Archives par mot-clé : film

Le retour de Mary Poppins : un concentré de féerie et de magie pure

Une question sur toutes les lèvres, en cette fin d’année : Mary Poppins devait-elle revenir au cinéma ?
La réponse est sans appel : OUI !
Le retour de Mary Poppins est une ode à l’enfance, à la persistance de l’émerveillement et à la croyance en tous les possibles.
Emily Blunt est absolument éclatante dans le rôle de la célèbre gouvernante qui a la capacité de voler avec un modeste parapluie. Charming!

Le retour de Mary Poppins

Le retour de Mary Poppins : une réussite !

Pour aimer Le retour de Mary Poppins, il est impératif d’être un enfant ou d’avoir garder sa juvénilité (si on pense avoir dépasser l’âge de déraison). Mais aussi aimer les comédies musicales et les contes et être absolument capable de s’émerveiller.

Une fois que l’on accepte que Mary Poppins 2018 ne ressemble pas à celle de 1965, l’originale, alors on peut se laisser emporter dans la féerie de l’histoire.

La famille Banks, un père et ses trois enfants soutenu par sa sœur, est en difficulté. Les huissiers frappent à la porte pour saisir la jolie maison de la rue des cerisiers à Londres.
Mary Poppins fait son entrée en pleine tempête pour prendre soin des petits, leur permettre de continuer à rêver et les aider à grandir.

L’intrépide gouvernante ne laisse pas trop le choix à la petite famille. Mais les enfants vont vite comprendre leur intérêt d’accepter son autorité. Les récompenses qu’elle prodigue vont au-delà de l’entendement.
Les jeux d’enfants deviennent encore plus stimulants, aventureux et audacieux.
La scène de la baignoire est une vraie folie, irréaliste mais magique. Pour autant le film n’est pas naïf. Le récit est très bien mené et arrive à nous surprendre, pimentant encore plus notre adhésion.

La séquence qui envoie la petite troupe dans un dessin animé m’a rappelé Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
Des personnages de cartoon interagissent avec de vrais personnages, forcément c’est magique.

Le film est une vraie comédie musicale avec des numéros brillants de chants et de danse. La séquence des allumeurs de réverbères sur leur bolide est virevoltante à souhait.

Emily Blunt shines light like a diamond

L’actrice britanno-américaine rayonne littéralement d’un bout à l’autre du film.
Oui, j’ai été enchanté, comme un enfant, en la voyant arriver des airs. C’est kitsch et absolument irrésistible. Et j’ai eu aussi ma petite larme quand elle est repartie.
Emily Blunt n’efface bien sûr pas le souvenir de Julie Andrews mais elle a pleine légitimité à reprendre le rôle. Elle est à la fois autoritaire comme il le faut, tranchante parfois et délicieusement complice de la famille Banks.

Les trois jeunes comédiens incarnants les enfants (Pixie Davies, Nathanael Saleh et Joel Dawson) sont des graines de stars nées. Souhaitons-leur que ce film ne soit pas l’unique rôle majeur de leur longue vie.

Le retour de Mary Poppins

Longévité, voire immortalité pour Angela Lansbury qui a fêté ses 93 ans en octobre dernier. Elle donne la réplique et pousse la chanson en toute fin de film. C’est touchant de retrouver cette actrice incroyable.

Le retour de Mary Poppins

BONUS : Meryl Streep n’en finit de nous estomaquer à chaque film. Sa capacité de se muer tel un caméléon, de mise en bouche d’un nouvel accent et sa folie trouvent un nouveau terrain de jeu dans Le retour de Mary Poppins. C’est de la jubilation pure !

