Archives par mot-clé : comédie musicale

Chambre 113 : une co-médico musicale palpitante & totalement cocasse !

L’hospitalisation est toujours une mise en abyme dans nos vies où la vulnérabilité de notre esprit rejoint celle de notre corps. Chambre 113 relate avec délicatesse et sensibilité l’histoire d’un couple traversant ce moment particulier. Entre émotions retrouvées, rencontres humaines saugrenues ou bouleversantes, le Théâtre de Ménilmontant résonne aux sons éclatants de cette comédie !

Chambre 113
photo Eric Bongrand

Un sujet délicat…

Mathilde et Julien forment un couple en proie au manque d’interaction et au désintérêt progressif. C’est ironiquement une communication qui va changer le cours de leur histoire… Ainsi, l’hôpital informe Julien que sa femme a été victime d’un grave accident la plongeant dans un sommeil profond. Il se rend alors sur place et découvre un univers jusqu’ici inconnu…

En premier lieu, il est accueilli par le Docteur Grinsky, grand mégalomane à la vision étriquée par la science exacte. Viennent ensuite les infirmières entourant la femme qu’il a trop longtemps délaissée. D’abord Roseline, personnage fantasque ne mâchant pas ses mots puis sa collègue Natacha, incurable romantique à l’optimisme sans faille.

L’esprit de Mathilde n’est pas prêt à quitter le monde des vivants et tente à tout prix de s’exprimer, en vain. C’est ainsi que, dans une intimité qu’ils partagent désormais, les personnages vont peu à peu se dévoiler, offrant une perspective inattendue sur le véritable sens de la vie…

Chambre 113
photo Eric Bongrand

… dépeint avec adresse !

C’est avec dynamisme que les cinq comédiens chantent, dansent et nous éblouissent ! Ainsi, le partage est intense et nous transporte complètement. Nous sommes submergés par les émotions dégagées, aussi bien par les failles humaines se révélant que par l’éclat des petits bonheurs de la vie redonnant espoir.

Le décor est modulable sur scène, permettant au spectateur de reprendre son souffle entre deux tableaux. Les chants et les arrangements musicaux sont soignés et énergiques, n’ayant rien à envier à Mogador !

L’humour et la dérision des dialogues créent un équilibre subtil avec le côté grave du sujet. Ce qui fait que nous rigolons beaucoup, nous pleurons parfois mais nous apprécions toujours. 🙂

by Jean-Philippe

Chambre 113

Chambre 113
Bienvenue à l’hôpital !

Auteur : Claire-Marie Systchenko, Eric Bongrand
Metteur en scène : Vincent Vittoz
Artistes : Claire-Marie Systchenko ou Cloé Horry, Fred Colas, Noémie François, Hélène Hardouin, Emmanuel Quatra, Antoine Lefort, Samuel Domergue ou Nicolas Didier
Musiciens : Antoine Lefort, Samuel Domergue ou Nicolas Didier

jusqu’au 11 février 2017

Les vendredis, samedis et certains dimanches.
Horaires (19h ou 21h) en fonction du jour

au Théâtre de Ménilmontant
15, rue du Retrait
75002 PARIS

site officiel : chambre113.com

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West Side Story : intense, beau, moderne, passionnel !

La Seine Musicale accueille le grand retour en France d’un succès scénique planétaire. West Side Story dans la version Broadway, avec artistes talentueux, décors new-yorkais et orchestre en live, offre une soirée d’une intensité folle. 

West Side Story
Crédit Johan Persson
West Side Story
Crédit Nilz Boehme

West Side Story : totalement moderne

Étonnant de découvrir un spectacle qui fête ses 60 ans cette année et qui a gardé toute sa fougue, sa force et sa modernité au fil des années. Les chorégraphies n’ont rien de désuet. Au contraire, le brio est toujours au programme.
La musique de Leonard Bernstein, composée à la fin des années 50 reste d’actualité, punchy, jazzy et charmeuse mais toujours juste.

Côté scène, les couleurs claquent aussi bien avec les lumières d’une rare perfection qu’à travers les costumes.  L’orchestre est parfait. Tout concorde pour faire de ces retrouvailles un moment de poésie musicale et vocale unique et enchanteur.

West Side Story

Tony et Maria : une pulsion d’amour

Entendre Maria, Tonight,  America ou A boy Like That est absolument inoubliable tant l’interprétation étant parfaite. Certaines chorégraphies sont les mêmes que celles de la création originale. Et parmi toute les productions de cette comédie musicale, seule la troupe le reproduit à l’identique actuellement.

Et rien à redire côté chanteurs et chanteuses, toutes les sensibilités des rôles sont là. Les voix percutent nos âmes de spectateurs, transperce une carapace parfois épaisse.
Même les insensibles à l’amour ne peuvent prétendre à l’ennui face à l’interprétation de la troupe.  

