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Nuit du Tango aux Nuits de Fourvière : chants d’amour et danses sensuelles

Les Nuits de Fouvière, ce sont des concerts, des créations théâtrales, de la danse, du cirque et aussi des nuits thématiques.
Coup de cœur des blogueurs 2017, la Nuit du Tango à Lyon nous a réservé  une soirée passionnantes en rencontres artistiques.

La scène du Grand théâtre de Fourvière paraît très épurée ce dimanche. On aperçoit les colonnes romaines, habituellement cachées par les décors, l’espace paraît immense. Les gradins ont gardé la chaleur de cette journée estivale. Les rangs sont clairsemés, la première vague de départ en vacances du 14 juillet n’y sans doute pas étrangère. J’ai hâte d’être embarquée dans cette nuit du tango.

Il est 20h30, les musiciens font leur entrée : pianiste, violoncelliste, bassiste et accordéoniste. Ils commencent à jouer et nous embarquent directement dans l’ambiance du tango comme si nous étions en Argentine. Puis Daniel Melingo arrive, entièrement vêtu de noir, avec un long manteau et un chapeau qui donnent le caractère à son personnage de scène. Sa voix rauque de vieux rockeur contraste avec la douceur de la musique. Il a une manière très théâtrale de chanter, il appuie sur les syllabes, fait beaucoup de gestes. Il nous raconte des histoires en déambulant sur la scène, donnant parfois l’impression d’être perdu, parachuté dans une autre réalité. Il parle et chante l’amour, le tango avec une pointe de mélancolie comme d’une époque révolue qui contraste avec sa dureté apparente.

Il nous chuchote même à plusieurs reprises Una noche sin luna en el cielo, se couche sur la scène comme s’il était allongé sur l’herbe. Son univers est à la fois poétique et cabossé. C’est un écorché vif dont on ne peut pas prédire la réaction. Il joue aussi de la clarinette, nous entraine parfois dans un registre plus jazzy. Il nous incite à taper dans nos mains comme une invitation à rentrer dans son histoire. Puis, il revient à notre réalité au moment du salut quittant son personnage de fou du tango.

La deuxième partie de la soirée nous emmène dans un salon de danse pour le spectacle No exit. Le pianiste Gustavo Beytelmann a pris place et commence à jouer. 16 danseurs sont assis en arc de cercle. Ils sont immobiles comme en attente d’être réveillés. L’ambiance est intimiste.

Soudain le bal s’anime, les couples se forment et esquissent leurs premiers pas de danse, se suivant dans une rotation autour de la piste. On peut même entendre le bruit des talons sur le sol. Puis le couple Claudia Codega et Esteban Moreno fait son entrée, chacun séparément, lui habillé en noir et elle vêtue d’une robe rouge, contrastant avec les vêtements plus simples des autres danseurs. Ils se jaugent, s’approchent puis s’éloignent comme deux bêtes qui s’apprivoisent. Nous assistons à la rencontre d’un couple de danseurs comme si nous étions présents à leurs côtés.

Ils se mêlent alors au groupe, changeant de partenaire pour quelques instants. Les voici assis à une table, une bande enregistrée nous livre leur conversation. Elle ne vient pas souvent danser car elle habite de l’autre côté de la ville. Il lui propose d’aller faire un tour. Ils partent et la danse reprend, toujours au cœur du spectacle, comme immuable. C’est elle qui permet la rencontre des êtres.

Une interview de Jean Paul Sartre est alors diffusée à propos de sa pièce Huis Clos. La citation « L’enfer c’est les autres » aurait été mal comprise, affirme-t-il. Ces propos sont de nouveau diffusés comme un disque rayé. J’ai du mal à saisir cette incursion de l’existentialisme dans ce spectacle de tango.
Un nouveau couple de danseurs arrive remplaçant le premier. La boucle est bouclée. No exit? Je ne ressens pourtant pas l’enfermement dans cette salle de bal argentine. J’ai pris plaisir à regarder cette danse à la fois sensuelle, maîtrisée et retenue.

by Emilie Jacquemier

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L’homme cirque aux Nuits de Fourvière : David Dimitri incroyable !

