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CORSON dévoile son nouvel single Nos amours embouties

Comme David Bowie ou U2, Corson s’est frotté à l’énergie berlinoise. C’est là que les premières notes du nouveau single, Je respire comme tu mens, ont été posées.
Cordon nous dévoile, en avant première, quelques secrets sur cette nouvelle aventure et son nouveau single Nos amours embouties.

INTERVIEW SELFIE / CORSON

Corson

Quand as-tu décidé de devenir chanteur ?
Très tôt. Déjà petit, je pianotais sur le piano de mon cousin. Je pouvais y rester des heures.
Ça a donné l’idée à ma mère de m’inscrire au solfège. J’ai commencé à prendre des cours de piano, tout en débutant le chant. C’est venu assez instinctivement.
J’ai commencé à avoir des groupes. J’ai fait le conservatoire de ma région, en chant lyrique.
Après mes études, je me sentais pas de bosser dans une banque. Je suis parti, vers 22 ans, pour essayer de ne faire que de la musique et d’en vivre.  Je l’ai dit à mon père. Il n’était pas très content.

Une émotion musicale intense dans ta jeunesse ?
C’était à l’âge de 12-13 ans. C’était la première écoute de Bloody Sunday. J’étais en colo de ski. C’était le soir de la boom où tu essaies de pécho un peu.
Ça m’a fait une réaction physique quand j’ai entendu le titre. Et quand on m’a dit U2, j’ai filé tout écouté ! Et je me suis dit : « je veux être Bono, je veux faire de la scène ! »

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Qu’est-ce qui est à l’origine de ton nouveau titre Je mens comme tu respires ? Du vécu ? Un sentiment ?
C’est un constat de ce que je peux voir autour de moi : des séparations, certains qui se trompent. Arrivé à mon âge – c’est pas une préoccupation à 20 ans – tu te poses la question de savoir si ta relation va durer, si tu vas avoir des tentations, si la routine va tuer le couple ou pas.

La rythmique de ce titre est prenante.
J’ai composé la chanson à Berlin avec mon collègue danois, Jesper Nielsen. Nous avions la base de chanson. Et je suis revenu poursuivre la compo à Paris.
J’ai fait les arrangements avec le réalisateur de mon 1er album, Boban Apostolov. On voulait un rythme répétitif et lancinant qui retrace la routine du couple. Comme si tout était écrit et qu’un marteau vienne marteler tout ce qui allait se passer année par année, jour après jour.

Tu retravailles beaucoup tes compos ?
Je suis partisan du premier jet. Il est toujours bon pour moi. Les premières notes au piano sont les bonnes. Plus je travaille une mélodie moins elle est bonne.
Ensuite, c’est au niveau des arrangements qu’on se prend la tête. Le choix de vraies cordes ou de cordes synthétiques, par exemple.

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Qu’est-il autorisé de dire sur le nouvel album ?
Il parle essentiellement des relations amoureuses dans tous les états possibles.
Fille à Copenhague parle d’un amour manqué, quelqu’un qui croise une jeune femme dans cette ville (je suis aussi allé y composer un titre). C’est quand on se dit : pourquoi je ne suis pas allé lui parler ? Qu’est-ce qui ce serait passé, si je l’avais rencontrée ?
Le titre Faisons l’amour parle des gars qui sont timides. Je l’étais il y a dix ans, quand je sortais en boite. 🙂
J’ai fait quelques titres aussi en Bretagne.

Une anecdote de studio ?
L’enregistrement des cordes s’est fait à distance. J’étais en Bretagne et Boban à Skopje avec les cordes. Je suivais l’enregistrement à distance. Mais j’avais une mauvaise connexion. J’entendais tout en décalé et je suis devenu fou.

Qu’a-t-il de particulier Jan Pham Huu Tri ?
Jan est un ami. Il a collaboré avec David Hallyday, Brigitte et il a fait les guitares de mon premier album. Pour le nouvel album, il joue de la guitare (avec un archet) et de la basse. Il a un son bien à lui. Il a une façon d’aborder les titres très instinctive.

Corson
Selfie original pour UsofParis

Un duo de rêve ? Un fantasme ?
J’en ai plein ! 🙂
Il y a le titre Fil Amant que j’aimerais partager avec une artiste. Je n’ai pas encore d’idée. Mais je cherche.
Sinon, j’aimerais beaucoup chanter avec Cœur de Pirate. Une artiste que j’aime de plus en plus.

Une anecdote de concert ?
Une première partie au début chaotique. C’était au Zénith, en ouverture du concert de Laura Pausini. J’étais avec mon musicien, Brice Davoli. Et il avait un clavier connecté à un ordi pour une palette de notes mais qui ne marchait pas. On ne comprenait pas pourquoi.
On a fini par faire le live en piano voix. C’était un beau moment mais beaucoup de stress.

Une belle rencontre musicale ?
Mon réalisateur : Boban Apostolov. On s’est rencontré à Londres. C’est un jeune réalisateur macédonien. Et je bosse depuis mon premier album tout le temps avec lui. On travaille aussi pour d’autres artistes. Il a beaucoup de talent.

Quel rapport as-tu avec les réseaux sociaux ?
C’est moi qui gère. J’aime tweeter des photos, des vidéos, j’aime beaucoup Instagram parce que j’adore faire de la photo.
FB c’est un lien quand t’es pas en promo, en concert. Je réponds aux questions quand je peux.

Une chanson pour dire Je t’aime ?
La nuit je mens d’Alain Bashung.

Une chanson pour pleurer ?
Ne me quitte pas de Brel.

Une chanson pour s’évader, quitter Paris ?
No Surprises de Radiohead.

Une claque musicale récente ?
Half Moon Run, un groupe canadien. Je l’avais vu au Trianon, en 1ère partie.
Le batteur faisait à la fois de la batterie et du pad. J’aimerais bien l’avoir pour mes prochains lives.
Le groupe mélange pas mal l’électro et l’acoustique et j’adore la voix du chanteur.

Corson

CORSON

Nouveau single : Nos amours embouties

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Itv réalisée au Terrass’Hôtel
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Petit Fantôme en interview – Un mouvement pour le vent

Rencontré au début de sa tournée estivale au festival We Love Green, Pierre Loustaunau alias Petit Fantôme nous dévoile son album Un mouvement pour le vent avec sincérité.
Un accident technique l’a conduit à tout recommencer en urgence. Le résultat est planant, une série de haïkus musicaux, purs à l’image de leur interprète.
Petit Fantôme est en tournée et sera en concert à la Gaité Lyrique le 20 mars 2018.


