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Les Faux British au Saint Georges : incroyablement jouissif !

Pourquoi attendre pour s’offrir une dose de rires XXL ? Les Faux British, la comédie catastrophique, ne fait pas de pause depuis qu’elle est à l’affiche du Théâtre Saint Georges.
La nouvelle distribution est excellente, courez-y avant de succomber au Gros diamant du Prince Ludwig au Théâtre du Gymnase.

Les Faux british

Les Faux British : une équipe gagnante ! 

Le talent d’écriture du trio Henry Lewis, Henry Shields et Jonathan Sayer est à la hauteur d’un Thé à la menthe ou t’es citron, voire le surpasse.
Aucun temps mort, aucune envie de regarder sa montre.
On serait presque pris de spasmes tellement le rythme est effréné, les quiproquos s’enchaînent. On se prend à angoisser même pour les comédiens (les vrais) qui sont capables de cascades, d’accent improbable, de jeu très approximatif.
Avant tout, il faut être un très bon acteur pour jouer aussi mal avec brio !

Une pièce dans la pièce

La troupe de comédiens amateurs devant nous tentent de donner en représentation une enquête policière qui semblerait être signée Conan Doyle. Il y a un manoir, un meurtre, du suspense, de la passion.
Le tout est relevé par un décor bancal, des accessoires manquants, des bruitages inutiles et laborieux. C’est de l’amateurisme pur et qu’est-ce que c’est poilant !

Bref, la mécanique prend l’eau et le bordel débute très vite.  Alors il suffit d’une porte qui ne s’ouvre pas et c’est la cata. Tout va s’enchainer telle un grand 8 avec de magnifiques envolées et des descentes vertigineuses. On reste agripper à nos sièges.

On rit d’un bout à l’autre de la pièce.  Les Faux British est un chef d’œuvre d’humour.
Totalement inadaptable au cinéma, il faut donc foncer le découvrir en live !

Et bonne nouvelle : il n’y a pas d’âge pour succomber au charme très particulier des Faux British.

Les Faux British

Les Faux British

de : Henry Lewis, Henry Shields et Jonathan Sayer
Adaptation :
Gwen Aduh et Miren Pradier
Mise en scène :
Gwen Aduh
Avec (en alternance) : Gwen Aduh, Sandra Valentin, Christophe de Mareuil, Dominique Bastien, Henri Costa, Herrade Von Meier, Jean-Pascal Abribat, Lula Hugot, Michel Cremades, Michel Scotto Di Carlo, Yann de Monterno, Jean-Pascal Abribat, Yann Papin, Virginie Gritten

du mardi au vendredi à 20h30
samedi : 18h et 21h

51 rue Saint-Georges
75009 Paris
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Le gros diamant du Prince Ludwig : humour hors norme au Théâtre du Gymnase

Le gros diamant du Prince Ludwig, une grosse prod avec décors, costumes, effets spéciaux, cascades, musique en live. La dernière création des Faux British à l’affiche du Théâtre du Gymnase est absolument immanquable, jubilatoire et inventive.

L’Amérique des années 50,  un fond d’histoire de gangsters mais où tous les protagonistes sont de véritables bras-cassés. Une histoire d’amour bancale entre un pickpocket et une jeune fille vénale dont  le père, banquier,  est un retord…
Et surtout des mouettes facétieuses…
C’est la bonne et jouissive trame de la pièce Le gros diamant du Prince Ludwig.

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Inventif à souhait !

La pièce débute par un dialogue désopilant avec comique de répétition mais qui fait craindre la suite. Un peu trop insistant…
Mais tout est affaire d’écriture, de rythme et de connivence avec le spectateur.
L
es Faux British prennent le temps d’installer leurs personnages et l’intrigue avant de nous en envoyer plein les yeux.
Ce léger temps mou de la pièce, le premier quart d’heure, peut dérouter le spectateur mais est vraiment important pour la suite de la pièce. Chaque petit instant de vie des personnages sera utile pour des situations à venir…

Du grand spectacle !
Cette pièce est physique. La plupart des interprètes changent de rôles, de costumes d’une scène à une autre. Il y a des cascades sur un lit, dans les airs. Les portes claquent, les mal-entendus s’étendent en des quiproquos  savoureux d’humour et d’énergie.
L’univers du cinéma américain des années 50’s (évasion, montage d’un vol, histoires d’amour, amant dans le placard, braquage…) servent à merveille cette géniale parodie.
La mise en scène est inventive réservant de géniales trouvailles et des running gags poilants.
La séquence du bureau fait preuve d’une inventivité visuelle réellement scotchante. Et désopilante !
Mention spéciale pour la bande-son jouée live avec chansons 100% originales. 

Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Un casting parfait ! 

Aucun personnage ne sort du lot au  détriment d’un autre. Que ce soit le pauvre stagiaire de 60 ans ou le taulard à blouson noir, la jeune première et ses prétendants, le pickpocket amoureux aussi touchant que naïf mais toujours  capable de se faire passer pour un autre, presque comme un caméléon. Sans oublier la mère attentionnée mais aussi délurée ou le complice à la grosse case en moins.  

C’est fougueux de bout en bout.
Et c’est tellement rare pour ne pas courir voir ce spectacle !

Le gros diamant  du Prince Ludwig

Du mercredi au samedi à 20h45
Durée : 1h40
Théâtre du Gymnase Marie Bell
38, boulevard de Bonne Nouvelle
75010 Paris
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Naturellement Belle au Studio Hébertot : touchant & revigorant !

Rachel Pignot et Raphaël Callandrau nous cueillent avec un réel délice grâce à leur « comédie théâtrale et musicale. »
Il ne faut pas se fier aux apparences, trompeuses, surtout au théâtre ; derrière une affiche bien sage peut se cacher un joli conte contemporain poil à gratter. La preuve avec Naturellement Belle au Studio Hébertot.

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Agence pour « La Star »

Les premières minutes de la pièce peuvent surprendre. Un échange sommaire derrière deux pianos et autour d’un personnage inconnu : La Star. Des bruitages informatiques réalisés avec des notes de musique. Des costumes so 80’s et des blagounettes qui ne planent pas forcément très haut – mais c’est l’un des personnages qui veut ça. Un frisson d’effroi nous traverse. La comédie est une petite kitcherie qui joue les ingénues.

© Philippe Dupouy
© Philippe Dupouy

Gros grain de sable

Finalement, la situation dérape bien vite. Le grain de sable nécessaire va gripper le cadre de départ qui manquait d’aspérités. Histoire de malmener nos certitudes. Bien joué !

Naturellement Belle, c’est un duo qui tente de travailler tant bien que mal sous la pression d’une voix directive et désincarnée. On est à l’heure des cartes de compétences humaines, dans un futur plus ou moins proche et déshumanisé.

Cette femme et cet homme n’auront d’autre moyen pour s’en sortir que de canaliser la personnalité de son partenaire pour rendre La Star encore plus désirable et bankable.

© Philippe Dupouy
© Philippe Dupouy

L’attachement est progressif, on apprécie les blagues d’elle et le mauvais caractère de lui. L’espièglerie de l’une et le lâcher-prise de l’autre. 

Les textes des ritournelles amusent, touchent et frappent juste quand il s’agit de révéler notre condition de pauvres humains. Le bonheur, à défaut d’être à portée de clic, est sans aucun doute à portée de voix. 

Naturellement belle c’est une vague de légèreté, 1h20 de poésie musicale et de belles trouvailles textuelles.

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Naturellement Belle

Mise en scène : Yves PIGNOT
de et avec Rachel PIGNOT et Raphaël CALLANDREAU

le samedi à 17h
le dimanche à 19h

au Studio Hébertot
74 bis Boulevard des Batignoles
75017 PARIS

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La Tragédie du dossard 512 de Yohann Métay : rire à en perdre haleine !

Sur scène, il apparaît en trottinant, Yohann Métay, la quarantaine est un sportif repenti. Son ancienne prédilection : la course à pied. Au cours d’une soirée « souvenirs sportifs » entre potes, le quadra, à l’époque un poil bedonnant à cause de la bière du nord, se voit lancer un « T’es cap’ ou t’es pas cap ? » Rien de tel pour froisser l’égo de notre homme. Et c’est parti pour une passionnante course de fond intitulée : La tragédie du dossard 512 à la Comédie des Boulevards prolongée jusqu’au 30 janvier 2016 !

