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Little Nonna Paris : pizza gluten free et autres délices !

Une nouvelle adresse qui sent bon l’Italie et qui propose une carte avec des plats sans gluten dont des pizzas et des pâtes. Le concept du Little Nonna Paris, à deux pas de Ternes, nous a séduits. La preuve par l’image.


Non, il ne s’agit pas de la nouvelle enseigne du grand groupe qui a mis la main sur le Made in Italy à Paris, pas de Pink, East ou Ober en vue. Little Nonna est indépendant et ça fait plaisir !

Little Nonna Paris
Ce mercredi fin d’après-midi, on improvise un afterwork qui a l’air d’être un diner.
Prosceco pour célébrer ce nouveau repère gourmand, large table offrant une vue assez complète sur les belles assiettes, planches, pizzas et quelques desserts à la carte.

On a envie de tout goûter, succomber à toutes ces couleurs et aux odeurs attrayantes.

Little Nonna

Pizza sans gluten, la goûter c’est l’adopter 

Le chef, Marco, un Italien installé à Paris depuis 4 ans a été à la tête d’un vrai petit labo afin de trouver les ingrédients parfaits pour une pâte à pizza sans gluten. Beaucoup de tests pendant 2 mois pour remplacer la farine de blé. La recette a été finalisée 2 jours avant l’ouverture – on imagine les « waouh, génial ! » après les sueurs froides.

Little Nonna Paris

La recette reste secrète mais on sait qu’il y a de la farine de maïs, de riz complet, de sarrasin. Le résultat est excellent.
Nous ne sommes pas intolérants au gluten et le fait d’avoir le choix est une chance.

Little Nonna Paris

Antipasti, insalata, planches colorful

Little Nonna fait aussi la différence avec ses salades belles à souhait et savoureuses.
On a adoré – en fait, on a débuté une addiction- les avocado toasts : des tartines de guacamole surmontées de jambon toscane 24 mois et son oeuf.
A partager aussi des assiettes charcuterie/fromage en provenance directe d’Italie : prosciutto di parma DOP, jambon culatello, mozzarella di Bufala DOP de Naples et même Saint-Jacques crues en carpaccio.

Little Nonna Paris

Des couleurs et de la délicatesse du côté des Insalata avec taboulé sicilien, salade burrata caprese et insalata avec saumon bio et ses divines lentilles. Et La buratta est juste divine.

Un max de desserts gluten free ! 

Pannacotta, riz au lait pomme poire, profiteroles, pizza au chocolat (sans huile de palme, donc pas de Nutella en vue) : la carte des desserts sont des péchés mignons sans gluten !
On a testé Il tirasmisu qui est composé d’un biscuit sans gluten. Il est léger, le sucre ne saute pas à la gorge. Le verre qui l’accueille nous semble bien trop petit pour calmer notre pleine gourmandise.

Little Nonna Paris est une cantine très agréable avec une multitude de possibilités pour tout moment de la journée : table ronde isolée pour petite bande, larges tables à partager, des formats duo ou quatuor.

Un adresse qui doit vous devenir indispensable !

Little Nonna Paris

Little Nonna Paris

12, avenue Niel
75017 PARIS

tél : 01 46 22 68 17

Horaires :
du lundi au vendredi : 12h-15h / 19h-12h
samedi et dimanche : 12h à 23h

site officiel : littlenonnaparis.com

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Une femme extraordinaire à La Folie Théâtre : pièce coup de poing

Une femme extraordinaire à la Folie Théâtre, c’est une affiche immanquable qui rappellerait l’une des obsessions du photographe japonais Araki.
Mais ici, les rôles sont inversés, c’est l’homme qui est attaché, objet d’un jeu sensuel, sulfureux et de domination orchestré par une femme.
Une femme extraordinaire est surtout une pièce déroutante qui questionne les rapports homme/femme avec le contexte récent des événements initiés par l’affaire Weinstein.  

Une femme extraordinaire

L’auteur metteur en scène Arthur Vernon joue sur plusieurs registres pour ausculter cette drôle d’histoire d’amour : le récit d’une passion folle, l’enquête, le face-à-face frontal. 

