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Gentleman cambrioleur de Gamescape : un vol parfaitement maitrisé

L’équipe d’USofParis est partie à l’aventure chez Gamescape. Transformés en Gentleman cambrioleur, on a tenté d’éviter les chausse-trappes mises sur notre chemin par l’as des as du cambriolage : Arsène Lupin. A nous de dérober son secret le plus précieux.
Nous nous sommes frottés avec enthousiasme à ce nouvel escape game !

 

L’objectif est simple : dérober une lettre pour le compte de la comtesse Cagliostro. Celle-ci nous conduira au trésor des rois de France. Et si la mission est couronnée de succès, nous toucherons notre part. Mais Arsène Lupin aime compliquer la tâche.

Gentleman cambrioleur

Gentleman cambrioleur : un univers mixte

Avec notre capeline et notre canne à la main, l’entrée dans la salle fleur bon l’ambiance début 20e siècle. Direct, nous fonçons sur les détails évidents.
« Ça commence comme un escape classique, avec la fouille, chercher, mettre la pièce en désordre«  confirme Alexandre.

Alors, oui, la pièce on la retourne, on farfouille dans tous les recoins. On trouve des indices, mais aussi des mécanismes obscurs. Et en cinq minutes, des interrogations surgissent. Tant de choses à faire et le temps qui défile.
Au téléphone, notre complice nous aide à avancer. Il nous aiguille afin de suivre la bonne piste. Mais au final pas tant que cela.

Gentleman cambrioleur

« On se retrouve face à un ensemble de mécaniques à la fois intrigant et stimulant », Alexandre

Car, oui cette pièce mécaniquement simple dévoile, au fur et à mesure, des engrenages plus complexes.
Et il faut être attentif à tout pour arriver à combler notre commandataire, à défaut de passer à côté du but final.
Et on y est presque parvenu. Il a fallu composer avec notre léger manque d’attention et d’écoute. 😉

Notre avis : « On ne s’ennuie pas ! « 

Et c’est déjà un bon point pour une salle d’escape game.
« Il y a une approche différente par rapport aux autres escape games. La recherche d’indices est différente.«  pour Jean-Philippe.
« Notre mission n’est pas forcément claire mais à aucun moment on ne s’ennuie. Il y a toujours moyen que personne ne se fâche chier. »

Gentleman cambrioleur

D’ailleurs Emmanuel le confirme. « C’est un bon jeu d’équipe : tout se fait à plusieurs, au moins à 2. C’est cool de pouvoir se séparer pour résoudre des énigmes en même temps. » Et sans cela, on reste sur le carreau. Une bonne cohésion d’équipe est nécessaire.

« Une fois résolues, les énigmes semblent évidentes. C’est assez intuitif !«  constate Caroline. « Tout était cohérent. »
Et c’est aussi ce que l’on attend d’un escape game : aller de bout en bout sans que ce soit rocambolesque.

Gentleman cambrioleur

 

Et Alexandre donne une mention toute particulière pour cette salle.
« On croit deviner qu’il va se passer certaines choses, mais en fait la résolution de l’énigme va avoir d’autres incidences. J’ai vraiment été bluffé par certaines évolutions du décor. » Une apparence simple peut souvent cacher des énigmes plus technologiques.

Gentleman cambrioleur n’est pas une salle pour les novices des jeux d’évasion. Les pièges et les mécaniques combleront de plaisir les voleurs les plus aguerris.
Et même dans la défaite, on a pris notre pied.


Gamescape
17 rue de la pierre levée
75011 Paris

Gentleman cambrioleur de 3 à 5 joueurs

Et pour d’autres aventures, tentez Le cachot de la bastille, Entretien avec Gustave Eiffel ou Société Secrète

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Comme en 14 : doutes et espoirs des femmes de l’ombre

Comme en 14 c’est la guerre qui bouleverse les vies, les déchire mais aussi qui réunit des hommes et des femmes qui ne se seraient jamais rencontrés autrement.
C’est donc aussi l’espoir, l’inattendu.
Au Théâtre La Bruyère, nous sommes transportés dans un hôpital militaire de fortune tenu par des femmes volontaires et bénévoles.
L’interprétation est parfaite.

