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Oliva Paris, une trattoria gorgée de bons produits d’Italie : irrésistible !

Un lundi soir de janvier en plein 8e arrondissement de Paris.
A deux pas de l’Élysée et de la Place Beauvau, nous réservons une table à l’Oliva, le restaurant italien qui fait le plein entre midi et 2.
Malgré une devanture un peu discrète, (les rideaux étant tirés), le menu est plutôt aguichant.

Poussons la porte.

Oliva restaurant italien trattoria avis critique pasta décor Photo by blog United states of paris
Maria Gloria Brigoni, la patronne, est Lombarde. Une Italienne pur jus, arrivée par amour à Paris, il y a 11 ans. Depuis 5 ans, elle a à cœur de régaler ses clients tous les midis (et elle en refuse des couverts, parfois 20 à 30) et depuis décembre dernier, une clientèle du soir, plus nomade.
Tout cela dans la convivialité de l’accueil à l’italienne, accompagnée de son accent chantant : Maria Gloria a appris le français à 40 ans !

Et si #USofParis aime ces histoires d’étrangers tombant amoureux de notre ville Lumière, cette fois, c’est la cucina que nous sommes venus découvrir.
Même si Maria Gloria a mis du temps avant d’adorer pleinement Paris (difficile de se déraciner), elle regrette tout de même les étés italiens, ses lacs et la mer. On ne lui en veut pas et on plonge dans nos assiettes.

Oliva : Une trattoria dans la pure « tradizione di Italia »

Fresco ! (produits frais) c’est le maître mot de la patronne.
Des livraisons quotidiennes et un menu, à l’ardoise midi et soir,  renouvelé tous les jours en fonction des arrivages.
Une seule exception : l’œuf poché, crème de parmesan et truffes, à la carte toute l’année. C’est le best-seller de cette adresse. Nous n’avons pas manqué de le déguster.

Oliva restaurant italien trattoria avis critique menu repas diner déjeuné paris 8ème Photo by blog United states of paris
Pour s’assurer l’authenticité de cette cuisine italienne, Maria Gloria a convaincu son ami de 20 ans, Mario, chef à Mantou de rejoindre ses fourneaux parisiens. Et l’authenticité est bien présente dans chaque plat.

Oliva restaurant italien trattoria avis critique oeuf truffe pasta menu rue des saussaies paris 8ème Photo by blog United states of paris
A force de reportages sur les truffes chinoises ou autres, il est possible parfois de douter de l’origine de cet or blanc (ou noir) présent dans l’assiette.
Ici, les fines tranches de la perle italienne exhalent leur parfum à plein nez.
Posées sur cet œuf parfaitement poché et sa crème de parmesan délicate, elles donnent à chaque coup de cuillère un soupçon de délice. On ne résiste pas à plonger un morceau de pain pour ne rien en laisser.
Mais ne soyez pas déçus si vous poussez la porte en pleine hors saison de truffes italiennes. Elles sont remplacées par des asperges.

Oliva restaurant italien menu paris 8ème rue des saussaies madeleine trattoria avis critique jambon culatello grana pardano Photo by blog United states of paris
Rien n’a redire non plus sur l’assiette de jambon Culatello. La chair fond en bouche et le Grana Padano (cousin du Parmigiano Reggiano, le parmesan) est parfumé à souhait.

Avant de poursuivre, la mamma de l’Oliva nous avoue que les plats principaux ne sont composés que de pâtes. Pourquoi ?  Les légumes ne trouvent pas preneur ici.  Même les pommes de terre sont désavouées par les clients.

Tortelli faites maison au potiron

Oliva restaurant italien trattoria menu avis critique pasta fait maison Photo by blog United states of paris

D’une délicatesse folle !! Ce plat est chavirant à tel point que l’on a regretté de ne pas avoir 5-6 tortelli en bonus.

Maltagliati faites maison au braisé de boeuf

Oliva restaurant italien trattoria pasta avis critique fait maison rue des saussaies Photo by blog United states of paris
Les pâtes fraîches garnissent bien l’assiette. Le bœuf braisé émietté est fondant, contre toute attente. Et lorsque vous mélangez le jus et les pâtes : Mamma mia ! C’est succulent et copieux.

Avant de finir avec les desserts, focus sur la tradition culinaire italienne.

Les subtilités de la cuisine italienne
Nous avons pu discuter avec Mario après le service, par l’entremise de la patronne, car le chef italien ne parle pas français.

Si parfois la cuisine italienne vous parait un peu moins relevée que ce que vous aimez : c’est normal !
Ce fût un gros travail pour le chef de s’adapter au palais français.
Nos amis transalpins aiment les plats avec moins d’assaisonnements : une épure au niveau de l’ail, moins d’épices, de sel et  de poivre. Ils préfèrent gouter le produit le plus naturellement possible, que ce soient les viandes ou les légumes.
Ce décalage peut conduire à une incompréhension de cette cuisine du sud, en la jugeant trop fade.

Si Mario s’est adapté aux goûts français, il y a une chose sur laquelle il ne transige pas : la pasta !

Les pâtes fraiches de l’Oliva sont toutes fabriquées suivant la recette de sa grand-mère.
Un secret de famille, appris dès sa plus tendre enfance auprès de sa grand-mère, dont nous n’en saurons pas plus que : « tout réside dans le travail de la pâte » et  « c’est une question de travail pour qu’elles soient les plus digestes possible« .
Pour l’anecdote : le chef et Maria Gloria se sont battus pour faire accepter les pâtes Al Dente, à la mode italienne, à leurs clients. Ils n’ont rien lâché et n’ont, aujourd’hui, aucune plainte.
Et c’est vrai, qu’elles sont au top leurs pasta !

Côté dessert à l’Oliva

Oh la la, le tiramisu maison !

Oliva restaurant italien trattoria avis critique tiramisu rue des saussaies menu diner déjeuner Photo by blog United states of parisDoux et crémeux ! C’est un tiramisu comme on les aime. Avec des petites variantes appréciables pour une fin de repas : moins de sucre et moins de café. Un vrai plus pour profiter avec plaisir de cette note de douceur.

