Archives par mot-clé : Grand Palais

Expo JARDINS au Grand Palais en 4 oeuvres

Le Grand Palais nous passionne, avec surprise, pour des fleurs séchées, des troncs d’arbres photographiés, des légumes en cire, des jardins peints.
L’exposition Jardins nous a cueillis plus d’une fois par la charge émotive, les moments de grâce, les petites notes florales.
Voici 4 œuvres comme 4 incontournables raisons de prendre un bol d’air dans les galeries nationales. Étourdissant ! 

Grotta Azzurra, 2017, Jean-Michel Othoniel


La fontaine bleue d’Othoniel

S’il ne fallait en retenir qu’une ce serait Grotta Azzurra. Au détour d’une longue galerie ponctuée de toiles, de plans de jardins et de photos, vient se nicher la dernière œuvre de Jean-Michel Othoniel. Elle date de 2017, c’est donc sa toute première sortie (présentation) publique. Cette fontaine composée de verre soufflée est vive, intense. Un écrin vivifiant en plein cœur de l’exposition. On aurait pu la contempler longtemps. Mais nous n’étions pas seuls.

Sommertag (Jour d’Eté), 1999, Gerhard Richter

Troublant flou de Gerhard Richter
On croit à une hallucination. Est-ce une photographie ?
Non, il s’agit bien d’une toile de Richter qui vient questionner notre regard. C’est osé, dérangeant, captivant. Un moment en suspension où la mise au point est altérée. Audacieux !

Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

Le Jardin du peintre à Paris
A l’entrée d’une salle, on se prend à aimer cette discrète huile sur toile. Sa simplicité, sa taille raisonnable tranche avec les grands formats qui les entourent, avant, après. Edouard Debat-Ponsan nous retient. L’arbre sur le cadre nous captive aussi. On aimerait attendre un peu qu’une personne entre dans ce jardin. Douce poésie.

Le Vieux Jardinier, 1885, Emile Claus

Le Vieux Jardinier
Emile Claus nous fait rencontrer un homme en plein contact avec la nature, pieds nus sur le seuil d’une porte. Cet échange de regards avec le visiteur ne peut qu’attendrir. Un banc face à cet inconnu permet une pause pour débuter une dialogue imaginaire avec cet homme que l’on imagine ayant vécu des aventures folles au fil des saisons, des fleuraisons et autres insectes butineurs.

Bien d’autres artistes sont convoqués pour cette immersion dans les jardins artistiques : Klimt, Picasso, Matisse, Monet, Bonnard, Cézanne, Redon

Jardins
exposition au Grand Palais

15 Mars 201724 Juillet 2017
Tous les jours de 10h à 20h

Nocturnes le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi
Fermeture anticipée à 18h les 15, 16, 20, 22, 23 mars et le 29 juin

Fermé le lundi 1er mai et le vendredi 14 juillet

#ExpoJardins

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Grand Palais des Glaces : réalité virtuelle addictive & patinoire géante

Tous et toutes au Grand Palais des Glaces pour une nouvelle expérience glacée sur patins couplée – une première – à un parc de réalité virtuelle avec le Samsung Life Changer Park !
Un max de sensations, d’images fortes et d’effets de lumière la nuit tombée pour ce rendez-vous parisien exceptionnel jusqu’au 2 janvier 2017.

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Parc de réalité virtuelle
Après le succès du Samsung Life Changer Park à la BNF Mitterrand en juin dernier, le parc de réalité virtuelle aux attractions toutes plus folles les unes que les autres fait son grand retour, cette fois, dans la nef du Grand Palais.
Nul besoin d’un équipement particulier pour s’offrir une descente vertigineuse avec votre Kayak, ni d’une combinaison moulante pour votre série de sauts avec Ski Jumb. Et on ne vous a peut-être pas prévenus mais les Zombies 2016 ne sont pas salissants.

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Ski-Jump-Samsung-Life-Changer-Park-parc-réalité-virtuelle-Gear-VR-Grand-Palais-des-Glaces-Paris-photos-usofparis-blog

Armez-vous seulement des casques Gear VR mis à disposition dans chaque attraction pour tester des sensations inconnues et dans des paysages à couper le souffle, avec tout le confort que l’on mérite.
Le Life Changer Park a l’avantage de proposer des activités pour tous les publics : du passionné de sport (SurfRide, Mountain Bike…) au voyageur immobile (World Tour), du fan de montagnes russes (Le Grand 7) à l’amatrice de frayeurs (Zombies Asylum).
En plus de la vue 3D qu’offre le casque, vous êtes installés sur des fauteuils ou équipement dynamiques. Les sensations sont accrues et vous transportent littéralement très loin du Paris et du froid hivernal.
Seul risque encouru : l’addiction !