Comme en 14

Comme en 14 est un portrait humain et bienveillant de femmes de l’ombre. La piècenous fait rencontrer quatre femmes toutes touchées par la folie de la guerre. Marguerite, l’infirmière en chef, semble trouver un sens à sa vie en étant au chevet des malades et des mourants.
Suzy est pacifiste, elle veut en finir avec la guerre et son injustice.
Alors que Louise a le cœur qui bat pour Georges son futur mari qui est sur le front.
La comtesse, elle, affronte l’adversité : après la mort de son mari, l’infirmité de son fils blessé à la guerre.
Le second fils de cette celle-ci est resté lui car pas du tout apte à combattre.

L’équilibre de cet hôpital est précaire. C’est l’urgence qui prime, elle impose à ces femmes de devoir s’adapter à toutes situations. Quand elles se retrouvent autour du poêle qui chauffe, la vie reprend son cours, il est possible de rire, d’espérer à nouveau. Mais le rappel à la dure réalité des malades en souffrance interrompt régulièrement les échanges.

Comme en 14

La force de cette pièce de Dany Laurent est d’arriver à unir ces quatre figures de femmes que tout semble opposer. Elles ont une capacité de résilience qui touche, un sens du devoir et une disponibilité qui impressionnent.

Sur scène, Marie Vincent, Virginie Lemoine, Ariane Brousse, Katia Miran sont ces femmes courages que la vie n’a pas épargnées.
Mention spéciale à Axel Huet qui est impressionnant en jeune homme souffrant de handicap.

Comme en 14

Comme en 14

une pièce de Dany Laurent
mise en scène : Yves Pignot
Avec Marie Vincent, Virginie Lemoine, Arianne Brousse, Katia Miran, Axel Huet

au Théâtre la Bruyère
5 rue la Bruyère
75009 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinée samedi à 15h30

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Oser gagner votre vie sans la perdre : rêver et enfin se révéler

Odile Crouïgneau a le don d’enchanter sa vie et la vie de celles et ceux qu’elle croise et avec qui elle partage sa méthode JOA.
Se rendant compte que sa vie pro ne la rendait pas heureuse – après de nombreuses années de bons et loyaux services dans de belles boites -, elle se reprend en mains.
Le spectacle Oser gagner votre vie sans la perdre revient sur cette aventure et la révélation : poursuivre ses rêves est étonnamment une source de bienfaits durable et vitale !
Cette cure d’optimisme et de bienveillance fait un bien fou. 

Et j’avoue : je suis bien décidé à mettre à profit tous les bons conseils de l’adorable Odile. Car oui, à mon tour, je prévois de changer de vie.

Oser gagner votre vie sans la perdre

Oser être soi, oser rêver

Odile assume tout : la baguette de fée, la paire de lunettes cœur, faire parler son monstre intérieur…
On croirait voir une délicieuse quadra ingénue mais ne nous y trompons pas : Odile est une joueuse rêveuse ! Elle peut tout faire, avec bonhomie et sincérité.

Et elle assume aussi, en public avoir été ce « bug vivant », totalement bloqué malgré 15 ans de psychanalyse et des formations multiples. Sa révolution-révélation ? Une formation de coach !

Elle se rend compte de son erreur majeure : « avoir écrasé le fichier rêve. » En effet, enfant, Odile aimait chanter. Mais la question de l’intérêt réel du chant la forçait à se ressaisir.
Alors pour être enfin heureuse, elle invente son propre métier : artiste coach entrepreneure. C’est audacieux et surtout ça marche !

Oser gagner votre vie sans la perdre

Transformation des spectateurs

Le parcours d’Odile et ses chansons inspirent les spectateurs-participants d’Oser gagner votre vie sans la perdre.
C’est le cas de cette Française de Los Angeles qui partagera « son premier pas » : s’inscrire à une formation de méditation de pleine conscience. Depuis elle a changé de vie.
Alors qu’une autre jeune femme osera enfin prendre la parole en public devant son amoureux sidéré. Il y a aussi ce lycéen qui a compris quelle valeur tirer de ses échecs successifs en maths.
Enfin, cette cadre à plein temps qui rêvait de chats et de Canada. Après le passage d’Odile, elle choisira le mi-temps et rencontrera une illustratrice canadienne avec qui elle créera une BD sur les chats. Complètement fou !