Oliva restaurant italien trattoria madeleine paris 8ème rue des saussaies avis critique dessert Photo by blog United states of paris
De l’autre côté de la table, c’est dessert glacé avec le Semi freddo.
Glace, chantilly, coulis de framboise (ou de chocolat), fait maison, comme le tiramisu.
On pensait caler face à ce dessert. Mais la gourmandise de l’ensemble nous a emportés.

Chez Oliva, il faut se laisser attendrir par la chaleur de la patronne, succomber aux charmes de la pasta italienne et surtout, pousser au plus vite, la porte de ce restaurant en soirée, si vous n’êtes pas du quartier, car à midi vous aurez peu de chance de goûter aux plaisirs italiens.

Restaurant Olivia

16, rue Saussaies
75008 PARIS

Ouvert du Lundi au vendredi
de 12h  à 15h
et nouveauté : 19h30 à  22h15 !

Tél. 01 42 65 39 72

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Bistrot Alexandre III : des saveurs surprenantes et de la délicatesse avec vue sur la Seine

Une péniche au pied du Pont Alexandre III avec vue sur la Tour Eiffel, c’est l’écrin cosy que propose le Bistrot Alexandre III.
Derrière les fourneaux le chef japonais Ryunosuke Naito accueille avec le sourire et des plats fougueux et savoureux.
Entre découvertes et classiques de la gastronomie française, partons dans le voyage des sens façon Bistrot Alexandre II.

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant ryunosuke naito cuisine photo by United States of Paris

Partir d’une simple coque, Ryunosuke Naito et son associé ont conçu ce restaurant de A à Z avec la volonté de mettre la cuisine au centre de l’attention des clients.
C’est donc face à la cuisine ouverte, et sur le comptoir, que nous avons pris place ce jeudi soir pour découvrir les alliances franco-japonaises espiègles.

Bistrot Alexandre III : une cuisine simple mais travaillée

Nous avons pu déguster 4 plats pour nous donner un aperçu de l’art du chef, de l’amuse-bouche au dessert. Revue de détails.

Les Amuses-Bouches

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant rillette amuse bouche photo by United States of Paris
Dans la cuillère : une aubergine très fine japonaise marinée dans un bouillon dashi (bonite séchée et algue japonaise), relevé de piment et chips d’ail. L’aubergine est fondante, le piment juste présent. Un très bon équilibre en bouche.
La croquette de risotto – chorizo est simple et efficace.
Les rillettes de canard sont parfaites (et 100% canard). Elles fondent en bouche. Le mélange viande et graisse est totalement équilibré. Pour être pointilleux, elles manquent peut-être d’un peu d’assaisonnement.
Ce joli trio nous rend impatient pour la suite…

Entrée : Carpaccio de carabineros

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique restaurant menu carte capaccio carabineros photo by United States of Paris
Pour ceux qui ne sont pas familiers des crustacés, les carabineros sont des grosses gambas (ici espagnoles).
Découpées en fines tranches, elles sont accompagnées de dés de mangue et de concombre rehaussés de poudre d’hibiscus.
Ce plat est tout simplement surprenant. Tout d’abord, le duo inattendu de la mangue et du concombre, qui se mélangent avec une vigueur gustative dans un sucré-salé qui se complète parfaitement, mais aussi grâce à l’hibiscus qui, déposé en poudre, possède la force d’un piment.

Joue de boeuf sauce vin rouge

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant joue de boeuf photo by United States of Paris.jpg
C’est une nouveauté qui n’est pas à la carte que le chef a voulu nous proposer.
Cette joue de bœuf est cuite sous vide à 88°C pendant 16 heures. Alliée à une sauce vin rouge épaisse et délicate, la viande, fournie par Hugo Desnoyer, n’est ni gélatineuse ni filandreuse . Elle fond tout simplement en bouche. Nul besoin d’user de son couteau non plus. Agrémenté de betteraves proposées en deux façons (cuites et crues), le plat est équilibré en saveurs et en parfums.
Les framboises présentes pour renforcer le côté sucré-salé du plat peuvent paraître superflues pour certains, mais ne nuisent pas à ce magnifique plat.

Côté dessert, si durant quatre mois, le bistrot Alexandre III proposait des fabrications maison, ce n’est plus le cas.
C’est désormais la maison Mori Yoshida qui assure la partie sucrée de la carte.

Le beige et la bûche

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant dessert Mori Yoshida photo by United States of Paris
Le beige est un gâteau à la pâte sucrée au chocolat, praliné feuilleté ganache orange et crème thé citron vert.
La bûche de Noël est, elle, composée d’une mousse de chocolat, ganache d’épice, confiture d’orange, crème au thé et aux épices,  praliné feuilletine.
C’est fin, c’est bon et justement sucré. Deux desserts fondants à souhait pour terminer un repas bien mené.
Et pour tout dire, nous aurions aussi bien voulu faire un sort au Mont Blanc trônant en vitrine qui nous faisait de l’oeil.

Cuisine française dans les veines
Pour Ryunosuke Naito, la cuisine française est une histoire familiale : ses parents tiennent un restaurant français au Japon. Son père est en cuisine, sa mère en salle et les grands-parents cultivent les légumes servis dans le restaurant !

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant carte menu ryunosuke naito joue de boeuf photo by United States of Paris
Arrivé de Nagano (Japon) à l’âge de 19 ans, il y a dix ans déjà, le chef fait son stage d’étude chez Taillevent.
En 2007, il poursuit ensuite son perfectionnement chez Antoine, LE restaurant de poisson du 16e arrondissement. Avant d’intégrer la brigade de Yannick Alleno pour l’ouverture du Cheval Blanc 1947 à Courchevel mais aussi au Meurice en tant que sous-chef en gastronomie. Et là, c’est de la création au quotidien, durant 2 ans et demi : le sacerdoce des sous-chef de Yannick Alleno. Un chef qui est « très fort en créations, qui tient les gens de son équipe. »
Il poursuit quelques temps l’aventure du 3 étoiles de la Rue de Rivoli sous la houlette d’Alain Ducasse auprès duquel il apprend « l’organisation et  le respect du produit avant tout« .
Puis il finit par intégrer, en 2013, l’équipe d’Yves Camdeborde avant de vouloir voler s’émanciper.

