Archives par mot-clé : humour

Enooormes : la grossesse (en)chantée de 3 drôles de dames !

Les joies de la grossesse en chansons ?
Sur le papier, l’idée est complément folle.
Sur la scène du Théâtre Trévise, trois filles terribles au charisme d’enfer, pétillantes à souhait.
Le spectacle musical Enooormes parle forcément aux femmes mais ne manque pas d’attrait pour les hommes.
La preuve ! 

Enooormes

Enooormes pour 9 mois 

La fantaisie est posée dès le début : trois super copines – qui ne se ressemblent pas, ni en caractère, ni en personnalité – apprennent leur grossesse en même temps.

S’ensuit une délicieuse histoire autour du choix de garder ou non l’enfant, de ce que cela suppose de bouleversements dans la vie, de tracas physiques… 

Audacieux de chanter la péridurale, l’attente de l’enfant ou encore la fringale de fraises ! 

Ces trois interprètes (Anais Delva, Cécilia Cara et Manon Posta, le soir de la générale) sont excellentes, assumant les contradictions de leur personnage tout en se donnant corps et voix à leur performance scénique.  

Ma voisine, trentenaire : « forcément, on se reconnaît au moins dans l’une de ces trois femmes !«  

Enooormes est pour toutes les femmes, les mamans comblées et celles qui n’ont pas encore un petit à leur côté.
Mais aussi tous les hommes, pères ou non ; certains pourraient être tentés de se mettre au chant pour soulager leur partenaire, à la maternité. 
Au fond, tout est plus doux en chanson.

Enooormes

Enooormes

Mise en scène Emanuel Lenormand
Livret Alyssa Landry et Emanuel Lenormand
Musique Thierry Boulanger
Avec Cécilia Cara, Anaïs Delva et Marion Posta
Et en alternance, Claire Pérot, Magali Bonfils et Dalia Constantin


Du jeudi au samedi à 21h
matinée à 17h 

Théâtre Trévise
14 Rue de Trévise
75009
Tel. 01 45 23 35 45

Share

Paul Taylor #Franglais : fucking great show! @ La Nouvelle Eve

#Franglais est un chef d’œuvre du stand up ! Avec Paul Taylor, on a l’impression d’être bilingue quand il nous parle anglais, on n’a plus honte de notre accent pourri même si le sien est imperceptible – ce qui, sincèrement, pourrait nous le faire détester à jamais.
On se fout aussi bien de notre gueule que de tous ces étrangers qui ne comprennent pas les subtilités de notre culture d’Assédic, de bises et autres « chier ». 

Paul Taylor

Paul Taylor is the one! 

Alors oui, bien sûr, nous Français nous avons des travers, de drôles de mœurs et une faculté à décontenancer les irréductibles Anglo-saxons et tous les autres qui cherchent à apprendre notre belle langue. 

Paul Taylor qui affiche 8 années passées en France et une femme de notre cru n’a pas à chercher bien loin pour trouver matière à rire.
Mais son talent est dans son sens aigu de l’observation, dans sa capacité de révélation et sa relative exagération de certains de nos traits.
Et surtout, il ne nous fait pas le coup des Français râleurs, comme beaucoup d’autres ! #ThankGod

Le garçon est inventif quand il s’agit de recréer les situations aberrantes que nous pouvons vivre ou infliger aux autres. Le sketch de la bise en intro du spectacle est hilarant !

Ses coups de gueule ponctuent la soirée avec des Fuck bien placés, comme des gimmicks. Putain, on adore !! 

Il s’hydrate avec une pinte de bière ; franchement ça claque tellement plus que la bouteille d’eau minérale de Florence Foresti. 

Le débit de parole est effréné, Paul Taylor peut faire l’effet d’un stroboscope sonore.

Image de prévisualisation YouTube

Dans la salle ce vendredi, une large part de Frenchies (mot que le stand’upeur ne prononcera jamais de la soirée, pourtant c’est tentant !) mais il y a aussi des Anglais, Américains, Chinoise, Colombienne et Italiennes, Danois.
Une seule victime est à déplorer : la Biélorusse du premier rang ne se remettra sans doute jamais de sa première expérience de bise made in France – faut dire qu’elle n’a pas eu trop le choix.

