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Les Misérables en Concert 2017 : retour réussi à Paris ! #interview

Les Misérables en concert se sont posés à Paris pour 5 représentations entre le 3 et le 5 mars 2017 au Palais des Congrès. Nous étions présents lors de la première qui a marqué le retour de ce musical mythique joué pour la première fois en langue française depuis 1992. Nous avons eu la chance de passer l’après-midi dans les coulisses à la rencontre des différents artistes, d’assister aux balances, de découvrir les costumes. C’était comme un rêve de gosse de pouvoir voir l’envers du décor et nous sommes très heureux de le partager sur le blog.

Il est 15h30, les musiciens et les artistes arrivent tout juste de Rennes où ils jouaient la veille. Paris est la 4e ville de cette tournée. La plupart des artistes nous confient leur stress de jouer la première à Paris, le public y étant assez exigeant. Il faut dire que jusque-là le succès a été au rendez-vous puisque chaque concert s’est terminé sur une standing ovation. Ils n’ont donc qu’une envie : avoir le public parisien debout ce soir !

Nous rencontrons Ita Graffin qui joue le rôle de Fantine dans sa loge.

USofParis : Jouer Fantine en français donne-t-il une dimension supplémentaire au rôle ?
Ita Graffin : Oui puisqu’elle est de retour dans son pays natal, Fantine. Elle est très contente 🙂 J’adore ses paroles. Ce sont des très belles paroles. C’est une Fantine qui m’habite.

Comment t’es-tu préparée pour ce rôle ?
En fait, on a été mis dans le bain tout de suite. On a passé les auditions 5 jours après les attentats du 13 novembre. On a tout de suite était baigné dedans. On a tous perdu quelque chose ce 13 novembre. On va dire que c’est comme ça que je l’ai préparé.
Fantine c’est une mère avant tout, pleine de désespoir, d’abnégation, abandonnée de tous et de la vie. Pendant la tournée elle s’est enrichie car j’ai vraiment tissé un lien avec les deux petites filles qui jouent Cosette.

As-tu le trac pour ce soir ?
Je vais vous avouer, j’ai 20 personnes proches qui viennent me voir ce soir. Mais particulièrement à Paris, on est tous un petit peu angoissé à l’idée de chanter ici, parce que Les Misérables on ne les a pas entendu à Paris depuis très très longtemps. On n’a pas de doute, on sait que c’est super ce spectacle, le public nous l’a très bien rendu ces 3 derniers jours : debout et en larmes.
On sent l’attente du public parisien, son exigence. C’est un mélange de stress et de hâte. Faire lever un public c’est quelque chose.

Ce n’est pas frustrant de ne jouer qu’une version concert ?
C’est une version concert mais habitée. Cette œuvre est magique car pour moi elle n’a pas besoin de mise en scène pour parler aux gens. Le texte parle de lui-même, les interprètes sont tellement investis dans leurs personnages.

Si tu pouvais jouer le rôle de tes rêves dans une comédie musicale lequel ce serait ?
Ce serait Maria de La Mélodie du Bonheur. J’ai été bercée par ce musical depuis toute petite. Si je chante aujourd’hui c’est grâce à La Mélodie du Bonheur, je rêverais de jouer ce rôle.

C’est au tour de sa fille Cosette, rôle tenue par June Van der Esch dans sa version adolescente, de nous rejoindre pour quelques questions.

USofParis : Comment es-tu venue sur le projet ?
June Van der Esch : J’ai passé le casting. Ils cherchaient des voix lyriques et semi-lyriques, ils n’avaient pas précisé que c’était pour Les Misérables (c’était le cas pour tous les chanteurs).  J’ai ensuite préparé le rôle consciencieusement, j’ai beaucoup travaillé la partition. Je me suis beaucoup préparée à être aussi nue sur scène que l’est Cosette, parce qu’elle est jeune et amoureuse, candide.

Ne la trouves-tu pas un peu nian-nian cette Cosette ? 😉 
Non ! En fait si ! Mais j’adore ça. Je m’étais dit justement : « Non ! Moi ma Cosette elle sera un peu plus caractériel. » Je m’étais dit qu’elle avait du caractère et en lisant l’œuvre de Victor Hugo, non elle est vraiment décrite comme étant pure, nue, douce. Dans Victor Hugo, il y a pleins de personnages qui représentent pleins de genre de personne. Il y a ces personnes qui pleurent vite, qui sont un peu des livres ouverts, qui ne peuvent pas cacher leurs sentiments. Et elle est un peu comme ça, à cause de son enfance. Elle a peur des gens, peur de l’amour. Je trouve ça beau dans ce personnage si fleur bleue.

As-tu une comédie musicale coup de cœur ?
Oh oui j’en ai plein. Je suis né dans le jazz. J’aime bien les musicals un peu jazzy, ceux avec Fred Astaire. J’aime aussi les plus classiques comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story. Ce que j’aime beaucoup c’est jouer des rôles de méchantes, de folles, donc les comédies musicales un peu barrées qu’on trouve surtout à Broadway j’adore.

17h, petite pause dans les interviews, le temps de découvrir les costumes qui viennent juste d’arriver dans la loge des filles où l’on peut entendre Ita Graffin faire ses vocalises en chantant les notes que Mary Poppins se chante à elle-même dans la célèbre scène du miroir (elle est très fan de Julie Andrews). Les costumes ont été créés spécialement pour le spectacle par Antikcostume.

Ainsi que ceux des hommes.

Nous rencontrons finalement les Thénardier : Christina Koubbi et Ronan Debois.

USofParis : Ça vous fait quoi de jouer ces horribles méchants ?
Christina Koubbi :
Ça fait trop du bien et du mal pour les autres 🙂
Ronan Debois : C’est jubilatoire. C’est relevé, drôle, cruel. Le rôle des Thénardier ça embarque les gens.
Christina Koubbi : On pourrait leur trouver des circonstances atténuantes parce qu’ils ne sont pas issues du bon milieu, mal nés on va dire. Ils essaient de réussir et leur moyen de réussite c’est de voler les autres.

Même avec les enfants, même leurs propres enfants, ils sont odieux.
CK : À la base Mme Thénardier adore ses filles. Elle n’aime pas ses fils, enfin son fils Gavroche (on ne sait pas dans le musical qu’il est leur fils). Dans le roman, elle a d’autres fils qu’elle a dégagés aussi. Au deuxième acte on voit ce rapport avec Eponine qui est laissée pour contre, à la rue.
RN : En effet ils sont terribles avec Cosette. Avec Eponine, leur propre fille ils sont odieux. Monsieur Thénardier en a clairement rien à foutre de sa fille.