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique carte menu restaurant ryunosuke naito photo by United States of Paris
Le chef Ryunosuke Naito et sa femme

C’est avec son commis de l’époque, maintenant chef de salle de la péniche-restaurant, que l’idée du Bistrot Alexandre III prend forme, jusqu’à l’ouverture en juillet dernier.
C’est avec sa femme, rencontrée chez Antoine où elle était stagiaire,  et deux commis, que Ryunosuke Naito régale ses convives 7 jours sur 7 !

Un point sur la carte
Si les plats affiche un tarif raisonnable pour le rapport qualité prix, entre 18 et 24 €, les entrées sont quant à elles un peu onéreuses (entre 14 et 18 €)  malgré la portion de frites à 7 €.
Côté desserts les 10 €, prix unique, restent supportables vue la qualité indiscutable de la Maison Mori Yoshida.

Avec cette dégustation, nous ne pouvons que vous recommander de pousser la porte du Bistrot Alexandre III pour votre déjeuner ou votre dîner. L’accueil ne faiblit pas et le plat du jour pourrait bien vous faire chavirer…

Saumon juste saisi, crème de brocolis
Saumon juste saisi, crème de brocolis

Bistrot Alexandre III

Du lundi au samedi de 12h00 à 23h00
Le dimanche de 12h00 à 22h00

Service cuisine de 12h00 à 15h00 et de 19h00 à 23h00
(22h le dimanche)

Ports des Invalides – Pont Alexandre III
Rive Gauche
Promenade des berges de la Seine André Gorz
75 007 Paris

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Oscar et la Dame Rose : une grande dame pour un magnifique texte

Aborder le sujet de la mort dans une pièce de théâtre est un pari risqué et encore plus quand il s’agit de parler de la fin de vie d’un enfant de 10 ans.
Mais avec Oscar et la dame Rose, Éric-Emmanuel Schmitt avait réussi à émouvoir le public avec cette histoire terrible tout en laissant une grande part d’espoir.

Plus de dix ans après l’adaptation de son roman sur les planches, c’est Judith Magre qui reprend le rôle de la conteuse. Du haut de ses 88 printemps, la comédienne – qu’on ne présente plus tant son parcours théâtral et cinématographique parle pour elle – donne corps et âme à cette Mamie Rose, qui sert de dernière confidente à Oscar, atteint d’une leucémie et sur le point de mourir.

Affiche-Oscar-et-la-Dame-Rose-pièce-de-Eric-Emmanuel-Schmitt-avec-Judith-Magre-mise-en-scène-Steve-Suissa-au-Théâtre-Rive-Gauche-ParisDans son monologue, où elle fait à la fois parler le jeune garçon et cette fameuse mamie, elle parvient à accrocher le spectateur par sa présence scénique et sa voix si singulière. Elle raconte avec beaucoup de justesse le texte de l’auteur. On ne s’ennuie pas avec elle. Moments de rire quand elle se met à la place du jeune garçon, qui, s’adressant tantôt à Dieu tantôt à Dame Rose, parle de son coup de cœur pour sa voisine de chambre d’hôpital, Peggy Blue. Ou quand il explique d’où viennent les surnoms des autres pensionnaires de l’hôpital pour enfants. Moments de rire également quand Judith Magre se glisse dans la peau Mamie Rose qui raconte qu’elle est une ancienne catcheuse et qui se confie sur les nombreuses adversaires aux noms improbables et à qui elle a eu à faire dans sa longue carrière sur le ring.

Mais aussi moments de tristesse et d’émotion quand il s’agit de parler de la mort, de la maladie et de comment accepter tout cela…
La profondeur que la comédienne donne aux personnages de cette histoire est inimitable. Elle nous fait aimer ce jeune Oscar, dont on écoute les confessions et les prières quotidiennes alors que ses jours sont comptés. Elle nous donne envie de connaître cette Mamie Rose que l’on aimerait nous aussi avoir pour confidente tant elle redonne de l’espoir là où il semblait perdu.

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Pour comprendre, le mieux est de se rendre au Théâtre Rive Gauche et de venir voir et écouter Judith Magre, cette grande dame qui, il est certain, vous fera passer un excellent moment de théâtre.

by Leïla Lamnaouer

Oscar et la dame Rose

pièce de Eric-Emmanuel Schmitt
mise en scène : Steve Suissa
avec Judith Magre

au Théâtre Rive Gauche
6, rue de la Gaité
75014 PARIS

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OBER MAMMA : le goût authentique de l’Italian food aguiche Oberkampf !

Cela faisait quelques semaines que l’équipe lorgnait sur l’Ober Mamma, le nouveau spot italien d’Oberkampf. Ouvert en juin dernier, après le succès fulgurant de son grand frère, l’East Mamma (du même groupe Big Mamma), l’adresse du 107 boulevard Richard Lenoir connait déjà une affluence à faire pâlir ses voisins. Et malgré le nombre de foodistas-os, nous avons trouvé une table pour dîner, à l’ouverture (on préfère le préciser). Ambiance, déco, service, carte : USofParis vous invite à la table de sa nouvelle cantine.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir restaurant italien carte pizza pâtes East mamma Big Mamma Photo By Blog United States Of Paris
Arrivés à 19h05, le restaurant est déjà quasi complet. 10 petites minutes d’attente et nous prenons place, guidés par les serveurs et serveuses à l’accent transalpin. Et il ne faut pas se laisser tromper par la première salle remplie qui est juste destinée à l’Apéritivo.
Pour déjeuner ou dîner, c’est après le bar que les réjouissances débutent, soit dans le long couloir avec banquettes sous les jambons pendus au plafond, soit dans la vaste salle sous verrière qui nous permet de profiter des dernières heures de ce jour d’été.

Ober Mamma Oberkampf carte 107 boulevard richard lenoir east mamma restaurant italien italien food Photo By Blog United States Of Paris
Nous sommes installés au comptoir, face à la cuisine, la meilleure place d’après la serveuse. Au début, on peut regretter de ne pas être en tête-à-tête avec sa-son partenaire mais au final, le show est plus derrière les fourneaux que sur la table de vos voisins.

