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Sauvons l’arc du Carrousel avec Tous Mécènes / Musée du Louvre

L’arc du Carrousel : attention chef-d’œuvre en péril !
Le musée du Louvre ouvre sa campagne de dons 2018 Tous Mécènes ! pour restaurer ce symbole architectural du jardin des Tuileries.
Sculptures érodées, statues craquelées, bas-reliefs  éclatées
, quand on passe à côté de cette arche du 19e siècle, on ne remarque pas forcément son déclin tant le monument est majestueux et qu’il prend si bien la lumière. Et pourtant…

tous mécènes

Pourquoi l’arc de triomphe du Carrousel ?

Construit entre 1806 et 1808, l’arc du Carrousel est composé de  matériaux multiples qui se sont abimés avec le temps. C’est une pièce emblématique de l’histoire de France, notamment la conquête napoléonienne.

tous mécènes

Une étude sanitaire récente a alarmé les architectes du musée du Louvre. En effet, les actions combinées des intempéries et du vent qui charrie les poussières du jardin des Tuileries ont érodé le monument.

tous mécènes

Et si l’édifice n’est pas pris en charge rapidement, sa pérennité pourrait être engagée.

tous mécènes

Cette rénovation est aussi la première étape de la réhabilitation complète du secteur du Carrousel dans le jardin des Tuileries.

tous mécènes

Objectif : 1 million d’euro avant le 31 janvier 2019

C’est ce montant que le Louvre souhaite obtenir de la campagne Tous Mécènes !, sur un total de 5 millions pour la restauration de l’arc.
Alors pour faire partie des déjà 25 000 mécènes du Louvre (en huit ans de campagne), c’est simple : il suffit de faire un don via le site www.tous.mecènes.fr ou par courrier (toutes les infos en ligne).

Pour un don de 1500€ et plus, il est aussi possible de parrainer une des statues de l’arc du Carrousel.tous mécènes

Nouveauté en 2018
C’est encore plus facile et rapide via SMS. En envoyant Louvre au 92004, vous donnez automatiquement 5€, prélevés sur votre facture.

Comme pour le crowfunding, tout don fait l’objet de remerciements particuliers qui varie en fonction du montant.

Image de prévisualisation YouTube

Tous Mécènes ! : #moncarrousel

Derrière ce hastag se cache une autre  nouveauté : le concours  photo sur Instagram.tous mécènes

Postez une photo avec le #moncarrousel pour participer.

Ainsi vous pourrez peut-être gagner un kit reflex Canon, une rencontre exceptionnelle avec Yann Arthus-Bertrand ou une escapade au sommet de l’arc pour immortaliser une des plus belles vues de Paris. On ne se remet toujours pas de la nôtre.

Plus d’infos sur le concours ici.tous mécènes

Soutenez le musée du Louvre et faites un don.
La campagne 2018 se clôturera le 31 janvier 2019.

www.tous.mécènes.fr

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En Société : les pastels du Louvre incroyables et éclatants

Avec l’exposition En Société, Pastels du Louvre, près de 150 pastels du 17e et 18e siècle qui sont mis en lumière.
Cet accrochage clôturant une campagne de restauration de 7 années effectuée grâce au mécénat des American Friends of the Louvre.
L’occasion pour le Musée du Louvre d’éditer un nouveau catalogue-inventaire raisonné de la plus grande collection de pastels du monde, tout en révélant les secrets de conception de pièces maitresses. 

pastelChacune des œuvres a donc été revue et restaurée.

Les pastels ont été ôtés de leur cadre et les protections arrière retirées. Le but : dépoussiérer les œuvres mais surtout aspirer la moisissure (un champignon essentiellement présent dans les couleurs sombres).
A coups de pinceau minutieux et experts, les pastels ont donc retrouvé un éclat qu’ils avaient perdu avec le temps.
Et si certains verres de protection ont été changés, d’autres sont encore d’époque.

Parmi ces 150 œuvres exécutées sur papier ou sur vélin, nous proposons ce focus sur 4 pièces qui nous ont particulièrement touchés.

Jeanne-Antoinette Lenormant d’Etiolles, marquise de Pompadour

C’est sans conteste la pièce maîtresse de cette exposition.
Et sans parler de la finesse de la réalisation, Maurice Quentin de La Tour réalise avec ce portrait de véritables prouesses techniques.pastel

Pour créer les 178,5 x 131 cm de cette toile, l’artiste a dû assembler 8 feuilles de papier – aucune production à l’époque ne permettait d’avoir une feuille unique de papier aussi grande. Et à l’origine, l’œuvre était encore plus grande de 5 à 6 cm de chaque côté !

