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Beautiful Decay par Eric Lacan @ Galerie Openspace #sublime

Eric Lacan alias Monsieur Qui est un artiste plutôt rare en galerie. Il déserte le terrain de jeu qui l’a fait connaître (la rue) pour passer plus de temps possible à réaliser ses toiles en atelier. 
Il dévoile à la Galerie Openspace une collection de toiles qui fascinent, un cabinet de curiosités in situ avec objets chinés et dessins originaux et un mur monumental en papier peint en duo avec un sol de feuilles mortes.
Beautiful Decay est une exposition aussi renversante, sublime que crépusculaire.

Beautiful Decay

Beautiful Decay

Au total, 40 oeuvres sont dévoilées dans les larges espaces de la galerie sur différents médiums : faux cranes, toiles, assemblages de papiers peints coupés à la main.
On peut retrouver les thèmes chers à l’artiste comme : rat, crâne, femme, robe, notamment dans cette toile immense qui accueille les visiteurs et qui a nécessité quasiment une année de travail.

Samantha et Nicolas, les deux propriétaires d’Openspace, ont laissé les clés à l’artiste qui a travaillé pendant 10 jours intensifs. Il avoue avoir perdu la notion de temps en concevant son cabinet de curiosités influence 19e siècle avec tapisserie originale. La toile déborde du cadre et devient réalité à travers tous ces objets.

Beautiful decay

Beautiful Decay

« L’atelier : aller loin dans toutes mes envies« 

Rencontré la veille du vernissage, Eric Lacan confie qu’il souhaitait évoluer techniquement, concevoir des portraits plus complexes, avoir le temps de l’apprentissage. L’atelier lui permet de « résoudre ce qui est difficile techniquement. »
Il a ainsi intégré de la couleur, travaillé avec le jaune pour des effets de lumière, conçu une technique de papiers peints très particulière après moult essais. Il s’est aussi amusé à rajouter des motifs floraux dans certaines toiles ou des adorables poissons.

Ses toiles, il arrive tout à fait à s’en séparer. « Je ne vois pas l’objet, mais tout le process, la musique écoutée… » « Quand l’action est finie, le résultat m’importe peu. »
Eric avoue qu’il a du mal à regarder sa peinture. Il voit les défauts, les regrets, « tant mieux, l’oeil s’est aiguisé ! »

La BO de l’expo

Et c’est le grand écart dans la playlist d’Eric Lacan : Frehel, Sanseverino, The Cure, Joy Division, les musiques de vieux films composés par Vladimir Cosma, François de Roubaix et Ennio Morricone.
Il s’est fait la BO complète des Dents de la Mer, des Indiana Jones. L’artiste a un sérieux attachement pour les compositions de John Williams.
« Je me fais le film en écoutant. Quand je peins, je m’imagine au centre de l’action. Quelque chose pourrait surgir dans mon dos. »

Beautiful Decay

Exposition Beautiful Decay
par Eric Lacan
solo show

jusqu’au 7 octobre 2017

à la Galerie Openspace
116 boulevard Richard Lenoir
75011 PARIS

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Paris Design Week 2016 : parcours euphorisant !

8 jours, 200 lieux, vernissages et anniversaires, 7 pays à l’honneur et initiation au slow design. La Paris Design Week 2016 va faire vibrer la ville et prouver que Paris a sa place sur la scène internationale de la création toute l’année.
Du 3 au 10 septembre, il n’y aura qu’un hashtag à suivre : #PDW16 pour découvrir toutes les pépites du parcours.
En tant qu’ambassadeur cette année, voici ma sélection à la subjectivité totalement assumée.

now le Off Paris Design Week 2016 tout l esprit de Maison et Objet Les Docks Cité de la mode et du design

Now! le Off : the place to be

S’il n’y avait qu’un seul lieu à visiter – et ce serait dommage de ne pas profiter des autres – direction les Docks – Cité de la Mode et du Design.
Avec now! le Off, votre bain de design sera total. Plus d’une centaine de créateurs internationaux, un parrain prestigieux Eugéni Quitllet, designer de l’année 2016, le focus sur la lauréate du Rado Star Prize, Élodie Rampazzo et des allées entières d’inspirations tout azimut, d’idées brillantes. Seul risque : la de perte totale de toute notion de temps.

Nomade, console/bureau modulable personnalisable par Élodie Rampazzo
Nomade, console/bureau modulable personnalisable par Élodie Rampazzo

La sélection a été concoctée par Chantal Hamaide, rédactrice en chef du mag Intramuros. Autant dire que ce sera aussi pointu, qu’excellent et grand public.
J’en pince déjà pour la table sinueuse Ferrum et pour l’applique lumineuse d’Audrey Lacroix.
Au fait, les visiteurs-ses auront leur mot à dire et pourront voter pour élire l’un des 7 projets qui concourent pour le Rado Prize France 2016 – Prix du Public. Remarquez leur photogénie.