Sur le papier, un spectacle comique sur un trail de 160 km réalisé en 40 heures, qui part de Chamonix pour arriver à Chamonix, ça n’a rien de palpitant. « Deux jours deux nuits sans dormir…de Chamonix…à Chamonix ! Avant, j’étais normal. » comme l’intéressé le dit lui-même.
C’est sans compter la manière si particulière pour un accro au sport de tourner en dérision sa propre passion. Sportif ou non sportif, vous trouverez votre compte de rire dans ce spectacle.

Photo de Yohann en action
Photo de Yohann en action

La tragédie du dossard 512 : l’effort en mode comique

Yohann, affiné après quelques mois de préparation, nous embarque avec lui sur ce trail, qui pour beaucoup peut paraître inhumain. C’est un show particulier car l’homme, acteur et athlète, arrive à nous faire frissonner à travers cette expérience peu commune.
Des anecdotes de préparation avec la précieuse crème NOK – un must chez les coureurs – aux amitiés éphémères du peloton sur la ligne de départ, ce dossard 512 ne nous épargne rien des sacrifices et de la douleur de l’effort, mais toujours avec un second degré assumé.
La sélection des musiques d’illustration est parfaite. On a tous connu ce moment où Vangelis a été poussé à plein régime pour transcender la force du sportif. Un cliché qui a la vie dure.

Mais l’acteur-auteur-sportif, a aussi le sens de la rupture, laissant le silence envahir la salle. Un moment vraiment unique qui doit être différent chaque soir suivant les réactions, plus ou moins gênées du public, face au coureur en action.

Tragédie du dossard 512 avis critique Yohann Métay Comédie des boulevards spectacle humour paris sport one man show photo © Olivier SagotL’une des bonnes idées de ce spectacle est de laisser littéralement la parole à son corps durant l’effort. Les dialogues entre l’orgueil, la raison, les muscles et autres organes du corps du sportif soumis à la douleur intense de l’effort sont réellement virevoltants.
Il faut mettre l’accent sur la très belle tirade du foie qui résume en 3 minutes les sacrifices imposés par le coureur pour parvenir à terminer cette course de 160 km.

On mettrait un petit carton jaune sur quelques petites longueurs de jeu à certains moments. Mais rien qui ne nous fasse perdre le plaisir comique de ce spectacle. Surtout quand on est capable de faire un teaser comme celui-ci :

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Sous l’oeil des pratiquants…
Dans la salle de la Comédie des Boulevards, les sportifs viennent en nombre. Ça se sent dans les rires et dans l’ambiance plus festive que d’habitude. La complicité est bien présente dans les rangs.
Nous avions convié un ami coureur à nous accompagner.  Et il est affirmatif : « Yohann décrit parfaitement les différentes phases par lesquelles passe un sportif dans ce genre de course. Le spectacle est vraiment drôle, on peut s’y reconnaitre facilement« .
Et d’après les discussions entendues dans la file d’attente, il arrive à Yohann de jouer son spectacle lors des rendez-vous sportifs auxquels il participe. Plutôt incongru, non ?

La Tragédie du dossard 512 c’est 1h15 de rires garantis durant lesquels on souffre tout de même avec lui !

Tragédie du dossard 512 Yohann Métay Comédie des boulevards spectacle humour avis critique paris one man show

La Tragédie du dossard 512

one man (sport) show de Yohann Métay

du  jeudi au samedi à 20h15

prolongations jusqu’au 30 janvier 2016 !

Comédie des boulevards
39 rue du Sentier
75002 Paris

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Comédie au Théâtre la Boussole : un ROMAN PHOTO à vivre de l’intérieur

Anne-Elise Barré et Jean-Christophe Barc signent une pièce drôle et originale, portée par des comédiens énergiques et impeccables dans leur rôle. Un résultat qui ne laisse aucun répit à l’ennui.

