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Réversible par Les 7 doigts @ Bataclan : fougueux !

Claquements de portes à tout va, déplacement de cloisons au Bataclan, ce n’est pourtant pas un vaudeville. La géniale compagnie québécoise de cirque Les 7 doigts de la main nous revient avec Réversible. Un spectacle aussi beau, fougueux, poétique qu’aérien.

 

photo Alexandre Galliez

 

Magnifique duo sur mât chinois

Un numéro à la fois fort visuellement, romantique et saisissant. Un garçon à bretelles à la carrure de rugbyman, Julien et une fille frêle, vêtue d’une jupe légère, Emilie. Ils sont mariés, la confiance est totale. 
Il n’en faut pas plus pour former un duo qui allie grâce et tour de force, portée sans défaillir et chute avec retenue ultime.
Un numéro en suspend inoubliable. 

Murs mobiles 

La scénographie, comme à chaque spectacle créé par Les 7 doigts de la main, est propice à tous les possibles, à tous les débordements.
Le décor est littéralement un partenaire de jeu à part entière.
Tout tourne autour de trois pans de murs qui s’assemblent, se séparent au gré des numéros. Les circassiens sortent des fenêtres, grimpent les murs, disparaissent, dissimulent les agrès des numéros suivants. Ingénieux !

photo Cimon Parent

 

Multitudes d’accessoires

Il y en a pour tous les goûts. Éventail rouge passion, fouet qui claque pour apprivoiser le vide autour de soi, skateboard intrépide, casquettes folles, ballons et balles. Tout est matière à jeu, mouvement, accroche visuelle et tentative de s’extraire de l’apesanteur. 

Bande musicale à shazamer 

Les chansons et musiques sont des partitions très bien dosées pour accompagner les solos, duos et jeux collectifs. À chaque numéro, le titre tombe juste, un sans faute.
On a grave envie de laisser l’appli Shazam ouverte pendant tout le spectacle pour garder tout en mémoire et se souvenir des jolies choses que l’on a vu sur scène, une fois rentré chez soi.
Une fois reçu le programme par mail, on apprend que les titres ont été créés pour le spectacle par des artistes de Montréal. 

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Réversible

par Les 7 doigts de la main 

Jusqu’au 1er avril 2017

du mercredi au samedi à 20h30
matinée le samedi à 16h30

Au Bataclan
50 boulevard Voltaire
75011 Paris

Et en tournée en France : Saint-Etienne (29 et 30 juin), Trappes (le 4 juillet), Ollioulles (7 et 8 juillet)

Avec : Maria del Mar Reyes Saez, Vincent Jutras, Jérémi Lévesque, Natasha Patterson, Hugo Ragetly, Émilie Siliau, Julien Silliau, Émi Vauthey
Mise en scène Gypsy Snider Assistance à la mise en scène  Isabelle Chassé 
Collaboration recherche sur le mouvement Phillip Chbeeb & Hokuto Konichi (AXYZM)
Assistante Chorégraphique Kyra Jean Green
Chorégraphie Mât Chinois Shana Carroll

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CNAC 2017 à la Villette : mystérieux, fougueux, audacieux

Audacieux de débuter et terminer un spectacle de troupe (15 jeunes artistes) par un solo. La mise en scène de la 28e promotion du Centre national des Arts du Cirque est revigorante, une pommade contre le froid, une petite cure de jouvence pour les plus de 30 ans. Le spectacle Vanavara est à découvrir bien au chaud sous le chapiteau de La Villette. 

CNAC 2017 Vanavara spectacle 28e promotion centre national des arts du cirque La Villette Paris photo usofparis blog

CNAC 2017 : très bon cru
Juste avant de débuter le spectacle, une femme enrhumée ne pouvant saluer comme elle veut ses amis leur lance un : »je vous embrasse avec le cœur. »
Très belle entrée en matière, généreuse et bienveillante qui donne le pouls volontaire ou pas à ce qui va suivre sous le chapiteau.
Tout débute donc par un solo féminin avec une roue Cyr. C’est tout de suite captivant : le look, la chevelure, l’aisance de la circassienne, Lucie. On se laisse prendre dans un tour d’acier et on ne lâche plus.
Déboulent assez vite les 14 autres compagnons de tournée de la jeune fille.

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Ça rampe, dessine sur la piste, courre avec des pierres sur les bras, tombe, virevolte, saute, joue de la musique avec troncs d’arbre. Tout est à la fois léger, inattendu, généreux.
Vient aussi une vague de maladresse. Celle d’une jeune clown également adepte du mât chinois, Camila, qui n’a pas besoin de nez rouge pour faire rire. Cette parenthèse absurde est bienvenue pour ne pas prendre tout ce que l’on voit au premier degré.
Rien de grave donc, même si les visages sont bien souvent peu souriants.

La mise en scène de Gaëtan Levêque joue avec intelligence sur les rythmes : il y a des moments en suspension, de la lenteur et puis des bourrasques qui balaient tout. On a aussi envie de chanter en chœur sur cet air inconnu, battre le rythme sur cette fausse pierre.
Et surtout oser les hauteurs, le vertige de la piste, les bras tendus par les sangles (Theo) pour une envolée qui nous réveille de notre torpeur urbaine. Marlène tout en haut de son trapèze « ballant » clôture avec un balancement sans relâche tout simplement hyptonisant et grisant.