Ce sont des rôles très habités, très aimés du public. À Londres, ils sont très applaudis à la fin. Comment avez-vous fait pour vous approprier ces personnages emblématiques ?
RN : On a proposé quelque chose à l’audition, il se trouve que ça a plu. J’ai assez peu regardé d’autres choses, j’ai essayé de me l’approprier le plus possible. Je connaissais peu les Misérables, je connaissais quelques airs.
CK : Moi aussi je n’ai rien regardé de ce qui existait déjà. Je connaissais un peu Les Misérables, j’ai travaillé le rôle d’Eponine quand j’étais plus jeune au conservatoire.

En dehors des Misérables, quel autre rôle aimeriez-vous jouer ?
RN : J’aime beaucoup Sweeney Todd
CK : Sally Bowles dans Cabaret.

18h45, c’est l’heure des balances. La troupe est sur scène avec l’orchestre pour les derniers réglages micros et lumières.
20h30, l’orchestre entre sur scène sous les applaudissements du public. Victor Hugo à son pupitre commence son récit des Misérables.

Le spectacle est vraiment magnifique.
La présence de l’orchestre symphonique sur scène donne toute sa dimension à l’œuvre musicale. Les différents personnages sont parfaitement incarnés. Mention spéciale pour Pierre-Michel Dudan qui tient le rôle de Javert et à Ronan Debois dans le rôle de M. Thénardier qui tiennent leurs personnages à merveille. Les voix sont à couper le souffle et nous transmettent une réelle émotion. J’ai retrouvé ce que j’ai pu ressentir à Londres en entendant certains titres comme : Le grand jour, Sous les étoiles, Comme un homme, C’est pour demain qui donnent véritablement la chair de poule.
La scène dépourvue de décor peut surprendre mais les jeux de lumières magnifiques nous font vite oublier ce détail. Les lumières sont le décor et se suffisent à elles-mêmes tellement le travail de Roque Ségovia est superbe.

Sans surprise, le public est debout à la fin du concert, ému, certains ont les larmes aux yeux. Ces voix, cet orchestre, cette simplicité ont suffi pour transmettre au public parisien toute l’émotion de ce musical mythique.

Petit bonus, dernier rappel a capella sur C’est pour demain.

La tournée est un véritable succès, on espère vraiment un retour sur Paris pour en reprendre une seconde fois pleins les yeux et pleins les oreilles.

By Joan

Les Misérables en Concert
(production CITYPROD)

Producteur : Philippe Barreau
Directrice artistique : Magda Hadnagy
Directeur musical : Christian Cravero
Arrangeur et pianiste : Didier Mouret
Costumes : Yves Guilnhuit – Antikcostumes
Créateur lumières : Roque Ségovia

Tournée en France :
15/03 Galaxie d’Amnéville
16/03 Zénith de Nancy
17/03 Zénith de Rouen
18/03 Zénith de Caen
19/03 Zénith Lille

Site officiel : lesmiserablesenconcert.com

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Les Choristes aux Folies Bergère : sous le charme de Pépinot !

Les Choristes, le spectacle musical émouvant, marquant et charmant ! Difficile de résister aux jolies bouilles des jeunes chanteurs et chanteuses de la Maîtrise des Hauts-de-Seine en culottes courtes. Ils sont quarante à avoir été castés, répartis à 15 dans chaque classe, pour assurer les représentations et faire se lever les Folies Bergère chaque soir. Pépinot (interprété par Gabriel le soir de générale) n’a pas fini de vous faire craquer. 

Pépito 2004 : Maxime Perrin Pépito 2017 : Gabriel

 

Le film aux 2 César sur scène
Nous voilà replongés, 13 ans déjà après le succès du film, dans l’univers des Choristes.
Petit retour sur l’histoire pour ceux qui seraient passés à côté… et on reste attentifs sinon punition générale !
Bond dans le temps en 1949 et à l’internat du Fond de l’Étang. Le quotidien de cet établissement tourne autour d’élèves, à majorité des garçons, pour lesquels les règles ne sont que de vastes fumisteries. Ils préfèrent passer le plus grand temps de leur journée à rendre fou leurs professeurs et surtout leur directeur, monsieur Rachin, pour lequel seul prime le dogme « Action – Réaction« ,
Cris, bagarres, insultes sont monnaie courante au pensionnat. Arrive le nouveau pion, Clément Mathieu, musicien raté. Sa mission, s’il l’accepte, rétablir l’ordre et se faire accepter du directeur. Son arme fatale pour y arriver, le chant ! Et le voilà à relever un défi fou : monter une chorale. Solidarité, respect, travail, rigueur sont autant de sujets qui prennent sens (enfin !) pour nos élèves… même pour le dernier arrivé, au palmarès inégalé, Pascal Mondain, rebelle à ses heures (dont on ne peut que noter le jeu exceptionnel de Victor le Blond) ! D’autres personnages viennent ponctuer cette adaptation : Violette, le père Maxence et le professeur Langlois.

Les Folies Bergère accueillent cette comédie musicale pour laquelle la mise en scène permet de mettre en avant le jeu talentueux des enfants issues de la Maîtrise des Hauts-de-Seine. Lorsqu’ils se mettent à chanter, une petite mise en garde de rigueur : attention aux poils qui se dressent !!! Un dynamisme et une simplicité dans leur jeu de composition qui font plaisir à voir et à écouter.
Salle de classe avec bancs en bois, dortoirs, cour d’école, cloche : le décor nous envoie direct au XXe siècle, non sans nostalgie et surprise.

Retour réussi à l’école d’antan et plaisir conforté de retrouver toutes les recettes qui ont fait du film un succès ! On souhaite la même destinée à cette reprise fidèle en de nombreux points à nos souvenirs de notre vision du film.

Bémol : le changement de décor qui joue les longueurs de la cour d’école à la salle de classe. On est souvent dans le noir, causant une perte de rythme. La mécanique est perfectible.

Les Choristes, le spectacle musical 

jusqu’au 21 mai 2017

32, rue Richer
75009 Paris
en tournée en France du 22 septembre au 16 décembre
Casting :
Aude Candela : Violette Morhange
Jean-Louis Barcelona : Clément Mathieu
Jean-Pierre Clami : père Maxence
Patrick Zard’ : Rachin
Victor le Blond : Pascal Mondain
Michel Pilorgé : le professeur Langlois
Et les enfants du chœur de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
 
L’équipe artistique :
Christophe Barratier : metteur en scène / co-compositeur musical / co-auteur du livret
Bruno Coulais :  co-compositeur musical
Philppe Lopes-Curval : co-auteur du livret
Gaël Darchen : directeur de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
Stéfanie Jarre : création décors
Jean-Daniel Vuillermoz : création de costumes
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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris. 

