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Rock en Seine 2018 : éblouissants Macklemore, Justice, Mashrou’Leila

Rock en Seine 2018 J3 / D3
Alors que Macklemore célèbre sa dernière date européenne en famille, Justice fête ses 10 ans de zik lumineuse.
Les Australiens particulièrement barrés de Confidence Man ont excité les festivaliers de Rock en Seine.
Mashrou’Leila a offert ses délicates mélodies pour une transe orientale et métissée.
Wolf Alice a elle montré toute sa puissance vocale.

MacklemoreMacklemore

Macklemore, the last show

Bien sûr, Macklemore en fait des tonnes. Trop de franges à sa veste noire puis son gilet rouge, une chemise à rayures verticales qui fait mal aux yeux, des changements de costumes à chaque chanson comme Lady Gaga, des sauts sur scène et des caisses sur « Paris my favorite city in the world… blabla».
Des jets de flamme aussi.

MacklemoreMacklemore

Et on a versé dans la guimauve quand il a exhibé l’amour de sa vie sur scène, sa très jeune fille qui n’a pas du comprendre où elle était vu son jeune âge.
Mais si on accepte que c’est un showman, alors ça passe. On est prêts à tout accepter, ses plus grands délires, son sourire ultrabright et son brin de mégalomanie. Il nous a fait penser à Jared qui s’est produit ici-même la veille.
L’énergie de Macklemore est telle qu’on se trouve emporté, soulevé. Quand les premières notes de Can’t Hold us se font entendre c’est le feu au festival.
Et puis nous aussi on veut se déguiser, partager son délire et aussi ses dollars.

Justice 10 ans, waouh!

Show spectaculaire avec force de lumière, de fumée, d’effets visuels et de beats pour fêter les 10 ans de Justice. Les enceintes Marshall ont été installées en nombre pour servir la set-list délirante des DJ.
Certains trouveront le son un brin bourrin, d’autre s’éclateront comme des fous pour un dernier délire collectif avant la reprise.
Justice est grand, brillant et toujours aussi intense.

Confidence Man :

Le batteur et le clavier ont bien du mérite de jouer torse poil, en boxer et masqués d’une voilette noire. Toute l’attention doit être centrée sur les deux membres charismatiques de Confidence Man. Et ils font un max pour se faire remarquer ces deux-là. Mini-short qui frôle presque l’indécence pour Sugar Bones, jupe moulante pour Janet Planet. Et ils se déhanchent, gesticulent, changent de costumes.
L’attention est donc à son comble pour le public qui se défoule avec l’électro barrée du duo. Les titres des australiens sont imparables pour décharger toutes les tensions.

Mashrou’Leila, la poésie pure

J’ai mis 10 ans pour voir le groupe sur scène. Je ne suis pas si déçu que ça de les découvrir sur scène seulement en 2018.
Mashrou’Leila a un charme fou musicalement et physiquement : le Liban dans le sang et la chair. Et qui a vu un violoniste aussi musclé que Haig Papazian ?


Hamed Sinno, le chanteur, apparaît réservé et au fil du temps, de ce que lui renvoie le public, il commence à danser, à se laisser bercer par le public face à lui.
Les chansons ont toutes une orchestration vibrante, une émotion qui se ressent malgré l’incompréhension de la langue.
Le titre Roman me fait toujours l’effet d’une transe incroyable. Et c’est encore plus fort en live.

Wolf Alice bad girl rockeuse

De loin, il y aurait un mix entre Kirsten Stewart dans la silhouette ou le profil et de feu Dolores O’Riordian, chanteuse de The Cranberries.
Ellie Rowsell offre à la fois une frimousse douce tout en pouvant décharger un gros lot de fureur à travers le micro.
Ses partenaires de jeu tous masculins ne sont pas effacés pour autant. Le guitariste et le bassiste sont capables d’autant d’éclats et de force pour imposer le rock nerveux de Wolf Alice.
A noter quand même un fashion faux pas : le soutien-gorge noir sous nuisette blanche.

Rock en Seine 2018 c’est fini.
See you in 2019!

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Rock en Seine 2018 : passion Thirty Seconds To Mars, Liam Gallagher & Anne Calvi

Rock en Seine 2018 J2 / D2.
Thirty Seconds to Mars a drainé un grand nombre de fans voués au culte Leto. Fascinant !
Grosse attente pour le retour de Liam Gallagher sans son frère, donc sans embrouille possible d’avant concert. #bonheur 
Anna Calvi a aussi ses admirateurs, plus discrets mais tout aussi passionnés. 
A leurs côtés, Cigarettes after sex, SG Lewis et The Psychotic Monks. 