Maurice Quentin de La Tour a donc pensé la composition de son portrait afin qu’aucun élément important ne se retrouve sur les jointures des feuilles.
Mais, en s’approchant de la toile, on peut voir que l’artiste a fait des modifications tout au long de sa création. Ce qui est très dur en pastel.

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Ainsi, une main aurait changé d’orientation. Les mules et les pieds ont été modifiés et l’artiste a gratté une partie du papier plutôt que de le remplacer par un autre morceau.

Prenez donc bien le temps d’observer les détails de ce pastel !

Une académie masculine dévoile ses secrets

La restauration de cette œuvre de Joseph Ducreux a révélé que l’artiste avait contrecollé plusieurs académies de son atelier pour protéger le châssis de sa toile.
Ne manquez pas de saisir le volume de la série de feuilles sacrifiées pour la réalisation de ce nu.

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Maurice Quentin de La Tour : joyeux autoportraits 

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pastel

Il y a un côté facétieux qui nous plait beaucoup dans cette série d’autoportraits. Un incroyable regard souriant et complice invitant à un échange original avec un artiste, à travers les siècles.
Cet ensemble donne irrémédiablement envie de se pencher sur la biographie de Maurice Quentin de la Tour.

Portrait de Mme Jean Tronchin

La délicatesse de ce portrait réalisé par Jean Étienne Liotard est assez bouleversante. Le peintre a osé un jeu de transparence réalisé grâce à de la gaze noire. Des touches de couleurs à l’arrière des yeux et de la bouche ont été découvertes au cours de la restauration de cette œuvre. Elles donnent encore plus de vigueur à cette discrète inconnue.

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Exposition
En société
Pastels du Louvre des 17e et 18e siècles

jusqu’au 10 septembre 2018

Horaires :
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h
21h45 les mercredis et les vendredis

au Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

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Expo Delacroix au Musée du Louvre : rétrospective magistrale

Plus d’un demi-siècle est passé sans qu’une rétrospective Eugène Delacroix ne soit organisée à Paris. C’est un peu fou.
Donc l’exposition qui s’ouvre au Musée du Louvre va être celle à ne pas manquer lors de ce printemps.
Comme l’a été la rétro de Vermeer en 2017.

Delacroix
Le christ sur la croix

Une exposition en trois temps

Car ce n’est pas moins de 180 œuvres qui sont présentées dans le Hall Napoléon du Palais des Tuileries.
Et pour retracer l’évolution du travail d’Eugène Delacroix, sa carrière a été découpée en trois phases chronologiques :
– 1822 à 1834 : la décennie de la nouveauté, de l’appétit de gloire et de liberté.
– 1835 à 1855 : la révélation de la peinture murale, la tradition et l’apothéose de 1855.
– 1855 à 1863 : l’art du paysage et les variations autour de son travail passé.

Delacroix

Et même si l’exposition est organisée de façon chronologique, la distinction entre ces périodes n’est pas toujours facile à garder en mémoire pour un visiteur non aguerri à l’histoire de Delacroix
Un petit rappel en début de salle aurait été bienvenu.
Mais ce sera la seule critique négative que l’on peut faire sur cette mise en espace.

Une parenthèse artistique merveilleuse

Mais faisons un peu abstraction de ce cloisonnement pour simplement se laisser aller au plaisir d’admirer le travail de ce géant de la peinture du 19ème siècle.

Se rendre compte que ses pièces maitresses La Liberté guidant le peuple et Scènes des massacres de Scio ont été réalisées dans sa première décennie de peintre.  Vous n’aurez donc pas à attendre la fin de la visite pour les (re)découvrir. 😃

Delacroix
La Liberté guidant le peuple et Scènes des massacres de Scio

On est surpris par la finesse des dessins qui illustrent l’édition en 1828 du Faust de Goethe.

Delacroix
Duel de Faust et Valentin

Et de salle en salle, la virtuosité de Delacroix est toujours là mais le style évolue selon les périodes.

Delacroix
Étude de reliures, veste orientale et figures d’après Goya

Un regard particulier sur le Maroc du 19ème, loin des questions esthétiques et sociales.

Delacroix
Femmes d’Alger dans leur appartement


Un de ses rares voyages à l’étranger qu’il retranscrit dans des carnets superbement illustrés et dans des aquarelles toute en simplicités.