INTERVIEW PETIT FANTÔME

Petit Fantôme

 

UsofParis : Que retiens-tu de ton aventure avec François and The Atlas Mountains ?
Petit Fantôme : Ça m’a bâti ! La personne que je suis maintenant n’est pas la même sans tout ce que j’ai vécu. Ça a fait mon ADN. C’est ma base, mon essence. Et ce que j’ai vécu avec François c’est d’une intensité incroyable. J’ai tout appris : la scène, un langage, un langage commun de concert, de live, de transe…

Un langage musical ? Un langage corporel ?
C’est un langage mystique, un langage commun… un langage avec les gens, avec ce qui se passe sur scène… Pourquoi on fait de la musique, pourquoi on veut montrer sa musique… Pourquoi on veut l’expliquer, pourquoi on veut la jouer, pourquoi on veut la mener plus loin, la jouer plus fort.

Et cet album tu l’as conçu où ? En tournée ? En voyage ?
En revenant vivre au pays basque. Je me suis reposé, un peu, avec mon amoureuse. Je me suis décentré de plein de choses, de la vie de tournées avec François. Je me suis décentré un peu de ma vie, en prenant un peu de recul. Je me suis apaisé.
Je vis à côté de la montagne et de l’océan. Ça m’a fait beaucoup de bien, ce petit moment où j’ai fait autre chose : des travaux, du bâtiment, du plâtre,  des cuisines, du chantier.

C’était pour te libérer l’esprit ?
Oui. Pour faire autre chose. Et aussi peut-être inconsciemment pour me créer une frustration, pour me donner une envie forte de faire de la musique. 🙂

Et le premier titre composé a été ?
Ma naissance qui vient de sortir.
Et l’autre morceau qui s’appellera Quelque chose à vivre.
L’album, je l’ai créé à Bayonne et j’ai tout perdu ce qu’il y avait sur mon disque dur. J’ai dû le recréer très vite avec Vincent qui joue à la base dans le groupe. J’ai récréé des morceaux que j’avais réussi à faire comme Ma naissance et après on a retravaillé, on a écrit des morceaux.
C’était nouveau, c’était plus frais. C’était super !

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Finalement, la perte ça a été une bonne chose ?
Oui car je m’étais enfermé dans des choses qui étaient très compliquées et comme dirait un bon copain : « ne fais pas compliqué quand tu peux faire simple. »

Donc tu as simplifié du coup ? Parce que c’était l’urgence ?
Oui, parce que j’allais perdre trop de temps sinon.
Je suis allé à Paris enregistré les basses et les batteries avec Jean de François and The Atlas Mountains et Vincent à la basse. On a enregistré les batteries dans son studio à Pigalle, dans une toute petite cave. Après j’ai récupéré toutes les pistes et j’ai fait tout chez moi, dans ma chambre, une petite chambre de musique.
Je suis revenu mixer à paris.

Quelle est la chanson la plus personnelle de cet album ?
Elles le sont toutes !
Il y en a une sur ma mère qui a été très malade. C’est celle-là la plus personnelle.

Et pourquoi écrire sur ce sujet ?
Ce groupe c’est une catharsis et m’aide à libérer la parole, les mots… des choses qui m’émeuvent, des choses qui me font mal.
J’essaie d’universaliser le message du coup ça peut paraitre perso mais ça passe. Les gens ne font pas gaffe, alors que moi je sais que c’est très perso. C’est très référencé et vraiment ça me fait du bien.
Ça peut paraitre comme un manque d’humilité de parler de soi, d’avoir des choses personnelles, mais moi je ne fais pas de psychanalyse, je fais de la musique.
C’est quand même assez génial de pouvoir se libérer par la musique et c’est de transcender l’âme ; d’aller en profondeur dans des choses libératrices et de pouvoir chanter de sa mère qui est malade devant des gens ou devant ses copains ça me libère…

Mais ça fait remonter des émotions ?
Si mais ça fait du bien d’être pur comme ça, d’être dans la pureté. Je ne suis pas là pour raconter un mec qui va coucher avec une meuf.
Je déteste raconter des histoires en fait et a part William Sheller y a personne qui sait le faire.
Il y a très peu de paroles dans mes titres c’est des sortes de haïkus.

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Qui a grâce à tes yeux dans la chanson française ?
Sheller, Manset, Dominique  A, Katerine.
Et Amadou et Mariam c’est mon groupe préféré qui chante en français ! Je les ai vus plusieurs fois sur scène.
Et il y a aussi Chocolat, un super groupe canadien que j’adore. Corridor aussi.

As-tu as un mantra qui t’aide à vivre où qui t’aide à survivre ?
« Sois bien ! ». J’adore me dire ça. Et « Offre ta musique », tu te dis ça avant un concert, « Ne t’excuse pas pour qui tu es ». C’est un poème de René char qui dit «Impose ta chance, à te regarder ils s’habitueront ».
Çacorrespond plus à ma musique. Fais ta musique, même si c’est trop chelou, ils s’habitueront.

Claques scéniques récentes ?
Teenage FanClub ! C’est un groupe culte écossais. Ils ont 60 ans.
J’ai enchainé 3 concerts géniaux : les Swans à Biarritz, Teenage FanClub et Chris Cohen à Bordeaux.
Pour mes claques musicales : c’est Powerdove et Chocolat.
Chocolat c’est super !

Une chanson qui te fait pleurer ?
Un homme heureux de William Sheller me fait pleurer et je suis souvent touché par Le petit bal perdu de Bourvil.

Interview by Alexandre

 Petit FantômePetit Fantôme

Petit Fantôme
nouvel album : Un mouvement pour le vent
(Because Music)

sortie le 6 octobre 2017

Site officiel : petitfantome.com

EN CONCERT
A la Gaité Lyrique, le 20 mars 2018

& EN TOURNÉE
08/11 : AMIENS / LUNE DES PIRATES
12/11 : LA ROCHELLE / LA SIRÈNE (AVEC PARCELS)
15/11 : TOURS / TEMPS MACHINE
16/11 : BEAUVAIS / OUVRE BOITE (AVEC HER)
27/11 : NANTES / SOY FESTIVAL
09/12 : CLERMONT / COOPE CLUB

Tournée 2018
18 janvier — Bordeaux — Rock School Barbey
19 janvier — Biarritz – Atabal
27 janvier — Saint Etienne – 10 ans du Fil
2 février — Montpellier – Rockstore
3 février — Lyon – Transbordeur Club
(20 ans du Festival Woodstower)

 

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AYO en interview : on a parlé maternité, amour, inspirations

AYO, un sourire qui fait littéralement fondre, revient avec un nouvel album au charme profond, fort et émouvant. Un 5e disque qui a suivi l’arrivée d’un troisième enfant. Ce petit dernier accompagne sa maman lors de la promo.
On a parlé maternité, amour, inspirations avec la chanteuse qui a quitté Paris pour New York.
Une interview sur un nuage.


INTERVIEW AYO

Ayo

UsofParis : Le premier post FB après une longue absence a été la photo de la naissance de ton ptit dernier. Pourquoi partager cet événement très intime ?

Ayo : Parce que je n’ai rien posté pendant ma grossesse. Personne ne savait. Même mes amis proches. Ce n’était pas la peur. Mais javais déjà eu une grossesse extra-utérine. C’est un cadeau donc c’était entre moi et Dieu.
J’étais tellement heureuse le jour de la naissance que je souhaitais partager.