En ce premier week-end de juillet, le village cirque guinguette des Nuits de Fourvière est officiellement lancé au sein du Domaine Lacroix-Laval. Malgré un temps mitigé et quelques averses, les familles sont venues nombreuses. Les enfants sont occupés aux différents ateliers cirque proposés en partenariat avec la MJC Ménival (Lyon 5ème) et l’École de Cirque de Lyon : ruban, trapèze volant, jeux d’acrobaties et d’équilibre. Certains adultes semblent même regarder leurs bambins avec envie, se voyant volontiers prendre leur place. Une petite fille aux cheveux blonds de 3-4 ans fait l’admiration du public, n’hésitant pas à s’accrocher par les pieds au trapèze. Elle vole avec une facilité déconcertante, peut-être une future vocation. On peut facilement se laisser aller à se rêver en artiste de cirque faisant écho à la fameuse chanson « J’aurais voulu être un artiste… »

Ce village placé au milieu du parc vallonné de Lacroix Laval nous emmène hors du temps, dans une ambiance de saltimbanque. A cette occasion, deux chapiteaux ont été dressés, le Cirque des Nuits qui accueille le spectacle des acrobates de Simple Space et celui de L’Homme Cirque de David Dimitri, que les spectateurs pourront découvrir tout au long du mois de juillet. Des bals, apéritifs musicaux et projections de films sont aussi au programme.

Nous apercevons alors David Dimitri se diriger discrètement vers son camion, un poids lourd imposant siglé « David Dimitri, L’Homme Cirque ». Le temps des roulottes est bien révolu, nous rappelant que ces spectacles nécessitent des moyens matériels et une logistique importante.

Il est maintenant 20h15, nous sommes invités découvrir l’univers de L’Homme Cirque. L’ambiance est intimiste. Je suis ravie de la proximité que nous allons avoir avec l’artiste. Des objets comme un cheval d’arçon roulant avec sa tête surmontée d’une crinière de laine, un accordéon, un tapis roulant recouvert d’un tissu rouge, disposés sur la piste nous donnent des indications sur l’univers de l’artiste, situé entre modernité et tradition.

Je suis impatience de le découvrir cet Homme Cirque, comme sorti d’un cabinet de curiosités, mi-homme mi-animal de cirque, sorte d’hybride, capable de tenir son public en haleine, seul en scène, pendant plus d’une heure. Son spectacle est hallucinant mais n’est rien dû au hasard. David Dimitri est, en effet, le fils du célèbre clown Dimitri et a évolué dans l’univers du cirque depuis son plus jeune âge. Il sait que les arts du cirque requièrent une grande exigence. Son CV est impressionnant : il se forme à l’École du Cirque de Budapest, à la Juilliard School de New York puis intègre ensuite les célèbres Cirque Knie, Cirque du Soleil et Metropolitan Opera House.

Il est 20h35, le fameux Homme Cirque se présente à nous. La cinquantaine, de taille moyenne, son corps fin donnerait presque une impression de fragilité mais celle-ci est trompeuse. Un large sourire éclaire son visage. Il change de chaussures et nous embarque dans un numéro clownesque sur le tapis roulant. Le public commence à rire. Puis, le voilà parti à exécuter quelques acrobaties comme s’il avait des ressorts sous les pieds.

Vient ensuite un numéro à la fois poétique et drôle avec le cheval d’Arçon. Il fait venir un garçon sur scène qui fait semblant de donner à manger à l’animal. Il joue aussi de l’accordéon, nous emmenant ainsi dans une autre époque. Il ne parle pas, son corps et son visage suffisent à exprimer ses émotions et à les transmettre au public.

David Dimitri n’a aucune aide extérieure pour le son et les lumières. Il gère cela tout seul grâce à un petit boitier en bois vers lequel il fait fréquemment des allers et venues. Il n’y a pas de jeux de lumière spectaculaires mais l’essence de son spectacle n’est pas là. L’Homme Cirque préfère la simplicité et la proximité avec le public.

Le voici désormais suspendu sur un fil. Il enchaîne pirouettes, saltos, danse avec une facilité déconcertante, tout en jouant de la trompette ou de l’accordéon. Avec une malice non dissimulée, il fait même semblant d’échouer sur une acrobatie et recommence son numéro devant un public déjà conquis par ce personnage attachant.

Il est maintenant 21h20, nous le voyons découvrir et placer le fameux canon sur la piste, drôle d’engin métallique avec des roues en bois. Notre Homme Cirque est aussi un sacré bricoleur. Nous sommes impatients de voir ce numéro spectaculaire. On se demande comment il va s’y prendre.

Le voici désormais en haut du chapiteau, il ouvre une petite fenêtre découpée dans la toile, par laquelle il souhaite s’engouffrer et nous fait signe de sortir. Chacun a hâte de voir ce qu’il nous a réservé. Nous l’apercevons alors suspendu sur un fil à environ 20 mètres au-dessus du sol, sans aucune protection. Il avance confiant et précis, simplement aidé par une longue barre horizontale. Tout le monde retient son souffle. Ouf, le voici arrivé de l’autre côté, les applaudissements retentissent dans le parc. David Dimitri descend l’échelle rapidement avec une grande aisance puis nous salue tout en se dirigeant vers son chapiteau. C’est un homme discret qui ne s’attarde pas avec des saluts interminables. Il a déjà ouvert la porte de son chapiteau, nous salue une dernière fois et disparaît.

by Émilie Jacquemier

L’homme cirque

spectacle sous chapiteau de et avec David Dimitri

au Domaine de Lacroix-Laval

jusqu’au 23 juillet 2017

dans le cadre des Nuits de Fourvière

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L’homme cirque aux Nuits de Fourvière : coup de cœur #concours inside

Les Nuits de Fourvière battent leur plein depuis que Lamomali de -M- et Arcade Fire ont ouvert le festival début juin. La programmation folle nous réserve des moments intenses, physiques et poétiques du côté du Domaine de Lacroix-Laval. L’homme cirque de David Dimitri est notre coup de cœur 2017. Voici les 4 raisons !