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Finalement, on n’attendait rien de Vanavara, si ce n’est qu’il nous surprenne.
Ce spectacle nous a pris au col avec tout ce qu’il faut de curiosité, d’attraction et nouveauté.
Le trampoline a remplacé l’éternel numéro de bascule qui ennuie #bonheur

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VANAVARA

par la 28e promotion du Centre national des arts du cirque
CNAC 2017
mise en scène : Gaëtan Levêque, du collectif AOC

Espace Chapiteaux
La Villette

du 18 janvier au 12 février 2017
du mercredi au samedi à 20h
dimanche à 17h

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Quintessence : spectacle aérien, féérique et spectaculaire

Quintessence, nouvelle création succédant à Pégase & Icare, allie à merveille le savoir-faire des écuyers de la famille Alexis Gruss et celui des artistes de la compagnie les Farfadais.
Le spectacle va enchanter Paris jusqu’au 19 février avant de faire un tour des Zénith de France. Immanquable !

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Afin de sauver Pégase, cheval ailé divin réputé indomptable, créature fantastique la plus célèbre de la mythologie grecque, Joseph fils de Bellérophon – le plus grand héros et tueur de monstres – doit récupérer un fragment de l’essence de chaque élément : l’Air, la Terre, le Feu et l’Eau.

Quintessence se présente sous la forme de tableaux, plus ou moins complexes surtout pour les plus jeunes, ayant pour thématique les quatre éléments. Ce spectacle est composé d’une chanteuse de talent, de musiciens tout aussi talentueux de l’orchestre Sylvain Rolland – installés au-dessus de l’entrée des coulisses et d’une vingtaine d’artistes époustouflants. Sans oublier plus d’une quarantaine de chevaux plus magnifiques les uns que les autres. Bartabas n’a pas le monopole des spectacles équestres enthousiasmant.

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Quintessence nous coupe le souffle !
Tous les ingrédients sont réunis pour nous émerveiller : des artistes magnifiques issus du nouveau cirque réalisant des prouesses techniques incroyables : portées et acrobaties à cheval ou dans les airs, équilibres et jongleries, voltiges, ballets aériens… sans compter la prestation de deux petits chiens malicieux dont l’audace a particulièrement plu à ma petite fille.
Nous sommes impressionnées par le talent et par la générosité des artistes dont on ressent comme une évidence le lien fort qui les unie.

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Quintessence est un spectacle magnifique, grandiose et gracieux qui pendant 2h30 nous évade dans un monde imaginaire et sans limite d’âge côté spectateurs. Tout est parfait : les chansons interprétées avec brio par une chanteuse magnifique, le talent et le professionnalisme des musiciens sans compter les prestations spectaculaires de tous les artistes, chevaux compris.
Véritable moment d’émotions, on en ressort le cœur léger et des étoiles plein les yeux !

by Caroline

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Quintessence

43e création de la famille Alexis Gruss
en collaboration avec la compagnie Les Farfadais

à Paris jusqu’au 19 février 2017

Vendredi, samedi et dimanche selon les dates
Tous les jours du 19 décembre au 1er janvier 2017

Chapiteau Alexis Gruss
Porte de Passy
75016 PARIS

Ouverture des portes 1h avant chaque représentation
Navette gratuite au départ de Porte d’Auteuil
Durée : 2h30 dont 30 minutes d’entracte

En tournée, du 11 mars au 10 mai 2017 dans les Zéniths de France

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Klaxon d’Akoreacro @ à La Villette : palpitant !

Il y a toujours de belles surprises sous les chapiteaux de cirques à la Villette. Et Akoreacro qui fête cette année ses 10 ans de pure folie douce a de quoi faire palpiter un très large public jusqu’au 25 décembre. Klaxon est taillé pour le succès avec ses tranches d’humour, des tableaux d’une pure poésie et ses jeux d’équilibre grandioses. 

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Akoreacro ne vous lâche pas ! 

Les circassiens sont déjà en piste que le public commence tout juste à s’installer dans les gradins. Tour de chauffe, premiers eye contacts avec les spectateurs. L’ambiance est bon enfant, débridée.
On ne comprend pas la langue : du polonais ? Un argot venu de l’est de l’Europe ? Un beau mélange que les artistes eux seuls peuvent connaitre ?
Par chance (ou pas), nous avons droit à une traduction simultanée en espagnol.
Nul besoin de sous-titres pour se prendre la folie de la troupe en pleine face et vite comprendre que la parité n’est pas respectée : une seule femme pour dix hommes. Quel mérite ! 🙂

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Les premiers numéros déboulent avec fougue et force dans les poignets, biceps et épaules, le tout accompagné d’une bande-son en live (batterie, accordéon, violon…).
Le membre de la troupe le plus maltraité n’est finalement pas l’espagnol à moustache (bien que… à être trainé par les pieds…) mais plutôt le piano sur roues.
Il est malmené d’un bout à l’autre du spectacle. Il est forcé à rouler sur lui-même quitte à avoir le tournis. On lui saute dessus, on le chevauche, sans compter les multiples cabrioles en solo ou à plusieurs.
Il est au cœur de cette création et apporte un vrai décalage à sa manière, comme un clown dans un cirque traditionnel.

