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Château de Voltaire à Ferney : superbe rénovation pour indispensable visite

Rénovation complète du Château de Voltaire qui a été la dernière résidence de l’écrivain pendant 20 ans. Un cadre de vie devenu lieu de mémoire d’un penseur qui suscite toujours l’admiration, si ce n’est la passion, à travers les siècles et le globe. Un grand nombre d’Américains serait venu au cours des premières semaines après la réouverture du monument.
Accessible en bus depuis Genève, Ferney est une ville plus qu’accueillante, comme l’écrivain en son temps. 

Château de Voltaire Château de Voltaire

Voltaire en son château

Ma relation avec Voltaire fut finalement brève : Candide, les Lumières, la rivalité avec Jean-Jacques Rousseau.
Le redécouvrir à travers ce monument de la ville de Ferney a réveillé en moi mon intérêt pour l’auteur et l’homme qu’il a pu être. Et puis, une personnalité qui a comme particularité, entre autres, d’avoir refusé à son époque la visite d’un jeune compositeur en tournée européenne nommé Mozart, ça force le respect. 🙂

Qui sait que Voltaire avait appris à parler en rime ? Saviez-vous qu’il appréciait l’art de la controverse et qu’il traduira Shakespeare qu’il découvrit lors d’un voyage en Angleterre.

Château de Voltaire

La mise en espace du Château de Voltaire révèle l’influence que Voltaire avait sur le monde : accueillant nombre d’invités venus le rencontrer ou lui demandant de l’aide.
C’est aussi l’évocation de son écriture qui est mise en avant. L’écrivain a sans cesse enrichi ses écrits, annotant, rajoutant des mots, des phrases dans ses livres pour les rééditions successives de ses écrits.
Le château a une vraie importance dans la biographie de son hôte. « Les plus grands combats de Voltaire ont été dirigés ici » comme nous le confirme l’administrateur du Château, François-Xavier Verger.

Et sa conception de la cité idéale en incitant les initiatives locales, en participant à l’essor de sa commune est née ici-même à Ferney.

Chateau de VoltaireChâteau de Voltaire

Château de Voltaire : heureuse rénovation

Ce qui est incroyable c’est la documentation qui a traversé les siècles : pland, maquette, échantillons de tissus, gravures, inventaire… Ces éléments ont permis de restituer ce qu’était le château à l’époque de Voltaire.
La rénovation n’a donc été que plus fidèle.
Bien sûr, la bibliothèque n’est plus – acquise pas l’impératrice Catherine II après la mort du « patriarche de Ferney« , elle se trouve à Saint-Petersbourg. Certains murs sont tombés, la chambre a changé de place mais l’évocation n’est pas fantaisiste pour autant.

La façade a retrouvé son éclat.

Le deuxième étage qui n’est pas accessible au public réserve de très belles pièces qui pourront accueillir chercheurs, étudiants, dans des conditions optimales.

Le jardin offre différents points de vue sur le monument tout en proposant un cadre paisible. Car il est bon de faire une pause avant ou après la visite, de prendre le temps de la contemplation.
Peut-être que l’inspiration de l’auteur viendra vous titiller l’esprit et qui sait révélera l’auteur qui sommeille en vous.

Une chose est certaine : l’attraction de ce beau décor sur ses visiteurs. Il ne fait aucun doute que j’y retournerai.

Château de Voltaire

BONUS : Voltaire s’était fait construire un tombeau, en forme de pyramide, accolé à une église. Son nom, sur la façade, est plus gros que celui de Dieu juste en-dessous.
Finalement, il ne séjournera pas dans cette dernière demeure. Ses restes seront transférés au Panthéon. Saviez-vous qu’il y est le plus ancien pensionnaire ?