Le meilleur enseignement d’Odile est de se reconnecter à ses rêves, de révéler ses fêlures et d’oser tout tenter. L’échec faisant partie de l’aventure folle de notre nouvelle vie, celle qui est ancrée en nous depuis de très nombreuses années. « Il faut plus d’artistes, il y a trop de robots ! »

Vous en avez assez de votre boulot peu créatif mais vous ne savez pas comment rebondir ? Vous avez 40 ans, des rêves irréalisés plein la tête ? L’appel de la nature s’impose ? Mais vous avez peur de vous retrouver sans ressource en réalisant vos rêves ?
Foncez voir Odile Crouïgneau, elle sera la fée dont vous avez besoin. Elle est capable vous révéler enfin à vous-même.

By Alexandre Oser gagner votre vie sans la perdre

Oser gagner votre vie sans la perdre

un spectacle-conférence musical écrit et interprété par
Odile Crouïgneau

le samedi 16 février et le samedi 23 mars 2018 à 14h30

au Théâtre de la Contrescarpe
5, rue Blainville
75005 PARIS 

LE LIVRE : Oser gagner votre vie sans la perdre
Sortie le 8 mars 2019

Site officiel d’Odile : hellebore-conseil.com 

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Deux Fils : Félix Moati & Mathieu Capella impressionnent

Félix Moati est un acteur comblé qui a déjà de très beaux rôles à 28 ans (A trois on y va, Gaspard va au mariage) et une participation au dernier film de Wes Anderson.
Deux Fils est son premier film rendu possible par la participation de son ami et double de cinéma : Vincent Lacoste.
Le jeune réalisateur surprend par sa maîtrise et par ce récit porté par un élégant casting.

Deux Fils

Paumés de père en frères

Alors sont-ils réellement tous paumés ces hommes ? Deux Fils c’est d’abord un père, Joseph, qui perd son frère et qui change de braquet professionnel. Il vit avec Joachim et Ivan, ses fils.
Chacun tente tant bien que mal de comprendre l’autre, les deux autres, dans cette famille sans figure maternelle.
Ivan, le plus jeune, semble être celui qui est le plus sensé. Mais il se met à boire et son idéal amoureux semble inaccessible.
Son frère, Joachim, est l’ombre de lui-même, masquant ses échecs universitaires et sentimentaux.

L’équilibre est précaire. Toutefois, l’attention que chacun porte aux deux autres est touchante. Entre ces trois hommes, ça vibre malgré les difficultés. Ça palpite même.
Il y a de l’humour mais jamais au dépend des personnages.

Deux Fils
Rencontre projo privée Ciné +

Une légende, une révélation

Félix Moati voulait « un acteur dont la légende déborde » pour jouer le rôle du père. Benoit Poelvoorde avec qui il a pataugé dans Le Grand Bain de Gilles Lelouche était parfait : « Benoît protège de son aura comique. »
Lors de la projo privée Ciné +, le jeune réalisateur nous décrit le comédien bien éloigné de sa réputation : « Benoît n’est pas ingérable. Il aime jouer, vraiment. Il aime être dirigé. C’est quelqu’un de très élégant, qui aime se mettre en retrait. »

Deux Fils

La révélation du film Mathieu Capella, 14 ans au compteur, qui incarne Ivan a un regard impressionnant !
Félix Moati a choisi Mathieu parmi 450 jeunes castés. « Mathieu était ouvert aux autres. Comme Vincent Lacoste, il est très juste. Il dit les mots avec une sorte de distance. »
Et le plus amusant, le jeune interprète ne se destine pas à devenir acteur alors qu’il a déjà un agent. Il veut être chef opérateur.

Deux Fils est un premier film gracieux, unique, avec des figures d’hommes attachantes.

Deux fils

Deux Fils

un film de Félix Moati
scénario : Félix Moati avec la collaboration de Florence Seyvos
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs DemoustierNoémie Lvovsky, India Hair et Patrick d’Assumçao.

Sortie le 13 février 2019

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Une intime conviction : un polar judiciaire palpitant

Ce lundi, première projection publique d’Une intime conviction, film d’Antoine Raimbault sur l’affaire Viguier.
Quelques minutes avant que la salle tombe dans le noir, la voix de stentor d’Eric Dupond-Moretti, campé par Olivier Gourmet, retentit lorsqu’il prend place, non loin de son double cinématographique. Des frissons ! 

Une intime conviction est l’histoire de Nora qui prend à bras le corps le soutien à Jacques Viguier. Acquitté en première instance lors d’un procès d’assises pour le meurtre de sa femme, il doit comparaitre à nouveau, suite l’appel du parquet. Nora, sûre de son innocence, fait appelle à l’avocat Eric Dupond-Moretti pour assurer sa défense. Elle sera embarquée dans les tumultes de ce deuxième opus juridique.