L'homme cirqueNous n’avons jamais vu de numéro d’homme-canon. C’est un numéro de cirque incontournable mais plutôt rare de nos jours. L’impatience est grande ! 

David Dimiti est multi-talents. Il n’a pas qu’une seule discipline à son actif. Il joue de la trompette, de l’accordéon, est capable de contorsions incroyables, de marcher sur un fil et de s’envoyer dans les airs.

David D a foulé les scènes du monde entier, en collaborant avec le Cirque du Soleil, le Metropolitan Opera House de New York, le cirque Knie. Des preuves évidentes de ses talents. 

L’homme cirque se produit au Domaine de Lacroix-Laval. C’est un cadre à la fois vert, de détente, éloigné des bruits de la ville. Un petit havre de paix, pas si loin non plus, qui surtout permet de poursuivre la soirée après le spectacle.

#CONCOURS Nuits de Fourvière

Nous vous faisons gagner des invitations pour notre coup de cœur Nuits de Fourrière 2017. Venez avec nous découvrir L’homme cirque le samedi 1er juillet à 20h30.

Pour participer il suffit d’être disponible le jour J, d’être dans la région et de remplir le formulaire juste en-dessous.

Concours L'homme cirque
Sending

L’homme cirque de David Dimitri
spectacle sous chapiteau

du 1er au 19 juillet 2017 à 20h30
tous les jours sauf le lundi

au Domaine de Lacroix-Laval
Route de Sain-Bel
69280 Marcy-L’Étoile

dans le cadre des Nuits de Fourvière – Lyon

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Don Giovanni aux Nuits de Fourvière : surprenant renouveau d’un classique !

Grand habitué des Nuits de Fourvière, l’orchestre de Piazza Vittorio nous revient avec une adaptation actuelle et exaltée de Don Giovanni. Le plus grand des enjôleurs est ici androgyne, porté par une voix féminine. Cette résolution audacieuse permet à cet opéra de s’inscrire totalement dans notre époque contemporaine.

Le but premier de Mario Tronco et André Renzi dans cet opéra est de supprimer les barrières qui existent entre les genres. En faisant incarner le personnage par une femme, son approche et surtout son interaction avec les autres lui offre une dimension inédite. L’instinct de liberté et de perdition dans lequel se vautre Don Giovanni avec une splendeur inouïe pousse encore et toujours plus loin les limites de l’amour.

La mise en scène est inattendue, parfois déroutante mais ne manque aucunement de saveur. Dans un décor très années folles, les personnages progressent avec une énergie et un dynamisme sans égal. Très clairement, ils sont passionnés et savent le communiquer. Le final est tout simplement piquant et détonnant. Tout n’est que plaisir(s) !

L’orchestre de Piazza Vittorio se permet des extravagances réussies en mêlant des musiques du monde mais aussi de différentes époques dans l’ambition d’aborder de manière ludique la musique classique. Fort de son esprit cosmopolite (onze nationalités représentées sur seize membres), l’ensemble rayonne dans son entièreté par l’éclat unique, assumé et mis en valeur de chacun.

Mario Tronco fait parti de ceux qui anéantissent les frontières afin de rassembler les êtres humains. Il y parvient avec sa musique et nous ne pouvons que souligner avec quelle félicité il fait appel à l’imaginaire. Le Grand Théâtre de Fourvière est le terrain de jeu idéal pour cet homme qui possède toujours son sourire d’enfant…

by Jean-Philippe

Don Giovanni

Orchestra di Piazza Vittorio
d’après Wolfgang Amadeus Mozart
Direction artistique et musicale : Mario Tronco
Mise en scène : Andréa Renzi
Avec : Petra Magoni, Simona Boo, Hersi Matmuja, Mama Marjas, Evandro Dos Reis, Omar Lopez Valle et Houcine Ataa.
Musiciens : Pino Pecorelli, Ernesto Lopez Maturel, Emanuele Bultrini, Andrea Pesce

Les Nuits de Fourvière
17 Rue Cleberg
69005 Lyon

mercredi 14 et jeudi 15 juin à 22h

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Arcade Fire à Lyon : euphorie totale ! / Everything Now tour

Le retour d’Arcade Fire au Théâtre Antique est un des événements majeurs des Nuits de Fourvière 2017. Les places se sont écoulées en 20 minutes. 4500 privilégiés retrouvent la fougue, les tubes et le talent du groupe montréalais pour la toute première date française sur les trois au programme avec les Eurockéennes et les Vieilles Charrues. Report

Ce lundi soir à Fourvière, les amoureux sont joueurs, au moins 2 mains aux fesses (consentantes) repérées.Une guirlande électrique en fosse, les Lyonnais savent aussi accueillir et amuser Régine qui s’en servira pour une de ses chansons. Il y aura aussi un réflecteur de photographe qui sera brandi pour un clin au titre Reflektor. Malin !