Paul Taylor

Paul Taylor
#Franglais


Jusqu’au 31 mars 2018 

Les jeudis vendredis, samedi à 20h 

À La Nouvelle Eve 
25, rue Pierre Fontaine
75009 Paris

Et en tournée en mars, avril et mai à : Nantes, Bordeaux, Lyon, Lucé, Rouen

Site officiel  : www.paultaylorcomedy.com 

Bonus 1 : j’ai été refroidi par une Anglaise saoule, hystérique, agressive, casse-b… sur les Champs-Elysées pas plus tard que le soir du 31. Elle m’a clairement pourri mon feu d’artifice de la nouvelle année. Passer la soirée avec Paul Taylor m’incite grandement à la pardonner.
Il est tellement attachant qu’il nous ferait même aimer la Princesse Camilla ! 

Bonus 2 : profond respect à cette spectatrice du 1er rang qui a traduit en direct et en langue des signes le spectacle à sa voisine. Vu le débit de parole de Paul Taylor et l’absence de pause, la performance est à saluer. 

Share

Claudia Tagbo – Lucky girl à l’Olympia du 18 au 21 janvier !

Claudia Tagbo débute un marathon de dates en ce mois de janvier avec passage par l’une des plus belles salles de France : L’Olympia, après avoir tenu l’affiche à la Gaité Montparnasse l’année dernière. 
Du 18 au 21 janvier, elle affichera son nom en néons rouge passion, rouge diabolique pour séduire son public.

Lucky you!

Claudia Tagbo c’est un rire inimitable, rendu célèbre par Vendredi tout est permis sur TF1 – et un cri d’effroi quand il s’agit de l’enfermer dans une salle plongée dans le noir.
Mais c’est aussi une silhouette incroyable taillée pour la scène. L’artiste ne reste pas plantée derrière un micro, elle !

Lucky est le 2e spectacle de l’humoriste à succès, un show qui mélange habillement sketch, stand up, danse et chant. Claudia est capable de déployer tous ses talents et une incroyable inventivité pour arriver à ses fins : balayer les préjuger et faire hurler de rire du premier au dernier rang.

Elle sera en tournée jusqu’en juin 2018, donc c’est le moment de réserver pour débuter une année glamour à mort !

Claudia Tagbo

Claudia Tagbo
Lucky

Les 18, 19 et 20 janvier à 20h
matinées les 20 et 21 à 16h30

 

à L’Olympia
28 Boulevard des Capucines
75009 Paris

Share

Orphée et Eurydice à bicyclette : romance musicale virevoltante !

L’amour est le sujet inépuisable de la douce folie créatrice de Pierre Lericq. Cette fois, il a décidé de sauver l’humanité à travers l’épopée cycliste d’Orphée et Eurydice, un couple héroïque né à Ouessant.
Jeu de mots, chants passionnés, sauts de cabri et euphorie pour cette création à l’affiche du Lucernaire. 

Orphée et Eurydice

Orphée et Eurydice à bicyclette : #foliedouce 

Pierre Lericq, auteur prolixe à la tête d’une institution scénique : Les Épis Noirs, change exceptionnellement de partenaire de jeu après la reprise d’un succès Flon-Flon et Romance sauvage.
Il a préféré cette fois Marie Réache à Manon Anderson. Mais cette dernière n’est pas loin, en signant la mise en scène. 

Sur scène se joue une comédie tragique, une tragédie drôle, un va-et-vient incessant de chants, incarnations et apartés. 

Car Pierre et Marie interprètent à la fois les comédiens Bernard et Jeanine, les héros Orphée et Eurydice, et leurs parents.
Avec peu d’accessoires, un cadre lumineux, une mèche de cheveux rabattue ou un accent italien volontairement approximatif, les personnages virevoltent, vibrent, aiment, complotent, s’égarent…

C’est intense comme toujours avec Pierre Lericq, c’est faussement naïf quand il est question de chanter l’amour.
C’est beau tout simplement car universel, essentiel.

