le Grand Palais a choisi un dispositif innovant pour voir les 4 sites.
Une projection 360 degrés enchaînant le survol de la Grande Mosquée des Omeyyades de Damas et la forteresse Krak des Chevaliers rendent compte d’architectures uniques et finalement très peu connues. Ce ne sont pas les pyramides de Khéops, ni le Parthénon d’Athènes. Et pourtant elles méritent autant, si ce n’est plus notre attention.

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De la réalité augmentée pour imaginer la grandeur de l’Arche triomphale du site de Palmyre en Syrie pulvérisée par les intégristes.
Des tablettes pour consulter les archives photographiques de chaque site, découvrir leur évolution à travers les décennies et parfois assister à leur disparition.

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Pièces du Louvre et parole d’artistes 
Le Musée du Louvre a prêté des pièces emblématiques pour donner à voir, au-delà des images et des écrans, la richesse de ce patrimoine.
De beaux témoignages d’hommes et de femmes – le réalisateur Abbas Fahdel, l’artiste vidéaste Akram Zaatari, l’auteur de bd Brigitte Findakly et le chorégraphe Mitchkal Alzghair) viennent rappeler que ces lieux sont chargés d’histoires personnelles, comme ce  terrain de jeux pour un enfant qui ne sait pas encore qu’il assistera à sa destruction à travers un écran. 

Le visiteur est invité à partager ses propres photos et/ou celles de sa famille pour documenter en réel les images de ces sites éternels. 

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Exposition Sites Éternels
de Bâmiyân à Palmyre, voyage au cœur des sites du patrimoine universel

entrée gratuite

jusqu’au 9 janvier 2017

Grand Palais
Galerie Sud-Est
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

Horaires :
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h
Nocturne le mercredi : jusqu’à 22h
Fermeture anticipée à 18h le samedi 31 décembre

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Le Grand Musée du Parfum : expérience captivante !

Le Grand Musée du Parfum ouvre ses portes rue du Faubourg St Honoré à Paris en plein mois de décembre pour éveiller le nez du grand public et mettre en lumière un savoir-faire français qui mérite d’être célébré au même titre que la haute couture.
Un musée qui privilégie les expériences, la scénographie, l’espace et qui ne vous assomme pas avec une collection d’innombrables objets : on adore !

Le-Grand-Musée-du-Parfum-Paris-rue-du-Faubourg-St-Honoré-flacon-photo-usofparis-blog

Costume-du-gantier-parfumeur-France-17e-siècle-reproduction-Le-Grand-Musée-du-Parfum-Paris-Rue-du-Faubourg-Saint-Honoré-8e

S’enrichir les sens

Le nez est invité à explorer tous les espaces de l’hôtel particulier du 8e arrondissement. Il est rare, voire quasiment impossible, de jouer et découvrir avec son nez. Ce nouveau musée offre un parcours original d’expériences, de plaisirs et de souvenirs aussi – car la mémoire olfactive est convoquée avec une collection impressionnante de senteurs, effluves à humer avec ou non excès.
Bien sûr, il y a aussi de quoi en prendre plein la vue : entre les jeux de lumière, les installations artistiques et le design. Tout est beau : que ce soit les escaliers, les vitrines, les niches où se lovent les flacons estampillés Grand Musée du Parfum.
Des pièces originales ont été conçues spécialement pour cet établissement comme ces incroyables fleurs blanches venues d’une planète inconnue et composant un Jardin des Senteurs gracieux. Elles sont l’œuvre de l’Agence Projectiles

Concept store du Grand Musée du Parfum paris boutique design Agence Projectiles photo usofparis blog

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Scénographie interactive et stimulante
Même si l’on ne lit pas tout, il y a vraiment de quoi prendre du plaisir dans ce parcours au 3 thématiques
Historique avec les fragrances au cœur de belles romances historiques. Il est plus que stimulant de relire les récits amoureux comme ceux de Cléopâtre et Marc-Antoine ou la reine de Saba et le Roi Salamon sous le prisme du parfum.
A côté de ces évocations, des objets qui ont traversé les âges prouvant que le parfum était aussi bien source de raffinement, que merveilleux moyen de se distinguer des autres et d’attirer les nez portés par des senteurs inconnues ou inédites.
Un jeu des sens au 1er étage avec une forêt surréaliste, un bouquet de roses exaltant, des tubes à essais pour autant d’expériences scientifico-ludiques et de sensations fortes.