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Plus grande patinoire indoor
Toutes ces belles attractions ne doivent pas faire oublier l’autre terrain de jeu qui fait déplacer les foules, des couples d’amoureux aux familles avec enfants, en passant par les clubbers sur patins.
La patinoire du Grand Palais déploie sa glace sous la coupole de verre. De nuit, elle est éclairée de mille feux pour une série de tours en musique (avec DJ de 21h à 2h du mat’) et sous boules à facettes. So romantic!
Le Grand Palais devient un night club spectaculaire pour finir l’année en beauté. Les Londoniens ont sans doute plus de patinoires d’hiver que nous mais la nôtre est plus bluffante. 😉
Réservation en ligne chaudement conseillée.

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Le Grand Palais des Glaces
Samsung Life Changer Park

Le Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 Paris

jusqu’au 2 janvier 2017

Horaires : 10h à 21h
Nocturnes : tous les jours de 21h à 2h du matin

Life Changer Park : de 11h30 à minuit

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Exposition Mexique au Grand Palais Paris en 5 oeuvres !

Le Grand Palais nous envoie à plus de 9 000 kilomètres pour une plongée saisissante dans les grandes œuvres mexicaines du XXe siècle. Saisissant ensemble chargé de couleurs, de visages, de paysages connus et inconnus, de toiles cultes comme de plus méconnus travaux ; des sculptures miniatures font face à des toiles démesurées.  L’exposition Mexique (1900 – 1950) en 5 chefs-d’œuvre c’est ici !

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Frida Kahlo, Les deux Frida, 1939


Frida Kahlo en majesté

C’est le souffle coupé que l’on arrive devant les toiles de Frida Kahlo. Non à cause du grand escalier qui nous mène au premier étage des Galeries nationales mais bien la simple vision de cet ensemble.
Les deux Frida (1939) nous fait (font) face avec gravité, intensité. Captivant tout simplement. Difficile de se décrocher de ce double regard.
D’autres toiles de l’artiste à l’aura international entourent cette pièce maitresse, des toiles au format plus confidentiel mais tout autant attachantes. Dont le très bel Autoportrait aux cheveux coupés de 1940 en provenance directe du Museum of Modern Art de New York, réalisé après sa rupture avec son mentor Diego Rivera.

Un autre autoportrait, à quelques pas de là, intrigue tout autant. Il s’agit de celui de Rosa Rolanda. Cette toile est d’une modernité folle dans la composition et la pose de l’artiste. Ca a un goût de « strike a pose! » à la Madonna. Il pourrait s’agir aussi d’une blogueuse prise dans un tourbillon infernal, un selfie couvert d’associations troublantes et riches. Ce portait date pourtant de 1952.

Rosa Rolanda, autoportrait, 1952
Rosa Rolanda, autoportrait, 1952

Diego Rivera, le maître 

Un nom majeur qui a permis à l’art mexicain de réveiller le monde, de s’émanciper et aussi d’oser est largement représenté dans cette exposition. Diego Riviera se dévoile à travers des grands formats comme La Rivière Juchitan (1953-1955) et d’autres toiles qui célèbrent le peuple mexicain.

La vendeuse d’arums, révèle l’affection de l’artiste  pour cette fleur d’origine africaine et figure récurrente dans son œuvre. La toile est délicate et bouillonnante de couleurs.

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Diego Rivera, Vendeuse d’arums, 1942

Plus rare mais tout aussi intéressante, l’expérience cubiste de Rivera qui ouvre l’exposition au Grand Palais. Un clin d’œil parfait à la ville qui accueille l’exposition et qui est l’objet de plusieurs toiles de ce parcours. La vue derrière Adolfo Best Maugard est bien Paris.

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Diego Rivera, Portrait d’Adolfo Best Maugard, 1913

Mexique au Grand Palais :

c’est un voyage aux mille influences, une immersion dans un ensemble foisonnant, palpitant, insensé aussi.
C’est un patchwork dense qui pourrait donner le tournis.
C’est à la fois du cubisme, du surréalisme, du naturalisme ou de l’abstrait.
C’est aussi et surtout des pièces phares très rares sur le sol français.

Juan Cruz Reyes, Tête, vers 1950
Juan Cruz Reyes, Tête, vers 1950

Mexique (1900-1950)
Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes

Exposition Grand Palais, Galeries nationales, Paris

jusqu’au 23 janvier 2017 

Horaires :
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h
nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Fermetures anticipées à 18h les samedis 24 et 31 décembre

Fermé le mardi
Fermé le 25 décembre

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Monumenta 2016 : Huang Yong Ping exalte le Grand Palais !