Orphée et Eurydice à bicyclette nous emporte par les brins de poésie, la jeunesse des cœurs, l’humour décalé, le charme de ses excellents comédiens-chanteurs. 

Orphée et Eurydice à bicyclette

Orphée et Eurydice à bicyclette

De Pierre Lericq
Mise en scène : Manon Anderson
Avec Marie Réache et Pierre Lericq

Jusqu’au 10 février 

Du mardi au samedi à 21h 

Au Lucernaire
53 rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris
Tel. 01 45 44 57 34 

Share

L’addiction c’est pour moi de Doully : show pétillant à découvrir absolument

Qui peut se targuer de n’avoir aucun vice ? Nous avons tous des petits travers qui font partie intégrante de qui nous sommes. Doully Millet l’assume ! Elle nous propose, au Théâtre du Marais, un récit de sa vie avec beaucoup de dérision sur toutes ses mésaventures marquées par les addictions.

Doully

Les trois « marraines fées » de Doully se penchent sur son berceau à sa naissance. La première lui offre le goût du théâtre et de la tragédie. La seconde lui donne la force d’y arriver et la troisième se prend les pieds dans sa cape en disant «Eh merde, j’ai encore trop picolé !» Nous retrouvons dans le spectacle la subtile combinaison de tous ces dons.

Après avoir savouré les plaisirs que la vie pouvait lui offrir, Doully a décidé de s’en éloigner avec le temps et pour diverses raisons. Si son esprit s’en trouve libéré, son physique singulier peut porter à confusion. Ceci la mène à des situations abracadabrantes.

Entre son insomnie, ses petits boulots, ses amis, ses rencontres avec des inconnus, les préjugés, nous nous retrouvons tous dans ces tranches de vie. Pendant plus d’une heure, Doully nous embarque avec elle dans une folie libératrice au troisième degré où elle est parfois grossière mais jamais vulgaire. Elle a un talent fou pour narrer les choses. Vous allez vraiment devenir addict !

Doully

Au-delà du rire qu’elle manie à la perfection (quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que j’avais des abdos !), nous nous attachons à ce personnage atypique dont la sensibilité nous touche pleinement…

Une belle rencontre qui donne le sourire bien au-delà du spectacle. Je vois encore le regard suspicieux de badauds bien-pensants dans la rue quant à mon sourire béat. La seule réponse qui me vient alors est : «Que c’est bon de laisser libre cours à ses addictions ! » 😉

by Jean-Philippe

Doully

L’addiction, c’est pour moi !

de et avec : Doully
Metteur en scène : Nicolas Vallée

tous les mercredis à 21h15

Au Théâtre du Marais
37 Rue Volta
75003 Paris
Tel. 01 71 73 97 83

FB officiel de Doully : DoullyOfficiel

Share

Laurent Sciamma : débuts prometteurs avec Une heure debout

L’Echapée Volée et Les Inrocks ont repéré Laurent Sciamma dans son petit écrin du 11e à banquettes vertes moyennement confortables : la Comédie des 3 Bornes.
Ici, les trentenaires sont légion, s’amusant des incohérences, aberrations ou autres contrariétés de la vie quotidienne relevées par ce jeune stand’upeur. 

Laurent Sciamma n’a pas le physique d’un musclor type Jean-Claude Muaka, n’a pas des yeux bleus renversants de Gad Elmaleh, ni même la blondeur indécente de Geremy Credeville. Et pourtant, il n’est pas impossible de s’attacher à lui car il a un don : l’empathie ! 

Et puis, au fond, c’est assez stimulant d’assister à l’éclosion d’un jeune talent, sur scène. Il prévient : « le spectacle est en rodage, il est différent chaque soir, je tente de nouvelles blagues.« 

La durée est donc variable. L’humoriste vérifiera l’heure au cours de la soirée pour s’assurer qu’il ne déborde pas trop. Ce mercredi, l’heure annoncée sur l’affiche sera largement dépassée de plus de 20 minutes.
Bien sûr, on a un peu chaud, une crampe à la fesse droite commence à nous violenter mais on lui pardonne. 