Thirty seconds to marsThirty Seconds to mars

Thirty Seconds to Mars : Jared Leto is the new guru

Jared Leto a fait une promesse : qu’il n’oublierait jamais cette date de sa vie.
Difficile aussi pour nous d’oublier un show pareil qui frise la démesure avec une audace incroyable.

Certaines mauvaises langues disent que le beau Jared s’est habillé dans le rideau de sa grand-mère, ses franges aux bras frisant le ridicule. D’autres voient plutôt une apparition papale avec ses gants de strass, la longueur de sa tunique. Voire une figure christique dans le profil du chanteur avec ses cheveux longs.

Thirty Seconds to Mars

Il y a forcément du second degré dans ce grand show que Jared Leto mène comme un gourou d’une secte surexcitée et prête à tout pour l’approcher et obtenir une grâce (?).
Il bouge en continu sur scène – les photographes ont eu un mal fou à le saisir pendant les 2 premiers titres -, lève les bras, demande à la foule de porter son prochain sur ses épaules.
Les titres de Thirty Seconds to Mars sont taillés pour exalter, défouler, transcender le public. Les néophytes qui ne connaissent rien au culte Leto peuvent même prendre du plaisir.
Son show est digne d’une performance d’acteur, il est totalement habité par sa musique, sa proximité avec son public, les réactions qu’il arrive à faire monter de la foule. Son sourire prouve qu’il est au comble du plaisir et aussi de l’amusement.

Jared Leto est prêt à tout pour combler ses fans. Il fera monter au moins une cinquantaine de personnes sur scène pour un final mémorable. Lâcher de confettis, fumée.
Il faut vraiment voir Thirty Seconds to Mars une fois dans sa vie pour le croire.

Thirty Seconds to mars

The Psychotic Monks « not again »

Dernières paroles du concert répétées à l’envi : « Not again ».
C’est ce que j’étais tenté de dire au sortir du live tant la performance était ardue.
Mon voisin m’a lancé The Who comme référence possible pour comprendre la musique et la performance live de The Psychotic Monks. Il n’a pas tort.
Le chanteur se convulse avec sa guitare, il malmène le pied de son micro. Ses partenaires de scène se secouent aussi frénétiquement.
La bande son que produit The Psychotic Monk est âpre, brute et perchée.
Mon voisin de résumer : « Pour un bad trip dans le noir, en mode dépressif, c’est parfait ! » Je partage son avis.

Un DJ mimi nommé SG Lewis

Le DJ SG Lewis égaye l’après-midi des festivaliers avec son électro emballante. Accompagné de deux chanteurs, il offre une série de titres so summer. On se voit encore en maillot, sur la plage.
La température, elle nous remet vite dans la réalité. Le petit 20 degrés nous éloigne encore plus de nos vacances.
Le DJ producteur anglais ne cache pas sa joie d’être de retour à Paris.

La trop grande douceur de Cigarettes after sex 

Pour une sieste, un petit coup de planeur sur l’herbe jaunie, Cigarettes after sex livre la bande son idéale.
Le soleil dans le dos chauffe suffisamment pendant le live pour ne pas s’endormir totalement.
On aimerait bien sûr plus de fougue mais les chansons ne le permettent pas.
On se prend à se demander s’il ne vaut mieux pas finalement écouter les albums chez nous plutôt que de voir le groupe en concert et en noir et blanc (demande du management).

Oh Anna Calvi!

Toute de noir vêtue chaussée de bottines blanches – cette faute de goût n’est pas validée par un membre d’UsofParis, Anna Calvi réapparaît sur la même scène où je l’avais découverte, il y a 7 ans.
On devine un bustier noir sous sa veste, ce qui donne encore plus de glamour à son apparition scénique.
Bien sûr, Anna Calvi a changé. Elle a délaissé sa blondeur angélique pour un brun hardant et qui contraste parfaitement avec le rouge vif de ses lèvres.
Mais elle est toujours aussi douée pour subjuguer de sa voix et de son rayonnante maîtrise de la guitare.
Ses nouveaux titres sont sans doute un peu moins accessibles mais ils opèrent quand même un énigmatique tourbillon musical qui emporte.