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On retrouve les numéros qui font le succès du cirque contemporain mais avec toujours une pointe d’inédit ou de poésie en plus. Les séquences de trapèze sont couplées à des portées magistrales. Le jonglage n’est pas qu’un simple divertissement, comme d’habitude, avec des baballes. Il devient l’occasion d’une battle avec une session de beat-box.
Les circassiens font aussi des voltiges avec un accordéon – on craint à chaque fois pour la réception et leur dos. Et surtout, ils sont tous prêts à attraper un instrument au vol pour notre plus grande surprise.

Klaxon d’Akoreacro est vibrant, poétique et généreux ! 

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Klaxon
Compagnie Akoreacro / Alain Reynaud

spectacle de cirque dès 5 ans

Acrobates : Claire Aldaya, Basile Narcy, Romain Vigier, Maxime Solé, Antonio Segura-Lizan, Maxime La Sala
Musiciens : 
Mathieu Santa-Cruz, Guillaume Thiollière, Guilhem Fontes, Boris Vassallucci, Vladimir Tserabun

Espace Chapiteaux
La Villette

Mercredi au samedi à 20h
Dimanche à 16h

Jusqu’au 25 décembre 2016
Relâche le 24 décembre

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Cirque Le Roux à Bobino – interview de Broadway à Paris

Ce qu’il y a d’étonnant avec le nouveau cirque c’est que l’on peut toujours être surpris par sa mise en forme et par les détours qu’il peut prendre.
La preuve avec le Cirque Le Roux. A Bobino, le quatuor comble le public avec son spectacle Elephant in the Room. Entre théâtre et performances scéniques, on rigole, on est attendri et on frissonne d’effroi mais aussi de surprise.

Automne 1937, au mariage de Miss Betty, le mari, l’amant et le majordome font irruption dans la pièce où celle-ci, était venue s’isoler. On sent de suite qu’il y a une ambiguïté avec la belle. Une histoire trouble va se dérouler devant nos yeux émerveillés et parfois interloqués.

cirque-leroux-elephant-in-the-room-bobino-spectacle-avis-critique-photo-by-blog-united-states-of-parisLe Cirque Le Roux crée une fable, sous forme de comédie dramatique, qui  se fonde sur les codes du cinéma du muet. Générique, dialogues entre personnages  (pas très verbaux mais génialement bruités) et aussi la mise en scène : tout débute comme un film du siècle dernier. On y retrouve aussi ce comique de situation cher à Charlie Chaplin et Buster Keaton.

Spectacle en deux temps

Dans la première partie, très burlesque, les acrobaties restent bon enfant. Entre grandes glissades, petites cabrioles et quelques portées simples – mais tout de même osées – le spectacle semble mettre du temps à s’installer, à rentrer dans le vif. Toutefois, ces quelques minutes volontairement déstabilisantes mettent l’eau à la bouche.

Il faut donc attendre le deuxième acte de l’histoire pour totalement tomber dans l’univers et la poésie du Cirque Le Roux.

cirque-leroux-elephant-in-the-room-bobino-avis-critique-spectacle-winterfest-blog-united-states-of-parisLe point de bascule : l’arrivée sur scène de nos quatre compères en habits de nuit, version années 30.
C’est la scène la plus complexe au niveau de la technicité, la plus chargée d’adrénaline et de frissons, de peur d’un ratage acrobatique. John Barick (Yannick Thomas), le colosse de l’équipe fait des prouesses dans les portées. Miss Betty (Lolita Costet) virevolte entre ses différents partenaires tel un fétu de paille. Angoisse et prouesses.

Deux scènes en forme d’apothéose

Pour autant, ce deuxième acte offre encore un autre changement d’univers visuel et narratif.
A la technique pure, on ajoute la poésie. Et c’est à ce moment que le spectacle offre sa première claque.
Le duo entre Monsieur Bonchon et Mister Chance (Grégory Arsenal et Philip Rosenberg) nous offre un duo magistral et sensuel. Des figures instables mais tenues pour des corps en totale harmonie. Un moment de pure magie scénique éclairé simplement par des lustres tombés du ciel.

L’autre moment d’apothéose : la scène finale. Sur une musique d’Ennio Morricone – à glacer le sang ou à pleurer d’émotion – toute la tension du spectacle explose en un superbe feu d’artifice de prouesses physiques et de jeux d’équilibre.
Le Cirque Le Roux arrive à jouer sur ce thème musical, ultra connu et ultra référencé, d’une telle manière que son art se sublime. Entre drame et volupté, émotion et envoutement.  C’est intense et foudroyant.

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Le temps de nous remettre de nos émotions, nous pénétrons dans les loges pour poser quelques questions à deux des membres de la troupe : Philip et Lolita.
C’est l’occasion d’en savoir plus sur les coulisses de ce spectacle, obtenir quelques anecdotes mais aussi faire un point sur leur carrière à Broadway.

Cirque Le Roux : Interview  Selfie

USofParis : Philip, 3 adjectifs pour décrire ton partenaire Yannick ?
Philip :
Attentionné, bon vivant et légèrement maladroit.

Lolita, 3 adjectifs pour décrire Grégory ?
Lolita :
Énergétique, organisé et drôle, vraiment drôle.

