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Garden Party : l’absurde à son apogée !

La Compagnie N°8 donne absolument tout pour faire vivre son univers barré à souhait.
Garden Party est un pot pourri joyeux, musical et parfois dégueu de Deschiens, Tati, Monty Python et Robins des Bois.

Le Théâtre Antoine n’est pas habitué à pareil délire qui salit la scène chaque soir. Saluons son audace !

« Ils ont un sacré univers ! »

Ce n’est pas de moi mais d’un spectateur à la sortie du Théâtre Antoine.
Une sorte de tourbillon a effectivement déferlé sur la scène. Ça rit, danse, chante, parle une langue incompréhensible, se bat en duel, vole dans les airs… Tout est possible avec la Compagnie N°8.
Les séquences s’enchaînent dans un délire continu. On croit avoir tout vu, mais non, le nombre des gags n’a plus de limite.

« Ils disaient que ça allait être barjot mais à ce point-là ! » une autre spectatrice à sa voisine.
Il est effefctivement nécessaire d’avoir l’esprit ouvert. D’avoir une case (même petite) en moins pour accepter le délire qui se joue devant nous. Tout n’est pas raisonnable, censé et subtil. Après tout, vous avez déjà une soirée entre amis finir bien ?

«  Je n’ai pas tout compris ! »

Une autre spectatrice contente malgré tout de l’expérience.
C’est un risque à prendre mais vous n’aurez jamais vu pareil spectacle.

Garden Party peut profondément déstabiliser, mais c’est un risque à prendre quand on a envie de passer une soirée totalement différentes de toutes les autres.

Garden Party Garden Party
par la Compagnie N°8
Mise en scène : Alexandre Pavlata

au Théâtre Antoine
14 Boulevard de Strasbourg
75010 Paris

du mercredi au samedi à 19h

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Deux frères et les lions au Poche-Montparnasse : caustique et espiègle

La réussite advient bien souvent d’une revanche à prendre sur la vie. Avec Deux frères et les lions, nous en avons l’exemple probant.
En effet, des frères jumeaux issus d’un milieu modeste vont construire au fil du temps un solide empire financier. Inspirant mystère, admiration ou convoitise, il semblerait que leur influence soit illimitée. Et pourtant… Un évènement, aussi surprenant qu’inattendu, va les bousculer… Au Théâtre de Poche-Montparnasse, découvrez une pièce où se mêlent adroitement esprit, satire et bonne humeur ! 

Tandis que nous attendions sagement d’être placés, des scones et des tasses de thé bien chaudes nous sont proposés. C’est assez inhabituel, mais loin d’être désagréable vu le temps. Mêlé au salon cossu d’influence britannique présent sur scène, nous sommes tout de suite pris au jeu et transportés dans une ambiance intimiste. L’endroit est propice aux confessions !

Deux hommes nous livrent alors leur histoire. Nés en Écosse, ces  jumeaux grandissent en ayant l’ambition de faire partie de ceux qui ont marqué le monde. Ainsi, avec un peu d’audace, un talent avéré et la conjoncture aidant, ils nous racontent leur ascension fulgurante, au point de devenir une des plus importantes fortunes de Grande-Bretagne.

Forts de leur succès, ils achètent une île afin d’y vivre à l’abri du monde alentour, cultivant une image énigmatique. Cependant, cette île Anglo-normande a plusieurs particularités. Outre le fait d’être un paradis fiscal, elle est toujours régie par un droit féodal ! Ce qui complique la transmission de cette propriété à leurs filles respectives… De ce fait, les deux frères vont devoir faire face à d’insolites déconvenues. Vont-ils vaincre le droit normand ?

Deux frères et les lions

Deux frères et des lions : votre soutien compte !

Nous prenons un véritable plaisir à suivre les aventures de ces deux frères, brillamment interprétés par Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et Romain Berger. Tantôt drôles ou sérieux, ils ne jouent pas la simple carte du mimétisme gémellaire mais bien de la complicité. L’interaction avec le public est effective par de petites attentions et un rapport scène-salle quasiment inexistant. D’ailleurs, après les derniers mots s’installe naturellement une conversation avec les comédiens afin de prolonger un peu ce moment !

