Archives par mot-clé : Cinéma

VirtualTime : spot VR pour un max de sensations à Aéroville

VirtualTime, l’enseigne de réalité virtuelle, ouvre un troisième centre de divertissement dans le centre commercial Aéroville.
Le temps d’une soirée, nous avons exploré les jeux et autres sensations à portée de manettes et de casque.
Attention spoiler : on a grave dézingué un bon paquet de sales bêtes ! 

Virtual Time

VirtualTime : des jeux, des films et des escape games

Ici, tout se passe en créneau d’une heure, en solo ou entre potes, mais aussi en famille. A votre arrivée, vous êtes directement pris en charge par un coach qui vous aidera à faire vos premiers pas dans le monde de la VR.
Évasion ou adrénaline, le choix est large parmi les expériences.

Virtual Time

La capacité d’accueil est confortable : 12 box individuels vous permettront de plonger dans l’océan avec TheBlu ou d’explorer notre planète avec Google Earth VR. Vous pourrez vous prendre pour un alpiniste aussi. Libre à vous de tester des métiers inattendus avec Job Simulator ou pourquoi pas tenter le tournoi de tir à l’arc en one to one  dans Elven Assassin.
Et si vous êtes en groupe, même séparés, vous serez interconnectés pour vivre une expérience immersive plus ou moins trépidante.

Pas de panique si votre premier choix est trop timoré, vous pouvez changer d’option. Virtual Time propose 25 univers différents : des jeux de courses, de tirs, de sports, des films et aussi des escape games.
Et vous êtes libre de tous les parcourir durant votre créneau !

Virtual Time

VirtualTime : le test

Côté technique, l’enseigne VR est équipée de casques HTC Vive. Le casque le plus performant sur le marché à ce jour. Et une fois celui-ci posé sur votre tête, vous êtes coupé du monde.

Lors de la soirée de lancement à Aéroville, on a choisi de dézingue à tout va avec Serious Sam VR.
Un vrai défouloir dans lequel bestioles, monstres et soldats en tout genre n’ont qu’une envie : vous tuer, et vous avez la même à leur encontre.
On transpire grave ! Et même si vous êtes un joueur averti, choisissez le mode facile… Il est déjà assez dur !

Sinon, il y a bien quelques petites réserves, pas trop handicapantes.
La première étant la communication un peu difficile avec notre coach que l’on mettra sur le brouhaha de la soirée d’inauguration.
La deuxième est plus liée au choix de l’installation car on se retrouve parfois gêné par les câbles qui relient notre appareillage au système informatique. Mais on chipote peut-être, ayant testé d’autres salles équipées d’autres technologies sans fil.

Au final, la team US of Paris a passé un excellent moment à tirer sur tout ce qui bouge. Un vrai exutoire !

Virtual Time

VirtualTime

Happy hour du lundi au vendredi
10h à 12h et 14h à 17h  à 19 € au lieu de 35 € / séance d’1h

Centre Aéroville
30 rue des Buissons
Centre Commercial Aéroville
95718 Roissy Charles de Gaulle

Centre Montorgueil
38 Rue d’Aboukir
75002 Paris

Centre Voltaire
72 Boulevard Voltaire
75011 Paris

Plus d’info et réservation sur leur site

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TORUK du Cirque du Soleil : immersion sensationnelle dans Pandora

Après Lyon, c’est au tour de Paris de célébrer la production spectaculaire Toruk, le premier vol, par le Cirque du Soleil. Une adaptation fidèle de l’univers d’Avatar de James Cameron – l’équipe artistique a eu accès à la bible de Pandora.
Le spectacle est époustouflant !

Toruk est une réussite totale en matière de costumes, maquillages, décor, projections vidéo, conception de marionnettes et création musicale.

Toruk Paris Toruk Paris

Toruk, sublime démesure

Dès notre entrée en salle, au vu de la piste qui occupe toute la fosse de l’Arena, on se doute que ce que nous allons voir sera inouï.
Au bout de quelques minutes seulement l’adhésion à cette adaptation scénique du monde d’Avatar, prequel du film par le Cirque du Soleil est totale. Les yeux ne savent plus où se diriger tant il y a avoir.