Laurent Sciamma affiche donc ses 32 ans avec modestie. Il rit en baissant la tête – un brin de timidité ? – ; garde encore sa liste de sketchs sur une feuille, comme un chanteur et ses chansons. On ne sait jamais, il pourrait perdre en pleine digression.

Il nous fait rire de choses simples comme des nouveaux Transiliens, de poules, de journal intime, de célibat et de son martyr consentant orchestré par ses deux sœurs aînées.
Il s’enlise parfois dans quelques longueurs mais les spectateurs rient en majorité.
Ce soir-là, une fille se fend la poire au point de baisser la tête de manière spectaculaire, voire dangereuse au niveau de ses genoux.

Laurent Sciamma

Laurent Sciamma Une heure debout 

Tous les dimanches à 19h00

à la Comédie des 3 Bornes
32 rue des trois bornes
75011 PARIS
Tél. 01 43 57 68 29

Share

Gerbes d’amour : Constance déchainée à l’Apollo Théâtre !

Après Partouze Sentimentale, Constance brille avec un max de love, des beats et de l’humour corrosif à souhait avec Gerbes d’Amour à l’Apollo Théâtre à partir du 18 janvier.
Notre petite beauté comique se met, pour l’occasion, au chant. Et ça pulse à mort !
Que Giedré soit prévenue, elle a une vraie concurrente, en beaucoup plus féroce. 

Gerbes d'amour

Constance est capable de tout !

On savait la trentenaire redoutable en matière d’humour noir, très noir, en situations qui font déglutir de travers et en poil à gratter puissance 1000.
Constance est vraiment capable de tout et même de s’autoproduire ! Adieu le confort d’une production toute dédiée à son artiste. Constance s’émancipe avec ce spectacle et emmène dans son nouveau dérapage contrôlé une complice : Marie Reno. 

Avec la musicienne-chanteuse, elle goûte avec toujours plus d’intensité aux joies de la scène, mais cette fois en duo, après 10 ans de solo sur toutes les scènes de France. 

Gerbes d'amour

Ptit chat, pute, princesse, Picarde, fêtarde… 

Constance excelle dans l’art de se costumer, de surprendre à chaque fois, de se dégueulasser la tronche pour les besoins de la vanne.
Didier Super, le metteur en scène de Gerbes d’Amour, a eu la géniale idée du paravent noir. Cette fois, l’artiste ne quitte plus la scène pour changer de costume.
Ce qui nous donne droit aux apartés de très haute volée que l’on mérite.
« Artiste pute, produit de consommation » ouvre le spectacle. Constance n’a une nouvelle fois pas froid aux yeux, ni aux cuisses. Ce shorty lui va si bien.
Cette chanson fait penser à ces Youtubeuses capables d’émerveiller avec leur dernier masque de beauté, d’émouvoir avec leurs petits tracas (« un twittos a été trop méchant avec moi hier« ), tout en n’oubliant pas d’encaisser les virements bancaires pour les nombreux placements produits dans leurs vidéos.
Cute à mort ! Ou plutôt so 2018 ! 

Mais Gerbes d’Amour c’est aussi un max de love avec le public. Constance excelle dans la pleine communion avec ses spectateurs, quitte à en « maltraiter » un au passage. 

Du love en chanson : la nouvelle princesse qu’elle campe est irrésistible, comme sa mère de famille au coup de main exceptionnel. 

A la sortie du spectacle, on ne regardera plus les saisons comme avant (le printemps, l’été, quelles emmerdes !), on aura un mal à oublier cette délicieuse illustration d’une famille picarde très particulière, sans parler de la soirée de beuverie avec gros dommages collatéraux. 