Processed with VSCO with a6 preset
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Le nez de son créateur
Que serait le parfum sans son nez. LE créateur, celui qui est capable des mélanges les plus improbables, audacieux, curieux qu’enivrants et source de profonde addiction.
Etes-vous fidèle en eau de toilette ou volage ?
Rencontre par écrans interposés avec nez, parfumeur et spécialistes qui dévoilent leurs secrets et qui répondent à la terrible question : Se parfumer ou pas ?
Prévoir de passer du temps pour une dernière exploration : celle de la collection de matières premières formée de 25 gouttes qui se sentent et s’écoutent. Ingénieux design et concept pour savoir sur l’Essence de Vétiver, la vanilline ou encore la calone.

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On ressort de cette adresse charmé par l’immeuble, les espaces et la tentative de nous extirper de notre quotidien urbain malodorant.
Attention toutefois à ne pas trop rêver de fleurs, de Provence, de papillons en retrouvant le flot des voitures du Faubourg St Honoré.

Le Grand Musée du Parfum
73, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Tél. : 01 42 65 25 44

horaires :
du mardi du dimanche 10h30 à 19h

Nocturne : le vendredi jusqu’à 22h
fermé le lundi (sauf vacances scolaires Zone C)
ouvert les jours fériés, même le lundi
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Expo MMM @ La Philharmonie Paris : expérience bluffante !

L’exposition MMM à la Philharmonie est le fruit d’une rencontre entre un musicien, Matthieu Chedid, instrumentaliste de talent à l’univers artistique à part entière et du photographe anglais Martin Parr, membre de l’agence Magnum, réputé pour son goût du kitsch, des couleurs saturées et au ton décalé.

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Il s’agit d’une balade réjouissante, au cœur de La Philharmonie de Paris, mêlant l’image et le son. On contemple à la fois de magnifiques fresques murales, des photographies en petit format et des projections d’images qui se distinguent d’un simple diaporama.

SENEGAL. Dakar. Fashion shoot for Rebel Magazine. 2001.
SENEGAL. Dakar. Fashion shoot for Rebel Magazine. 2001.

Pas moins de 500 photos à regarder mais on ne s’en lasse pas ! On va, on vient, le tout bercé par des compositions musicales enivrantes.

GB. England. Elland. From 'Bad Weather'. December. 1978.
GB. England. Elland. From ‘Bad Weather’. December. 1978.

Véritable expérience sensorielle et visuelle, on se laisse bercer par les 9 pistes sonores (synthétiseur, guitare électrique, acoustique, voix, basse, piano, percussions, célesta, claviers) crées par le musicien où chaque thématique et associée à un son bien distinct, mis en valeur par un équipement acoustique de haute qualité.
Grâce à cette composition musicale, les images prennent vie : on se sent bien, on prend son temps, on flâne, on regarde les images défiler assis confortablement sur des transats estampillés Martin Parr, on est bercé au rythme des vibrations des basses… mon voisin d’à côté s’est même endormi !

Martin Parr Collection. INDIA. Delhi. Chandi chowk. Shiv Market. Geetas Colour Lab. Autoportrait. 2010.
Martin Parr Collection. INDIA. Delhi. Chandi chowk. Shiv Market. Geetas Colour Lab. Autoportrait. 2010.

On redécouvre avec plaisir l’univers décalé et ironique de Martin Parr : projection de photographies d’animaux réels ou imaginaires, de touristes accrochés à leurs appareils photo, de chapeaux divers et variés… on se régale.
Magnifique rencontre entre deux artistes aux univers bien tranchés, MMM est une exposition qui unie à merveille l’image et le son. A voir absolument et à revoir sans modération.

By Caroline

Exposition MMM – Matthieu Chedid rencontre Martin Parr

Musée de la Musique (Cité de la musique)
Philharmonie de Paris
221, avenue Jean-Jaurès
75019 Paris

jusqu’au 29 janvier 2017

Horaires
du mardi au vendredi : de 12h à 18h
samedi et dimanche : de 10h à 19h
fermé les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier

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