Devant nous, 45 artistes sautillent, courent, virevoltent chaque soir à travers les 2 000 m2 de piste. Pour le Français Jordan Delvingt qui incarne Ralu, l’un des personnages principaux du show, le compteur affiche 10 km parcourus en deux heures. Il n’y a aucun doute concernant la performance physique.

Les projections vidéo qui permettent l’immersion dans les différents décors et les ambiances d’Avatar se déploient sur la totalité de la piste. Quand une vague déferle, elle emporte tout et quand la terre tremble, la sensation visuelle est bluffante. En taille et en comparaison, la projection se déploie sur plus de 5 écrans Imax.
La prouesse technique est de paramétrer dans chaque nouvelle Arena où se produit le Cirque du Soleil.

Toruk Paris Toruk Paris

L’Odysée des Na’vi

Cette fois, ce ne sont pas les numéros qui donnent leur sens au spectacle mais le récit. On se trouve téléportés 3 000 ans avant Avatar pour suivre l’aventure de deux garçons Na’vis, Ralu et Entu, bientôt rejoints par la jeune fille Tsyal, lancés dans une course pour sauver leur arbre de vie.
Différentes épreuves jalonnent le voyage de ce jeune trio qui a la destiné de la planète Pandora sur les épaules.

Un conteur charismatique, qui ne tient pas en place et qui se produit aussi dans les gradins de l’Arena, porte le récit. Les dialogues entre les protagonistes eux sont en langue Na’vi, fidèles à Avatar. Paul Frommer, le concepteur de cette langue fictionnelle, a apporté son aide à la production pour que tout soit authentique.
Car certains fans absolus d’Avatar qui viennent voir Toruk connaissent leur Na’vi sur le bout des doigts. Aucun erreur n’est permise.

Même fidélité pour la conception des créatures qui peuplent ce monde fascinant. Toutes ces marionnettes ont été validées par l’équipe artistique de James Cameron. D’autant plus que certaines bêtes sont dévoilées en exclusivité. En effet, certaines ne feront leur apparition que dans les prochains épisodes d’Avatar.

Toruk Paris

TORUK, le premier vol est un spectacle unique en son genre qui offre des tableaux d’une réelle beauté. Une immersion dans un monde fascinant. Une odyssée palpitante qui emporte toute notre attention et nous donne même quelques frissons de plaisir.

Toruk Paris

Toruk, le premier vol
par le Cirque du Soleil


du 4 au 14 avril 2019

Séance supplémentaire le vendredi 12 en matinée

à l’AccorHotels Arena
8 Boulevard de Bercy
75012 Paris

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Uma Thurman @ Séries Mania 2019 : de retour avec la série Chambers

Uma THURMAN a joué la décontraction pour sa rencontre avec le public de Séries Mania 2019, à la différence d’Anna Paquin venue quelques jours plus tôt.

Au Nouveau Siècle, l’actrice américaine a partagé quelques grands moments de sa carrière, n’hésitant pas à se décoiffer un peu, à se caresser le mollet et à rire beaucoup.

Uma Thurman

A 12 ans, Uma Thurman avait déjà prévenu sa mère qu’elle voulait devenir actrice. Mais c’est au moment du casting pour le film de Terry Gilliam, Les aventures du Baron de Münchhausen, qu’elle comprend que le cinéma serait sa vie. Elle se souvient d’avoir vu le film Brazil avec son frère et avoir été impressionnée.

« Sur le tournage des Liaisons dangereuses, je me voyais comme une étudiante face à ces grands acteurs (John Malkovich, Gleen Close, Michelle Pfeiffer…) et face à Stephen Frears, le réalisateur. » 

« Quentin Tarantino est un génie ! »

Uma Thurman est reconnaissante d’avoir tourné Pulp Fiction et Kill Bill.
« Pour Pulpe Fiction, j’étais plus effrayée de danser plus que tout autre chose. Mais quand j’ai commencé à danser, je ne voulais plus m’arrêter. Tarantino dansait lui derrière la caméra. »

« Quand je regarde Pulp Fiction maintenant, j’ai l’impression de voir ma fille qui est comédienne et qui a 20 ans. 
Je vois une sorte de bébé quand je me vois. »

Uma Thurman

Uma Thurman et les séries

L’actrice est venue à Séries Mania présenter la série Chambers produite par Netflix dans laquelle elle joue et qu’elle produit également. Pour l’anecdote, sa fille comédienne joue aussi dans une série Netflix.
Elle a l’impression d’être une sorte de marraine pour cette équipe de jeunes comédiens.