Le texte est aussi subtil que l’interprétation. Malgré des termes abordés parfois délicats tels que le capitalisme, le féminisme, la famille ou les traditions ancestrales, il n’y a ni jugement, revendication ou provocation. Le message délivré par cette pièce est multiple et universel. Libre à chacun d’y trouver le sien ! Étant ce jour-là avec mon frère de cœur, j’ai opté pour l’optimisme et la force. Ensemble, tout est possible. 🙂

Très librement inspirée d’une histoire vraie, les deux frères tentent d’interdire l’utilisation du texte et l’exploitation de la pièce. Certains se battent pour changer un droit féodal alors pourquoi ne pas défendre la liberté d’expression et la diffusion d’un art fragile mais néanmoins nécessaire ?

Que ce soit par conviction ou simplement pour passer un bon moment, vous savez où aller !

Bonus : Vous l’aurez compris, le spectacle commence avant le lever de rideau, alors n’hésitez pas à arriver un peu en avance… 😉

by Jean-Philippe

Deux frères et les lions

Deux frères et les lions

De : Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre
Avec : Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, Lisa Pajon et Romain Berger
Mise en scène : Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et Vincent Debost

du mardi au samedi à 19h
matinée le dimanche à 15h.

jusqu’au 17 mars 2019
Relâches exceptionnelles les 25 et 26 février; 8 et 13 mars.

au Théâtre de Poche-Montparnasse
75 boulevard de Montparnasse
75014 Paris
Tél. 01 45 44 50 21

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Rabbit Hole aux Bouffes Parisiens : l’impossible deuil touche au cœur

Rabbit Hole, universels parallèles aux Bouffes Parisiens frappe par sa singularité.
David Lindsay-Abaire déploie une écriture stimulante autour du deuil avec des bulles de rires, de légèreté. Chaque personnage de la mère à la grand-mère, du père à la tante essaie de supporter comme il peut la perte, l’absence et de vivre avec ses souvenirs.
Julie Gayet est cette mère en deuil à fleur de peau, aux réactions qui peuvent parfois choquer, étonner et qui opère une symbolique évolution tout au long de la pièce.

Rabbit Hole

Avec Rabbit Hole, il est question de la perte d’un enfant, un sujet douloureux.
Mais ce n’est pas une raison d’éviter de l’affronter via la fiction théâtrale. Au contraire !

La mise en scène de Claudia Stavisky ponctue le récit de respirations musicales délicates (on reconnaît la voix d’Anohni Hegarty du groupe Antony & The Johnsons). Les projections vidéo sur les murs de la maison viennent témoigner des jours heureux avant l’accident. C’est subtil, sans pathos.

Le décor évolue tout au long au récit comme une bouffée d’air pour sortir de la pesanteur qui se joue dans le couple et dans la famille.
Christiane Cohendy de nous révéler : « Il y a des salles parfois plus saisies par le drame, d’autres ont la disponibilité de se laisser rire des choses de vie. »

Et c’est justement ce qui est fascinant avec Rabbit Hole, quand on se laisse happer par le récit, on peut aussi bien pleurer que rire, être déstabilisé ou enchanté par ce qui se joue devant nous.

Rabbit Hole

« La vraie vie c’est se trouver dans des situations folles »

Julie Gayet revient au théâtre avec Rabbit Hole après de longues années de cinéma en tant que comédienne et productrice.
Elle nous a révélé son hésitation à remonter sur les planches, lors de la rencontre à sa descente de scène. En cause : la contrainte d’être tous les soirs au théâtre et la peur que sa voix ne porte pas.
Du Théâtre des Célestins aux Bouffes Parisiens, elle confie son plaisir de « vivre l’instant présent » et son « envie de ne pas faire la même chose chaque soir. »
Comme ce mercredi, où elle est volontairement restée en retrait, recroquevillée au sol lors d’une scène alors que d’habitude, elle est plus proche de son partenaire.

« Quand on s’entend aussi bien, on n’a plus envie d’arrêter. »
Souhaitons que la pièce joue des prolongations et poursuive sa belle tournée.