Le retour de Mary Poppins

Le retour de Mary Poppins

un film de Rob Marshall
Scénario de David Magee, d’après l’oeuvre de P.L Travers 
avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw, Emily Mortimer, Julie Walters, Colin Firth, Meryl Streep, Dick Van Dyke, Pixie Davies, Nathanael Saleh, Joel Dawson, Angela Lansbury

sortie le 19 décembre 2018

Image de prévisualisation YouTube
Share

Pupille de Jeanne Herry : sensible et prenante aventure humaine

Hormis pour les personnes directement impliquées, tout ce qui entoure l’adoption reste une obscure nébuleuse. Avec Pupille, Jeanne Herry nous offre un regard précis, intense et juste sur la période allant de l’accouchement sous X jusqu’à l’adoption. Les maillons d’une chaîne humaine et bienveillante se mettent alors en place pour conserver ce qui importe le plus à la venue au monde d’un enfant : le lien d’attachement.

Pupille

Un sujet délicat

Le thème n’a pas réellement été choisi par Jeanne Herry, il s’est plutôt naturellement imposé. En effet, l’appel d’une proche a tout déclenché. Après des années d’attente, cette amie allait enfin devenir mère grâce à l’adoption. Dans l’euphorie, les langues se délient. En marchant dans la rue, la réalisatrice se rend compte qu’elle ignore beaucoup de choses sur le processus par lequel son amie est passée.

Sa curiosité prend le dessus. Des échanges avec une assistante sociale retraitée lui font découvrir les dessous d’un univers méconnu. À partir de là, les rencontres se multiplient et la trame de son futur film se dessine !

« J’ai l’impression d’avoir été dans une place centrale, en regardant tous les points de vue, tous les personnages et tous les enjeux. »

Elle a été frappée par les mots et les rapports aux mots employés par les différents travailleurs sociaux. Mais également par l’investissement, l’accompagnement ou les difficultés d’entretenir la juste distance avec l’autre.

« Je voulais interroger le moment où le bébé passe des bras d’une mère biologique à une mère adoptive, en passant par beaucoup d’autres bras. »

C’est donc autour de Théo que vont s’articuler tous les personnages, et ils sont nombreux ! Une attention particulière est donnée au regard qui se retrouve être le fil conducteur du film. Nous ressentons les émotions, les craintes mais aussi la joie de tout le monde, même du plus petit rôle n’intervenant que quelques secondes… Car le regard exprime bien plus que les mots et surtout, il ne trompe pas.

PupillePupille

Casting d’exception !

Sandrine Kiberlain combine assurance et fragilité dans la peau de cette éducatrice spécialisée qu’elle incarne à merveille. Elle apporte de la fraîcheur, de la légèreté et nous fait sourire par ses obsessions autant qu’elle nous touche par ses sentiments. Elle est fidèle à elle-même, bref, une fois de plus, on l’adore !

Ensuite, Gilles Lellouche campe l’assistant familial. Il va accueillir Théo de sa naissance jusqu’à son adoption. Au début, ce choix déroute, surprend puis convainc. Sa carapace de virilité d’ours révèle donc une sensibilité cachée. Sa délicatesse, sa retenue et sa pudeur nous touchent et nous font découvrir une nouvelle facette du comédien. Mais on vous rassure, il conserve quand même quelques blagues lourdes nous faisant rire ! Il faut bien donner le change. 😉

Enfin, Elodie Bouchez submerge… Au début, son côté effacé et candide ne marque pas les esprits voire agace. Tandis que le film avance (ainsi que les années), elle prend de l’assurance, s’émancipe et surprend. On ne la voit pas du tout venir et, d’un coup, elle se révèle. En mère en devenir, elle finit par pleinement rayonner et c’est beau, très beau… Lorsqu’elle rencontre Théo pour la première fois, je dois vous avouer que des larmes ont perlé le long de mes joues alors que je suis plutôt du genre insensible et cynique. Mais chut, ça reste entre nous…

Tourné avec authenticité et passion, Pupille retrace fidèlement un de ces moments où la vie n’en finit pas de nouer ses complications. Pour autant, il est générateur d’espoir et malgré un sujet difficile, il nous rappelle la bonté dont peut être capable l’être humain. Et ça fait du bien… 🙂