Concernant sa culture des séries : « Mon fils est devenu mon partenaire de télé. J’ai pu rattraper mon retard avec lui. On a regardé Homeland ensemble. »

Uma Thurman

Uma Thurman
à retrouver dans la série Chambers produite par Netflix
prochainement sur vos écrans 

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Le mystère Henri Pick : Luchini-Cottin pour le meilleur

Fabrice Luchini et Camille Cottin forment un duo aussi improbable que surprenant à la recherche d’un auteur à succès mais inconnu et décédé.

Le réalisateur Rémi Bezançon adapte le seul roman que son ami l’écrivain David Foenkinos ne lui ait pas envoyé : Le Mystère Henri Pick.

Le mystère Henri Pick

Jean-Michel Rouche, un présentateur télé et critique au nez creux, bouleverse sa vie en doutant de l’identité de cet auteur breton publié à titre posthume. L’histoire serait trop originale – Henri Pick, un pizzaiolo à la plume exceptionnelle, et Daphné, une éditrice junior tête chercheuse de talent – trop ambitieuse pour être honnête.

Jean-Michel affronte quelques résistances. En premier celle de la famille de l’écrivain, sa veuve et sa fille. Mais il ne désarme pas.
Aller-retour Paris côte bretonne, enquête poussée, le critique n’a plus rien à perdre.
Et chose originale, il va avoir comme partenaire Joséphine, la fille de l’auteur à succès.

Le mystère Henri Pick
Camille Cottin et David Foenkinos

Le mystère du livre refusé

Rémi Bezançon, le réalisateur du film, a étoffé le personnage de Joséphine pour son film. Dans le roman de David Foenkinos, elle était moins présente et plus âgée. Le scénario a été resserré sur quelques personnages principaux pour densifier l’histoire.
Cette enquête légère mais pugnace se laisse suivre avec plaisir.
Tous les personnages sont justes. Chacun d’eux ne cherche qu’une seule chose : renouer avec son passé, son histoire oubliée et ses désirs profonds.

Le duo Luchini / Cottin qui joue sur plusieurs registres (haine, complicité, exaspération, admiration…) offre de belles séquences. D’ailleurs, Camiile Cottin rayonne dans ce film poétique et bienveillant, sans bons sentiments.

Le mystère Henri Pick

Le mystère Henri Pick

Un film de Rémi Bezançon
scénario : Vanessa Portal et Rémi Bezançon 
adapté du roman de David Foenkinos
avec Fabrice Luchini, Camille Cottin, Alice Isaaz, Bastien Bouillon

En salle le 06 mars 2019

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Ma vie avec John F. Donovan : ardente déclaration d’amour

Ma vie avec John F. Donovan n’est pas le nouveau chef d’œuvre attendu de Xavier Dolan. Faut-il pour autant le rejeter ?
Non. D’une part, parce que c’est un film-déclaration d’amour à de sublimes actrices : Natalie Portman, Susan Sarandon, Thandie Newton, Amara Karan et à d’irrésistibles acteurs : Kit Harington, Jacob Tremblay, Michael Gambon.
D’autre part, Xavier Dolan a le don de créer du merveilleux même quand il cède à la maladresse.

Ma vie avec John F Donovan

Nouveau superbe portrait de mère

Ce que l’on comprend, dès les premières minutes du film, c’est le rôle déterminant de cette mère Sam Turner incarnée par Natalie Portman.
Une nouvelle mère en échec, figure centrale et récurrente de la constellation Dolan. Une mère qui tente de mener de front sa nouvelle vie (elle quitte avec son fils les Etats-Unis pour s’installer à Londres) et les éclats de son fils Rupert qui n’a d’yeux que pour un acteur de série de télé : John F. Donovan.
Natalie Portman est éclatante, intense, parfaite.