Comment fait-on pour toujours prendre du plaisir à jouer un spectacle après un an et demi ?
Philip :
Pour nous, surtout avec ce spectacle où il y a plein de couches, c’est l’intégration du jeu d’acteur avec le cirque qui est nouveau. Le cirque traditionnel où tu ne fais que des acrobaties, on en a déjà fait beaucoup. Il y a toujours le moment où te dis « oui je sais quoi faire ! », ça devient plus une routine.
Mais avec Elephant in the Room, ce qui est intéressant c’est l’échange avec le public et aussi entre nous sur scène. Ça change chaque jour au niveau des émotions, de nos humeurs. C’est vraiment une surprise chaque soir.
Lolita : Et puis on change tout le temps. On revoie toujours des petits détails, il y a toujours des choses nouvelles. On a aussi des moments où l’on est libre de faire ce que l’on veut.
Il y en a un qui surprend l’autre car il est plus motivé ce soir-là, il fait des blagues aux autres…

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Qu’est-ce qui a changé depuis la création ?
Lolita :
Beaucoup de choses ! C’était très long au début. Il a fallu couper.
Philip : Le spectacle durait 1h45 au début. On a fait une avant-première publique justement pour voir ce qui accrochait et ce qui accrochait moins. Et à partir de cette énorme base-là, on a réduit et réduit.
Lolita : Mon solo du début a changé sept fois, à peu près. On a essayé différentes choses pour voir comment ça allait pour le public. Le fil conducteur, le poison, n’était pas présent au début, par exemple.

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Philip et Lolita – Selfie exclu pour US of Paris

Un conseil, de votre metteuse en scène a-t-il été essentiel pour vous préparer à ce spectacle ?
Philip :
De trouver le plaisir dans tout. D’abord, si tu trouves drôle ce que tu fais sur scène et que tes compagnons aussi, c’est sûr que ça va se transmettre au public.
Et elle disait aussi tout le temps : « Vous n’êtes pas des mimes ! Même si vous ne parlez pas, lâchez des sons, vivez sur scène !»
Lolita : Quand on fait du cirque, on part toujours avec beaucoup d’énergie quand on rentre sur scène. On est hyper stressé, on est à bloc.
Et justement, Charlotte nous répétait de faire l’opposé. Pour commencer au théâtre, il faut, au contraire, être relax et prêt à tout recevoir.
Quand on a réussi, ça a changé considérablement. Maintenant, on pose le début, on peut incarner les personnages.

Et comment vous avez fait pour vous calmer ?
Lolita :
C’est du psychique. Moi ça va. Mais Yannick, je sais qu’il fait encore le tigre en cage.
Philip : Moi, c’est les cinq minutes juste avant de rentrer sur scène que je suis encore en train de penser à pleins de trucs, un peu crispé, stressé. Et j’ai l’impression que quand je rentre sur scène toute cette pression se relâche. Je suis plus détendu.

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Comment prend-on soin du son corps lors d’une tournée et qu’on change de salle tous les soirs ?
Lolita :
On est différent là-dessus.
Philip : Moi je suis un peu plus tendu. Et pour être souple, il faut que je m’étire, que je m’étire, surtout le dos, avant le spectacle mais aussi après. Je trouve le bon équilibre comme ça.
Lolita : Honnêtement, en tournée ce n’est pas toujours facile. Ici à Bobino, on a un échauffement avant le spectacle.
Essayer de me coucher pas trop tard pour me lever tôt et avoir une petit muscu tous les jours. Ne pas trop fumer. Si je me couche tard et qu’on fait des réunions : boire le moins possible d’alcool. Parce que les tournées c’est aussi : du monde qui vient nous voir, des réunions. Ce n’est pas forcément faire la fête mais c’est simplement discuter. Pour moi, c’est vraiment d’essayer de ne pas avoir trop de fatigue, d’avoir un moment de musculation et de stretching. Et bien manger !
Philip : Et un bon lit aussi !
Lolita : Un bon matelas c’est vrai. Les tournées avec un mauvais matelas, on a beaucoup de mal à s’en remettre.
Philip : Le matin, quand tu sors comme un bloc, oh non !

Est-ce qu’il arrive que le corps soit ingrat, qu’à un moment il dise stop ?
Philip :
Ça arrive vraiment très très rarement.
Lolita : Mais ça arrive des fois. Alors c’est massage, douche chaude, ostéopathe. Et s’il y a des réunions, on ne les fait pas et on va directement se coucher.

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Une anecdote sur scène : quelque chose d’inhabituel, de drôle, ou un ratage ?
Lolita :
Dans la scène où je dois lui dire qu’il est ridicule, un soir Philip a écrasé le bout de ma chaussure. Du coup, mon pied est sorti de la chaussure, mais la sangle est restée autour de la cheville. Il a donc fallu que je fasse toute la scène où il prend mon soutien-gorge, le reprend et passe par la porte avec une chaussure en moins. Ça a donné quelque chose d’hyper drôle.
Philip : J’en ai une un peu plus trash. On jouait à Salzbourg. Au moment où Grégory tombe de scène, le plateau de service. Au lieu de tomber à côté de lui, il a rebondit et il est arrivé sur son front et l’a coupé. Il est remonté sur scène sans s’en rendre compte, mais nous si.
Lolita : Il saignait et avec la transpiration ça dégoulinait.
Philip : Du coup, Lolita a dit « Bouchon, sort ! Dehors ! »
Lolita : Et lui, il est resté dos au public, qui n’a rien vu du coup. Il a fait sa cascade. Une fois au sol il a tourné la tête de l’autre côté et j’ai pu le faire sortir.
Philip : Après, il est quand même rentré avec un énorme pansement sur le front qui était bien dans son personnage.

