Archives par mot-clé : critique

Rémi Larrousse : un illusionniste-conteur hors pair

Rémi Larrousse est de retour avec un nouveau spectacle, Songes d’un illusionniste, dont la première a eu lieu au Lucernaire à Paris.
Avec une économie de moyens, l’illusionniste, poète et mentaliste nous embarque dans sa rêverie les yeux ouverts et au cœur de nos songes.

Rémi Larrousse

Interaction totale 

La réussite d’un spectacle de mentalisme c’est la participation du public. Ne pas sélectionner seulement une personne au premier rang – qui pourrait faire penser à un/une complice – mais mixer tous les rangs et essayer de faire vivre une expérience inédite à chacun. 

Rémi Larrousse réussit cet échange et bluffe tout le monde. 

Avec ce spectacle, il décide d’explorer nos rêves. Alors, il nous invite à nous en remémorer certains et à en sélectionner un seul. 

Les expériences sont diverses, comme créer une connexion entre plusieurs spectateurs pour que l’un d’entre eux devine les pensées des autres. Et ça marche !
Il fait dessiner aussi. 

Le talent de Rémi Larroussse est de savoir conter, nous captiver totalement, sans temps mort avec une conviction folle.

Songes d’un illusionniste est excellent,  d’une maîtrise qui laisse sans voix. On se laisse happer par le talent.
Un spectacle qui a de grandes chances de rester un mystère à la sortie de la salle.

Rémi Larrousse

Rémi Larrousse
Songes d’un illusionniste 

collaboration artistique : Valérie Lesort

du mardi au samedi à 21h
dimanche à 18h

au Lucernaire
53, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris

Tel : 1 45 44 57 34

jusqu’au 28 janvier 2018

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Une femme extraordinaire à La Folie Théâtre : pièce coup de poing

Une femme extraordinaire à la Folie Théâtre, c’est une affiche immanquable qui rappellerait l’une des obsessions du photographe japonais Araki.
Mais ici, les rôles sont inversés, c’est l’homme qui est attaché, objet d’un jeu sensuel, sulfureux et de domination orchestré par une femme.
Une femme extraordinaire est surtout une pièce déroutante qui questionne les rapports homme/femme avec le contexte récent des événements initiés par l’affaire Weinstein.  

Une femme extraordinaire

L’auteur metteur en scène Arthur Vernon joue sur plusieurs registres pour ausculter cette drôle d’histoire d’amour : le récit d’une passion folle, l’enquête, le face-à-face frontal. 

L’acte 1 peut déstabiliser, voire irriter : un couple en pleine osmose, un paquet de love au centimètre carré, un projet de mariage, ça parle enfant aussi. Hashtag yeux levés au ciel. 

C’est trop surchargé pour être honnête. Mais ça nous rappelle forcément les premiers mois d’au moins une de nos relations. On est délicieusement mielleux quand le cœur bat à tout rompre et qu’en plus de ça le sexe est extra. L’ivresse totale. 

Mais les aspérités apparaissent dans le couple. Un clash pour une histoire de dîner, des coups de fil incessants sur le phone de Lia, Renaud qui commence à avoir quelques doutes. 

Une femme extraordinaire

L’acte 2 décortique avec détails l’enchaînement des événements du premier acte. C’est quasi chirurgical. La pièce opère alors une accélération, le décor joue avec les projections, les révélations. 

Pour finir par un jeu de dialogues frontaux. Ca rentre dans le gras du sujet, avec un discours fort, tendu et révélateur. 

L’interprétation est au cordeau, Anna Stern est tour à tour fascinante, vamp et vénéneuse. Daniel Hederich est un amoureux transi convaincant mais un ours capable de montrer les crocs. 

Une femme extraordinaire

Une femme extraordinaire 

Écrit et mis en scène par Arthur Vernon
Avec Daniel Hederich et Anna Stern 

Jeudi, vendredi et samedi à 21h30 

À La Folie Théâtre

6 Rue de la Folie Méricourt
75011 Paris 

Réservations : 01 43 55 14 80

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L’Affranchie : révélation ardente au théâtre La Croisée des Chemins !