Une autre mère est tout aussi paumée et aimante Grace Donovan. Elle est incarnée par Susan Sarandon. Il ne faut pas la lâcher des yeux. Elle n’a absolument rien perdu en intensité et en éclat dans le regard.

Ma vie avec John F. Donovan

Xavier Dolan aime ses acteurs avec une passion folle, comme son jeune protagoniste surexcité devant la télé et le nouvel épisode avec sa star absolue (Kit Harington à l’écran). C’est sans doute trop d’amour parce que le réalisateur nous chahute à travers son récit qui est loin de la perfection.

La beauté de certaines scènes emporte malgré tout. Comme la séquence en boite de nuit avec Kit Harington.

Ma vie avec John F Donovan

A la sortie de l’avant-première parisienne, j’ai pu entendre : « C’est plus un film à l’américaine ! » C’est certain, Xavier Dolan s’est offert, avec Ma vie avec John F. Donovan, son rêve américain. Il n’a pas encore 30 ans, il est pardonnable.

Ma vie avec John F. Donovan

Ma vie avec John F. Donovan

un film de Xavier Dolan
Scénario : Xavier Dolan et Jacob Tierney 
avec Kit Harington, Jacob Tremblay, Natalie Portman, Thandie Newton, Susan Sarandon, Kathy Bates, Ben Schnetzer, Michael Gambon…

sortie en salle le 13 mars 2019

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Damien veut sauver le monde : ode à la fraternité

Franck Gastambide nous revient dans un rôle écrit pour lui et un film que l’on n’attendait pas. Exit l’humour potache de Taxi 5, le comédien surprend, une nouvelle fois, par son jeu et l’empathie qu’il suscite dès les premières minutes de Damien veut changer le monde.
À ses côtés, Camille Lellouche se révèle dans un tout autre registre, dépouillée de grimaces et de blagues.
Damien veut changer le monde
Super héros VS héros du quotiden

Que l’on ne se trompe pas. Damien, pion d’école de son état, n’est pas un super héros qui sort sa cape à chaque fois qu’il est témoin d’une injustice. C’est vrai qu’il aurait la carrure et les muscles pour.
Non, Damien est un héros du quotidien touché par l’histoire de ce petit garçon, Bahzad, qui risque l’expulsion de France avec sa mère.

Damien veut changer le monde

Tout le monde n’a pas la change d’avoir des parents engagés

La famille de Damien c’est du lourd. Un père et une mère engagés-enragés, prêts à s’attacher à un portail de centrale nucléaire avec leurs enfants pour tenter de faire bouger la société.
Ils ont été de tous les combats possibles.
Il était normal que le fiston suive la lignée. Et c’est un concours de circonstances qui le fera prendre position plutôt qu’un vrai esprit révolutionnaire.

Damien veut changer le monde

Damien veut sauver le monde, les coulisses

Franck Gastambide confie, lors de la rencontre organisée par Ciné +, qu’il a toujours peur de ne pas être aussi bon que ce que pourrait l’imaginer le réalisateur.
Xavier de Choudens avait pourtant écrit le rôle pour le comédien, preuve qu’il était sûr de son talent. Le réalisateur s’est d’ailleurs étonné de la capacité de concentration de Franck. « Sur le tournage, il a son téléphone à la main. À Moteur, il continue de pianoter. Et à Action, il range son tel et est tout de suite dans le rôle et juste. »
Camille Lellouche confie que son rôle a été un « beau challenge« , car il lui fallait gommer ses mimiques. « J’ai voulu faire la plaidoirie en une traite. J’ai fait 2 plans larges, 2 plans serrés, sans coupe. Je suis assez fière, car il n’y a pas eu de triche.  »

Damien veut changer le monde

Mention spéciale à Melisa Sözen, actrice turque, qui a appris ses lignes dialogues phonétiquement. Respect !