Rabbit Hole

Rabbit Hole, univers parallèles 

de David Lindsay-Abaire
adaptation : Marc Lesage 
Mise en scène : Claudia Stavisky

Avec Julie Gayet, Patrick Catalifo, Lolita Chammah, Christiane Cohendy, Renan Prevot 

au Théâtre Bouffes Parisiens
4, rue Monsigny
75002 PARIS

jusqu’au 30 mars 2019

du mardi au samedi à 21h
matinée le dimanche à 15h

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Gentleman cambrioleur de Gamescape : un vol parfaitement maitrisé

L’équipe d’USofParis est partie à l’aventure chez Gamescape. Transformés en Gentleman cambrioleur, on a tenté d’éviter les chausse-trappes mises sur notre chemin par l’as des as du cambriolage : Arsène Lupin. A nous de dérober son secret le plus précieux.
Nous nous sommes frottés avec enthousiasme à ce nouvel escape game !

 

L’objectif est simple : dérober une lettre pour le compte de la comtesse Cagliostro. Celle-ci nous conduira au trésor des rois de France. Et si la mission est couronnée de succès, nous toucherons notre part. Mais Arsène Lupin aime compliquer la tâche.

Gentleman cambrioleur
Visuel du jeu

Gentleman cambrioleur : un univers mixte

Avec notre capeline et notre canne à la main, l’entrée dans la salle fleur bon l’ambiance début 20e siècle. Direct, nous fonçons sur les détails évidents.
« Ça commence comme un escape classique, avec la fouille, chercher, mettre la pièce en désordre«  confirme Alexandre.

Alors, oui, la pièce on la retourne, on farfouille dans tous les recoins. On trouve des indices, mais aussi des mécanismes obscurs. Et en cinq minutes, des interrogations surgissent. Tant de choses à faire et le temps qui défile.
Au téléphone, notre complice nous aide à avancer. Il nous aiguille afin de suivre la bonne piste. Mais au final pas tant que cela.

Gentleman cambrioleur
Visuel du jeu

« On se retrouve face à un ensemble de mécaniques à la fois intrigant et stimulant », Alexandre

Car, oui cette pièce mécaniquement simple dévoile, au fur et à mesure, des engrenages plus complexes.
Et il faut être attentif à tout pour arriver à combler notre commandataire, à défaut de passer à côté du but final.
Et on y est presque parvenu. Il a fallu composer avec notre léger manque d’attention et d’écoute. 😉

Notre avis : « On ne s’ennuie pas ! « 

Et c’est déjà un bon point pour une salle d’escape game.
« Il y a une approche différente par rapport aux autres escape games. La recherche d’indices est différente.«  pour Jean-Philippe.
« Notre mission n’est pas forcément claire mais à aucun moment on ne s’ennuie. Il y a toujours moyen que personne ne se fâche chier. »

Gentleman cambrioleur

D’ailleurs Emmanuel le confirme. « C’est un bon jeu d’équipe : tout se fait à plusieurs, au moins à 2. C’est cool de pouvoir se séparer pour résoudre des énigmes en même temps. » Et sans cela, on reste sur le carreau. Une bonne cohésion d’équipe est nécessaire.

« Une fois résolues, les énigmes semblent évidentes. C’est assez intuitif !«  constate Caroline. « Tout était cohérent. »
Et c’est aussi ce que l’on attend d’un escape game : aller de bout en bout sans que ce soit rocambolesque.

Gentleman cambrioleur

Et Alexandre donne une mention toute particulière pour cette salle.
« On croit deviner qu’il va se passer certaines choses, mais en fait la résolution de l’énigme va avoir d’autres incidences. J’ai vraiment été bluffé par certaines évolutions du décor. » Une apparence simple peut souvent cacher des énigmes plus technologiques.

Gentleman cambrioleur n’est pas une salle pour les novices des jeux d’évasion. Les pièges et les mécaniques combleront de plaisir les voleurs les plus aguerris.
Et même dans la défaite, on a pris notre pied.


Gamescape
17 rue de la pierre levée
75011 Paris

Gentleman cambrioleur de 3 à 5 joueurs

Et pour d’autres aventures, tentez Le cachot de la bastille, Entretien avec Gustave Eiffel ou Société Secrète

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Comme en 14 : doutes et espoirs des femmes de l’ombre

Comme en 14 c’est la guerre qui bouleverse les vies, les déchire mais aussi qui réunit des hommes et des femmes qui ne se seraient jamais rencontrés autrement.
C’est donc aussi l’espoir, l’inattendu.
Au Théâtre La Bruyère, nous sommes transportés dans un hôpital militaire de fortune tenu par des femmes volontaires et bénévoles.
L’interprétation est parfaite.