Comment on gère sa vie entre la famille, ce nouveau né et le nouvel album ?

Je ne sais pas sincèrement. 🙂 Je suis un peu dans la twilight zone. J’avais même peur, j’ai 36 ans. Je pouvais être plus fatiguée. Je voulais presque annuler la promo.
Je me demandais si mon fils allait supporter, car chaque enfant est différent. Mais en fait, c’est la paix. Il est calme.
Il y a le jet lag bien sûr mais aussi l’excitation d’être là.

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Quand as-tu écrit I’m a fool pendant ta grossesse ?

C’est une vieille chanson. La vidéo n’a rien à voir avec l’histoire d’origine.
Je l’ai écrite pour mon premier fils qui était amoureux fou d’une fille. Il était tellement maladroit. Ça m’a fait penser à ma première fois quand je suis tombée amoureuse. Je me souviens de ces sentiments.
Et c’est en fait le même sentiment qu’avec un bébé, les papillons dans le ventre.

Mais l’origine c’est une jeune fille de 11 ans qui était venue à un de mes concerts. Sa mère m’a contactée 8 ans après pour m’informer que sa fille, Yasmine, allait signer pour Wagner. J’ai voulu l’aider, la conseiller.
J’ai tenté d’écrire une chanson pour elle, alors que je n’écris jamais pour d’autres artistes. Et j’ai pensé à l’amour, mon fils m’inspirant.

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Tu as sorti un album après ton 2e enfant, là ton dernier album avec ton 3e enfant.

C’est par hasard !
Avant la grossesse, je ne savais pas si j’allais signer et avec qui, si j’allais faire un nouveau disque. J’ai quitté Paris, je me retrouvais à New York.
J’avais envie d’être maman, d’être avec mes enfants. Je n’avais pas eu l’habitude de faire la cuisine pour eux. Ils ont voyagé pas mal avec moi.

Ayo

Quelle est l’histoire de Boom Boom ?

Boom Boom a 3 ans. Je l’ai écrite suite à l’assassinat de Michael Brown à Ferguson, ça m’a touchée énormément. J’ai pensé à mon fils qui avait 8 ans et me suis dit que ça pouvait être lui. Comment une mère peut ressentir ça ?
Je voulais sortir cette chanson sans maison de disque. J’ai fait la vidéo chez moi avec des images fortes. Et je l’ai mise en ligne sur Youtube en pleine nuit. Plus de 10 000 personnes l’ont vue en très peu de temps. Je l’ai retirée après.
C’est une histoire qui fait écho à d’autres actuelles.
Je ne comprends pas pourquoi un Jay-Z (le rap c’est la voix des gens) n’écrit pas sur ces drames.

Et Pray ?
Je l’ai écrite à Paris, dans mon appart de 45 m2, j’avais mon stanway. Je l’ai enregistrée avec mon smartphone et c’est le son que l’on entend sur le disque. Mais ce n’était pas un contexte heureux. J’ai eu des problèmes avec l’administration française, à cause d’impôts à payer,. J’avais pourtant une cabinet qui s’occupait de mes droits. J’en payais en Allemagne, j’en payais en France. Et j’ai écrit Pray la nuit précédent ma comparution au tribunal. J’avais tellement peur.  J’ai écouté la musique, je me suis mise à danser, la preuve avait disparu.

As-tu une anecdote de tournage du clip I’m a fool ?
J’étais tellement enceinte. La vidéo était mon idée, c’était ma première réalisation.
Tout a débuté en retard. Le studio était disponible pour peu de temps.
On a loué la baignoire. 3 semaines après le tournage, j’avais encore de la couleur dorée.
A la fin de la vidéo, j’ai eu des contractions. Je me suis dit que c’était dangereux si l’accouchement avait lieu dans toute cette couleur.
Les mouvements de tissu représentaient les mouvements du bébé dans le ventre.

Quelle est la meilleure raison d’écouter ton disque ?

Il y en a plein !
Si on veut être inspiré et avoir un regard sur le monde actuel. Avoir l’amour et un message aussi.

Interview by Alexandre et Joan

Ayo

AYO 

nouvel album Ayo 
(Believe Rec / 3 Pom Prod)

sortie le 13 octobre

concerts du 24 au 28 octobre 2017

aux Bouffes du Nord
37 bis Boulevard de la Chapelle
75010 Paris

Et en tournée en France : Nîmes, Nancy, Lyon, Reims, Bordeaux, Carpentras…

site officiel : ayomusic.com 

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Ehla interview de l’ombre à la lumière pour l’EP Au loin

Ehla, jeune artiste pétillante, qui cache bien sa timidité, sort cette semaine son premier EP Au loin. Fabien alias Grand Corps Malade, en véritable ange gardien, l’a aidée à révéler ses talents d’écriture.
Au total, 4 titres qui dévoilent une personnalité attachante que l’on a hâte de découvrir en live sur la scène du Réservoir à Paris, le 25 septembre.

Interview selfie EHLA

Elha
selfie original pour UsofParis

UsofParis : Te souviens-tu de ta première émotion musicale ?

Ehla : Mon père fait de la musique. Pendant les voyages en voiture, je me souviens qu’on chantait tous les 3 avec ma sœur, Lara.
Les premiers émois sur scène, ça a été avec la danse.
Et Alicia Keys, le premier gros concert que j’ai vu. Elle est musicienne, souriante, auteur-compositeur. J’ai un vrai crush pour elle. Et aussi Ben l’Oncle Soul, j’aime le RnB, la soul.

Qui a dégainé en premier pour faire de la musique, ta sœur ou toi ?

J’étais un peu le Tanguy de la famille. 🙂 Je faisais de la musique dans ma chambre en attendant que ça arrive. Clara est partie plus tôt, à 18 ans. Moi, ça a été 5 ans plus tard. J’avais besoin de faire d’autres expériences.

Si elle n’avait pas ouvert la voie, tu serais quand même partie ?

J’ai eu des opportunités qui m’ont convaincue que j’étais faite pour la musique. C’était tellement une passion pour moi, que je serai partie quand même.

Vous donnez-vous des conseils mutuellement ?

Oh oui ! J’ai un manager mais ma sœur est mon 2e manager et inversement.
On se consulte pour tout : une tenue pour la scène, pour les clips (je suis la première à voir ses clips). Qui peut être plus franc qu’une sœur ?
Des fois, ça fait mal mais au moins c’est réaliste.
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Quels mots de Grand Corps Malade t’ont touchée ? 

Fabien m’a vue en concert à la Bellevilloise et quand je suis sortie de scène, il m’a attrapée par le bras et m’a dit : « y’a pas de doute, t’es une putain d’artiste !« 
Ce qui est touchant, c’est qu’il est le même sur scène et en dehors, sincère. J’ai envie de suivre son exemple.

Comment s’est passée l’écriture des textes ?