Château de Voltaire

Château de Voltaire
Allée du Château
01210 Ferney-Voltaire
Tél. 04 50 40 53 21 

Ouvert tous les jours 
sauf le 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre

site officiel : www.chateau-ferney-voltaire.fr

Château de Voltaire

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Aurélien Mole, artiste et visiteur passionné du Château d’Oiron

Aurélien Mole est un artiste à la barbe qui change selon les saisons.
Dans le cadre de l’exposition Déclassement au Château d’Oiron, il a conçu une série de cartels aussi discrets que barrés pour réinventer les œuvres de cette collection unique en France.
Son brin d’humour et de surréalisme nous ont convaincu de la nécessité d’échanger avec lui.
Autre particularité, Aurélien Mole a une relation forte avec le Château d’Oiron qu’il a fréquenté jeune, en voisin, déterminant sa fibre artistique.

Aurélien Mole
selfie de l’artiste exclu pour UsofParis

Rencontre

UsofParis : Une image forte du Château d’Oiron ?

Aurélien Mole : Ma première visite à 17-18 ans a été marquante. Ça a été la découverte d’un lieu et de son influence sur les œuvres exposées. Il y a une vraie alchimie entre les œuvres et le lieu.Je me souviens du fait de pousser des portes, l’absence de gardien et donc la liberté de déambuler, d’explorer.
Ça a déterminé toute ma carrière. Aujourd’hui, je travaille autour du concept de l’exposition.

Quelle a été ta démarche pour cette œuvre in situ ?

C’est une pièce ancienne que j’ai faite à différents endroits (Villa Arson…). Quand Barbara Sirieix, la curatrice de l’exposition, m’a invité, elle a parlé de déclassement, le fait de ne pas toucher au Château. Il y avait en fait beaucoup de contraintes dans ce qu’elle proposait.
Et j’ai proposé de réactualiser cette pièce, Un cabinet d’amateur. C’est une façon d’étirer les œuvres vers des dimensions fictionnelles.
Je ne fais pas d’œuvres autonomes. L’exposition est toujours importante. Mes cartels sont des sortes de collage par rapport à des œuvres déjà présentes et comment broder des fictions, comme une tapisserie.

Aurélien Mole

Aurélien Mole

Les cartels n’ont pas tous le même effet sur les visiteurs.

Il y a un rapport de vérification entre ce qui est écrit et l’œuvre.
Il y a une trentaine de cartels, certains vraiment très loufoques, d’autres se veulent explicatifs et aussi des ouvertures dans le fantastique.
Ça s’appelle Un Cabinet d’amateur en référence à Georges Perec mais ça s’inscrit vraiment dans l’idée de l’exposition de Jean-Hubert Martin – ancien Directeur artistique du château d’Oiron et conservateur général du patrimoine.

Comment écris-tu, face aux œuvres, sur place ?

Je connais bien les œuvres, je les avais en tête.
Mais, en général, je demande des photos, sans texte pour les autres lieux. Car les photos font sortir des points saillants de certaines pièces. Et c’est à partir de là que je peux commencer à broder des choses.
Je fais beaucoup de photographies d’expositions et je transforme les objets en image. Ainsi, je vois apparaître des choses dans les images qui ne se voient pas forcément dans les œuvres.

Joie d’Hélène Bertin

Connaissais-tu les autres artistes de Déclassement ?

Oui, je connaissais Hélène Bertin et Flora. Je les ai photographiées. En revanche, j’ai découvert l’Américain Tyler Corburn.
Barbara Sirieix a un commissariat très peu formaliste. Les propositions sont très différentes d’un artiste à un autre.
Mais il y a plein d’échos, on s’en rend compte à posteriori.
Et puis, le château influence énormément le travail de chacun.

De quel artiste serais-tu le plus proche ?

Plutôt de Tyler Corburn, qui a une démarche plus conceptuelle, comme moi. Même si j’accepte de produire des formes.
En fait, je suis un conceptuel défroqué ! 🙂

L’œuvre qui te touche le plus au sein de la collection du Château d’Oiron ?

C’est compliqué. Je les aime toutes.
Je passais beaucoup de temps dans la pièce de La Collection de Mama W. Ça ressemblait peu à ce que faisait Daniel Spoerri.
J’aime aussi la pièce de Claude Rutault pour sa radicalité. Je la trouve assez forte, dans sa volonté de disparaître complètement.
La pièce de Sol Lewitt est aussi très bien placée.