Paris Design Week 2016 now le Off portraits designers concours Rado Star Prize France 2016 Prix du Public Alexandre Dubreuil Claudio Gatto Léa Bart Lison Barbier

Slow-design : valoriser la main

Ce n’est pas la course folle du monde qui ralentit. Non, la Paris Design Week offre un focus sur la main de l’artisan à travers tout le parcours.
Le lin sera à l’honneur. Ambassadrice du développement durable, cette matière est modulable à souhait. Et les innovations n’ont pas fini de nous montrer tout le potentiel que les créateurs peuvent en tirer.
Pour se frotter au lin, rendez-vous au showroom éphémère de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Paris (1er).
Autres mains d’artisan à ne surtout pas manquer : celles de Pietro Seminelli, incroyable dieu du pli que les couturiers adorent. Il présentera ses créations à la boutique Y’s (Yohji Yamamoto).

Suspension Ameluna, Artemide et Mercedes-Benz Paris Design Week 2016 parcours les lumières de la ville et de la cité

Lumières sur la Paris Design Week

Cette édition sera lumineuse ! Grâce à une première : les spécialistes es éclairage et luminaires vont cueillir les visiteurs à travers des scénographies, dialogues et innovations captivants. De quoi bluffer vos followers en continu.

Paris Design Week 2016 house of games coworking Kwerk oie lumineuse hôtel Plaza Athénée Madone chaises à bascule planches de skateboard Madone

Have some fun!

Chaises à bascule et délires géométriques chez Colette, skateboards, oie lumineuse, jeux en tout genre, le parcours de la Paris Design Week s’amuse aussi en dégainant la carte du ludique. Les bambins n’auront qu’une envie : vous accompagner !
House of games sera l’occasion de faire enfin votre entrée à l’Hôtel Plaza Athénée – qui participe pour la première fois à l’événement – pour découvrir l’audace de la marque Ibride. Le prétexte est tout trouvé pour fouler le tapis rouge.
Mais aussi de découvrir l’espace de coworking Kwerk. Design, fonctionnelle, inventive et aussi lieu de détente, cette adresse de la rue de la Bienfaisance dans le 8e a des atouts indéniables. Les start-ups, travailleurs indé et autres pros vont avoir du mal à résister.

Chaise Design #1, en matériaux composites à base de fibres de lin, Revology Paris Design Week 2016 now le off docks cité de la mode et du design

7 pays à l’honneur

Je mise sur le Centre Culturel de l’Ukraine dont l’intitulé de l’expo invite à la poésie : Les vols dans les rêves et la réalité. Ce sera l’occasion de présenter le travail de 6 créateurs du pays.
Ne pas manquer pour autant les échanges avec la Chine (première participation du Centre Culturel Chinois), la Finlande, la Flandres, la République Tchèque, la Lituanie et et le Danemark.

Suivez-moi pendant cette semaine de folie sur @Alexandre_sim @UsofParis, Instagram, Snapchap !

Paris Design Week
du 3 au 10 septembre 2016

Programme complet sur le site officiel : www.maison-objet.com/fr/paris-design-week

SAVE THE DATE / Nocturnes du PDW

Vendredi 2 septembre : vernissages à Saint-Germain-des-Prés
Samedi 3 : vernissages Les Halles, Le Marais et Bastille
Lundi 5 : vernissages Opéra, Étoile et Concorde
Mardi 6 : vernissages Barbès et Stalingrad
Jeudi 8 : soirée officielle de clôture dans le cadre de now! le Off aux Docks, Cité de la Mode et du Design

Affiche Paris Design Week 2016 affiche PDW16 Maison et Objet parcours exposition installation now le off

#CONCOURS

Envie de participer à la soirée officielle de clôture de la Paris Design Week 2016 en direct du now! le Off aux Docks le jeudi 8 septembre 2016 ?

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le bulletin en-dessous.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot.

ATTENTION !! Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes libre à la date proposée afin de laisser sa chance à tous et toutes !

Concours PDW 8 Septembre
Sending

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

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FOOT FORAINE : expo, soccer party et kif @ La Villette

La Villette a la très bonne idée de réunir aussi bien les passionnés de ballon rond que les autres, les étourdis, les rétifs, les très jeunes autour d’une multitude d’activités aussi ludiques, curieuses que décalées, jusqu’au 10 juillet.
L’Euro 2016 ne nous émeut pas plus que ça, mais on a kiffé Foot Foraine. La preuve ! 

Sculpture Alain Séchas exposiiton La Grande galerie de Foot Foraine La Villette Paris Euro 2016 photo usofparis blog

FOOT FORAINE for everyone!