L’acte 1 peut déstabiliser, voire irriter : un couple en pleine osmose, un paquet de love au centimètre carré, un projet de mariage, ça parle enfant aussi. Hashtag yeux levés au ciel. 

C’est trop surchargé pour être honnête. Mais ça nous rappelle forcément les premiers mois d’au moins une de nos relations. On est délicieusement mielleux quand le cœur bat à tout rompre et qu’en plus de ça le sexe est extra. L’ivresse totale. 

Mais les aspérités apparaissent dans le couple. Un clash pour une histoire de dîner, des coups de fil incessants sur le phone de Lia, Renaud qui commence à avoir quelques doutes. 

Une femme extraordinaire

L’acte 2 décortique avec détails l’enchaînement des événements du premier acte. C’est quasi chirurgical. La pièce opère alors une accélération, le décor joue avec les projections, les révélations. 

Pour finir par un jeu de dialogues frontaux. Ca rentre dans le gras du sujet, avec un discours fort, tendu et révélateur. 

L’interprétation est au cordeau, Anna Stern est tour à tour fascinante, vamp et vénéneuse. Daniel Hederich est un amoureux transi convaincant mais un ours capable de montrer les crocs. 

Une femme extraordinaire

Une femme extraordinaire 

Écrit et mis en scène par Arthur Vernon
Avec Daniel Hederich et Anna Stern 

Jeudi, vendredi et samedi à 21h30 

À La Folie Théâtre

6 Rue de la Folie Méricourt
75011 Paris 

Réservations : 01 43 55 14 80

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Escape Earth by Immersia : l’escape game qui fait appel aux 5 sens

Un nouvel escape game ouvre à Paris : Immersia !
Joie & bonheur
On a testé, en exclu, l’aventure : Escape Earth – L’épopée des 5 sens. Et comme on adore se faire enfermer, on n’a pas hésité à se rendre dans le 20e arrondissement.
Immersia vs USofparis

L’ouverture d’une nouvelle adresse de jeu d’évasion (dixit le Robert 2018) peut laisser perplexe tant les propositions sont nombreuses à Paris.
Mais les petits gars d’Immersia en ont sous le coude,  histoire de dérouter les amateurs d’enfermement collectif.
Et leur premier scénario est inhabituel : il fait appel à nos 5 sens.

Immersia

Immersia en mode SF

Année 2252.  33 milliards d’êtres humains peuplent la Terre.
Celle-ci est menacée par un astéroïde qui doit la frapper dans 2 ans.
L’hégémonique multinationale Evolvis a tenté de dévier cet astéroïde sans réussite. Mais il faut sauver l’humanité.
Quatre arches spatiales sont déjà en route vers Utopia, la planète refuge pour les futurs survivants, à 3 années-lumière de la Terre.
La dernière arche en cours de construction attend ses occupants.
Vous avez rendez-vous au laboratoire de sélection d’Evolvis pour savoir si votre patrimoine génétique mérite d’être sauvé.

Escape Earth : une expérience singulière

Une salle blanche, des meubles blancs, et le silence ; premiers instants dans la salle d’Evolvis.
Très vite, l’instinct de l’escape gamer reprend le dessus, on cherche, ou tente d’ouvrir des tiroirs, de profiter de chaque recoin pour trouver un indice. Pas évident. Juste des plaques de plexis et de petits récipients.
Aucun indice, aucune orientation.

Immersia

Il faut être fort et intelligent pour être élu parmi les survivants.

Et dans cette salle immaculée, c’est une aventure vraiment unique qui nous attend.
Les portes codées, vous les voyez, les énigmes vous les devinez.
Mais si vos sens, et ceux de vos acolytes,  vous font défaut, vous n’arriverez pas au bout de cette aventure.

On souhaite bonne chance aux équipes qui sont avides de records de sortie pour battre leur sens et leur intime sensation.

Escape Earth, les 5 sens et UsofParis

Car c’est bien votre odorat, votre ouïe, votre toucher, votre goût et votre vision qui seront mis en éveil avec cette aventure.
On parlait bien de nouveauté.