Le travail de construction identitaire menant à notre épanouissement personnel est fastidieux, surtout si nous évoluons dans un milieu hostile…
L’Affranchie, c’est
une femme qui était sous le contrôle d’un entourage malveillant lui délivrant avec parcimonie des échantillons de sa vie. Mais un jour, elle trouve la force de briser son flacon d’existence. C’est ainsi que vous sentirez se répandre, au Théâtre La Croisée des Chemins, le souffle libérateur et enchanteur d’une personne s’éveillant de nouveau à la vie.

l affranchieAlice nous accueille dans son nouvel appartement où tout est à construire. Elle espère y recevoir bientôt son fils qu’elle n’a pas revu depuis la plus tendre enfance. En attendant, elle commence à faire du tri dans ses cartons, mais également dans son esprit, en se remémorant son passé.

Après avoir perdu sa mère à 4 ans, Alice grandit au sein d’une famille recomposée. Avec son frère adoptif Vincent, elle partage un amour fusionnel, passionné, au point de tomber enceinte à l’âge de 13 ans. En conséquence de quoi sa mère de substitution demande la garde de l’enfant et la fait interner jusqu’à ses 18 ans, ne supportant pas cette grossesse précoce et quasi-incestueuse.

Aujourd’hui, libérée de sa camisole chimique annihilante, Alice découvre qu’elle possède un don. En effet, elle développe une hyper-sensorialité transformant son rapport au monde en un instant serein et éternel. Alors, sans amertume, elle part à la redécouverte du bonheur et tend à retrouver l’amour de son fils.

L affranchie

Pauline Moingeon Vallès incarne avec ferveur un personnage prenant, troublant et extrêmement attachant. Lorsque le visage d’Alice s’illumine enfin, vous sentez presque de la chaleur vous atteindre, c’est un enchantement…

Ce seule-en-scène dégage énormément d’espoir. Il nous rappelle qu’en dépit de situations difficiles, il faut toujours croire en notre propre force. C’est le sel de notre vie, accordant toute sa saveur aux moments vécus, en nous reliant les uns aux autres…

by Jean-Philippe

l affranchie

L’Affranchie

Auteur et Interprète : Pauline Moingeon Vallès
Metteur en scène : Elise Touchon Ferreira

Jusqu’au 29 décembre 2017

Les jeudis et vendredis à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris
Réservations : 01 42 19 93 63

Et aux Déchargeurs
3 rue des Déchargeurs
75001 PARIS

les jeudis et vendredis à 21h

du 18 janvier au 2 mars 2018

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Et j’ai pensé à la révolte : récit sociétal avisé à la Croisée des Chemins

Sujets brûlants de notre actualité, le cycle Récits de femmes du Théâtre La Croisée des Chemins aborde le sexisme et le harcèlement. Face à une conscientisation de ce fléau, le Collectif Campe a fait le choix de libérer la voix des femmes par une approche artistique. Sans être dans la revendication ou le militantisme, la démarche réflexive de Et j’ai pensé à la révolte incite au dialogue.

Et j'ai pensé à la révolte
Selfie original pour UsofParis

Sur scène, trois personnages nous attendent. Ils représentent chacun une femme avec son histoire, sa personnalité et son caractère unique. Cependant, un lien les unit. En effet, elles ont toutes subi à un moment une violence de la part d’hommes. Ces agressions, quel que soit leur degré de gravité, résonnent en elles depuis trop longtemps.

Alors, devant nous, tout en pudeur, elles se confient. Le paralangage est fort et les mots, entrecoupés de silences. Les récits dévoilent les sentiments ressentis : l’isolement, la honte, la culpabilité, la déshumanisation et l’indifférence d’autrui.