Liam Gallagher, le retour du roi

Définitivement plus couillu et charismatique que son frangin Noel vu en solo à Lollapalooza, Liam Gallagher n’a rien perdu de sa superbe avec le temps.
Égal à lui-même, provocant, quasiment incompréhensible quand il parle au public, on le retrouve presque tel qu’il était à l’époque brit pop, Oasis.
Liam se souvient même que c’est ici même qu’a eu lieu le dernier fight avec son frère conduisant à la fin d’Oasis, en coulisses juste avant le show.
Ne manquant pas d’humour, il dédiera une chanson à son frérot : Champagne Supernova.
Bref, on est content de le retrouver, d’autant plus quand on connaît son caractère et qu’il serait encore capable d’envoyer chier un festival entier.
Il nous permet de renouer avec les tubes du passé (Wonderwall, Don’t look back in anger… ) , tout en découvrant ses titres en solo qui ne manquent pas absolument pas de puissance.

Rock en Seine 2018 c’est pas fini ! Encore un jour de concerts ce dimanche.

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Rock en Seine 2018 : génie de The Liminanas, Nick Murphy & First Aid Kit

Rock en Seine 2018 J1 / D1 en version fraicheur après la canicule. Le soleil se joue des festivaliers, un thermomètre qui nous ferait passer direct dans la case automne.
J1 avec un beau cast : une révélation Terrenoire, le girl power de First Aid Kit, l’étrangeté de Dirty Projectors, Stefflon Don une Anglaise distinguée, Nick Murphy classe à mort, The Liminanas « oufissime ! ».
Report presque complet avec un peu de rap.

Rock en Seine 2018

Rock en Seine 2018

Terrenoire, fratrie envoûtante

Théo (claviers) et Raphaël (chant), les frères stéphanois jouent la gémellité, même coupe de cheveux, même combo t-shirt blanc, jean noir.
Le projet Terrenoire a moins d’un an. Ce n’est pas pour autant que le duo manque d’assurance. Un clavier, deux voix, des textes qui font sens et une musique à la fois pop, electro, métissée de plein d’influences.
Les frères chantent des sortes de mantras : Vas-y saute ou Lâchons prise.
Mais aussi l’amour, comme avec un de mes titres préférés, La PianisteJ’aime une musicienne ») et ce Cœur en latex pour signifier le cœur paralysé sont deux belles pépites.

Rock en Seine 2018 Rock en Seine 2018

First Aid Kit, des suédoises en majesté
Merci Télérama Sortir. Si je n’avais pas lu l’édition de la semaine, je serai passé à côté des sœurs suédoises.
First Aid Kit ce ne sont pas que des ballades, il y a aussi de la fougue.
La preuve en trouvant des fans de Linkin Park au 1er rang du concert.
Le duo enchaine une série de titres au charme certain, qui nous emportent et prolongent nos vacances.
La cover de Kate Bush avec non pas une mais deux voix d’anges finit de nous lier à ces girls à l’accent anglais si parfait.

Rock en Seine 2018

Dirty Projectors : le groupe bizarroïde de Rock en Seine 2018

Groupe très étrange. Le chanteur n’a ni une voix de dingue, ni un charisme à faire tomber. Le batteur a la mèche collante sur le front, #passexy. Le bassiste barbu poivre et sel est lui mignon et souriant.
On ne voit pas trop de rapport entre les différents membres, à part qu’ils soient dans le même groupe.
La rythmique des chansons est très répétitive – l’effet lancinant en plus.
Mais ce n’est pas dansant pour autant.
Il ne semble pas y avoir de refrain. Il faudrait toutefois une seconde écoute.
On se prend à apprécier cette curiosité et pour savoir où va nous emmener Dirty Projectors.

Rock en Seine 2018

Stefflon Don envoie du lourd

La Balenciaga addict varie les plaisirs. Elle balance du texte de bourrin avec des « pussy » et d’un coup elle devient plus sensible.
Il est assez troublant de découvrir Stefflon Don sur une scène. D’une part, parce qu’elle en impose et qu’elle n’a pas froid aux yeux. D’autre part, ses photos promo sont tellement retouchées qu’elles ne sont plus du tout contractuelles par rapport à l’original.

Rock en Seine 2018
Le côté cash, un peu lourd, la main qui descend sous la banane finit par ne plus agacer. Ça fait partie du package rappeuse anglaise new generation.

Rock en Seine 2018

Nick Murphy, ce mec est génial !

Une sorte de nonchalance à la Liam Gallagher – quand il met les bras dans le dos – court-circuitée par une maîtrise des instruments et un charisme diabolique.
Nick Murphy joue de ses mains, sur le micro, sur le clavier et de son image aussi. Le chanteur a soigné son style pour jouer le dandy from Melbourne.
Reste une coupe de cheveux que l’on a du mal à valider.
Le live de Nick Murphy est un foisonnement de sources d’extase. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai été autant magnétisé. Rien d’explicable au fond, la musique capte, attrape les tripes. Nick opère une danse musicale qui frôle le génie. A écouter d’urgence : Missing Link.