West Side Story c’est le tourbillon de la vie à la fois violente,  accidentée, excessive et belle.
C’est un souffle passionnel et passionné en mode Roméo et Juliette,  une dose d’amour éperdue qui nous rappelle que, parfois, le bonheur doit nous rendre insouciants. Malgré tout.

Bonus : la soirée de gala a permis d’inaugurer officiellement le rideau de scène de la Seine Musicale. Une création autour d’Orphée conçue en un temps record par Nicolas Buffe. Magique ! 

West Side Story

West Side Story
le classique original de Broadway

du 12 octobre au 12 novembre 2017

à La Seine Musicale 
Ile Seguin
92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

Représentations supplémentaires :
les dimanches 29 octobre, 05 novembre et 12 novembre à 20h

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Grease le musical : Yanis Si Ah en interview coulisses

Yanis Si Ah porte le perfecto à merveille depuis plusieurs semaines pour interpréter le rôle de Kenickie dans Grease, le musical. Le comble pour ce jeune artiste est de jouer le rôle d’un étudiant alors qu’il s’est arrêté avant le lycée.
Vraie performance physique : le cuir colle à la peau quand l’artiste danse et chante sur scène.
#Respect

Interview dans les coulisses

Yanis Si Ah

UsofParis : Quelle était l’ambiance des auditions ?

Yanis Si Ah : Les castings ont été longs. Il y a eu 8 tours. On était nombreux à vouloir les passer. Je ne pensais pas être pris. J’ai été très surpris.
Il y avait une très bonne ambiance. On ne s’est jamais senti juger.
C’était 8 tours de plaisir.

Une anecdote ?
J’étais dans CATS, il y a 2 ans et j’étais doublure de 6 rôles.
Quand j’ai été auditionné, comme l’équipe savait que j’avais la capacité de changer de rôle facilement, on m’a fait jouer tous les T-Birds (ou Burger Palace). Je suis passé de Danny à Kenickie, puis Doody.
Ce qui est drôle : j’ai jonglé plusieurs personnages jusqu’à la fin.
C’est pour ça aussi que je n’y croyais pas trop.
Et l’équipe ne m’a annoncé qu’à la fin que j’étais pris pour le personnage de Kenickie.

Comment s’est passée l’annonce ?
Quand l’équipe m’a appelé, elle m’a dit que j’avais oublié mon t-shirt. J’oublie tout partout. 🙂 Hyper crédule, j’ai répondu : « désolé !  »
On m’annonce qu’ils ont encore besoin de moi pour un nouveau tour dans 2 mois. J’ai foncé dedans : « ah oui ? »
Et ils ont fini par me dire que j’étais pris. Et là, les larmes, les violons. « Je vais raccrocher pour appeler maman. »

Ton 1er coup de fil était pour ta mère ?
Oui, c’est un peu mon agent ! 😉

Qu’as-tu en plus des autres qui ont passé le casting ?
Ce n’est pas à moi de répondre 🙂
Sans doute que je suis à fond. J’ai fait mon maximum.

Qu’est-ce qui est difficile pendant les répétitions ?
Être constant. Ne pas se laisser avoir par la fatigue, le quotidien.
Garder le niveau chaque jour. Garder en mémoire ce que tu as appris la veille pour toujours progresser.

Interview by Alexandre

Yanis Si Ah

Grease le musical
la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

au Théâtre Mogador
25, rue Mogador
75008 PARIS

site officiel : greaselemusical.fr 

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Grease le musical : folie 50’s sensationnelle à Mogador

Grease le musical est une création gorgée de good vibes, avec un max de bons ingrédients pour en faire un succès. Une histoire d’amour à rebonds, des bleuettes parallèles, des personnages attachants, un bolide, des chorégraphies colorées.
Le cœur bat à plein régime dans la salle comme sur scène.
4 très très bonnes raisons de succomber tout de suite.

Grease le musical

Éclat visuel ! 

L’accord parfait entre costumes, danses, éclairages, décors est extrêmement attrayant.  La fête est constante, le ballet est à un rythme fou. La fougue déborde de la scène. Ma voisine – en l’occurrence ma mère – a retrouvé l’ambiance de sa jeunesse 50’s. Les préoccupations des ados américains étaient bien les mêmes que celles des Français, à cette époque.
200 costumes au total viennent enthousiasmer les rétines. La scène de bal finale est décoiffante.
Au salut, on en redemande ! 