Il y a des propositions artistiques qui en imposent forcément plus que d’autres par leur taille, leur budget et la frénésie qui emporte aussi bien presse, grand public que réseaux sociaux.
C’est le cas de Monumenta 2016 à la Nef du Grand Palais. Empires de l’artiste Huang Yong Ping captive, intrigue et étonne.

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« Regarde bien parce que tu ne le verras plus jamais »
Ce n’est pas de nous mais d’une visiteuse se retournant pour voir la nef en son entier avant de la quitter.
La durée limitée d’accès à une œuvre est une raison suffisante pour assister à son sacre. Empires est une incroyable installation, par sa conception, ses proportions et le poids que l’on a peine à imaginer.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-vue-générale-en-hauteur-sur-serpent-et-containers-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blogLe texte de présentation parle de « collines » ou îlots de containers, à vous de concevoir votre propre mythologie à la vue de cet ensemble.
Un conseil : prenez le temps de multiplier les points de vue. N’hésitez pas à reculer, à prendre de la hauteur même quand le soleil tape à plein régime sur le verre de la verrière, que des gouttes de sueur viennent à perler sur votre front.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-visiteurs-visitors-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-Nef-photographe-du-squelette-serpent-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog
Il n’y a pas que Daniel Buren qui a joué de la lumière avec son Monumenta en 2012.
Cette année, un rayon révélera les pleines couleurs d’une partie des containers et en dissimulera d’autres, les laissant dans l’ombre. Le squelette du serpent se réveillera aussi au soleil.

Ce voyage à travers cette mer immobile ne se fait pas en un coup de vent, histoire de dire : « je l’ai vue ! »
Il faut prendre le temps de contempler, se laisser transporter, s’assurer du vertige de la pleine hauteur, imaginer les mille voyages que ces containers ont bien pu faire à travers les océans.

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MONUMENTA 2016
Empires de Huang Yong Ping

jusqu’au 18 Juin 2016

Ouverture de 10h à 19h les lundis, mercredis et dimanches.
Nocturne de 10h à 22h tous les jeudis, vendredis et samedis.
Fermé tous les mardis

Nuit européenne des musées samedi 21 mai : toutes les expositions sont ouvertes et gratuites à partir de 20h.
Entrée jusqu’à minuit, fermeture à 1h

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Expo Seydou Keïta @ Grand Palais : l’anti-selfie !

Bain euphorique et photographique avec la toute première rétrospective d’ampleur de l’œuvre de Seydou Keïta, incroyable génie malien du cadre, formidable metteur en scène des anonymes de son temps. Prenez sans attendre un aller simple pour la folie créative et stylistique de Bamako au Grand Palais ! 

sans titre, 1956-1957, tirage argentique moderne 1998
sans titre, 1956-1957, tirage argentique moderne de 1998

A l’heure du selfie à outrance – torse poil dans la salle de bain à la Justin Bieber, avec sa star préférée à la sortie d’un défilé ou encore le décolleté bien remonté ou totalement découvert à la Kim Kardashian, histoire de casser une nouvelle fois les Internets ! – qu’il est bon de se rappeler les belles heures des studios photo et de se référer au regard d’un vrai professionnel de l’image.

sans titre, 1949-1951, tirage argentique moderne de 1997
sans titre, 1949-1951, tirage argentique moderne de 1997
sans titre, 21 mai 1964, cachée
sans titre, 21 mai 1964, cachée

Seydou Keïta est de ces artisans du cadre qui ont illuminé le XXe siècle. Il nous renvoie tour à tour : beauté, duos improbables ou amoureux et témoignages d’un autre temps.
Les grands tirages contemporains éclatent et magnifient ces hommes, ces femmes, ces enfants qui se sont prêtés au jeu de la mise en scène de soi face à un esprit aussi joueur que méticuleux.
Bien sûr, il y a des sourires crispés, des poses qui surprennent, plus d’un regard qui interpellent et des visages qui touchent à travers le temps.

sans titre, 1953-1954, tirage argentique d'époque, collection privée
sans titre, 1953-1954, tirage argentique d’époque, collection privée

A mi-parcours, les tirages se miniaturisent dans la section Vintage. Ici, il faut au contraire tendre le nez, se pencher pour découvrir ou découvrir des prises tout aussi bouleversantes les unes que les autres. Ce qui fascine autant c’est d’être en face d’une galerie d’anonymes qui n’ont d’autres histoires que ce cliché d’eux sur papier glacé. Aucun nom, aucun contexte, aucune profession viennent renseigner sur ces visages.
L’on sait que Seydou Keïta aimait déguiser ses modèles d’un jour. Lesquels sont habillés pour l’occasion, lesquels sont de vrais de rois ou reines de la SAPE ?

sans titre, 1952, tirage argentique moderne de 1993
sans titre, 1952, tirage argentique moderne de 1993
Image de prévisualisation YouTube

Exposition Seydou Keïta

jusqu’au 11 Juillet 2016

au Grand Palais, Galeries nationales
Entrée Porte H
avenue Winston Churchill
75008 PARIS

Horaires :
Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Nocturne le mercredi de 10h à 22h.