Dans l’EP, j’ai coécrit Demain Encore et La Perle avec Fabien.
Sinon, je suis allée le voir sur une petite scène dans le Sud. Il a eu le temps de m’analyser, on a voyagé en train ensemble. Il y a peu de chansons sur la timidité. Je lui en ai parlé et deux jours après je recevais le texte La Timide. C’était du sur-mesure. Je me reconnais dans toutes les paroles. C’est juste moi et beaucoup d’autres personnes aussi.
Pour les musiques, je travaille en studio avec High P, mon producteur. Pour Demain Encore, on a débuté guitare-voix, j’ai fredonné un mix franço-anglais, j’ai commencé à écrire.
Avec l’intervention de Fabien, le texte a été bouclé en 30 minutes.

Pour l’écriture, tu as besoin d’être seule ?

Seule oui et avec aucun bruit, pour être concentrée. C’est plus dur d’écrire que de trouver des mélodies avec mon synthé. Ce n’est pas encore un plaisir.
Je suis dans la rythmique avec les mots. Ils sonnent bien mais n’ont pas forcément de sens.
C’est là que Fabien m’aide aussi. Il m’aide à concevoir une histoire.

L’album sera-t-il différent de l’EP ?

Sur l’EP, il y a des sonorités différentes. Et le liant de tout ça c’est la patte musicale d’High P et ma voix. C’est assez éclectique. Je ne pense pas que l’EP sera un avant-goût de l’album.
High P est très rapide, il est très ouvert. Il a mille inspirations. C’est un guitariste.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière et on va au-delà de sa timidité ?

Je ne sais pas si je la dépasse. Sur scène, je continue de l’être. 🙂
Je l’ai intégrée, je ne cherche pas à être quelqu’un d’autre. Ca peut être touchant aussi.
Il y a 10 ans, je pense que j’étais incapable d’acheter une baguette de pain sans bégayer. Ce sont, au final, des caps que l’on passe sans s’en rendre compte.
Mes premiers concerts,  chanter devant Grand Corps Malade pour la première fois sont aussi des étapes qui ont fait que je suis moins timide.

Faire de la musique, c’est s’exposer à des critiques, des faux amis aussi. Te sens-tu prête à affronter ce côté-là ?

Avant, j’étais agent administratif, je faisais un métier qui ne me plaisait pas, avec une équipe difficile. Je me suis battue pour faire de la musique maintenant et je suis tellement heureuse, je fais en sorte de positiver.

Un mantra qui t’aide à vivre ?

N’avoir aucun regret. Tout tenter et n’avoir peur de rien.
Ehla
Chaussures d’Ehla

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

J’adore rire ! Je me calme quand je suis en interview. 😉
Il y a de très bon youtubeurs : Norman, Kemar. Et à la base, j’adorais Eric et Ramzy.
Mon côté du sud est d’observer les gens et de voir ce qui est drôle dans certaines situations.

Les réseaux sociaux, comment tu gères ? C’est naturel pour toi ?

Oui. J’adore Instragam, car j’aime la mode. Ça me permet de puiser des inspirations.

Tu as partagé sur FB que New York était une ville inspirante. 

J’ai bossé là-bas, je suis partie avec mon ordi et un mini-synthé Logic.
La ville est plus énergique. Ça inspire d’autres choses. J’ai composé des titres, je vais les faire écouter à mon équipe. J’espère bien que ça se retrouvera dans l’album. 😉

Un spot à New York à nous conseiller ?

Le restaurant Sylvia’s.
De la cuisine traditionnelle américaine, très simple et c’est très bon.
On y est allés un dimanche, les clients sortaient de l’église et chantaient du gospel.

 

by Alexandre

Ehla

EHLA
EP Au loin
(Capitol Music France)


FB officiel : ehlamusic

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Inüit : interview du groupe nantais qui sait gérer ses RH

Inüit est le jeune groupe qui te faire du bien, la cure de jouvence de tes lendemains de cuite, la touche de fraicheur qui te manquait dans tes écouteurs.
Le groupe nantais sillonne la France avec de beaux festivals avant de dégainer un premier album. Pour le moment, aucun titre, la bande des 6 entre en studio cette rentrée.
A Rock en Seine, on a extrait deux membres pour les cuisiner : 
Pablo, claviers, trombone et percus, passionné de synthé modulaire – oui oui, ça existe ! – et Simon, le batteur frénétique à casquette. 

INTERVIEW DE PABLO & SIMON d’Inüit 

UsofParis : Comment on se prépare à un gros festival comme Rock en Seine ?

Simon : On n’a plus travaillé plus qu’un autre concert. Même si c’est plus gros. Mais on a eu la petite pression de Culture Box.
Pablo : Avec ces morceaux, on a fait pas mal de dates. On fait des filages tous les jours. C’est plus un instant qu’une vraie préparation.
Simon : On les a dans les doigts les morceaux, ça fait 2 ans qu’on les joue pour la plupart.
Le but : c’est d’être tous les 6 synchro, dans la même énergie.

Vous ressentez la différence de public d’une date à une autre ?

Simon : C’était un public de 15h30. 🙂 Et sincèrement il était super à l’écoute. C’est grisant !
Quand tout le monde danse, ce n’est pas forcément mieux. Je suis sorti de scène en me disant : « je ne sais pas trop ». Et deux heures après : « j’ai trouvé ça mortel ! »
Pablo : Et le bon indicateur c’est qu’il y avait de plus en plus de monde.

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Comment s’est faite la rencontre avec Benjamin (The Shoes) ?

Simon : Notre 4e date de concert c’était les Transmusicales de Rennes. Et il fallait enregistrer des titres pour être sur le CD promo du festival.
On a enregistré avec plusieurs personnes, mais on n’était pas satisfait. Comme on est 6 dans le projet et qu’on est un groupe de live, c’était pas évident.  On avait envie d’un réal. L’album de The Shoes est sorti entre temps. On a adoré la rythmique.
Pablo : On a envoyé un mail à un intermédiaire pour nous aider à contacter Benjamin. Il a aimé notre projet et notre manière de le contacter, hors agent.
Simon : On est devenu super potes. Il nous a apporté beaucoup, le fait de signer notamment chez Cinq7.

Quel conseil vous a-t-il donné ?

Pablo : Il nous a aidés à appréhender certaines difficultés de musiciens comme l’impossibilité de composer. On a eu un moment de blocage, à nous 6.
Simon l’a eu au tél un soir et son conseil nous a libérés. Il nous a proposé d’enregistrer des petits bouts : « et on verra ça quand on réalisera l’album. »
C’est un peu notre tonton qui nous protège, qui a plus d’expérience que nous et qui nous guide. Inüit c’est une histoire de famille !
Simon : C’est du collectif !
Son meilleur conseil : « faites comme vous faites d’habitude ! »

Que nous réserve le premier album d’Inüit ?

Simon : Un peu plus de musique africaine, un peu plus de jazz, de hip-hop. On évolue au gré de nos influences.
Pablo : Il y a une plus grande place de nuances aussi, à la différence de l’EP. Parce qu’on a tenté d’aller plus loin dans l’énervé et aussi dans le calme et le minimal (quitte à ce que certains de nous ne jouent pas sur des morceaux). Explorer le calme et l’énervé. Y’a plus qu’à agencer tout ça.
Simon : Y’a pas mal de taff !