Immersia

Au dire de notre game master, on peut vite se faire influencer par ses partenaires. Ce ne fût pas notre cas.
Notre petit comparse Léo, 11 ans, a démêlé quelques pièges que les plus âgés n’ont pas vu.
Et d’ailleurs, il a été surpris par la créativité d’Immersia : « Ça m’a plu car  le principe du jeu était original. On ne voit pas ça souvent des jeux qui utilisent les 5 sens. »

Malgré tout, il est difficile de retranscrire les avis de notre team sans dévoiler les énigmes.
Jean-Philippe résume bien la mécanique de cette salle : « Chaque activité a trouvé la personne adéquate pour résoudre le problème. On s’est bien complété. »

Alex s’est plongé dans « une expérience étonnante ! J’ai vraiment apprécié l’univers. »
Et pour Caroline : « c‘est un des meilleurs escape games que j’ai fait ! »

Escape Earth – L’épopée des 5 sens pourrait bien s’imposer comme une salle de référence de par sa conception et son game-play à Paris.

Immersia

21, rue Frédéric Lemaître
75020 PARIS

contact : 01 42 62 13 60

Pour plus d’info :
Page FB officielle : immersia.espacegame
Site web : Immersia.fr

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L’Affranchie : révélation ardente au théâtre La Croisée des Chemins !

Le travail de construction identitaire menant à notre épanouissement personnel est fastidieux, surtout si nous évoluons dans un milieu hostile…
L’Affranchie, c’est
une femme qui était sous le contrôle d’un entourage malveillant lui délivrant avec parcimonie des échantillons de sa vie. Mais un jour, elle trouve la force de briser son flacon d’existence. C’est ainsi que vous sentirez se répandre, au Théâtre La Croisée des Chemins, le souffle libérateur et enchanteur d’une personne s’éveillant de nouveau à la vie.

l affranchieAlice nous accueille dans son nouvel appartement où tout est à construire. Elle espère y recevoir bientôt son fils qu’elle n’a pas revu depuis la plus tendre enfance. En attendant, elle commence à faire du tri dans ses cartons, mais également dans son esprit, en se remémorant son passé.

Après avoir perdu sa mère à 4 ans, Alice grandit au sein d’une famille recomposée. Avec son frère adoptif Vincent, elle partage un amour fusionnel, passionné, au point de tomber enceinte à l’âge de 13 ans. En conséquence de quoi sa mère de substitution demande la garde de l’enfant et la fait interner jusqu’à ses 18 ans, ne supportant pas cette grossesse précoce et quasi-incestueuse.

Aujourd’hui, libérée de sa camisole chimique annihilante, Alice découvre qu’elle possède un don. En effet, elle développe une hyper-sensorialité transformant son rapport au monde en un instant serein et éternel. Alors, sans amertume, elle part à la redécouverte du bonheur et tend à retrouver l’amour de son fils.

L affranchie

Pauline Moingeon Vallès incarne avec ferveur un personnage prenant, troublant et extrêmement attachant. Lorsque le visage d’Alice s’illumine enfin, vous sentez presque de la chaleur vous atteindre, c’est un enchantement…

Ce seule-en-scène dégage énormément d’espoir. Il nous rappelle qu’en dépit de situations difficiles, il faut toujours croire en notre propre force. C’est le sel de notre vie, accordant toute sa saveur aux moments vécus, en nous reliant les uns aux autres…

by Jean-Philippe

l affranchie

L’Affranchie

Auteur et Interprète : Pauline Moingeon Vallès
Metteur en scène : Elise Touchon Ferreira

Jusqu’au 29 décembre 2017

Les jeudis et vendredis à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Réservations : 01 42 19 93 63

Et aux Déchargeurs
3 rue des Déchargeurs
75001 PARIS

les jeudis et vendredis à 21h

du 18 janvier au 2 mars 2018

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Et j’ai pensé à la révolte : récit sociétal avisé à la Croisée des Chemins

Sujets brûlants de notre actualité, le cycle Récits de femmes du Théâtre La Croisée des Chemins aborde le sexisme et le harcèlement. Face à une conscientisation de ce fléau, le Collectif Campe a fait le choix de libérer la voix des femmes par une approche artistique. Sans être dans la revendication ou le militantisme, la démarche réflexive de Et j’ai pensé à la révolte incite au dialogue.