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

jusqu’au 06 mai 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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42nd Street au Théâtre du Chatelet : la mélodie de Broadway

Dernier spectacle flamboyant avant fermeture pour travaux du Théâtre du Châtelet !
42nd Street, palpitante, joyeuse et fougueuse comédie musicale, est calibrée pour plus d’un mois de vagues d’applaudissements. 

Claquettes, paillettes, romance, American dream : votre billet pour Broadway est à portée de main jusqu’au 8 janvier 2017.

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42nd Street en claquettes
La comédie musicale est un chef d’œuvre du genre, succès à Broadway et à l’affiche à Londres en 2017.
Le Théâtre du Châtelet offre à ses spectateurs une petite pépite qui commence avec un numéro de claquettes grandiose pour une entrée dans le show immédiat.
42nd Street c’est New York, Broadway, Times Square. La rue des succès mais aussi d’échecs cuisants. La rue des miracles et des révélations scéniques.
Que l’on soit producteur, metteur en scène, artiste, chaque soir on (re)joue sa carrière sur les planches.

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1933, un producteur mise tout pour monter le spectacle Pretty Lady. Il se trouve contraint de collaborer avec la star sur le déclin : Dorothy Brock, chouchoute d’un magnat des voitures qui finance une partie de cette production.
Dans ce cocktail détonant, l’arrivée d’une jeune première, Peggy Sawyer, très vite chaperonnée par le ténor Billy Lawlor va pimenter l’ensemble. Sans compter la présence du jeune amant de la star et d’un couple d’auteurs haut en couleur.
Le récit est pétillant à souhait, les personnages soigneusement croqués et le rythme dense. Le décor est une scène de coulisses avec escaliers métalliques, loges, éclairages. Ça bouillonne, ça vibre dans tous les recoins comme à New York.

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Distribution magistrale
Pour cette nouvelle production estampillée Théâtre du Châtelet, on retrouve le beau brun Dan Burton qui avait excellé dans Singin’ in the Rain, sur cette même scène, la saison dernière. Il chante finalement moins qu’il ne danse – ses numéros de claquettes sont excellents.
Monique Young qui campe Peggy Sawyer, cette jeune ingénue venue d’Allentown, est bluffante. Douée aussi bien pour jouer la maladresse du jeune âge qu’incarner la révélation que toute la troupe attendait.

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À leurs côtés, il faut compter sur le coffre et la présence de la tonitruante et attachante Jennie Dale dans le rôle de Meggie Jones, la co-auteur de Pretty Lady. Elle dégage une vraie intensité aussi bien dans le registre comique que dans la danse.

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42nd Street c’est de la fantaisie à tous les étages du Châtelet, qui déborde même sur la façade avec ce néon lumineux et clignotant. So Broadway!
Un casting de choix.
Une bourrasque de fraîcheur.
Des numéros de danse inouïs.
Une réussite !

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42nd Street 

jusqu’au 8 janvier 2017

au Théâtre du Châtelet
Place du Châtelet
75001 PARIS

Durée : 2h35 (avec entracte)

Equipe artistique
Musique : Harry Warren
Lyrics : Al Dubin
Livret (d’après le roman de Bradford Ropes) : Michael Stewart et Mark Bramble
Mise en scène et chorégraphie originales : Gower Champion
Production originale à Broadway : David Merrick
Adaptation musicale, arrangements et orchestrations supplémentaires : Donald Johnston

Mise en scène et chorégraphie : Stephen Mear
Direction musicale : Gareth Valentine
Décors et costumes : Peter McKintosh
Lumières : Chris Davey

Distribution 
Julian Marsh : Alexander Hanson
Dorothy Brock : Ria Jones
Peggy Sawyer : Monique Young
Billy Lawlor : Dan Burton
Maggie Jones : Jennie Dale
Bert Barry : Carl Sanderson
Ann Reilly : Emma Kate Nelson
Andy Lee : Stephane Anelli
Pat Denning : Matthew McKenna
Abner Dillon : Teddy Kempner
Phyllis Dale : Chantel Bellew
Lorraine Flemming : Charlie Allen
Diane Lorimer : Emily Goodenough
Ethel : Jessica Keable
Oscar : Barnaby Thompson
Mac, Doctor, Thug 1 : Scott Emerson

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle à sensations

Les 3 Mousquetaires, le spectacle compte bien rafler tous les lauriers de la rentrée catégorie musicale. Déluge de moyens pour la nouvelle production qui joue à fond la carte du beau gosse, de l’amour ardent, des tableaux scéniques spectaculaires.
Le Dôme de Paris – Palais des Sports a la primeur de cette production originale avec une tournée folle en France en 2017

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2 histoires d’amour pour le prix d’1

Ce n’est pas une offre limitée mais bien la réalité. Il y a deux romances sur scène. Celle de la Reine (Victoria) et de son amant, le Duc (Golan Yosef) bien qu’elle prenne fin rapidement mais l’amour est capable de traverser les océans – ou la Manche. Et celle naissante du ténébreux d’Artagnan (Olivier Dion) et de sa prétendante, Constance (Megan Lanquar).
Ces deux romances sont le cœur de l’intrigue. Tout se joue autour d’elles.
Les Roméo en imposent dans le sex-appeal, les Juliette sont belles et enflammées.

Victoria
Victoria

5 princes charmants

Le roi est hors compétition, il a pris cher dans l’adaptation 2016 et a un bon grain de folie. En revanche, ses fidèles chevaliers, rejoints par un quatrième, ont de quoi briser les cœurs aussi bien sur scène que dans la salle et ce chaque soir. Et il y en a pour tous les goûts, sachant que ces Mousquetaires ont en commun du coffre et de l’agilité.
Du crâne glabre posé sur une baraque à muscles (David Ban), du romantique irrésistible aux pecs fermes (Olivier Dion), du discret mais non moins séduisant frêle barbu (Damien Sargue) au hip-hoppeur bad-boy (Brahim Zaibat, époque Madonna) rangé des voitures.

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Ils sont talonnés de très près par Golan Yosef qui offre une plastique impeccable en interprétant Le Duc, torturé par l’amour qu’il porte à sa Reine.