On plonge sur la carte des cocktails. Ne soyez pas surpris lors du service, les icônes à côté de chaque boisson indiquent le contenant que vous aurez devant vous.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir carte cocktail restaurant italien carte Photo By Blog United States Of Paris
Ce sera Basil Spritz et Cactus. Et toute la surprise est dans les saveurs. Nos palais, formatés aux goûts excessifs des cocktails traditionnels, sont un peu perdus avec les parfums subtils des infusions maison. Les saveurs se la jouent pédale douce et se révèlent en arrière-goût, subtil. On trouve finalement une fraicheur dans ces verres qui est plutôt agréable avec cet été très caldo !

En sirotant, nous examinons la carte.
Le choix n’est pas aisé parmi les mets proposés tant notre curiosité est sollicités. Les assiettes en entrée : jambon de Parme, jambon San Daniele d’un petit producteur, mozzarela, burrata pour deux, mortadelle, ricotta, ou encore pizza à partager.
Pas ou peu d’audace dans notre choix : Jambon San Daniele et le duo de saucissons à la truffe et au fenouil.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir charcuterie jambon parme restaurant italien carte Photo By Blog United States Of Paris
Et là, « OMG!« , ou plutôt « Mamma mia » pour rester en accord avec le cadre !
Coupées à la demande et sous nos yeux, ces charcuteries explosent en bouche. Fenouil et truffe sont subtils et bien présents, le jambon cru San Daniele : un véritable moment de plaisir qui fait écho au jambon de Parme dégusté il y a quelques mois. Mais en plus fin encore.
Un vrai régal des sens qui nous fait regretter de ne pas avoir choisi de faire tout notre repas sur cette partie-là de la carte.

Ober Mamma Oberkampf carte 107 boulevard richard lenoir east mamma restaurant italien italien food pizza pâtes charcuterie parme jambon Photo By Blog United States Of Paris
On déguste donc en profitant du spectacle offert par la cuisine.
Bizarre à vrai dire, comme l’impression de ne plus être tout à fait pas à Paris. Comme déporté du côté de Brooklyn ou Manhattan.
La file d’attente à l’entrée du restaurant, les cuisiniers qui ne parlent qu’italien entre-eux, les casquettes d’équipes de baseball vissées sur les têtes des cuistots, le nombre de personnes en salle et en cuisine qui vous servent dans la bonne humeur.
Nous n’avons toujours pas répondu à cette énigme.

Ober Mamma Oberkampf  restaurant italien carte boulevard richard lenoir cuisine brookyln Photo By Blog United States Of Paris

Pour les plats principaux Al Forno, nous avons tenté l’authentique et le traditionnel.
Le traditionnel avec des pastas fraîches Jean-Claude Vitello : des morceaux généreux de veau, le tout baignant dans une sauce fine et légère dans laquelle on plonge allègrement un morceau de pain pour la saucer.

Ober Mamma Oberkampf carte 107 boulevard richard lenoir east mamma pâtes goût méditerranée restaurant italien Photo By Blog United States Of Paris
Et à chaque plat de pâtes une forme différente, histoire de nous inciter encore plus à un retour sans attendre. Original.

Pour l’authentique, le Navarin de Poulpes est suffisamment aguichant !

Ober Mamma Oberkampf carte 107 boulevard richard lenoir east mamma navarin poulpes goût méditerranée restaurant italien Photo By Blog United States Of ParisLégumes croquants et frais, sauce tomate relevée. A chaque coup de fourchette, on a l’impression de décrocher un bout de Méditerranée.
Les saveurs sont intenses en bouche, les olives noires sont fermes et savoureuses. Le poulpe, ingrédient principal, est cuisiné à la perfection.
Une vraie redécouverte des atouts de la gastronomie italienne.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir carte vins restaurant italien avis critique Photo By Blog United States Of Paris
L’Italie c’est aussi la vigne. Et la carte des vins n’est pas en reste pour un accompagnement de qualité. Les prix sont largement accessibles et on a eu un gros coup de coeur pour les descriptions associées à chaque cru qui font preuve d’un humour certain.

On tire notre chapeau, aussi, sur l’initiative de la carte des grands rouges à prix caviste.
Mais pas sûr que celle-ci fasse des adeptes auprès d’autres restaurateurs quand on voit la différence entre le prix à payer et celui que vous régleriez ailleurs. Une leçon de marge pour le client.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir carte vin avis critique East mamma pizza jambon parme restaurant italien Photo By Blog United States Of Paris
Et à l’instar des prix des vins, Ober Mamma ne joue pas la surenchère des prix. Des plats entre 12 et 19€, des pizzas de 12 à 15€ (on reviendra pour la pizza figue), des cocktails à partir de 9€, on comprend un peu mieux le succès de l’East Mamma et maintenant de l’adresse du Boulevard Richard Lenoir, au milieu d’une offre parisienne tantôt chère, tantôt prétentieuse sans forcément aligner qualité, goût et surtout bonne humeur.

Ober Mamma Oberkampf 107 boulevard richard lenoir east mamma Cuisine pizza brooklyn restaurant italien carte Photo By Blog United States Of Paris
Chez Ober Mamma, comme au East, les produits sont en provenance direct de l’Italie, de petits producteurs sélectionnés avec soins dont les noms sont inscrits sur la carte.
Mais en regardant les tablées voisines, il faut bien avouer que l’on se pose la question de la provenance de la truffe servie en abondance sur la pizza Regina Wild Truffes (15€) et les pastas à la truffes (18€).
Une de nos seules interrogations, il faut bien dire.

Après ce repas revigorant, tant au niveau des goûts, que de l’ambiance, on ne saurait trop vous conseiller de profiter de l’été pour arriver à 19h piles avant que la file ne dépasse la bonne heure d’attente.
Un vrai shoot d’Italie à Paris, ça ne fait jamais de mal !
Nous, il nous reste encore beaucoup de charcuteries et de fromages et une ou deux pizzas à goûter…

Ober Mamma
107 Boulevard Richard Lenoir – 75011 Paris

Déjeuner : 12h15 – 14h30 (15h les samedis et dimanches)
Dîner : 19h – 01h00
Apéro à partir de 18h en terrasse ou au bar

Attention : le resto ne prend pas les réservations. Si vous êtes en groupe, avec des amis retardataires, vous ne serez placés qu’une fois le groupe au complet

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AIRNADETTE la comédie musiculte : le airband dans ta face !