Une intime conviction

Des acteurs magistraux pour un film passionnant

Oui, ce film nous emporte, nous transporte dans cette histoire folle.
Tout est filmé avec brio. Tout est découpé au cordeau. Les scènes de procès sont happantes. Impossible de résister à la passion qu’à déclencher ce procès et à l’enjeu pour l’accusé.

D’ailleurs cet accusé, Jacques viguier, mutique car bipolaire  est interprété avec retenu par Laurent Lucas, parfaitement impassible. Nora, l’enquêtrice besogneuse et amateure, Marina Foïs lumineuse et convaincante, glisse petit à petit dans l’exagération de ses convictions. Et le brillant Olivier Gourmet qui, dans le rôle de l’avocat Éric Dupond-Moretti, en impose tout du long. Sa stature et sa voix donnent des frissons au cours de la plaidoirie finale.  A l’instar certainement du vrai avocat dans un prétoire.

Une intime conviction

« C’est une affaire singulière, un procès pour meurtre sans cadavre et sans preuve. C’est un peu un fiasco judiciaire ! » Antoine Raimbault, réalisateur et scénariste.

« Tout ce qui est de l’affaire est vraie ! »

C’est le réalisateur qui l’affirme. Et pour être franc, on ne le savait pas être si proche des protagonistes dans cette affaire.

Une intime conviction
« J’ai assisté au premier procès {en 2008}. Et j’ai rencontré Jacques Viguier et sa famille. Un lien s’est créé avec eux. »
A l’annonce du second procès en assises, c’est lui qui contacte Éric Dupond-Moretti. Ce qui donnera une première facette au personnage de Nora. « Mais mon point commun avec Nora s’arrête là » conclut-il.
« C’était aussi mon premier procès d’assises. Rapidement, je tombe du banc en me rendant compte que je ne connais pas la procédure française. On connaît mieux la procédure accusatoire aux États-Unis, par les films, les séries. Peu de films parlent de la justice française. »

Maître Dupond-Moretti

Olivier Gourmet est fabuleux dans le rôle de l’avocat aux 146 acquittements.
Mais il a dû louvoyer entre réalité et fiction. Même si le réalisateur a « créé un Dupond-Moretti de cinéma« , libre de contrôle du maître du barreau.

« J’ai eu la chance de pouvoir le suivre durant deux jours et demi.
On dînait le soir ensemble, je lui demandais son ressenti, ses impressions. Mais à cause de nos emplois du temps, je ne l’ai jamais vu plaider. »
« On a une ossature un peu commune. Et la robe aide à imposer le personnage. J’ai fait une espèce de copier-coller, une sorte de halo, d’aura de Dupond-Moretti. » confie l’acteur.

Une intime conviction

Mais malgré tout, l’acteur a su toucher à la quintessence orale de l’avocat dans la joute oratoire finale. Une gageure.
« Je me suis appuyé sur son bon sens qui parle au gens. Il ne tourne pas en rond durant 3 h. Il va droit au but. »

Une intime conviction

Une prestation saluée par ténor du barreau lui-même présent dans la salle : « J’admire la prestation d’Olivier Gourmet. Je reconnais mes mots mais il en a fait quelque chose à lui. »

Éric Dupond-Moretti lancera aussi « Depuis 12 hommes en colère, je n’ai jamais vu de film aussi bon. C’est vraiment l’apologie du doute ! »

On reste ébahi par Olivier Gourmet et on soutient une Marina Foïs fébrile et passionnée.
Un film à ne manquer sous aucun prétexte.

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Une intime conviction

Une intime conviction

un film d’Antoine Raimboult
Avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, Jean Benguigui.

en salle le 6 février 2019

Pour en savoir plus sur l’Affaire Viguier :
Écoutez le podcast de Christophe Hondelatte sur le site d’Europe 1
Revoyez le Spécial Investigation : Affaire Viguier, dans l’intimité du procès

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Huit euros de l’heure : un couple, une femme de ménage, l’angoisse

L’auteur turbulent, Sébastien Thiéry, nous comble avec son art du surréalisme, de l’absurde.
Huit euros de l’heure est une pièce inventive qui a le don de bousculer avec brio les rapports humains.
Valérie Bonneton et Dany Boon forment un couple sous tension. Et ils vont très vite découvrir le lien troublant qui les unit à leur femme de ménage.
Jouissif !