Rock en Seine 2018

The Liminanas culte à mort

L’idée brillante du live: un danseur, qui se dandine plus qu’il ne danse vraiment, en costume et cravate. Un côté rétro Deschiens charmant. Le décalage est génial.
Rien n’est vraiment sérieux avec The Liminanas, que ce soit la maîtrise de l’anglais des chanteurs qui les accompagnent, la couleur de cheveux hardante de Madame à la batterie, la longueur de barbe de monsieur à la guitare.
Et puis surprise, Emmanuelle Seigner qui vient chanter mais qui n’a qu’une bribe de voix.
Des paroles naïves, des refrains entêtants et un rythme enfiévré.
On aime à la folie The Limninanas !
Un photographe à la sortie du concert : « Oufissime, il y avait un mur de son ! Ne serait-ce que pour ça, ça valait le coup de venir ! »

Rock en Seine 2018

Seule erreur de parcours de la journée 1 de Rock en Seine 2018 : Josman qui se croit sinon subversif tout du moins ultra cool en arrivant sur scène un joint à la main.
On le remercie d’avoir invité des potes à foutre le bordel car son jeu de scène est très limité. Dans la catégorie fumeurs de weed, nos préfères restent PNL, bien que leur live était mou du genou. Le cloud rap peut avoir ses limites.

Rock en Seine 2018 continue encore samedi et dimanche avec du très beau son ! 

Rock en Seine 2018

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Lollapalooza Paris 2018 : Years and Years à la folie, The Killers grandiose !

Pleine chaleur, coups de soleil, crème solaire et hydratation au max pour le J2 de Lollapalooza Paris.
Et des lives puissants comme ceux de The Killers, Years and Years et Dua Lipa.
Alors que Damon Albarn s’essouffle un peu certainement à cause de la tournée des festivals.
Et un raté, sans gravité : French Montana.

Years and Years

BB Brunes éternellement jeunes

Une fille à oreilles de lapine, des mecs torse poil chantent à tue-tête : « tu es plate comme une affiche au mur ! »
BB Brunes traversent les générations, de ma mère, en passant millennials et moi.
La fougue du groupe a toujours autant d’emprise sur la foule. Les festivaliers sautillaient de plaisir et couraient dès qu’ils entendaient un tube de jeunesse pour se rapprocher de la scène.

French Montana

French Montana bourrin

Une DJette fait monter le son avant l’entrée de French Montana, qu’elle surnomme Frenchie alors qu’il n’a absolument rien de français dans son pedigree.
Explosion, le rappeur évite le bord de scène à cause des effets pyrotechniques. Ce serait dommage de mourir jeune.
Le set est bourrin à mort avec les jets de flamme et de fumée, des effets sonores de cornes de brume – qu’on entend plus souvent dans un stade de foot. Le trentenaire convoque Nirvana et d’autres sons cultes pour masquer le manque d’inspiration.
Un seul titre sauvera le set : Unforgettable que j’ai écouté à l’usure.

Dua Lipa: Kiss me!

Une entrée à la Madonna avec un message oral sur une intro musicale. Grands coups de batterie, Dua Lipa débute la chanson en coulisses. Les photographes sont mis à l’écart et ne saisiront que son profil gauche.
La chanteuse a un petit côté Victoria Beckham en mode brunette fatale, levant la main gauche en chantant ou remettant sa mèche en place. Classe !
L’Anglaise est tellement heureuse qu’elle pleure des larmes de joie – elle a bien précisé que ce n’était pas de la sueur. Les artistes anglo-saxons ont toujours tendance à en faire un chouilla trop.
La pop de Duo est prenante et donne envie de se trémousser même si on a passé l’âge pour ses bleuettes. Be the one est imparable. J’ai vu des barbus chanter le refrain de No Godbye. One Kiss de Calvin Harris a fini d’exhaler le public.
Une fan tend un panneau : Kiss me! Il ne semble pas qu’elle ait eu ce qu’elle voulait.

Stereophonics : les beaux quadras

Kelly Jones affiche un visage peu marqué malgré les tournées, l’âge. On a un doute en revanche sur la couleur de cheveux, il y a un reflet qui fait penser à une légère coloration. Richard Jones, le bassiste tatoué des avant-bras, semble le plus heureux du band affichant un beau sourire à destination du public.
Si les derniers titres ont du mal encore à convaincre, sans doute parce que peu connus, entendus, Only One Night, Maybe Tomorrow nous font palpiter le cœur avec bonheur.