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Selfie exclu #UsofParis


Qui a eu l’idée de cette très scène assez érotique en clair obscur ?
Philip :
En fait, ça a commencé avec les lampes. Après, on les a fait descendre et on a commencé à faire des acrobaties en-dessous. On avait déjà les photos dans les cadres derrière. A un moment Charlotte Saliou, la metteuse en scène, a dit « Allez, on va essayer de pousser ça. Bouchon, tu rentres avec un plateau de fruits de 3 mètres. On pousse ça plus dans la décadence » C’est parti de nous et c’est elle qui a vraiment transformé ça.

Et une anecdote avec un spectateur, des mots échangés après le spectacle qui ont pu vous toucher ?
Lolita :
Dans un échange avec des enfants après un spectacle et c’est pour moi la meilleure question qu’on m’ait posée – il y a un qui a dit «  J’ai une question pour Miss Betty. J’aimerais savoir quel produit tu mets dans ta bouche pour pouvoir rire comme ça »
Quand j’ai dit « En fait, je ne mets rien du tout », j’ai vu que j’étais un avenger pour lui. Ça m’a vraiment fait rire.
Il y a aussi un papy à Salzbourg qui était là où on buvait un verre. Il nous a dit qu’il allait repartir à sa voiture sans sa cane tellement le spectacle l’avait bouleversé. Il a pleuré à la fin du spectacle. Et ce soir-là, j’ai vraiment pris conscience qu’on fait passer des sentiments et que ça peut changer quelque chose chez un spectateur. Ça m’a vraiment fait du bien.

La plus belle leçon que vous ayez apprise en vous produisant à Broadway ?
Philip :
C’est de faire attention aux détails. Il y a une équipe de 200 personnes par spectacle mais chacune a vraiment un œil pour garder son boulot toujours aussi précis. Les accessoires, la musique, les déplacements sur scène. Tout est vraiment travaillé. Tout est pensé. Et du coup, quand on a décidé de faire ce spectacle, ça m’a un peu inspiré de dire « Est-ce qu’on a poussé ça assez loin ? Est-ce qu’on a pensé à chaque détail ? Est-ce que ce truc dans le décor est-ce que ça sert à quelque chose ? Pourquoi il est là ? »
Lolita : Il y a plein d’autres choses, c’est tellement vaste Broadway. Mais c’est une des choses que j’ai retenue aussi.
Philip : J’ai appris aussi : il faut toujours penser « Qu’est-ce qui est le mieux pour le spectacle ? » Même si tu as mis beaucoup d’argent, beaucoup de temps dans quelque chose, et même si tu as envie que ça marche mais que ça ne sert pas le spectacle : mets ton égo de côté pour faire ce qui est le mieux. On enlève, on ajoute, mais penser comme une personne extérieure.
Lolita : Par exemple, dans le spectacle on devait avoir une armure.
Au lieu de sortir par le bureau, Miss Betty devait être cachée dedans et l’armure de marcher. On trouvait ça génial, et ça l’était. On a acheté une armure – très chère et avec notre argent – au début du spectacle et ça n’a jamais fonctionné.
Philip : On a essayé de couper l’armure pour qu’elle rentre dedans. C’était un métal vraiment pas solide. Et quand on a commencé à couper, le métal partait morceau par morceau.
Lolita : Notre argent partait en lambeaux et donc on s’est dit « Tant pis ! ».

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Cirque Le Roux : Elephant in the Room 

Mise en scène : Charlotte Saliou
Avec : Lolita Costet, Yannick Thomas, Philip Rosenberg et Grégory Arsenal

Jusqu’au 31 décembre 2016
Du mercredi au samedi à 19h

Théâtre Bobino

14-20, rue de la Gaîté
75014 Paris

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Love Circus aux Folies Bergère : euphorie générale ! #reprise 2016

Les Folies Bergère vibrent à nouveau avec passion, musique et acrobaties. Retour de la comédie musicale sexy, culte et emballante, Love Circus, pour une nouvelle série de grandes et belles soirées uniques en leur genre jusqu’au 12 juin 2016.

On avait volontairement très peu lu, pour garder toute la saveur de la surprise.  On est allé voir Love Circus avec, il faut bien le dire, un léger a priori. On s’est fait cueillir comme des roses, ce samedi soir. Et on aime ça !

Simon Heulle et Lola Cès
Simon Heulle et Lola Cès

Dès la première chanson, Les histoires d’a (Rita Mitsouko) l’adhésion est entière. La troupe de Love Circus offre un panel vocal étendu et une harmonie réjouissante – très bon équilibre entre chaque personnage et artiste.

Des jumelles, un fantôme, un lanceur de couteaux, un trublion, des danseuses…
Tout ce petit monde s’active dans cet établissement depuis plusieurs années. Certaines y sont même nées.
L’amour semble être la préoccupation de chacun : perdu pour l’un, contrarié pour un autre, impossible pour la plupart.
Le retour de la 3e sœur va aussi bien enthousiasmer les cœurs que les malmener.

La bonne humeur et le rire ne sont, pour autant, pas sacrifiés.
Le livret crée une histoire fantasmée autour des Folies Bergères que l’on aimerait réelle.
Le récit est mené avec joie et complicité par les jumelles et leur ami dévoué. On aime les petits apartés rocambolesques de la troupe et les aléas comiques qui jalonnent l’histoire.