Sébastien Thiéry nous embarque dans l’appartement d’un couple de nantis. Jacques est cadre sup ++, Laurence est archi d’intérieur.
Cette dernière réalise que sa femme de ménage, Rosa, porte une minerve comme elle. Et aussi qu’elles ont toutes deux perdu leur téléphone portable au cours de la matinée.
Les similitudes sont surprenantes. Tension et angoisse commencent à poindre.

Le couple doit se rendre à l’évidence : ce qui arrive à sa femme de ménage lui tombe dessus ensuite. Est-ce de la sorcellerie ? Un châtiment ? La panique est palpable.

Huit euros de l'heure

Valérie Bonneton campe Laurence à la fois déboussolée et lucide quant à l’évidence de la situation. Elle va se démener pour faire prendre conscience son mari, Dany Boon, qui aimerait rester incrédule.

Les deux comédiens sont excellents, pris entre de multiples tensions : hystérie, panique, doute, fatalisme…

Face à eux, Rosa, à l’accent espagnol parfait, ne manque pas de piquant. L’interprète est made in Spain. Et c’est un vrai plaisir pour le public qui est souvent habitué à des accents approximatifs qui ne tiennent pas la longueur de la pièce.

Huit euros de l’heure révèle nos failles, mais aussi notre sidérante capacité à accepter parfois les incohérences, les paradoxes qui s’offrent à nous.

Huit euros de l'heure

Huit euros de l’heure
pièce de Sébastien Thiéry
mise en scène Stéphane Hillel 

avec Valérie Bonneton, Dany Boon, Jorge Calvo, Antonio Ruil 

jusqu’au 31 mars 2019

au Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg
75010 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinées : samedi et dimanche à 16h

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La Moustâche : comédie survoltée au Splendid

Au Splendid, un scénario catastrophe se joue dans la vie de Sylvain simplement à cause d’une moustache. Mais pas n’importe laquelle non plus !
Quiproquos à gogo, gags, portes qui claquent – dont celle du congélo – coups, un peu de sang. La pièce La Moustâche, comédie réjouissante, brille par son rythme soutenu d’un bout à l’autre.

La Moustache

La pièce adaptée d’un sketch

Ce n’est pas si courant qu’un sketch télé soit étiré pour en faire une pièce.
Mais il faut admettre que l’idée était trop brillante pour ne pas lui donner une longue et belle vie sur une scène de théâtre.
La Moustâche dézingue à merveille la rencontre la plus délicate, voire tendue d’une vie : celle d’un gendre avec son futur beau-père.
Une panne d’électricité, une moustache mal taillée et c’est l’avalanche d’incidents les plus fâcheux qui  déboule. Sacha Judaszko et Fabrice Donnio ont le don pour jouer avec les doubles sens, les situations embarrassantes et le rythme des vannes.

La Moustache

Un rôle en or pour Arnaud Gidoin

Non que l’on doutait des talents de comédien d’Arnaud Gidoin. Mais dans La Moustâche, le comédien trouve tous les moyens de nous bluffer. Il est presque de toutes les scènes, infatigable. Toute l’attention est concentrée sur lui et il sait diablement en jouer.
Alors que le postulat de départ présente un homme effacé pour l’ensemble de son entourage – petite amie, ami et gardien – ce nouvel élément physique et inhabituel va venir tout bouleverser et contrarier sa petite vie « calme ».
Se révélera-t-il à lui-même ? En tout cas, les apparences peuvent révéler des traits de personnalité insoupçonnés.

A ses côtés, Joy Ester à la fois amoureuse, délicate mais qui a tendance à porter la culotte. Fabrice Donnio se tape l’incruste en caleçon avec brio, on ne peut pas espérer de pote plus relou.
Le concierge campé par Sacha Judaszko est collant et indélicat. Enfin, Daniel-Jean Colloredo est un patriarche surprenant, aussi excessif, imprévisible que redoutable.