Roman Photo pièce comédie de Jean Christophe Barc et Anne-Elise Barre avec Dominique Bastien Magali Bros Nathalie Portal Théâtre la Boussole Paris photo © Catherine Cohen

Comment faire pour (re)lancer sa carrière de photographe quand on est cantonné à prendre des clichés grotesques pour des magazines ou des pubs ? Betty (Magali Bros) voit sa carrière piétiner en travaillant sur le dépliant d’une société de livraison à domicile. Maxime (Jean-Christophe Barc), son mari, ne fait guère mieux en termes d’épanouissement professionnel. Décorateur d’intérieur incompris, il manque de contrats et de reconnaissance.
A partir de là, le décor est planté, l’intrigue de la pièce, jouée jusqu’au 15 février 2015 au Théâtre la Boussole, peut commencer.

Betty va donc assouvir sa passion pour le roman-photo et tenter de donner un coup de fouet à sa carrière. Épaulée par Grégoire (Dominique Bastien), un ami comédien qui court le cachet et accumule lui aussi les déceptions professionnelles, elle va mettre en images le scénario qu’elle a écrit en secret.
Devant nos yeux, se déroulera alors l’envers du décor d’un roman-photo : pauvreté du scénario, mises en scène grotesques, inexpérience, caprices de stars ou rivalités entre mannequins, rien n’est épargné. Chaque photo est l’objet d’un déluge de blagues.

Ironie et énergie à tous les étages
Ponctuée des commentaires cyniques de Maxime, entrainé malgré lui dans l’aventure, la pièce ne se permet aucun temps mort, enchaînant les rebondissements et les petites phrases assassines. Et quand débarque alors Agathe (Nathalie Portal), une jeune femme aux formes plus que généreuses (et loin de l’image que Betty s’était faite de Manuella, son héroïne), nous sommes conquis. En effet, Agathe est plus habituée à prendre des pauses lascives devant sa webcam que de poser devant l’objectif d’une photographe…

Il fallait bien ce genre de spectacle pour baptiser le Théâtre de la Boussole, tout nouveau, tout neuf, dans le 10ème arrondissement. C’est simple et efficace. La pièce ne cherche pas à nous arracher le rire de force. On rit de bon cœur, tant les répliques sont lancées avec naturel et spontanéité. Car rien d’artificiel, tarabiscoté ou de scabreux là dedans. Les dialogues, s’ils sont toutefois parfois un peu faciles, font mouche à tous les coups.

Roman Photo comédie pièce de Jean Christophe Barc et Anne-Elise Barre avec Dominique Bastien Magali Bros Nathalie Portal Théâtre la Boussole Paris humour photo scène © Catherine Cohen

Les quatre acteurs se déchaînent sur scène et montrent leur talent tout au long de la pièce. Jean-Christophe Barc et Nathalie Portal rivalisent d’exubérance et portent la pièce à bout de bras, sans jamais tomber dans les travers d’exagération du théâtre de boulevard. Malheureusement, le personnage de Grégoire est caricatural et affaiblit un peu la pièce. Mais le ton reste juste, on passe un bon moment.

L’histoire évoque un roman-photo de 27 illustrations. Désolé de gâcher un peu la surprise, mais vous n’assisterez pas à la prise de vue de ces 27 photos. Il fallait vous prévenir, car nous aussi, nous avons été frustrés.

by Joël Clergiot

Affiche pièce ROMAN PHOTO comédie de Jean Christophe Barc et Anne-lise Barre avec Dominique Bastien Magali Bros et Nathalie Portal au Théâtre La Boussole Paris humour spectacle

Roman Photo
pièce écrite et mise en scène par : Jean-Christophe Barc et Anne-Elise Barré
avec : Jean-Christophe Barc, Dominique Bastien,  Magali Bros et Nathalie Portal

du mercredi au samedi à 21h
matinée le dimanche à 18h

au Théâtre la Boussole
29, rue de Dunkerque
75010 PARIS

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MISTINGUETT : la comédie musicale 100% originale avec Carmen Maria Vega au Casino de Paris

« Paris c’est une blonde. Ça c’est Paris  » Mistinguett, reine des années folles

La brunette incendiaire, Carmen Maria Vega, transfigure la reine des nuits parisiennes tous les soirs au Casino de Paris. Son interprétation de Mistinguett est le meilleur atout possible pour vous inciter à assister sans attendre à la création de la rentrée qui affiche un beau succès et des prolongations jusqu’au 18 janvier 2015.