Et j'ai pensé à la révolte
Selfie original pour UsofParis

Sur scène, trois personnages nous attendent. Ils représentent chacun une femme avec son histoire, sa personnalité et son caractère unique. Cependant, un lien les unit. En effet, elles ont toutes subi à un moment une violence de la part d’hommes. Ces agressions, quel que soit leur degré de gravité, résonnent en elles depuis trop longtemps.

Alors, devant nous, tout en pudeur, elles se confient. Le paralangage est fort et les mots, entrecoupés de silences. Les récits dévoilent les sentiments ressentis : l’isolement, la honte, la culpabilité, la déshumanisation et l’indifférence d’autrui.

L’interprétation des comédiens est impressionnante. Nous ressentons terriblement ce que les hésitations masquent ainsi que l’indescriptible sensation de vide provoquée par ces situations…

Et j'ai pensé à la révolte

Subtilement, une transition est réalisée vers un registre semblant plus léger. Par le biais du jeu, les personnages exposent avec finesse le sexisme disséminé un peu partout. Saurez-vous par exemple me dire quel politicien a dit : «Un ministère de la Condition féminine ? Et pourquoi pas un sous-secrétariat du tricot ? »

En réalité, avec la vision anthropologique amenée sur des témoignages difficiles autour d’un théâtre documentaire, le Collectif Campe n’a pas seulement donné la parole aux femmes. En effet, la portée va plus loin. Grâce à la surprise des derniers instants sur scène, nous prenons pleinement conscience du chemin restant à parcourir. Nous avons alors envie d’échanger, de débattre et d’ouvrir la discussion.

C’est ainsi qu’en sortant, autour d’un verre, nous avons rejoint la révolte…

by Jean-Philippe

Et j'ai pensé à la révolte

Et j’ai pensé à la révolte

Auteur : Collectif Campe
Artistes : Anne-Sarah Faget, Morgan Pihet, Anna Ten
Metteur en scène : Anna Ten



jusqu’au 29 décembre 2017

les jeudis et vendredis à 21h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Entrée plat dessert @ La Croisée des Chemins : confidences pimentées au menu !

Se retrouver autour d’une table avec des amis, c’est partager un moment d’éternité avec ceux que nous aimons. Du moins, c’est ce que nous croyons… Entrée plat dessert explore les relations entre deux couples autour d’un dîner où tout va basculer. Au Théâtre la Croisée des Chemins, les non-dits, la trahison, le manque de loyauté et les incompréhensions forment le cocktail détonant d’une touchante et manifeste comédie humaine.

Entrée Plat dessert

À notre entrée en salle, Pierre est déjà là. Il feuillette un magazine et attend, nerveux. L’écho de Barbara et Brel résonne dans le salon/salle à manger à l’ambiance soulagienne. C’est alors qu’arrive son amie de longue date, Lise. Ensemble, ils partagent un lourd secret concernant Pierre. C’est d’ailleurs pour s’en décharger qu’est organisée cette soirée.

Ils attendent Margaux et Arthur, leurs conjoints respectifs. Par chance, ils s’entendent très bien ! Une connivence s’est ainsi spontanément installée entre eux pour s’allier contre les deux amis d’enfance. Du reste, avec le temps, cette connexion s’est petit à petit transformée en affection puis en amour. C’est pour cette raison que, de concert, ils se sont mis d’accord pour dévoiler au grand jour leur amour au cours de ce dîner tombant à pic !