Comme en 14

Comme en 14 est un portrait humain et bienveillant de femmes de l’ombre. La piècenous fait rencontrer quatre femmes toutes touchées par la folie de la guerre. Marguerite, l’infirmière en chef, semble trouver un sens à sa vie en étant au chevet des malades et des mourants.
Suzy est pacifiste, elle veut en finir avec la guerre et son injustice.
Alors que Louise a le cœur qui bat pour Georges son futur mari qui est sur le front.
La comtesse, elle, affronte l’adversité : après la mort de son mari, l’infirmité de son fils blessé à la guerre.
Le second fils de cette celle-ci est resté lui car pas du tout apte à combattre.

L’équilibre de cet hôpital est précaire. C’est l’urgence qui prime, elle impose à ces femmes de devoir s’adapter à toutes situations. Quand elles se retrouvent autour du poêle qui chauffe, la vie reprend son cours, il est possible de rire, d’espérer à nouveau. Mais le rappel à la dure réalité des malades en souffrance interrompt régulièrement les échanges.

Comme en 14

La force de cette pièce de Dany Laurent est d’arriver à unir ces quatre figures de femmes que tout semble opposer. Elles ont une capacité de résilience qui touche, un sens du devoir et une disponibilité qui impressionnent.

Sur scène, Marie Vincent, Virginie Lemoine, Ariane Brousse, Katia Miran sont ces femmes courages que la vie n’a pas épargnées.
Mention spéciale à Axel Huet qui est impressionnant en jeune homme souffrant de handicap.

Comme en 14

Comme en 14

une pièce de Dany Laurent
mise en scène : Yves Pignot
Avec Marie Vincent, Virginie Lemoine, Arianne Brousse, Katia Miran, Axel Huet

au Théâtre la Bruyère
5 rue la Bruyère
75009 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinée samedi à 15h30

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Oser gagner votre vie sans la perdre : rêver et enfin se révéler

Odile Crouïgneau a le don d’enchanter sa vie et la vie de celles et ceux qu’elle croise et avec qui elle partage sa méthode JOA.
Se rendant compte que sa vie pro ne la rendait pas heureuse – après de nombreuses années de bons et loyaux services dans de belles boites -, elle se reprend en mains.
Le spectacle Oser gagner votre vie sans la perdre revient sur cette aventure et la révélation : poursuivre ses rêves est étonnamment une source de bienfaits durable et vitale !
Cette cure d’optimisme et de bienveillance fait un bien fou. 

Et j’avoue : je suis bien décidé à mettre à profit tous les bons conseils de l’adorable Odile. Car oui, à mon tour, je prévois de changer de vie.

Oser gagner votre vie sans la perdre

Oser être soi, oser rêver

Odile assume tout : la baguette de fée, la paire de lunettes cœur, faire parler son monstre intérieur…
On croirait voir une délicieuse quadra ingénue mais ne nous y trompons pas : Odile est une joueuse rêveuse ! Elle peut tout faire, avec bonhomie et sincérité.

Et elle assume aussi, en public avoir été ce « bug vivant », totalement bloqué malgré 15 ans de psychanalyse et des formations multiples. Sa révolution-révélation ? Une formation de coach !

Elle se rend compte de son erreur majeure : « avoir écrasé le fichier rêve. » En effet, enfant, Odile aimait chanter. Mais la question de l’intérêt réel du chant la forçait à se ressaisir.
Alors pour être enfin heureuse, elle invente son propre métier : artiste coach entrepreneure. C’est audacieux et surtout ça marche !

Oser gagner votre vie sans la perdre

Transformation des spectateurs

Le parcours d’Odile et ses chansons inspirent les spectateurs-participants d’Oser gagner votre vie sans la perdre.
C’est le cas de cette Française de Los Angeles qui partagera « son premier pas » : s’inscrire à une formation de méditation de pleine conscience. Depuis elle a changé de vie.
Alors qu’une autre jeune femme osera enfin prendre la parole en public devant son amoureux sidéré. Il y a aussi ce lycéen qui a compris quelle valeur tirer de ses échecs successifs en maths.
Enfin, cette cadre à plein temps qui rêvait de chats et de Canada. Après le passage d’Odile, elle choisira le mi-temps et rencontrera une illustratrice canadienne avec qui elle créera une BD sur les chats. Complètement fou !