Years and YearsYears and Years

Years and Years: high sensuality

Explosion de cris à l’entrée sur scène du charismatique Olly Alexander.
Le chanteur de Years and Years offre un duo tactile et sensuel avec un danseur sur Sanctify.
Take Shalter fait soulever les bras. De nouveaux danseurs viennent fouler la scène sur Shine, chorée toujours très langoureuse.
Le soleil de fin de journée en pleine face, Olly transpire à grosses gouttes mais continue de sourire et de saluer ses fans.
Il remarque des « cute people in the audience!, avant de rajouter : « Paris ne déçoit jamais ! »

Years and Years

La plupart des chansons de Years and Years sont taillées pour le clubbing comme Hallelujah qui est sur le dernier album du groupe, Palo Santo, comme All for you.
Le show est génial, jeune, généreux, léger et finit en apothéose avec King.

The Killers – Las Vegas

Brandon Flowers, le tombeur aux dents ultra bright a un sourire de dingue.
Le King Presley se serait-il réincarné en lui ? En tout, il y aurait une filiation dans le kitsch assumé comme ces revers de veste colorés et pailletés avec palmiers, ces chaussures à talonnettes – le trentenaire fait 1m78, c’est pas la cata non plus.
Shine of light
Quel bonheur de réentendre Somebody told meRead my mine, When we are young, Mr. Brightside, Human… Des tubes qui font sautiller les gars amoureux qui chantent à tue-tête.

Shot at the night. Autour de moi, les mecs embrassent leur copine, sont attentionnés, joueurs, mimi aussi torse poil ou chemise ouverte.
Des confettis bleus, blanc, rouge, c’est le 14 juillet avec les Américains !

Scène culte aussi avec un jeune fan qui monte sur scène pour accompagner le groupe sur un titre. Brandon est tout sourire, il n’en revient pas de la dextérité de François.
C’est définitivement le champion de Lollapalooza Paris 2018.
On n’aura jamais vu un chanteur aussi heureux que Brandon aujourd’hui. Incroyable élan pour le public, de tout donner comme une dernière ou une renaissance.
Il a offert un show de festival vraiment grandiose.

Rendez-vous à Lollapalooza Paris 2019 
#cantwait

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Lollapalooza Paris 2018 : adorable Zara Larsson & Lil Pump bad boy

Exceptionnellement, focus sur les concerts de l’après-midi du premier jour du festival Lollapalooza 2018 à Paris.
Report des lives des artistes qui ouvrent le festival, ceux qui assurent le show sans trop de jeux de lumières pour cause de lumière du jour, avec le soleil qui chauffe. Et qui chantent avec assurance alors que les festivaliers arrivent tout juste, prennent le pouls avant de surchauffer avec les têtes d’affiche comme Kasabian et Depeche Mode.
De la musique pour tous les goûts avec Zara Larson, Lil Pump, Black Rebel Motorcycle Club et Kaleo.

LollapaloozaLollapalooza

Zara Larsson, la pop qui pétille 

Zara Larson est pétillante à souhait avec son deux pièces griffé à ses initiales. Elle chante et danse l’amour, affole les jeunettes et attise l’attention des boys. La Suédoise offre une pop estivale, parfaite en mode plein air, tout aussi attachante que celle de Katy Perry.
La chanteuse Alma qui a assuré le premier concert du Lollapalooza Paris 2018 est sortie des backstages avec sa team pour danser à la fin du set. Elle a fait quelques selfies avec les festivaliers qui la reconnaissaient.

Lollapalooza

Bad boy nommé Lil Pump

Lil Pump se fait désirer, très désirer, plus de 25 minutes d’attente. Son DJ balance les beats en continu, avec un sigle @ThaLightsGlobal qui tourne en continu sur le grand écran. Les fans de Depeche Mode qui sont déjà en place contre les barrières de sécurité endurent comme ils peuvent.
Coups de flingues à son entrée, le Gucci addict est surexcité. Les bras se lèvent. Les fans ont déjà pas mal pogoté avant son arrivée. Et là, ça sursaute de partout.
L’Américain se met à l’aise pour fendre la foule, enlève tous les accessoires : grosse bague, lunettes, sweat, ceinture papillon – oui oui, Lil Pump peut être un gars sensible aussi.
Il ne gardera que son pendentif avec l’inscription jet ski.
Beaucoup de « fuck » pour donner ordre à la foule de laisser le passage, car il se prépare à un bain de foule sur les épaules d’un gorille de la sécu.
Le rappeur de 17 ans fait le show histoire de créer un peu plus sa légende à chaque apparition. Une équipe de filmeurs et de photographes le suit à la trace pour immortaliser sa bougeotte. Il saute du stand technique en face de la scène. Il surexcite les festivaliers.
Fin de set sur les rotules pour tout le monde.