Merci à Ciné + pour cette belle découverte. 
Les vidéos de la rencontre sont en ligne

by Jean-Philippe 

Pupille

Pupille

Un film de Jeanne Herry

Avec Sandrine Kiberlain, Elodie Bouchez, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Clotilde Mollet et Olivia Côte

Sortie le 5 décembre 2018

Image de prévisualisation YouTube
Share

En Liberté ! de Salvadori : Pio Marmaï est une bombe

Pierre Salvadori s’offre un film cure de jouvence avec En Liberté ! Le réalisateur semble avoir l’âge de ses personnages, une petite trentaine. Il mélange les genres avec une malice déconcertante, de quoi filer des sueurs à de jeunes réal un peu trop précieux et autocentrés.
En liberté ! est un vrai film d’auteurs avec un s. C’est inventif, déconnant et sensible à la fois.

En liberté

Pio Marmaï une vraie bombe !

Sorti de prison après avoir été jugé coupable d’un braquage de bijouterie qu’il n’a pas commis, Paul a un rapport au monde quelque peu décalé.

Il parle tout seul, sans être plus fou qu’un autre. Sa douceur d’avant prison a pris un coup. Maintenant, il sait se défendre avec un certain éclat et ne manque pas de créativité quand il s’agit de faire quelques menues larcins.

En Liberté

Pio Marmaï est une bombe qui peut exploser à tout moment, dégageant des déflagrations hilarantes.

Physiquement il en impose aussi !
Pendant la rencontre d’après projection, le comédien a confirmé qu’il avait pris du muscle pour le rôle et notamment pour la scène culte où il arbore une combinaison en latex.
Nul doute qu’il va encore être la source de fantasmes à la fois pour les femmes et les hommes.
Pierre Salvadori, lors de la rencontre sur la question du charisme érotique de son comédien : « Pio ne m’a pas attendu pour être une icône gay ! 🙂 ».
En liberté

Angèle Haenel la nouvelle reine du comique

Ses « Oh Putain ! » qui ponctuent quelques séquences mémorables sont poilants. Angèle Haenel dégage une vraie empathie malgré la vie bancale de son personnage. L’obsession de vérité la mène dans des situations hilarantes.
Le duo de cinéma Angèle et Pio fonctionne à merveille. Deux personnalités borderlines.

En Liberté

Le réalisateur confie qu’Adèle Haenel a eu du mal à être juste. « Au début, elle en faisait des caisses. Il lui a fallu 4-5 jours. Passé le week-end, revenue le lundi, elle est devenue une vraie actrice de comédie ! »

En liberté ! envoie un souffle incroyable qui donne envie de se décharger de toutes nos contraintes pour révéler enfin ce que nous sommes.

Les vidéos de la rencontre #ProjoPrivée sont en ligne :
cineplus/projo-privee

En Liberté

En Liberté !

un film de Pierre Salvadori
scénario de : Pierre Salvadori, Benoit Graffin, Benjamin Charbit

Avec Adèle Haenel, Pio Marmaï, Damien Bonnard, Vincent Elbaz, Audrey Tautou

Sortie le 31 octobre 2018

Share

Comic Con Paris 2018 : Franck Miller, Shannen Doherty, Larry Franco & projo exceptionelle

Le programme du Comic Con Paris 2018 s’annonce excellent !
La Grande Halle de la Villette va se faire à nouveau envahir par des cohortes de fans, geeks, artistes et stars du 26 au 28 octobre. 
Suite à la conférence de presse de lancement de cette 4e édition, voici les grandes lignes excitantes de ce rendez-vous incontournable de la pop culture.