Airnadette a démonté L’Européen, Londres et la France entière avec une énergie rare. Le airband est de retour pour une TOUTE dernière à Paris (mother fucker) le 9 octobre avec un max de guests et de surprises comme on les aime. Et un Bye Bye Tour à suivre d’urgence sous peine de prendre un sacré coup de vieux à cheval sur 2015 et 2016.

Mais au fait y’a une limite d’âge pour prendre son pied avec la tonitruante comédie musiculte ? Vas pas chercher plus loin, la réponse est ici !

Airnadette-la-comédie-musiculte-airband-air-guitar-spectacle-salut-scène-Moche-Pitt-M-RodZ-Jean-Françoise-Scotch-Brit-Chateau-Brutal-Gunther-Love-photo-by-United-States-of-Paris-blog
C’est ce qu’on pensait à l’approche de la salle pour un début de soirée régressif, accompagné d’un jeune de 20 ans. On se dit qu’au pire, on fait plaisir au jeune, il passera sûrement une bonne soirée grâce à nous.
Une fois assis, tous les âges en ont pour leur argent.

Les références ciné, télé et zik fusent de partout et éclatent toutes les générations. On prendra bien un peu de Very Bad Trip, The Big Lebowski, Titanic ou de OSS 117 et notre jeune voisin une bonne tranche de Brice de Nice, Les Beaux Gosses et Rock Academy. Plus surprenant encore, des dialogues sont extraits de Passion de Godard, de La Moustache de Carrière et des Démons de Jésus de Bonvoisin. Grand écart culturel absolu. On frise le génie avec cette bande de trentenaires sans limite – même pas le bord de scène !

Et l’enfant qui accompagne papa maman va adorer gueuler un « Dans ta sœur !  » les deux majeurs levés en l’air. C’est rock, déconnant et putain de bon.

La force de frappe de la bande de comédiens-performers est démesurée. Avec comme seul accessoire : l’air, ils inventent une partition faite de pas de danse, sauts sur scène, dialogues décalés et mouvements de bras tambourinant l’espace.

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Accompagné d’une bande-son au millimètre, l’art d’Airnadette n’a pas à pâlir face aux artistes originaux à qui ils empruntent sans vergogne musiques et autres mimiques : Freddie Mercury, AC/DC, Diam’s à l’époque de « Génération nan nan » et autres pom-pom girls écervelées à la sauce Britney Spears.

Les grands chanteurs sont bien souvent de grands interprètes : Edith Piaf, Madonna ou encore Justin Bieber (pour faire plaisir à ma nièce). Une nouvelle preuve avec notre french airband préféré. Car Gunther Love, Moche Pitt, Château Brutal, Jean-Françoise, Scotch Brit et M-ROdZ  sont de vrais artistes, performers en diable, incroyables personnages glamour. Et de saisissants caméléons de la scène.

Ce spectacle aurait pu rester une simple pochade pour une soirée unique entre potes, un peu alcoolisés. Notre chance, c’est que la bande partage sa fougue le plus souvent possible avec les parigots et la France entière. On peut la retrouver pour la Kermesse Airnadette (Bus Palladium et en juin au Rosa Bonheur Seine).
Gloire à toi Airnadette !

Airnadette la comédie musiculte dernier show à Paris 9 octobre le Trianon avec Gunther Love Chateau Brutal Moche Pitt Jean Francoise Scotch Brit M-Rodz Pierre Francois Martin spectacle air band photo Fifou

AIRNADETTE la comédie musiculte !
mettage en scène : Pierre-François Martin-Laval aka Pef

avec Gunther Love, Château Brutal, M-Rodz, Moche Pitt Jean-Françoise, Scotch Brit et Philippe Risotto 

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Come, Been and Gone : le spectacle au glam bien trempé

Come, Been and Gone de la Michael Clark Company, à la Grande Halle de La Villette sonne comme un bouquet final de l’expo Bowie Is… de la Philharmonie de Paris. Bigaré et pour le moins musclé, le spectacle est une incroyable ode à la maitrise du corps.

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L’affiche est intrigante et la bande-annonce nous balance à toute allure des images colorées façon stroboscope. En un mot comme en cent, Come been and gone de Michael Clark nous promet du lourd. Surtout quand on connaît le goût pour l’éclectisme musical du chorégraphe britannique.

De ce côté-là, nous avons été servis, la musique de David Bowie et du Velvet Underground (mais aussi Lou Reed et Iggy Pop), avec laquelle le spectacle a été quasiment entièrement créé, retentit à fond les ballons. Les six danseurs (trois hommes ultra musclés et trois femmes aux formes voluptueuses) exécutent une performance technique parfaite. Ils oscillent entre la grâce du ballet classique et la recherche permanente de nouvelles formes d’expression de la danse contemporaine. Des pointes, des pointes et encore des pointes. Et tout autant de portées. Ce contraste avec la musique des années 70 et 80 plonge les jeunes spectateurs dans un ballet d’un genre nouveau.

Come been and gone Michael Clark Company critique Grande Halle La VIllette spectacle danse blog United States of Paris photo by Jake Walters

Le meilleur pour la fin
Malheureusement, pour l’œil averti, il sera plus difficile de s’extasier. Michael Clark n’est pas un novice dans l’art d’accoquiner les styles et les genres artistiques. Bien au contraire, c’est un maître en la matière, voire sa marque de fabrique.
Les tableaux s’enchainent et se ressemblent un peu. Et c’est un peu dommage mais malgré les quelques longueurs, rien de bien méchant. Seul un tableau est totalement raté. Projetée sur tout le mur du fond, une vidéo géante de David Bowie chantant son titre Heroes capte totalement notre attention, au détriment de la prestation des danseurs. Ça ne dure que trois minutes. Nous n’en parlerons pas plus.

Et surtout, vient ensuite le final, véritable débauche de couleurs, de musique tonitruante et de recherche chorégraphique. Le glam’ envahit totalement la scène. Les corps, moulés dans une combinaison orange qui brille de mille feux, sautent dans tous les sens.
Après une heure d’hésitation, la musique, les mouvements, les lumières et les costumes semblent s’être accordés.