Lollapalooza

Black Rebel Motorcycle Club

Blousons en cuir à plus de 26 degrés, Black Rebel Motorcycle Club ne renie pas son style malgré la chaleur.
Le band from US balance un rock musclé mais sans excès pour autant. On a parfois l’impression d’entendre le même titre mais la sauce prend avec les festivaliers qui trouvent le bon son pour bouger ensemble, sans déboitement d’épaules pour autant.

Lollapalooza

Kaleo, le doux folk d’Islande

De la folk made in Iceland, un chanteur bogosse à la mèche collée qui tient à toute épreuve et le rythme qui s’adoucit après les deux gros coups de chaud musicaux juste avant.
Les esprits se détendent, les épaules aussi. Le songwriting du groupe est élégant. La bande-son qu’il nous offre est parfaite pour faire une pause, susurrer des mots love love à son-sa partenaire de festival. Les Islandais sont attachants. On serait prêts à les suivre jusque dans leur île.

Mais Lollapalooza nous offre beaucoup d’autres raisons de nous rejoindre.

Lollapalooza

Lollapalooza Paris 2018 n’est fini !
Encore un jour complet de concerts avec Gorillaz. The Killers, Years and Years, dimanche.

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Fnac Live Paris 2018 : soirée parfaite avec Angus & Julia Stone, Gaël Faye et Ibeyi

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Fnac Live Paris 2018 : vendredi énergie avec Sting & Shaggy, Feder et Synapson

Ce vendredi, J2 du Fnac Live Paris version 2018. C’est sous une chaleur moite qu’on a rejoint le festival pour une soirée haute en musiques.
Angèle a boosté notre pop-rock, on a pris notre pied avec Sting et Shaggy,  on a découvert Degree, Synapson est toujours groovy et Feder a fait danser le parvis.

Fnac Live Paris 2018

Angèle : une fausse ingénue pop

Cette journée commence déjà bien quand l’espiègle Angèle arrive sur scène.
Le jeune public, fébrile, scandait le prénom en attendant la jeune Belge.

Fnac Live Paris
Angèle est parfaitement à l’aise et prend un vrai plaisir à être là.
« Il fait chaud, on aime quand il fait chaud ! » Elle a la communication facile avec le public.
La douceur de ses mélodies pop s’accommode parfaitement avec la chaleur de cette fin d’après-midi.
Un petit moment de bonheur en chansons.

Sting et Shaggy : comme devant une cheminée

Exceptionnellement, on fait une infidélité à la grande scène et donc à Eddy de Pretto vu tout récemment à Bourges.

Le grand salon de l’Hôtel de ville affiche quasi complet pour ce qui devait être un des temps forts du Fnac Live Paris 2018.
En duo, Sting et Shaggy sont accompagnés d’un guitariste et deux choristes.
L’ambiance sur scène est funky, douce et langoureuse
Dans la salle, beaucoup se sont levés à leur arrivée.

Sur le deuxième titre Message in a bottle, tous les portables de la salle sortent des poches pour immortaliser l’instant.

Après les tubes s’enchainent : Angel, Every Breath You Take , Fields of gold. C’est une communion musicale qui s’opère avec le public.
Au fond de la salle, les gens montent sur les chaises pour mieux voir. La magie Sting est toujours intacte.
Grandes Émotions.

Degree : l’outsider qui va percer

Quand on voit le frêle jeune homme arriver, on se demande comment il va s’imposer après la déferlante Eddy de Pretto.

Fnac Live ParisEn 20 minutes, le Nantais déroule un set énergique et un peu enragé : inattendu !
« C’est un vrai rêve de gosse d’être là, c’est un gros kiff »
Et, pour son kiff, il a grave assuré,et on a pas mal apprécié la fougue de Degree.
On devrait le croiser à nouveau dans un festival…

Synapson live : un set sans fausse note

On a plaisir à retrouver les 2 DJ et leurs guests.
Leur électro aux multiples influences fait rapidement monter la température.