La Troupe de Love Circus la comédie musicale Les Folies Bergère avec Vincent Heden Fanny Fourquez Lola Cès Sofia Mountassir Flo Malley salut avec ballons photo scène usofparis blog

Côté musique, Love Circus est allé piocher sa setlist dans la chanson française (Piaf, Niagara, Guesh Patti, Gilbert Bécaud…) mais aussi les tubes internationaux (Britney Spears, Lady Marmelade…).
La troupe propose des tableaux musicaux vraiment originaux et dévoilant une émotion que l’on n’attendait pas. Le solo mi-homme mi-femme sur Les moulins de mon cœur s’avère délicat et sensuel. La reprise de I will always love you est d’une puissance que n’aurait pas reniée Whitney Houston. Etienne, Etienne de Guesch Patti est encore plus torride que l’original. Mais il y aussi cette reprise de Zou Bisou Bisou totalement décalée et comique à souhait.
Et émotion forte avec Kiss portée par 2 duos d’amoureux, en hommage à Prince. Poils irisés pour tout le monde !

David Girard
David Girard

Côté cirque, ça voltige pas mal. A noter que, pour une fois, ce ne sont que des hommes qui jouent les acrobates et les faire-valoir visuels. Un gros coup de cœur pour l’acrobate au trampoline qui offre des séquences spectaculaires avec des réceptions en hauteur bluffantes.
On n’oubliera pas non plus les numéros de la barre chinoise et aussi le numéro sensuel en porté sur les mains.

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Ce qui est sûr c’est que la troupe de Love Circus finit sans exception la soirée avec un standing ovation du public. Alors on ne peut que vous inviter à passer un moment de bonheur musical avec ces artistes.

La Troupe de Love Circus la comédie musicale Les Folies Bergère avec Vincent Heden Fanny Fourquez Lola Cès Sofia Mountassir Flo Malley standing ovation photo scène usofparis blog

Love Circus, la comédie musicale

du mercredi au samedi à 20h
le dimanche à 16h

jusqu’au 12 juin 2016

aux Folies Bergère
32, Rue Richet
75009 Paris

Avertissement : Pensez à manger avant le spectacle, Il n’y a pas grand’chose à vous mettre sous la dent au bar à l’entracte.
Et amis fumeurs, prenez une grosse bouffer en arrivant, toute sortie est interdite, même pendant l’entracte.
Du rarement vu pour un show d’un si bon niveau !

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TRACES : Les 7 doigts de la main se surpassent à Bobino !

#Bonheur de retrouver la fougue, la poésie et la maîtrise sans accros du collectif de cirque survitaminé et génial Les 7 doigts de la main avec le retour de Traces à Paris.
L’occasion d’une rencontre scénique avec sept personnalités aussi fortes qu’attachantes.

Ces 6 garçons et cette fille (Anne-Marie) viennent de Québec, de Chine, de France, d’Australie et des États-Unis.
L’un est drôle, l’autre jaloux, un autre beau…
Comment on le sait ?

photo Alexandre Galliez
photo Alexandre Galliez

Simplement parce que ces jeunes gens se présentent après une entrée sur scène, tonitruante. Ce n’est pas grand-chose sur le papier, mais en live, sans filet, ça fait vraiment la différence.
A la fin du spectacle, les uns et les autres ne seront plus tout à fait des inconnus, à la différence d’autres spectacles qui préfèrent le collectif à l’individuel.

Acrobaties collectives spectacle Traces Les 7 doigts de la main Bobino Paris avec kevin Berveley Lucas Boutin Anne-Marie Godin Kai Johnson-Peady Yann Leblanc Harley McLeish Emmeng Song

Kevin, Song, Lucas et les autres sont multi-talents : acrobates, athlètes, musiciens, chanteurs, dessinateurs, polyglottes (anglais, français, chinois…). Ils sont capables de se remplacer au piano en plein milieu d’un morceau, de se jeter sur les épaules de l’un, de s’envoyer en l’air à la force des bras d’un autre.

Traces n’enchaîne pas les numéros à couper le souffle à un rythme effréné, quitte à tout oublier à la fin. Le spectacle ménage ses effets, passant de la sophistication d’un numéro de trapèze avec Kevin, l’américain hipster (barbu) – les autres solos de trapèze que vous avez vus, vous paraitront bien fades à côté de celui-ci –  de la scène comique autour de la lecture sur un fauteuil qui ne tient pas en place avec Anne-Marie, à la déconnade entre potes en veste sur sweat blanc (#classe) armés de leur skateboard ou patin à roulettes (#décalé).

photo Alexandre Galliez
photo Alexandre Galliez

Dans ce spectacle, le mât chinois voit exceptionnellement double, et ça nous plait encore plus ! Lucas, le frenchy de la bande, saute d’un mât à un autre avec une agilité déconcertante. On se sent tout petit face à autant de force dans les bras.
Les sangles aériennes sont démoniaques, la main à main insurpassable et les jongleries étourdissantes.
10 ans de succès pour Traces, ça se fête, non ?