Nous avons écourté une grasse mat pour participer au lancement de Foot Foraine à la Villette, le premier dimanche de juin. Autant vous dire que notre vigueur n’était pas exceptionnelle d’autant plus quand il s’agit, pour nous, d’un sport qui ne nous a pas fait vibrer à part en 1998. On n’est pas insensible non plus ! 🙂

David Beckham posing for pictures II yellow 4 and 2 by David LaChapelle courtesy Galerie Daniel Templon Paris Bruxelles Foot Foraine exposiiton Euro 2016 photo usofparis blog

La Grande Galerie du Foot
Géniale immersion dans une salle carrée dédiée à l’art et au foot, curieux duo ! D’un coup d’œil panoramique, on perçoit l’ensemble des propositions artistiques réunies. Et il faut bien avouer que l’on a été bluffé par l’inspiration que le foot a pu susciter chez nombre d’artistes, dont quelques-uns que nous affectionnons particulièrement.

Idrissa Ndiaye portrait by Kehinde Wiley 2012 courtesy Galerie Daniel Templon Paris Bruxelles Foot Foraine Villette La Grande Galerie exposition Euro 2016
A chacun de choisir son coup de cœur, de passer devant Beckham par Lachapelle sans le reconnaitre, de rire devant le portrait irrévérencieux de son épouse, Victoria. Mais surtout tombez sous le charme du portrait d’un supporter inconnu par le génial Kehinde Wiley d’une exceptionnelle maitrise pour un artiste contemporain.

And Number One was Georgie Best - The Kidd s alright Chris Beas 2013 2008 exposition La Grande Galerie de Foot Foraine La Villette Paris Euro 2016

Autre œuvre incroyable de composition et de réalisme, « le chef-d’œuvre du Red Star », une peinture à l’huile composées de 8 panneaux de bois réalisée par Guillaume Bresson suite à la commande public du club de football parisien du Red Star FC. Une composition qui fixe les joueurs aussi bien sur le terrain que dans les vestiaires.
Et que dire de cette cage de foot baptisée Finale faite d’acier et vitraux imaginée par le génial artiste belge Wim Delvoye et qui nous envoie dans un décor pour le moins inattendu ?

Finale by Wim Delvoye 1990 acier vitraux collection du CAPC Musée d art moderne de Bordeaux Foot Foraine Villette La Grande Galerie exposition Euro 2016

Soccer Party Club 

Le petit a déjà fini son tour ? Et n’est pas sensibilisé par l’art ?
Pas de panique, laissez-le filer pour se divertir sur son terrain de foot virtuel géant. Ça peut donner l’effet d’une boite de nuit ou d’un quartier de Tokyo avec ces écrans multiples, ces effets de lumière, mais votre bambin trouvera forcément manette à sa hauteur pour relever le défi.
Bon à savoir, le jeu se remet à zéro au bout d’une longue plage de partie. A ce moment, les écrans ne sont plus contrôlables et un immense lâcher de ballons de foot vient inonder les écrans, telle une installation artistique.

Soccer Party Club terrain de foot virtuel géant installation Kick Off Super Soccer Pelé Football Grande Halle de La villette Foot Foraine Euro 2016 photo usofparis blog

A la Villette, l’inattendu est partout. Comme dans la galerie des consoles rétro. Ici, on retrouve la sensation de la manette de notre console SEGA, de notre bon vieux Gameboy. Retour en enfance pour tous !

Activités au grand air

Le foot et l’animation se poursuit en extérieur. Des attractions devant la Grande Halle, avec carrousels rétro, village de gonflables, toboggan géants, trampolines. L’éclate peut être totale, à surtout à moindres frais.
Des tournois sont aussi au programme, ainsi que des initiations, retransmissions de matchs et autres ateliers pour jeune public.


FOOT FORAINE
jusqu’au 10 juillet 2016

Exposition à la Grande Halle
du mercredi au dimanche de 14h à 20h

Toutes les infos sur la page dédiée Foot Foraine

La Villette
Métro – Tram – Bus : Porte de Pantin
et Porte de la Villette 

 

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Monumenta 2016 : Huang Yong Ping exalte le Grand Palais !

Il y a des propositions artistiques qui en imposent forcément plus que d’autres par leur taille, leur budget et la frénésie qui emporte aussi bien presse, grand public que réseaux sociaux.
C’est le cas de Monumenta 2016 à la Nef du Grand Palais. Empires de l’artiste Huang Yong Ping captive, intrigue et étonne.

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« Regarde bien parce que tu ne le verras plus jamais »
Ce n’est pas de nous mais d’une visiteuse se retournant pour voir la nef en son entier avant de la quitter.
La durée limitée d’accès à une œuvre est une raison suffisante pour assister à son sacre. Empires est une incroyable installation, par sa conception, ses proportions et le poids que l’on a peine à imaginer.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-vue-générale-en-hauteur-sur-serpent-et-containers-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blogLe texte de présentation parle de « collines » ou îlots de containers, à vous de concevoir votre propre mythologie à la vue de cet ensemble.
Un conseil : prenez le temps de multiplier les points de vue. N’hésitez pas à reculer, à prendre de la hauteur même quand le soleil tape à plein régime sur le verre de la verrière, que des gouttes de sueur viennent à perler sur votre front.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-visiteurs-visitors-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-Nef-photographe-du-squelette-serpent-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog
Il n’y a pas que Daniel Buren qui a joué de la lumière avec son Monumenta en 2012.
Cette année, un rayon révélera les pleines couleurs d’une partie des containers et en dissimulera d’autres, les laissant dans l’ombre. Le squelette du serpent se réveillera aussi au soleil.