La chanteuse Carmen Maria Vega est Mistingett Reine des années folles spectacle musical comédie musicale au Casino de Paris photo by Nathalie Robin

Que savent au juste les jeunes âgés d’une p’tite vingtaine d’années au sujet de Mistinguett ?
Pas grande chose. À peine connaissent-ils le nom de son partenaire de scène et amant pendant 10 ans, Maurice Chevalier. Cet homme qu’elle a sauvé de l’Allemagne alors qu’il était prisonnier de guerre.

Le couple Mistinguett / Chevalier était aussi mythique qu’orageux, à l’instar de Sacha Guitry et Yvonne Printemps. Et c’est par un de leurs coups d’éclat en coulisses que débute cette histoire romanesque sur la scène du Casino de Paris.
Jacques Pessis, véritable conteur des destinées célèbres (Edith Piaf, Jacques Brel…), s’est attelé à non pas conter la vie et la carrière foisonnante de cette chanteuse et meneuse de revue. Il a préféré sélectionner un épisode dont le contexte, les personnages et la trame pourrait être un parfait scénario de film.

photo by Anthony Ghnassia
photo by Anthony Ghnassia

Et dès son apparition, Carmen Maria Vega est une incarnation parfaite de Mistinguett. Gouailleuse, joueuse, espiègle, ce personnage était taillé pour la jeune chanteuse qui connaît la scène comme sa poche.
Déjà suffisamment à l’aise, la chanteuse n’hésite pas à blaguer avec ses partenaires, à rajouter de courtes répliques, histoire de pimenter l’ensemble. (Synonyme d’incorrigible). En coulisses, la chanteuse avoue « aimer les personnages qui maltraitent les autres« , suivi d’un éclat comme on aime.

La première partie du spectacle n’enchaîne pas les tours de chant comme on pourrait l’attendre d’une comédie musicale classique.
Au contraire, son écriture tend les fils des personnages pour s’y attacher et en saisir leurs évolutions. Mistinguett, la première, ne pourrait être résumée à ses caprices de vedette en début de récit. Les failles et autres aspérités sont plus nombreuses qu’il n’y paraît à première vue.

Image de prévisualisation YouTube

Côté musique, les succès de l’artiste trouvent une seconde jeunesse avec la réorchestration et surtout les chansons originales composées par Alain Chamfort, Bertrand Allagnat, Jean-Pierre Pilot et William Rousseau, sur des textes de Vincent Baguian … Ça emporte forcément.

photo by Nathalie Robin

Autour de Carmen MV, une galerie de comédiens-chanteurs excellents dont Patrick Maktav, Cyril Romoli. Et l’occasion de retrouver Fabian Richard, l’inoubliable interprète de Cabaret (saison 2006-2007 aux Folies Bergère) dans la peau de Scipion, parrain de la pègre de Pigalle.

Quant aux costumes signés Frédéric Olivier, ils n’ont rien à envier aux plus belles revues de Paris et de Broadway. Ils en étourdiront plus d’un et d’unes dans la salle.

Costume de scène par Frédéric Olivier coulisses de Mistinguett reine des années folles spectacle musical comédie création Casino de Paris photo by United States of Paris blog

MISTINGUETT, reine des années folles
le spectacle musical 

avec Carmen Maria Vega (Mistinguett), Patrice Maktav (Léon Volterra), Cyril Romoli (Jacques Charles), Fabian Richard (Scipion, le voyou), Mathilde Olliver (Marie), Grégory Benchenafi (Harry Pilcer)

Mise en scène : François Chouquet
Chorégraphie : Guillaume Bordier

Livret : François Chouquet, Jacques Pessis, Ludovic-Alexandre Vidal 

du jeudi au samedi à 20h
matinée le samedi à 15h et le dimanche à 17h

PROLONGATIONS jusqu’au 18 janvier 2015 !

au Casino de Paris
rue de Clichy
75009 PARIS

Et tournée française à partir de février 2015

Toute l’actu du spectacle Mistinguett sur le site officiel : www.mistinguett-lespectacle.fr

Mistinguett, reine des années folles l’album disponible
Capitol Records

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Joyeux anniversaire quand même : une comédie romantique de Lillian Lloyd au théâtre Les Déchargeurs