Grease le musical
Grease le musical

Adaptation excellente 

Nicolas Engel qui signe l’adaptation de la comédie musicale a osé !
Mélanger anglais-français dans le texte des chansons est une des réussites de cette 8e production Stage Entertainment France. Les titres phares du film sont en anglais afin de chanter à tue-tête sur Summer Nights, You’re the one that I want. Les puristes sont aux anges.
D’autres titres comme Tell me more ont droit à un mix français-anglais pour la compréhension dans le texte.
Enfin, Je ne peux pas me passer de nous est une adaptation pure en français, vibrante d’intensité et portée par la prestation d’Alizée Lalande à la voix d’ange.

Grease le musical
Alexis Loizon et Alizée Lalande

Grease le musical Grease le musical

Interprétation magistrale 

Broadway n’a pas le monopole des talents scéniques qui allient aisance vocale, physique au jeu.  Le cast de Grease le musical est parfait !
Alexis Loizon est le bogosse dieu du stade qui fait craquer par sa silhouette dès le premier tableau. Ma mère lui a préféré le charme de Yanis Si Ah, qu’elle a trouvé plus sexy dans le déhanché. 🙂
Alizée Lalande est parfaite dans sa partition ange/démon.
Bonheur aussi de retrouver Alexandre Faitrouni, véritable caméléon que l’on avait aimé dans La Belle et la Bête et Love Circus, ainsi que la révélation d’Oliver Twist : Alexander Wood.
Et il y a tant d’autres beaux interprètes que nous aimerions citer.

Grease le musical

Miss Lynch, personnage hilarant

Miss Lynch est une brillante trouvaille du metteur en scène Martin Michel. Il avait déjà monté une version aux Pays-Bas en s’amusant de cette proviseure de la Rydell High School, maladroite et qui gère son autorité comme elle peut.
Ce personnage interprété par l’excellente Céline Groussard a une place de choix dans cette production. Ses prises de parole, en compagnie d’Eugène, sont de grands moments de fous rires. Des pauses qui viennent comme des respirations entre deux fougues chorégraphiques.

Grease le musical est un spectacle intense, chaleureux, enchanteur.

 

Bonus confidence : je n’ai jamais vu le film et ça ne m’a pas empêché de prendre mon pied avec la version « musical ».

Grease le musical

Grease le musical 

la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

au Théâtre Mogador 
25, rue Mogador
75008 PARIS

du mardi au samedi à 20h
matinées : samedi et dimanche à 15h

site officiel : greaselemusical.fr
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Dans les coulisses de Grease le musical : euphorie à son comble !

Les années lycée vont vous déchaîner au Théâtre Mogador nouvelle génération (fauteuils entièrement remplacés, salle repeinte, hall customisé). Grease le musical réserve un lot de séquences de danses démoniaques, de tubes à chanter en chœur en anglais et en français, une troupe d’artistes déchaînés avec à sa tête un duo ultra glam : Alexis Loizon et Alyzée Lalande.
Visite des coulisses en avant-première où l’énergie de toutes les équipes est grisante. 

Grease le musical

Grease le musical

Grease le musical : création originale ! 

La version que vous allez voir à Mogador n’a jamais été jouée auparavant : ni à Broadway, ni en Europe, ni dans les salles de ciné. 

En effet, l’adaptateur, Nicolas Hengel, s’est amusé à un joyeux mix de plusieurs versions : le livret original, le film culte. Du français, de l’anglais dans le texte pour ne pas dénaturer les tubes entêtants. 

Le directeur musical nous a réjouis en nous annonçant que l’orchestration des chansons avait été repensée.
Saviez-vous que pour maintenir le niveau de qualité, les musiciens tournent d’un soir à un autre ? Ce n’est jamais l’orchestre entier qui change. 

Le metteur en scène, Martin Michel, a voulu mettre en avant un personnage mineur habituellement : Miss Lynch qui sera la complice du public. 

De très bonnes conditions pour un futur succès. 

Grease le musical Grease le musical

L’euphorie contagieuse

Et ce sera encore plus fort musicalement car la fosse d’orchestre a disparu. Les musiciens font partie du show, en jouant sur scène. Certains morceaux leur laissent même une part d’impro.

Les costumes vont claquer ! Ils sont 50’s comme le diner qui accueille une partie de l’action. Au total 180 silhouettes respectant les coupes de l’époque, ont été créées pour cette 8e production Stage Entertainment France. 

« Nos costumes vont souffrir avec ce qui se passe sur scène » nous lâche la cheffe costumière, Corinne Pagé – qui a débuté le travail en mars dernier. Nouvelle preuve que le spectacle va être énergique et donc visuel.

Au vue de la session de répétition, Grease le musical est une invitation à la fête, un spectacle fort au pouvoir d’attraction certain.
Étonnamment, je suis prêt à céder à l’appel de la danse, alors que je n’ai jamais vu le film.