Nous vous laissons imaginer l’animosité découlant de ces situations ! Néanmoins, on ne tombe jamais dans la facilité. Les personnages alternent alors avec habileté un panel d’émotions allant de la colère à l’abattement ou à la consternation. C’est pourquoi le suspense est excellemment maîtrisé jusqu’au saisissant dénouement final…

Une parenthèse intense

Grâce à l’écriture sensible et pudique d’Alexis Bloch, sublimée par une mise en scène délicate au charme indéniable, les mots et les maux vibrent. De surcroît, la complicité naturelle et l’échange des comédiens vous transportent dans ce salon. Vous avez envie d’échanger avec eux ? Ils le font avec plaisir après la représentation !

by Jean-Philippe 

Entrée plat dessert

Entrée Plat Dessert

De et mise en scène : Alexis Bloch

Avec : Alexis Bloch, Sandra Desz, Niko Ravel, Anne Seigneurioux

jusqu’au 30 décembre 2017

les samedis et dimanches à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Gérémy Crédeville incroyablement parfait et modeste !

Des mecs qui se la pètent, et qui ne finissent plus de s’auto-apprécier, on en croise suffisamment dans les vernissages, aux défilés ou en Uber.
Alors passer une heure avec un spécimen – en l’occurence Gérémy Crédeville alias G, au Théâtre du Marais – , en tête-à-tête et sans aucune perspective de sortie, c’est plutôt flippant !

Gérémy Credeville G Parfait et Modeste sur la scène du Théâtre des Blancs Manteaux Paris spectacle humour one man show photo usofparis blog

Ce bogosse originaire du Nord et qui porte fièrement costume-cravate-chemise entre sur scène sans accompagnement musical à la différence de Foresti, Elmaleh et bien d’autres humoristes. Sa seule arrivée en pleine lumière suffit à la satisfaction du public, et de la sienne. Son tour de chauffe générale est définitivement dû à l’attraction physique qu’il suscite du premier au dernier rang.

Amour de soi, assurance, Gérémy Crédeville a usé, sans réel effort, des bienfaits de dame nature à toutes les étapes de sa vie.
Et pour cela, le garçon se met à l’aise en posant la veste.
Ça commence par sa naissance, le gynéco ne s’en remet toujours pas mais aussi Bétune tout entier. Ça se poursuit avec son coloc homo. On frissonne à l’idée des horreurs  machistes et clichés qui vont suivre. Mais le bogosse retourne la situation et construit un sketch totalement à contre-emploi sur thème de l’instant.
A ce stade, la salle et les premiers rangs sont irrémédiablement attirés par l’assurance indécente de ce garçon et l’appel du téton hardi qui pointe sous sa chemise, largement assumé.
Aucune mention, en revanche, d’une quelconque aventure en salle de sport, alors qu’il a le pec ferme comme une cuisse de poulet.

Gérémy Credeville spectacle G Parfait et Modeste sur la scène du Théâtre des Blancs Manteaux Paris humour one man show photo usofparis blog

Qu’est-ce qui fait la différence ?

Le goût immodéré de Gérémy Crédeville pour le trash. Et il en balance des images qui claquent à la gueule comme le coup du pirate. Un coup qui va rester dans les annales du one man show.
Le Nord Pas de Calais n’est pas en reste et reçoit des trombes, la carte postale prend définitivement l’eau.

Et rien n’échappe au garçon, de l’applaudissement « moustique »au pied d’un spectateur sur sa scène. Le chaleureux Théâtre des Blancs Manteaux se prend quelques scuds bien relevés alors que le régisseur agonise de ceux qui lui sont destinés.

Et pour autant, en sortant, aucune envie de casser la gueule de G sur le trottoir, ni même de lui faire bouffer ses flyers gentiment tendus.
Le charme opère progressivement. Il faut dire qu’il a un autre talent qui emporte immanquablement le public : son indéniable qualité de composition musicale.

BONUS : il est tellement bogosse qu’on la confondu à une soirée VIP avec un Dieu du Stade ! #histoirevraie

Gérémy Crédeville
Parfait et encore je suis modeste ! 

du jeudi au samedi à 20h00

jusqu’à mars 2018

au Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 PARIS

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Ramsès II aux Bouffes Parisiens : facétieux Sébastien Thiéry !

Sébastien Thiéry frappe un nouveau coup avec une situation rocambolesque, un gros lot de quiproquos et de l’humour décalé. Ramsès II à l’affiche des Bouffes Parisiens ne laisse pas indifférent. Cette création peut aussi bien surprendre que déconcerter, faire rire qu’irriter.

Ramses II

Ramsès II quelle folie ! 