C’est une rentrée sous les thèmes de l’imprévu, de la rencontre et des relations amour/haine que nous propose Joyeux Anniversaire quand même au théâtre Les Déchargeurs. Une comédie romantique  de Lillian Loyd qui fait la part belle aux répliques saillantes, douces ou acides.
Joyeux anniversaire quand même pièce théâtre Les déchargeurs comédie humour Lillian LLoyd Bruno Sanchez Sophie di Malta
Olivier (Bruno Sanchez), un quadra, se consacre uniquement à son travail et à décider de ne plus laisser son coeur s’ouvrir à une autre depuis le départ de sa petite amie. Mais il se voit contraint d’héberger Loulou (Sophie di Malta), une jeune femme extravagante et montée sur ressort,  qui même la vie dure à son hôte.
Elle bouleverse systématiquement et littéralement l’ordre (et les tocs) d’Olivier.

Durant ces quelques jours, l’appartement de ce dernier va subir la même métamorphose que son propriétaire : des meubles redécorés et une invasion de fleurs.

Pour un homme oscillant entre ses principes et son désir de changement, cette cohabitation forcée sera-t-elle le bourgeon signe de renouveau ou l’entrainera-t-elle vers le précipice ?

« Allez-y ! Sortez votre angoisse, votre colère ! Bouh, les vilaines énergies, il vaut mieux qu’elles soient dehors que dedans, celles-là ! Je vais ouvrir la fenêtre pour que vous puissiez hurler un grand coup ! Venez. »
Joyeux anniversaire quand même pièce théâtre Les déchargeurs  Lillian LLoyd Bruno Sanchez Sophie di Malta comédie humour
L’homme face à une inconnue, trouble-fête, est un ressort dramaturgique somme toute classique. Mais ici point de répit pour les personnages. Même si on est tenté de comparer Joyeux Anniversaire quand même à L’Aide-Mémoire de Jean-Claude Carrière joué la saison dernière au Théâtre de l’Atelier, il faut bien avouer que c’est uniquement la situation de départ qui les rapproche. Lillian Loyd, l’auteur, même s’il se permet quelques répliques faciles, ne nous entraine pas dans la même lourdeur scénaristique.

Dans cette mise en scène rythmée,  Sophie Di Malta nous étourdis dans sa spirale du changement avec fraicheur, truculence parfois et féminité. Ce qui nous inciterait presque à crier à Olivier de lâcher prise. Lui qui avance son horloge de quelques minutes suivant la grandeur de sa désillusion amoureuse.
Bruno Sanchez campe un Olivier renfrogné, parfait dans sa mauvaise foi et touchant dans sa maladresse à retrouver les gestes  et les codes de la séduction et dans son combat pour ne pas ouvrir les yeux sur ce qu’il est devenu.

« Vous m’emmerdez ! Je vous ai déjà foutu à la porte une fois, je ne vois pas ce qui m’empêche de recommencer, là ! »

Olivier succombera-t-il aux charmes et à l’excentricité de Loulou ? Happy end ou non ? Ce ne sont pas les questions  les plus importantes posées par de cette comédie romantique légère et  parfois amère. Il est, au fond,  surtout question de la rédemption sentimentale d’un quadra qui a oublié que la vie ne peut être supportable s’il cultive uniquement ses sentiments les plus négatifs.

Joyeux anniversaire quand même théâtre Les déchargeurs Lillian LLoyd Bruno Sanchez Sophie di Malta comédie humour

Joyeux anniversaire quand même

Texte  et mise en scène de Lilian Lloyd
Avec Sophie di Malta et Bruno Sanchez
Décors de Clarisse Fontaine

Du 8 sep 2014 au 15 déc 2014
Les lundis à 19h30
Durée 1h10

Théâtre Les déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
75001 Paris

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HUMOUR : Court sucré ou long sans sucre ? avec Bruno CHAPELLE, Martyne VISCIANO & Sylvie AUDCOEUR par Jean-Luc Moreau à la Comédie Bastille

Après plus de 1000 représentations en 15 ans, 286 reprises à travers le monde et 10 ans d’absence, Court sucré ou long sans sucre ? revient à Paris et à la Comédie Bastille.