Delacroix
Sur la route entre Tanger et Mèknes
Delacroix
Carnet : Notes et croquis pris à Mèknes

On admire la force poignante qui ressort des ses tableaux religieux. Des toiles qui ne sont qu’émotion et qui ne peuvent laisser indifférente.

Delacroix
Le christ sur la croix (dit Le calvaire)

On termine cette exposition par une salle qui offre la dernière facette du travail de Delacroix : des paysages « fantaisies ». Ils ne sont pas réels mais font appels aux souvenirs de l’artiste, mêlant parfois deux lieux différents.

Delacroix
Les baigneuses

Prenez vos billets !

Une telle réunion de toiles signées Delacroix est plus que rare. C’est un vrai bonheur de parcourir ces salles du Louvre à la découverte de peintures méconnues, d’aquarelles légères, d’eaux-fortes magistrales… Et certaines viennent des quatre coins de France (Lille, Nancy, Bordeaux…) ou du monde (États-Unis, Canada, Allemagne, Hongrie…), ou même Paris…

Il y a aussi tous ces carnets manuscrits qui montrent l’érudition et les amitiés artistiques ou sociales qu’avait tissées Delacroix.

Delacroix
Journal : 2 et 3 aout 1855

Dernier conseil : certaines toiles n’ont pu être déplacées, comme La Mort de Sardanapale ou le plafond de la galerie d’Apollon (aile Denon du Louvre), une raison de plus de poursuivre votre visite par les galeries du Musée du Louvre.

Magnifique et unique cette exposition !

Delacroix

exposition Delacroix : 1798 – 1863

du 29 mars au 23 juillet 2018

horaires :
de 9h à 18h, sauf le mardi
Nocturnes : les mercredis et vendredis jusqu’à 22h

Hall Napoléon
au Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

 

#CONCOURS

Nous aimons, nous vous invitons !
Des laissez-passer pour le Musée du Louvre sont à gagner. Ils vous donneront droit à visiter l’exposition Delacroix.

Pour participer, dites-nous EN COMMENTAIRE quelle œuvre vous aimez le plus au Musée du Louvre.

Les gagnants.es seront tirés au sort parmi tous les participants.

Bonne chance à tous !


Plus de jeux concours

Concours Gratuits

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Israël Silvestre au Musée du Louvre : trésors graphiques sortis des réserves

Tout droit exhumé des réserves du Cabinet des Dessins et des Estampes du Musée du Louvre, Israël Silvestre acquiert une nouvelle aura.
Cet artiste dont les gravures remplissent tous nos livres d’Histoire retrouve avec cette exposition une dimension qui lui est inconnue : le dessin.
Cet accrochage a permis aux commissaires de l’exposition de nous révéler l’œuvre d’Israël.
Et alors de découvrir des pépites, mais aussi de réattribuer à d’autres des dessins qui lui étaient dévolus.
Un vrai travail de fond, pour une œuvre fine et détaillée.

Israël Silvestre

L’exposition suit la carrière d’Israël Silvestre, tout en mettant en lumière les différentes étapes de sa vie d’artiste graveur-topographe.
Une visite sous le regard des commissaires Bénédicte Gady du musée des Arts décoratifs, et Juliette Trey du Musée du Louvre :
« Israël Silvestre est quelqu’un qui embrasse tout ce 17ème siècle et ses évolutions. Notamment les mentalités qui vont passer de la monarchie à l’absolutisme sous Louis XIV.« 

Un œil neuf pour un style personnel

Parmi les 113 dessins qui lui sont pour le moment attribués, 70 sont visibles dans cette exposition.
Et avec Israël Silvestre, on traverse divers univers.

Israël Silvestre

Sa plus grande innovation pour l’époque : se détacher des conventions.
Il n’hésite pas à recomposer ces dessins pour faciliter la vue du spectateur, comme déplacer un peu les bâtiments pour arranger l’espace. Il joue aussi sur les contrastes de lumière : un premier plan sombre versus un arrière-plan plus clair. Souvent, il invente des effets esthétiques en créant un premier plan qui n’existe pas dans la réalité afin de donner du relief au dessin.