Grease le musical

Grease le musical

Duo glam

Alexis Loizon incarne Danny Zucko. Et attention les yeux, le jeune premier qui avait joué dans la Belle et la Bête, a une plastique qui va faire chavirer les cœurs, sans compter sur ses muscles. Autant être clair, il a tous les atouts capillaires et physiques pour faire oublier John Travolta. Y’a une dose de testostérone en plus, c’est indéniable.
A ses côtés, un joli cœur à prendre : Alyzée Lalande interprète Sandy Dumbrowski. Elle s’est aussi illustrée sur la scène de Mogador dans le Bal des Vampires. Son sourire croisé dans les coulisses est un de ses atouts charme.

Bonus : 

  • des love seats au 1er rang pour des duos de spectateurs amoureux 
  • la reprise des visites des coulisses pour le grand public

Grease le musical

Grease, le musical

la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

à partir du 28 septembre

au Théâtre Modagor
25, rue de Mogador
75008 PARIS

 

site officiel : greaselemusical.fr 

Équipe artistique :
Metteur en scène, chorégraphe : Martin Michel
Metteuse en scène résidente : Véronique Bandelier
Chorégraphe associé : Tim Van Der Straeten
Directeur musical résident : Dominique Trottien
Scénographe : Eric Van Der Palen
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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris.
Prolongation pour cause de succès, en cette rentrée.

Priscilla folle du désert

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
Priscilla folle du désert
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

Succès Prolongations ! à partir du 8 septembre 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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Les Misérables en Concert 2017 : retour réussi à Paris ! #interview

Les Misérables en concert se sont posés à Paris pour 5 représentations entre le 3 et le 5 mars 2017 au Palais des Congrès. Nous étions présents lors de la première qui a marqué le retour de ce musical mythique joué pour la première fois en langue française depuis 1992. Nous avons eu la chance de passer l’après-midi dans les coulisses à la rencontre des différents artistes, d’assister aux balances, de découvrir les costumes. C’était comme un rêve de gosse de pouvoir voir l’envers du décor et nous sommes très heureux de le partager sur le blog.

Il est 15h30, les musiciens et les artistes arrivent tout juste de Rennes où ils jouaient la veille. Paris est la 4e ville de cette tournée. La plupart des artistes nous confient leur stress de jouer la première à Paris, le public y étant assez exigeant. Il faut dire que jusque-là le succès a été au rendez-vous puisque chaque concert s’est terminé sur une standing ovation. Ils n’ont donc qu’une envie : avoir le public parisien debout ce soir !

Nous rencontrons Ita Graffin qui joue le rôle de Fantine dans sa loge.

USofParis : Jouer Fantine en français donne-t-il une dimension supplémentaire au rôle ?
Ita Graffin : Oui puisqu’elle est de retour dans son pays natal, Fantine. Elle est très contente 🙂 J’adore ses paroles. Ce sont des très belles paroles. C’est une Fantine qui m’habite.

Comment t’es-tu préparée pour ce rôle ?
En fait, on a été mis dans le bain tout de suite. On a passé les auditions 5 jours après les attentats du 13 novembre. On a tout de suite était baigné dedans. On a tous perdu quelque chose ce 13 novembre. On va dire que c’est comme ça que je l’ai préparé.
Fantine c’est une mère avant tout, pleine de désespoir, d’abnégation, abandonnée de tous et de la vie. Pendant la tournée elle s’est enrichie car j’ai vraiment tissé un lien avec les deux petites filles qui jouent Cosette.

As-tu le trac pour ce soir ?
Je vais vous avouer, j’ai 20 personnes proches qui viennent me voir ce soir. Mais particulièrement à Paris, on est tous un petit peu angoissé à l’idée de chanter ici, parce que Les Misérables on ne les a pas entendu à Paris depuis très très longtemps. On n’a pas de doute, on sait que c’est super ce spectacle, le public nous l’a très bien rendu ces 3 derniers jours : debout et en larmes.
On sent l’attente du public parisien, son exigence. C’est un mélange de stress et de hâte. Faire lever un public c’est quelque chose.

Ce n’est pas frustrant de ne jouer qu’une version concert ?
C’est une version concert mais habitée. Cette œuvre est magique car pour moi elle n’a pas besoin de mise en scène pour parler aux gens. Le texte parle de lui-même, les interprètes sont tellement investis dans leurs personnages.

Si tu pouvais jouer le rôle de tes rêves dans une comédie musicale lequel ce serait ?
Ce serait Maria de La Mélodie du Bonheur. J’ai été bercée par ce musical depuis toute petite. Si je chante aujourd’hui c’est grâce à La Mélodie du Bonheur, je rêverais de jouer ce rôle.

C’est au tour de sa fille Cosette, rôle tenue par June Van der Esch dans sa version adolescente, de nous rejoindre pour quelques questions.