Come been and gone Michael Clark Company Grand Hall La VIllette spectacle danse concours affiche blog United States of Paris
Come, Been and Gone
de Michael Clark

Jusqu’au 6 juin 2015
Mercredi, vendredi et samedi à 20h30
Jeudi à 19h30

Grande halle de la Villette
211, Avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

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L’expo Harry Potter dévoile ses secrets à la Cité du Cinéma

Beaucoup de moldus l’attendaient, l’expo Harry Potter se dévoile à la Cité du Cinéma de Saint Denis. L’équipe d’United States of Paris l’a découverte avant l’ouverture au public samedi. Après la très belle expo Star Wars (pour quelques jours encore à La Sucrière de Lyon), nous avions hâte de mettre les pieds dans l’univers magique du jeune magicien et de ses acolytes.

Pour commencer notre visite de l’exposition, nous avons eu le plaisir de croiser les jumeaux Fred et George Weasley (interprétés par James et Oliver Phelps), qui se sont prêtés facilement au jeu des photos selfies et autographes avec les fans présents pour cette soirée qui promettait d’être exceptionnelle.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma james oliver phelps critique avis Photo By United States of Paris

Avant de rentrer dans le vif de l’exposition Harry Potter,  arrêtons-nous  sur quelques pièces majeures présentées comme le livre des potions du Prince de Sang-Mêlé.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma critique avis livre des sorts le prince de sang mêlé Photo by United States of Paris

Ou l’Oeuf d’or des sirènes, vu dans La Coupe de Feu, qui brille sous les projecteurs. Il ne manque plus que le bain pour découvrir son véritable secret.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma critique avis oeuf d'or la coupe de feu Photo by United States of Paris

L’écuelle en nacre dont Harry se sert, dans la caverne, pour abreuver Dumbledore de la potion protégeant l’Horcruxe.
On remarquera en arrière-plan le journal intime de Tom Jédusor percé par la dent de Basilic.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma tom jédusor carnet horcruxe avis critique Photo by United States of Paris

La Coupe de Feu avec à son pied les bulletins portant les noms des participants.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma la coupe de feu décor avis critique Photo by United States of Paris

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Le touchant Dobby est bien sûr présent.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma Dobby costume avis critique Photo by United States of Paris

Celui-dont-on-ne doit-pas-prononcer-le nom trouve aussi sa place dans le panthéon des personnages emblématiques de cette saga.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma Voldmemort costume avis critique Photo by United States of Paris

Mais comme certainement beaucoup d’entre vous, nous aimons découvrir les coulisses, les petits plus qui font d’une histoire un conte universel à travers la magie du cinéma et de ces créateurs.

Une plongée dans l’univers d’Harry Potter signifiait pouvoir nous combler d’un monde créatif d’une façon nouvelle, avec des étoiles plein les yeux. Comme dans l’expo Star Wars, présentée à la Cité du cinéma, qui avait pu ranimer notre flamme d’enfant.
Ici point de storyboard, de travaux préparatoires de production, de crobars illustratifs.

Nous sommes donc sortis de ce catalogue sur mannequins sans vie un peu déçus.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma scénographie classe costume avis critique Photo by United States of Paris

En neuf espaces thématiques, vous parcourrez les thèmes majeurs entourant l’histoire d’Harry : les lieux de vie commune, les salles de classe, le Quidditch, Hagrid, la forêt interdite, les forces obscures et la Grande Salle.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma costume quidditch avis critique Photo by United States of Paris

Même si les costumes originaux possèdent une aura particulière (mais présentés sur des mannequins sans personnalisation) et les nombreux accessoires des différents films sont bien mis en avant, on se demande pourquoi cette expo semble si froide.

Bien entendu, on aime tout de même découvrir la plume de Dolorès Ombrage,

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma critique avis Dolores Ombrage l'orde du pheonix Photo by United States of Paris
ou les pièces massives du jeu d’échecs géant de l’École des Sorciers.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma jeu d'eche décor avis critique Photo by United States of Paris.jpg

Au final, cette production, qui nous veut nous vendre de la magie, n’est pas à la hauteur de la saga qu’elle est censée représenter.
Aucun décor majestueux, aucune grosse pièce de décor : l’expo new-yorkaise (que nous n’avons pas vue) mettait en avant la voiture volante de La chambre des secrets : ici la locomotive du Poudlard Express n’est que partiellement reproduite.
Fan de la saga, on s’attendait à du lourd, du magistral…

S’il est vrai que nous découvrons un foisonnement de costumes et d’accessoires, des mises en scènes plutôt travaillées, mais trop succinctes, on voudrait que cette expo Harry Potter nous mette encore plus d’étoiles dans les yeux.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma griffon d or chambre costume avis critique Photo by United States of Paris

Peut-être sommes-nous un peu durs avec cette exposition, mais vu le prix d’entrée, on pouvait s’attendre à une scénographie aboutie et magique qui reflète vraiment l’univers de la saga

Pourquoi ne pas avoir jouer avec les différents décors des différents épisodes : un wagon du Poudlard Express, une calèche avec un hippogriffe, un vrai décor de salle de classe (celle des potions par exemple), la niche de Potter sous l’escalier des Dursley ? On aurait adoré une reconstitution plus grandiose de la salle du banquet et pas cet espace un peu cheap avec quelques bougies volantes.
Les possibilités étaient forcément multiples et la gageure trop grande apparemment.

Harry Potter expo exposition paris cité du cinéma lettre poudlard costume avis critique Photo by United States of Paris

Pour nous, la magie d’Harry Potter n’est pas vraiment présente dans cette exposition. Elle manque de twist, de ce petit plus qui fait que l’on reste ébahi par ce que l’on a découvert.

Impossible de vous la déconseiller bien entendu mais ne soyez pas déçus en sortant de votre (courte) visite. Les fans absolus y trouveront certainement leur compte.

Allez, on vous laisse tout de même quelques surprises visuelles à découvrir sur place.