Un sens du détail, témoignage flagrant de la vie du 17ème siècle

Il y aurait beaucoup à dire sur le travail d’Israël Silvestre.
Sur ses croquis d’architecte du Palais du Louvre qui illustrent la vie parisienne, sur ses scènes de bals masqués (les premiers à la cour de  Louis XIV), sur ses descriptions des bosquets des jardins de Versailles…

Israël Silvestre Israël Silvestre Israël Silvestre

Mais c’est pour des travaux plus singuliers, ignorés de beaucoup de spécialistes que cette exposition vaut aussi le détour : « les vues de l’Est« .
En 1765, à la demande de Colbert, Silvestre s’en va faire des relevés topographiques des dernières conquêtes du Roi.
Israël Silvestre

Des dessins en formats gigantesques pour l’époque, que les recueils  découpent en 4 ou 5 pages. Des croquis qui comportent des indications de mise en couleur pour une application future (blé blond, bleu léger…), que l’artiste fera lui-même en aquarelle.
Mais surtout un point de vue toujours unique et original.
Et ces Vues de l’Est, sans légende dans le fond du Louvre, ont nécessité un travail d’identification pour l’exposition.

Israël SilvestreIsraël SilvestreIsraël Silvestre

Israël Silvestre et autres erreurs

Cette exposition a permis aussi de lever le voile sur quelques erreurs d’attribution.

Israël Silvestre
« Vue d’oiseau » sur Versailles de Adam Pérelle

Certains dessins longtemps alloués à Israël Silvestre et édités en tant que tels à l’époque, ont retrouvé leur auteur : Adam Pérelle ou Jean-Baptiste Alexandre Le Blond.

Israël Silvestre
Les écuries du Roy de Versailles par Jean-Baptiste Alexandre Le Blond

Pourtant, à l’œil, les styles sont bien distincts : une « vue d’oiseau » pour l’un et aucune présence humaine pour l’autre. Mais les traits sont  tout aussi acérés, bluffants et les dessins francs et uniques.

L’autre incongruité de cette exposition c’est un dessin qui a longtemps été crédité à Israël Silvestre mais qui, en réalité, avait été exécuté par le Dauphin  du roi. Jusqu’à ce que l’original ne soit trouvé.

Israël Silvestre
La copie du Dauphin en haut, original d’Israël Silvestre en bas.

Cette France du 17ème révèle un véritable talent du trait, de la couleur, du détail, de la mise en avant de l’architecture et de la vie : Israël Silvestre.

Une exposition à voir sans retenue et sans attendre !

Exposition : La France vue du Grand Siècle
Dessins d’Israël Silvestre

Du 14 mars au 25 juin 2018

Horaires :
Tous les jours sauf le mardi, de 9h à 18h
21h45 les mercredis et les vendredis

au Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

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Un Suédois à Paris : une exposition magistrale

Les collections particulières sont souvent l’occasion de découvrir de petits bijoux. Celle-ci s’est constitué au XVIIIe siècle.
Un Suédois à Paris, la collection Tessin offre, durant 3 mois, aux yeux des visiteurs du Musée du Louvre une présentation de pièces exceptionnelles.
Accompagné par le Nationalmuseum de Stockholm (fermé pour cause de travaux de rénovation), le Louvre accueille cette collection en tout point magnifique. L’occasion unique de découvrir des œuvres qui ne reviendront pas de sitôt chez nous.

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Qui est CG. Tessin ?

Carl Gustaf Tessin est issu d’une famille d’artistes.
Son père et son grand-père étaient des architectes de grandes renommés. Son père a notamment dessiné le Palais Royal de Suède. C’est sur cette base artistique solide que Tessin arrive à Paris. Une épopée de collectionneur en 3 étapes va débuter.
Pour son premier voyage, le jeune homme a pour but de s’imprégner de l’art en général. Ce sera l’occasion pour lui de commencer sa collection avec des dessins.
Lors de son deuxième séjour à Paris, il tisse des liens d’amitié dans les milieux de l’art. Sa collection prend du volume.
Et lors de sa troisième venue, alors diplomate, il revient pour négocier un traité et défendre les intérêts de la Suède contre la Russie. En parallèle, il finit de constituer son exceptionnelle collection.

Un Suédois à Paris : comme un inventaire

C’est l’une des caractéristiques de cette collection Tessin.
Elle permet de faire un état des lieux, un panorama, non pas de l’art au XVIIIe siècle, mais du marché de l’art au XVIIIe, à Paris. Un instantané historique qui court de 1714 à 1742.
Rare, plaisant et très jouissif.

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Et il a bien été difficile de faire une sélection.
Rembrandt, le Titien, Dürer, Raphaël, Rubens… Tout ça peut faire tourner la tête, même celle d’un néophyte.

Alors, on s’est dit que le mieux était de montrer des pièces incontournables mais aussi des coups de foudre artistiques et uniquement des pièces de maitres.