Golan Yosef
Golan Yosef

Les spectatrices peuvent s’époumoner dès le début du show avec la projection sur écran géant des visages des interprètes, en guise de générique. Effets garantis !

Électro / hip-hop

Alexandre Dumas en version électro-pop avec des contorsions physiques hip-hop, c’est audacieux mais pas rebutant, juste simplement too much, par moment. Un parti pris de mise en scène en somme qui est assumé.
Mais quand on accepte le deal, ça passe plutôt bien, même très bien avec de belles envolées chorégraphiques en groupe ou en solo. Ça donne du rythme à l’ensemble mais peut aussi distraire lors d’un solo un peu émouvant.

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Les + :

  • Olivier Dion. Il a un charme qui fait déplacer les foules. Jetez un œil à la sortie des artistes, vous comprendrez.
  • Des écrans qui en jettent. Ce n’est pas de la simple illustration mais vraiment un univers graphique qui a été créé. Et ces écrans tournent sur eux-mêmes, comme des éléments de décor à part entière.
  • Un titre acoustique « J’ai besoin d’amour comme tout le monde » pour galvaniser les cœurs.
  • Les scènes avec Milady et/ou Richelieu qui sont les plus fortes au niveau des décors vidéo et de la mise en lumière.

Les – :

  • Finalement, une seule scène d’épées. C’est très peu pour des mousquetaires qui aiment braver les épreuves et jouer de leur cape.
  • La fin de l’intrigue est vite bâclée alors que l’on sait qu’elle source de vrai suspense.
  • Les fans qui ne lâchent pas leur phone et shootent en continu, sans réellement profiter du spectacle, tout en dérangeant leurs voisins.

Les 3 Mousquetaires, le spectacle c’est de l’amour, des cœurs qui battent, des airs pour danser ou pleurer dans sa chambre.
C’est croire aux princes charmants (un seul ne suffit plus à l’heure d’Adopte un mec).
C’est Alexandre Dumas qui se lancerait dans un magistral breakdance sur le parquet, tout en ayant bien pris soin de rouler son beau tapis avant.

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Les 3 Mousquetaires, le spectacle

avec : Olivier Dion, Damien Sargue, Brahim Zaibat, David Ban, Emji, Victoria, Golan Yosef, Megan Lanquar, Christophe Héraut 

Mise en scène : Dominic Champagne, René Richard Cyr
Livret : Lionel Florence, Patrice Guirao
Chorégraphie et scénographie : Yaman Okur, Stéphane Roy

 

jusqu’au 8 janvier 2017 #Prolongations

au Dôme de Paris – Palais des Sports

34, Boulevard Victor
75015 PARIS

 du jeudi au dimanche
jeudi et vendredi : 20h30
samedi : 15h30 et 21h
dimanche : 14h et 19h

Et en tournée en France à partir du 4 février 2017 :
Rouen, Caen, Orléans, Lille, Amneville, Strasbourg, Dijon, Lyon, Clermont-Ferrand, Amiens, Limoges, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Nice

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Timéo : un conte musical poétique et feu d’artifice !

Les comédies musicales tiennent le haut de l’affiche en cette rentrée 2016 à Paris. Entre reprises et adaptations, votre cœur risque de balancer.
Timéo est une création à 100%, trop rare pour ne pas être partagée !
L’univers du cirque en toile de fond pour une histoire de  dépassement de soi et la lutte contre les préjugés.
Plongez avec nous dans l’univers magique de Timéo.

Timéo est handicapé, tétraplégique, bloqué dans son fauteuil roulant. Il a un rêve : devenir artiste de cirque, contre la volonté de sa mère.
Timéo est fan de Mélanie Swan et son cirque s’arrête justement en ville pour quelques jours.
C’est l’occasion idéale pour la rencontrer et peut-être réaliser son rêve. Il arrive à rentrer sous le chapiteau pour assister aux répétitions. Mais là, coup de théâtre : la star de la troupe a mystérieusement disparu.

Timéo : le digital au service du spectacle

Une fois passée la courte scène d’intro entre Timéo (Benjamin Maytraud ou Mathias Raumel en alternance) et sa mère, on est de suite scotché par le générique qui suit. Un mélange entre le jeu sur scène et l’animation vidéo. Totalement synchronisé.
On plonge directement dans l’action.
Timéo roulant vers le cirque à travers la ville : un mélange d’images réelles et de création numérique.

C’est bien l’un des points forts du spectacle, le jeu coordonné entre le virtuel, les effets de lumière. La vidéo complète l’action sur scène.
Trop risqué de jouer avec du feu en live, il apparait sur écran et Astéros (Sébastien Lavalette) – le monsieur feu du spectacle – effectue une chorégraphie calée au millimètre avec la vidéo.
Timéo est un spectacle inventif à  ce niveau-là. On a rarement une précision, une technicité poussée à ce point. #Kiff

Timéo en 3 scènes

On a déjà parlé de la séquence d’intro qui est un must sur ce genre de spectacle.
Mais d’autres séquences méritent un focus en forme de coup de cœur. Leur mise en scène graphique moderne et inventive laisse poindre l’émotion qui convient à ce style de show.

Dhalia et ses lasers

S’il y a bien une scène emblématique du travail technique mis en avant, c’est celle de Dhalia (Véronick Sévère) et sa Femme électro.
Sur fond de musique pop-électro, la dresseuse de chien balance ses frustrations emmagasinées envers sa collègue star Mélanie Swan.
Sur cette chanson rageuse, on assiste à une mise en scène millimétrée où l’artiste, enveloppée de nébuleuses faites de lasers interagissent parfaitement l’un avec l’autre. Une synchro à la seconde prêt. Bluffant et trippant.

Le grand écart

Cette chanson est le moment le plus intense du spectacle.
Un ballet à deux, et non pas un duo, entre Timéo et Alexio, le contorsionniste. Le texte chargé d’une émotion nostalgique mais positive fait écho à la poésie d’un corps immobile face à un autre totalement malléable qui se montre à nous. Mêlé à une mélodie et un chant qui transpercent le spectateur, c’est le moment émotion. Bouleversant et prenant.


Les skaters

Dans tout musical, il faut des méchants, plus ou moins racailles, ces temps-ci. Les sharks et les jets dans West Side Story, pour Timéo ce sera les BMX.

Image de prévisualisation YouTube

Même s’ils ne semblent pas si terribles que cela, leur hymne pop On n’est pas des anges envoie du lourd et une énergie colossale.
Lumière noire pour faire ressortir les costumes fluo, une rampe de skate sur scène pour quelques acrobaties.
Et la voix surprenante du bogosse Jérémy Charvet qui se perd dans des hauteurs pas entendues depuis longtemps.