Fnac Live Paris
Dans la moiteur de la nuit tombante, les corps sur le parvis n’arrêtent plus de danser.
Saxo, guitares chanteuse, chanteur, les complices du duo apportent chacun leur touche jazzy, rock ou world.
Petit à petit, le tempo s’accélère l’électro devient moins sage.
Au bonheur des festivaliers…

Feder : beats et pyrotechnie

On poursuit en mode électro, mais avec plus de beats. Les beats qui montrent que la nuit a pris possession des corps et des oreilles.
Et pour ses morceaux house, Feder s’accompagne aussi d’un chanteur et d’une chanteuse qui interviennent sur certains titres. Et ça change tout !

Fnac Live Paris

Cette ambiance plus clubbing transforme le parvis en un dancefloor à ciel ouvert. Giclées de fumée et aussi serpentins argentés surgissent régulièrement au devant de la scène.
C’est une vraie teuf à laquelle nous a conviés Feder.
Et pour un vendredi soir, c’est top !

Fnac Live Paris 2018

Le Fnac Live Paris 2018 c’est encore une soirée de concerts samedi en plein Paris.

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Fnac Live Paris 2018 : bouffées vibrantes avec Petit Biscuit, Vitalic, Asaf Avidan

Le Fnac Live Paris fait son grand retour avec trois belles longues soirées de concerts. Le festival 100% gratuit mixe à merveille les têtes d’affiche du moment et les sons émergeants.
Ce jeudi, on a pensé vacances avec L’Impératrice, on s’est encanaillé avec Voyou, Asaf Avidan nous a fait vibrer. On veut les mêmes abdos que Moha La Squale,
Petit Biscuit prend de l’assurance et Vitalic clôt ce 1er jour en grande force.

Fnac Live Pari

L’impératrice : même pas peur en avion !

Début de festival en mode on débranche de la monotonie et on passe en mode farniente et vacances.
L’Impératrice ravie les festivaliers de ses ondulations sonores guillerettes et mignonnes pour le détendre.

Fnac Live Paris
En shootant sur les premiers titres, j’entends une festivalière lancer à sa voisine : « Elle est trop mignonne », en parlant de la chanteuse.
Son sourire a fait ma soirée.

Voyou : prêt pour le buzz

Il y a de jeunes artistes qui nous intriguent tout autant qu’ils arrivent à nous faire déhancher. Voyou est de ceux-ci avec une chevelure désordonnée, un chemise surprenante et une présence sur scène loufoque.

Fnac Live Paris
Seul sur ton tandem est déjà un hymne de la jeunesse France qui connaît les paroles et lève ses écrans pour immortaliser le moment. Le clip affiche déjà plus de 300 000 vues sur YouTube.

Fnac Live Paris

Asaf Avidan : moment authentique VS entertainment

Débardeur / bretelles, le chanteur joue la sobriété dans le dressing mais pas sur la peau.Fnac Live Paris

On peut y découvrir ses nombreux tatouages.
De sa voix inimitable, il confie quelques-uns de ses plus beaux titres pour un set en solo.
Il savoure le soleil qui lui fait face et donne ses couleurs à la foule de festivaliers devant lui.

Fnac Live Paris
« Santé » avec un verre de vin rouge, l’artiste n’oublie pas d’échanger avec le public.
Il se confie même : il n’est pas un showman, il préfère le moment authentique.
#Respect.

Fnac Live Paris

Moha La Squale : le voir pour le croire

Grand écart absolu avec le tonitruant Moha La Squale, le rappeur à la coupe de cheveux improbable. #haircutpolice

Fnac Live Paris Fnac Live Paris
On a du mal à saisir toutes les paroles, est-ce vraiment essentiel ? Reste que le chanteur a un effet défouloir sur le public et que l’on rêve d’avoir les mêmes abdos que lui.

Petit Biscuit : de sa chambre au Fnac Live Paris

Petit Biscuit c’est une course folle.
Il y a deux ans, il était encore dans sa chambre. Ce jeudi, il se prend un bain de foule en pleine face sur le Parvis de l’Hôtel de Ville.

Fnac Live Paris
Il jouera la toute première musique qu’il a composée, Iceland – pour garder le lien entre le rêve de son âge et la réalité d’un soir.
Le jeune homme prend une assurance. Il ose, il s’impose sur scène. Et sait exciter la foule, faire se lever les bras à coups de beats et de jets de serpentins. Imparable.
L’éclosion n’est pas terminée.

Fnac Live Paris

Vitalic : puissance visuelle

Ce qu’on retient du set de Vitalic c’est avant tout les effets visuels, trippants, prenants et bluffants.

Fnac Live Paris
Pourtant ils sont simples : une série de cadres de différentes dimensions qui ondulent au-dessus du crâne glabre du DJ dijonnais. De quoi faire un max de photos, impressionner ses potes sur les RS. Le set est imparable, avec un rythme prenant en continu.