Si l’on accepte le deal de se faire surprendre, de retrouver l’écriture particulière de Sébastien Thiéry – celle qui nous avait autant enthousiasmé que touché avec Momo  -, il y a de fortes chances de passer une bonne soirée aux Bouffes Parisiens.

On ne comprend pas tout de suite que c’est le gendre Matthieu qui rend visite à ses beaux-parents, Jean et Elisabeth. La discussion est un peu décousue puis arrive le sujet essentiel : « où est Bénédicte ?« 

Interrogation légitime des parents. Matthieu manque de précision, noie le poisson, répond à côté, oublie même l’accident de son beau-père désormais en fauteuil roulant. 

Ramses II

Le doute s’installe dans le cerveau des parents. Jean est plus véhément, violent, vulgaire que sa femme. La tension est palpable. 

François Berléand a eu droit à un traitement tout particulier, lié à son âge. C’est lui-même qui nous l’a confié après la représentation. Alors en tournée avec Thiery pour Momo, le comédien est consterné de recevoir autant de mails de propositions d’équipements spécifiques pour les plus de 60 ans. L’auteur lui promet de l’équiper d’un siège remonte escaliers pour sa prochaine pièce. 

Ramses II

Le résultat, Berléand est en fauteuil roulant mais son jeu ne perd rien en intensité face à un Elmosnino démoniaque. 

L’affrontement des deux hommes réserve des séquences décalées, improbables, surprenantes, jusqu’à la dernière, intense.

Confidences en coulisses 

Eric Elmosnino avoue avoir été surpris par le « premier degré du public, très réactif. C’est assez beau à voir. Il y a des réactions d’enfants. On est dans le temps présent. »

La pièce a volontairement un titre improbable. François Berléand nous confirme qu’il n’est pas nécessaire d’y trouver un sens : « Thiéry a cherché le titre le plus absurde ! » 

Ramses II


Bonus
: applaudir ou non l’entrée en scène de Berléand ? Habituellement, le public reste silencieux. Mais le soir de notre venue, il y a eu des claquements de mains, surprenant le comédien qui n’a pu s’empêcher de rire. Quelques minutes avant le sujet avait été abordé entre les comédiens, en coulisses.

Ramses II

Ramsès II

de Sébastien Thiéry
Mise en scène : Stéphane Hillel
avec : François Berléand, Eric Elmosnino, Evelyne Buyle, Elise Diamant

aux Bouffes Parisiens
4 rue Monsigny
75002 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinées : le samedi à 16h30 et dimanche à 15h

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La Perruche @ Théâtre de Paris : un vrai bonheur

Au Théâtre de Paris, Audrey Schebat nous embarque pour une soirée entre rires, révélations et vérités frontales. L’auteure metteure en scène de La Perruche ausculte le couple avec une justesse rare. Il y a des mots qui troublent, d’autant plus quand ils font sens dans notre cœur. 

La Perruche

Il est probable de se reconnaître dans certains traits de caractère et dans cette histoire d’amour, comme toutes les autres (?).
Barbara Schulz et Arié Elmaleh forment un couple presque parfait : 20 ans de mariage, un train de vie enviable, une garde-robe maîtrisée avec style.
Ce soir, ils reçoivent un couple d’amis, qui se fera attendre.

L’absence des uns va être le déclencheur d’un échange aussi intense, cash que révélateur.

Difficile aussi de ne pas reconnaître une situation contée par un.e ami.e, de ne pas nous retrouver dans notre incapacité à ré-accorder la mélodie de l’amour. Et surtout dans cette histoire : « il y a pleins de secrets dans cette pièce, de tiroirs » comme le dit Barbara Schulz, lors de notre rencontre.

La Perruche

Même s’il est question de séparation, cette pièce fait un bien fou car il y a toujours des saillies drôles qui viennent dédramatiser tout ce qui arrive.
L’écriture est excellente, palpitante provocante parfois aussi.

Audrey Schebat confie après la représentation : « j’ai mis un an et demi à écrire cette pièce. Au début, mes personnages ne voulaient que rire. Je me suis battue pour qu’ils s’affrontent. »

L’interprétation de Barbara Schulz et Arié Elmaleh est jouissive à souhait. Débutant dans la caricature puis laissant percevoir les aspérités, les motivations réelles. Un régal ! 