Rencontres cultes

Partons direct dans le lourd !
C’est trois maîtres du comics que s’apprête à accueillir Paris : Franck Miller (Sin City, The Spirit, 300 et The Dark Knight), Andy Kubert (Batman vs. Predator, Wolverine : Origin, Flashpoint) et Nael Adams (Ras Al Ghul et Man-Bat, Green Lantern/Green Arrow).
Conférences, rencontres et dédicaces… 

Comic Con

Côté grand écran, c’est un producteur Larry Franco qui devrait offrir un panel (rencontre/conférence de 45min) le plus riche.
Le Californien a fait ses classes sur la série L’homme qui valait 3 milliards puis Columbo. Par la suite, il a produit 8 films de John Carpenter (dont New York 1997, The Thing,…) mais aussi Batman Le Défi (Tim Burton), Batman Begins (Chistopher Nolan) ou Jumanji (l’original avec Robin Williams).
#SoCulte

Comic Con

Au cours de ce Comic Con Paris, d’autres actrices et acteurs prendront part aux panels et dédicaces. Comme l’iconique Shannen Doherty (Charmed, Beverly Hills 90210), mais aussi Dean Cain, l’incontournable Clark Kent de Loïs & Clark, qui a signé son retour en 2015 dans la série Supergirl.
L’Angleterre sera aussi à l’honneur avec Jenna Coleman, la Clara Oswald de Doctor Who.  Elle évoquera certainement son prochain rôle dans The Cry, une nouvelle série de la BBC, adaptée d’un roman de Helen FitzGerald.

Et c’est sans oublier la présence de Ricky Whittle (NCIS Enquêtes spéciales, The 100, American Gods), Orlando Jones (la série Sleepy Hollow , American Gods) et Stefan Kapicic (Deadpool 1 et 2).

Un max de concours !

Bien sûr, le Championnat français de Cosplay sera le phare de ces trois jours de Comic Con. Car c’est aussi ça le plaisir de cette manifestation : les costumes à foison dans toutes les allées.

Et pour la première fois, il y aura une sorte de rencontre du Cosplay. Les novices pourront s’initier à cet art particulier, poser toutes les questions pour parfaire leur technique. Et peut-être, un jour, participer au championnat.

Comic Con

Mais il y a aussi trois autres concours qui se déroulent actuellement et dont les résultats seront annoncés lors de la Comic Con Paris 2018.
A vous de voter !

Le prix Jeunes Talents Comics

C’est la deuxième fois que ce prix récompensera la meilleure cover de comic. Le thème de cette année : L’univers de Spider-Man
Vous pouvez déjà voter pour l’une des 30 couvertures en compétitions ici !
Le vainqueur du prix Jeunes Talents Comics 2018 dessinera la variant cover d’un comicbook Panini Comics.

Prix du public webséries avec BetaSeries

10 webséries qui participent au dernier round de ce concours.
Il y en a pour tous les style et donc pour tous les publics.
Vous avez jusqu’au 1er octobre pour les visionner et voter sur le site BetaSerie. Attention : vous ne pourrez voter que pour une seule série !

Le concours d’écriture 404 Factory

Ce défricheur de talents a relancé son concours d’écriture afin d’entretenir la culture geek. Le but : trouver de nouvelles plumes pour de futures belles aventures.Comic Con
Les 5 finalistes ont été choisis et le Jury délibère. Le gagnant sera connu le 29 octobre, mais vous pouvez lire les textes des finalistes sur le site de 404 Factory.

Animations, master class et avant-premières

Le 26 octobre, une avant-première exceptionnelle : avec la projection du blockbuster de l’automne Overlord produit par J.J. Abrams.

Films, séries, et autres cartoons

On pourra compter sur la présence de Peter Ramsey et Bob Persichetti. Ils devraient partager leurs secrets de fabrication du film d’animation Spider-Man New Generation.

Comic Con
La mort de Superman sera projetée en exclusivité le 27 octobre, juste après un panel avec le créateur de la saga Dan Jurgens. Dean Cain (Loïs et Clark) sera aussi de la partie pour cette scéance de questions/réponses.
L’acteur et réalisateur Philippe Lacheau montera sur scène pour son film Nicky Larson et le parfum de Cupidon, adaptation cinématographique du célèbre manga City Hunter.

Bien d’autres projections de séries, films ou rencontres (Netflix, Canal+, Turner, Son, UGC…) sont au programme de ce week-end de pop culture.