Timéo, c’est craindre en latin

Le jeune héros n’a peur de rien, contrairement à son nom, et surtout pas de ses ambitions, ses rêves.
Et on aurait pu craindre une surdose de sucre dans l’histoire et les textes des chansons. Finalement non.
Ce spectacle met en avant des valeurs parfois mise de côté comme l’humanité et la  générosité.
Une générosité partagée par les artistes qui se produisent sur scène sans cacher leur joie de faire partie du show.

Mais, malgré tout, il y a quelques petits points à bémol.
Même si l’on sait que tous les artistes circassiens ne sont pas des chanteurs, une ou deux voix peuvent manquer de coaching et laisser poindre quelques faiblesses.

L’autre reproche serait en direction de la promo du spectacle qui voudrait en faire un véritable spectacle de cirque.
On ne va pas cacher que, sur ce point, certains pourraient être déçus. Dans Timéo, il n’y a pas de numéro surprenant, scotchant, niveau trapèze, sur le fil ou agrès au sol.
Malgré cela, la magie opère.

Mais ce qui compte c’est le message positif sur le handicap et la joie que ce spectacle renvoie au public.
Et la magie opère au niveau des adultes comme des plus jeunes.
Comme Milla, 6 ans, qui lance à à la fin du spectacle (alors qu’il y avait école le lendemain) : « Maman, on peut aller remercier les artistes pour leur dire que le spectacle était génial ? »
Car oui, la troupe est en dédicace dès le rideau tombé.

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Timéo : c’est beau, magique, positif, un « feu d’artifice » (pour Charlie, 6 ans) ! Une belle dose de bonheur !
On a juste envie de dire : #Bravo à Alex Goude et à tous les artistes car on a été happé par l’histoire et les chansons.

TIMEO

Mise en scène par Alex Goude

Du jeudi au samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h et dimanche à 15h ou 17h

Casino de Paris
16 Rue de Clichy
75009 Paris

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Dans les coulisses du Fantôme de l’Opéra : magie et précision

Il y a des spectacles qui inspirent plus de mythes que d’autres. Le Fantôme de l’Opéra : une romance incroyable, un récit fort, le Paris du XIXe siècle, l’Opéra Garnier.
La visite des coulisses du musical événement à l’affiche de Mogador en 2017 nous a définitivement convaincu que cette production va créer l’événement.

Les chanteurs en répétition
Les chanteurs en répétition


Un Islandais à Mogador

Son visage et son nom ont été tenus secret jusqu’à moins d’un mois avant la première.
Gardar Thor Cortes va prêter sa voix et sa carrure au Fantôme.

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Il ne parle pas encore français mais apprend son texte en phonétique avec Odile, sa répétitrice. Le challenge ne l’effraie pas. Mais il assure qu’il est soulagé de pouvoir avoir encore du temps pour se préparer à son rôle.
Il s’est déjà produit dans le musical mais dans le rôle de Passarino. Il pense être le seul interprète à être passé de ce rôle à celui du Fantôme.

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Le Fantôme de l’Opéra : Dure adaptation

Dans la salle des vocalises, Nicolas Engel, l’adaptateur français, nous confie avoir été subjugué à 12 ans par le spectacle quand il l’a découvert et son impatience de voir l’adaptation arriver à Paris.
Alors qu’il s’est attelé à la relecture de l’œuvre complète de Gaston Leroux, il nous apprend que Charles Hart, l’auteur du livret de la comédie musicale originale, n’a lu le roman qu’une fois avant d’écrire ce qui sera un succès mondial. Bluffant !

Nicolas Engel (à gauche)
Nicolas Engel (à gauche)

Particularité de cette adaptation : Nicolas Engel travaille en étroite collaboration avec l’auteur anglais, francophile. Ce dernier a une exigence telle qu’il souhaite que les rimes anglaises trouvent une concordance avec les françaises. Exemple avec la chanson La Musique de la Nuit.
Nicolas précise aussi que Charles Hart a apporté une sensualité qui n’était pas présente dans l’œuvre originelle.
Le Fantôme de l’Opéra était un spectacle érotique pour la chorégraphe, Gillian Lynne, qui a aussi créer Cat’s.

Bastien Jacquemart & Sierra Boggess
Bastien Jacquemart & Sierra Boggess

Atelier costumes

Plus de 280 silhouettes (avec leurs  accessoires) sont scrutées à la loupe par l’équipe de costumières recrutées par Mogador.
Ces petites mains ne fabriquent pas les costumes de la production française mais redonnent du panache aux habits de scène venus d’autres productions (Russie et Allemagne), les restaurent, les bichonnent.

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Et elles voient même double car chaque rôle est assuré par au moins 3, voire 4 artistes pour permettre les roulements et remplacements, aléas possibles en cours de saison.

Changement de scène

Pénétrer la salle de spectacle offre une vision impressionnante. Le décor déborde littéralement de la scène avec des sculptures monumentales.
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Le cadre scénique et  les coulisses de Mogador ont été repensé pour supporter les contraintes de cette production à très grand spectacle.
Des éléments de décor sont motorisés et d’autres stockés en hauteur.le-fantome-de-lopera-mogador-comedie-musicale-gaston-leroux-coulisse-photo-by-united-states-of-paris

Le lustre au-dessus du parterre a nécessité l’installation d’une arche.
Et le plateau a eu droit a un lifting complet avec l’installation de trappes pour les entrées et sorties des artistes ainsi que l’apparition d’accessoires.le-fantome-de-lopera-mogador-comedie-musicale-decor-gaston-leroux-coulisse-photo-by-united-states-of-paris

Le producteur français nous assure que la performance dans une comédie musicale ne doit pas se voir à la différence de l’opéra.

La magie opère à tous les niveaux pour fêter comme il se doit les 30 ans de ce spectacle culte. L’attente avant la première, le 13 octobre, n’en est que plus intenable.