L’humour est-il nécessaire dans l’art ?

« Il faut de tout pour faire un monde… » comme la chanson du générique d’Arnold et Willy. 🙂
L’humour n’est pas nécessaire. Mais il est important d’avoir un bon mauvais goût. Et dans l’humour, il peut y avoir quelque chose de l’ordre du mauvais goût. Réussir à cultiver quelque chose de dissonant est important.
L’humour peut être dissonant.
Par exemple, j’adore William Wegman et Buster Keaton, c’est à la fois très drôle et poétique.

L’œuvre de ta vie est-elle déjà réalisée ?

Ça peut se dire rétrospectivement. Je vise quand même un temps très long.
J’aimerais être un bon vieil artiste. 🙂
Il y a des artistes qui donnent tout jusqu’à l’âge de 30 ans et après ils restent enfermés dans le carcan formel. Et puis, il y en a d’autres, parce que découverts tard ou qui se remettent en question, qui a 70 ans ont encore des choses à dire. Ils charrient tout un pan d’histoire.

Propos recueillis par Alexandre

Exposition Déclassement

au Château d’Oiron
10 Rue du Château
79100 Oiron

jusqu’au 30 septembre 20018

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Déclassement au Château d’Oiron : expo insolite et cosmopolite

Pour les 25 ans de sa collection atypique, le Château d’Oiron invite 10 artistes à dialoguer avec le monument et ses œuvres.
L’exposition Déclassement c’est 10 propositions artistiques inattendues, originales comme autant de questionnement sur la place du jeune artiste, la notion d’effacement, de recyclage et de l’irrévérence.
DéclassementDéclassement

Déclassement vs collection culte

La collection historique du Château d’Oiron en impose : Christian Boltanski, Annette Messager. Anne et Patrick Poirier, Pierre Huygue, Marina Abramovic….
Pas évident pour un jeune artiste de se frotter à autant d’icônes de l’art contemporain.
Sous l’impulsion de la curatrice, Barbara Sirieix, 10 artistes ont eu carte blanche pour des projets singuliers.

3 démarches nous ont particulièrement titillés.

Déclassement

Déclassement

Tyler Coburn, un Américain à Oiron

Les fausses pierres de l’Américain Tyler Coburn sont à la fois anecdotiques, irrévérencieuses et espiègles.
Quand on découvre celle accrochée sur un mur extérieur du château, Inherrent Vice, il y a comme une impression que l’œuvre fait partie intégrante du décor depuis des années, voire siècles. Cette excroissance va se dégrader avec le temps.
Alors que l’autre proposition, In perpetuity, dans le jardin du château, elle, devrait être éternelle et se reconstituer, après la pluie, grâce à une bacterie qui lui est propre. Fascinant.

Pour l’anecdote, les deux œuvres sont arrivées par un transporteur depuis les States et, bien sûr, une fois déballées, elles étaient cassées.
Ça n’a aucunement gêné l’artiste qui a trouvé que ça correspondait totalement à sa démarche. Les artistes nous surprendront toujours. 🙂

Aurélien Mole

Les cartels plein d’humour d’Aurélien Mole

Ces pointes d’humour qui ponctuent le parcours de visite sont discrètes mais efficaces. Les cartels d’Aurélien Mole – qui composent l’oeuvre Un Cabinet d’Amateur – poussent à la parenthèse heureuse, au clin d’œil avec le public et à des instants de décalage savoureux.
L’imagination de l’artiste est sans limite. Sa connaissance du Château d’Oiron également, car il l’a fréquenté assidument, en voisin. Son interview est en ligne.

Déclassement

Velours de Céline Vaché-Olivieri 

Poésie pure. Céline Vaché-Olivieri a accompagné l’objet qu’elle a souhaité scanné pour réaliser des impressions énigmatiques. Cet objet issu du Château d’Oiron apparait tout autre, impossible à identifier sur le rideau en velours blanc. On se prend à interpréter alors que la lumière du jour traverse l’oeuvre pour donner à voir les détails.
L’installation est sobre, délicate et purement esthétique, comme on aime aussi.