L’interprétation des comédiens est impressionnante. Nous ressentons terriblement ce que les hésitations masquent ainsi que l’indescriptible sensation de vide provoquée par ces situations…

Et j'ai pensé à la révolte

Subtilement, une transition est réalisée vers un registre semblant plus léger. Par le biais du jeu, les personnages exposent avec finesse le sexisme disséminé un peu partout. Saurez-vous par exemple me dire quel politicien a dit : «Un ministère de la Condition féminine ? Et pourquoi pas un sous-secrétariat du tricot ? »

En réalité, avec la vision anthropologique amenée sur des témoignages difficiles autour d’un théâtre documentaire, le Collectif Campe n’a pas seulement donné la parole aux femmes. En effet, la portée va plus loin. Grâce à la surprise des derniers instants sur scène, nous prenons pleinement conscience du chemin restant à parcourir. Nous avons alors envie d’échanger, de débattre et d’ouvrir la discussion.

C’est ainsi qu’en sortant, autour d’un verre, nous avons rejoint la révolte…

by Jean-Philippe

Et j'ai pensé à la révolte

Et j’ai pensé à la révolte

Auteur : Collectif Campe
Artistes : Anne-Sarah Faget, Morgan Pihet, Anna Ten
Metteur en scène : Anna Ten



jusqu’au 29 décembre 2017

les jeudis et vendredis à 21h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Entrée plat dessert @ La Croisée des Chemins : confidences pimentées au menu !

Se retrouver autour d’une table avec des amis, c’est partager un moment d’éternité avec ceux que nous aimons. Du moins, c’est ce que nous croyons… Entrée plat dessert explore les relations entre deux couples autour d’un dîner où tout va basculer. Au Théâtre la Croisée des Chemins, les non-dits, la trahison, le manque de loyauté et les incompréhensions forment le cocktail détonant d’une touchante et manifeste comédie humaine.

Entrée Plat dessert

À notre entrée en salle, Pierre est déjà là. Il feuillette un magazine et attend, nerveux. L’écho de Barbara et Brel résonne dans le salon/salle à manger à l’ambiance soulagienne. C’est alors qu’arrive son amie de longue date, Lise. Ensemble, ils partagent un lourd secret concernant Pierre. C’est d’ailleurs pour s’en décharger qu’est organisée cette soirée.

Ils attendent Margaux et Arthur, leurs conjoints respectifs. Par chance, ils s’entendent très bien ! Une connivence s’est ainsi spontanément installée entre eux pour s’allier contre les deux amis d’enfance. Du reste, avec le temps, cette connexion s’est petit à petit transformée en affection puis en amour. C’est pour cette raison que, de concert, ils se sont mis d’accord pour dévoiler au grand jour leur amour au cours de ce dîner tombant à pic !

Nous vous laissons imaginer l’animosité découlant de ces situations ! Néanmoins, on ne tombe jamais dans la facilité. Les personnages alternent alors avec habileté un panel d’émotions allant de la colère à l’abattement ou à la consternation. C’est pourquoi le suspense est excellemment maîtrisé jusqu’au saisissant dénouement final…

Une parenthèse intense

Grâce à l’écriture sensible et pudique d’Alexis Bloch, sublimée par une mise en scène délicate au charme indéniable, les mots et les maux vibrent. De surcroît, la complicité naturelle et l’échange des comédiens vous transportent dans ce salon. Vous avez envie d’échanger avec eux ? Ils le font avec plaisir après la représentation !

by Jean-Philippe 

Entrée plat dessert

Entrée Plat Dessert

De et mise en scène : Alexis Bloch

Avec : Alexis Bloch, Sandra Desz, Niko Ravel, Anne Seigneurioux

jusqu’au 30 décembre 2017

les samedis et dimanches à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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BenH : trublion aux chaussettes Marvel @ Sentier des Halles

Ce lundi soir, l’équipe d’UsOfParis a rdv avec jeune talent comique, BenH, qui sévit actuellement au Sentier des Halles.
Durant une heure, ce hobbit moderne partage avec le public les affres de sa vie d’adulte croisée avec les désillusions de ses rêves d’enfance.
Balancé comme cela, ça peut paraitre triste, mais BenH transforme ce mur qu’est le passage d’un monde adolescent à l’âge adulte en une fresque jouissive. Avec des salves de rires sans retenue, il est aussi touchant que trash, torpilleur que fin. Il a tout d’un grand !