Distribution de bouchons d’oreilles pendant la 1ère partie assurée par Barbagallo. Le son n’est pas au top, on angoisse un peu de l’arrivée de Régine, Wim et leurs acolytes si l’ingé son ne suit pas.

L’attente a été interminable. Certains fans sont arrivés sur les coups de midi pour s’assurer la meilleure visibilité et proximité possible. 22h15, le batteur, Jeremi, entre seul avec un Now en fond d’écran dans la light box derrière lui. Les autres membres prennent leur temps pour fouler la scène sur l’instru d’intro.

Début des réjouissances avec un Wake up revigorant. L’impatience disparaît, le curseur de notre cerveau est sur mode : euphorie totale !

En plein titre, Wim chapeauté rattrape le tambourin lancé par un régisseur en coulisses. Quelques coups de mains et le tambourin finit dans la fosse. Collector !

Everything Now

L’enthousiasme se poursuit avec le premier extrait du nouvel album à venir : Everything Now. Il est taillé pour les festivals, le plein air, l’été, l’insouciance. L’irrésistible Régine, tout de cuir vêtue, s’avance pour entonner Haïti qui finira avec un accéléré trippant et bien pensé.

Parfait enchaînement avec Here comes the night time suivi de No Cars Go qui fait se lever les gradins. Le rythme remplit les corps, on s’en fout de chanter faux, la communion est totale. Windowsill puis Neon Bible avec chorée manuelle de Régine dans la light box jouant avec le visuel néon sur écran. Élégance !
The Suburbs ralentit le rythme, on devient tout d’un coup un peu plus contemplatif. La ballade avec Wim au piano prend le cœur.

Creature Comfort

Ready to start relance la machine, rappelle des souvenirs à chacun. Ce titre écouté en boucle au décollage d’un avion vous fait planer sans aide d’une substance illicite. On prend tout, tous ces hits qui s’enchaînent, tout en attendant un ptit inédit. Ce sera Creature Comfort, juste après After Life et Reflektor. Il est question de célébrité. Les nappes de fumée se déversent sur la scène pour ne plus la quitter. On savoure la première écoute de ce nouveau titre. On ne comprend pas toutes les paroles. La première impression est bouleversante. Le génie d’Arcade Fire est intact.

Neighborhood #3 fait vibrer à plein gaz. On se demande comment Régine peut distinguer les plaques de son xylophone et les touches de son clavier dans le brouillard qui l’enveloppe. Elle est incroyable !

Rebellion, The Black Seat pour finir la partie et les machines à fumée sont à plein régime. Le groupe nous aura offert son plus beau best-of, le nouvel album gardant tout son mystère avec seulement deux nouveaux titres dévoilés.

Il est minuit quand on sort du Théâtre Antique. On ne pense même pas à l’état dans lequel on sera le lendemain, après quelques heures de sommeil. On reste sur notre nuage en attendant des nouvelles de l’album Everything Now qui sortira le 28 juillet.

ARCADE FIRE
nouvel album Everything Now sortie le 28 juillet
(Columbia / Sony Music)

en concert : 
9 juillet aux Eurockéennes de Belfort
15 juillet aux Vieilles Charrues

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Nuits de Fourvière 2017 : programme irrésistible et haletant à Lyon !

Arcade Fire, Lamomali de -M-, Imany, Vianney, Julien Doré, Alt-J et Les Insus affichent complet. Et alors ? Ce n’est pas une raison pour bouder l’un des plus beaux festivals d’été. Il y a encore de très bonnes raisons d’assister aux Nuits de Fourvière 2017 qui débutent le 1er juin. La preuve !

Des acrobates sous chapiteau 

Un homme qui s’envoie en l’air, David Dimitri en solo sur un fil, capable de jouer l’homme-canon.
Gravity & Othe Myths, une troupe australienne totalement barrée et musclée capable de portées spectaculaires dans A simple space. Deux spectacles à retrouver au Domaine de Lacroix-Laval, deux occasions de découvrir ce coin de verdure aux portes de Lyon.

Une toute « Dernière saison » pour le Cirque Plume qui reste un mois complet au Parc de Parilly pour une décharge d’émotions.