Harry Potter, l’exposition

jusqu’au 06 septembre 2015

Lundi au vendredi 10h30 à 19h
Nocturnes jusqu’à 21h30 tous les premiers vendredi du mois.
Samedi, dimanche, jours fériés et pendant les vacances scolaires, 9h30 à 20h.

Les entrées se font par créneaux horaires et doivent être réservées à l’avance, le dernier accès a lieu 90 minutes avant la fermeture de l’exposition. Des audioguides sont disponibles.

à la Cité du Cinéma
20, rue Ampère
Saint Denis  – 93

Métro : Carrefour Pleyel – L 13

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SANS VALENTIN : vertige(s) de l’amour à la Comédie de Paris

Quand on pense que la comédie romantique est un genre dont on a déjà noircie toutes les pages des scénarios possibles – les Américains et Hollywood excellant dans ce genre-, il suffit d’aller voir Sans Valentin à la Comédie de Paris. Et vous vous  rendrez compte combien de petits détournements permettent de créer une histoire originale, à hautes valeurs exaltantes  !

Sans Valentin Comédie de Paris critique humour pièce spectacle mathieu coniglio Thomas Jacob Jocelyn FLIPO Léon VITALE crédit photo Fabienne RAPPENEAURomain, 25 ans, non… 30 ans, ment sur son âge. Toujours vêtu de noir, car ça lui va mieux. Galeriste, il est en fait un peintre refoulé, son univers musical se résume à Dave et sa vie amoureuse débute et découche sur une fille rencontrée il y a quelques années et qui l’a plaqué.
De ce désastre personnel déboule la pleine jeunesse et le muscle saillant de Valentin, apprenti artiste. Le jeune homme naïf va lui tomber dessus au hasard d’un rendez-vous chez le dentiste. 

Sans Valentin critique spectacle Comédie de Paris humour pièce Mathieu Coniglio Thomas Jacob Yohan Genin photomaton pour United States of Paris 2
photomaton exclu pour le blog !

Bien que cette pièce puisse être estampillée « gay friendly », avec quelques références à l’univers de la nuit et sa drague particulière, l’histoire se focalise surtout sur la quête de l’amour et l’estime personnelle.
Valentin (Thomas Jacob) n’est que l’instrument révélateur et détonateur grâce auquel Romain (Mathieu Coniglio) va se retrouver, faire le voyage à la redécouverte de ses sentiments et desseins. Dans cette recherche, ardue pour lui, Romain est conseillé par Anthony (Yohan Genin), un ami, excessif, grande gueule et aussi peintre qu’il expose.
La pièce écrite par Jocelyn Flipo traite donc d’un thème universel. L’amour masculin n’est là que pour amener un décalage plus grand pour Romain, créer un trouble plus important et des quiproquos savoureux et inédits.

Sans Valentin critique spectacle Comédie de Paris humour pièce Mathieu Coniglio Thomas Jacob Yohan Genin photomaton pour United States of Paris 4
photomaton exclu pour le blog !

Jocelyn Flipo et Léon Vitale signent une mise en scène juste, sans outrance ni excès. Les scènes s’enchaînent parfaitement, entrecoupées d’une bande originale qui accompagne l’évolution psychologique de Romain.
Même si l’on peut trouver le monologue d’introduction, qui ancre le personnage de Romain dans son histoire personnelle, un peu long, et la scène chez le dentiste parfois un peu fragile, ces deux détails sont vite oubliés et les acteurs nous accrochent à leur histoire.

Sans Valentin Comédie de Paris critique humour pièce spectacle Thomas JACOB Yohan GENIN Jocelyn FLIPO Léon VITALE crédit photo Fabienne RAPPENEAUMIl faut souligner les performances de Mathieu Coniglio et Yohan Genin, Le premier campe un Romain  gauche et transi à souhait, son comparse remplit la scène avec sa personnalité forte et bienveillante. Thomas Jacob, en Valentin, ne démérite pas, mais son rôle peut être, par moment, un poil caricatural dans le côté fougueux et insouciant de la jeunesse. Ne cachons pas que sa plastique irréprochable peut également agacé un peu.

Regardez la bande-annonce si vous souhaitez en savoir un peu plus (un peu trop) avant de réserver vos places.

Image de prévisualisation YouTube

Pour finir, Sans Valentin est une comédie romantique, sans fausse note, dans laquelle chacun peut se retrouver.

La preuve de son succès :  prolongation jusqu’au 23 mai 2015 !

Sans Valentin Comédie de Paris prolongations critique humour pièce spectacle Jocelyn FLIPO Léon VITALE Mathieu Coniglio Thomas Jacob Yohan Genin affiche
Sans Valentin

De Jocelyn Flipo
Mise en scène Jocelyn Flipo et Léon Vitale
Avec Mathieu Coniglio, Thomas Jacob, Yohan Genin

Du mardi au samedi à 19h30
Jusqu’au 23 mai 2015 !!

A la Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine
75009 PARIS

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Le bouffon du Président : la comédie satirique au troisième degré

Le Bouffon du Président d’Olivier Lejeune, joué au Théâtre des Variétés jusqu’au 31 avril, reprend les codes de la satyre politique de comptoir, en compilant l’actualité la plus légère de ses sept dernières années. Autant dire qu’il n’y est pas question de réforme économique ou juridique. De toute façon, le public n’est pas venu pour cela.

Allez, pour une fois, on va s’accorder un petit plaisir coupable ! Pour cela, direction le Théâtre des Variétés où se joue actuellement « Le Bouffon du Président ». L’histoire : avant de tenter de revenir au premier plan, François Nicoly, ancien Président de la République, veut se venger d’une star du rire dont il est la tête de turc. Ici, les maîtres-mots sont tics de langage, débâcle électorale et cuisses légères. Quiproquos, rebondissements, dialogues taillés à la serpe, il faut l’avouer, le rythme est tenu de bout en bout. C’est vu et revu, les blagues sont faciles et lourdes, voire vulgaires, et c’est ça qui est génial ! On se croirait aux Grosses Têtes du temps de Philippe Bouvard. C’est un bond magique dans les années 1980 !