Gerbes d’Amour :

C’est des beats dans ton body, de l’humour qui tâche mais pas autant qu’un verre de vin rouge, c’est une soirée de fête totalement déconnante mais sans la gueule de bois.
C‘est une blonde qui dégomme tout et une brune qui vous achève avec doigté au piano ou en guitare.
Un spectacle recommandé pour tous les couples, les célibataires. Et encore plus si t’es déprimé(e) et que tu sors d’un burn-out. 

Gerbes d'amour

Germes d’Amour
spectacle de Constance
avec Marie Reno
mise en scène : Didier Super

à partir du 18 janvier 2018

du mardi au jeudi à 21h30

à l’Apollo Théâtre
18 rue du Faubourg du Temple
75011 PARIS
Tél : 01 43 38 23 26

Share

Aimez-moi : Pierre Palmade émouvant et ensorcelant !

Pierre Palmade revient enfin à ses premières amours : un seul en scène !
Sans doute moins hilarant que les précédents spectacles, Aimez-moi nous surprend par la tendresse de son regard, les situations improbables et les observations qui font écho en nous que nous soyons gays, hétéros, vieux, jeunes, désespérés par l’état du monde ou des joyeux utopistes.
Pierre Palmade nous touche pour notre plus grand bonheur ! 

Pierre Palmade

Avec Aimez-moi, il y a du loufoque total – proche de la fable – comme cette parenthèse animalière qui l’a conduit à être adopté par une famille d’aigles. Il y a aussi de la prise directe avec la réalité du couple – un père quitté par sa femme, sans ultimatum, faisant face à ses enfants. Et surtout de l’invention géniale : comme ce chanteur médium poilant.

Tous ces personnages sont attachants, dénués de méchanceté, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont sans aspérités.
Ils sont heureux aussi bien de leur bonheur,  leurs contrariétés que leurs beaux malheurs. 

Un spectacle tout en finesse

C’est un Palmade un peu désabusé, voire mélancolique qui évolue sur scène.
Les textes de ses sketches laissent transparaître les angoisses et les expériences de l’homme mais transposées avec bienveillance dans une galerie de personnages efficace.

Alors, il est possible de rire du cancer sans tomber dans la provocation pure, du handicap affectif et aussi du cas très particulier du fan transi de Barbara Streisand – une espère en voie de disparition. 

Petite touche supplémentaire, l’humoriste débriefe certains de ses sketches en mode « Je« , histoire de mettre en lumière l’homme derrière le comique. Une pause qui peut être douce-amère mais jamais moralisatrice.

Aimez-moi est une vraie bulle de rire, de poésie et d’émotions. 

Pierre Palmade

Aimez-moi

Un spectacle de et avec : Pierre Palmade
Mise en scène : Benjamin Guillard
Scénographie : Jean Haas

jusqu’au 31 décembre 2017

au Théâtre du Rond-Point
2bis av Franklin D. Roosevelt
75008 Paris

Et en tournée à partir de 2018 

Share

K Surprise @ Les Déchargeurs : éloge éclatant à la splendeur de vivre !

Sarah Pébereau, jeune trentenaire pétulante, désire ardemment faire LA rencontre qui bouleversera sa vie. Ses vœux furent exaucés, en quelque sorte… Fait alors irruption le K Surprise, le crabe, le grand C : le cancer. Touchée en plein sein, elle se défend magnifiquement avec ce qui sera sa force : l’humour. Son travail de réparation a commencé par un livre* et se poursuit par ce seul-en-scène au théâtre Les Déchargeurs relatant sa superbe renaissance.

Sarah arrive à la croisée des chemins de sa vie. S’entremêlent dans sa tête de nombreuses questions concernant son avenir amoureux ou professionnel. Lors d’une consultation de routine chez la gynécologue, une annonce vient tout bouleverser : elle a une tumeur au sein. Après examens approfondis, le cancer est confirmé.

Telle une catharsis, Sarah nous évoque une multitude d’anecdotes qu’elle a dû traverser, souvent à mourir de rire, parfois moins. Nous oscillons alors entre des moments de fragilité et d’autres où la force de combat qu’elle possède fait scintiller de mille éclats son être. C’est fulgurant !