Acrobaties collectives avec ballon Traces Les 7 doigts de la main Bobino Paris avec kevin Berveley Lucas Boutin Anne-Marie Godin Kai Johnson-Peady Yann Leblanc Harley McLeish Emmeng Song

Affiche spectacles cirque TRACES compagnie Les 7 doigts de la main à Bobino Paris avec kevin Berveley Lucas Boutin Anne-Marie Godin Kai Johnson-Peady Yann Leblanc Harley McLeish Emmeng SongTraces
spectacle du collectif de cirque Les 7 doigts de la main 

avec Kevin Beverley, Lucas Boutin, Anne-Marie Godin, Kai Johnson-Peady, Yann Leblanc, Harley McLeish, Enmeng Song

du mercredi au samedi à 21h
matinée le samedi à 16h30
jusqu’au 23 avril 2016

à Bobino
14-20, rue de la Gaité
75014 PARIS

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Avec vue sur la piste : euphorie à la Villette avec le CNAC !

Villette en Cirques se poursuit avec le grand retour du CNAC (Centre national des arts du cirque) pour le spectacle de fin d’année de la promo sortante.
Euphorie collective sous le chapiteau pour …Avec vue sur la piste. Out austérité et ennui. Que du renouvellement des numéros, de l’humour pour la 27e promo aussi stylée que talentueuse !

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Dès notre entrée pour prendre place dans les gradins, nous sommes conquis. Les jeunes circassiens ne sont pas cachés dans les coulisses avant de faire une entrée tonitruante ou poétique sur la piste.
Non, ils sont là pour nous accueillir, nous placer, nous faire patienter avec un p’tit tour de chant ou un morceau de pomme à la cannelle. Ça fourmille de partout, court, interpelle ou encore mieux : rase une barbe naissante.
Ces petits riens participent à la convivialité avant même que le spectacle commence. On s’attache aux premiers visages, à quelques sourires, à un trait de personnalité, à un accent aussi.

Image de prévisualisation YouTube

Une entrée en matière intelligente signée du metteur en scène Alain Reynaud, ancien élève du CNAC – il y a maintenant 25 ans – qui ne laisse présager que du meilleur pour la suite de la soirée aux côtés des 17 artistes fringants.

Et nos petits camarades ne se prendront pas au sérieux de la soirée. Faut dire qu’un clown (créateur de la compagnie Les Nouveaux-Nez) est à la manœuvre pour diriger ce groupe : ça se voit et ça se ressent à tous les instants.
Mais la troupe ne bâcle pas, pour autant, sa partition (tout le monde joue d’un instrument de musique) et ses numéros physiques (ils sont nombreux).

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Les portées (main à main) et sauts dans les airs font frémir, mais sont toujours rattrapés. Dextérité totale quand une trapéziste à l’accent québécois se met à chanter la tête en bas ou quand elle rattrape une de ses partenaires. Exceptionnellement, les voltiges aériennes de ce spectacle ne sont pas mixtes. Les 4 jeunes femmes (Gabi, Garance, Lucie, Léa) nous bluffent avec leur cadre aérien. Leur aisance nous apporte frisson sur frisson.

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

L’arrivée de la bascule coréenne ne nous enchante guerre. On se souvient de précédents numéros longs, trop longs, par le passé. Ici, c’est joyeux, ça sautille avec le sourire. Les sauts s’entrecroisent avec un brio tout en fougue. Et ça ne joue pas les prolongations inutiles.

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Il faut aussi citer un numéro plus inhabituel, sur un mât indien. L’arrivée de cet agrès n’impressionne pas. Mais la mise en scène autour de Lucas au crâne glabre – mais pas le torse – sera suffisamment piquante pour capter notre pleine attention. L’arrivée d’un garçon en robe va introduire une nouvelle séquence tordante où les conventions sont bouleversées. Et que dire de cet animal improbable qui nous pousse une nouvelle fois au rire.

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Ces jeunes ont un tel punch, un tel humour, un tel glamour et surtout une passion débordante pour leur art que le smile ne nous quittera pas de la soirée.

…Avec vue sur la piste
de la 27e promo du CNAC

mise en scène : Alain Reynaud (Compagnie Les Nouveaux-Nez)
collaboration artistique : Heinzi Lorenzen

Mercredi, vendredi et samedi 20h
Jeudi 19h30
Dimanche 16h

jusqu’au 21 février 2016

à l’Espace Chapiteaux
La Villette

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Avec vue sur la piste de la 27e promo du CNAC à la Villette #Concours Inside

Villette en Cirques continue avec l’un des moments circassiens de l’année : le spectacle de la dernière promo du CNAC – le Centre National des Arts du Cirque.
Histoire de nous réchauffer avec la pleine fougue de la très jeune génération de circassiens, la 27e promotion vient s’installer à l’espace chapiteaux de La Villette pour nous présenter … Avec vue sur la piste un mois durant ! #jubilation 

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Cette année, c’est un clown-accordéoniste, et un ancien élève du CNAC (il y a 25 ans), Alain Reynaud, qui met en scène les numéros des étudiants.
Autour de celui qui est aussi co-fondateur de la compagnie Les Nouveaux Nez et directeur de la Cascade – pôle national des arts du cirque à Bourg-Saint-Andéol et du Festival d’Alba-la-Romaine, les 17 élèves et leurs talents vont vous offrir une nouvelle fois un spectacle unique.

Entre rêve de cirque et appréhension du vide, ils s’approchent de la piste d’envol pour une vie choisie sans filet. Le monde a changé, mais leur engagement et leur désir de choisir le cirque comme destination sont intacts. La troupe, le chapiteau, le désir de création, l’envie de jouer ne demandent qu’à se «rêvaliser».