 

La Moustâche 

de Sacha Judaszko et Fabrice Donnio
mise en scène : Jean-Luc Moreau
avec : Daniel-Jean Colloredo, Fabrice Donnio, Joy Ester, Arnaud Gidoin, Sacha Judaszko ou Matthieu Burnel 

du mardi au samedi à 21h
matinées les samedi à 17h et dimanche à 15h

Le Splendid
48 rue du Faubourg Saint Martin
75010 PARIS

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Claudia Tagbo – Lucky girl dernière à Mogador le 9 avril

Claudia Tagbo termine sa folle tournée avec Lucky, un spectacle rythmé qui allie poésie, sketch, stand-up, danse et chant. L’humoriste renouvelle le genre du spectacle comique qui se résume trop souvent à un enchaînement de sketchs.
Save the date de la dernière au Théâtre Mogador, le mardi 9 avril 2019. 

Claudia Tagbo

Lucky you!

L’entrée sur scène n’est pas hystérique comme les stars de l’humour nous habituent à chacune de leur prestation. Claudia Tagbo débute avec une bande-musicale efficace. Un détail qui a son importance : elle est assise.
On commence à envisager le pire, se dire que l’on aurait dû rester chez nous. 

Claudia est, en fait, une vraie joueuse, démoniaque, qui aime chahuter son public, le piéger et lui faire perdre ses repères. Sa performance est brillante, elle peut aussi bien hurler, que parler en douceur, feindre le détachement qu’exiger une participation très active des spectateurs. Rien ne lui échappe et n’hésite pas à relever certaines réactions spontanées de spectateurs. Poilant ! 

Et au final, on se prend à rire de son enfance dans une famille nombreuse, de la  géniale non-chalance de son père, de son choix de ne pas faire d’enfant ou encore de l’utilisation d’une serviette de bain à la sortie de douche.

Le duo qu’elle forme avec son musicien est un vrai plus pour insuffler un supplément de rythme à une performance intelligente.

Claudia Tagbo
Lucky

la dernière 

le mardi 9 avril 2019

au Théâtre Mogador
25 rue de Mogador
75009 PARIS

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My beautiful boy : portrait d’un père déchiré

My beautiful boy est l’histoire forte et vraie d’une relation père/fils qui se délite à cause de l’addiction aux drogues.
Steve Carell est ce père déchiré par la descente aux enfers de l’être le plus cher qu’il a vu naître. Timothée Chalamet incarne un fils en fin d’adolescence malmené par sa part la plus noire.
My beautiful boy montre combien un enfant peut apporter de la joie à ses parents mais aussi être la source d’une infatigable angoisse vissée à jamais au corps de ceux-ci.

My beautiful boy commence par une série de flash-back montrant l’union d’un père et de son fils à différents âges. Ils font écho à la réalité plus dure, celle d’un ado brillant et aussi torturé qui a débuté une relation continue avec la drogue.

My beautiful boy

Un duo d’acteurs bouleversant

Steve Carell est étonnant. Loin de ses rôles potaches, le comédien américain prouve qu’il est capable de tout.
Il incarne un père fou d’amour pour son fils, doux, patient et aussi totalement perdu face à ce drame qui se joue devant lui.
Steve Carell est cet homme blessé, déchiré, fragilisé et malgré tout combatif.

My beautiful boy

Timothée Chalamet, en peu de films, montre une palette de jeu assez incroyable. Il est à la fois ce fils léger, créatif, torturé et malade de son addiction.

Avec My beautiful boy, le réalisateur Felix Van Groeningen n’épargne pas les spectateurs. Ça rend le film encore plus juste et essentiel.

Bonus : joie de retrouver Maura Tierney , comédienne de la série The Affair.

My beautiful boy

My beautiful boy

de Felix Van Groeningen
avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney, Amy Ryan

au cinéma le 6 février

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GLASS, inattendu dénouement de la trilogie M. Night Shyamalan

Depuis la fin du film Split, on attendait qu’une chose : la rencontre entre David Dunn (Bruce Willis) et La Bête (James McAvoy). C’est ce que nous offre M. Night Shyamalan avec le début du film Glass.
Un affrontement qui prend fin un peu trop rapidement puisque la police intervient, capture les deux rivaux et les enferme dans un asile psychiatrique. C’est d’ailleurs dans ce même asile qu’est enfermé Elijah Price (Samuel L. Jackson).