Toute l'équipe du Fantôme de l'opéra : artistique et administrative
Les 130 personnes de l’équipe, artistique et administrative, du Fantôme de l’opéra

Le Fantôme de l’Opéra

le musical d’Andrew Lloyd Webber
adapté du roman de Gaston Leroux

avec Bastien Jacquemart (Raoul de Chagny), Sierra Boggess (Christine Daaé) et Gardar Thor Cortes (le fantôme)

report en 2017 suite à l’incendie survenu au théâtre

Théâtre Mogador

25, Rue de Mogador
75009 Paris

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Le Fantôme de l’Opéra : les secrets avant la 1ère à Mogador

Il y a des spectacles que l’on attend avec une patience incroyable qu’ils soient joués à Paris. Trop impatients, beaucoup de Français ont pris leur billet pour Londres ou New York afin de céder à la magie de la comédie musicale au succès planétaire : Le Fantôme de l’Opéra. En 2017, le Théâtre Mogador va combler le plus large public avec une production qui va aussi bien faire chavirer les cœurs, enthousiasmer que surprendre. Une production anniversaire car le musical fête les 30 ans de sa création cette année !

Le Fantome de l opéra affiche comédie musicale culte à partir du 13 octobre 2016 Théâtre Modagor Paris The phantom of the opera musical blog usofparis

Quelques semaines avant la première à Paris, rendez-vous nous est donné en très petit comité à la Cave de Gaston Leroux, un lieu dédié entièrement à l’auteur à succès et père du Fantôme de l’Opéra. Ce restaurant-bar est tenu par son arrière petite-fille, Véronique. Dans les hauteurs de Montmartre, à deux pas de la place du Tertre, ce petit repère est un lieu de pèlerinage pour toutes celles et tous ceux qui entretiennent un lien fort avec ce monument du spectacle vivant.
Les programmes, CD, DVD et autres goodies de toutes les nationalités sont exposés dans ce chaleureux décor.

La-Cave-de-Gaston-Leroux-auteur-du-roman-Le-Fantôme-de-l-Opéra-106-Rue-Lepic-Paris-18-Montmartre-comédie-musicale-Théâtre-Mogador-photo-usofparis-blog

Gaston Leroux, sacré auteur !

Véronique nous conte quelques anecdotes sur son aïeul.
La famille n’avait, entre autre, pas le droit de bouger, ni de faire du bruit quand l’auteur écrivait un roman. Mais une fois terminé, c’était la libération : un coup de revolver était donné pour célébrer l’événement et la fin d’écriture.
Au fait, saviez-vous que ce cher Gaston était joueur et qu’il fréquentait le casino de Nice ? Alors, il nous faut partager cette autre histoire : un seul chien avait le droit d’entrer au Casino. Il s’agissait d’un Saint Bernard, celui de la famille Leroux. Le soir, ce fidèle compagnon s’asseyait à côté de Gaston pour l’avertir qu’il fallait arrêter la partie et qu’il était temps de rentrer.

Le Fantome de l opéra Christine et le fantôme sur barque comédie musicale culte Théâtre Mogador Paris The phantom of the opera musical photo scène

Le Fantôme de l’Opéra : œuvre culte

Timothée Picard, universitaire et auteur du livre La civilisation de l’opéra : sur les traces d’un fantôme, nous dévoile plusieurs clés pour comprendre l’attraction de cette histoire sur les publics. Tout d’abord, Le Fantôme est « la plus belle œuvre écrite sur l’opéra qui cristallise les trucages, la culture du spectacle » et elle est passionnante « par sa galerie de personnages. »
Tous les 10-15 ans, il faut compter sur une nouvelle adaptation théâtrale, scénique ou cinématographique depuis sa publication. La Chine a eu droit à son Fantôme dès 1937.
Paradoxe, très français ? « Le monde entier s’est emparé de l’histoire d’un Paris de 1900, alors que la France s’en est éloignée. »
Il aura donc fallu attendre 30 ans pour la France accueille enfin cette œuvre qui célèbre aussi bien son architecture, son passé que son légendaire romantisme.

Une première pour l’adaptateur

Reste la question de l’adaptation des paroles. Cette question est sur toutes les lèvres et c’est sans doute la partie qui sera la plus observée et la plus critiquée, y compris par les néophytes. Et c’est Nicolas Angel qui a été sélectionné – à la suite d’un concours sur plusieurs épreuves – pour mener à bien cet exercice extrêmement périlleux. Charles Hart, auteur du livret du musical, a lui-même participer au choix de l’adaptateur.
La révélation, Nicolas Angel l’a eue quand il a vu, pour la première fois, la comédie musicale à Hong-Kong. Depuis, elle n’a pas cessé de le hanter.
Il a fait en sorte de garder le style propre à Charles Hart avec qui il échange régulièrement et qu’il a rencontré à Londres mais il veut aussi renouer avec le vocabulaire de Leroux en lisant les autres œuvres de l’auteur « qui font écho les unes aux autres. »
Nicolas nous confie que le texte peut être réécrit jusqu’à la mi-août, c’est à dire au tout début des répétitions. Et qu’il peut encore changer jusqu’à la veille de l’avant-première.

Invitation à la 1ère à Mogador
Invitation à la 1ère à Mogador

Le Fantôme de l’Opéra en chiffres

Dans les coulisses du Théâtre Mogador, il faudra compter sur 14 habilleurs-ses présents chaque soir et une centaine de changements de costumes.
Cette production est un des plus gros spectacles jamais produits à Paris. Au total, c’est 130 personnes (acteurs, musiciens et techniciens) présentes sur scène et en coulisses à chaque représentation.

C’est dire que l’attente est impossible à quelques semaines, jours et heures de la première.
Et nous serons présents le 13 octobre pour live-tweeter comme des fous cet événement de la rentrée.

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Le Fantôme de l’Opéra

le musical d’Andrew Lloyd Webber
adapté du roman de Gaston Leroux

avec Bastien Jacquemart (Raoul de Chagny) et Sierra Boggess (Christine Daaé)

Report en 2017 suite à l’incendie survenu au Théâtre Mogador

Théâtre Mogador

25, Rue de Mogador
75009 Paris

du mardi au samedi à 20h
matinées le samedi et dimanche à 15h

La Cave de Gaston Leroux
106, rue Lepic
75018 PARIS

tél. 01 42 64 42 97

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Ladislas Chollat & Nicolas Motet selfie-interview pour Oliver Twist, le musical

Il y a quelques semaines, nous partagions nos premières impressions de Oliver Twist, le musical, lors de la conférence de presse. Cette semaine sort le clip du titre Fastoche, l’occasion pour nous de vous faire rencontrer Ladislas Chollat, le metteur en scène et de Nicolas Motet qui joue le rôle-titre.