Déclassement

BONUS : Jay Tan, la conceptrice d’un gif de dizaines de portraits de Keanu Reeves a une passion débordante pour l’acteur canadien. Lors du vernissage, elle arborait une chemise avec le visage de l’acteur américain multiplié à l’infini. On adore !

Déclassement

Exposition Déclassement

avec Béatrice Balcou, Héléne Bertin, Tyler Coburn, Mathis Gasser, Moblier Peint, Aurélien Mole, Jay Tan, Céline Vaché Oliviert, France Vallicionni

jusqu’au 30 septembre 2018

au Château d’Oiron
10 Rue du Château
79100 Oiron

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Photo du mois #72 – Ding-Dong

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Marie  de choisir le sujet : Ding-Dong.

C’est au Château de Rambouillet récemment restauré que j’ai croisé cette petite merveille. Une horloge, discrète, posée sur une chemise dans un bureau éclatant de lumière. Un de ses détails m’a particulièrement frappé : cette femme ailée.

Horloge

 

Sous mon arbre, François le Niçois, Albane, Philisine Cave, Christophe, Nanouk, Jakline, FerdyPainD’épice, Bubble gones, Mirovinben, Cricriyom from Paris, BiGBuGS, Josette, Julia, Gilsoub, Lyonelk, Alexinparis, J’habite à Waterford, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Magouille, Lavandine83, PatteBlanche, Josiane, El Padawan, Céline in Paris, Blogoth67, Marie-Paule, Nicky, Pilisi, Eurydice, Giselle 43, DelphineF, Gine, Krn, Akaieric, Amartia, Danièle.B, Morgane Byloos Photography, Escribouillages, Renepaulhenry, Ventsetvoyages, écri’turbulente, Pat, La Tribu de Chacha, Lavandine, La Fille de l’Air, Aude, magda627, Mamysoren, Cara, Lilousoleil, Kellya, Betty, Xoliv’, Chiffons and Co, Tambour Major, Frédéric

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Château de Cheverny : l’escapade familiale idéale !

Inaltérable joyau de la Sologne depuis le 17ème siècle, Cheverny est aujourd’hui le deuxième château de la Loire le plus visité. La raison d’un tel engouement ? L’attrait insufflé par une famille ingénieuse et passionnée pour ce décor déjà exceptionnel. À travers une présentation autant ludique qu’instructive, enfants et plus grands (re)découvrent un lieu dont le présent compte tout autant que le passé.

Un patrimoine familial

Depuis plus de six siècles, le domaine de Cheverny a traversé les aléas de l’Histoire en restant dans la même famille. Aujourd’hui encore, le château est habité par le Marquis et la Marquise de Vibraye. C’est probablement de là que vient le charme si singulier de cet endroit.

L’intérieur nous fait découvrir l’ambiance chaude et feutrée de véritables lieux de vie aux styles variés. Le mobilier, les tapisseries et les œuvres d’art sont dans un état de conservation remarquable. De la salle à manger à la chambre du Roi en passant par la salle d’armes, c’est toute la quintessence de l’art de vivre à la française depuis 1634 qui s’offre à nous.

Si de charmants chérubins restent insensibles aux subtilités du style Empire, ce n’est pas bien grave ! Ils s’amuseront alors à reconnaître les fables de La Fontaine en Lego® disséminées un peu partout dans les pièces. C’est ça, le petit plus Chevernyen 😉

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

Des invités surprenants !

Mais que font donc Tintin et ses acolytes à Cheverny ? Observez-bien les lignes classiques du château, Hergé s’en est inspiré pour créer Moulinsart ! Partez à l’aventure à travers un parcours interactif, sensoriel et stimulant qui recrée les scènes mythiques de la bande dessinée.

Dans le grand salon, le téléphone sonne. Répondez ! Nestor est absent, c’est peut-être urgent. Vous pouvez également mettre en marche les inventions farfelues du Professeur Tournesol dans une réplique fidèle de son laboratoire. Gare à vous !