USofParis : Comment es-tu venue sur le projet ?
June Van der Esch : J’ai passé le casting. Ils cherchaient des voix lyriques et semi-lyriques, ils n’avaient pas précisé que c’était pour Les Misérables (c’était le cas pour tous les chanteurs).  J’ai ensuite préparé le rôle consciencieusement, j’ai beaucoup travaillé la partition. Je me suis beaucoup préparée à être aussi nue sur scène que l’est Cosette, parce qu’elle est jeune et amoureuse, candide.

Ne la trouves-tu pas un peu nian-nian cette Cosette ? 😉 
Non ! En fait si ! Mais j’adore ça. Je m’étais dit justement : « Non ! Moi ma Cosette elle sera un peu plus caractériel. » Je m’étais dit qu’elle avait du caractère et en lisant l’œuvre de Victor Hugo, non elle est vraiment décrite comme étant pure, nue, douce. Dans Victor Hugo, il y a pleins de personnages qui représentent pleins de genre de personne. Il y a ces personnes qui pleurent vite, qui sont un peu des livres ouverts, qui ne peuvent pas cacher leurs sentiments. Et elle est un peu comme ça, à cause de son enfance. Elle a peur des gens, peur de l’amour. Je trouve ça beau dans ce personnage si fleur bleue.

As-tu une comédie musicale coup de cœur ?
Oh oui j’en ai plein. Je suis né dans le jazz. J’aime bien les musicals un peu jazzy, ceux avec Fred Astaire. J’aime aussi les plus classiques comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story. Ce que j’aime beaucoup c’est jouer des rôles de méchantes, de folles, donc les comédies musicales un peu barrées qu’on trouve surtout à Broadway j’adore.

17h, petite pause dans les interviews, le temps de découvrir les costumes qui viennent juste d’arriver dans la loge des filles où l’on peut entendre Ita Graffin faire ses vocalises en chantant les notes que Mary Poppins se chante à elle-même dans la célèbre scène du miroir (elle est très fan de Julie Andrews). Les costumes ont été créés spécialement pour le spectacle par Antikcostume.

Ainsi que ceux des hommes.

Nous rencontrons finalement les Thénardier : Christina Koubbi et Ronan Debois.

USofParis : Ça vous fait quoi de jouer ces horribles méchants ?
Christina Koubbi :
Ça fait trop du bien et du mal pour les autres 🙂
Ronan Debois : C’est jubilatoire. C’est relevé, drôle, cruel. Le rôle des Thénardier ça embarque les gens.
Christina Koubbi : On pourrait leur trouver des circonstances atténuantes parce qu’ils ne sont pas issues du bon milieu, mal nés on va dire. Ils essaient de réussir et leur moyen de réussite c’est de voler les autres.

Même avec les enfants, même leurs propres enfants, ils sont odieux.
CK : À la base Mme Thénardier adore ses filles. Elle n’aime pas ses fils, enfin son fils Gavroche (on ne sait pas dans le musical qu’il est leur fils). Dans le roman, elle a d’autres fils qu’elle a dégagés aussi. Au deuxième acte on voit ce rapport avec Eponine qui est laissée pour contre, à la rue.
RN : En effet ils sont terribles avec Cosette. Avec Eponine, leur propre fille ils sont odieux. Monsieur Thénardier en a clairement rien à foutre de sa fille.

Ce sont des rôles très habités, très aimés du public. À Londres, ils sont très applaudis à la fin. Comment avez-vous fait pour vous approprier ces personnages emblématiques ?
RN : On a proposé quelque chose à l’audition, il se trouve que ça a plu. J’ai assez peu regardé d’autres choses, j’ai essayé de me l’approprier le plus possible. Je connaissais peu les Misérables, je connaissais quelques airs.
CK : Moi aussi je n’ai rien regardé de ce qui existait déjà. Je connaissais un peu Les Misérables, j’ai travaillé le rôle d’Eponine quand j’étais plus jeune au conservatoire.

En dehors des Misérables, quel autre rôle aimeriez-vous jouer ?
RN : J’aime beaucoup Sweeney Todd
CK : Sally Bowles dans Cabaret.

18h45, c’est l’heure des balances. La troupe est sur scène avec l’orchestre pour les derniers réglages micros et lumières.
20h30, l’orchestre entre sur scène sous les applaudissements du public. Victor Hugo à son pupitre commence son récit des Misérables.

Le spectacle est vraiment magnifique.
La présence de l’orchestre symphonique sur scène donne toute sa dimension à l’œuvre musicale. Les différents personnages sont parfaitement incarnés. Mention spéciale pour Pierre-Michel Dudan qui tient le rôle de Javert et à Ronan Debois dans le rôle de M. Thénardier qui tiennent leurs personnages à merveille. Les voix sont à couper le souffle et nous transmettent une réelle émotion. J’ai retrouvé ce que j’ai pu ressentir à Londres en entendant certains titres comme : Le grand jour, Sous les étoiles, Comme un homme, C’est pour demain qui donnent véritablement la chair de poule.
La scène dépourvue de décor peut surprendre mais les jeux de lumières magnifiques nous font vite oublier ce détail. Les lumières sont le décor et se suffisent à elles-mêmes tellement le travail de Roque Ségovia est superbe.