Fermé tous les mardis
Fermé le 1er mai

A télécharger GRATUITEMENT : l’application de l’exposition 
sur l’AppStore et Google Play

BONUS : le photomaton original à l’entrée de l’exposition avec choix de fonds et de filtres !
Prévoir 3e en pièces

Exposition photographe Seydou Keïta Grand Palais Paris photomaton original vintage et argentique cabine fotoautomat choix de fonds et filtres Galeries nationales photo usofparis blog

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Lucien Clergue, les premiers albums : exposition sensible au Grand Palais

Moins connu sûrement que Willy Ronis ou JeanLouis Sieff, Lucien Clergue est tout aussi attachant.
L’écouter décrire sa vie, parler de ses muses, découvrir ses portraits d’enfants, ses gitans de Saintes-Marie-de-la-Mer au Grand Palais et vous tomberez sous le charme de ce photographe discret au regard tendre et inattendu.

Arlequin, Arles, 1955, Atelier Lucien Clergue
Arlequin, Arles, 1955, Atelier Lucien Clergue

Alors que gronde le génie de Picasso Mania à quelques mètres, un autre artiste joue lui les irréductibles. Il faut dire que Lucien Clerque a osé approcher le maître espagnol, alors qu’il était tout jeune photographe. Avec un aplomb rare, il lui présenta ses premières photos.
La curiosité de Pablo a été piquée au vif. Et de cette rencontre, sont nées une couverture de livre et une série de photos de l’espagnol facétieux.

Plaquette "Gitans aux Saintes-Maries-de-la-mer (détail), Atelier Lucien Clergue, collection Bernard Perrine
Plaquette « Gitans aux Saintes-Maries-de-la-mer (détail), Atelier Lucien Clergue, collection Bernard Perrine

Douceur de petites gueules d’anges déguisées en arlequin, violoniste, trapéziste ou autres saltimbanques dans les ruines d’Arles, regard direct posé sur la communauté gitane de Stes-Maries à une époque où tout rapprochement était inconcevable.
La madone gitane réveille les cœurs, le bambin fait fondre.

Née de la vague, Camargue, 1966, Atelier Lucien Clergue
Née de la vague, Camargue, 1966, Atelier Lucien Clergue

A quelques pas de là, une séries de nues féminins aussi audacieux, frais que légers. Rien de scabreux, on sent la jeunesse, la curiosité et l’élégance du regard.

Raie échouée, Camargue, 1965, Lucien Clergue
Raie échouée, Camargue, 1965, Lucien Clergue

Ces ensembles constituent d’albums de jeunesse du photographe. En effet, ce dernier réunissait dans des cahiers souvent recyclés ses tirages.
Ils sont accompagnés d’une interview vidéo de Lucien Clergue et d’une de ses modèles, Wally qui témoigne : « Lucien avait peur de ne pas exister. Sa vie entière a été une lutte pour l’existence. »

Album Nus, Saintes-Maries-de-la-Mer, 1956, Atelier Lucien Clergue
Album Nus, Saintes-Maries-de-la-Mer, 1956, Atelier Lucien Clergue

On apprend dans le long et passionnant entretien du photographe, entre autres, que le trio de créateurs qui l’ont inspiré est : Bach, Picasso et Weston, qu’il a « massacré les sonates de Bach au violon pendant 6 mois ! » et que ça lui a beaucoup appris, et que son livre, Corps mémorable – l’ouvrage le plus vendu du photographe et toujours réédité, depuis 1957 – n’a jamais souffert de la censure pourtant forte à l’époque. Son éditeur espérait que le livre soit saisi pour faire un coup publicitaire. Ca n’aura pas empêché son succès.

La scénographie signée d’un autre Arlésien, Christian Lacroix, accompagné de François Hébel est molletonnée (regardez la moquette !), et privilégie l’espace et la déambulation pour éviter la saturation devant les tirages originaux.

Entrée exposition photo Lucien Clergue Les premiers albums Grand Palais galeries nationales poret H photo united states of paris blog

Exposition Lucien Clergue, les premiers albums

jusqu’au 17 février 2015

au Grand Palais – Galerie sud-est
Entrée Porte H
avenue Winston-Churchill
75008 Paris

de lundi au dimanche de 10h à 20h
nocturne le mercredi jusqu’à 22h
fermé le mardi

Commissaires : François Hébel et Christian Lacroix

Exposition organisée par la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais et l’Atelier Lucien Clergue

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PICASSO.MANIA au Grand Palais : folie artistique, brillants hommages et MOOC

Actu chargée pour notre Pablo, avec l’exposition Picasso.Mania, le MOOC en ligne pour des cours gratuits afin de connaître ses classiques sur le bout de sa souris, sans oublier l’Exposition Anniversaire pour les 30 ans du Musée national Picasso Paris.