Le meilleur enseignement d’Odile est de se reconnecter à ses rêves, de révéler ses fêlures et d’oser tout tenter. L’échec faisant partie de l’aventure folle de notre nouvelle vie, celle qui est ancrée en nous depuis de très nombreuses années. « Il faut plus d’artistes, il y a trop de robots ! »

Vous en avez assez de votre boulot peu créatif mais vous ne savez pas comment rebondir ? Vous avez 40 ans, des rêves irréalisés plein la tête ? L’appel de la nature s’impose ? Mais vous avez peur de vous retrouver sans ressource en réalisant vos rêves ?
Foncez voir Odile Crouïgneau, elle sera la fée dont vous avez besoin. Elle est capable vous révéler enfin à vous-même.

By Alexandre Oser gagner votre vie sans la perdre

Oser gagner votre vie sans la perdre

un spectacle-conférence musical écrit et interprété par
Odile Crouïgneau

le samedi 16 février et le samedi 23 mars 2018 à 14h30

au Théâtre de la Contrescarpe
5, rue Blainville
75005 PARIS 

LE LIVRE : Oser gagner votre vie sans la perdre
Sortie le 8 mars 2019

Site officiel d’Odile : hellebore-conseil.com 

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Deux Fils : Félix Moati & Mathieu Capella impressionnent

Félix Moati est un acteur comblé qui a déjà de très beaux rôles à 28 ans (A trois on y va, Gaspard va au mariage) et une participation au dernier film de Wes Anderson.
Deux Fils est son premier film rendu possible par la participation de son ami et double de cinéma : Vincent Lacoste.
Le jeune réalisateur surprend par sa maîtrise et par ce récit porté par un élégant casting.

Deux Fils

Paumés de père en frères

Alors sont-ils réellement tous paumés ces hommes ? Deux Fils c’est d’abord un père, Joseph, qui perd son frère et qui change de braquet professionnel. Il vit avec Joachim et Ivan, ses fils.
Chacun tente tant bien que mal de comprendre l’autre, les deux autres, dans cette famille sans figure maternelle.
Ivan, le plus jeune, semble être celui qui est le plus sensé. Mais il se met à boire et son idéal amoureux semble inaccessible.
Son frère, Joachim, est l’ombre de lui-même, masquant ses échecs universitaires et sentimentaux.

L’équilibre est précaire. Toutefois, l’attention que chacun porte aux deux autres est touchante. Entre ces trois hommes, ça vibre malgré les difficultés. Ça palpite même.
Il y a de l’humour mais jamais au dépend des personnages.

Deux Fils
Rencontre projo privée Ciné +

Une légende, une révélation

Félix Moati voulait « un acteur dont la légende déborde » pour jouer le rôle du père. Benoit Poelvoorde avec qui il a pataugé dans Le Grand Bain de Gilles Lelouche était parfait : « Benoît protège de son aura comique. »
Lors de la projo privée Ciné +, le jeune réalisateur nous décrit le comédien bien éloigné de sa réputation : « Benoît n’est pas ingérable. Il aime jouer, vraiment. Il aime être dirigé. C’est quelqu’un de très élégant, qui aime se mettre en retrait. »

Deux Fils

La révélation du film Mathieu Capella, 14 ans au compteur, qui incarne Ivan a un regard impressionnant !
Félix Moati a choisi Mathieu parmi 450 jeunes castés. « Mathieu était ouvert aux autres. Comme Vincent Lacoste, il est très juste. Il dit les mots avec une sorte de distance. »
Et le plus amusant, le jeune interprète ne se destine pas à devenir acteur alors qu’il a déjà un agent. Il veut être chef opérateur.

Deux Fils est un premier film gracieux, unique, avec des figures d’hommes attachantes.

Deux fils

Deux Fils

un film de Félix Moati
scénario : Félix Moati avec la collaboration de Florence Seyvos
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs DemoustierNoémie Lvovsky, India Hair et Patrick d’Assumçao.