En outre, de nombreux objets tirés de la saga ont été fabriqués. Vous verrez ainsi un disque de Bianca Castafiore, une reproduction de La Licorne mais surtout le sous-marin requin de Tournesol.

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

Haut lieu de vénerie

La chasse à courre fait partie de l’héritage culturel du château. Une meute de plus de cent chiens y réside à l’année. Ainsi, vous pourrez assister à la « soupe des chiens », moment insolite où nous observons la subordination des chiens à l’homme qui les a élevés.
Bluffant : l’homme en question connaît le nom de chaque chien !

Chateau de ChevernyChateau de Cheverny

La nature comme écrin

Le parc arboré à l’anglaise se distingue par sa grande diversité : séquoias, tilleuls, cèdres, labyrinthe en lauriers du Caucase…

Des espaces verts viennent ponctuer la balade avec en premier lieu le Jardin des Apprentis. Mélangeant avec subtilité la rigueur d’un jardin à la française et la liberté d’un jardin à l’anglaise, vous aurez plaisir à le traverser pour vous rendre à l’orangerie savourer un chocolat chaud « maison ».

Il y a également le Potager-Bouquetier, où les légumes côtoient les fleurs avec une certaine poésie. C’est une parenthèse très agréable.

Chateau de Cheverny

Enfin, pour un instant bucolique, privilégiez la visite du domaine forestier en bateau sur l’ancien canal. Vous succomberez à coup sûr au charme des cyprès chauves…

Vous souhaitez profiter plus longuement du scintillement magique des décorations de Noël sur le château ? Cheverny propose d’agréables suites dans ses dépendances. De surcroît, des activités éphémères s’ajoutent quasiment tous les mois.
Ainsi, l’expérience est sans cesse renouvelée.

Par ailleurs, si vous avez le plaisir de croiser le Marquis et la Marquise de Vibraye, partagez un moment avec eux. Avec leur dynamisme et leur humour, vous percevrez mieux la magie du lieu 🙂

Des échafaudages gâchent vos photographies ? Gardez à l’esprit cette citation du Marquis : « Un château en travaux est un château en vie ! Il s’inscrit ainsi dans l’éternité ! »

C’est tout ce que nous lui souhaitons !

Chateau de Cheverny

Château de Cheverny

Avenue du Château
41700 CHEVERNY

Tél. : 02 54 79 96 29

Ouvert tous les jours sans exception

Site officiel : www.chateau-cheverny.fr

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Château d’Azay-le-Rideau : choc d’une renaissance

Après 3 ans de travaux, le château d’Azay-le-Rideau s’offre à nouveau à tous les regards avec une façade flamboyante, un jardin repensé et des salles remeublées. Sans oublier une installation artistique au premier étage.
Visite du château d’Indre-et-Loire au charme indéniable qui a eu droit un regain de fréquentation cet été.

Azay le rideau

Azay le Rideau et son reflet 

Azay le Rideau, qui a traversé 500 ans d’histoire, a retrouvé tout son éclat. Avec le poids des années la pierre calcaire avait grisée, les ardoises s’étaient détériorées, la charpente avait souffert.
Le chantier a privé les visiteurs de ces façades uniques mais pour la bonne cause. Le spectacle est grandiose.
Biches, écureuils et marcassins qui gambadent autour du château ont un nouveau décor.

Les miroirs d’eau ont été vidés de leurs carpes et autres poissons sauvages pour préservation avant restauration complète. Les reflets du monument sont toujours aussi saisissants.

Azay le rideau Azay le rideau

Intérieurs valorisés

Le Mobilier National a permis un réaménagement des salles du château, redonnant toute la chaleur, le confort de la demeure à l’époque des Biencourt.
À partir d’archives et notamment de photos, les équipes ont eu à cœur d’être les plus fidèles au mobilier, aux rideaux à fleur de lys (en souvenir d’Henri IV et son épouse).
Le rez-de-chaussée est ainsi entièrement remeublé d’un décor XIXe siècle faisant oublier que le Château fut un temps musée de la renaissance.
Salon Biencourt raffiné et cosy, salle de billard imposante, garde-manger discret et pratique, salle à manger éclatante, salon-bibliothèque pour les loisirs, la visite réserve son lot de surprises et de coups de cœur pour un portrait, une pendule, un mobilier…
Les intérieurs sont enrichis par l’acquisition d’œuvres et objets ainsi que de dépôts de grandes institutions comme le musée du Louvre ou le château de Fontainebleau.