Ce voyage à travers cette mer immobile ne se fait pas en un coup de vent, histoire de dire : « je l’ai vue ! »
Il faut prendre le temps de contempler, se laisser transporter, s’assurer du vertige de la pleine hauteur, imaginer les mille voyages que ces containers ont bien pu faire à travers les océans.

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MONUMENTA 2016
Empires de Huang Yong Ping

jusqu’au 18 Juin 2016

Ouverture de 10h à 19h les lundis, mercredis et dimanches.
Nocturne de 10h à 22h tous les jeudis, vendredis et samedis.
Fermé tous les mardis

Nuit européenne des musées samedi 21 mai : toutes les expositions sont ouvertes et gratuites à partir de 20h.
Entrée jusqu’à minuit, fermeture à 1h

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100 % : Le nouveau festival global et explosif @ La Villette

Exposition, théâtre, danse, cirque, performance et balade à travers le parc : c’est toutes les promesses du festival 100 % imaginé par La Villette. Ce nouvel évènement a la volonté d’englober tous les lieux du site afin de mettre en avant des arts pluridisciplinaires.

Image de prévisualisation YouTube

100 % Expo

16 artistes, 17 œuvres, installations, ou performances, 3 lieux.
La pièce maîtresse de 100 % Expo sera bien évidement la Grande Halle de la Villette. Charles Carpopino a créé un parcours parmi des œuvres interactives, plus ou moins technologiques. Petit tour d’horizon.

Une sphère de 3 mètres de diamètre implantée de fusains dans une pièce blanche, voilà ADA de Karina Smigla-Bobinki. Le visiteur est invité à pousser, faire rouler ou simplement jouer avec l’œuvre pour laisser la trace de son passage sur les murs de la pièce : totalement interactif et poétique.

Photo © DR
Photo © DR

Mettez votre casque et plongez dans le virtuel avec The Nail Polish Infern « Born Digital » : immersion totale dans l’univers psychédélique de Geoffrey Lillemon. Déambulez dans l’espace d’exposition transfiguré par les yeux de l’artiste à la rencontre de créatures grotesques ou effrayantes.

Photo © Geoffrey Lillemon
Photo © Geoffrey Lillemon


A Two Dogs Company / Kris Verdonck
propose deux installations dans des styles opposés.
Les neuf boites d’Isos renferment des vidéos 3D, des détails d’une même scène, pensées comme des sculptures virtuelles. Et c’est à vous de réaliser le montage, suivant votre ordre de visionnage, de ces différentes scènes pour réaliser votre propre court-métrage.

Photo © atwodogscompany.org
Photo © atwodogscompany.org

Avec Bogus, c’est le gigantisme qui envahit la Grande Halle. Titillant le faîte du lieu, ces structures gonflables sont des totems symboliques qui sortent avec répétitions de leur boîte. Elles figurent une ville renaissant de ses cendres.

Photo © Anna Scholiers
Photo © Anna Scholiers

Toujours à la Grande halle, Le Fresnoy (Studio National des Arts Contemporain) met en avant cinq artistes pour 100 % Expo.

Lukas Truniger pose ses écrans et haut-parleurs avec Déjà Entendu, une création effectuée à partir de mélodies d’opéra autour du mythe de Faust. Les 102 écrans forment un espace immersif permettant d’explorer la nature rythmique et mélodique du langage.

Photo © Le Fresnoy
Photo © Le Fresnoy

La dernière révolution technologique, l’impression 3D, entre dans l’art. Mais Ludivine Sibelle en inverse le processus. De manière imprévisible l’imprimante de Burn out creuse un bloc de sel pour façonner une sculpture unique et propre au lieu d’exposition.

Photo © Le Fresnoy - Cyprien Quairiat
Photo © Le Fresnoy – Cyprien Quairiat

Après la Grande Halle, poussez les portes du WIP et la Folie L5, plus orientés vers les performances, pour terminer votre exploration de 100 % Expo.

100 % festival Focus sur la danse, le théâtre, et les performances

Le spectacle vivant a une place majeure dans la programmation de la Villette tout au long de l’année.
Voici une petite sélection des spectacles qui nous ont tapés dans l’œil.

Speak Low if you speak Love
Wim Vandekeybus/ Ultima Vez reviennent à La Villette avec un spectacle de danse autour de l’amour. Parmi les clins d’œil et les séquences décalées, on plonge dans tous les états de l’amour.
Mais dans l’amour il n’y a pas que des choses tendres. Le chorégraphe propulse sur scène un ballet passionné, en explorant les tréfonds de ce sentiment.