Untitled (Picasso), 2009, Maurizio Cattelan
Untitled (Picasso), 2009, Maurizio Cattelan

Ce qui est génial avec Picasso c’est qu’il nous prend toujours par surprise. Le dialogue original, initié par le Grand Palais, du dieu espagnol avec ces artistes qui lui rendent aussi bien hommage, qu’ils le copient ou le malmènent révèle une nouvelle fois l’étendue de sa création et de son influence. Etourdissant !

Picasso Sortoffabulous, 2015, Laure de Clermont-Tonnerre et Dian Widmaier
Picasso Sortoffabulous, 2015, Laure de Clermont-Tonnerre et Dian Widmaier

La mise en bouche de Picasso.Mania se fait à pas feutrés et dans une pièce sombre avec comme seule source de lumière principale un écran à multiples visages. Face à nous, une sélection d’artistes de dimension internationale. Tous, en quelques mots, décrivent le génie du père de la peinture contemporaine, la référence, le lien fort qui les unit à lui. On retient : « Liberté » (Frank Gehry), « c’est un guerrier, un homme de combat » (Adel Abdessemed), « production kaléidoscopique » (Ed Ruscha), « profondeur et objectivité de l’oeuvre » (Jeff Koons).

Le témoignage le plus affectueux sans doute vient de la doyenne : Agnès Varda qui, pour l’anecdote, n’avait pas hésité à citer l’artiste dans son film Les Plages d’Agnès. Ceci au risque d’avoir des problèmes de droits de reproduction d’une des oeuvres d’une peintre, car la réalisatrice ne voulait pas payer pour un hommage. Et elle avait raison.
Ici, elle propose de rebaptiser l’expo par : « Piccaso Love ». C’est simple et forcément pertinent !

Artist and model, 1973-1974, David Hockney
Artist and model, 1973-1974, David Hockney

Et des déclarations d’amour, il y en a dans toutes les salles du Grand Palais. Ne serait-ce que ce très bel autoportrait de David Hockney, nu, face à Picasso, le maître. D’une simplicité désarmante, la gravure située aux côtés de l’écran géant d’une installation de l’artiste américain pourrait échapper. Et pourtant c’est celle qui toucherait le plus.

Picasso, 2011, Zeng Fanzhi
Picasso, 2011, Zeng Fanzhi

Et les références prennent toutes formes, tous styles. Additionnées les unes aux autres, elles sont autant de preuves de la relation extrêmement vivante entre tous ces artistes et le peintre icône.
Que ce soit un portrait de Picasso peint par la jeune garde chinoise (Zeng Fanzhi, Yan Pei-Ming) l’incroyable reproduction à l’identique d’oeuvres célèbres comme Les Demoiselles d’Avignon, à la citation plus ou moins discrètes (l’artiste islandais Erro), jusqu’à estomper au maximum et ne garder que des infimes détails à la manière de Jasper Johns – qui n’avait pas une affection immodérée pour l’artiste espagnol.

Head (after Picasso), 1985, Andy Warhol
Head (after Picasso), 1985, Andy Warhol

Les Demoiselles d’Avignon surprennent toujours autant et inspirent des artistes aussi divers que Richard Price, Jeff Koons que Robert Colescott. Le dialogue entre les différentes variations autour d’un même thème, d’une même oeuvre est suffisamment unique pour s’y attarder.

Antiquity Uli, 2011, Jeff Koons
Antiquity Uli, 2011, Jeff Koons
Les Demoiselles d'Alabama dénudées, 1985, Robert Colescott
Les Demoiselles d’Alabama dénudées, 1985, Robert Colescott

Chaque nouvelle salle convoque une nouvelle confrontation et les invités peuvent surprendre comme Emir Kusturica, convoqué – via la projection d’un de ses premiers courts-métrages – à la légende de Guernica. Ou encore Jean-Michel Basquiat avec cet incroyable portrait vif, coloré, d’une jeunesse folle à la toute fin du parcours. Mais aussi des oeuvres plus rares qui échappent aux rétrospectives consacrées à Andy Warhol. Le père du Pop Art a lui rendu hommage via les figures africaines, transfigurées par une mallette de couleurs hardantes ou un simple noir et blanc sérigraphique.