Fnac Live Paris

Côté public, ça dansait en débardeur, claquettes sans chaussettes, bermudas. L’été imprègne les corps des fêtards du jeudi soir.
Nous, on a trippé avec ce dernier live de la journée.

Le Fnac Live Paris 2018 c’est encore des dizaines et dizaines de concerts vendredi et samedi en plein Paris.

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Terabak de Kyiv : folie ukrainienne aux Nuits de Fourvière #concours

Le cabaret Terabak de Kyiv va virevolter avec des personnalités hautes en couleurs : les Dakh Daughters.
Coup de cœur des blogueurs partenaires des Nuits de Fourvière, le spectacle conçu par Stéphane Ricordel va offrir deux très belles soirées festives, piquantes fantaisistes dans le Théâtre Antique de Lyon.

terabak

Terabak, de Kiev à Lyon

Les Nuits de Fourvière n’en finissent pas d’échanger avec les cultures étrangères, d’inviter à des dialogues inédits, conviviaux et tout simplement beaux.
Cette fois c’est du côté de l’Ukraine que la surprise va se produire deux soirs de suite en plein juillet pour le ravissement des festivaliers. Terabak embarque avec chanteuses et musiciennes, artistes voltigeurs et comédiens pour un cabaret 100 % original.

terabak

Les Dakh Daughters, grimées et fantasques à outrance, vont souffler un vent venu de l’Est aussi trépident que jouissif.

En guise de mise en bouche, il faudra compter avec l’excellent David Dimitri qui revient après un plein succès la saison dernière. Il aime prendre de la hauteur sur un fil. Forcément spectaculaire et poétique.

TERABAK de KYIV
de Stéphane Ricordel et Dakh Daughters

avec la traversée funambule de David Dimitri

au festival Les Nuits de Fourvière, Lyon

les jeudi 12 et vendredi 13 juillet à 21h

au Grand Théâtre
17 Rue Cléberg
69005 Lyon

CONCOURS

Nous vous offrons des invitations pour 2 pour passer une soirée inspirante et trépidante le vendredi 13 juillet à 21h.

Pour participer au tirage au sort, il suffit de remplir le formulaire en ligne.

Concours Terabak de Kyiv NDF 2018
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Le Sacre du Printemps par Circa aux Nuits de Fourvière #concours

Le Sacre du Printemps en plein air, de nuit, avec l’Orchestre national de Lyon et la folie de la compagnie australienne Circa de retour en terres lyonnaises : on fonce direct !
Aux Nuits de Fourvière 2018, les 28 et 29 juin, le chef d’œuvre de Stravinksy ne sera exceptionnellement pas dansé mais acrobatique, aérien, sensuel.

Le Sacre du Printemps

Le Sacre du Printemps circus 

Le plus excitant c’est que l’on ne sait rien de cette création qui est a éclos début avril en Australie.
Lyon, coproducteur du spectacle, est seulement la 2e étape d’une tournée qui s’annonce longue comme les autres envolées de la compagnie australienne.

Pour avoir vu deux précédents spectacles : Wunderkammer à Paris et Beyond dans un magic mirror à Lyon, Circa est une valeur sûre quand il s’agit de performance, force physique, dépassement de soi, le tout avec des pointes d’humour et de sensualité.

Circa émerveille, subjugue et se réinvente à chaque spectacle.
En plus du Sacre du Printemps, deux autres compositeurs, cette fois français, auront les honneurs d’une réinterprétation musclée. Berlioz et Ravel seront, à n’en point douter, aux anges comme nous, de là où ils seront fin juin.

Le sacre du printemps

CIRCA avec l’Orchestre national de Lyon
Direction artistique Yaron Lifschitz

Le Sacre du Printemps (Igor Stravinsky)
Les Nuits d’Eté (Hector Berlioz)
Le Tombeau de Couperin (Maurice Ravel)

les jeudi 28 et vendredi 29 juin à 21h30

au festival Les Nuits de Fourvière (Lyon)
Grand Théâtre
17 Rue Cléberg
69005 Lyon

#CONCOURS 

Je serai de retour à Lyon, le vendredi 29 juin pour célébrer le grand retour de Circa et passer une soirée à la belle étoile renversante.
Je vous propose de partager cette soirée en vous faisant gagner 2 invitations.

Pour participer au tirage au sort, remplissez vite le formulaire ci-dessous.

Bonne chance à tous et toutes !

Concours Circa NDF 2018
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