Sortie le 13 février 2019

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Une intime conviction : un polar judiciaire palpitant

Ce lundi, première projection publique d’Une intime conviction, film d’Antoine Raimbault sur l’affaire Viguier.
Quelques minutes avant que la salle tombe dans le noir, la voix de stentor d’Eric Dupond-Moretti, campé par Olivier Gourmet, retentit lorsqu’il prend place, non loin de son double cinématographique. Des frissons ! 

Une intime conviction est l’histoire de Nora qui prend à bras le corps le soutien à Jacques Viguier. Acquitté en première instance lors d’un procès d’assises pour le meurtre de sa femme, il doit comparaitre à nouveau, suite l’appel du parquet. Nora, sûre de son innocence, fait appelle à l’avocat Eric Dupond-Moretti pour assurer sa défense. Elle sera embarquée dans les tumultes de ce deuxième opus juridique.

Une intime conviction

Des acteurs magistraux pour un film passionnant

Oui, ce film nous emporte, nous transporte dans cette histoire folle.
Tout est filmé avec brio. Tout est découpé au cordeau. Les scènes de procès sont happantes. Impossible de résister à la passion qu’à déclencher ce procès et à l’enjeu pour l’accusé.

D’ailleurs cet accusé, Jacques viguier, mutique car bipolaire  est interprété avec retenu par Laurent Lucas, parfaitement impassible. Nora, l’enquêtrice besogneuse et amateure, Marina Foïs lumineuse et convaincante, glisse petit à petit dans l’exagération de ses convictions. Et le brillant Olivier Gourmet qui, dans le rôle de l’avocat Éric Dupond-Moretti, en impose tout du long. Sa stature et sa voix donnent des frissons au cours de la plaidoirie finale.  A l’instar certainement du vrai avocat dans un prétoire.

Une intime conviction

« C’est une affaire singulière, un procès pour meurtre sans cadavre et sans preuve. C’est un peu un fiasco judiciaire ! » Antoine Raimbault, réalisateur et scénariste.

« Tout ce qui est de l’affaire est vraie ! »

C’est le réalisateur qui l’affirme. Et pour être franc, on ne le savait pas être si proche des protagonistes dans cette affaire.

Une intime conviction
« J’ai assisté au premier procès {en 2008}. Et j’ai rencontré Jacques Viguier et sa famille. Un lien s’est créé avec eux. »
A l’annonce du second procès en assises, c’est lui qui contacte Éric Dupond-Moretti. Ce qui donnera une première facette au personnage de Nora. « Mais mon point commun avec Nora s’arrête là » conclut-il.
« C’était aussi mon premier procès d’assises. Rapidement, je tombe du banc en me rendant compte que je ne connais pas la procédure française. On connaît mieux la procédure accusatoire aux États-Unis, par les films, les séries. Peu de films parlent de la justice française. »

Maître Dupond-Moretti

Olivier Gourmet est fabuleux dans le rôle de l’avocat aux 146 acquittements.
Mais il a dû louvoyer entre réalité et fiction. Même si le réalisateur a « créé un Dupond-Moretti de cinéma« , libre de contrôle du maître du barreau.

« J’ai eu la chance de pouvoir le suivre durant deux jours et demi.
On dînait le soir ensemble, je lui demandais son ressenti, ses impressions. Mais à cause de nos emplois du temps, je ne l’ai jamais vu plaider. »
« On a une ossature un peu commune. Et la robe aide à imposer le personnage. J’ai fait une espèce de copier-coller, une sorte de halo, d’aura de Dupond-Moretti. » confie l’acteur.

Une intime conviction

Mais malgré tout, l’acteur a su toucher à la quintessence orale de l’avocat dans la joute oratoire finale. Une gageure.
« Je me suis appuyé sur son bon sens qui parle au gens. Il ne tourne pas en rond durant 3 h. Il va droit au but. »

Une intime conviction

Une prestation saluée par ténor du barreau lui-même présent dans la salle : « J’admire la prestation d’Olivier Gourmet. Je reconnais mes mots mais il en a fait quelque chose à lui. »

Éric Dupond-Moretti lancera aussi « Depuis 12 hommes en colère, je n’ai jamais vu de film aussi bon. C’est vraiment l’apologie du doute ! »

On reste ébahi par Olivier Gourmet et on soutient une Marina Foïs fébrile et passionnée.
Un film à ne manquer sous aucun prétexte.