Dans les allées et sur les stands…

Il y aura les traditionnelles animations partenaires et rencontres d’artistes sur la Comic Alley.

Une nouveauté sera offerte par Les Pyjamasques : le premier espace destiné aux jeunes enfants ! Les 27 et 28 octobre, les plus petits pourront devenir des héros masqués et profiter d’activités en accès libre.
Pour les plus aventureux (et nostalgiques), venez célébrer la diffusion sur Fox Play de Prison Break. Transformez-vous en Michael Scofield avec un tatouage éphémère…

Hasbro est encore de la fête avec sa boutique qui offrira des figurines exclusives Comic Con Paris. Les collectionneurs y trouveront aussi des exclusivités européennes Star Wars et de la Comic Con 2019 de San Diego ! #Rareté

Comic Con Paris

Comic Con Paris 2018

Vendredi 26 & samedi 27 octobre de 9h30-19h00
Dimanche 28 octobre de 9h30-18h00

Tous les infos et tarifs sur le site du festival

Grande Halle de la Villette
211 Avenue Jean Jaurès
75019 Paris

Share

Nos batailles : Romain Duris vibrant pour une ode à l’amour familial

Nos Batailles, deuxième long-métrage de Guillaume Senez, dresse le portrait d’un père de famille se retrouvant seul avec ses deux enfants. Sa femme, leur mère, s’en est allée sans raison apparente.
Romain Duris est touchant en prise directe avec cette sidération qui bouleverse sa vie. A ses côtés, trois femmes belles, déroutantes. Et deux très jeunes comédiens vraies révélations du film.

Nos Batailles
Rencontre lors de la projection privée Ciné +

Nos Batailles, improvisation

La méthode de Guillaume Senez pourrait désarmer plus d’un comédien. Romain Duris a confirmé qu’elle lui avait plu lors de la projo privée Ciné + à laquelle nous avons assistée.
En effet, le réalisateur ne transmet pas les dialogues qu’il a pourtant écrits à ses comédiens. Ces derniers ont une trame et c’est à eux seuls de trouver le moyen de la faire vivre.
Le résultat est d’une troublante justesse. Bien sûr, certains échanges se chevauchent mais cela donne encore plus de réalisme. C’est parfois confus, drôle, inattendu.

Ce cadre de jeu a permis aussi aux jeunes comédiens interprétant les enfants de pouvoir bénéficier d’une totale liberté. Ils n’avaient pas à apprendre de longues pages de texte, tout comme leurs partenaires.
Le réalisateur n’aura, par exemple, pas discuter avec la comédienne interprétant la mère de la raison du départ de son personnage. Ceci pour ne pas influencer le jeu de son interprète. Ainsi, les spectateurs ne savent pas non plus et ne peuvent être dans le jugement pur.
Il y a une part d’irrationnel avec laquelle il faut vivre le récit.

Nos Batailles

Un homme, des femmes

Romain Duris brille par son interprétation. Il travaille à l’usine, ça pourrait être Amazon, Cdiscount, Vente Privée ou tout autre entreprise de livraison de produits. C’est un travail à la chaîne, ingrat qui déshumanise. Il est à la fois salarié, syndicaliste et père de famille.
A ses côtés, Laure Calamy est excellente en collègue, souriante et complice.
Laetitia Dosch offre aussi des parenthèses enchantées pour la famille mais aussi pour les spectateurs.
Lucie Debay, la mère absente, impose en quelques minutes la douceur et le désarroi face à un quotidien loin d’être enchanteur.

Nos batailles questionne la famille, la vie quotidienne malmenée par le travail, la société, les desseins personnels. Le film est à la fois dur, brut et doté d’instants plus légers. On se prend aussi à rire malgré le combat difficile d’un père.

Nos Batailles

Nos batailles

de Guillaume Senez
avec Romain Duris, Laetitia Dosch, Laure CalamyLucie Debay, Basile Grunberger, Lena Girard Voss, Dominique Valadié… 

Sortie le 3 octobre 2018

Share

Une pluie sans fin : le non-film de l’été à voir !