Untitled, 1984, Jean-Michel Basquiat
Untitled, 1984, Jean-Michel Basquiat
Mon général (my general), 1992, Romuald Hazoumé
Mon général (my general), 1992, Romuald Hazoumé

La photogénie du peintre espagnol transpire aussi dans ce parcours.  Que ce soit par le double sous forme de pantin par Maurizio Catalan à l’entrée de l’exposition ou plus indirectement l’appropriation d’un cliché célèbre de l’artiste par un autre. Marvin Kippenberger, marqué par le portrait du peintre torse nu, et en caleçon, s’en inspirera pour un autoportrait.

Ohne Titel (sans titre), 1988, Martin Kippenberger
Ohne Titel (sans titre), 1988, Martin Kippenberger

Il est possible de s’étourdir, de perdre pied aussi mais les oeuvres originales de Picasso reviennent toujours par touches. Que ce soit le cubisme, cet ensemble de portraits insensés d’époques confondues réunis sur un même mur ou la collection d’eaux fortes revenant sur la passion dévorante et très érotisée du peintre Raphaël avec son modèle La Fornarina.

Marie-Thérèse accoudée, 7 janvier 1939, Pablo Picasso
Marie-Thérèse accoudée, 7 janvier 1939, Pablo Picasso


Et le MOOC dans tout cas ?

C’est une série de cours en ligne à apprécier à son rythme. Au total : 7 séquences découpées en 3 parties. Les cours sont associés à des activités et autres quizz pour vous permettre d’évaluer vos nouvelles connaissances.
Aucun diplôme à la clé mais une série de badges virtuels à partager avec tous. En parallèle, un forum de discussions permet d’initier des échanges avec les autres participants, de se lancer dans des débats passionnés autour d’une oeuvre ou d’un aspect de la passionnante biographie de l’intemporel Pablo.

exposition PICASSO.MANIA

jusqu’au 29 février 2016

au Grand Palais – Galeries nationales
entrée square Jean Perrin

lundi, jeudi et dimanche de 10h à 20h
nocturne le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h
fermé le mardi (sauf pendant les vacances scolaires)

exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, le Centre Pompidou et le Musée national Picasso-Paris

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FIAC 2015 : un monstre rose, les yeux d’Hitchcock et de belles bêtes !

Nouvelle édition foisonnante entre valeurs sûres, icônes et révélations pour la FIAC qui prend ses beaux quartiers dans la nef du Grand Palais. De Picasso à Warhol, en passant par Hitchcock ou Soulages, Panayotis, le jeune premier du Petit Journal et Matt Pokora ne savaient plus où donner des yeux le soir de vernissage.

Picasso outremer 2009 by Bertrand Lavier FIAC 2015 Grand Palais Paris international contemporary art fair exposition Picasso ManiaLes quelques points rouges le premier jour de la foire internationale d’art contemporain prouvent une fois de plus que le rendez-vous est un incontournable pour tous ceux qui souhaitent la pièce qui manque à sa collection.
Même si « j’ai les impôts à payer ! », comme ce visiteur à son voisin, la tentation est grande.

Paula 2015 by Jaume Plensa bronze édition de 5 Galerie Lelong Paris FIAC 2015 Grand Palais Paris international contemporary art fairEt la jolie Paula, bronze daté de 2015 de Jaume Plensa n’a rien à envier aux oeuvres de Jean Dubuffet qui ont également toutes trouvé preneur dès l’ouverture ce mercredi. Dans cette galerie géante sous verrière, des face à face perçants, troublants avec des inconnus et un grand nom du cinéma.

Besler Florilegium Mtar Mbaye 2012 by Kehinde Wiley huile sur toile Galerie Daniel Templon Bruxelles Paris Fiac 2015 Grand PalaisLe premier : Kehinde Wiley représenté par la Galerie Daniel Templon à Paris. Le portraitiste américain nous offre une nouvelle rencontre, cette fois c’est Mtar Mbaye qui nous fait face. Il est saisi avec son maillot. Aucune information sur le garçon. Le portrait parle de lui-même.

Pyrite Cracked Face 2015 by Daniel Arsham Pyrite hydrostone unique Galerie Emmanuel Perrotin FIAC 2015 Grand Palais PARIS international contemporary art fair
Pyrite Cracked Face 2015 by Daniel Arsham Pyrite hydrostone unique Galerie Emmanuel Perrotin FIAC 2015 international contemporary art fair Grand Palais PARIS
Une révélation ensuite, Daniel Arsham, ce trentenaire américain, emporte la mise avec une seule oeuvre : Pyrite Cracked Face. Une pièce unique d’une brillante composition. Le regard perdu du modèle traduit le malaise de sa propre décomposition. Pause.