Vous écoutez quoi en ce moment ?

Pablo : Ce qui nous met d’accord depuis très longtemps : Bad Bad Not Good
Simon : Arcade Fire aussi.
On a tous des goûts différents. J’ai pris une mandale avec l’album de Bon Iver (je vais le voir à la Salle Pleyel). J’écoute aussi Smino qui fait du hip-hop un peu jazz. C’est chamé.

Faire de le musique, ça vous rend plus heureux ?

Pablo : Pas pour moi. Ça dépend des genres en fait. La musique est plus un compagnon. Quand je ne vais pas bien, la musique ne va pas bien non plus.
Simon : Moi c’était différent. J’ai fait une inversion vis-à-vis de l’école et il fallait très très vite que je ne fasse que de la musique. Ça fait mon bonheur pour le moment. Je ne ferai pas ça toute ma vie.

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Un mantra, une philosophie de vie ?

Pablo : La remise en question.
Simon : Et la discussion. Comme on est 6 et qu’on compose à 6. Donc c’est de l’écoute et avoir un but commun. Ce n’est pas toujours évident.
Pablo : C’est dealer avec tous les aspects des personnalités. Pour composer l’album, on a passé un mois à se voir tous les jours, sauf le week-end. Et quand ça ne va, il faut discuter, savoir si ça va influencer le morceau en cours…
Simon : Il faut faire extrêmement gaffe aux ressources humaines !

Vous arrivez à vous surprendre encore ?

Pablo : Ça fait tellement qu’on se côtoie, qu’on arrive à capter les micro-évolutions de ses amis. Et on se rend compte qu’en un an, l’un de nous va vachement se calmer sur sa personnalité, par exemple.

Qui se charge des réseaux sociaux au sein du groupe ?

Simon : C’est moi ! J’aime ça !
Pour Snapchat, je galère, je pense être trop vieux. Twitter : je galère aussi mais j’essaie. Je suis plus Insta.

Qu’est-ce qui vous fait le plus rire ?

Pablo : Les jeux de mots !

Mais c’est ringard ! 😉 

Simon : On est hyper ringards ! 😉 On a un humour chelou.
Pablo : Le dernier gros tweet qu’on a balancé c’était une série de jeux de mots car on s’emmerdait dans le camion.
Simon : 1 Etienne / 2 Crécy. Et il nous a retweeté ! 😉

Interview by Alexandre

Inüit

EP Always Kevin

Concert au Festival Chorus, le 25 novembre

concerts en France en 2017 / 18 : Rezé, Lyon, Charleville-Mézières, Cognac, Nevers, Nîmes, Alençon, Dunkerque, Auxerre, Tourcoing, Ajaccio, Pornichet…

FB officiel d’Inüit : facebook.com/thisisinuit

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Rock en Seine 2017 : The XX, Deluxe, The Lemon Twigs #report

Rock en Seine J3. The XX était le point culminant de la journée, le public français étant particulièrement attaché au trio formé par Oliver, Romy et Jamie.
Mais avant Car Seat Headrest nous a fait détester Seattle, George Ezra nous a parlé de son nouvel album, Deluxe s’est offert un délire jumb moustachu, The Lemon Twigs a frisé le glamrock. Sans oublier Rone et les beaux festivaliers déguisés et joyeux. 

The XX

Car seat Headrest : no smile

Entrée sur scène sur boucle musicale, tirage de tronche généralisé – à la différence de George Ezra. On se la joue bad boys venu de Seattle. Come on!
Quand le chanteur se met au micro, comme l’impression qu’il s’est mal réveillé. Articulation désastreuse, pire que Beck.
Charisme proche de zéro et présence sur scène oubliable. 

Le bassiste donne l’impression qu’il fait de la figuration, à la cool, sans réelle conviction.  Le t-shirt Dinosaure jr du guitariste nous aura fait marrer 5 secondes.
Et puis finalement, on se laisse prendre au jeu. On en profite pour rêver un peu au Nord de la Côte Ouest.

Deluxe : délire jumb généralisé

Carmina Burana pour faire lever les foules. C’est joyeusement mégalo et rigolo. Ça sautille, ça arpente la scène dans tous les sens. Le groupe est déguisé, festif et majoritairement barbus. Certains membres portent mieux la moustache que d’autres. À vous de deviner lesquels. 

Selfie original pour USofParis

Sessions de jump collectifs pour dégourdir les mollets. « On a l’impression de faire du patinage artistique » lâche LiliBoy, la chanteuse, en conf de presse.
Rock en Seine est la dernière date de la tournée de Deluxe : 35 dates cet été ! Avant un grand final à Marseille avec max de moyens et pause bien méritée. 

Et peut-être d’exaucer deux rêves : participer à Fort Boyard et faire un duo avec Orelsan. 

Rendez-vous : french punk revival 

Il y a une réelle curiosité à écouter et voir le groupe français de néo-punk. C’est hurlant, brut, fiévreux.
Un festivalier à un autre : « j’ai l’impression d’avoir la fièvre tellement que je transpire« 

Une épingle à nourrice sur la casquette, un peu plus de piercings que d’habitude sur les festivaliers, une chemise rétro 90’s rose avec des tâches noires siglée MTV, des colorations de cheveux improbables.
Le rythme prend les corps, libère les esprits. Exhalation !

Mac Demarco le bon copain

De jeunes VIP bien installés sur scène – on les déteste – avec sièges, petite table, pots de fleurs, glacière : c’est ça aussi le style inimitable de Mac Demarco. Une décontraction totale, de l’absurde et de la bonne musique pour tous et toutes.
Il distille ses mélodies avec simplicité, joie et complicité. 

Il nous offre une étonnante reprise du tube de Vanessa Carlton, Thousand Miles à sa manière, avec un tout autre texte : « make my way downtown » et accélérations surprises. Démoniaque ! 

George Ezra : easy listening 

Le blondinet arrive avec un putain de smile qui fait plaisir !
C’est marrant un artiste qui se sent encore obligé de partir en tournée avec son nom écrit en grand sur toile derrière lui et qui le rappelle après la 1ère chanson.
Ce concert est l’occasion de découvrir de nouvelles chansons ayant pour thèmes l’évasion, le rêve comme Getaway.

Il en a écrites à Barcelone où il a passé 1 mois. Il aimerait y passer plus de temps. Il est adorable ! 

The Lemon Twigs : half glamrock 

Étrange show que celui des frères D’Addario.
Y’a un côté Freddy Mercury imberbe des débuts avec Brian au chant, en moins cuir forcément.
Et puis Michael lâche sa batterie pour prendre le micro d’abord pour les choeurs et ensuite pour chanter en front-man : ça devient glamrock à la David Bowie mais à la voix qui aurait un peu trop abuser d’alcool.
Levés de jambe incroyables, jeu de scène hystérique.
« I walk with a zombie » putain flippant.
Fin de show torse poil sans muscles des deux frères. 