Bonus : le conseil d’Audrey à Arié pour son entrée en scène : « tu commences connard ! » Et le comédien de remarquer : «  plus je suis connard, plus les gens rient !« 

La Perruche

La Perruche
écrit et mis en scène d’Audrey Schebat
avec Barbara Schulz et Arié Elmaleh

du mardi au samedi à 19h
matinée le dimanche à 17h

au Théâtre de Paris
15, rue Blanche
75009 PARIS

Page officielle de la pièce : theatredeparis.com/spectacle/laperruche

La Perruche

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Requiem pour les artistes au TEC : audacieux et ténébreux !

Lors de la visite inaugurale du tout nouveau Théâtre Elizabeth Czerczuk ou TEC, l’esprit insufflé par la maîtresse des lieux nous avait impressionnés… L’initiation à son univers confidentiel se poursuit avec sa dernière création, Requiem pour les artistes. Ce « théâtre chorégraphique » nous mène d’un ballet funèbre à une apologie de la vie dans un style dont la beauté viscérale se trouve être à la fois saisissante et envoûtante.

Requiem pour les artistes

Une musique ardente et imperceptiblement inquiétante accueille un cortège de morts-vivants aux costumes et maquillages troublants de perfection. Ces pantins désarticulés aux valises trop lourdes entament une danse convulsive dont la vigueur et l’intensité semblent trouver leurs sources dans le désespoir qui les habitent.

La purification nécessaire aux défunts pour atteindre un état de grâce va alors se manifester sous la forme d’une transe exutoire. Avec les valises en allégorie, ils explorent le passé, se heurtent à lui et éventuellement tentent de le rectifier. Finalement, ils vont parcourir un chemin les ramenant à la vie. Telle une résurrection, les personnages réinvestissent leurs corps avec agilité et alacrité.

Requiem pour les artistes

La portée de ce spectacle est d’éveiller en chaque individu la conscience de sa propre condition. En effet, nous caressons tous l’espoir du bonheur. Mais lorsque celui-ci nous échappe, il ne reste plus que l’angoisse… L’aspect dramatique et funeste  qui nous est présenté a pour but d’éveiller en nous une catharsis.

Elizabeth Czerczuk sait guider sa troupe de façon à ce que l’individualité de chacun magnifie l’ensemble de cet art vivant. C’est assez époustouflant de voir à quel point les comédiens sont animés. Ils rendent chaque représentation unique car ils n’interprètent pas une chorégraphie, ils la vivent avec ferveur et passion.

Mention spéciale à l’accompagnement musical et visuel tout à fait remarquable !

Une chose est sûre, l’empreinte insolite et unique d’Elizabeth Czerczuk ne vous laissera pas indifférent…

by Jean-Philippe

Requiem pour les artistes

Requiem pour les artistes

Mise en scène et chorégraphie : Elizabeth Czerczuk
Musique originale : Sergio Gruz, Julian Julien
Chant : Erik Karol
Scénographie, décors : Joseph Kruzel
Costumes : Joanna Sroka Jasko
Régie Son, Lumières : Tsiresy Begana, Adrien Colomb
Avec : Marie Chéreau, Laurence Crémoux-Colson, Szandra Deáki, Angela Diana, Aurélie Gascuel, Roland Girault, Valentina Gonzales Salgado, Yvan Gradis, Marie-Cécile Gueguen, France Hervé, Erik Karol, Yann Lemo, Barbara Orzelowska, Chantal Pavese, Sarah Pierret, Coralie Prosper, Zbigniew Rola, Elzbieta Rosa Desbois, Elzbieta Swiatkowska, Roxy R.Théobald, Miguel Angel Torres Chavez, Özge Pelin Tüfekçi, Julien Villacampa Boya Saura.

jusqu’au 2 décembre 2017

Les jeudi, vendredi et samedi à 20h30

Théâtre Elizabeth Czerczuk
20 rue Marsoulan
75012 Paris

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