En fait, dès les premières minutes de son one man, BenH accroche le gamin qui est resté au fond de nous, celui qui s’est laissé envahir par le quotidien mais que parfois nous avons envie de laisser exulter.

BenH

Oui, même adulte, on a envie de porter ce t-shirt Mickey, le même celui que BenH arbore sur scène.
Oui, on a encore envie de croire aux licornes qui transportent Michel Sardou sur leur dos, avec un fond de Connemara.
Oui, on aimerait retrouver cette innocence de l’enfance que l’on a perdue, parfois trop vite, parfois abruptement.

Et même si c’est ce que semble sous-tendre le spectacle de BenH, notre hobbit moderne propose de lui-même un autre chemin de réflexion.
En effet, avant de rejeter les autres, il faut s’accepter soi-même. Et c’est bien là le plus difficile.

Entre blagues potaches, humour noir, trash et beaux moments de poésie, BenH nous emporte dans son monde fantasmé de façon magistrale. Avec des pirouettes et des postures qui ne permettent pas concrètement de démêler le vrai du faux dans son conte humoristique. La seule réelle certitude : le garçon n’a pas froid aux yeux, ni de poils au torse.

Bon à savoir : si tu t’appelles Mathilde, tu auras droit à un supplément d’attentions. Chanceuse !

Et parents, lorsque que votre ado vous dira « Je veux aller voir la maison d’Anne Frank », ne pensez pas qu’il a été touché par une illumination humaniste… c’est simplement qu’il veut tester ses capacités d’imagination lors d’un voyage initiatique. BenH vous relèvera tous les détails en temps voulu.

BenH

BENH
Le monde des grands

lundi et mardi à 20h

au Sentier des Halles
37, rue Volta
75003 PARIS
tél. 01 71 73 97 83

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Bella Figura au Théâtre du Rond-Point : divine Emmanuelle Devos

Il y a des soirées vraiment foireuses que l’on préfère voir sur scène plutôt que les vivre IRL (in real life).
C’est le cas avec Bella Figura, la nouvelle pièce de Yasmina Reza.
Une série de contrariétés, de malentendus et de séquences décalées et vraiment drôles. 

Bella Figura
photo Pascal Victor / ArtcomPress

Ce samedi soir au Théâtre du Rond-Point, la salle est assez âgée : étonnant ! Nous avons autour de nous plus un public de matinée du dimanche que de samedi 21h.
Bref, les rires sont surtout de notre côté. Je me surprends parfois à rire seul. 

Le premier couple en scène est tellement réaliste dans ses contradictions, ses tentatives d’étirer une relation déjà bancale ne serait-ce que parce qu’elle est extra-conjugale.
Boris est un chef d’entreprise qui a une femme à la maison – c’est cette dernière qui a suggéré le resto de ce soir. Andréa est une pharmacienne vivant seule avec sa fille. 

Andréa hésite à aller au resto ce soir. Elle titille la jalousie de son amant, en suggérant qu’elle puisse avoir une aventure avec un plus jeune qu’elle. Elle est légère, vive, provocante aussi. Elle prend un peu trop de petites pilules. Et ne sait pas trop réduire son flux continu de parole. 

Et puis, drôle d’endroit pour une rencontre : le couple en croise un autre, accompagné de leur belle-mère,  sur le parking, après un léger accident. 

Va débuter un échange aussi décalé, déconcertant que jubilatoire.

Bella Figura surprend par cette tranche de vie qui scrute les relations amoureuse, amicale et familiale. Le constat pourrait être dérangeant pour certains. Pour nous, c’est délicieusement désabusé.
Emmanuelle Devos rayonne, ses chaussures rouges à talon lui vont si bien.
Ses partenaires de jeu sont tout aussi excellents notamment les deux hommes : Louis-Do de Lencquesaing et Micha Lescot. On a eu un coup de coeur aussi pour la mamie un peu folle, Josiane Stoléru. Et le plaisir de retrouver Camille Japy au théâtre. 