Des Québécois qui se montent dessus sur un monocycle, autant dire que Machine de Cirque ne passera pas inaperçu sur la scène du Grand Théâtre.

Des Nuits de folie !

Les blogs partenaires du festival n’ont pas hésité bien longtemps. Ils ont délaissé les têtes d’affiches et ont voté pour la Nuit Tango comme coup de cœur 2017. Rdv est pris sans attendre le dimanche 16 juillet avec le concert de l’argentin Daniel Melingo et le spectacle No Exit du pianiste Gustavo Beytelmann et du chorégraphe Esteban Moreno pour une série de pas de danse aussi endiablés, sensuels que passionnés.
D’autres nuits dépaysantes, revigorantes sont à vivre et ressentir dans tout son corps : Soul avec la magnétique Valerie June, Italienne, Irlandaise, Blues et la Nuit Reggae et Calypso avec la doyenne : Calypso Rose qui va faire se lever les gradins de Fourvière dès son entrée sur scène. Elle est tout simplement irrésistible.

De la création théâtrale 

Le Collectif Mensuel avait créé la surprise en 2016 avec Blockbuster un spectacle hommage aux superprods made in Hollywood. A ne pas manquer donc L’homme qui valait 35 milliards qui promet une nouvelle envolée d’inspiration d’un autre genre, aussi improbable que délirant.
Le génial Fellag a droit une carte blanche avec 3 spectacles dont 2 créations : Chants de marins kabyles et Comme un poisson dans l’autre avec Jacques Bonnaffé et André Minvielle, un trio réunit par amour.

Audace avec Les chiens de Navarre qui interrogent l’identité française avec Jusque dans vos bras, en plein contexte politique chargé, entre présidentielle et législatives. Est-ce que l’élection du président Emmanuel Macron va se ressentir dans cette création ? Rev le 7 juin pour la première à l’Odéon.

Restez connectés ! UsofParis est blog partenaire des Nuits de Fourvière. Live-tweet, report et invitations sont au programme cette année encore. #cantwait

Nuits de Fourvière 2017 

Festival de musique, théâtre, cirque, opéra à Lyon 

du 1er juin au 5 août

Toute la programmation sur le site officiel : nuitsdefourviere.com

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Game of Room : escape game lyonnais au top ! #kiff

A l’occasion d’un week-end avec des amis lyonnais, j’ai lancé l’idée : « faisons un escape game ! » L’envie ? Un thème historique.
Volontairement, nous nous sommes laissés enfermer dans Le Bunker de l’Officier Von Vokte de Game of Room.

Une équipe de quatre potes, dont trois novices, une salle au taux de réussite de 35 % : un vrai challenge à relever. Surtout que l’équipe précédente, croisée à notre arrivée, nous a souhaité bonne chance…

26 mai 1944, l’officier Von Vokte, commandant d’un bunker allemand convoque un groupe de prisonniers pour un interrogatoire : vous.
Au même moment, Lyon commence à se faire bombarder par les alliés.
Vous avez une heure pour percer les secrets de cet officier et vous évadez.

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Une salle riche en péripéties
Sans spolier l’histoire et les énigmes de cette salle, ça faisait quelque temps que je voulais commencer un escape game en étant entravé. Un côté certainement SM, non assouvi. C’est chose faite avec cette salle de Game of Room.
Nous voici donc, quatre amis, littéralement enchainés les uns aux autres. Et c’est parti pour 1 heure de fouilles, d’énigmes et de doutes.

Premier objectif donc : se libérer

Même si mes codétenus n’ont pas l’habitude de ce sport qu’est l’escape game, on sort de la première salle en 15 min (je ne dévoile rien, la porte de la deuxième est bien visible et donc repérable). Certaines équipes ont passé 30 minutes dans cette première partie du jeu. Autant dire que pour elles, c’était mal parti.

Si la première pièce était assez dépouillée, la deuxième propose d’emblée, visuellement, plus de pièges, de caches et de chausse-trappes.
Même avec l’expérience de 6 salles, on se pose toujours la question de savoir si c’est la bonne action que l’on fait.

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On fouille, on décode, on galère et on doute à quatre.
Amis de très longue date, c’est drôle de voir comme une cohésion et une organisation naturelle se crée. Chacun déploie ses compétences pour venir à bout des énigmes du bunker.
Même si nous avons perdu du temps sur certains défis proposés par Game of Room, nous sortons au bout de 52 min 30.
Une belle performance : le record étant de 45 min.

Au passage, nous offrons à notre maitresse de jeu, qui a intégré l’équipe depuis peu, sa première victoire avec cette aventure. #Proudofus !