Le comble dévoile l’incroyable maitrise des maitres d’œuvre de l’époque (XVIe siècle) qui ont conçu cette charpente. Ici, il n’est pas rare d’y croiser le grand murin, une espèce protégée de chauve-souris.

Azay le rideauAzay le rideau

Nouvel espace : le Pressoir 

David Lebreton, scénographe, a conçu un écrin de découvertes. Le Pressoir a été conçu comme une caméra obscura avec une lentille pour faire pénétrer la lumière.
Ici, tous les publics peuvent trouver des compléments d’informations, un enrichissement de connaissances sur certaines thématiques. Les visiteurs déficients visuellement peuvent toucher une maquette 3D du Château pour en saisir les volumes. Les personnes à mobilité réduite ne pouvant monter dans les étages peuvent admirer l’édifice par le biais d’un diaporama large de photographies.
Enfin, une table « miroir d’eau » retrace les époques clés avec une sélection d’illustrations et dates importantes.
La visite de cet espace muséographique peut se voir soit avant soit après celle du monument.

Azay le rideau
Entrée secrète au palais fermé du roi, Pieto.sO Peter Keene, 2015

Résidence d’artistes

Azay le Rideau offre les salles du premier étage à l’imagination d’artistes, grâce à l’invitation du Centre des Monuments Nationaux. C’est un duo qui a eu les faveurs d’une carte blanche. Piet.sO et Peter Keene ont conçu Les Enchantements d’Azay, une série d’installations animées, jouant l’illusion, la surprise, le miniature, le gigantisme.
C’est la patience qui prime pour s’amuser des découvertes que l’on peut faire. Un miroir qui révèle son reflet par intermittence, un banquet gargantuesque qui s’anime entièrement, de la pièce montée aux silhouettes anonymes.
En fin de parcours, le Palais fermé du roi niché dans un meuble est un petit bijou de détails et poésie.

Azay le rideau Azay le rideau

Château d’Azay-le-Rideau

19 rue Balzac
37190 Azay-le-Rideau
Tél : 02 47 45 42 04

Ouvert tous les jours
fermé le 1er janvier, 1er mai et 25 décembre

site officiel : azay-le-rideau.fr

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Mario d’Souza au Château d’Oiron : une explosion de couleurs

Le Château d’Oiron donne carte blanche à l’artiste Mario d’Souza jusqu’en octobre. Ses œuvres et installations ponctuent le dédale de salles et la cour d’honneur de ce monument, véritable pépite artistique en plein cœur des Deux-Sèvres. Ce projet coloré baptisé Flow a fait appel à la précieuse collaboration des villageois. L’art déborde du cadre traditionnel : on adore !

Mario d'Souza
Le tout 1er selfie de l’artiste, en exclu totale pour UsofParis

Flow : un fleuve créatif de l’Inde à la France

Mario d’Souza connait Oiron depuis 20 ans. Il avait alors 16 ans et était jeune étudiant en Inde, quand il reçut un catalogue d’exposition du Château des mains d’un artiste.

Suite à la proposition de Carine Guimbard, administratrice du site, qui l’a rencontré par hasard il y a 9 mois, l’artiste installé en France depuis 16 ans, a choisi de devenir exceptionnellement châtelain. Cette résidence l’a conduit à occuper les lieux de 1 semaine à 10 jours par mois depuis janvier dernier.
Il a créé des moments d’échanges avec l’équipe du Château d’Oiron et les villageois qui ont enfilé, par exemple, des pailles pour les besoins d’une installation. Précision : tous et toutes étaient consentants. Mario a aussi concocté des plats goûteux avec des petites mains complices pour le soir de vernissage.