Hitchcock Head 4 2015 by Karl Haendel pencil and enamel on paper Mitchell-Innes & Nash New York City FIAC 2015 Grand Palais Paris international contemporary art fairAutre regard tout aussi intense : Hitchcock par Karl Haendel réalisé au crayon et à l’émail sur papier. Beaucoup de visiteurs sont passés devant sans prêter une réelle attention, sans doute à cause du manque de recul. Mais le regard est aussi bien imposant que bienveillant.

Monster Bill 1998 2011 by Lee Bul Lehmann Maupin Gallery New York Hong Kong FIAC 2015 Grand Palais Paris international contemporary art fairD’autres rencontres. Avec des pièces tout aussi déroutantes qu’aguichantes. Un monstre rose, celui de la coréenne Lee Bul. On a beau cherché les yeux, impossible de capter réellement les intentions de ce personnage énigmatique.

Moroon Belts Deer 2015 by Sean Landers oil on linen Capitain Petzel Gallery Berlin FIAC 2015 Grand Palais Paris international contemporary art fairUn beau bestiaire aussi se joue d’allées en allées, d’un stand à un autre. Dans cette version 2015, le cerf de Sean Landers qui ne laisse personne insensible. Et cette impressionnante pieuvre de Carsten Höller présentée à même le sol par la Galerie Air de Paris.

Octopus 2014 by Carsten Höller purple coloured polyurethane brown glass eyes Galerie Air de Paris Fiac 2015 international contemporary art fair

Ne pas manquer le portrait d’un révolutionnaire anonyme shooté par le duo Pierre et Gilles,  les dernières compositions de l’artiste lyonnais, Marc Desgrandchamps, le miroir qui nous parle (Consider Yourself Liberated) du chinois Xu Zhen.

FIAC PARIS 2015 2015 damien hirst Washington 2014 White Cube galerie Grand Palais Paris international contemporary art fair photo by united states of paris

Lames de scalpels, morceaux de fermetures éclair,  aiguilles de couture et de tatouage, dépôts d’aluminium, punaises, hameçons zt épingles de sûreté sont transfigurés par Damien Hirst dans cette oeuvre : Washington

FIAC PARIS 2015 2015 Pablo Picasso Grand Palais Paris international contemporary art fair Photo by United States of Paris

La FIAC, c’est aussi l’occasion de découvrir, au détour de stands, des toiles de grands maîtres de la peinture : par exemple ce tableau de Picasso, ce portrait de Modigliani ou encore les noirs profonds de Pierre Soulages

FIAC PARIS 2015 2015 Modigliani Grand Palais Paris international contemporary art fair Photo by United States of ParisFIAC PARIS 2015 2015 Pierre Soulages Grand Palais Paris international contemporary art fair Photo by United States of ParisSans oublier une composition originale de l’Opéra Garnier par Valery Koshlyakov.

Finissons notre tour pour le nouvel ami de Panayotis, le très jeune journaliste, nouvelle recrue du Petit Journal. Il s’est arrêté le temps d’un sketch aux côtés de ce clown dépressif.

FIAC 2015  au Grand Palais du 22 au 25 octobre 2015

OFFICIELLE aux Docks Cité de la Mode et du Design du 21 au 25 octobre 2015

HORS LES MURS du Jardin des Tuileries à la Place Vendôme, et au Petit Palais, Musée National Eugène Delacroix, Jardin des Plantes.

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Salon Révélations 2015 : nos coups de coeur français et internationaux !

Le salon des métiers d’art et de la création, Révélations, offre sur 4 jours un nouveau parcours passionnant et foisonnant autour de l’inventivité sans limite française et internationale. La Corée du Sud, la Chine ou encore les pays nordiques offrent également des bols d’inspiration captivants pour cette 2e édition.

Une visite exhaustive serait impossible. Voici nos coups de coeur pour vous inciter à vous rendre au Grand Palais du 10 au 13 septembre !

Boites lumineuses série pylônes électriques by Anne Fontaimpe designer textile stand Lorraine salon Révélations 2015 grand Palais Paris métiers art et création
Boite lumineuse d’Anne Fontaimpe

Commençons par le stand de la région Lorraine qui présente un bel ensemble de jeunes créateurs. Parmi eux, deux belles propositions : celles d’Anne Fontaimpe, designer textile et Pauline Krier, tapissier créateur. La première propose des boites lumineuses délicates dont certains éléments de ces pylônes électriques débordent du cadre. Déroutant et ingénieux !

Chaise anatomique anatomical chair by Pauline Krier & Anouk Cazin stand Lorraine Salon Révélations 2015 Grand Palais Paris métiers art et création
Chaise anatomique de Pauline Krier

La seconde ne présente qu’un seul objet : une chaise anatomique ou attrape-coeur sur laquelle il est difficile de s’imaginer prendre place sans entendre un hurlement.