 Photo © Danny Willems
Photo © Danny Willems

Horror
Méliès, Hitchcock, Kubrick, Carpenter ou Polanski sont convoqués sur scène. Dans cette maison hantée, les objets s’animent, les souvenirs refont surface et l’ambiance s’alourdit. Entre illusion,  humour noir et effets visuels, la compagnie Stichting Pels / Jacob Ahlbom joue de l’épouvante et du gore (parfois) : un spectacle garanti 100 % frissons !
Attention : spectacle déconseillé au moins de 15 ans

Photo © Sanne Peper
Photo © Sanne Peper

Retrouvez toute la programmation, les horaires et tarifs des spectacles sur le site de La Villette.

100 festival la villette grande halle expo exposition danse théâtre cirque paris Blog United States of Paris

100 % Festival

du 22 mars au 10 avril 2016

100 % Expo
Tarif : 8 €  en plein tarif
Accès gratuit pour les détenteurs d’un billet spectacle

La Villette
211, Avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

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Lucien Clergue, les premiers albums : exposition sensible au Grand Palais

Moins connu sûrement que Willy Ronis ou JeanLouis Sieff, Lucien Clergue est tout aussi attachant.
L’écouter décrire sa vie, parler de ses muses, découvrir ses portraits d’enfants, ses gitans de Saintes-Marie-de-la-Mer au Grand Palais et vous tomberez sous le charme de ce photographe discret au regard tendre et inattendu.

Arlequin, Arles, 1955, Atelier Lucien Clergue
Arlequin, Arles, 1955, Atelier Lucien Clergue

Alors que gronde le génie de Picasso Mania à quelques mètres, un autre artiste joue lui les irréductibles. Il faut dire que Lucien Clerque a osé approcher le maître espagnol, alors qu’il était tout jeune photographe. Avec un aplomb rare, il lui présenta ses premières photos.
La curiosité de Pablo a été piquée au vif. Et de cette rencontre, sont nées une couverture de livre et une série de photos de l’espagnol facétieux.

Plaquette "Gitans aux Saintes-Maries-de-la-mer (détail), Atelier Lucien Clergue, collection Bernard Perrine
Plaquette « Gitans aux Saintes-Maries-de-la-mer (détail), Atelier Lucien Clergue, collection Bernard Perrine

Douceur de petites gueules d’anges déguisées en arlequin, violoniste, trapéziste ou autres saltimbanques dans les ruines d’Arles, regard direct posé sur la communauté gitane de Stes-Maries à une époque où tout rapprochement était inconcevable.
La madone gitane réveille les cœurs, le bambin fait fondre.

Née de la vague, Camargue, 1966, Atelier Lucien Clergue
Née de la vague, Camargue, 1966, Atelier Lucien Clergue

A quelques pas de là, une séries de nues féminins aussi audacieux, frais que légers. Rien de scabreux, on sent la jeunesse, la curiosité et l’élégance du regard.

Raie échouée, Camargue, 1965, Lucien Clergue
Raie échouée, Camargue, 1965, Lucien Clergue

Ces ensembles constituent d’albums de jeunesse du photographe. En effet, ce dernier réunissait dans des cahiers souvent recyclés ses tirages.
Ils sont accompagnés d’une interview vidéo de Lucien Clergue et d’une de ses modèles, Wally qui témoigne : « Lucien avait peur de ne pas exister. Sa vie entière a été une lutte pour l’existence. »

Album Nus, Saintes-Maries-de-la-Mer, 1956, Atelier Lucien Clergue
Album Nus, Saintes-Maries-de-la-Mer, 1956, Atelier Lucien Clergue

On apprend dans le long et passionnant entretien du photographe, entre autres, que le trio de créateurs qui l’ont inspiré est : Bach, Picasso et Weston, qu’il a « massacré les sonates de Bach au violon pendant 6 mois ! » et que ça lui a beaucoup appris, et que son livre, Corps mémorable – l’ouvrage le plus vendu du photographe et toujours réédité, depuis 1957 – n’a jamais souffert de la censure pourtant forte à l’époque. Son éditeur espérait que le livre soit saisi pour faire un coup publicitaire. Ca n’aura pas empêché son succès.

La scénographie signée d’un autre Arlésien, Christian Lacroix, accompagné de François Hébel est molletonnée (regardez la moquette !), et privilégie l’espace et la déambulation pour éviter la saturation devant les tirages originaux.