Rone tout simplement 

L’artiste électro prouve qu’avec peu de moyens – une toile peinte en fond, une platine plus proche d’une amorce d’échafaudage que d’une création de designer – on peut faire le show aussi bien qu’un bogosse nommé Flume vendredi.
Leçon d’humilité donc pour un set coloré, dansant, trippant. 

The XX : les superbes

Exit le petit escalier, place à une rampe, sans doute plus praticable pour l’avant-scène.
Chemise à la Elvis avec col relevé, fleurs et dragons pour Oliver. Deux dragons sur veste pour Romy. Haut de survet pour Jamie.
Début du show sur une instru puis Crystalised qui fait crier une très grosse majorité du public. 

The XX

Oliver Sim, une voix qui te donne envie d’embrasser ton voisine / ta voisine même si tu ne les connais pas. Un timbre de crooner qui trouble quand même pas.
Alors quand il est lover en chantant « Say something loving« , on aurait presque envie d’y croire.
On cherche ses défauts, à part la chemise, on voit pas grand chose d’autre.
Un sourire de tombeur pour dire merci et que Paris est la ville préférée du groupe, dans le monde entier, pour un soir de concert, comme celui-ci. On le sent sincère. 

I Dare you : romantique à souhait. 

Oliver descend la rampe pour quelques mots. Il distribue des free hugs avant de dire qu’il aime les festivals. « On a plein de raisons d’être contrarié dans la vie. Au festival, on lâche tout pour le fun. » 

Puis ça enchaîne vite avec une version remixée de Fiction, des lasers : « c’est Ibiza ! » lance mon voisin. 

The XXC’est vrai que ça ressemble à du clubbing avec les lumières rainbow, le déferlement de fumée en continu.
Oliver et Romy apparaissent très touchés par les applaudissements enthousiastes. Jamie est plus réservé. 

Une dernière déclaration, de Romy, cette fois : « Ça représente beaucoup pour nous que vous soyez là. On aime chacun d’entre vous !«  

Fin de festival sur un nuage. On n’aurait pas très envie que ça s’arrête comme ça. 

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Rock en Seine 2017 : PJ Harvey, Therapie Taxi, Jain #report

Rock en Seine 2017 J2. Beaucoup attendent 22h pour découvrir enfin la nouvelle performance de PJ Harvey.
Mais avant de très beaux lives ont enthousiasmé les festivaliers comme : Thérapie Taxi, Girls in Hawaii, Jain, Band of Horses, The Kills, Lee Fiels and The Expressions… 

PJ Harvey

Thérapie Taxi : set brûlant ! 

Un regret : ne pas avoir assisté au set complet de ce jeune groupe déchaîné, à la pop furieuse et entraînante.
J’arrive en pleine chanson d’amour crue : Salope. C’est génial, pas besoin de me tenir la main. Je me prends la vague d’énergie en pleine gueule. Et je kiffe !
Le temps d’apercevoir le t-shirt de la bassiste et son The future is female, le dos complément trempé de Raphaël, le numéro de maillot d’Adelaïde. Pour le dernier titre Pigalle, c’est Thérapie Taxi qui paie sa tournée avec bouteille à la main servie aux festivaliers déshydratés. Raph finit torse poil, rugissant, surexcité.
On en croit pas nos yeux. On est prêt à un second round. 

Band of Horses : rock barbu, poilu, à casquette 

Ça commence par un I can’t sleep. Avec le putain de soleil en pleine face en milieu de journée : on n’y arriverait pas non plus.
Les Américains balancent un rock sans artifice, pas révolutionnaire mais suffisamment entrainant pour emporter le public dans des paysages plus bruts que nos prairies. 

Sages Girls in Hawaii

L’accueil français est à revoir. Les « À poil ! » sont inutiles quand on connaît la réserve des Belges.
« Keep your distance… » les mots sont bien trouvés parfois pour certains voisins de festival.

L’adhésion à la pop de Girls in Hawaii est intacte. On aurait peut-être aimé être un peu surpris, un peu malmené, dans le bon sens du terme, par les nouveaux titres.
I Miss you nous rappelle aux bons souvenirs.
Et on s’étonne que ce soit la 1ère fois du groupe à Rock en Seine.
Antoine conseille de voir le live PJ Harvey, classe ! Nombreux.ses sont ceux qui suivront le conseil. 

Jain : une dernière après 2 ans 

Jain se souvient d’être rentrée d’Abou D’habi et d’avoir trippé total sur Justice, sur cette même scène, il y a quelques années. Ce concert est doublement symbolique puisqu’après être spectatrice, elle se retrouve au centre de toutes les attentions. Après avoir tutoyer le public américain, elle termine sa tournée de 2 ans ici. Le pied !
Et aussi les larmes quand elle en parle. Ça signifie aussi se séparer de toute son équipe.
Les tubes sont là et soulèvent les bras : Come, Mabeka, Dynabeat

Seule fosse note. Ce sample de l’intro de la série culte L’inspecteur Gadget pour un nouveau titre. Notre souhait, que cette chanson ne se retrouve pas sur son prochain album.

Final dans une boule, Jain portée par la foule suivi d’un salut avec musicos et équipe technique. #Beautiful

The Kills : waouh ! 

C’est une tornade blonde qui arrive, arpente son bout de scène comme un prédateur prêt à attaquer. Alison observe.
Premiers couplets, décollement de racines à grands coups de tête. Elle ne craint pas pour ses cervicales, malgré le léger poids des années.
Alison a une façon toute à elle de s’accroupir sur les retours son. Sexy demain !

The Fever emporte les yeux complément sous le charme de ces retrouvailles. On ne se souvenait plus de cette folie gestuelle.
Elle est tellement subjuguante que j’ai mis 5-6 chansons avant de regarder les 2 autres membres du groupe derrière elle : le bassiste et le batteur. Shame on me!
Jamie, plus discret se IggyPopise avec l’âge, ça lui va plutôt bien. 

PJ Harvey l’ensorceleuse 

PJ Harvey

Arrivée sous forme de procession. Serait-ce un enterrement ? Tout le monde est en noir. Polly Jean porte une robe tunique et se trouve encadrée par 9 hommes. Chain of Keys, premier titre instru. Elle a quitté sa guitare des précédentes tournées pour se mettre au saxo. 

L’univers est noir, mais captif. Il est question de mort, de ténèbres : The mininistry of defense, Dear Darkness, In the dark places
Le titre The Community of hope nous apporte un peu plus de la lumière dans tous les sens du terme. 

Polly Jean se fait conteuse, expressive, très gestuelle, n’ayant plus de guitare sous la main. Son jeu de scène est troublant, inhabituel, théâtral.

À côté de moi, un jeune à une autre : « Elle en rien à battre de nous. Elle a pas dit un mot« 
Le titre Shame vient à point nommer. Au contraire, la chanteuse préfère rester sur ce fil narratif tout au long du set.  