Cette fois c’est Jean-Luc Moreau qui passe à la mise en scène.
Et cette collaboration émane d’une envie réciproque entre la troupe, quasiment la même qu’à la création. Pour l’anecdote, le metteur en scène fût l’un des premiers spectateurs de la pièce en France.

Le pitch ? Une agence d’évènementiel s’apprête à recevoir Thierry Blanchard, un client fidèle, pour préparer la prochaine convention commerciale des Charcuteries Flocel, qui doit permettre à la société de remettre ses comptes à flot.

Mais s’ajoutant au « marasme agro-alimentaire ambiant », une consultante nymphomane d’un grand cabinet d’audit anglo-saxon débarque pour superviser l’opération.
Jusqu’où faudra-t-il aller pour sauver le contrat ?
Quiproquos surréalistes, mensonges éhontés, passions exacerbées…
Un vaudeville accroché au monde un peu fou de la communication: c’est très rare !

10 ans que ce succès n’avait pas été joué, et aux dires d’un des auteurs, Olivier Yeni (patron d’une société d’évènementiel), il n’a pas fallu beaucoup réadapter le texte pour le mettre au goût du jour.
La troupe est impatiente de remettre le couvert sous la houlette de Jean-Luc Moreau: un oeil neuf  sur le texte et le jeu des comédiens donc une mise en scène plus acérée et percutante encore.
De quoi nous donner de bonnes tranches de rires  sur un univers unique aux codes si particuliers.

Alors ne tardez pas pour réserver et courir voir Court sucré ou long sans sucre.

Court sucré ou long sans sucre ?

A partir du 18 janvier 2014
Du mardi au samedi a 21h
Samedi et dimanche a 17h

à la Comédie Bastille

5, rue Nicolas Appert 75011 PARIS

Avec
Sylvie AUDCOEUR
David BASANT
Bruno CHAPELLE
Olivier YENI
Martyne VISCIANO

BON PLAN ! Tarif Jeune (moins de 26 ans) 10 € en fonction des places disponibles, réservation uniquement au téléphone auprès du théâtre ou sur place le jour même.

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Spectacle Chantal LADESOU et beaucoup plus encore : « J’ai l’impression que je vous plais »

Qu’elle soit aux Bouffes Parisiens ou en tournée, Chantal Ladesou se donne chaque soir un malin plaisir à provoquer, en débordant gravement du cadre. Irrésistible en quinquagénaire n’assumant pas son âge, elle attire un public venant en nombre.

Dans la catégorie humoristes féminines bien vulgos et assoiffées de sexe, Chantal Ladessou est en très bonne place. Elle est entre Elisabeth Buffet – en tête, elle devrait recevoir une palme – et Karine Lyachenko, en 3e place, actuellement à l’affiche de la pièce Pauvre France avec Bernard Ménez.

Après le Théâtre Rive Gauche, Bobino, les Bouffes Parisiens, la voici à l’Olympia. Consécration ? Pas tout à fait, puisqu’elle reprend du service en plein été. Certainement pour les touristes en mal de sensations fortes. Et pas la peine de tirer jusqu’à Mickey Mouse à Marne la vallée, avec elle, ils auront leur dose.

 Ne serait-ce qu’avec son tour de chauffe dans la salle. Les premiers rangs et les strapontins sont en ligne de mire. Elle repère assez vite le mec à chauffer, l’homo complice et la petite amie à dézinguer direct.

Ce soir-là, Aznavour est dans la salle, au centre d’une rangée. Impossible pour elle de l’approcher. Mais l’imitation qu’elle fera de lui n’aura que plus de saveur face au modèle original. Le chanteur est dit-on un inconditionnel de l’humoriste. Il n’est pas le seul.

Chantal Ladessou excelle dans l’art de parler de séduction, de frustration, de désir inassouvi ou de sexe avec perfidie et délectation. On l’aimerait tous et toutes comme bonne copine. Avec elle, les problèmes de cœur, d’adultère et autres tracas trouveraient vite pleine résolution.

Chantal Ladesou
spectacle :  J’ai l’impression que je vous plais…

en tournée et à l’Olympia le 22 et 23 février 2014

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