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La scénographie travaillée de Game of Room

Globalement, il n’y a rien à redire de ce Bunker de l’Officier Von Vokte.
Le scénario est au top et les énigmes sont une belle prise de tête.
On comprend que certains se soient cassé les dents sur celles-ci.
Rassurez-vous, tout de même, il n’y pas besoin de connaissance en histoire, ni sur la ville de Lyon pour réussir ce scénario. Un poil de culture gé, peut-être.

Mais à force de pratiquer l’escape, on commence à devenir exigeant sur des détails de mise en scène et de décor.
Alors, voici nos plus et nos moins sur cette salle.

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Les plus : 

  • des accessoires d’époques chinés pour avoir une vérité historique et une immersion plus grande
  • des énigmes qui peuvent vite dérouter si l’équipe s’éparpille
  • Le système de communication pour donner les indices à l’équipe (non, on ne dévoile rien !)
  • Un bon mix entre fouille, réflexion et manipulations

Les moins :

  • Le compteur de temps digital qui dénote avec l’époque historique.
    On aimerait quelque chose de plus cohérent avec l’univers de la salle.
  • Un manque d’ambiance sonore – de bombardements, par exemple – qui pourrait accroitre la tension du scénario, mais cela ne nuit pas à l’histoire pour autant.

Alors, il ne reste plus qu’à tenter leur deuxième salle : La malédiction de Thoutmôsis II.
Sans cadenas et sans code !

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Game of Room

2 salles :
Le Bunker de l’Officier Von Vokte
La malédiction de Thoutmôsis II

Du mardi au dimanche : 10h – 23h
19 rue Francis de Pressensé
69100 Villeurbanne

Plus d’infos sur leur site

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Live-report Christophe et Jeanne Added @ Nuits de Fourvière 2016

Soirée de pluie, de mots bleus, de tonitruantes sonorités, d’audace aussi bien du côté de la trentenaire que du septuagénaire, un brin de Radiohead, un doigté à la Sigur Ros. Jeanne Added et Christophe, accompagné des musiciens du conservatoire de Lyon, ont su éloigner les nuages pour ne pas nuire à leur set, ce lundi de juillet aux Nuits de Fourvière 2016.

Vers 19h, la pluie fait ralentir le pas des festivaliers-ères à l’approche du Théâtre Antique de Fourvière. Certains s’en vont quand les goutes se répètent avec frénésie.

« Y’a quand même pas beaucoup de jeunes » deux quadras assises en fosse, se tournant vers le public remplissant les gradins.
Jeanne Added n’aura certainement pas réussi à faire baisser totalement la moyenne d’âge de cette soirée.
Je suis certainement l’un des rares à pouvoir apprécier, sans distinction, les deux têtes d’affiche.

Jeanne Added live à Fourvière

Ce n’est pas le plein sourire à l’entrée sur scène de la belle Jeanne. Certainement la concentration avant le premier titre, Catch me.

https://twitter.com/Alexandre_Sim/status/752584955830661124

Ce sera bien la première fois que je verrai Jeanne Added, assis confortablement – du moins, c’est ce que je pense en début de soirée.
Deuxième titre, Missing, Jeanne lâche la guitare pour prendre le pouls du public et jauger son espace de jeu scénique.
Il ne faudra pas beaucoup de temps pour qu’elle lance au public : « Vous êtes assis, j’aime pas ça. Pas du tout, du tout ! 🙂  »
Toutefois, elle laisse un peu de répit pour la chanson d’amour Ready. Le Lyonnais n’est pas susceptible pour autant, et applaudi en rythme sur le titre.

Photo by Paul Bourdel
Photo by Paul Bourdel

« Tout le monde a mis son kway ? »

Elle avait promis, elle pousse les festivaliers à se lever de son gradin ou son siège sur l’imparable It. Et les empêche de se rasseoir avec un « non non ! » sur Look at me. En plein titre, la pluie revient et les panchos et autres capuches ressortent.

https://twitter.com/Alexandre_Sim/status/752594081969270787

War is coming vient réchauffer tout le monde. Aucune baisse de régime, la furie Added ne lâche pas son public si facilement.
Ma daronne me sourit sur I Love you, elle ne doit pas trop mal apprécier la décharge de décibels de Jeanne.
A la fin du concert, un quadra à ses voisines : « Y’a pas mal de revival des années 80 dans sa musique ! »
Public conquis et la pluie reprend pendant le changement du plateau.

Christophe avec orchestre

Le set de Christophe début par l’énoncé du menu : « on va jouer les titres du dernier album pour ceux de ma génération qui ne le connaissent pas, et ceux qui aiment l’album« .

On croise en cours de set Stella, mystérieuse, une icône du Velvet Underground, reconnue par un spectateur criant un : « Merci pour Lou Reed !« .
Il y aura aussi la voix d’Anna Mouglalis, plus grave que dans la série Le Baron Noir.
Dangereuse, le premier single du dernier album, touche au coeur. Suit Le retour de la Tangerine, démoniaque.