Mario d’Souza face à ses pairs

Et il n’est pas facile de se faire une place au sein du Château d’Oiron qui accueille une collection d’art contemporain unique et impressionnante. Christian Boltanski, Sol LeWitt, Wim Delvoye, Annette Messager, Marcel Broodthaers, Fabrice Hybert sont quelques-uns des grands noms qui en imposent avec des œuvres majeures, radicales, spectaculaires.

Mario d’Souza, également en résidence au Mobilier National, a choisi une certaine discrétion bien que ses propositions soient spectaculaires et qu’elles interpèlent les visiteurs. En effet, aucun cartel ne vient aider le visiteur à distinguer ses œuvres, ni à le renseigner sur leur sens.
C’est à chacun-chacune d’apprécier ces ponctuations sur les murs et escaliers de pierres, ces installations qui viennent exceptionnellement remeubler le Château d’Orion. Canapé large et coussins, commode, armoire et autres sièges extraits des collections du Mobilier National.

Des dessins de l’artiste sous cadres offrent des compositions et poétiques énigmatiques. Feuilles, fleurs sont accompagnées pour certaines de quelques gouttes de sang sur fond de couleur. Original, certains cadres sont posés à même le sol. L’artiste a pleine confiance en chaque visiteur.

Flow c’est une invitation à la poésie dans un monument national, un dialogue original entre un jeune artiste et ses pairs.
Une (re)découverte d’un ensemble de décors impressionnants.
C’est aussi un château qui retrouve le temps d’une exposition un ameublement qui n’est pas le sien, mais qui lui va si bien.

Flow
une exposition de Mario d’Souza

jusqu’au 8 octobre 2017

au Château d’Oiron
79100 OIRON
Tél : 05 49 96 51 25

Horaires :
ouvert tous les jours (week-end compris)
du 1er juin au 30 septembre 2017 : 10h30 à 18h
A partir du 1er octobre : 10h30 à 18h

Mario d'Souza

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Le Dernier Bal de la Reine : pièce de théâtre interactive – expérience inédite & CAPTIVANTE

Richelieu, le bossu, Louis XIII, un château, des bougies, des espions, une intrigue policière prenante : plongez dans l’histoire du Dernier Bal de la Reine. Une pièce dont vous êtes partie prenante en interaction avec les acteurs et à la fin de laquelle vous devrez choisir et jugez. PROMO en fin de billet !

Ici même, nous vous parlions avec enthousiasme de notre expérience incroyable à New York avec le spectacle en immersion Sleep No more. Inspiré de cette proposition théâtrale originale, Le dernier bal de la Reine fait revivre les personnages d’Alexandre Dumas et de Paul Féval.
Un décor de cape et d’épée, des complots, des chausse-trappes qui vous englobent et vous met au coeur de l’action.

Le dernier bal de la reine Château de denonville théâtre spectacle live costumes mousquetaires Alexandre Dumas Photo by Blog United States of Paris
A peine le pied posé dans le domaine du Château de Denonville (dans l’Eure-et-Loir), direction les loges pour revêtir votre costume de scène et recevoir votre titre de noblesse pour la soirée.  Ces messieurs peuvent être gentilshommes, homme d’église ou mousquetaires. Alors que mesdames seront apprêtées comme des grandes dames du monde, maquillées et coiffées.
Et première surprise : les costumes ne sont pas des modestes bouts de tissus pour faire illusion mais bien de vrais répliques d’habits d’époques et pèsent leur poids.
A la différence de Sleep No More à New York, où votre seul accessoire est un masque.

Le dernier bal de la reine Château de denonville théâtre spectacle live costumes Alexandre Dumas invitation Photo by Blog United States of Paris
Et si vous êtes un peu réfractaire aux soirées costumes qui vous rappellent de mauvais souvenirs, sachez que cette étape est essentielle pour profiter pleinement de cette expérience immersive. Et puis vous vous prendrez vite au jeu, comme nous. Ne serait-ce qu’au moment de la séance photo devant le château. L’effet est imparable. Vos amis FB n’en croiront pas leurs yeux.