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INTERVIEW Ladislas Chollat

Selfie polaroid exclu de Ladislas Chollat pour #UsofParis
Selfie polaroid exclu de Ladislas Chollat pour #UsofParis


UsofParis /Joan : Nous étions invités aux répétitions. De voir tout ce travail prendre vie sur scène c’est assez magique. Surtout la scène finale…
Ladislas Chollat : …qui n’est pas encore au point, mais ça va ça s’améliore.
Pour moi, c’est très imparfait, c’est toujours étonnant de montrer un travail comme ça, qui est en cours. Mais c’est un exercice.

C’est un peu le comble du metteur en scène, de ne jamais être totalement satisfait et de toujours trouver quelque chose à revoir ?
Il y a quand même des fois où je suis satisfait, où je suis ravi et c’est d’ailleurs les soirs les moins fatigants pour moi puisque je n’ai rien à noter. Je ne suis pas toujours insatisfait, au contraire. Il y a même un moment donné où je dis « Ça y est, je l’ai vu le spectacle aujourd’hui, maintenant il est à vous, il faut qu’il vous appartienne et que je disparaisse ». La mise en scène c’est quelque chose de soluble, ce n’est pas fait pour exister, pour moi c’est fait pour disparaître. Je préfère qu’on me dise « Quel beau spectacle ! » plutôt que « Quelle belle mise en scène ! ». La mise en scène n’est pas là pour exister, elle est là pour porter le texte, les artistes, etc. Elle n’est pas là pour être en avant, elle est là pour être digérée.

Pourquoi avoir choisi de travailler sur Oliver Twist, le musical ?
En fait, vraiment parce que les musiques de Shay Alon m’ont séduites et les paroles écrites par Christopher Delarue également.
Quand j’ai découvert l’œuvre je n’avais pas lu le roman, je l’ai lu récemment. L’œuvre est importante, écrite par épisode pour des journaux. Et, à vrai dire, je ne me serais pas dit : « je vais monter Oliver Twist au théâtre. »
C’est vraiment leurs musiques et ce que la poésie de leurs musiques amènent à l’œuvre. C’est ça un bon musical finalement, c’est quand la musique apporte au livret et que le livret apporte à la musique. Il y a des personnages géniaux, très complexes, psychologiquement très intéressants. Il y a beaucoup de méchants dans cette œuvre, et les méchants c’est génial à travailler.
Quand je me lance dans des projets j’essaie à chaque fois de faire les choses les plus diverses possibles.

On le voit avec vos différents projets comme Momo, Résiste, …
C’est le propre du metteur en scène de se fondre dans des univers. Je suis quelqu’un d’assez ouvert, je crois que mes choix me ressemblent car je suis quelqu’un qui aime aussi bien La Callas que France Gall. J’essaie de faire le spectacle qui me ressemble.

Avez-vous vu Oliver!, le musical de Londres ?
Non. Quand je monte une œuvre, je ne cherche pas trop à voir les autres. Je peux aller voir une œuvre au cinéma car c’est différent. Par exemple, j’ai vu Oliver Twist de Polanski. J’ai peur des influences négatives et à vrai dire si je vois que c’est très bien, ça va m’enlever de l’envie. J’ai peur que ça imprime des images et que je me mette à recopier. D’ailleurs, quand je vais voir une grande œuvre extrêmement bien montée au théâtre, je sais que je ne la monterai pas. Parce que si ça a été bien, je me dis : « Qu’est-ce que je pourrais faire de plus ? J’ai été satisfait de ça. »En revanche, quand je vais voir des œuvres et que cela ne me plait pas du tout, là ça me donne envie de créer.

C’est la première fois que la Salle Gaveau va accueillir une telle production. Est-ce que cela limite votre mise en scène ?
En fait, il y a plein de choses qui sont impossibles à faire, dès que j’ai vu la salle j’ai su. Du coup je me suis dit « qu’est-ce qu’on peut ? » et c’est ça qui est intéressant. Dans ma façon de penser je suis plutôt très positif, je pense toujours à « Qu’est-ce qui est possible ? », « Comment on réalise le rêve ? » Je regarde toujours le verre plein et pas le verre vide. Et, à Gaveau, j’ai vu la hauteur, je me suis dit qu’il y avait des dessous de scène et qu’on pourrait faire des trappes. Donc on va faire des trappes pour faire venir des choses du sol. Ce qu’elle ne peut pas faire, le deuil en a été fait le premier jour où j’ai ouvert la porte.

La présentation était sur une scène centrale, ce sera le cas à la Salle Gaveau également ?
Pas du tout. C’est moi qui ai voulu une scène centrale ici. J’ai voulu montrer exactement ce qui ne sera pas à Gaveau. Je voulais montrer l’esprit, je ne voulais pas montrer le spectacle. Ce n’est pas ça que vous allez voir, on vous donne une idée de ce que vous allez voir. Je voulais générer l’envie.

Quel est votre dernier coup de cœur musical ?
Benjamin Clementine que j’adore. C’est celui dont la voix récemment m’a le plus « Wow », ça me fait partir.
Il y a aussi Selah Sue.

La comédie musicale que vous préférez ?
Billy Elliot, The Musical et Hamilton que j’ai vus récemment à New York et que j’ai adoré. Avant c’était Billy Elliot. Je répondais toujours Billy Elliot. Maintenant je dis Billy Elliot et Hamilton.

En français ?
La dernière que j’ai vu et que j’ai beaucoup aimé, mais ce n’était pas en Français, c’est Singin’ in the rain au Châtelet. Je préfère, en fait, ce qui est anglo-saxon.

INTERVIEW Nicolas Motet

 

Selfie polaroid de Nicolas Motet exclu #UsofParis
Selfie polaroid de Nicolas Motet exclu #UsofParis

 

USofParis/Joan : Tu as été découvert dans The Voice Kids, tu as eu beaucoup de propositions après ?
Nicolas Motet : Après The Voice Kids, j’ai eu la chance de faire une émission sur Disney Channel, Disney Talents, qui était chorégraphiée par Kamel Ouali. C’était une très bonne expérience et après cette émission c’est là qu’il y a eu Oliver Twist.

Pourquoi as-tu dit oui ?
Quand j’ai entendu la toute première chanson Ce qu’il faut faire, c’était juste au piano, il y avait les paroles écrites sur un post-it que j’ai appris comme ça. On m’avait demandé de l’apprendre très rapidement, sur le coup. Et tout de suite, quand je suis sorti je me suis dit « Wow ! ». En fait, la première fois que j’ai entendu la chanson, Shay le compositeur m’a appelé et m’a demandé de venir pour chanter. On était juste tous les deux. Il m’a filmé en train de la chanter mais je ne savais pas du tout pour quoi c’était. C’est après qu’on m’a demandé de revenir pour la chanter devant les casteurs. Par la suite, quand j’ai découvert le projet en intégralité je n’ai pas regretté une seconde.