Photo by Paul Bourdel
Photo by Paul Bourdel

Dans un clair-obscur, on pourrait parfois le confondre avec Véronique Samson. Mais musicalement Christophe tient la route, aucune trace de ringardise en vue, bien au contraire. Audacieux, il surprend, nous accroche l’attention alors que Benjamin Biolay nous avait perdu, ici même, en juin, avec ses nouveaux titres.
Le chanteur s’entoure d’une équipe de musicos classe qui va de Rachel, la bassiste à Lawrence, le percussionniste à chapeau, en passant par Christian le guitariste qui utilise un archet comme Jonsi de Sigur Ros qui a foulé cette même scène quelques jours avant.

Le live de Christophe à Fourvière est une première aussi. Jamais je n’aurais vu un ingé son retour, Philippe de son prénom, autant pris par son ouvrage, que par les mots de l’artiste, qu’il accompagne a cappella.

Entre temps, Ton visage pâle… sur une très belle mélodie donne envie d’être fleur bleue.

En milieu de set, le chanteur sort un appareil jetable Kodak, rétro à mort, pour immortaliser quelques vues sur scène. Cadeau ! Il l’offre à un festivalier.

« La loi du moment et de l’endroit »
Court entracte pour installer un « piano proto electro techno » qui n’a aucune protection. Ses cordes, son mécanisme, ses touches de ce squelette de piano sont entièrement à nu.
Débute la partie : les succès fous de Christophe. D’habitude, il laisse le choix des chansons au public. Mais le temps est compté à Fourvière et le concert doit terminer impérativement à minuit.

Il choisit de partager : Marionnettes, Paradis Perdu, Les Mots bleus en solo avec son « piano fou ». Émotions et communion avec les plus de 3 000 spectateurs.

On finit avec une orchestration qui fait furieusement penser à Creep de Radiohead (hommage au groupe qui a ouvert la saison des Nuits en juin ?) mais ce sont les paroles d’Aline qui viennent nous cueillir. Pas de lâcher de coussins verts pour cause de pluie.
Dommage, les festivaliers étaient bien mûrs pour partager cette tradition avec l’icône qui traverse les décennies.

https://twitter.com/Alexandre_Sim/status/752628813553606660

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Nuits de Fourvière : live-report concert DOMINIQUE A – Yael Naim – La Féline

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les 7 blogueurs lyonnais choisissent leur coup de coeur collectif des Nuits de Fourvière. Parmi la programmation riche en valeurs sûres, artistes internationaux, et autres noms qui font le buzz, Dominique A, accompagné de Yael Naim et La Féline, était une évidence. Retour sur la soirée de dimanche dernier.

Malgré 20 ans de carrière au compteur, le chanteur au crâne glabre n’est pas encore connu de tous et toutes. Pour preuve, le dialogue amusant entendu au cours de la soirée : « C’est une femme Dominica ?
Non c’est Dominique A ! »

Yael Naim concert tournée album Older festival les nuits de fourvière 2015 lyon scène théâtre antique romain musique  photo by united states of paris blog

22h45 – les gradins s’assombrissent pour l’entrée en scène de la tête d’affiche. Sans attendre le premier titre un « bonsoir » chaleureux et le live est lancé. « La terre ne s’est pas arrêtée… » (Cap Farvel) mais les menaces de tempête si. Quelques gouttes de pluie viennent un peu rafraîchir sur deux titres. La poésie de Dominique A est à plein régime, sensible, belle et intemporelle. Nouvelles Vagues, Revenir au Monde
L’artiste prendra juste le temps d’un clin d’œil pudique à ce petit bout « né à la même heure, il y a tout juste un an, et qui se trouve à 800 kilomètres. » Et qui s’endort sur le titre Ce geste absent.
Le temps lui est compté : un maximum de chansons à faire entendre avant minuit.
La rampe de lumières circulaire au-dessus de lui et de ses 3 musiciens (Jeff, Sacha, Boris) offre une tonalité tantôt clair-obscur, tantôt pluie fictive ou tourbillon emporté par le rythme.
Les nouveaux titres de l’album Eléor (sorti cette année) sont vifs, et ont le charme des plus connus comme Immortels.

En accordant sa guitare après le rappel, Dominique A prend mesure du lieu et de ce face-à-face unique avec le public : « Vous êtes vaguement impressionnants ! »

La version punchy du Courage des Oiseaux hypnotise. Le chanteur finissant par une choré très personnelle sur l’instru, la guitare lovée sur son flanc droit.

Les coussins de Fourvière distribués pour soulager les fessiers des festivaliers manquaient ce soir pour remercier, à travers un incroyable ballet, ce live aérien.