Entrée exposition photo Lucien Clergue Les premiers albums Grand Palais galeries nationales poret H photo united states of paris blog

Exposition Lucien Clergue, les premiers albums

jusqu’au 17 février 2015

au Grand Palais – Galerie sud-est
Entrée Porte H
avenue Winston-Churchill
75008 Paris

de lundi au dimanche de 10h à 20h
nocturne le mercredi jusqu’à 22h
fermé le mardi

Commissaires : François Hébel et Christian Lacroix

Exposition organisée par la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais et l’Atelier Lucien Clergue

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Expo : le Musée Guimet lâche ses « Tigres de papier »

Pour célébrer le 130ème anniversaire des relations diplomatiques franco-coréennes, le musée national des arts asiatiques Guimet (MNAAG) met la Corée à l’honneur. Parmi les trois expositions présentées à cette occasion, Tigres de Papier propose un voyage pictural dans l’art d’un pays encore peu connu en France.

Photo © Musée Guimet - Thierry Ollivier
Photo © Musée Guimet – Thierry Ollivier

On l’ignore souvent, mais le musée Guimet conserve la plus grande collection consacrée aux arts asiatiques en Europe. De ce fonds artistique incroyable, 130 œuvres ont été extraites pour célébrer les 130 années écoulées depuis la mise en place des relations diplomatiques entre la France et la Corée.
Lees 130 œuvres de l’exposition Tigres de papier retracent l’univers décoratif de la péninsule, du 14e au 20e siècle. Peintures, paravents, céramiques, jarres et mobiliers, toutes les facettes de l’art pictural coréen est exposé en trois périodes: l’âge d’or aux 15-16e siècles, les Lumières aux 17-18e siècles, la voie coréenne aux 19-20e siècles. Les paysages, le bestiaire et l’imaginaire suit alors une évolution qui se veut chaque fois plus moderne et distincte de ses voisins.

Faire vivre ses traditions

Difficile pour cette petite langue de terre d’exister à côté de ses imposants voisins. La Corée a longtemps vécu dans l’ombre de la Chine et du Japon. Les religion et philosophie communes (le bouddhisme et le confucianisme) ainsi que les invasions successives n’ont toutefois pas eu raison de l’identité artistique des peintres du pays. L’œil de l’expert en art asiatique y verra également les liens et les différences qui existent entre le Japon, la Chine, la Corée et l’Occident. La Corée n’ayant en effet pas échappé à une vision du monde modelé par l’esprit occidental dominant.

Photo © Musée Guimet - Thierry Ollivier
Photo © Musée Guimet – Thierry Ollivier

Il n’y a qu’à voir comment sont représentés les animaux fantastiques comme le dragon ou la tortue. Ou encore les fables populaires, subtilement évoquées dans des scènes de genre et des cérémonies uniques dans l’aire asiatique. Ces liens communs avec la Chine se démarquent grâce à des couleurs chatoyantes, un trait simple et épuré, de l’humour parfois et une calligraphie résolument originale. La salle dédiée à cette dernière est par ailleurs un véritable régal !

Tigres de papier cinq-siecles-de-peinture-en-coree Musée Guimet exposition expo Blog United States of Paris

Tigres de Papier, cinq siècles de peinture en corée
jusqu’au 22 février 2016

Tous les jours (sauf le mardi) : de 10h à 18h

Musée Guimet
6, place d’Iéna – 75016 Paris

by Joël Clergiot

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Exposition Tu dois changer ta vie ! en 2 oeuvres #RLille3000

Au 2e étage du Tri Postal, après avoir pris en pleine face la révélation de la scène contemporaine coréenne, l’exposition Tu dois changer ta vie ! orchestrée par Fabrice Bousteau (directeur de la rédaction de Beaux Arts Magazine) nous embarque dans une exploration intense de multiples interrogations autour de la renaissance. Le titre est un emprunt au philosophe Peter Sloterdijk qui nous invite sans attendre à une meilleure connaissance de soi. 

Parmi la trentaine d’artistes (Philippe Ramette, Winshluss, Sacha Goldberger, Michel Blazy…), de disciplines aussi diverses que la photo, le film animé, la sculpture que des compositions aux touches (ou bâtonnets) à parfum, deux créateurs nous ont stoppé dans notre course contre la montre au cours de la visite de presse.
Et deux palettes chromatiques.

Détail danseur Entomogrotte stellaire 2015 by Julien Salaud installation in situ Tripostal Lille 3000 renaissance exposition Tu dois changer ta vie urateur Fabrice Bousteaujpg
Entomogrotte stellaire, 2015, Julien Salaud

Premier stop qui nous a éloignés du curateur de l’exposition : Julien Salaud. Un artiste qui nous fascine toujours autant et pour cause : sa maitrise du tissage de fils de coton blanc est assez impressionnante.

Entomogrotte stellaire 2015 by Julien Salaud installation in situ Tripostal Lille 3000 renaissance exposition Tu dois changer ta vie danseur squelette
Entomogrotte stellaire, 2015, Julien Salaud
Détail Entomogrotte stellaire 2015 by Julien Salaud installation in situ Tripostal Lille 3000 renaissance exposition Tu dois changer ta vie papillon humain et araignée
Entomogrotte stellaire, 2015, Julien Salaud

Cette création, Entomogrotte stellaire, est sorte de caverne hallucinatoire où animaux, figures humaines, toiles d’araignées nous happent sans autre effet que la lumière noire révélatrice. La teinte bleutée ferait penser à une boite de nuit, mais ici la danse est sur les murs. Et les perceptions ne sont pas immédiates. La densité se révèle à mesure que le regard balaie l’ensemble, revienne sur des détails et oublie tous ses voisins.