L’affiche du film Une pluie sans fin pourrait en rebuter plus d’un. Un premier film, un titre qui n’engage pas forcément un récit léger. Le tout avec une sortie en plein été : il fallait oser. Wild Bunch, le distributeur, l’a fait.
Voici nos 3 arguments imparables si on nous sort une excuse bidon pour ne pas aller voir le film dès sa sortie.

Une pluie sans fin

Un film chinois sans combat, non merci !

Effectivement, il n’y a pas de flingue, ni de règlement de compte ou de sabre d’un autre temps.
Pourtant le récit noir qui se déploie intrigue suffisamment pour capter toute notre attention.

Une série de meurtres de femmes ayant pour décor une fonderie. Un agent de sécurité, Yu Guowei, qui se prend pour un détective.
Une séquence de bal poétique et une relation énigmatique sont d’autres atouts de ce récit.

Il pleut tout le temps, quel enfer !

Nous sommes bien à l’abri dans nos fauteuils de cinéma. Imaginez les comédiens et surtout l’acteur principal Duo Yihong qui a dû endurer son sacerdoce pratiquement chaque jour de tournage. C’est lui qui a vécu l’enfer.

Sur l’écran, la pluie est cinégénique, elle donne une atmosphère unique, qui nous rappellerait quelques films noirs américains. L’ensemble est moite, boueux, sale, exténué aussi.

Comme cette quête du meurtrier à travers cette campagne et cette usine en pleine Chine de la fin des années 90.

Une pluie sans fin

Un 1er film ? J’attendrai qu’il en fasse un 2e !

On peut toujours avoir un doute sur un premier film de cinéaste. Les écueils sont légions : récit ou rythme pas assez maîtrisé, de l’autobiographie en majorité.

Rares sont les coups de maître. Le réalisateur Dong Yu, lui, a frappé fort dès le premier coup.

Il rend son héros désabusé attachant, on se plaît à ne pas comprendre sa relation avec sa hiérarchie ni avec cette jeune femme qu’il fréquente.

Une pluie sans fin est le non film de l’été parfait. Il vous fera encore plus apprécier la chaleur et le grand soleil à votre sortie de la salle.

Une pluie sans fin fait ralentir le rythme, prenant le temps d’une histoire qui se dévoile progressivement. Et qui ne laisse pas deviner son épilogue.

Une pluie sans fin

Une pluie sans fin

un film de Dong Yue
avec Duo Yihong, Jiang Yiyan, Du Yuan, Zheng Wei, Zheng Chuyi, Zhang Lin

Sortie en salle le 25 juillet 2018

Grand Prix du Festival intertional du Film Policier de Beaune 2018

Share

Un couteau dans le cœur : 3 degrés de fascination

Le nouveau film de Yann Gonzalez, Un couteau dans le cœur, qui a reçu le beau Prix Jean Vigot est une œuvre particulière qui renoue avec le cinéma de genre.
Un film à part, osé, audacieux, décalé, original et qui assume sa folie d’un bout à l’autre.

Voici mes 3 sources de fascination, 3 raisons de voir le film en salle et pas en VOD à la maison.

Un couteau dans le coeur

Divine Vanessa Paradis

La star d’entre toutes les stars campe une productrice de films porno gay. Rien que ça donne l’eau à la bouche.
Et quand Vanessa Paradis apparaît pour la première fois à l’image dans une scène de cinéma comme on n’en fait plus : de nuit, dans un imper noir et avec des bottes rouges passion, le cœur virevolte.
Vanessa Paradis est ici une femme passionnée, amoureuse, intrépide.

Film d’époque à l’esthétique 70’s-80’s

L’action se passe en 1979, nous ne sommes plus tout à fait dans la décennie 70 mais pas encore de plein pied dans les 80’s.
Le tournage en pellicule Kodak donne de la matière visuelle à ce récit d’un autre temps.
Le réalisateur s’est autorisé des folies capilaires débordantes dans le blond platine de Vanessa Paradis et Nicolas Maury. On adore !