BONUS

 » Oh non ! » c’est le cri du cœur d’une spectatrice face à une scène… de la vie : un des personnages baissant sa culotte pour se soulager sur le trône. Forcément, on a ri ! 🙂 

Bella Figura

Bella Figura

texte et mise en scène : Yasmina Reza
avec : Emmanuelle Devos, Camille Japy, Louis-Do de Lencquesaing, Micha Lescot, Josiane Stoléru

jusqu’au 31 décembre 2017

au Théâtre du Rond-Point
2bis av Franklin D. Roosevelt
75008 Paris

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Gérémy Crédeville incroyablement parfait et modeste !

Des mecs qui se la pètent, et qui ne finissent plus de s’auto-apprécier, on en croise suffisamment dans les vernissages, aux défilés ou en Uber.
Alors passer une heure avec un spécimen – en l’occurence Gérémy Crédeville alias G, au Théâtre du Marais – , en tête-à-tête et sans aucune perspective de sortie, c’est plutôt flippant !

Gérémy Credeville G Parfait et Modeste sur la scène du Théâtre des Blancs Manteaux Paris spectacle humour one man show photo usofparis blog

Ce bogosse originaire du Nord et qui porte fièrement costume-cravate-chemise entre sur scène sans accompagnement musical à la différence de Foresti, Elmaleh et bien d’autres humoristes. Sa seule arrivée en pleine lumière suffit à la satisfaction du public, et de la sienne. Son tour de chauffe générale est définitivement dû à l’attraction physique qu’il suscite du premier au dernier rang.

Amour de soi, assurance, Gérémy Crédeville a usé, sans réel effort, des bienfaits de dame nature à toutes les étapes de sa vie.
Et pour cela, le garçon se met à l’aise en posant la veste.
Ça commence par sa naissance, le gynéco ne s’en remet toujours pas mais aussi Bétune tout entier. Ça se poursuit avec son coloc homo. On frissonne à l’idée des horreurs  machistes et clichés qui vont suivre. Mais le bogosse retourne la situation et construit un sketch totalement à contre-emploi sur thème de l’instant.
A ce stade, la salle et les premiers rangs sont irrémédiablement attirés par l’assurance indécente de ce garçon et l’appel du téton hardi qui pointe sous sa chemise, largement assumé.
Aucune mention, en revanche, d’une quelconque aventure en salle de sport, alors qu’il a le pec ferme comme une cuisse de poulet.

Gérémy Credeville spectacle G Parfait et Modeste sur la scène du Théâtre des Blancs Manteaux Paris humour one man show photo usofparis blog

Qu’est-ce qui fait la différence ?

Le goût immodéré de Gérémy Crédeville pour le trash. Et il en balance des images qui claquent à la gueule comme le coup du pirate. Un coup qui va rester dans les annales du one man show.
Le Nord Pas de Calais n’est pas en reste et reçoit des trombes, la carte postale prend définitivement l’eau.

Et rien n’échappe au garçon, de l’applaudissement « moustique »au pied d’un spectateur sur sa scène. Le chaleureux Théâtre des Blancs Manteaux se prend quelques scuds bien relevés alors que le régisseur agonise de ceux qui lui sont destinés.

Et pour autant, en sortant, aucune envie de casser la gueule de G sur le trottoir, ni même de lui faire bouffer ses flyers gentiment tendus.
Le charme opère progressivement. Il faut dire qu’il a un autre talent qui emporte immanquablement le public : son indéniable qualité de composition musicale.

BONUS : il est tellement bogosse qu’on la confondu à une soirée VIP avec un Dieu du Stade ! #histoirevraie

Gérémy Crédeville
Parfait et encore je suis modeste ! 

du jeudi au samedi à 20h00

jusqu’à mars 2018

au Théâtre du Marais
37 rue Volta
75003 PARIS

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Dieu est mort au Théâtre de la Contrescarpe : caustique et clairvoyant !

L’actualité de notre monde est régulièrement touchée par la violence de l’être humain au nom d’idéaux religieux. Régis Vlachos soulève en toute perspicacité les véritables questions sur le rapport qu’entretient l’Homme avec ses croyances. Dieu est mort. Et moi non plus j’me sens pas très bien ! en est une riposte lucide et éclairée. De ce fait, c’est un cri du cœur entre révolte, espérance et humour habile que vous retrouvez au Théâtre de la Contrescarpe.