Parfois, la prêtresse souffle dans le micro à la fin d’un titre donnant l’impression qu’elle nous dirait quelque chose. Nous sommes totalement collés à ses lèvres.  Bien joué !

PJ Harvey

Un « merci beaucoup » en français dans le texte viendra au bout d’une heure de concert, le bon moment pour présenter ses musiciens. 

Final avec To bring you my love toujours aussi trippant et River Anacostia qui se termine avec lumières discrètes et en acoustique, comme pour l’ouverture du set. Magnifique ! 
Elle s’autorise un rappel avec une reprise de Dylan, Highway 61 et The River. 

Certainement on a raté des choses, des paroles. Sans doute le temps a été un peu long parfois, la fatigue se faisant sentir.
Mais nous quittons PJ Harvey avec regret.

Rock en Seine se poursuit demain avec The XX, Marc Demarco, George Ezra, Rone, The Shoes 

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Rock en Seine 2017 : Inüit, Flume, Mø, Hercules & TLA #report J1

Édition anniversaire. Rock en Seine a 15 ans. Pour ce J1, les lives de Inüit, Cabbage, Témé Tan, Barbagallo, Hercules and the Love Affair, Mø, Flume ont charmé les festivaliers qui avaient les pieds dans la boue.
Nouveauté : un drone avec cam survole le Domaine national de Saint-Cloud pour offrir des images sensationnelles des concerts. 

Rock en Seine 2017Rock en Seine 2017

Inüit : une bande-son venue de Nantes 

Les Nantais ont le live crescendo. Chanson plutôt douce pour débuter, histoire de faire connaissance avec les visages devant eux. À mesure que la pluie laisse place au soleil, la pulsation est plus intense, le groupe prend son aise physiquement pour capter l’attention.
Bien sûr, le summum est Dodo Mafutsi ce tube imparable mais énigmatique par son gimmick entêtant. La plate-forme de la batterie bouge pas mal, on se demande si elle va résister à la tension.
Le set se clôture par un titre sur les violences policières : intrigant et énergique à souhait !

Rock en Seine 2017

Rock en Seine 2017

Sollicitation maximale à la sortie de scène, côté backstage. Le groupe se scinde en 2 puis en 3 pour assurer la promo.
Ç
a confirme qu’Inuit est bien la sensation du moment à ne pas lâcher des oreilles.

Rock en Sein 2017

Cabbage : bad boys de Manchester

Le leader garde sa cigarette pendant la 1ère chanson ainsi que son manteau. Style particulier.
Je ne suis pas le seul à penser à la filiation direct avec Oasis. Une quinqua collée à la barrière porte un t-shirt au nom de Liam Gallagher. Pas loin un sac à dos licorne se déhanche.
Cabbage n’est pas fashion addict, mais sait envoyer le son qui ne laisse aucun échappatoire. C’est aussi désinvolte dans le jeu de scène que rugissant dans la voix. 

Rock en Seine 2017

Le smile de Témé Tan 

Une voix qui fait penser à celle de Jonsi, le chanteur de Sigur Ros quand elle monte dans les hauteurs. Témé Tan assure en solo à la manière de Christine and The Queen ou Jain à leurs débuts.
A métisse et des bulles de savon prennent leur envol dans la fosse.
Ç
a va pas la tête ? n’est pas un texte de ouf mais le rythme prend les corps des festivaliers.

Des sons de cloche appelle les fidèles de The Pretty Reckless avant le début du set. C’est bruyant, une voix qui frise la caricature du chanteur de hard-rock. Les chemins dissimulent la plupart du temps le visage. Rien de novateur. 

Rock en Seine 2017

Dernière de Barbagallo

Rare de voir un chanteur-batteur sur Scène. Excepté Phil Collins à l’époque de son plein succès.  Alors forcément, on s’arrête par curiosité et on est plutôt séduit par la bande-son qui nous est proposé, comme une parenthèse joyeuse. 
On découvre que les chansons de Julien Barbagallo ont été toutes composées en Australie et que Rock en Seine 2017 sera le dernier concert de la tournée.
On a d’yeux que pour Theodora à la basse. 

Rock en Seine 2017

The Jesus and Mary Chain : mou du genou 

Le chanteur semble impressionné par la foule face à lui. Il est emprunté, ne sait pas quoi faire de son pied de micro et  il finira par le faire tomber au 2e titre. Il est souvent voûté pour chanter. On pense un peu à New Order mais avec le trip en moins. Comme si le band était épuisé. 

Rock en Seine 2017Rock en Seine

Hercules and The Love Affair : Rejoice! 

Premier titre, Omnion, du nom du prochain album du groupe. Planant, énigmatique à souhait.
Andy Butler en salopette marron s’est associé à deux chanteurs le Belge Gustave et la divine Rouge Mary made in France à la personnalité réjouissante. Deux danseurs (dont Andrea qui est vidéaste dans la vie) capables de belles contorsions, viennent stimuler le show visuellement.
Une jeune femme danse avec un haut rouge passion à l’inscription joliment naïve : Angel. Andy réajuste son bob. 
Rouge Mary amuse le public, entre les chansons, comme avec son : « Oui, ça travaille ce soir ! »
Hercules and The Love Affair nous revient des titres revigorant comme avec ce Rejoice qui vient clôturer ce set clubbing élégant et débridé.

Rock en Seine 2017

Mø captivante 

Toujours aussi fascinant de voir en live. C’est une vraie force de la nature, capable de capter son public dès le premier titre.
T-shirt à l’effigie du Debbie Harry du groupe Blondie, mini-short et bas noir, elle est à l’aise pour s’agenouiller, sauter de scène, jouer de son corps.
Elle ne résiste pas à l’appel du bain de foule, le contact physique avec son public.
Difficile de s’éloigner d’une bête de scène comme Mø, même pour aller se ravitailler en boissons. On a trop peur qu’elle fasse un truc de ouf dans notre dos. 

En attendant Flume, je peux entendre un photographe à un autre : « ils sont calmes les Parisiens en festival !« 
La réponse est surprenante : »au prix du billet…« 

Flume hypnotique 

Un problème de rideau de scène retarde l’arrivée de l’Australien Harley Streten. Puis la fleur sur fond noir commence à pulser sous les projecteurs. Elle change de couleur, les cris du public commencent à monter. 
Les smartphones sont aux anges. 

Rock en Sein 2017

Le rideau tombe et le visage juvénile de Flume apparaît.
Déflagration lumineuse. Le show est impressionnant et offre une série d’images fortes. Les photographes ne lâchent pas leur objectif.
Il emportera le public jusqu’à la fermeture avec une bonne-son excellente où l’on peut reconnaitre des guests comme Beck ou AlanuGeorge.

 

Côté goodies distribués : beaucoup moins de totebags cette année. Mais un max de couvre-chef : chapeaux de paille, rouge, jaune ou casquettes à customiser sur place. Des ballons noirs – hype plutôt que réellement festif – pour prouver à tout le monde : « I did it !« 

 

Rock en Seine 2017 continue ce samedi et dimanche avec un max de beaux concerts et un temps clément.