Photo by Bessie Baudouin
Photo by Bessie Baudouin

Une fois le bal anniversaire de la Reine débuté, vous plongez en quelques minutes au coeur des différentes intrigues proposées.
Si vous venez à deux ou plus, séparez-vous dès le début de l’histoire pour suivre les personnages et pour profiter des différents récits et ainsi partager après le spectacle vos impressions.

On ne vous garantit pas que vous ne soyez pas frustré par les scènes que vous risquez de manquer : les combats de mousquetaires, les assassinats ou les romances entre les personnages. Mais c’est le propre des jeux de rôles et des pièces participatives, il faut savoir faire le bon choix.

Même si certaines situations peuvent être déroutantes, comme se retrouver dans les geôles (le Fort Boyard n’a pas le monopole des cachots) ce sera toujours avec bienveillance. Ici l’expérience théâtrale et le plaisir priment sur le reste.

Photo by Bessie Baudouin
Photo by Bessie Baudouin

Mais sachez que VOUS êtes maîtres de votre histoire. A vous de choisir qui vous souhaitez suivre parmi la vingtaine de personnages : les conspirateurs, les amis du roi, les mousquetaires, la Reine,d’Artagnan.

Photo by Bessie Baudouin
Photo by Bessie Baudouin

Les choix sont difficiles. Ce qui est sûr c’est qu’en une soirée vous ne pourrez tout voir.

Mais quelques soient vos choix,  les 50 scénettes réparties et jouées dans tout le château vous combleront : les tourments amoureux du commandant de la garde avec Milady de Winter, les conspirations de Richelieu, d’Artagnan intrépide voire déraisonnable, les craintes justifiées de la Reine mère, les rêves étranges et prémonitoires de Philippe de Gonzague, la bonhommie de Porthos….

Le dernier bal de la reine Château de denonville théâtre spectacle live costumes escrime combats mousquetaires Alexandre Dumas Photo by Camille Treutenaere
Photo by Camille Treutenaere

La mise en scène est un véritable ballet. Il faut être précis pour organiser ce type pièce, faire que l’ensemble des protagonistes jouent au bon moment et au bon endroit. Toutes les scènes sont coordonnées en direct par le metteur en scène et ses assistants.

Et il faut saluer le jeu des différents comédiens, excellent de justesse et d’émotions qui nous permet de nous immiscer dans cette aventure d’un nouveau genre.
Et au dire d’un des metteurs en scène, l’expérience est aussi troublante pour les artistes qui ne sont pas habitués à jouer une telle proximité avec le public. La direction d’acteurs s’est d’ailleurs concentrée « gros plan« , comme au cinéma, pour que l’émotion soit palpable.

Le dernier bal de la reine Château de denonville Louix XIII théâtre spectacle live costumes acteurs intrigue Photo by Camille Treutenaere
Photo by Camille Treutenaere

Pour les quatorze comédiens et la trentaine de techniciens, chaque soir est donc différent suivant les réactions des spectateurs. Un plus pour eux, comme pour vous.

Même si le spectacle qui se déroule dans le Château de Denonville, à 1 heure de Paris, les 3 heures de représentation valent vraiment le détour.
Des navettes sont au départ de Porte d’Orléans et un cocktail dinatoire peut être servi sur place pour faire de cette soirée un moment unique. D’autant que les téléphones portables sont interdits pour éviter tout anachronisme avec l’histoire. Bonheur !

Le dernier bal de la reine Château de denonville théâtre spectacle live costumes nuit cocktail dinatoire Alexandre Dumas Photo by Blog United States of Paris

Le Dernier Bal de la Reine
Début du spectacle à 19h30

Plus d’infos sur le calendrier des représentations sur le site du spectacle

Château de Denonville
28700 Denonville

A partir de 114€ (costume compris)
PROMO jusqu’au 31 août 2015 sur Groupon

Navette depuis Paris et cocktail dinatoire (en options)

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