Tu as le rôle-titre, c’est ton premier grand rôle, ce n’est pas trop stressant ?
Sachant que je suis le plus jeune, j’ai encore tout à apprendre. Je suis entouré d’une troupe qui a un talent incroyable et qui a beaucoup d’expérience. Ils sont vraiment là pour moi, m’aident beaucoup et s’assurent que je ne stresse pas trop. Il y a le stress du rôle-titre, mais entouré d’une troupe comme ça je sais que tout ira bien.

D’où te vient cette envie de chanter ?
A partir du moment où j’ai su marcher, j’étais déjà en train de danser. On a des vidéos de moi prises avec une vieille caméra où je chante et  danse dans le salon. Ma mère pensait que c’était juste quelque chose comme ça. On m’a inscrit à un club de sport, car on pensait que c’est ce qu’il me fallait. Mais ça ne collait pas. Je leur ai dit qu’il ne m’avait pas demandé ce que moi je voulais faire, et c’est là qu’une amie a proposé à ma mère une école de comédie musicale. Je me suis inscrit, j’ai fait mon tout premier stage à 8 ans et j’ai tout de suite accroché, j’ai adoré et j’ai continué.

Quand le spectacle va commencer en septembre, tu vas être pas mal exposé, tu appréhendes ce moment ?
Ca va me faire bizarre ! Mais bon dans la rue je suis enveloppé dans des dizaines de couches pour ne pas tomber malade. Pour le moment, cela m’est arrivé une fois.

Quel est ton dernier coup de cœur musical ?
L’album de Troye Sivan que j’ai beaucoup aimé.

La comédie musicale que tu préfères ?
J’ai toujours toujours aimé Cats.

Tu joues avec Prisca Demarez, qui tient le premier rôle à Mogador…
Oui ! Je l’ai vue en plus et c’était génial !

Et si je te demande une comédie musicale française ?
Starmania.

Interviews by Joan

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OLIVER TWIST, le musical 

à partir du 23 septembre 2016

à la Salle Gaveau
45-47 Rue La Boétie
75008 Paris

Mise en scène par Ladislas Chollat

Produit par Sistabro Production

Pour plus d’infos et réserver vos places : www.olivertwist-lemusical.fr

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Oliver Twist, encore une comédie musicale ? Oui, mais …

La team #USofParis a été invitée à la conférence de presse de Oliver Twist, le musical, mercredi dernier et elle en est ressortie avec une seule envie : être déjà en septembre !

Oliver Twist, c’est l’histoire d’un jeune garçon de 15 ans qui s’est échappé d’une maison de redressement pour partir à la recherche d’une famille qu’il pense perdue. Sur le chemin de sa quête, il rencontre Dickens et Nancy qui lui apportent aide et soutien. Mais une autre rencontre risque de changer sa vie à jamais : celle de M. Brownlow, un vieil homme riche et solitaire.

Nicolas Motet
Nicolas Motet

Encore une nouvelle comédie musicale me direz-vous ?
Oui, mais une création française qui respectera les codes des musicals de Broadway et du West End.

Ambitieux ? Oui, mais prometteur.
Pour les afficionados de musicals, ne vous attendez pas à retrouver Oliver, le célèbre spectacle de Londres. Même si l’histoire reste la même, ici les textes et la musique ont été écrits par Christopher Delarue et Shay Alon. La mise en scène, elle, a été confiée à Ladislas Chollat (Résiste, Momo, etc.).

Les titres que j’ai eu la chance de découvrir en live mercredi dernier ont donné un bel aperçu de ce que sera le spectacle sur scène à partir du 23 septembre 2016 à la Salle Gaveau.

Assez réfractaire à la base avec les comédies musicales françaises, puisque je trouve qu’on est vraiment loin dans ce domaine par rapport à des productions américaines ou anglaises comme Wicked, The Lion King, Chicago… qui mettent la barre très haut, j’ai été agréablement surpris par la présentation de celle-ci, notamment par la musicalité et les textes des chansons.

Nicolas Motet Benoit Cauden David Alexis Arnaud Léonard Prisca Demarez Jeff Broussoux photocall troupe spectacle Oliver Twist le musical Salle Gaveau Paris photo usofparis blog

6 titres ont été présentés lors de cette conférence : des chansons fortes, émouvantes, des voix puissantes, mais aussi deux chansons collégiales. Un beau panel qui a montré le potentiel de ce show. Une ébauche du spectacle, sans la mise en scène finale, les décors et les costumes. Le fruit de 8 jours de travail pour toute l’équipe. J’ai pu assister à l’un d’entre eux il y a quelques semaines. Et je dois dire que c’est assez magique de voir la création totale d’une mise en scène sur une chanson, dans une salle de répétition, puis de la voir prendre vie sur scène quelques semaines plus tard.

Dans le rôle-titre nous retrouvons Nicolas Montet qui a participé en 2014 à l’émission The Voice Kids. Prisca Demarez, qui tient actuellement le rôle principal dans Cats, sera Nancy. On retrouve également, David Alexis pour le rôle de Fagin, que nous avons pu voir dans Le Bal des Vampires, Cabaret ou encore Avenue Q.
Un casting qui ne compte pas moins de 15 comédiens au total et 6 musiciens, puisque, oui, la musique sera jouée en live tous les soirs et c’est assez rare pour être relevé.

À noter que le spectacle sera surtitré en anglais, une très bonne idée de sortie si des amis anglophones viennent vous rendre visite 😉

Un album est prévu pour début septembre 2016, il contiendra le titre Ce qu’il faut faire dont voici le clip :

Image de prévisualisation YouTube

Et la troupe sera en tournée dans près de 40 villes à partir d’octobre 2017.

Rendez-vous en septembre, car nous serons présents dans la salle pour applaudir et soutenir ce beau projet.

by Joan

Affiche-spectacle-Oliver-Twist-le-musical-Salle-Gaveau-Paris-à-partir-du-23-septembre-2016-création-française-de-Shay-Alon-Christophe-Delarue-mise-en-scène-Ladislas-Cholat-Charles-Dickens

OLIVER TWIST, le musical 

à partir du 23 septembre 2016

à la Salle Gaveau
45-47 Rue La Boétie
75008 Paris

Mise en scène par Ladislas Chollat

Produit par Sistabro Production

Pour plus d’infos et réserver vos places : www.olivertwist-lemusical.fr

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