Un Suédois à Paris : 5 pièces pour chavirer

Ça vraiment été un crève-cœur de faire un choix parmi les 120 pièces que composent cette exposition. Trop de chef d’œuvres, trop de grands maîtres, trop de singularités aussi.

Les sanguines

Les dessins rouge-ocre ont la part belle dans la collection Tessin.
Si l’on y croise Rembrandt, nous avons envie de nous arrêter sur une esquisse de Pietro Testa : Étude pour la figure d’Apollon dans la gravure d’été.

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Oui, le titre est un peu long, mais le trait est vif et accrocheur. On sent le mouvement dans ce crayonné, catchy et moderne. Si le thème n’était pas olympien, on pourrait penser à un athlète en préparation.
Mais comme sur USofParis, on est avide de partage, on ne peut résister à cette sanguine signée Rembrandt.

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On profite de cette première mise en avant pour un petit rappel historique, essentiel pour la présentation des tableaux.
Tessin va être l’un des premiers à écrire son nom sur les cartouches de présentation des œuvres, comme collectionneur.
Depuis, c’est passé dans les mœurs.

Richelieu

Ce n’est pas le renom de l’artiste, Claude Mellan, qui nous a fait nous arrêter sur ce dessin, mais le nom de cette figure imposante qui a traversé les siècles. Personnage vs artiste.

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C’est surtout le fait que ce dessin montre le cardinal emblématique sous des traits qu’on semble tous reconnaitre. C’est assez fulgurant. Cette image, revenue des années 1700, colle de si près à l’image moderne qu’on lui connait tous.

Jeune femme à l’éventail

Encore un Rembrandt – il y en a pléthore dans cette collection Tessin. On ne va pas s’en plaindre.

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Même si cette pièce n’est pas forcément la plus emblématique des tableaux du maître, on ne va pas faire la fine bouche. C’est du Rembrandt. Tout en nuance et en fine touche. Ce portrait reste touchant.

Et pour les fans du peintre hollandais, vous aurez de quoi vous régaler avec les dessins et crayonnés du maître.

La naissance de Vénus

C’est un gros stop qu’il faut faire devant ce tableau de François Boucher.
Même entourée de tous les artistes majeurs déjà cités, c’est la véritable pièce maîtresse de cette exposition.

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Pourquoi ?
Ce tableau est jalousement gardé par nos amis suédois. C’est la première fois qu’il sortira du musée de Stockholm, et la seule et unique aussi.
Alors, il vous est conseillé de passer de nombreuses minutes à le contempler, durant son arrêt à Paris avant son retour en Suède.

Précision supplémentaire
Tous les tableaux présents dans cette exposition possèdent des cadres d’époque. Le musée de Stockholm a pris soin de retrouver les ornementions d’origine. Impressionnant !

Portrait de Ferdinand 1er Gonzague

#OMG

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Oui, c’est bien un des Rubens que recèle la collection Tessin qui est devant nos yeux. Car ce n’est pas le seul. Et chez USofParis on aime ce genre de surprise. Des traits fins, des notes manuscrites. Un plaisir pour les yeux.

La Collection Tessin d’Un Suédois à Paris nous propose bien des découvertes de ce genre. De quoi remplir de joie ou d’extase les yeux des aficionados d’art.

Toutes ces toiles et dessins sont à découvrir dans le nouvel espace dédié aux arts graphiques tout juste inauguré.
Et ce Suédois à Paris s’accapare même les deux lieux prévus dans la rotonde Sully.
Un espace si grand : pas mal pour un suédois disparu il y a plus de 300 ans…

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Un Suédois à Paris, la collection Tessin

Exposition du 20 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Visites avec conférencier les mercredis à 19h et les samedis à 11h30  (à partir du 26/10, sur réservation)

Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi
Nocturne jusqu’à 22h les mercredis et vendredis

Musée du Louvre
75001 Paris

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Exposition Geste baroque : Salzbourg charme le Louvre !

C’est une petite exposition que nous proposons de découvrir.
Avec Geste baroque, dans les Collections de Salzbourg, le Musée du Louvre accueille des pièces venues tout droit d’Autriche.
Le Louvre n’est pas très riche en art baroque germanique. C’est donc l’occasion de voir ces créations qui résument l’histoire artistique d’une des villes les plus célèbres d’Autriche.

geste-baroque-collection-salzbourg-musee-du-louvre-exposition-crtique-photo-by-us-of-parisRetour à la fin du XVIe siècle. Salzbourg est en pleine transformation.
Sous l’impulsion de Wolf Dietirch, petit-fils des Médicis, la cité autrichienne va connaitre un profond bouleversement architectural.
Mais cette métamorphose touche bien évidemment tous les arts.