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

Devant vous, l’adresse de jeunes virtuoses qui s’exprime dans des duos de main à main, au bout de sangles, en haut du mât chinois ou indien, avec une bascule coréenne ou avec un cadre aérien.
Et si leur jeunesse n’est pas exempte parfois de maladresse, c’est toute leur fougue que ces futurs professionnels lanceront sur la piste du chapiteau.

On en frémit d’avance, et vous ?

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

 Avec vue sur la piste

Spectacle de la 27e promotion du CNAC
Mise en scène : Alain Reynaud
Collaboration artistique de Heinzi Lorenzen

du 27 janvier au 21 février 2016
durée : 1h30
Mercredi, vendredi et samedi à 20h
Jeudi à 19h30 et dimanche à 16h

Séance audio décrite le jeudi 18 février

La Villette
Espace chapiteaux
211, Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Photo © Christophe Raynaud De Lage
Photo © Christophe Raynaud De Lage

 

CONCOURS !
Comme on aime partager nos coups de cœur spectacles, nos émotions scéniques et pour fêter les 5 ans du blog, nous vous offrons des invitations pour la représentation du jeudi 28 janvier 2016 à 19h30.

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous avant le dimanche 24 janvier 2016 à 23h59.
Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour le spectacle …Avec vue sur la Piste.

ON RADOTE mais c’est le cas à chaque fois : avant de participer, vérifiez que vous êtes bien disponible pour la date de la représentation pour laisser sa chance à tous et toutes !

Concours CNAC 2016
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Villette en cirques – Zampanos et Cirque Aïtal : 2 bijoux de créativité !

C’est la folie cirque à partir du 15 janvier à la Villette. L’année 2016 commence avec une série de rendez-vous aussi festifs, acrobatiques, poétiques que dépaysants.
Pendant 4 mois complets, Villette en cirques partage avec un maximum de curieux, de passionnés, enfants, ados, adultes, des créations originales de cirque contemporain.
En 8 spectacles, c’est une pleine bouffée de force, de fraicheur qui va nous réchauffer en hiver et nous faire encore plus aimer le printemps.

Villette en cirques spectacles espace chapiteaux janvier 2016 programmation cirque contemporain avec Zampanos Aïtal Centre national des arts du cirqueFocus sur les deux premiers spectacles de cette programmation foisonnante.

Le Cirque Zampanos nous accueille dans le chapiteau le plus intimiste qui soit. Imaginez : 40 petites places seulement pour une proximité totale avec un clown pas tout à fait comme les autres. Ici, Le Petit cercle boiteux de mon imaginaire ouvre un charmant monde en miniature avec des sculptures mobiles, des petits bouts de rien. L’acrobatie n’est pas pour autant absente de la piste, bien au contraire. Les prouesses sont d’un autre ordre.
Un spectacle poétique et tendre qui accueille les petits bouts de chou dès 4 ans et attendri forcément les plus grands.

Cirque Zampanos spectacle le petit cercle boiteux de mon imaginaire mise en scène Anne et Michel Gibé Villette en cirques janvier février mars 2016 espace chapiteaux photo Georges Bartoli
Le Cirque Aïtal nous emmène dans le tourbillon d’une tournée d’artiste. Un couple (Victor et Kati) nous en ouvre les coulisses. Pour le meilleur et pour le pire nous décrit l’amour autrement, à la force des bras et dans la totale confiance en son partenaire.
La voiture de tournée – bien installée sur la piste en terre – est à la fois décor et accessoire pour ce spectacle original créé en 2011 et qui n’en finit pas de subjuguer les spectateurs.

Depuis notre visite, nous ne nous sommes pas remis de l’inventivité, de la beauté et de l’émotion qui transpirent de ce spectacle porté par deux artistes incroyables de présence et d’humour.
Ils ne sont pas seuls, bien sûr. Leur voiture et leur fidèle chien sont aussi deux partenaires de jeux qui font la réussite de ce petit bijou de cirque.
C’était notre premier cirque à deux interprètes – nous sommes habitués aux troupes – et pas un seul temps mort ressenti dans ce chapiteau bien isolé du froid extérieur.

Ce rendez-vous est aussi l’occasion de découvrir la spécialité de ces deux circassiens, le « main à main« . On ne vous en dit pas plus, laissez-vous embarquer, tout simplement !

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE/WikiSpectacle
Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE/WikiSpectacle

CONCOURS !

Comme on aime partager nos coups de coeur spectacles, nos émotions scéniques et pour fêter les 5 ans du blog, nous vous offrons des invitations pour le vendredi 15 janvier 2016.
Au choix, deux spectacles :
Le Petit cercle boiteux de mon imaginaire (Zampanos) à 18h30
Pour le meilleur et pour le pire (Cirque Aïtal) à 20h

CONCOURS TERMINE !! 

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour le spectacle de Zampanos ou 2 places pour le spectacle du Cirque Aïtal

 

Villette en Cirques à partir du 15 janvier2016
à l’Espace Chapiteaux

Le Petit cercle boiteux du mon imaginaire par Zampanos jusqu’au 6 mars
du mercredi au dimanche à 14h30 (sauf mercredi 20 et 27 janvier)
vendredi et samedi à 18h30
spectacle à partir de 4 ans

Pour le meilleur et le pour le pire par le Cirque Aïtal
jusqu’au 24 janvier
le vendredi et samedi à 20h
dimanche à 16h
spectacle à partir de 6 ans

Concours Villette Jan 2016
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