Sans surprise, le public est debout à la fin du concert, ému, certains ont les larmes aux yeux. Ces voix, cet orchestre, cette simplicité ont suffi pour transmettre au public parisien toute l’émotion de ce musical mythique.

Petit bonus, dernier rappel a capella sur C’est pour demain.

La tournée est un véritable succès, on espère vraiment un retour sur Paris pour en reprendre une seconde fois pleins les yeux et pleins les oreilles.

By Joan

Les Misérables en Concert
(production CITYPROD)

Producteur : Philippe Barreau
Directrice artistique : Magda Hadnagy
Directeur musical : Christian Cravero
Arrangeur et pianiste : Didier Mouret
Costumes : Yves Guilnhuit – Antikcostumes
Créateur lumières : Roque Ségovia

Tournée en France :
15/03 Galaxie d’Amnéville
16/03 Zénith de Nancy
17/03 Zénith de Rouen
18/03 Zénith de Caen
19/03 Zénith Lille

Site officiel : lesmiserablesenconcert.com

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Les Choristes aux Folies Bergère : sous le charme de Pépinot !

Les Choristes, le spectacle musical émouvant, marquant et charmant ! Difficile de résister aux jolies bouilles des jeunes chanteurs et chanteuses de la Maîtrise des Hauts-de-Seine en culottes courtes. Ils sont quarante à avoir été castés, répartis à 15 dans chaque classe, pour assurer les représentations et faire se lever les Folies Bergère chaque soir. Pépinot (interprété par Gabriel le soir de générale) n’a pas fini de vous faire craquer.
SUCCES !! Le spectacle reviendra à Paris à partir du 19 janvier 2018

Les Choristes
Pépinot 2004 : Maxime Perrin et Pépinot 2017 : Gabriel

 

Le film aux 2 César sur scène

Nous voilà replongés, 13 ans déjà après le succès du film, dans l’univers des Choristes.
Petit retour sur l’histoire pour ceux qui seraient passés à côté… et on reste attentifs sinon punition générale !
Bond dans le temps en 1949 et à l’internat du Fond de l’Étang. Le quotidien de cet établissement tourne autour d’élèves, à majorité des garçons, pour lesquels les règles ne sont que de vastes fumisteries. Ils préfèrent passer le plus grand temps de leur journée à rendre fou leurs professeurs et surtout leur directeur, monsieur Rachin, pour lequel seul prime le dogme « Action – Réaction« .

Les Choristes un succès total !
Cris, bagarres, insultes sont monnaie courante au pensionnat. Arrive le nouveau pion, Clément Mathieu, musicien raté. Sa mission, s’il l’accepte, rétablir l’ordre et se faire accepter du directeur. Son arme fatale pour y arriver, le chant ! Et le voilà à relever un défi fou : monter une chorale. Solidarité, respect, travail, rigueur sont autant de sujets qui prennent sens (enfin !) pour nos élèves… même pour le dernier arrivé, au palmarès inégalé, Pascal Mondain, rebelle à ses heures (dont on ne peut que noter le jeu exceptionnel de Victor le Blond) ! D’autres personnages viennent ponctuer cette adaptation : Violette, le père Maxence et le professeur Langlois.

Les Folies Bergère accueillent cette comédie musicale pour laquelle la mise en scène permet de mettre en avant le jeu talentueux des enfants issues de la Maîtrise des Hauts-de-Seine. Lorsqu’ils se mettent à chanter, une petite mise en garde de rigueur : attention aux poils qui se dressent !!! Un dynamisme et une simplicité dans leur jeu de composition qui font plaisir à voir et à écouter.

Salle de classe avec bancs en bois, dortoirs, cour d’école, cloche : le décor nous envoie direct au XXe siècle, non sans nostalgie et surprise.

Les Choristes

Retour réussi à l’école d’antan et plaisir conforté de retrouver toutes les recettes qui ont fait du film un succès ! On souhaite la même destinée à cette reprise fidèle en de nombreux points à nos souvenirs de notre vision du film.