The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse
The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse

La deuxième salle offre un ballet d’images assez incroyables. Fabrice Bousteau nous avait prévenus : le film de Richard Mosse a une réelle emprise sur les visiteurs. Il nous a fallu un retour dans la salle loin du groupe pour apprécier, comprendre et saisir l’intensité de ces images dont les couleurs sont aussi inhabituelles que subjuguantes.
Il ne s’agit pas d’un nouveau filtre Instagram, encore moins d’images de vacances.

Landscape The Enclave 2012-2015 by Richard Mosse Jack Shainman Gallery exhibition expo Tu dois changer ta vie Tripostal Lille 3000 Renaissance curator Fabrice Bousteau
The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse

Le travail du photographe et vidéaste revient sur le conflit qui déchire la République Démocratique du Congo depuis 1998. Militaires, familles déplacées se trouvent sinon magnifiés, transcendés par le paysage teinté d’une couleur rose. La technique de colorisation résulte de l’utilisation d’une pellicule photo infrarouge des années 40 par Kodak.

The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse
The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse

Le contraste entre l’horreur (des corps abandonnés sur les bords de route, des militaires armés) et la beauté de ces images inédite captive plus que de raison.
Difficile de s’extraire de cet ensemble d’écrans où notre regard est libre de fixer, comme d’opérer un ballet incessant pour qu’aucune image ne vous échappe.

The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse
The Enclave, 2012-2015, Richard Mosse

Beaucoup d’autres expériences (visuelles, physiques que sonores) sont à expérimenter.

Exposition Tu dois changer ta vie ! 

jusqu’au 17 janvier 2015

du mercredi au dimanche de 10h à 19h
fermé le lundi et le mardi

au Tri Postal
Avenue Willy Brandt
59000 LILLE

dans le cadre de Lille 3000 Renaissance 

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Paravents de Georges Rousse : audace à La Conciergerie

Nouveau jeu de perspectives à Paris après l’invasion cet été des formes colorées de l’artiste Felice Varini à la Villette. C’est au tour de Georges Rousse d’inviter les visiteurs à une expérience visuelle à travers l’oeuvre réalisée in situ, Paravents, dans la salle des Gens d’armes de La Conciergerie

Un seul point de vue possible pour apprécier en son entier la composition de la barre rouge sur fond blanc. Deux pas en avant ou trois en arrière et la figure centrale devient bancale.
Et pour la pleine perception, votre meilleur allié sera un appareil photo permettant une vision plus large que la vôtre.

Paravents point de vue unique sur installation de l artiste photographe plasticien Georges Rousse à la Conciergerie centre des monuments nationaux photo by united states of paris blogL’installation joue le plein contraste avec le lieu qui l’accueille. Les courbes des voûtes s’opposent à la régularité des morceaux de bois. Le duo rouge et blanc s’impose face à la pierre qui finalement s’incline.
Comme le confirmait l’artiste lors du vernissage, la conception de cette oeuvre a pris en compte la totalité de l’espace. Et c’est aussi intéressant de s’attarder sur les éléments disloqués à cause de nos déplacements.
Les perspectives sur cette salle historique se trouvent bouleversées, restructurées, invitant à concevoir de nouveaux points de vue et un tout autre rapport à la proposition du plasticien français.

Paravents perspectives installation de l artiste photographe plasticien Georges Rousse avec voûtes de la Conciergerie centre des monuments nationaux photo by united states of paris blogLe montage de Paravents aura nécessité 3 semaines de travail sur place pour l’artiste et ses collaborateurs. Photos, esquisses, aquarelles avec notes de couleurs ont permis, au préalable, à appréhender au mieux le lieu avec la réalisation.

Paravents détails et voûtes installation de l artiste photographe plasticien Georges Rousse à la Conciergerie centre des monuments nationaux photo by united states of paris blogA votre tour de redécouvrir ce lieu historique de la capitale avec un regard inédit grâce à l’audace du Centre des monuments nationaux a l’initiative de cette proposition artistique.

Paravents
installation de Georges Rousse

jusqu’au 29 novembre 2015

à la Conciergerie
2, boulevard du Palais
75001 PARIS

Horaires : ouvert tous les jours
de 9h30 à 18h

#Bonplan : gratuité le 1ers dimanche de chaque moi.

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TAKE ME I’m yours à la Monnaie de Paris : expo jubilatoire !