C’est ici que l’action principale du film va se dérouler, puisque les trois protagonistes vont rencontrer une psy (Sarah Paulson) qui a pour mission de les soigner. Elle part du principe que les super-héros n’existent pas, qu’ils se sont persuadés de l’être et qu’ils pensent avoir des pouvoirs incroyables alors qu’il n’en est rien. Ce serait le monde qui nous entoure, les gens que l’on rencontre, ce que l’on nous dit qui nous persuade que cela existe.
Glass est donc la clef de cette trilogie créée par M. Night Shyamalan. Mais il ne faut pas oublier que le twist est un élément phare des films du réalisateur…

Glass

3 bonnes raisons d’aller voir Glass

Retrouver Bruce Willis dans le rôle de David Dunn.

20 ans après la sortie du film Incassable, nous retrouvons Bruce Willis dans le rôle de David Dunn, seul survivant lors d’une explosion de train. 
Dans Glass, David Dunn est désormais un justicier. Avec l’aide de son fils Joseph – joué par Spencer Treat Clark, le même acteur qu’à l’époque, il protège les habitants de Philadelphie qui l’ont surnommé le Surveillant. Même s’il a le statut de héros, il est controversé et activement recherché par la police. Malgré tout, il s’est donné pour mission de retrouver Kevin Wendle Crumb, qui continue de kidnapper des adolescentes pour nourrir La Bête.
Bruce Willis est toujours aussi charismatique dans ce rôle de super-héros, il parle peu mais il en impose.

Glass

Le génie de M. Night Shyamalan

On ne cache pas notre plaisir de retrouver le réalisateur américain. Incassable, Sixième Sens, The Thing, Split…, il est le maître du thriller et du twist par excellence. C’est d’ailleurs à la fin de Split qu’il nous surprend encore. M. Night Shyamalan y avait glissé un caméo. On y voyait David Dunn dans un diner en train de regarder les news ayant pour sujet La Bête. Et c’est là tout l’art de ce réalisateur ! Quel effet de surprise ! Incassable et Split sont liés.

« On a voulu avec Split faire un thriller qui fonctionne tout seul. Séparément du reste. J’ai demandé à Disney d’utiliser le personnage d’Incassable à la fin de Split et ils m’ont donné l’autorisation. Ce OK de Disney nous a permi de penser à la suite. Mais avant la sortie de Split, je n’avais pas écrit Glass, car je m’étais dit que s’il ne marchait pas ce ne serait pas la peine de donner la suite. »

Le réalisateur dévoilera également lors d’une interview que le personnage de Kevin Wendle Crumb devait apparaître dans Incassable mais que finalement il l’a retiré du scénario pour ne pas créer de déséquilibre.
De deux films complètement différents, à l’histoire et à l’intrigue qui n’ont rien à voir les unes avec les autres, il crée un troisième récit réunissant ces trois personnages formant ainsi sa trilogie.

« J’aime les films imparfaits, les films incompris qui laissent le public lorsqu’il sort de la salle terminer l’histoire par lui-même. Beaucoup de films que j’aime fonctionnent comme ça et c’est comme ça que j’aime faire des films. »

Glass La performance de James McAvoy

Split a confirmé les talents d’acteur exceptionnel de James McAvoy. En effet, il y tient le rôle de Kevin Wendle Crumb, un homme possédant 24 personnalités.

« Dans Split, c’était Patricia ma personnalité préférée, dans Glass c’est peut être Hedwig. Mais j’ai aussi un petit faible pour la personnalité qui raconte tout à la 3e personne, j’ai vraiment adoré la jouer ! »

A la fois terrifiant, complexe mais aussi fascinant, ce dernier est l’un des personnages les plus captivants du film. Le jeune homme doit en effet cohabiter avec Patricia, une femme bourgeoise, Barry, un créateur de mode, Hedwig, un enfant de 9 ans… 23 personnalités formant la horde au service de la 24e qui est la Bête.

« C’était plus difficile de jouer la Bête que Patricia. Le rôle de la Bête a été plus compliqué à trouver. Ce qui est dur avec ce type de personnage, c’est de surjouer. »

Le jeu d’acteur est juste fou, une véritable performance. On est totalement fan de James McAvoy.

La fin ?

M. Night Shyamalan nous l’a annoncé lors de la conférence de presse parisienne, Glass clot la trilogie.

« J’en ai fini avec ces personnages. Il faut que je passe à autre chose maintenant. »

Mais le réalisateur aime surprendre, donc qui sait ! 🙂

By Joan

Glass

Glass

film de M. Night Shyamalan
avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson, Sarah Paulson… 

sortie le 16 janvier 2019

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