Les Choristes, le spectacle musical 

du 19 janvier au 11 février 2018
aux Folies Bergère 

32, rue Richer
75009 Paris
en tournée en France du 22 septembre au 16 décembre
Casting :
Aude Candela : Violette Morhange
Jean-Louis Barcelona : Clément Mathieu
Jean-Pierre Clami : père Maxence
Patrick Zard’ : Rachin
Victor le Blond : Pascal Mondain
Michel Pilorgé : le professeur Langlois
Et les enfants du chœur de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
 
L’équipe artistique :
Christophe Barratier : metteur en scène / co-compositeur musical / co-auteur du livret
Bruno Coulais :  co-compositeur musical
Philppe Lopes-Curval : co-auteur du livret
Gaël Darchen : directeur de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
Stéfanie Jarre : création décors
Jean-Daniel Vuillermoz : création de costumes
Site officiel : leschoristes-spectacle.com
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42nd Street au Théâtre du Chatelet : la mélodie de Broadway

Dernier spectacle flamboyant avant fermeture pour travaux du Théâtre du Châtelet !
42nd Street, palpitante, joyeuse et fougueuse comédie musicale, est calibrée pour plus d’un mois de vagues d’applaudissements. 

Claquettes, paillettes, romance, American dream : votre billet pour Broadway est à portée de main jusqu’au 8 janvier 2017.

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42nd Street en claquettes
La comédie musicale est un chef d’œuvre du genre, succès à Broadway et à l’affiche à Londres en 2017.
Le Théâtre du Châtelet offre à ses spectateurs une petite pépite qui commence avec un numéro de claquettes grandiose pour une entrée dans le show immédiat.
42nd Street c’est New York, Broadway, Times Square. La rue des succès mais aussi d’échecs cuisants. La rue des miracles et des révélations scéniques.
Que l’on soit producteur, metteur en scène, artiste, chaque soir on (re)joue sa carrière sur les planches.

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1933, un producteur mise tout pour monter le spectacle Pretty Lady. Il se trouve contraint de collaborer avec la star sur le déclin : Dorothy Brock, chouchoute d’un magnat des voitures qui finance une partie de cette production.
Dans ce cocktail détonant, l’arrivée d’une jeune première, Peggy Sawyer, très vite chaperonnée par le ténor Billy Lawlor va pimenter l’ensemble. Sans compter la présence du jeune amant de la star et d’un couple d’auteurs haut en couleur.
Le récit est pétillant à souhait, les personnages soigneusement croqués et le rythme dense. Le décor est une scène de coulisses avec escaliers métalliques, loges, éclairages. Ça bouillonne, ça vibre dans tous les recoins comme à New York.

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Distribution magistrale
Pour cette nouvelle production estampillée Théâtre du Châtelet, on retrouve le beau brun Dan Burton qui avait excellé dans Singin’ in the Rain, sur cette même scène, la saison dernière. Il chante finalement moins qu’il ne danse – ses numéros de claquettes sont excellents.
Monique Young qui campe Peggy Sawyer, cette jeune ingénue venue d’Allentown, est bluffante. Douée aussi bien pour jouer la maladresse du jeune âge qu’incarner la révélation que toute la troupe attendait.

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À leurs côtés, il faut compter sur le coffre et la présence de la tonitruante et attachante Jennie Dale dans le rôle de Meggie Jones, la co-auteur de Pretty Lady. Elle dégage une vraie intensité aussi bien dans le registre comique que dans la danse.

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42nd Street c’est de la fantaisie à tous les étages du Châtelet, qui déborde même sur la façade avec ce néon lumineux et clignotant. So Broadway!
Un casting de choix.
Une bourrasque de fraîcheur.
Des numéros de danse inouïs.
Une réussite !

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42nd Street 

jusqu’au 8 janvier 2017

au Théâtre du Châtelet
Place du Châtelet
75001 PARIS

Durée : 2h35 (avec entracte)

Equipe artistique
Musique : Harry Warren
Lyrics : Al Dubin
Livret (d’après le roman de Bradford Ropes) : Michael Stewart et Mark Bramble
Mise en scène et chorégraphie originales : Gower Champion
Production originale à Broadway : David Merrick
Adaptation musicale, arrangements et orchestrations supplémentaires : Donald Johnston

Mise en scène et chorégraphie : Stephen Mear
Direction musicale : Gareth Valentine
Décors et costumes : Peter McKintosh
Lumières : Chris Davey

Distribution 
Julian Marsh : Alexander Hanson
Dorothy Brock : Ria Jones
Peggy Sawyer : Monique Young
Billy Lawlor : Dan Burton
Maggie Jones : Jennie Dale
Bert Barry : Carl Sanderson
Ann Reilly : Emma Kate Nelson
Andy Lee : Stephane Anelli
Pat Denning : Matthew McKenna
Abner Dillon : Teddy Kempner
Phyllis Dale : Chantel Bellew
Lorraine Flemming : Charlie Allen
Diane Lorimer : Emily Goodenough
Ethel : Jessica Keable
Oscar : Barnaby Thompson
Mac, Doctor, Thug 1 : Scott Emerson