Petits poulets sur un mur par Sophie Dalla Rosa La Tricoterie art knit design stand salon Révélations 2015 grand palais paris métiers d art et création
Création murales de Sophie Dalla Rosa

Un bel ensemble que Mr Bean pourrait apprécier. Sophie Dalla Rosa a réalisé une composition murale audacieuse et pour le point accrocheuse avec ces poulets primés tricotés.

Arbre aux feuilles de papier kraft par Charles Macaire Charlot & Cie et luminaires - salon Révélations 2015 métiers art et création Grand Palais Paris
Arbre de Charles Macaire

Autre proposition décalée et légère : les arbres aux feuilles de papier kraft de Charles Macaire.

Goalkeepers by Xiaoxing Zhou
Goalkeepers by Xiaoxing Zhou

Focus sur la création de la céramique en Chine avec un bel ensemble de créations figuratives sur vase, de sculptures et de compositions non identifiées mais tout aussi poétiques.
Nous avons retenu le duo de bad boys baptisés « gardiens de but » (Goalkeeper) par leur jeune sculpteur Xiaoxing Zhou.

Scarab by OrriFinn Jewels
Scarab by OrriFinn Jewels

Autre contrée lointaine, glacée cette fois avec le Scarabée des créateurs islandais : OrriFinn Jewels. Un travail délicat et riche en détails et trouvailles sur lequel il est important de se pencher.

Eternal Boy II by Lee Yun Hee
Eternal Boy II by Lee Yun Hee

Difficile de comprendre ce que nous veut précisément le trio de porcelaine de la sud-coréenne Lee Yun Hee. Détail qui a son importance : Eternal Boy II cache des armes dans son socle. Mystérieux !

Des centaines de créations (meubles, luminaires, sculptures, et bijoux) n’attendent que votre attention pour briller au coeur de la nef du Grand Palais. Convaincus ?

Révélations 2015
Le salon des métiers d’arts et de la création

du 10 au 13 septembre 2015
jeudi, vendredi, samedi de 10h à 20h
dimanche de 10h à 19h

au Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 PARIS

Tarifs : de 5 à 10 euros
Enfants de – de 12 ans : gratuit

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L’ART DU JARDIN au Grand Palais : une nouvelle expérience végétale et printanière sous la verrière de la Nef

Le Grand Palais accueille depuis vendredi un immense jardin pour la première fois, du point de vue grand public, avec L’ART DU JARDIN.
Car certains se souviennent encore du jardin à la française reconstitué pour un défilé Chanel grandiose avec fontaines et gravier blanc.

Pour cette célébration du printemps, la Nef se transforme, exceptionnellement et pour quelques jours, en serre géante où il n’est pas rare de faire des découvertes cocasses, ingénieuses et tendances.

Le jardin se décline sous la verrière historique dans différentes ambiances, sages, exotiques ou glamour.

Parmi cet ensemble composé de tableaux végétaux, de mobiliers de jardin – avec lumière en galet du plus grand chic – notre oeil a été attiré par les propositions végétales de You talking to me, Vegetal Identity concept créé par les designers Antoni Bellanger & Bertrand Reguron.
Le stand a été pris d’assaut depuis l’ouverture si bien que ce dimanche, les cartes de visite sont faites main.
Et il faut avouer qu’imaginer ces typos et autres  cerfs végétaux dans son intérieur design inspire.

Pour apprécier les différents point de vues sur ce jardin éphémère, une tour en bois offre un cadre intime pour une vue unique sur la Nef.

Les amateurs de bonnes idées shootent avec délectation, imaginant les réaménagements possibles dans leur bout de jardin.

Autre ambiance, le rhododendron est à la fête !
Cet arbre à fleurs très apprécié par votre grand-mère, va certainement vous taper dans l’œil avec ce chatoyant décor.

Cette parenthèse green dans le tumulte parisien offre aussi des petits espaces de détente, comme ce café de huttes en bois.
Idéal pour une discussion enflammée sur la météo moribonde de ces derniers jours. Alors que d’autres partagent leur désolement: « mon hortensia a crevé!« 

A quelques pas de là, sur un autre stand, une quinqua pleine d’esprit compare une sculpture de gorille à son ex-mari.
L’esprit est décidément à la légèreté.
Il n’est donc pas étonnant non plus de croiser la mèche drue de l’artiste italien Arturo Brachetti.

 Enfin, mention spéciale à cette visiteuse so fashion qui a choisi dans sa garde-robe une combinaison treillis en accord parfait avec l’ambiance du lieu.

 L’ART DU JARDIN, nouvelle expérience végétale

au GRAND PALAIS

Entrée Winston Churchill
avenue Winston Churchill 75008 PARIS

jusqu’au lundi 3 juin 2013

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