Ludique, déroutante, emballante, barrée, tous les adjectifs sont bons pour décrire Take me (I’m yours) à la Monnaie de Paris. Pour autant, il ne s’agit pas d’une déclaration d’amour, mais bien d’une proposition artistique décapante : l’oeuvre n’est finalement pas tout à fait celle qui est exposée ; elle prendrait tout son sens une fois dans votre sac, de retour chez vous. Une expérience à ne surtout pas visiter seul(e).
Attention : pleines performances du 22 au 24 oct à l’occasion de la Fiac.

Dispersion, 1991-2015, Christian Boltanski
Dispersion, 1991-2015, Christian Boltanski

Dans la suite logique de la précédente exposition consacrée à l’artiste belge méconnu mais génial, Marcel Broodthaers, la Monnaie de Paris malmène une nouvelle fois nos certitudes en matière d’art contemporain en recréant une expo culte née à la Serpentine Gallery à Londres en 1995. A l’origine, deux artistes Christian Boltanski et Ulrich Obrist, conçoivent un parcours où il est exceptionnellement possible de toucher les oeuvres et, plus surprenant, d’en emporter des bouts.

Postcards, Hans-Peter Feldmann
Postcards, Hans-Peter Feldmann

Des 12 artistes exposés à Londres et présents pour cette recréation, 32 nouveaux viennent composer un générique impressionnant de noms. Gilbert & George, Yoko Ono, Fabrice Hyber, Bernard Lavier, Fabrice Hyber, Douglas Gordon. Et une nouvelle commissaire, Chiara Parisi, vient participer à la mise en scène de cet ensemble hétérogène dans les salles de la Monnaie de Paris.

Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono
Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono
Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono
Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono

Ça déborde de partout !
Les oeuvres se sont exceptionnellement répondues dans l’ensemble de la Monnaie de Paris : Wish Tree (arbre à souhaits) de Yoko Ono dans les escaliers – messages amusants, touchants et décalés à lire par tous et toutes -, un oeuf sur les marches, un distributeur de lots à l’entrée des toilettes, sans oublier une montagne de cartes de visite noires dans un étroit couloir.

The Banners, 2015, Gilbert & George
The Banners, 2015, Gilbert & George
Untitler Revenge, 1991, Felix Gonzalez-Torres
Untitler Revenge, 1991, Felix Gonzalez-Torres

Take me (I’m yours) est une fête foraine d’un nouveau genre et en intérieur.  Rien n’est tout à fait sérieux si ce n’est le nom des artistes présentés. Croiser un bac à badges God save the Queen ou un carré composé de bonbons à la menthe au milieu d’une pièce peut prêter à sourire. Il faut savoir aussi observer : est-ce que les autres visiteurs se contentent d’un badge ou d’un bonbon ou sont tentés d’en prendre plusieurs ? Et vous ? Comment réagirez-vous face à la prolifération de certaines pièces ?

Sans titre, 2015, Daniel Spoerri
Sans titre, 2015, Daniel Spoerri

Et comment résister au squelette comestible de Daniel Spoerri ? Ces petits bouts d’os au sucre et pâte d’amande nous font entièrement relativiser notre propre fin.

Sans titre, 2015, Pawet Althamer
Sans titre, 2015, Pawet Althamer

Il faut savoir laisser aussi
Tout n’est pas à récupérer dans votre grand sac en papier signé Boltanski. Il est aussi question de troc avec un atelier pratique, dès votre arrivée à la billetterie. L’institution parisienne étant un lieu de production de pièces, il est donc normal de réaliser la vôtre. Et votre inventivité sera récompensée !
L’achat : si vous souhaitez repartir avec l’écu original aux faces bicolores conçu par Fabrice Hyber.

Free Store, 2009-2015, Jonathan Horowitz
Free Store, 2009-2015, Jonathan Horowitz

Et enfin, le don. C’est aussi très inhabituel. Il ne s’agit pas ici de participer à une campagne de don pour l’acquisition d’une oeuvre comme cela se fait avec de grands musées comme le Louvre ou Orsay, mais bien de laisser un objet dans un des salons à l’invitation de l’artiste Jonathan Horowitz.
Le jour de notre visite, les visiteurs n’avaient pas été d’une générosité folle : ticket de métro, mouchoir avec empreinte de rouge à lèvres, peigne. Il est arrivé que l’équipe d’accueil aperçoive un casque de moto ou encore plus impressionnant : une machine à écrire. Un acte totalement prémédité !

Beaucoup d’ordres propositions et installations originales sont à découvrir. Ne tardez pas : tout doit disparaitre !

Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono
Wish Tree, 1990-2015, Yoko Ono

TAKE ME (I’m yours)
sous le commissariat de Christian Boltanski, Hans Ulrich Obrist et Chiara Parisi

jusqu’au 08 novembre 2015

à la Monnaie de Paris 
11, quai de Conti
75006 PARS

ouverture : tous les jours de 11h à 19h
nocturne le jeudi jusqu’à 22h

Avant votre visite, téléchargez l’application mobile !

Du 22 au 24 octobre, à l’occasion de la FIAC 2015, de nombreuses interventions au programme !!

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