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle à sensations

Les 3 Mousquetaires, le spectacle compte bien rafler tous les lauriers de la rentrée catégorie musicale. Déluge de moyens pour la nouvelle production qui joue à fond la carte du beau gosse, de l’amour ardent, des tableaux scéniques spectaculaires.
Le Dôme de Paris – Palais des Sports a la primeur de cette production originale avec une tournée folle en France en 2017

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2 histoires d’amour pour le prix d’1

Ce n’est pas une offre limitée mais bien la réalité. Il y a deux romances sur scène. Celle de la Reine (Victoria) et de son amant, le Duc (Golan Yosef) bien qu’elle prenne fin rapidement mais l’amour est capable de traverser les océans – ou la Manche. Et celle naissante du ténébreux d’Artagnan (Olivier Dion) et de sa prétendante, Constance (Megan Lanquar).
Ces deux romances sont le cœur de l’intrigue. Tout se joue autour d’elles.
Les Roméo en imposent dans le sex-appeal, les Juliette sont belles et enflammées.

Victoria
Victoria

5 princes charmants

Le roi est hors compétition, il a pris cher dans l’adaptation 2016 et a un bon grain de folie. En revanche, ses fidèles chevaliers, rejoints par un quatrième, ont de quoi briser les cœurs aussi bien sur scène que dans la salle et ce chaque soir. Et il y en a pour tous les goûts, sachant que ces Mousquetaires ont en commun du coffre et de l’agilité.
Du crâne glabre posé sur une baraque à muscles (David Ban), du romantique irrésistible aux pecs fermes (Olivier Dion), du discret mais non moins séduisant frêle barbu (Damien Sargue) au hip-hoppeur bad-boy (Brahim Zaibat, époque Madonna) rangé des voitures.

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Ils sont talonnés de très près par Golan Yosef qui offre une plastique impeccable en interprétant Le Duc, torturé par l’amour qu’il porte à sa Reine.

Golan Yosef
Golan Yosef

Les spectatrices peuvent s’époumoner dès le début du show avec la projection sur écran géant des visages des interprètes, en guise de générique. Effets garantis !

Électro / hip-hop

Alexandre Dumas en version électro-pop avec des contorsions physiques hip-hop, c’est audacieux mais pas rebutant, juste simplement too much, par moment. Un parti pris de mise en scène en somme qui est assumé.
Mais quand on accepte le deal, ça passe plutôt bien, même très bien avec de belles envolées chorégraphiques en groupe ou en solo. Ça donne du rythme à l’ensemble mais peut aussi distraire lors d’un solo un peu émouvant.

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Les + :

  • Olivier Dion. Il a un charme qui fait déplacer les foules. Jetez un œil à la sortie des artistes, vous comprendrez.
  • Des écrans qui en jettent. Ce n’est pas de la simple illustration mais vraiment un univers graphique qui a été créé. Et ces écrans tournent sur eux-mêmes, comme des éléments de décor à part entière.
  • Un titre acoustique « J’ai besoin d’amour comme tout le monde » pour galvaniser les cœurs.
  • Les scènes avec Milady et/ou Richelieu qui sont les plus fortes au niveau des décors vidéo et de la mise en lumière.

Les – :

  • Finalement, une seule scène d’épées. C’est très peu pour des mousquetaires qui aiment braver les épreuves et jouer de leur cape.
  • La fin de l’intrigue est vite bâclée alors que l’on sait qu’elle source de vrai suspense.
  • Les fans qui ne lâchent pas leur phone et shootent en continu, sans réellement profiter du spectacle, tout en dérangeant leurs voisins.

Les 3 Mousquetaires, le spectacle c’est de l’amour, des cœurs qui battent, des airs pour danser ou pleurer dans sa chambre.
C’est croire aux princes charmants (un seul ne suffit plus à l’heure d’Adopte un mec).
C’est Alexandre Dumas qui se lancerait dans un magistral breakdance sur le parquet, tout en ayant bien pris soin de rouler son beau tapis avant.

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle

avec : Olivier Dion, Damien Sargue, Brahim Zaibat, David Ban, Emji, Victoria, Golan Yosef, Megan Lanquar, Christophe Héraut 

Mise en scène : Dominic Champagne, René Richard Cyr
Livret : Lionel Florence, Patrice Guirao
Chorégraphie et scénographie : Yaman Okur, Stéphane Roy

 

jusqu’au 8 janvier 2017 #Prolongations

au Dôme de Paris – Palais des Sports

34, Boulevard Victor
75015 PARIS

 du jeudi au dimanche
jeudi et vendredi : 20h30
samedi : 15h30 et 21h
dimanche : 14h et 19h

Et en tournée en France à partir du 4 février 2017 :
Rouen, Caen, Orléans, Lille, Amneville, Strasbourg, Dijon, Lyon, Clermont-Ferrand, Amiens, Limoges, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Nice

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