Site officiel Rock en Seine 2017 : rockenseine.com

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Nuit du Tango aux Nuits de Fourvière : chants d’amour et danses sensuelles

Les Nuits de Fouvière, ce sont des concerts, des créations théâtrales, de la danse, du cirque et aussi des nuits thématiques.
Coup de cœur des blogueurs 2017, la Nuit du Tango à Lyon nous a réservé  une soirée passionnantes en rencontres artistiques.

La scène du Grand théâtre de Fourvière paraît très épurée ce dimanche. On aperçoit les colonnes romaines, habituellement cachées par les décors, l’espace paraît immense. Les gradins ont gardé la chaleur de cette journée estivale. Les rangs sont clairsemés, la première vague de départ en vacances du 14 juillet n’y sans doute pas étrangère. J’ai hâte d’être embarquée dans cette nuit du tango.

Il est 20h30, les musiciens font leur entrée : pianiste, violoncelliste, bassiste et accordéoniste. Ils commencent à jouer et nous embarquent directement dans l’ambiance du tango comme si nous étions en Argentine. Puis Daniel Melingo arrive, entièrement vêtu de noir, avec un long manteau et un chapeau qui donnent le caractère à son personnage de scène. Sa voix rauque de vieux rockeur contraste avec la douceur de la musique. Il a une manière très théâtrale de chanter, il appuie sur les syllabes, fait beaucoup de gestes. Il nous raconte des histoires en déambulant sur la scène, donnant parfois l’impression d’être perdu, parachuté dans une autre réalité. Il parle et chante l’amour, le tango avec une pointe de mélancolie comme d’une époque révolue qui contraste avec sa dureté apparente.

Il nous chuchote même à plusieurs reprises Una noche sin luna en el cielo, se couche sur la scène comme s’il était allongé sur l’herbe. Son univers est à la fois poétique et cabossé. C’est un écorché vif dont on ne peut pas prédire la réaction. Il joue aussi de la clarinette, nous entraine parfois dans un registre plus jazzy. Il nous incite à taper dans nos mains comme une invitation à rentrer dans son histoire. Puis, il revient à notre réalité au moment du salut quittant son personnage de fou du tango.

La deuxième partie de la soirée nous emmène dans un salon de danse pour le spectacle No exit. Le pianiste Gustavo Beytelmann a pris place et commence à jouer. 16 danseurs sont assis en arc de cercle. Ils sont immobiles comme en attente d’être réveillés. L’ambiance est intimiste.

Soudain le bal s’anime, les couples se forment et esquissent leurs premiers pas de danse, se suivant dans une rotation autour de la piste. On peut même entendre le bruit des talons sur le sol. Puis le couple Claudia Codega et Esteban Moreno fait son entrée, chacun séparément, lui habillé en noir et elle vêtue d’une robe rouge, contrastant avec les vêtements plus simples des autres danseurs. Ils se jaugent, s’approchent puis s’éloignent comme deux bêtes qui s’apprivoisent. Nous assistons à la rencontre d’un couple de danseurs comme si nous étions présents à leurs côtés.

Ils se mêlent alors au groupe, changeant de partenaire pour quelques instants. Les voici assis à une table, une bande enregistrée nous livre leur conversation. Elle ne vient pas souvent danser car elle habite de l’autre côté de la ville. Il lui propose d’aller faire un tour. Ils partent et la danse reprend, toujours au cœur du spectacle, comme immuable. C’est elle qui permet la rencontre des êtres.

Une interview de Jean Paul Sartre est alors diffusée à propos de sa pièce Huis Clos. La citation « L’enfer c’est les autres » aurait été mal comprise, affirme-t-il. Ces propos sont de nouveau diffusés comme un disque rayé. J’ai du mal à saisir cette incursion de l’existentialisme dans ce spectacle de tango.
Un nouveau couple de danseurs arrive remplaçant le premier. La boucle est bouclée. No exit? Je ne ressens pourtant pas l’enfermement dans cette salle de bal argentine. J’ai pris plaisir à regarder cette danse à la fois sensuelle, maîtrisée et retenue.

by Emilie Jacquemier

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MaMA Festival 2017 prépare-toi aux très bons sons !

MaMA Festival 2017 vient de dévoiler une 2e vague d’artistes qui rejoignent une programmation qui s’annonce excitante, décapante et qui nous réchauffera des premières fraicheurs automnales.
SAVE THE DATE et RDV du 18 au 20 octobre à Paris pour un max de concerts et découvertes lives. 

On les aime !

Bertrand Burgalat c’est la classe assurée avec ce style à la fois élégant et décalé qui nous plait tant du chanteur-producteur.
Inüit, vu au Printemps de Bourges 2017, offre une pop sautillante et fraiche qui nous embarque à chaque fois.
Kiddy Smile n’est pas uniquement le meilleur ami de Beth Ditto, la bête de scène américaine. Il est aussi un artiste électro de plus d’1m90 que Les Inrocks aime, comme nous. Un vrai performeur capable de looks aussi barrés qu’osés. On a tous et toutes un Kiddy Smile qui sommeille en nous.
Eddy de Pretto, vu en plein soleil au Fnac Live 2017 et à Bars à Trans : une silhouette improbable, un song writing percutant et des titres qui font danser.
Theo Lawrence & The Hearts vu à Rock en Seine 2016, preuve que c’est un groupe qui dure. La belle gueule de Theo n’est pas le seul atout de cette formation. Niveau musique ça décape.

Mama festival 2017 Mama festival 2017

On veut les voir ! 

Chilla, c’est la sensation du moment. Carmen Maria Vega n’en revient toujours pas de l’avoir croisée.
Dani, une icône capable de ressusciter musicalement alors qu’on ne l’attendait plus. Culte forcément !
Delv!s : parce que les Belges sont nos amis. Et qu’à part Come My Way, on veut entendre les autres titres de ce jeune ours.
Sandor, une chanteuse suffisamment énigmatique pour nous donner envie de la découvrir sur scène.Mama festival 2017

Pour le référencement on repassera 

Et il y a toujours des artistes – finalement ils sont touchants – qui n’ont pas forcément choisi le meilleur de nom de scène pour leur référencement Google. Qu’on pardonne cette année, en allant les voir en concert : PaupièreMillionnaire ou encore Chelou et Le Club.
Et La Meute, géniale fanfare allemande, qui fait des reprises des tubes electro et techno totalement hallucinés.

Mama festival 2017

Focus sur FGO-Barbara

Sa situation géographique lui permet d’être accessible de tous et toutes. Ligne 2 directement le laboratoire des nouveaux créateurs. De belles rencontres en perspectives pour les pro, les artistes, les passionnés et inventeurs de musique…

Image de prévisualisation YouTube

MaMA Festival 2017
du 18 au 20 octobre 2017

Site officiel : mamafestival.com

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