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Temps de cerveau disponible

Dans le personnage du clown de service, Franck de Lapersonne endosse à merveille le rôle. Il en fait des caisses, c’est à la fois insupportable et incroyablement réaliste ! Parce qu’il n’y va pas de main morte, le bonhomme : sourires complices au public, blagues potaches à deux sous, pas de danse ridicules et coups de bide à l’une de ses partenaires. Cette dernière, engoncée dans un tailleur rose joue la bourgeoise outragée en poussant des cris d’orfraie – coïncidence, elle s’appelle Roselyne… On l’avoue, on a ri ! Quant à Cécile de Ménibus, dans ce genre de pièce, il y a toujours une pouf au rôle plus ou moins respectable. Elle fait le job, rien à redire.

Bien entendu, le public est là pour Michel Guidoni, la star des imitateurs de Nicolas Sarkozy au théâtre des Deux Ânes. Nos voisins, qui commençaient à s’impatienter avant son entrée triomphale, poussent même un soupir de ravissement quand il commence ses mimiques. Il est vrai qu’à part la démarche chaloupée qui s’apparente plus à celle d’Aldo Maccione qu’à celle de notre ancien Président, l’imitation est convaincante. Nous avons même droit à un medley musical des meilleures prestations du comédien. Cerise sur le gâteau il nous gratifie d’un nouveau personnage : François Hollande. C’est d’actualité.

Dans cette comédie, Olivier Lejeune ose tout, sans aucun complexe. Il nous transporte dans un salon, en fin de soirée bien avinée, à déblatérer des jeux de mots les plus absurdes en commentant l’actualité. Tout le monde l’a déjà fait au moins une fois ! On se surprend à rire, du moins à sourire. Ça ne vole pas haut, mais ça détend.

Le bouffon du président théâtre des variétes critique pièce spectacle Franck de la personne Cécile de Menibus affiche

Le Bouffon du Président

Écrit et mis en scène par Olivier Lejeune
Avec Frédéric Bodson, Fabienne Chaudat, Franck de Lapersonne, Cécile de Ménibus et Michel Guidoni

Jusqu’au 26 avril 2015

Théâtre des Variétés
7, boulevard Montmartre 75002 PARIS

Du mardi au samedi, à 20h,
Samedi et dimanche, à 16h

By Joël Clergiot

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Théâtre Hébertot : Dominique Pinon défie LES LOIS DE LA GRAVITÉ

L’adaptation du roman Les Lois de la Gravité de Jean Teulé permet à Dominique Pinon de montrer tout son talent de comédien. A l’affiche du Théâtre Hébertot, la pièce prouve qu’on peut être désabusé, à la limite de l’alcoolisme et franchement humain.

Les lois de la gravité Théâtre Herbetot Jean Teulé Dominique Pinon Florence Loiret Caille critique Paris By United States of Paris

Que ferions-nous à sa place ? Un policier (Dominique Pinon), éreinté par les univers sordides dans lesquels il traine quotidiennement, a bien le droit à un peu de répit, voire même de réconfort. Parce que ce flic en a bavé, et vu des horreurs. Aujourd’hui, difficile pour lui de supporter la mise en abîme de son métier.

Alors quand une femme (Florence Loiret Caille) débarque à 21h pour confesser un crime, il voit là l’occasion de faire preuve d’humanité. Rongée par le remord, cette frêle mère de famille veut enfin payer pour le meurtre de son mari, dix ans plus tôt.

Le policier va toutefois tenter de dissuader cette femme étrange, fragile et à qui la vie n’a pas souvent souri. Il refuse d’enregistrer sa déposition et tente même de gagner du temps. Dans quelques heures, le délai légal sera expiré et le crime, jamais puni.

Les lois de la gravité Théâtre Herbetot Jean Teulé Dominique Pinon Florence Loiret Caille Pierre Forest critique Paris By United States of Paris
Brûler les planches

Dominique Pinon est parfait dans le rôle de ce flic, tout à la fois grossier et poétique. Il faut le dire, il porte la pièce sur ses épaules et rayonne face à Florence Loiret Caille, un peu en demi-teinte par rapport  à son homologue qui domine le plateau. On peut émettre une réserve de mise en scène lors de l’aveu de son crime. Il est évident qu’une femme torturée par la culpabilité ne se livrera pas à la police en sifflotant, mais l’entendre raconter son crime en haletant,  à bout de souffle, nuit un peu au côté réaliste de la situation. Rien de rédhibitoire toutefois. Quant aux quelques apparitions du policier de garde (Pierre Forest), elles fluidifient le dialogue entre les deux personnages principaux.

Le texte de Jean Teulé, adapté par Marc Brunet, est simple et parle à tous. Ici, pas de chichi et certaines répliques nous ramènent à l’actualité. Étonnant pour un texte écrit il y a plus de 10 ans.

Il est facile de s’identifier à ce flic un peu bougon, témoin de l’évolution de notre société, affrontant seul ses désillusions. On pourrait arguer que le roman de Jean Teulé, publié en 2003, est très cinématographique et permet aisément la transposition d’un genre à l’autre. Certes. C’est tout de même réussi et le contexte social décrit ne semble pas avoir pris une ride.

Les lois de la gravité Théâtre Herbetot Jean Teulé Dominique Pinon Florence Loiret Caille Pierre Forest critique spectacle Paris By United States of Paris
Côté mise en scène, on ne comprend toutefois pas les deux interludes, si proches de la fin de la pièce, pour marquer une très légère avancée dans le temps. Le rythme s’en trouve coupé, sans qu’un changement de décors n’intervienne. Un effet de scène inutile et un peu perturbant. Mais le plaisir de voir ce spectacle reste intact. Menées par un très bon acteur, ces Lois de la Gravité nous poussent irrésistiblement… vers ce commissariat.

Les lois de la gravité Théâtre Herbetot Jean Teulé Dominique Pinon Florence Loiret Caille Pierre Forest critique affiche Paris
Les Lois de la Gravité

de Jean Teulé
Adaptation :  Marc Brunet
Mise en scène : Anne Bourgeois
Avec :  Dominique Pinon, Florence Loiret Caille et Pierre Forest

du 5 février au 31 mars 2015
du mardi au samedi à 19h
dimanche à 18h

au Théâtre Hebertot
78 bis, boulevard des Batignolles
75017 Paris

By Joël Clergiot

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