Un couteau dans le coeur

Nicolas Maury is the one!

C’est un caméléon. Il est capable de tout comme un Vincent Cassel, mais avec quelques muscles en moins.
Dernièrement, Nicolas Maury a joué un séducteur au théâtre dans Marivaux et cette fois il est assistant-acteur porno doué de travestissement.
Son blond décoloré – une couleur d’un autre temps – claque pendant tout le film.
Il est aussi bien à l’aise en débardeur qu’en slip, derrière une caméra ou sur une croix de …

Un couteau dans le cœur a droit à une bande-originale soignée avec notamment les compo originale du frère du réalisateur : Anthony Gonzalez alias M83.
Et quelques titres orgasmiques méconnus.

BONUS : ne pas quitter la salle dès le lancement du générique. La plus belle des scènes reste à découvrir.

Un couteau dans le cœur

un film de Yann Gonzalez
Scénario : Yann Gonzalez et Cristiano Mangione 

avec Vanessa Paradis, Nicolas Maury, Kate Moran, Jonathan Genet, Khaled Alouach, Bastien Waultier, Thiebault Servière… 

sortie : le 27 juin 2018

Share

Et mon coeur transparent : Caterina Murino, femme fatale !

Adaptation du roman de Véronique Valdé, Et mon cœur transparent est un film aussi étrange qu’inspirant, inhabituel qu’onirique.
Si l’on accepte qu’une folle histoire d’amour puisse débuter par une (simple) chaussure bleue à talon, alors on acceptera toutes les fantaisies de ce récit singulier.

Et mon coeur transparent

Caterina Murino is the new femme fatale

Les deux réalisateurs renouent avec le cinéma US des années 30, le film noir et cette aspiration à la femme fatale.
Un personnage tout à la fois inaccessible et proche, tendre et mystérieux.
Caterina Murino est l’interprète parfaite. On se prend à partager les doutes, l’admiration et la folie de Lancelot face à une telle beauté en partie tombée du ciel. Rien d’étonnant à ce que la comédienne remercie à plusieurs reprises le duo qui la révèle tout autre sur grand écran, lors de l’avant-première.

Et David et Raphaël Vital-Durand nous bercent littéralement avec des images d’une beauté rare, sans voyeurisme : une silhouette tout de noir vêtue dans l’encadrement d’une porte, des gros plans de rouge à lèvres sur bouche sensuelle ou encore cette chaîne qui met si bien en valeur la taille de la comédienne.
Caterina n’est pas qu’une image, elle est un électron libre, un papillon virevoltant, d’une aisance désarmante.

Et mon coeur transparent

Julien Boissellier is the one! 

Lancelot est ce type de personnage transparent, à la vie calme, sans aspérité. Mais quand une bombe comme Irina lui tombe dessus, la déflagration est telle que sa vie sera totalement bousculée.
Julien Boisselier apporte candeur, douceur, émerveillement à son personnage qui n’en croit pas ses yeux – et nous non plus.
Il est de tous les plans, nous connectant à lui quand l’histoire part en vrille ou quand on a un sérieux doute sur l’épilogue. Sans lui, le film aurait pu prendre un méchant virage.

Et mon cœur transparent est un petit bijou surréaliste, énigmatique et prenant.

Je n’ai pas du tout envie de m’étendre sur l’histoire. Elle regorge de subtilités, de décalages savoureux et d’étrangetés. Mieux vaut les découvrir sur grand écran que par écrit.