Dieu est mort

Un petit garçon essaie de grandir mais il ne comprend pas le comportement des personnes autour de lui. Il existe un décalage important entre ce qu’il voit et ce qu’on lui inculque. Il réfléchit beaucoup, peut-être trop, trop loin, mais c’est ainsi. En grandissant, il en arrive à la conclusion que Dieu est mort.

Puis, devenu adulte, il décide de régler ses comptes. Pour l’aider dans ce dessein, le souvenir de sa sœur partie trop tôt l’accompagne. Elle lui donne ainsi le courage de se battre et d’affronter le monde.

Et en effet, tout y passe ! L’éducation religieuse de son enfance, sa mère, le psy, les incompréhensions avec la hiérarchie mais également l’élection de Mitterrand, Michel Sardou (hilarant !), un cours de philosophie qui dégénère…

Dieu est mort

Une verve flamboyante

Alors, un joyeux bordel se met en place devant nous avec des marionnettes-prophètes, un aquarium, un coffre… Le spectateur averti reconnaîtra ici et là des citations philosophiques ou poétiques subtilement mêlées à l’ensemble. Nous sommes happés par l’énergie, le jeu scénique et le style déployé. Beaucoup de dérision et d’audace émanent de l’interprétation des personnages.

Au final, nous rigolons beaucoup malgré la réflexion induite par la pièce. C’est d’ailleurs ce qu’il faut retenir. En étant omniprésent, le rire donne toute la force au spectacle, mais également à la vie…

by Jean-Philippe

Dieu est mort

Dieu est mort
Et moi non plus j’me sens pas très bien !

Auteur : Régis Vlachos
Artistes : Charlotte Zotto, Régis Vlachos
Metteur en scène : Franck Gervais

Jusqu’au 24 décembre 2017

Les dimanches à 20h30
(17h le 24 décembre)

Théâtre de la Contrescarpe
5, Rue Blainville
75005 Paris

Réservations : 01.42.01.81.88

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Jérémy Lorca dans Bon à marier : une leçon d’optimisme !

Jérémy Lorca s’installe cette fin d’année à l’Alhambra. Un succès ne venant jamais seul son livre Chercher le garçon va avoir droit à une adaptation ciné. Il fait de la radio avec Anne Roumanoff pour Ça pique mais c’est bon !
Ce garçon Bon à marier est aussi déluré qu’attachant, naïf que fin observateur de nos mœurs. 

 

Pas évident de naître à Avion, proche du Pas de Calais. C’est pas nous qui le disons, c’est Jérémy Lorca. Rajoutez un père italien et une mère polonaise : le cocktail pourrait être explosif. 

D’autant que son cœur le porte plus vers Céline Dion et les garçons, que Booba et les filles en mini-short.

Généreux, il offre quelques moments de sa vie aussi drôles que désespérés : le 1er coup de foudre en boite, l’amour qui dure 3 ans, la séparation, les « dates »… La philosophie hallucinée de sa pote de boulot… la meilleure manière de faire fuir vos voisins. 

Alizée, Beyoncé, Grindr, coach sportif, Smic, vacances au Maroc : les sujets sont variés et l’enchaînement est très bien mené. 

Jérémy cède parfois à quelques facilités que l’on voit arriver mais il ne tombe pas, pour autant, dans l’enfilage de perles-clichés qui font bailler, bien au contraire. 

Bon à marier est un one-man-show tendre et malicieux, une leçon d’optimisme. Pourtant ce jeune talent de la scène serait toujours célibataire. 

Seul bémol : la chemise manches courtes à pois. C’est le printemps ok, mais c’est pas fashion du tout ! 🙂 

Jérémy Lorca

Jérémy Lorca dans Bon à marier

Les mardis et certains mercredis à 21h30

jusqu’au 19 décembre 2017

à l’Alhambra
21, rue Yves Toudic
75010 PARS

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