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Une intime conviction

Une intime conviction

un film d’Antoine Raimboult
Avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, Jean Benguigui.

en salle le 6 février 2019

Pour en savoir plus sur l’Affaire Viguier :
Écoutez le podcast de Christophe Hondelatte sur le site d’Europe 1
Revoyez le Spécial Investigation : Affaire Viguier, dans l’intimité du procès

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Huit euros de l’heure : un couple, une femme de ménage, l’angoisse

L’auteur turbulent, Sébastien Thiéry, nous comble avec son art du surréalisme, de l’absurde.
Huit euros de l’heure est une pièce inventive qui a le don de bousculer avec brio les rapports humains.
Valérie Bonneton et Dany Boon forment un couple sous tension. Et ils vont très vite découvrir le lien troublant qui les unit à leur femme de ménage.
Jouissif !

Sébastien Thiéry nous embarque dans l’appartement d’un couple de nantis. Jacques est cadre sup ++, Laurence est archi d’intérieur.
Cette dernière réalise que sa femme de ménage, Rosa, porte une minerve comme elle. Et aussi qu’elles ont toutes deux perdu leur téléphone portable au cours de la matinée.
Les similitudes sont surprenantes. Tension et angoisse commencent à poindre.

Le couple doit se rendre à l’évidence : ce qui arrive à sa femme de ménage lui tombe dessus ensuite. Est-ce de la sorcellerie ? Un châtiment ? La panique est palpable.

Huit euros de l'heure

Valérie Bonneton campe Laurence à la fois déboussolée et lucide quant à l’évidence de la situation. Elle va se démener pour faire prendre conscience son mari, Dany Boon, qui aimerait rester incrédule.

Les deux comédiens sont excellents, pris entre de multiples tensions : hystérie, panique, doute, fatalisme…

Face à eux, Rosa, à l’accent espagnol parfait, ne manque pas de piquant. L’interprète est made in Spain. Et c’est un vrai plaisir pour le public qui est souvent habitué à des accents approximatifs qui ne tiennent pas la longueur de la pièce.

Huit euros de l’heure révèle nos failles, mais aussi notre sidérante capacité à accepter parfois les incohérences, les paradoxes qui s’offrent à nous.

Huit euros de l'heure

Huit euros de l’heure
pièce de Sébastien Thiéry
mise en scène Stéphane Hillel 

avec Valérie Bonneton, Dany Boon, Jorge Calvo, Antonio Ruil 

jusqu’au 31 mars 2019

au Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg
75010 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinées : samedi et dimanche à 16h

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My beautiful boy : portrait d’un père déchiré

My beautiful boy est l’histoire forte et vraie d’une relation père/fils qui se délite à cause de l’addiction aux drogues.
Steve Carell est ce père déchiré par la descente aux enfers de l’être le plus cher qu’il a vu naître. Timothée Chalamet incarne un fils en fin d’adolescence malmené par sa part la plus noire.
My beautiful boy montre combien un enfant peut apporter de la joie à ses parents mais aussi être la source d’une infatigable angoisse vissée à jamais au corps de ceux-ci.

My beautiful boy commence par une série de flash-back montrant l’union d’un père et de son fils à différents âges. Ils font écho à la réalité plus dure, celle d’un ado brillant et aussi torturé qui a débuté une relation continue avec la drogue.

My beautiful boy

Un duo d’acteurs bouleversant

Steve Carell est étonnant. Loin de ses rôles potaches, le comédien américain prouve qu’il est capable de tout.
Il incarne un père fou d’amour pour son fils, doux, patient et aussi totalement perdu face à ce drame qui se joue devant lui.
Steve Carell est cet homme blessé, déchiré, fragilisé et malgré tout combatif.

My beautiful boy

Timothée Chalamet, en peu de films, montre une palette de jeu assez incroyable. Il est à la fois ce fils léger, créatif, torturé et malade de son addiction.

Avec My beautiful boy, le réalisateur Felix Van Groeningen n’épargne pas les spectateurs. Ça rend le film encore plus juste et essentiel.

Bonus : joie de retrouver Maura Tierney , comédienne de la série The Affair.

My beautiful boy

My beautiful boy

de Felix Van Groeningen
avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney, Amy Ryan

au cinéma le 6 février

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