Avec l’exposition Geste baroque, le Musée du Louvre (en partenariat avec le Salzburg Museum) a voulu mettre sous les projecteurs des créateurs (peintres, sculpteurs, orfèvres, …) qui ont œuvré auprès des princes-archevêques de la ville. Ceux-ci sont, aujourd’hui, totalement inconnus.

Geste baroque : focus en 5 pièces

Parmi les dessins, sculptures, peintures, esquisses architecturales et pièces d’orfèvrerie, nous avons choisi cinq œuvres pour un avant-goût parfait à cette exposition.

Couvercle de sarcophage en forme de squelette

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Prévue pour orner la sépulture d’un membre du conseil municipal, cette sculpture très expressive de Hans Conrad Asper accroche l’œil dès l’entrée dans l’exposition.
Massive et imposante mais finement ciselée, c’est une œuvre magnétique.

Allégorie du peintre

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Ce n’est pas la plus grande pièce de l’exposition (en taille), mais c’est l’une des plus fines.
Johann von Spillenberger illustre ici le destin de l’artiste confronté aux difficultés du quotidien : la femme ailée peinant à s’élever,  maintenue au sol par des accessoires de créateur et par un sablier, symbole du temps qui court.
Finesse et profondeur des traits pour ce dessin en forme de parabole.

Maquette de colonne mariale

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Initialement, cette colonne devait être érigée sur la place devant la cathédrale de Salzbourg. Mais elle est restée à l’état de projet.
Aucune information sur le pourquoi de la non réalisation.
On perçoit dans le travail de Johann Lucas von Hildebrandt une forme de légèreté, malgré le côté massif de la statue de la vierge surplombant le monument. A noter que, sur cette maquette en bois, les figurines du socle étaient bronzées à l’origine.

Ostensoir de Ferdinand Sigmund Amende

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Rubis, diamants, saphirs, émeraudes, améthystes, olivines et bien sûr or coulée ! Cette création d’Amende est certes la plus clinquante de cette exposition mais c’est aussi la plus ancienne des œuvres connues de l’artiste.
Tape à l’œil et finement ciselée, un vrai bijou dans cette collection.

Christ de douleur

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Comme souvent, l’art baroque est largement empreint de religion.
Cette statue en bois sculpté est représentative du travail de Johann Meinrad  Guggenbichler – reconnu comme l’un des sculpteurs les plus talentueux de la région de Salzbourg. Les personnages qu’il met en scène ont toujours une attitude dansante, des couleurs très présentes et un fort élan religieux.

Autour du geste baroque :

Pour rendre hommage au plus célèbre Salzbourgeois, une programmation Mozart est à découvrir à l’auditorium du Musée du Louvre durant l’exposition.

Après cet amuse-bouche, à votre tour maintenant choisir votre TOP 5 parmi toutes les pièces exposées dans les deux salles qui composent l’exposition Le geste baroque.

 

Geste baroque, dans les collections de Salzbourg

Exposition du 20 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Visites avec conférencier les 29 octobre et 26 novembre à 11h30

Tous les jours de 9h à 18h, sauf le mardi.
Nocturne jusqu’à 22h les mercredis et vendredis

au Musée du Louvre
75001 Paris

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Le mystère Franz : un autrichien en son Musée

L’affiche est déjà une invitation à l’étrange. Difficile d’imaginer un artiste du XVIIe siècle réaliser des sculptures aussi étranges et contemporaines. Ca pourrait être du Jan Fabre, les cornes en moins.

La plus grande saveur que nous procure ce parcours proposé par le Louvre nait des difficiles interprétations que l’on peut apposer à ces bustes d’hommes tantôt grimaçants, souriants.

Est-ce que l’artiste cherchait à exorciser les démons qui le troublaient en les scellant dans l’étain ? Faisait-il référence à quelques travaux sur le comportement humain ? Composait-il une galerie d’expérimentations bien personnelles sur le genre humain ?

Etre dans l’incapacité de connaître les réelles intentions du sculpteur, ne rien savoir sur le point de départ d’une telle collection est pour le moins jouissif, à l’heure où tout n’est que relecture de l’histoire ou réinterprétation.
Reste donc un mystère… à portée d’yeux.

Franz Xaver Messerschmidt
Au Musée du Louvre

Jusqu’au 25 avril 2011

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