K Surprise
photo by AnnaClick

Les sentiments qu’elle présente parleront autant aux personnes atteintes du cancer qu’à leurs proches ou tout un chacun. S’exposent alors la solitude inévitable ressentie malgré un entourage présent, la question de la procréation, l’inexplicable solidarité qui existe entre patients, le fait que rien ne sera plus jamais comme avant…

Étonnamment, cette épreuve difficile a permis à Sarah de s’épanouir. Aujourd’hui, elle a moins peur, ou tout du moins différemment. Ses combats sont autres. Elle a appris à se découvrir et surtout à s’aimer pour qui elle est.

Elle dégage une énergie folle, propre aux personnes qui savent qu’il faut pleinement aimer la vie. De la tendresse, de l’émotion, de l’humour et de l’amour : c’est tout cela qu’elle désire partager aujourd’hui. Qu’il est bon de sortir de notre zone de confort pour rencontrer de telles personnes, solaires et pétillantes…

Merci Sarah !

by Jean-Philippe

K Surprise

K Surprise

Auteures : Sarah Péb’, Elise Mc Leod
Mise en scène : Elise Mc Leod
avec : Sarah Péb’

du 8 janvier au 26 mars 2018

tous les lundis à 21h15

Les Déchargeurs
3, rue des Déchargeurs
75001 PARIS
Tel :

Site officiel : sarahpebereau.com

*Sarah, 30 ans, mon cancer, même pas peur !

Share

JeanFi décolle à l’Alhambra : le comique qui nous envoie en l’air !

JeanFi Janssens est le dernier phénomène comique médiatique. Il y a un an personne ne le connaissait. Quelques passages à la radio, il se retrouve propulsé en quelques semaines au Grand Point Virgule.
Depuis ce début décembre, il transforme la grande salle de l’Alhambra en cockpit de Boeing 767. Entre anecdotes personnelles et des tranches de vie dans les airs, JeanFi nous embarque dans son univers pas si lisse.

JeanFi

Embarquement porte 1

Avec JeanFi, on passe de l’autre côté du rideau de cabine d’un avion.
Et parfois, on peut se retrouver dans le passager qu’il décrit : un peu lourd, voire agaçant ou stressé par le vol. Même si chacun ne se voitjamais tout à fait comme tel.
Si les passagers en prennent pour leur grade – et toutes classes confondues -, JeanFi n’est pas tendre avec ses collègues non plus.
Et il ne fait pas bon travailler dans les airs : vieillissement accéléré, compréhension limitée… des clichés parfois mais pas que.

Hors des couloirs de l’avion, l’homme du Nord nous convie à ses repas de famille, nous dévoile sa vie intime. Parents, sœur, petit(e)s ami(e)s. Tous y passent.

Et si vous pensez que la vie de steward est toujours rose, on vous déconseille l’escale à Bangkok !

Image de prévisualisation YouTube

JeanFi n’en fait pas trop

Au risque de paraître iconoclaste, on a sans doute fait le tour de l’humour communautaire.  Mais l’ami JeanFi sait partagé son trait d’intimidé sans lourdeur.
Les 1h20 de spectacle passent sans longueur, même si le début du show semblait moins rythmé (le trac de la générale ?).
On a droit à un humour parfois cru mais sans trash attitude et sans ostracisme. 

Si  les traits d’humour sont plutôt bien sentis, JeanFi reste sage, trop sage pour nous. Le quadra n’est pas très joueur avec son public.
Dommage alors de ne pas profiter à ce public tout acquis à son humour pour le titiller un peu plus, ou rebondir sur les commentaires venant de la salle.
Malgré tout, on passe un très bon moment dans les airs sur le vol de JeanFi Airlines.
JeanFi

JeanFi Décolle

jusqu’au 28 janvier 2018

du mercredi au dimanche à 19h30

à l’Alhambra
21 rue Yves Toudic
75010 PARIS
Tél. 01 40 20 40 25

Share