Dominique A chanteur concert tournée album Eléor festival les nuits de fourvière Lyon théâtre antique musique comment certains vivent photo by united states of paris

21h00 en direct sur France Inter Yael Naim débute son live à deux, avec son partenaire David sur le titre, If you could see. Celle que nous avions quittée sage (un peu trop sage), réservée, va se révéler plus audacieuse ce soir, ne serait-ce que par la touch queer sur scène avec l’équipe des 3SomeSiters.
Un très beau morceau dédié à la figure du père pour ré-apprivoiser le public de Fourvière avec qui elle a passé déjà 2 soirées au cours des précédentes éditions du festival.
Elle se met au piano, un piano fasse au public pour ne léser personne – plutôt rare pour le souligner. C’est pop, soul, énergétique.
Elle réinvente une nouvelle fois Toxic (cover sensible du tube de Britney Spears) qui a fait son succès, dans une version plus Tori Amos, debout derrière son instrument, avec son chœur. Nouveauté aussi, elle ne néglige pas le public qu’elle fait généreusement participer.

Guitare, piano, xylophone (pour une ballade multi-langues) Yael a la pleine maîtrise de ses compostions sans oublier le plaisir pur.
10 ans déjà qu’elle est sur les routes avec David Donatien.
Elle terminera le set comme l’aura commencé seule avec son acolyte sur le très beau Dream In my Head.

Le live de Yael Naim à retrouver à l’écoute sur le site de l’émission Summertime de France Inter.

La Féline guitariste chanteuse Agnès Gayraud concert live festival Les Nuits de Fourvière Lyon photo by United States of Paris blog

20h Pantalon fendu sur les côtés, La Féline a comme un air de Chrissie Hynde, leader du groupe The Pretenders. Élancée, le front dissimulé par une large frange, l’artiste de la soirée profite un maximum du décor incomparable qui lui ait donné d’avoir devant elle en plein jour. C’est rock, passionné, déconcertant aussi. Une révélation à suivre de près.

Les Nuits de Fourvière, le festival en plein air de Lyon, se poursuit jusqu’au 31 juillet 2015 avec Bartabas, la famille Chedid, Florence and the Machine, George Ezra, Joan Baez, Iggy Pop, Damien Rice, Björk, Christine and The Queens, Robert Plant…

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Emotions by ERWIN OLAF l’exposition installation du photographe culte à La Sucrière à Lyon

Erwin Olaf est un metteur en scène avant d’être un photographe.
Et cette affirmation est encore plus évidente quand on pénètre le 3e étage de La Sucrière. Au coeur d’une actualité intense entre London et New York, Lyon s’offre une première avec cette exposition panorama sur le travail de l’artiste phare de la photo studio oeuvre d’art, de 2001 à 2012.
Cet habitué des cimaises parisiennes et résident en 2012 de la galerie Rabouan Moussion pour une exploration The Dark Side, dévoile son théâtre de personnages peuplé de reines de beauté, d’autoportraits et autres éphèbes dénudés.

Parmi ces figures, le clown imprègne nombre de projets de l’artiste hollandais. A la fois meilleur ami des enfants et possible monstre en version Stephen King et son chef d’oeuvre Ça. Ces deux visages sont déclinés à travers une installation et des portraits grands formats pour que le trouble soit plus fort. 
A cela, la citation d’André Suarès confirme le malaise: « L’art du clown va bien au-delà de ce qu’on pense.
Il n’est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie. » 

Entre installations qui jouent sur le voyeurisme du visiteur comme cette vidéo à regarder à travers un rideau de douche,  Erwin Olaf alterne gravité et dérision.
La première se trouve au cœur d’une projection à double écran. Deux filtres, le positif et le négatif se font face pour conter la perte dans deux familles.
La dérision est à retrouver dans ce rendez-vous très Desperate Housewives où les préoccupations sont d’un attrait tout esthétique.
« Il est magnifique ton dernier implant, ma chérie! »
Un future proche ou une force réaliste des interrogations de l’artiste Orlan?

Dans ce télescopage d’images, de séquences, se trouve une oeuvre The Keyhole devant laquelle, il faudra attendre son tour. Seule une personne à la fois peut avoir accès, par le trou de la serrure, à une séquence domestique.
C’est sans doute l’installation qui questionne le plus. A-t-on bien perçu la tendresse du père de famille ? Qu’en est-il de cette mère ?

Le trouble est là. Il ne tient qu’à vous de refermer la porte sur ce que vous avez aperçu au cours de votre visite.
Ou quand la beauté plastique peut aussi bien glacer le sang qu’un film d’horreur.

Emotions
Installations till 2012
by Erwin Olaf

du mercredi au dimanche de 11h à 18h
ouverture les jours fériés

@ La Sucrière
49-50 quai Rambaud
69002 LYON

Bon plan:
tarif réduit pour tous les jeudis et vendredis !

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