BONUS les vidéos de la projo privée CINE+

Damien veut changer le monde

de Xavier de Choudens
avec Franck Gastambide, Melisa Sozën, Gringe, Camille Lellouche, Youssef Haldi, Jessim Kas, Bass Dhem, Remy Adriaens, Liliane Rovère, Patrick Chesnais, Sébastien Chassagne, Claire Chust 

sortie le 6 mars 2019

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Deux Fils : Félix Moati & Mathieu Capella impressionnent

Félix Moati est un acteur comblé qui a déjà de très beaux rôles à 28 ans (A trois on y va, Gaspard va au mariage) et une participation au dernier film de Wes Anderson.
Deux Fils est son premier film rendu possible par la participation de son ami et double de cinéma : Vincent Lacoste.
Le jeune réalisateur surprend par sa maîtrise et par ce récit porté par un élégant casting.

Deux Fils

Paumés de père en frères

Alors sont-ils réellement tous paumés ces hommes ? Deux Fils c’est d’abord un père, Joseph, qui perd son frère et qui change de braquet professionnel. Il vit avec Joachim et Ivan, ses fils.
Chacun tente tant bien que mal de comprendre l’autre, les deux autres, dans cette famille sans figure maternelle.
Ivan, le plus jeune, semble être celui qui est le plus sensé. Mais il se met à boire et son idéal amoureux semble inaccessible.
Son frère, Joachim, est l’ombre de lui-même, masquant ses échecs universitaires et sentimentaux.

L’équilibre est précaire. Toutefois, l’attention que chacun porte aux deux autres est touchante. Entre ces trois hommes, ça vibre malgré les difficultés. Ça palpite même.
Il y a de l’humour mais jamais au dépend des personnages.

Deux Fils
Rencontre projo privée Ciné +

Une légende, une révélation

Félix Moati voulait « un acteur dont la légende déborde » pour jouer le rôle du père. Benoit Poelvoorde avec qui il a pataugé dans Le Grand Bain de Gilles Lelouche était parfait : « Benoît protège de son aura comique. »
Lors de la projo privée Ciné +, le jeune réalisateur nous décrit le comédien bien éloigné de sa réputation : « Benoît n’est pas ingérable. Il aime jouer, vraiment. Il aime être dirigé. C’est quelqu’un de très élégant, qui aime se mettre en retrait. »

Deux Fils

La révélation du film Mathieu Capella, 14 ans au compteur, qui incarne Ivan a un regard impressionnant !
Félix Moati a choisi Mathieu parmi 450 jeunes castés. « Mathieu était ouvert aux autres. Comme Vincent Lacoste, il est très juste. Il dit les mots avec une sorte de distance. »
Et le plus amusant, le jeune interprète ne se destine pas à devenir acteur alors qu’il a déjà un agent. Il veut être chef opérateur.

Deux Fils est un premier film gracieux, unique, avec des figures d’hommes attachantes.

Deux fils

Deux Fils

un film de Félix Moati
scénario : Félix Moati avec la collaboration de Florence Seyvos
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Anaïs DemoustierNoémie Lvovsky, India Hair et Patrick d’Assumçao.

Sortie le 13 février 2019

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Une intime conviction : un polar judiciaire palpitant

Ce lundi, première projection publique d’Une intime conviction, film d’Antoine Raimbault sur l’affaire Viguier.
Quelques minutes avant que la salle tombe dans le noir, la voix de stentor d’Eric Dupond-Moretti, campé par Olivier Gourmet, retentit lorsqu’il prend place, non loin de son double cinématographique. Des frissons ! 

Une intime conviction est l’histoire de Nora qui prend à bras le corps le soutien à Jacques Viguier. Acquitté en première instance lors d’un procès d’assises pour le meurtre de sa femme, il doit comparaitre à nouveau, suite l’appel du parquet. Nora, sûre de son innocence, fait appelle à l’avocat Eric Dupond-Moretti pour assurer sa défense. Elle sera embarquée dans les tumultes de ce deuxième opus juridique.

Une intime conviction

Des acteurs magistraux pour un film passionnant

Oui, ce film nous emporte, nous transporte dans cette histoire folle.
Tout est filmé avec brio. Tout est découpé au cordeau. Les scènes de procès sont happantes. Impossible de résister à la passion qu’à déclencher ce procès et à l’enjeu pour l’accusé.