Et mon coeur transparent

Et mon cœur transparent

film écrit et réalisé par David et Raphaël Vital-Durand
D’après le roman de Véronique Ovaldé (paru aux éditions de l’Olivier)
Avec Julien Boisselier, Caterina Murino, Serge Riaboukine et la participation de Sara Giraudeau

Sortie le 16 mai 2018

Share

La mort de Staline : rire d’un monstre et maestria

Attention ! Perle de cinéma et d’humour avec casting de haute volée. La mort de Staline nous dévoile un pan méconnu de l’histoire de cette figure historique russe.
Si on m’avait dit, avant de voir le film, que je rirais avec Staline, je ne l’aurais pas cru.

la mort de staline

La mort de Staline : brillant, drôle et glaçant

Le réalisateur arrive à trouver l’équilibre parfait pour, à la fois, dénoncer la purge communiste absolument dramatique, les jeux de pouvoir au sommet de la nomenklatura et les aberrations de ce régime qui frisent carrément le burlesque.
Chose étonnante à la sortie du film : l’envie de se plonger dans un manuel d’histoire pour vérifier ce qui est vrai, ce qui relève de la caricature ou de l’invention scénaristique.

Le film ne fait pas l’économie de morts. Mais ils ne sont jamais montrés. Il est question de listes de personnes à abattre, d’exécutions et de tortures mais hors-champs.
La mort de Staline fait penser à La vie est belle de Roberto Benigni. Dans un contexte terrible, il est possible de rire, de rire de l’absurdité, de rire du non-sens des hommes de pouvoir.

Casting en or

Steve Buscemi interprète un Khrouchtchev malingre, improbable et manipulateur.
Jeffrey Tambor est un chef de parti adjoint aussi effacé qu’inexpérimenté. Alors que Simon Russell Beale (Beria) est un incroyable stratège capable d’être sur tous les fronts.

la mort de staline
Steve Buscemi, Olga-Kurylenko et Simon Russel Beale

Les addicts de la série Homeland seront tout excités de retrouver Rupert Friend dans le rôle de Vassili, le fils de Staline. Moustachu, classe et complément barré. Il porte bien aussi bien la veste d’officier que le débardeur.

Et une grâce, interprétant une pianiste rebelle et incendiaire : Olga Kurylenko !

la mort de staline

La mort de Staline

de Armando Iannucci

Scénario de David Schneider, Ian Martin et Peter Fellows
d’après le livre de Fabien Nury et Thierry Robin

avec Steve Buscemi, Jeffrey Tambor, Olga Kurylenko, Michael Palin, Simon Russel Beale, Rupert Friend… 

Sortie le 4 avril 2018 

Share

#Concours : des places pour Don’t Worry, He won’t get far on foot

On vous propose de découvrir le dernier film de Gus Van Sant, Don’t worry, He won’t get far on foot. Le réalisateur américain offre le portrait d’un personnage insensé : le dessinateur John Callahan.
Une histoire lumineuse et pas du tout larmoyante, portée par Joaquin Phoenix.
Notre critique est en ligne !

Image de prévisualisation YouTube

Même après avoir failli mourir dans un accident de la route lors d’une nuit de beuverie avec son ami Dexter (Jack Black), John Callahan (Joaquin Phoenix) n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne (Rooney Mara) et un mentor charismatique (Jonah Hill), et se découvre alors un don inattendu… Il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…
Tiré d’une histoire vraie, ce film poignant, incisif et drôle sur la rédemption, le pardon et le pouvoir de guérison de l’art est adapté de l’autobiographie de John Callahan et réalisé par Gus Van Sant.

Don’t worry, He won’t get far on foot

réalisé par Gus Van Sant
avec Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara et Jack Black

Sortie le 4 avril 2018

Plus d’infos sur la page FB officielle du film :
www.facebook.com/dontworry.film

N’hésitez pas à réagir sur Twitter ou Facebook avec #DontWorry 

Don t worry he won t get far on footCONCOURS

Des places à gagner pour Don’t Worry, He won’t get far on foot juste en-dessous !

Le principe est simple : il suffit juste de remplir le formulaire avant le 8 avril 2018.

Après tirage au sort, les gagnants recevront directement leur lot (1 place) par courrier.

Bonnes chances à tous et toutes !

Attention : concours réservé à la France Métropolitaine

Concours Ciné Don't Worry
Sending


Plus de jeux concours

Concours Gratuits

Share