D’ailleurs cet accusé, Jacques viguier, mutique car bipolaire  est interprété avec retenu par Laurent Lucas, parfaitement impassible. Nora, l’enquêtrice besogneuse et amateure, Marina Foïs lumineuse et convaincante, glisse petit à petit dans l’exagération de ses convictions. Et le brillant Olivier Gourmet qui, dans le rôle de l’avocat Éric Dupond-Moretti, en impose tout du long. Sa stature et sa voix donnent des frissons au cours de la plaidoirie finale.  A l’instar certainement du vrai avocat dans un prétoire.

Une intime conviction

« C’est une affaire singulière, un procès pour meurtre sans cadavre et sans preuve. C’est un peu un fiasco judiciaire ! » Antoine Raimbault, réalisateur et scénariste.

« Tout ce qui est de l’affaire est vraie ! »

C’est le réalisateur qui l’affirme. Et pour être franc, on ne le savait pas être si proche des protagonistes dans cette affaire.

Une intime conviction
« J’ai assisté au premier procès {en 2008}. Et j’ai rencontré Jacques Viguier et sa famille. Un lien s’est créé avec eux. »
A l’annonce du second procès en assises, c’est lui qui contacte Éric Dupond-Moretti. Ce qui donnera une première facette au personnage de Nora. « Mais mon point commun avec Nora s’arrête là » conclut-il.
« C’était aussi mon premier procès d’assises. Rapidement, je tombe du banc en me rendant compte que je ne connais pas la procédure française. On connaît mieux la procédure accusatoire aux États-Unis, par les films, les séries. Peu de films parlent de la justice française. »

Maître Dupond-Moretti

Olivier Gourmet est fabuleux dans le rôle de l’avocat aux 146 acquittements.
Mais il a dû louvoyer entre réalité et fiction. Même si le réalisateur a « créé un Dupond-Moretti de cinéma« , libre de contrôle du maître du barreau.

« J’ai eu la chance de pouvoir le suivre durant deux jours et demi.
On dînait le soir ensemble, je lui demandais son ressenti, ses impressions. Mais à cause de nos emplois du temps, je ne l’ai jamais vu plaider. »
« On a une ossature un peu commune. Et la robe aide à imposer le personnage. J’ai fait une espèce de copier-coller, une sorte de halo, d’aura de Dupond-Moretti. » confie l’acteur.

Une intime conviction

Mais malgré tout, l’acteur a su toucher à la quintessence orale de l’avocat dans la joute oratoire finale. Une gageure.
« Je me suis appuyé sur son bon sens qui parle au gens. Il ne tourne pas en rond durant 3 h. Il va droit au but. »

Une intime conviction

Une prestation saluée par ténor du barreau lui-même présent dans la salle : « J’admire la prestation d’Olivier Gourmet. Je reconnais mes mots mais il en a fait quelque chose à lui. »

Éric Dupond-Moretti lancera aussi « Depuis 12 hommes en colère, je n’ai jamais vu de film aussi bon. C’est vraiment l’apologie du doute ! »

On reste ébahi par Olivier Gourmet et on soutient une Marina Foïs fébrile et passionnée.
Un film à ne manquer sous aucun prétexte.

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Une intime conviction

Une intime conviction

un film d’Antoine Raimboult
Avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, Jean Benguigui.

en salle le 6 février 2019

Pour en savoir plus sur l’Affaire Viguier :
Écoutez le podcast de Christophe Hondelatte sur le site d’Europe 1
Revoyez le Spécial Investigation : Affaire Viguier, dans l’intimité du procès

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DAU à Paris : expérience immersive très intriguante

DAU garde encore un peu de son mystère.
La presse a eu droit à une matinée de « dévoilement ».
Une déambulation dans des décors. Les loges du Théâtre du Châtelet transformées en pièces d’un appartement soviétique. Une salle inconnue du public peinte par des artistes russes. Le Théâtre de la ville dépouillé de tout confort.
T
out est mystère. Tout est source de fascination aussi comme ce projet qui serait plus que du théâtre immersif, plus qu’une simple projection de film, plus qu’une folie visuelle. Un projet de 12 ans.

DAU

DAU : fiction / réalité

A l’origine de DAU, un cinéaste russe Ilya Khrzhanovsky fasciné par le scientifique Prix Nobel, Lev Landau.
Il se lance dans un biopic qui va devenir en fait un vrai institut scientifique en Ukraine avec l’intention de faire de la « vraie science. »
Une centaine de personnes seront invitées à participer à ce projet : scientifiques, rabbins, chamans, artistes… En 3 ans, ils ont vécu 30 ans de la vie soviétique.
Le résultat : 13 longs-métrages réalisés à partir des 7 000 heures de pellicule tournées.

DAUDAU

Décors originaux

Deux théâtres parisiens en chantier s’ouvrent pour quelques semaines alors que les ouvriers s’affairent encore.
Les gradins du Théâtre de la ville ont perdu leurs sièges et révèlent leur béton. Une petite porte de service pour entrer dans le Théâtre du Châtelet et s’engager dans les coulisses et les loges.
Enfin, la reconstitution d’un appartement d’un scientifique russe au Centre Pompidou.

DAUDAU

La bande-son, une création en continu

De la musique en live menée par un orchestre, des enregistrements en continu, de la data sonore.
Plusieurs concepts vont être menés pendant cette expérience : la propagation d’une même bande-son au Châtelet et au Théâtre de la Ville, une boucle de sons conçue en live.
Il y aura des artistes invités : Brian Eno, Robert del Naja, membre du groupe Massive Attack…

DAU
Brian Eno

Brian Eno présent à Paris : « c’est le projet le plus ambitieux auquel je participe ! »
Le musicien brave les conditions difficiles : l’acoustique du Théâtre de la ville qui l’horrifie et le froid qui le glace.
Il est en pleine composition. Les visiteurs seront témoins de cette création en cours.

« DAU est un système en constante mutation. Ce n’est pas du cinéma, ce n’est pas du théâtre, ni de l’art contemporain… »
Martine d’Anglejan-Chatillon, productrice exécutive du projet.

Bonus : un triangle rouge russe viendra illuminer le ciel de Paris chaque soir.

Pour participer à l’aventure, demandez votre visa sur dau.com

DAU

DAU
première mondiale

jusqu’au 17 février 2019
au Théâtre du Châtelet, au Théâtre de la ville et au Centre Pompidou

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My beautiful boy : portrait d’un père déchiré

My beautiful boy est l’histoire forte et vraie d’une relation père/fils qui se délite à cause de l’addiction aux drogues.
Steve Carell est ce père déchiré par la descente aux enfers de l’être le plus cher qu’il a vu naître. Timothée Chalamet incarne un fils en fin d’adolescence malmené par sa part la plus noire.
My beautiful boy montre combien un enfant peut apporter de la joie à ses parents mais aussi être la source d’une infatigable angoisse vissée à jamais au corps de ceux-ci.

My beautiful boy commence par une série de flash-back montrant l’union d’un père et de son fils à différents âges. Ils font écho à la réalité plus dure, celle d’un ado brillant et aussi torturé qui a débuté une relation continue avec la drogue.

My beautiful boy

Un duo d’acteurs bouleversant

Steve Carell est étonnant. Loin de ses rôles potaches, le comédien américain prouve qu’il est capable de tout.
Il incarne un père fou d’amour pour son fils, doux, patient et aussi totalement perdu face à ce drame qui se joue devant lui.
Steve Carell est cet homme blessé, déchiré, fragilisé et malgré tout combatif.

My beautiful boy

Timothée Chalamet, en peu de films, montre une palette de jeu assez incroyable. Il est à la fois ce fils léger, créatif, torturé et malade de son addiction.

Avec My beautiful boy, le réalisateur Felix Van Groeningen n’épargne pas les spectateurs. Ça rend le film encore plus juste et essentiel.

Bonus : joie de retrouver Maura Tierney , comédienne de la série The Affair.

My beautiful boy

My beautiful boy

de Felix Van Groeningen
avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney, Amy Ryan

au cinéma le 6 février

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